4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 15:56

Ce mercredi 1er juillet, le Conseil d’Etat a rendu sa décision en réécrivant totalement la décision du Conseil constitutionnel concernant le recours intenté par : UNEF, ASEPEF (Association des Étudiants Péruviens en France), FESSEF (Fédération des Étudiants Stagiaires et Sénégalais de France), AJGF (Association des Jeunes Guinéens de France), ADEEF (Association Des Etudiants Égyptiens en France), SNESUP-FSU, FERC CGT, FERC Sup, Solidaires Étudiant•e•s et FO ESR contre le plan “Bienvenue en France” et la multiplication par 15 des frais d’inscription pour les étudiant•e•s non-européen-ne-s.

De 30% à 40% des coûts globaux de formations soit 4000 euros : une somme modique selon le Conseil d’Etat…

Le Conseil d’Etat décide de considérer que 3 770 euros de frais d’inscription est une somme “modique” puisque cela ne concernerait qu’un tiers du coût de la formation par étudiant-e et par an. Pour estimer ce coût, il est établi un calcul généraliste visant à diviser le budget total de la formation (10 210 euros selon la cours des comptes, 9 660 euros selon un rapport de l’assemblée nationale) par le nombre d’étudiant•e•s, hors les formations ont des coûts très différents entre elles. Cette évaluation des coûts de formations n’est ni fine, ni précise puisqu'elle ne va pas dans le détail des formations et dans ce qui constitue ces coûts. De plus, par ce choix, le Conseil d’Etat réécrit le principe établit par le Conseil Constitutionnel qui préconise de se baser sur l’étudiant•e et non pas sur le coût de la formation : le coût doit rester modique pour l’étuidant.es et non ramené au coût global de la formation.

Des frais d’inscription qui peuvent être différenciés entre étranger•e•s et français•e•s …

Le Conseil d’Etat entérine également dans sa décision le fait de pouvoir appliquer des frais différenciés entre étranger•e•s et français•e•s. Il met en avant que le système des bourses accordées par le pays d’origine et la possibilité d’exonération de 10% des étudiant•e•s non-boursier•ère•s par les établissements laisse la possibilité de prendre en considération la situation financière personnelle des étudiant•e•s. Cependant, cet argument est pernicieux. Les bourses nationales des pays d’origine n’existent pas toujours, et lorsqu’elles existent les montants et les critères d’attribution sont très divers à tel point qu’il est presque impossible de calculer une moyenne réaliste des revenus des bourses et aides nationales que peuvent toucher les étudiant•e•s étranger•ère•s.

A l’absence d’aides s’ajoute aussi des frais supplémentaires, qui, s’ils ne concernent pas directement l’ESR, sont des frais connexes dont on ne peut se passer pour être étudiant•e : frais de visas, frais de transport pour venir en France, obligation de justifier de 615 euros de ressources mensuelles pour l’obtention et le renouvellement des visas ou encore restriction du travail salarié entre 50% et 60% du temps plein.

… mais surtout une possibilité de sélection par l’argent pour tou•te•s entérinée !

Enfin, cette décision participe à la dislocation de nos acquis sociaux que le Conseil d’Etat acte aujourd’hui. En effet, le recours ne concerne pas seulement les étudiant•e•s étranger•ère•s, mais tous les étudiant.es en la question du conditionnantement de l’accès à l’enseignement supérieur au paiement d’une somme d’argent importante.

Ce sont tous les frais exorbitants mis en place dans certaines écoles, qui sont ainsi considérés comme ne faisant pas obstacle à l’accès à l’enseignement supérieur : à terme, tous tout le monde les étudiant.es peut pourrait avoir à payer environ 4000 euros car c’est modique !

Enfin, par sa décision, le Conseil d’Etat accepte de reconnaître que le service public d’ l’accès à l’enseignement supérieur national n’est plus ouvert à toutes et tous peut être conditionné au paiement de frais d’inscription élevés. A travers cette décision, c’est notre modèle social qui est remis en cause puisque le Conseil d’Etat prend acte du fait que l’accès à un service public aussi indispensable à l’individu qu’à la collectivité qu’est l’enseignement supérieur peut être conditionné au paiement de sommes d’argent importante ; il entérine ainsi la possibilité de sélection par l’argent dans l’accès à l’enseignement supérieur.

