30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 15:07

Motion intersyndicale

CNESER PERMANENT DU 21 AVRIL 2020
MOTION PRÉSENTÉE PAR LE SNASUB-FSU, SNCS-FSU ET SNESUP-FSU
SOUTENUE PAR : L’alternative, FAGE, CGT, SGEN-CFDT, SNPTES, Solidaires étudiant-e-s, Sud Education, Sud Recherche, UNEF, UNSA

Lundi 13 avril, le Président de la République a annoncé que les cours ne reprendront pas en présentiel avant l’été dans l’enseignement supérieur alors que les écoles, collèges et lycées devraient rouvrir physiquement le 11 mai aux élèves. Le Président de la République justifie cette réouverture par l’exacerbation des inégalités en raison du confinement et la nécessité de les combattre. Nous rappelons que ces inégalités existent également dans le supérieur et qu’elles ne doivent pas être éludées. Dans cette logique, la généralisation constatée des examens à distance et le flou concernant l’organisation qui subsiste en fonction des établissements posent question. Si le travail assuré par les collègues depuis un mois dans des conditions difficiles a été exceptionnel, un grand nombre d’étudiantes ont été mises en grande difficulté. Leurs conditions de vie ont été fortement dégradées, certaines n’ayant même plus de ressources pour se nourrir : en particulier, celles et ceux qui ont été contraintes de restées confiné·es dans les résidences étudiantes.

En outre, pour garantir la santé des étudiant·es resté·es confiné·es en résidence universitaire autant que celle des personnels des CROUS mobilisées pour garantir cet accueil ou leur accès facilité à l’alimentation, ainsi que les personnels qui seront déconfinées, le CNESER rappelle la nécessité de fournir tout le nécessaire à la protection sanitaire et à l’hygiène renforcée que la situation pandémique commande, y compris la mise en oeuvre d’actions d’information et de formation associées aux mesures d’urgence, comme le permet le décret du 18 mars 2020.

Le CNESER rappelle la nécessité que les CHSCT et les CT soient associés à la définition des Plans de Retour à l’Activité (PRA) : le périmètre et les conditions du déconfinement doivent être rapidement précisés pour les établissements.

Dès aujourd’hui, de nombreuses questions se posent et appellent des réponses urgentes.

Les annonces concernant les différents concours externes de recrutement de l’Éducation nationale (Capes, Capeps, Caplp, Crpe, Agrégation) nécessitent d’urgence des précisions quant aux modalités et au calendrier de chacun des concours. Aucune précision n’est donnée non plus sur les conditions de passation des épreuves de PACES qui devraient se dérouler à partir de la troisième semaine de juin ni sur celles des BTS.

Par ailleurs, le CNESER rappelle sa demande d’un plan d’urgence pour l’ESR. Des moyens supplémentaires et importants pour la rentrée de septembre sont nécessaires (plan de recrutement massif de titulaires, budget de fonctionnement, moyens spécifiques liés à la gestion de la crise) pour remédier aux inégalités mises en évidence de manière flagrante par la crise sanitaire. Il est plus que jamais impossible et irresponsable de les ignorer. Avec la hausse prévisible des effectifs en L1 mais aussi en L2, ni la rentrée 2020 ni l’année 2020/2021 ne pourront être comme les autres. Dédoublements de TD, TD allégés, soutien, tutorat, remise à jour des enseignements prévus au regard des apprentissages non réalisés en présentiel, etc., tout doit être mis en place pour éviter les décrochages définitifs. Cela ne sera rendu possible sans moyens humains, logistiques et financiers à la hauteur des enjeux. Le recours généralisé aux outils de visioconférence et de travail à distance en cette période de confinement doit rester exceptionnel et ne pas s’installer durablement.

Enfin, le Président de la République a annoncé un “investissement massif" pour la recherche. Il est en effet indispensable et doit être à la hauteur des enjeux révélés par cette crise. Ce qui était prévu pour 2021 avant la pandémie (+ 400 M€ soit + 1,5 % et + 5 Md€ dans 10 ans) est très insuffisant pour infléchir le désinvestissement subi depuis 2009. Le dossier de presse du MESRI mentionne 120 M€ pour la “revalorisation des chercheurs" et 300 M€ pour des projets supplémentaires de recherche. Rien n’est donc encore prévu en sus pour que les universités puissent effectuer la rentrée dans des conditions acceptables, à commencer par les recrutements des milliers de postes gelés depuis une dizaine d’années alors que les effectifs étudiants ont significativement augmenté. Le CNESER estime que l’investissement est loin d’être “historique” comme le déclare le ministère...

