12 septembre 2023 2 12 /09 /septembre /2023 13:16

En cette rentrée 2023, l’épidémie de Covid-19 a été en hausse de 22 % lors de la semaine du 28 août au 3 septembre 2023, le nombre de passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 tous âges confondus reste en hausse et l'incidence du Covid-19 en France continue d’augmenter. Pour Santé Publique France, le respect des gestes barrières est toujours de rigueur. L’isolement en cas de test positif et/ou de symptômes et le maintien de l’application des gestes barrières restent recommandés : le port du masque, notamment en présence de personnes âgées ou en cas de promiscuité dans les espaces fermés (dont transports en commun) ou lors de grands rassemblements, ainsi que le lavage des mains et l’aération des lieux clos.

 

Alors que le coronavirus devient maintenant le troisième diagnostic le plus fréquent dans les associations SOS Médecins et que l’OMS annonce des « tendances préoccupantes » avant l’hiver, dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur et de la recherche, les  autorisations spéciales d’absence pour les agent·es reconnu·es personnes vulnérables et présentant un risque élevé de développer une forme grave d’infection à la Covid-19 ont pris fin en mars et le jour de carence a été rétabli. L’isolement systématique pour les personnels testés positifs au Covid-19 et la réalisation d’un test de dépistage au deuxième jour de la notification du statut de contact pour les personnes contact asymptomatiques ne sont plus requis.

Toutes ces décisions gouvernementales et appliquées par la DGRH du MEN et du MESR ont mis en danger la santé et la sécurité des personnels les plus vulnérables de l'éducation et de l'enseignement supérieur.

Le but du gouvernement est de faire des économies sur le dos des personnels. Personne ne devrait être sanctionné, à aucun titre et certainement pas financièrement, pour une raison de santé.

Pour SUD éducation, les personnels doivent pouvoir bénéficier de dépistages gratuits et être placé·es en isolement systématique sans perte de salaire liée au jour de carence afin de protéger leurs collègues les plus vulnérables. 

SUD éducation exige également que les personnels vulnérables bénéficient de toutes les mesures supplémentaires indispensables à leur protection.

Avec Solidaires Fonction Publique, nous revendiquons par ailleurs la reconnaissance du Covid-19 en maladie professionnelle et réclamons une véritable prise en charge du Covid long qui atteint de très nombreuses personnes depuis le début de la pandémie.

Nous continuerons de porter ces revendications, pour la défense et les droits des personnels et notamment les plus vulnérables d'entre nous.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 septembre 2023 1 04 /09 /septembre /2023 07:57

Le ministre

Nouveau ministre mais même politique, Attal a été nommé Ministre de l'Éducation nationale pour appliquer la politique libérale et réactionnaire de Macron : respect de l'autorité, promotion des savoirs fondamentaux, casse des statuts, mise en œuvre à marche forcée du Pacte... Pour SUD éducation, la vitrine sociale, que le Ministre tend à mettre en avant en parlant de bien-être des élèves et de reconnaissance du métier d'enseignant, ne trompe personne : il n'y aura pas d'amélioration sans un investissement financier important !

Dans les écoles, l’accent mis par le nouveau ministre sur les « savoirs fondamentaux » ne se traduit que par une attention plus forte sur la lecture en CP ou sur l’écriture d’un texte par semaine en CM2, comme si les enseignant·es de CP ou de CM2 n’étaient pas d’ores et déjà conscient·es des enjeux liés à la maîtrise de la lecture et de l’écriture. La mise en place de nouvelles évaluations nationales en CM1, dont SUD éducation continue de dénoncer le caractère inutile et chronophage, est confirmée et un « plan maternelle », sans doute aussi nébuleux que les précédents plans « mathématiques » et « français » doit être déployé.

 

Les salaires

Face à l’inflation galopante et à la forte mobilisation des personnels, le gouvernement a été obligé de multiplier les annonces salariales. Le résultat, c’est un patchwork de primes qui n’apportent aucune solution durable aux salaires des personnels.

Concrètement, il y a, pour tou·tes les fonctionnaires, une timide augmentation de 1,5 % du point d’indice et une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat comprise entre 300€ et 800€ en fonction du salaire.

Pour les enseignant·es, les autres mesures salariales sont celles déjà annoncées dans le cadre du « socle » (augmentation de l’ISAE et de la prime d’attractivité), auxquelles s’ajoutent les heures supplémentaires déguisées dans le cadre du « pacte ».

SUD éducation revendique de véritables augmentations de salaire et des mesures de lutte contre les inégalités salariales. Le « pacte » doit être abandonné et les salaires doivent être indexés sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels.

 

Les directeurs et directrices

Le décret d'application de la loi Rilhac a été publié le 14 août 2023. Même si la plupart des missions des directeurs et directrices restent identiques, ce décret d'application les décrit de manière plus précise, ce qui diminuera la marge de manœuvre des directions d’école vis-à-vis des consignes de la hiérarchie.

De plus en plus, le ministère cherche à faire des directeurs et directrices de simples courroies de transmission des directives académiques.

SUD éducation rappelle son opposition à la création de nouvelles hiérarchies intermédiaires dans les écoles et revendique une organisation collégiale dans le cadre du conseil des maîtres et des maîtresses.