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 15:53

Jean-Michel Blanquer a annoncé le 30 juin que les épreuves de contrôle continu du baccalauréat seraient aménagées : en lieu et place des E3C, les établissements organiseront en interne et sur les heures de cours ces épreuves « d’évaluations communes ». Celles-ci dureront au maximum deux heures et les sujets seront toujours tirés d’une banque nationale de sujets. Force est de constater encore une fois que ce baccalauréat n’aurait plus de national que le nom. En choisissant de confier toujours davantage l’organisation de l’examen au local, le ministre confirme encore qu’il rompt l’égalité que permettait l’ancien baccalauréat : la tenue de commission d’harmonisation seulement en fin d’année ne fait que le confirmer. Loin d’assurer des conditions d’examen équivalentes pour tou-te-s, cette nouvelle mesure confirme que les diplômes, en fonction de l’établissement d’origine, n’auront pas la même valeur. Le tri social, via l’orientation, serait encore accentué par un diplôme maison. Au passage, comme il n’y a pas de petite économie, l’indemnité de correction risque du même coup d’être supprimée.

Le ministre a refusé d’entendre la colère légitime des personnels, des lycéen-ne-s et des parents et a répondu à coup de gaz lacrymogène, de coups de matraque et de placements en garde à vue. Au lieu d’entendre tou-te-s les concerné-e-s - quant on sait que les épreuves ont été perturbées dans 660 établissements en France - le ministre choisit, comme d’habitude, de faire la sourde oreille après avoir réprimé violemment. Les E3C se sont en effet déroulées cette année dans des conditions effroyables et indignes d’un examen national, au mépris de la sécurité des personnels et des élèves.

Cette décision démontre que la logique de ce nouveau bac reste la même : l’évaluation permanente au détriment du temps d’apprentissage ! Les enseignant-e-s passeraient leur temps à préparer leurs élèves à ces épreuves qui vont rythmer l’année.

SUD éducation dénonce cette nouvelle mesure et revendiquer toujours la suppression des réformes du bac et du lycée et le retour à des épreuves terminales nationales.

 

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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 15:09

Réduction du nombre de jours pour garde d’enfants malades : une attaque inacceptable contre nos droits

Communiqué de SUD éducation - jeudi 2 juillet 2020

Dans le cadre de la loi de transformation de la fonction publique, le gouvernement a préparé un projet de décret sur les autorisations spéciales d’absence pour motifs familiaux. L’article 11 de ce texte prévoit de réduire le nombre de jours d’absence autorisés pour la garde d’enfants malades ce qui est extrêmement problématique. Pour l’instant les agent-e-s bénéficient de 6 jours par an, voire 12 dans le cas du transfert des droits de l’autre parent si il ou elle ne peut en bénéficier, ou en cas de monoparentalité. Le projet de décret prévoit de réduire ce nombre à 3 jours (5 pour les enfants de moins d’un an ou en cas de famille de plus de 3 enfants). Les quelques progrès dans l’attribution des autorisations d’absence sont utilisées par le ministère pour justifier cette nouvelle attaque contre nos droits, ce qui est inacceptable.

C’est donc un recul important des droits accordés aux agent-e-s publics, et notamment pour les familles monoparentales, que ce texte prévoit. À la fin de l’écoulement des droits, les personnels de l’Éducation pourront être dans l’obligation en cas d’enfants malades de prendre des journées d’absence sans traitement. Dans notre secteur professionnel, majoritairement féminisé, il s’agit donc également d’une attaque contre le droit des femmes (qui représentent la quasi-totalité des familles mono-parentales) et particulièrement contre les femmes les plus précaires.
Cette disposition pourra contraindre les agent-e-s à prendre des autorisations d’absence sans traitement beaucoup plus tôt.
SUD éducation dénonce la loi de transformation de la fonction publique qui nivelle par le bas le droit des agent-e-s du public, en s’alignant sur le code du travail appliqué dans le secteur privé.
SUD éducation revendique l’abandon sans délai de ces dispositions rétrogrades.

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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 15:08

Déclaration de SUD éducation au CSE du 30 juin 2020

Déclaration de SUD éducation au CSE – mardi 30 juin 2020

Alors que depuis le 22 juin la consigne ministérielle est d’accueillir le maximum d’élèves dans les écoles et les collèges, force est de constater que le dispositif est dysfonctionnel.

M. le ministre Blanquer veut faire croire que les élèves comme les personnels peuvent retourner sur les lieux de travail sans précautions. Il pérore d’un plateau de média à l’autre, et répète à qui veut l’entendre que les risques sont désormais négligeables.