Pour l’ensemble de la communauté universitaire et au-delà, au sein des organismes de recherche par exemple, l’ordonnance n°2020-430 du 15 avril 2020 relative aux ARTT et aux jours de congés des agents en autorisation spéciale d’absence ou en télétravail est une mesure vexatoire, arbitraire et infondée au regard de la situation des personnels qui se trouvent aujourd’hui d’abord en situation de travail empêché. Les plus nombreuses à en faire les frais seront les femmes, notamment celles employées sur des fonctions d’exécution. Cette mesure est en totale contradiction avec les discours présidentiels saluant l’engagement des personnels de la fonction publique.

Le CNESER demande au MESRI :

  • de demander le retrait de l’ordonnance n°2020-430 du 15 avril 2020 ;

  • de demander au CNOUS et au CROUS de ne pas prélever le loyer des étudiant·es confiné·es en résidence universitaire ;

  • de veiller à doter les établissements d’enseignement supérieur et de recherche des moyens financiers et matériels nécessaires à la protection de tous les personnels et étudiant·es en ce moment et pendant toute la période de déconfinement ;

  • de veiller à ce que les paies d’avril ne soit ni reportées ni remises en cause pour tou·tes les vacataires de l’enseignement supérieur, pour certain·es en situation de grande précarité ;

  • de prolonger les inscriptions en thèse et les financements des doctorantes et postdoctorantes afin qu’ils/elles ne soient pas pénalisées par le confinement ainsi que les personnels contractuelles sur contrat de recherche ;

  • d’autoriser les reports des crédits de fonctionnement et prolonger la durée des contrats de recherche ;

  • de remettre à plat le financement de la recherche en particulier le Crédit Impôt Recherche (CIR) ;

  • de s’assurer que les universités restent dans le cadre de la session synchronisée pour le recrutement des EC et ne procèdent à des recrutements au fil de l’eau que de manière exceptionnelle ;

  • de préciser les modalités d’accueil des étudiants·es étranger·es alors que sont traitées actuellement leurs candidatures ;

  • de préciser les conditions d’augmentation des bourses pour les étudiant·es annoncées par le Président de la république. Une aide nationale pour les étudiantes ayant perdu leur emploi ou leur stage est nécessaire ;

  • de veiller à ce que les établissements ne mettent pas en place des outils de contrôle d’assiduité, au jour le jour, des collègues enseignant·es-chercheur·es et enseignant·es sous prétexte de confinement : toute heure inscrite à l’emploi du temps est réputée faite.

Vu la situation pandémique et le travail de toutes et tous pour assurer la continuité du service public sur l’ensemble du territoire métropolitain et des départements d’outre-mer, la priorité actuelle n’est pas au passage en catimini dans les conseils centraux de textes dérogatoires. La situation présente peut amener à prendre des mesures à caractère exceptionnel mais l’heure n’est pas à modifier de manière substantielle le Code de l’éducation, le Code de la recherche, les statuts des personnels et ceux des établissements ni à conduire des processus de fusion, d’intégration ou de création d’établissements expérimentaux.

Motion votée : 25 pour / 3 contre / 3 abstention / 2 NPPV 2

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 15:05
Le RASED, pilier indispensable à une école pour toutes et tous

4 pages du collectif RASED

https://www.sudeducation.org/Le-RASED-pilier-indispensable-a-une-ecole-pour-toutes-et-tous.html

Un dispositif d’adaptation à reconstruire !

Les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté (RASED) contribuent depuis leur création en 1990 à prévenir et à réduire les difficultés durables liées aux apprentissages à l’école que les enseignantes et enseignants ne peuvent résoudre seuls en classe.