Pourtant, les fermetures d’écoles ou des cas diagnostiqués se sont multipliés ces derniers jours, à Paris, Lyon, Toulouse, en Seine-Maritime… sans que l’administration communique jamais de manière transparente. Dans certaines circonscriptions, la hiérarchie va jusqu’à refuser de fermer les écoles.
Depuis le début de la crise sanitaire, SUD éducation dénonce l’indigence de la médecine de prévention ainsi que de la médecine scolaire. Au lieu de renforcer les moyens de prévention et de dépistage, le ministère préfère couler une chape de plomb sur les écoles et les établissements où des cas de Covid-19 sont diagnostiqués.

La hiérarchie s’est même par endroits distinguée par son refus de communiquer aux équipes les nouvelles de décès causés par le virus, ou de fournir de l’équipement aux personnels les plus précaires comme les assistant-e-s aux élèves en situation de handicap. SUD éducation exige que toutes les garanties sanitaires soient données aux personnels et que les équipes soient systématiquement associées aux décisions les concernant, notamment dans la perspective de la rentrée de septembre. Le ministre Blanquer porte directement la responsabilité des contaminations qui ont lieu dans les écoles et établissements.

Au lieu s’y atteler, les ministères de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche s’entêtent dans des projets massivement rejetés par les personnels, qui se traduiront par une territorialisation sans moyen de l’éducation : le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche d’une part, et la proposition de loi créant la fonction de directrice ou de directeur d’école d’autre part.

Le Conseil scientifique déclare qu’une « reprise de l’épidémie, qui pourrait intervenir ces prochaines semaines ou mois » n’est pas à exclure, et l’OMS s’inquiète de la recrudescence de nouveaux cas dans le monde et en Europe. Pour SUD éducation, ce sont autant d’indicateurs qui devraient inciter le ministre et son gouvernement à la plus grande prudence, ainsi qu’à travailler à un plan de préparation de la rentrée scolaire 2020-2021.
Ce plan doit nécessairement prendre en compte l’impératif sanitaire, et prévoir un investissement massif notamment dans le recrutement et la formation des personnels. Il n’est nul besoin pour cela des évaluations standardisées que le ministre souhaite, une nouvelle fois, imposer.

C’est pourquoi SUD éducation exhorte le Ministère de l’Éducation nationale à annoncer dès à présent un plan d’urgence pour l’éducation pour la rentrée 2020.

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 13:54

Compte rendu du CTSD du 29 juin 2020

Premier degré

Suite au vote unanime (élu-es, syndicats, associations partenaires) contre la proposition de carte scolaire, la DASEN a opté pour des décisions qui nous apparaissent comme étant une sanction. En effet, il n'est plus tenu compte des particularités des établissements, notamment des écoles rurales ou relevant du quartier politique de la ville. Elle revient donc à la politique nationale en matière de carte scolaire.

Les syndicats ont alerté sur plusieurs situations qui semblaient tendues. L'administration s'engage à compter les élèves à la rentrée à l'école Point du jour , à Jules Verne, à Morin/La Fontaine et à La Selle La Forge.

Un poste de psychologue pourrait être créé sur l'Aigle si un poste est non pourvu et qu'il est gelé.

Ouverture de 11 PIAL, s'il le faut on prendra sur des postes gelés.

Poste TSA : il s'agit d'une dotation supplémentaire du ministère.

Second degré

Mesures d'ajustements impliquant une fermeture de division :

  • Jean Racine à Alençon

  • Félix Leclerc à Longny les Villages

Mesures d'ajustements impliquant une ouverture de division :

  • Saint Exupéry à Alençon

  • Jean Rostand SEGPA à Argentan

  • René Cassin à Athis Val de Rouvre

  • Réné Goscinny Céaucé

  • Emile Chartier SEGPA à Mortagne au Perche

  • Nicolas-Jacques Conté à Sées

N'ayant pas eu les effectifs à jour, il n'a pas été facile d'étudier les différentes situations. Les syndicats ont cependant alerté sur plusieurs établissements.

Covid-19

Le département de l'Orne est celui qui a accueilli le plus d'élèves dans l'académie. Rappelons que cet accueil s'est fait dans des conditions extrêmement difficiles quitte à ne pas respecter complètement le protocole scolaire, notamment pour ce qui est du nom brassage des élèves. Il y aura sans doute un protocole sanitaire à la rentrée mais aucune consigne ministérielle pour l'instant.


 

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 13:53

Déclaration préalable de SUD éducation au CTSD du 29 juin 2020

Les fermetures d’écoles se sont multipliées ces derniers jours, à Paris, Lyon, Toulouse, en Seine-Maritime et ailleurs pour cause de covid sans que l’administration communique jamais de manière transparente. La hiérarchie va jusqu’à refuser de fermer les écoles. Au lieu de renforcer les moyens de prévention et de dépistage, le ministère préfère couler une chape de plomb sur les écoles et les établissements où des cas de Covid-19 sont diagnostiqués. Le Conseil scientifique déclare qu’une « reprise de l’épidémie, qui pourrait intervenir ces prochaines semaines ou mois » n’est pas à exclure, et l’OMS s’inquiète de la recrudescence de nouveaux cas dans le monde et en Europe. Pour SUD éducation, ce sont autant d’indicateurs qui devraient inciter le ministre et son gouvernement à la plus grande prudence, ainsi qu’à travailler à un plan de préparation de la rentrée scolaire 2020-2021. Ce plan doit nécessairement prendre en compte l’impératif sanitaire, et prévoir un investissement massif notamment dans le recrutement de personnels.

Par ailleurs, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi créant la fonction de directrice ou de directeur d’école. SUD éducation, avec d’autres organisations syndicales, avait dénoncé avec force cette proposition de loi. La députée à l’origine de la proposition a dû renoncer à créer un corps de directeurs et directrices d’école : même si leurs tâches risquent d’être plus nombreuses, ils et elles ne deviendront heureusement pas les supérieur-e-s hiérarchiques des autres enseignant-e-s. En revanche, la pression sur ces personnels se fera encore plus forte, puisque que la loi ne prévoit pas plus de décharge, ni aide administrative. Néanmoins un certain nombre de points demeurent en suspens car ils sont renvoyés à la rédaction de décrets ultérieurs pour en définir les contours. Notamment, la disposition introduisant une délégation de la part du DASEN aux directeur-rice-s pour certains actes de gestions, appellera une grande vigilance quant aux missions supplémentaires qui seront confiées aux collègues directeur-rice-s et qui seraient susceptibles d’engager leur responsabilité. SUD éducation dénonce l’ensemble de ce projet qui viendra dégrader encore plus les conditions de travail des personnels du premier degré.

Enfin pour une école à la hauteur des besoins des élèves, il est nécessaire qu’aux moyens « habituels » s’ajoutent ceux qui permettent d’assurer un suivi dans de bonnes conditions pour tou-tes les élèves : prises en charge des élèves dans des groupes classes allégés, travaux en petits groupes, suivis par les équipes pluri professionnelles, etc. Les dégradations sanitaires et sociales qui ont eu lieu durant la période et qui seront malheureusement une réalité aussi à la rentrée justifient avant toute chose que les actions des médecins, des infirmier.es, des psychologues et des assistant.es de service social soient renforcées. Nous demandons également que le plan d’investissement intègre les questions de bâti scolaire et d’équipement (notamment sanitaires, lavabos…), la crise ayant révélé des manques criants et inacceptables de ce point de vue. La période de crise a révélé et creusé les inégalités scolaires et sociales. Les équipes doivent avoir les moyens d’y faire face et de les prendre en charge.

 

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 15:51
Direction d’école : encore un recul du gouvernement de loi direction d’école

Communiqué de SUD éducation - vendredi 26 juin 2020

L’Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi créant la fonction de directrice ou de directeur d’école. SUD éducation, avec d’autres organisations syndicales, avait dénoncé avec force cette proposition de loi qui concrétisait les obsessions du ministre de l’Éducation nationale, ce dernier avait d’ailleurs déjà dû reculer face à la forte mobilisation des personnels lors de l’examen de la loi Blanquer.

La députée Cécile Rilhac, à l’origine de la proposition, a dû renoncer à créer un corps de directeurs et directrices d’école : même si leurs tâches risquent d’être plus nombreuses, ils et elles ne deviendront heureusement pas les supérieur-e-s hiérarchiques des autres enseignant-e-s. En revanche, la pression sur ces personnels se fera encore plus forte, puisque que la loi ne prévoit pas plus de décharge, ni aide administrative.

Néanmoins un certain nombre de points demeurent en suspens car ils sont renvoyés à la rédaction de décrets ultérieurs pour en définir les contours. Notamment, la disposition introduisant une délégation de la part du DASEN aux directeur-rice-s pour certains actes de gestions, appellera une grande vigilance quant aux missions supplémentaires qui seront confiées aux collègues directeur-rice-s et qui seraient susceptibles d’engager leur responsabilité.

De nouveau, dans ce chantier qu’il tient à tout prix à voir aboutir depuis plusieurs années, le gouvernement est contraint de reculer face à la contestation des personnels.