Entre la rentrée 2007 et la rentrée 2012, les politiques visant à réduire les postes ont touché directement les dispositifs RASED qui ont perdu plus de 5000 emplois soit un tiers de leurs effectifs. Si les suppressions massives sont enrayées, la répartition des postes reste très inégale sur le territoire et ils n’ont été que très peu ré-abondés. Malgré une nouvelle circulaire 2014 qui réaffirme les missions spécifiques des trois professions du RASED, il n’y a toujours pas de relance du dispositif. Une réorientation voire un détournement de ses missions vers du simple conseil aux enseignant·e·s pour le traitement de la difficulté scolaire, n’est pas acceptable.

Ces évolutions fragilisent le dispositif notamment dans ses missions de prévention, passées aux oubliettes, et de remédiation en réduisant les réponses apportées aux élèves. Elles mettent à mal la co-construction de réponses adaptées et complémentaires au sein de l’équipe enseignante, le nécessaire lien avec les familles et le travail partenarial avec les acteurs du médico-social. Dans un contexte de standardisation dictée par les évaluations nationales, l’approche de la difficulté scolaire n’est vue qu’à l’aune des neurosciences et de ses protocoles. Aux situations inévitablement complexes de l’enfant en « mal d’école », le ministère répond systématisation des apprentissages et recherche d’un diagnostic médical pour justifier l’écart à la norme.

La prise en compte de la difficulté scolaire ou encore la mise en place d’une école qui pense la réussite de toutes et tous, ne doivent pas être seulement des slogans : il est donc plus que temps de réaffirmer et de revendiquer pour les RASED les moyens nécessaires à l’accompagnement des enseignant·es et des élèves qui ont le plus besoin d’école.

Sommaire
1 Edito
2 Une répartition inégale
3 Le RASED, Kesako ?
4 Des missions réaffirmées et revendiquées

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 15:03
Refusons que la protection de l’enfance soit sacrifiée dans la lutte contre la pandémie

Tribune unitaire parue dans Libération

Face au coronavirus, les services de protection de l’enfance, déjà mal en point, ne sont plus en mesure de remplir leur mission d’accompagnement. De toute urgence, il faut bannir les placements à l’hôtel, garantir la continuité des soins ainsi que le repérage des situations de violence.

Dans cet article, vous trouverez une tribune parue dans Mediapart, à retrouver ici

Monsieur le président,

Le 16 mars, devant des millions de personnes, vous avez déclaré, avec gravité, que nous étions en guerre. Dans toutes les guerres précédentes, les enfants ont été les grands oubliés. Celle-ci ne fait pas exception. En décidant de ne pas agir pour protéger nos générations futures, vous les sacrifiez. Comme dans l’hôpital public, cette crise pointe cruellement le désengagement de l’État à l’égard de ceux, vulnérables parmi les vulnérables, représentant aussi l’avenir de notre pays.

Aujourd’hui, dans les foyers où sont placés des dizaines de milliers d’enfants en danger, les conditions de vie se dégradent jour après jour, mettant encore plus en difficultés ceux qui l’étaient déjà. Dans ce contexte de pandémie, la santé et la sécurité des enfants placés sont gravement compromises par le sureffectif, l’absence de personnel suffisant et de protection sanitaire. Véritable rampe de lancement de l’épidémie, les structures d’accueil explosent, tandis que les familles d’accueil sont abandonnées à leur triste sort. La situation sanitaire associée aux manques de moyens et d’effectifs conduit à opérer un choix radical entre accepter un retour dans leur famille d’enfants placés, au risque de maltraitances pour certains, ou les couper pendant plusieurs semaines de leurs parents, ces décisions étant arrêtées trop souvent sans l’accord du juge des enfants, pourtant seul habilité à les prendre. Par ailleurs, des milliers d’enfants relégués à l’hôtel se débattent, seuls, dans des conditions d’hygiène déplorables, dont une partie n’a rien à attendre d’un soutien familial en France, étant arrivés seuls sur le territoire. Cette situation fragilise l’ensemble de ces enfants déjà surexposés aux angoisses de mort, à la terreur et à l’abandon. Pour les enfants suivis à leur domicile, le confinement accentue le huis-clos familial difficile, voire violent, et empêche les professionnels d’intervenir chez eux. Véritables poudrières, les services de protection de l’enfance ne sont plus en mesure d’assumer leurs missions premières : évaluer les situations de danger, protéger, soutenir et accompagner.