SUD éducation dénonce l’ensemble de ce projet qui viendra dégrader encore plus les conditions de travail des personnels du premier degré.
Pour SUD éducation, cette proposition de loi doit être retirée sans délai, et le ministère doit travailler immédiatement à l’amélioration des conditions de travail des personnels. Cela passe notamment par des recrutements de personnels, une baisse générale des effectifs en classe, l’allègement des tâches administratives. C’est ainsi qu’il sera possible de garantir un fonctionnement démocratique dans les écoles, condition nécessaire à un service public d’éducation émancipateur pour tou-te-s les élèves.

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 15:48
Recrudescence de cas de Covid-19 dans les écoles : SUD éducation exige des garanties pour la santé des personnels

Communiqué de presse - vendredi 26 juin 2020

Le ministre Blanquer veut faire croire que les élèves comme les personnels peuvent retourner sur leurs lieux de travail sans précautions. Il pérore d’un plateau de média à l’autre, et répète à qui veut l’entendre que les risques sont désormais négligeables.
Pourtant, les fermetures d’écoles se sont multipliées ces derniers jours, à Paris, Lyon, Toulouse, en Seine-Maritime… sans que l’administration communique jamais de manière transparente. Dans certaines circonscriptions, la hiérarchie va jusqu’à refuser de fermer les écoles.

Depuis le début de la crise sanitaire, SUD éducation dénonce l’indigence de la médecine de prévention ainsi que de la médecine scolaire. Au lieu de renforcer les moyens de prévention et de dépistage, le ministère préfère couler une chape de plomb sur les écoles et les établissements où des cas de Covid-19 sont diagnostiqués.

SUD éducation exige que toutes les garanties sanitaires soient données aux personnels et que les équipes soient systématiquement associées aux décisions les concernant. Le ministre Blanquer porte directement la responsabilité des contaminations qui ont lieu dans les écoles et établissements.

Le Conseil scientifique déclare qu’une « reprise de l’épidémie, qui pourrait intervenir ces prochaines semaines ou mois » n’est pas à exclure, et l’OMS s’inquiète de la recrudescence de nouveaux cas dans le monde et en Europe. Pour SUD éducation, ce sont autant d’indicateurs qui devraient inciter le ministre et son gouvernement à la plus grande prudence, ainsi qu’à travailler à un plan de préparation de la rentrée scolaire 2020-2021. Ce plan doit nécessairement prendre en compte l’impératif sanitaire, et prévoir un investissement massif notamment dans le recrutement de personnels.

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 15:46

Communiqué de SUD éducation - jeudi 25 juin 2020

Suspendu depuis le 10 février suite à son interpellation lors du piquet de grève qui a eu lieu au lycée Marie Curie à Strasbourg le jeudi 6 février contre les E3C, Yann, AED et adhérent à Sud éducation, est convoqué le mercredi 1er juillet à 10H à une commission consultative paritaire. 

Après avoir consulté le dossier à deux reprises, il apparaît que celui-ci repose sur une énonciation lacunaire et incohérente des faits reprochés à Yann. A nouveau, nous constatons que le rapport des faits repose davantage sur une description d’un contexte, certes tendu, mais qui ne saurait en aucun cas être de la responsabilité de notre camarade. En effet, c’est seulement après l’intervention de la police à la demande du proviseur que la situation s’est considérablement détériorée ce jour-là. 
En définitive, les faits reprochés à Yann visent à criminaliser la tenue d’un piquet de grève devant le lycée, comme cela a été le cas à Melle, Clermont-Ferrand ou Cahors.

Malgré nos communiqués en ce sens et le soutien de l’intersyndicale locale et nationale, la procédure suit son cours. 

Pour SUD éducation, il ne fait aucun doute que la procédure disciplinaire à l’encontre de Yann s’inscrit dans un contexte national de répression contre tous les personnels qui se sont opposés à la tenue des E3C. 

SUD éducation exige l’abandon immédiat de la procédure en cours contre Yann, ainsi que celles menées à l’encontre des personnels mobilisé-e-s contre les réformes Blanquer. 

SUD éducation appelle les personnels à participer aux initiatives décidées localement (pétitions, rassemblements…), à commencer par le rassemblement appelé par l’intersyndicale local le 1er juillet à 9h. La fédération SUD éducation sera représentée pour y exprimer le soutien de l’ensemble de la fédération à notre camarade.