Partir au combat sans casque
Comment pouvons-nous accepter que nos soldats partent au combat sans casque ? Que des enfants maltraités ne soient plus repérés, ni signalés, ou ne disposent plus d’interlocuteur éducatif pour alerter ? Que des enfants fugueurs se voient refuser l’accès à leur foyer ? Que des enfants handicapés ne soient plus soignés ? Que des enfants souffrant d’addictions n’aient aucun soutien ? Que des parents n’aient pas de quoi nourrir leurs enfants, récupérés dans l’urgence suite à la fermeture de structures ? Que les juges des enfants ne soient plus en mesure de tenir des audiences ?

Dans une situation déjà explosive avant la pandémie, la confusion dans laquelle nous plongent les pouvoirs publics ajoute à la maltraitance des enfants, des familles et des professionnels de la protection de l’enfance, tant du champ médico-social que judiciaire. Le confinement, les réponses différentes d’un territoire à l’autre, la marginalisation des droits devant les juges des enfants prévue dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire sont autant d’éléments qui renvoient, encore plus que d’habitude, les enfants à des situations familiales inégales et des niveaux de protection disparates.

La guerre est là, mais elle n’est pas nouvelle. Elle a lieu dans des familles, où chaque jour 200 enfants sont victimes de maltraitances. Dans les tribunaux, où les juges des enfants et les greffiers se battent ardemment pour remplir leur mission avec trop peu de moyens. Dans les services d’Aide Sociale à l’Enfance et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, où de nombreux professionnels ne disposent plus du temps nécessaire pour évaluer, accompagner et protéger. Dans les services éducatifs intervenant à domicile, où les listes d’attente ne cessent de s’allonger. Dans les services de soins, centres médico-psychologiques, ou du moins ce qu’il en reste. Dans les foyers d’enfants, où la violence se répète encore. Dans les familles d’accueil, qui ne bénéficient pas de l’accompagnement suffisant. Dans les hôtels, là où meurent des enfants délaissés. Enfin, elle a lieu dans la rue, là où vivent de nombreux anciens enfants placés, mis à la porte d’un système à bout de souffle, le jour de leurs 18 ans. Qu’avez-vous entrepris contre ces guerres, lorsque les associations de protection de l’enfance, les collectifs d’anciens enfants placés et les professionnels de l’enfance vous ont interpellé ces dernières années ?

Si la lutte contre le coronavirus pose des questions inédites à une protection de l’enfance déjà bien mal en point, elle se fait aujourd’hui au détriment du droit de chaque enfant à être protégé, à voir ses besoins fondamentaux satisfaits.

La protection de l’enfance ne se nourrit pas de discours et d’applaudissements. De toute urgence, vous devez fournir les protections sanitaires essentielles, ouvrir de nouveaux lieux pour accueillir les enfants, bannir les placements d’enfants à l’hôtel, rappeler l’interdiction des mises à la rue des enfants placés devenant majeurs, garantir la continuité des soins, assurer le maintien des liens familiaux actés par la justice, garantir le repérage des situations de violence.

Après le confinement, l’heure des comptes
Dès la fin du confinement, nous demanderons des comptes. Les décideurs politiques devront justifier les choix effectués pendant des années, faisant de milliers d’enfants en danger des sacrifiés de la République. Les institutions concourant à la protection de l’enfance devront rendre des comptes sur la manière dont elles se sont assurées de leur mission, avant, pendant et après la pandémie. Elles devront organiser, pour l’avenir, des plans de continuité de l’activité détaillés, élaborés collectivement et coordonnés. Surtout, il sera urgent de questionner le rôle de l’État dans les missions essentielles de protection de l’enfance, d’interroger la compétence actuelle des départements à gérer cette situation, abandonnant à ce jour nos enfants à leur triste sort, dépendants de politiques locales qui ont démontré leur inégalité et souvent leur inefficacité à les protéger et les accompagner dignement, en temps de guerre comme en temps de paix.

Monsieur le président, de vos actions futures, de vos choix – notamment budgétaires -, en somme de votre volonté politique, dépendent l’intégrité physique et psychique, la vie de milliers d’enfants.

Premiers signataires : Syndicat de la magistrature, SOS Enfants Placés, Syndicat des avocats de France, Fédération nationale des assistants familiaux, La FSU, Françoise Laborde, journaliste écrivaine, Antoine Dulin, Conseil Économique, sociale et environnementale, Michèle Créoff, ancien cadre territorial, membre du Conseil national de la protection de l’enfance, Sylvain Louvet, journaliste, réalisateur du documentaire Enfants placés, les sacrifiés de la République, Dominique Attias, avocate, ancienne vice-bâtonnière du barreau de Paris, Droit au logement, Réseau éducation sans frontières, Fédération Sud éducation, Fédération Sud Santé Sociaux, SNPESPJJ/FSU, Solidaires Justice, La CGT, Union syndicale Solidaires, SNUASFP/FSU.


 

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 14:39

Pour SUD éducation, il ne doit y avoir aucune réouverture avant septembre : droit de retrait à compter du 11 mai !

 

Dossier avec communiqués, droit de retrait …

 

https://www.sudeducation.org/Pour-SUD-education-il-ne-doit-y-avoir-aucune-reouverture-avant-septembre-droit-9255.html

SUD éducation appelle tous les personnels à exercer leur droit de retrait à compter du 11 mai.
SUD éducation met à disposition des personnels tous les outils pour mettre en œuvre ce droit (fiches pratiques, modèles de recours), ainsi qu’un préavis de grève pour couvrir tous les personnels, notamment au cas où les droits de retraits ne seraient pas reconnus.

Attention :

Soit on prévient qu'on exerce notre droit de retrait et donc, qu'on ne viendra pas, au vu de la situation, de notre propre santé, des éléments fournis par la collectivité...

 

Soit on vient, on constate, et on exerce alors son droit de retrait : on prévient que vu le danger, on ne reviendra pas le lendemain. Mais il faut finir la journée en ne mettant pas plus les enfants en danger qu'ils-elles ne le sont déjà.

Personnes à risques

Dans la perspective de la réouverture du 11 mai, les questions sur les personnes à risques et sur les marches à suivre pour se mettre en sécurité sont nombreuses.

1- Je suis personnel à risques : dois-je reprendre le travail en présentiel le 11 mai ?

A priori non, mais il faut anticiper :

Contactez votre médecin traitant en priorité puis contacter le médecin de prévention.

2- Je vis avec une personne à risque, que dois-je faire ?

Vous devriez bénéficier dans ce cas de modalités adaptées.
Le ministre l’a rappelé ce mercredi 29 avril, les personnels dans cette situation doivent rester confiné-es afin de ne pas exposer leurs proches. Ils-elles continueront de faire de l’enseignement à distance comme pendant le confinement. Rapprochez-vous de votre médecin traitant pour obtenir un certificat médical justifiant de votre situation.

3- Je ne rentre pas dans les critères de l’État ou du Haut Conseil de la santé publique mais mon état de santé ou celui de l’un-e de mes proches me semble être problématique ?

Prenez contact avec votre médecin traitant et le médecin de prévention.


4- Quelles démarches dois-je effectuer ?
Si vous êtes personnes à risques :

  • Prendre contact avec votre médecin traitant pour bénéficier d’une mesure d’éviction

  • Informer votre chef de service (IEN ou chef-fe d'établissement)sans indiquer les raisons médicales pour être placé-e en Autorisation Spéciale d’Absence.

  • Prendre contact avec la médecine de prévention.

Si vous vivez avec une personne à risques :

  • Contacter votre médecin traitant

  • Demander à bénéficier d’une mesure d’éviction

La liste complète des pathologies à risques :

https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/covid-19-procedure-d-arret-de-travail-simplifiee-pour-les-personnes-vulnerables

Responsabilité en cas de contamination des élèves

En cas d’infection voire de décès d'un ou plusieurs élèves, qui serait responsable ? L'Etat qui a pris la décision de rouvrir les écoles dans ce contexte et/ou les personnels enseignants en charge de la scolarité des élèves ?

Dans le cas d’une infection par le Covid-19, les parents pourraient déposer plainte contre le-la directeur-trice et/ou l’enseignant-e pour "mise en danger délibérée de la personne d'autrui", "exposition à un danger qu'il-elle ne pouvait ignorer" et, en cas de décès, pour "homicide involontaire", autant d'infractions visées par le Code pénal.