 

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 15:41
Relaxe pour Selim, Barth, Victor et Ayoub ! Tou-te-s le 29 juin à 12h30 au tribunal de nanterre !

Communiqué unitaire - jeudi 25 juin 202

La rentrée de l’année 2019 a été marquée, comme c’est le cas depuis de nombreuses années à Nanterre, par une campagne syndicale permettant l’inscription des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s refusé-e-s à l’université. Pendant plusieurs mois, les sans-fac et les militant-e-s de l’UNEF se sont organisé-e-s pour faire entendre les revendications de celles et ceux qui font les frais de la sélection, dénoncée depuis des années par les étudiant-e-s et de nombreux enseignant-e-s mais appliquée avec zèle par les présidences d’Université.

Le 7 octobre 2019, la présidence de Nanterre a bafoué la démocratie la plus élémentaire en réunissant un Conseil de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU) sans convoquer une partie des élus étudiants, dont Barth et Victor. Les deux élus ont été empêchés physiquement, par des vigiles de l’université, de pénétrer dans le bâtiment où la réunion devait se tenir, ceci constitue une entrave à l’exercice de leur mandat syndical pour lequel ils ont été élus. Ils étaient accompagnés par des sans-fac qui se trouvaient encore, un mois après la rentrée, sans affectation dans l’enseignement supérieur et par d’autres militant-e-s de l’UNEF. C’est à l’issue de cet évènement que 4 de nos camarades, Ayoub, Barth, Selim et Victor, se sont trouvés convoqués au commissariat sur des accusations des vigiles qui avaient repoussé les étudiant-e-s. Ils ont été placés en garde à vue et à l’issue de celle-ci, ils ont été convoqués le 29 juin au Tribunal de Grande Instance de Nanterre.
Ce n’est pas la première fois que la présidence de l’université de Nanterre s’en prend à des syndicalistes puisqu’elle a déjà tenté, en 2019, d’exclure de l’établissement deux militants de l’UNEF qui ont été relaxés après avoir été entendus en section disciplinaire. Alors que ce sont des désaccords politiques qui opposent la présidence de Nanterre, soumise aux directives du gouvernement et des réformes sélectives, et les syndicalistes, qui revendiquent une université gratuite et ouverte à tou-te-s, la Présidence de Nanterre décide d’entamer des procédures judiciaires, en portant devant le Tribunal des fausses accusations contre des étudiants syndicalistes. Ces attaques s’inscrivent dans un contexte de mesures antisociales qui dégradent les services publics, citons notamment la loi LPPR. Le contexte est aussi celui de la remise en cause des libertés démocratiques et de la répression contre toutes celles et tous ceux qui s’opposent à ces attaques.
Ces poursuites judiciaires sont inacceptables et Ayoub, Barth, Selim et Victor n’ont rien à faire dans un tribunal. Nous exigeons la relaxe de nos 4 camarades et nous mettrons les moyens nécessaires pour être le plus nombreuses et nombreux possible devant le tribunal de Nanterre le 29 juin à 12h30 pour les soutenir.

L’événement pour le rassemblement du 29 juin à 12h30 devant le TGI de Nanterre : https://facebook.com/events/s/poursuivis-pour-avoir-defendu-/561776174508083/?ti=icl

La caisse de soutien pour soutenir les frais d’avocats : http://www.lepotsolidaire.fr/pot/h937o6r5

Liste signataires mise à jour :
- UNEF
- Solidaires étudiant.e.s
- Solidaires Union Syndicale
- Solidaires étudiant.e.s Nanterre
- CGT Hauts-de-Seine
- CGT Nanterre
- CGT RATP Asnières
- CGT Educ’action 92
- CGT Educ’action 95
- Solidaires 92
- Sud PTT
- Sud éducation
- FIDL
- UNL
- FSU 92
- L’union fait la Force
- Quilombo
- Front Social 92
- l’ARENE Nanterre
- Génération-s Université Paris Nanterre
- La France Insoumise Nanterre
- Parti Ouvrier Indépendant Démocratique
- Gauche démocratique et sociale
- Mouvement Jeunes Communistes de France 92
- Pour une écologie populaire et sociale
- Jeunesse Révolution
- Nouveau Parti Anticapitaliste
- Nouveau Parti Anticapitaliste 92
- Les Jeunes Insoumis-es
- La France Insoumise 92
- Parti communiste France 92
- Soutenu Par : Elsa Faucillon, Olivier Besancenot, Nathalie Arthaud, Jean Pierre Mercier, Éric Coquerel, Gaël Quirante

 


 

 

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