 C'est donc bien de responsabilité pénale qu'il s'agit.

 A cet égard, il convient de rappeler que dans l’exercice de leur fonction, les enseignant-es sont responsables civilement en cas de faute de surveillance ayant causé un dommage à un élève (article 1242 al.6 du Code civilet pénalement en cas d’infraction pénale (ex : blessures volontaires ou involontaires).

 Au plan civil, les enseignant-es bénéficient de la substitution de l’Etat de sorte qu’ils ne peuvent jamais comparaitre devant une juridiction civile sur le fondement d’une action en réparation. C’est l’Etat qui les représente et qui, en cas de condamnation, assume le paiement des dommages-intérêts. Toutefois en matière pénale, il n’y a pas de substitution de l’Etat. Par conséquent, lorsqu’ils-elles sont accusé-es d’avoir commis une infraction pénale, les enseignants doivent comparaître en personne devant le tribunal pénal et, le cas échéant, doivent personnellement assumer la condamnation prononcée (peine de prison, amende, dommages-intérêts aux victimes). 

 

1. Les directeurs et chefs d'établissements

Les personnels de direction sont notamment en charge de la sécurité des élèves et des personnels. A compter du 11 mai prochain, ils-elles devront dès lors veiller à la mise en place et au respect dans leur école des modalités et consignes sanitaires issues des lois et règlements qui seront prises à cet effet par le gouvernement. 

En cas de défaillance, ils-elles pourraient être poursuivi-es sur le fondement de l’article 121-3 du Code pénal visé ci-dessus.

 

2. Les enseignants

La responsabilité des directeur-trices n’exonère pas celle des enseignant-es.

En effet, il appartiendra aux enseignant-es d’appliquer strictement les obligations sanitaires et les consignes particulières du-de la directeur-trice ou du-de la chef-fe d'établissement.

En cas de défaillance, ils pourraient également être poursuivis sur le fondement de l’article 121-3 du Code pénal pour " violation une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement ".

Ainsi les enseignant-es seront fautifs-ves s’ils-elles n’appliquent pas dans leur classe et à l’égard de leurs élèves les obligations légales et réglementaires mais également - et c'est important - s'ils-elles acceptent de faire cours tandis qu'ils-elles ont constaté que les mesures sanitaires mises en place sont insuffisantes (ou trop difficiles à faire respecter) pour garantir la sécurité des élèves. Dans ce cas, on pourrait leur reprocher d'avoir commis "une faute caractérisée qui a exposé leurs élèves à un risque d'une particulière gravité qu'ils-elles ne pouvaient ignorer ", toujours sur le fondement de l'article 121-3 du Code pénal. Ils-elles devront donc être vigilant-es, apprécier la situation et, en cas de difficultés, réagir immédiatement pour ne pas exposer leurs élèves.

 

Quid des décharges de responsabilité ?

 

Nombreux sont les directeur-trices et chef-fes d'établissements qui envisagent de faire signer aux parents une décharge de responsabilité. Une telle démarche serait inopérante à les exonérer de leur responsabilité et les exposerait de surcroit à des sanctions disciplinaires. En effet, il convient de rappeler qu'ils-elles sont fonctionnaires en charge d'un service public et qu'à ce titre, ils-elles ne peuvent valablement prendre des mesures particulières visant à déroger aux lois et règlements qui s'imposent à tous les établissements et à tous les fonctionnaires. Surtout, cette démarche serait perçue comme déloyale à l'égard de l'administration qu'ils-elles représentent et qui, faut-il le rappeler, a l'obligation de mettre en place toutes les mesures sanitaires et de sécurité afin de protéger les élèves et les personnels.

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 06:19

Non à la réouverture des écoles le 11 mai.

Faisons valoir notre droit de retrait

https://www.sudeducation.org/lettre/fede/2020/04/28042020.html

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 16:37
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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 16:36
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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 14:54

Amazon : Indignité en chaîne

https://solidaires.org/Amazon-Indignite-en-chaine

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 14:54

La Palestine à l’heure du Coronavirus

https://solidaires.org/La-Palestine-a-l-heure-du-Coronavirus

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