 

Les moyens

La préparation de la rentrée se fait de nouveau dans des conditions difficiles : fermetures de classes, hausses des effectifs, postes non pourvus aux concours (16% dans le 1er degré), manque de personnels notamment médico-sociaux et de personnels AESH…

Pour SUD éducation, il est urgent de débloquer les moyens nécessaires pour que l’école puisse répondre aux enjeux actuels : lutte contre le harcèlement scolaire, inclusion des élèves en situation de handicap, renforcement de l’éducation prioritaire, rénovation écologique du bâti scolaire…

 

Pour une autre société, une autre école, syndiquez-vous !

Le syndicat est notre outil collectif pour défendre nos droits et nos conditions de travail mais aussi pour revendiquer de vraies transformations sociales : à SUD éducation, on défend pied à pied la justice sociale et environnementale.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 septembre 2023 1 04 /09 /septembre /2023 07:57

Alors que le nouveau ministre de l'Éducation nationale a fait du bien-être des élèves à l'école un objectif prioritaire, l'une de ses premières notes de service pointe directement du doigt les élèves musulman·es ou supposé·es musulman·es et proscrit les « tenues de type abaya ou qamis », considérant que ces vêtements « manifeste[nt] ostensiblement en milieu scolaire une appartenance religieuse ».

Ces tenues n'étant nullement définies, c'est l'arbitraire qui va prévaloir et, tandis que ce sont les chef·fes d'établissement qui statueront pour savoir si telle ou telle robe longue doit ou non être considérée comme une abaya, ce sont bien les AED qui seront en première ligne pour mener cette tâche impossible.

On imagine déjà les situations ubuesques que cette note de service va générer et les humiliations islamophobes et sexistes quotidiennes qu'elle va permettre de cautionner. Une nouvelle fois, ce sont les élèves musulman·es ou supposé·es musulman·es qui vont en faire les frais et, en premier lieu, les jeunes filles musulmanes ou supposées musulmanes qui auront à se justifier des vêtements qu'elles portent, tandis que leurs camarades ne seront jamais questionnées à ce sujet.

Faire du port d'un certain type de vêtement une marque de prosélytisme est un dangereux dévoiement de la laïcité et SUD éducation dénonce cette note de service qui stigmatise une partie de la population en raison de sa confession réelle ou supposée.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
1 juin 2023 4 01 /06 /juin /2023 13:33
Ce communiqué a été publié le 31/05/2023

Le 5 juin prochain cela fera exactement 10 ans que Clément Méric, jeune militant antifasciste, membre de Solidaires Étudiant·es, mourrait assassiné par des skins affidés au militant d'extrême-droite Serge Ayoub.

Nous avons été nombreuses et nombreux à nous dire ce jour-là que ce meurtre, éminemment politique, devait être le dernier. Nous pensions, « plus jamais ça »... Il y a un an c'est Federico Martín Aramburú qui mourrait sous les balles de l'extrême droite. En décembre des bandes de fachos tentaient d'organiser des ratonnades en marge des matches de l'équipe de foot du Maroc...

Fachos hors de nos facs ! Fachos hors de nos quartiers ! Pas de quartier pour les fachos !

Quels que soient son nom, son étiquette, son courant, sa soi-disant respectabilité ou normalisation, 10 ans plus tard l'extrême droite reste un danger mortel pour la démocratie et pour notre camp social.

À l'heure où Macron et ses gouvernements font son jeu, l'extrême droite institutionnelle attend tapie dans l'ombre. En parallèle les groupuscules ultra violents pullulent et agissent, la plupart du temps en toute impunité, voire avec la complicité du pouvoir et de la justice...

Dans notre secteur, les nervis de groupuscules d'extrême-droite s'en prennent de plus en plus régulièrement à des étudiant·es ou à des personnels mobilisés dans les universités. Ils n'hésitent pas non plus à déverser leur haine, intimider et menacer des événements scolaires ou éducatifs, souvent liés aux combats féministes et lgbtqia+. Il est temps que toutes et tous nos collègues, toutes les organisations de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et la recherche se mobilisent face au danger fasciste.

Quel que soit son vernis de respectabilité, l'extrême droite n'est pas républicaine, elle n'a pas sa place ni dans nos cités ni dans nos vies. Nous n'aurons de cesse de la dénoncer et de la combattre, comme le faisait Clément.

POUR CLÉMENT ! CONTRE L'EXTRÊME DROITE ET SES IDÉES !

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
1 juin 2023 4 01 /06 /juin /2023 13:30

Depuis plus de 30 ans des marches des fiertés sont organisées un peu partout en France. Elles sont présentes maintenant sur tout le territoire national de mai à septembre.

Cette année le mois des fiertés va se dérouler dans un contexte particulier : le dernier rapport de SOS homophobie fait état d'une augmentation d'environ 8% des violences à caractère LGBTIphobe, l'extrême droite redouble ses attaques contre des lieux communautaires, comme récemment à Lyon, Nantes et Tours ou contre des artistes LGBTI. Parallèlement, ses représentant·es à l'Assemblée, dans les médias et sur les réseaux sociaux ne perdent pas une occasion de remettre en question nos droits.

Dans des établissements scolaires, souvent privés sous contrat, comme à Compiègne, à Paris, à Pau ou encore Walbourg, des projets de lutte contre les discriminations LGBTIphobes et d'éducation à la sexualité, sont censurés par des idéologies religieuses et réactionnaires créant des lieux d'éducation en marge du service public d'éducation.

Les démonstrations festives de la diversité sont autant de résistances à ces actes et à ces idéologies violentes. Ce sont autant de moments de visibilité essentiels pour rappeler que nous sommes toutes et tous égaux et égales, pour permettre à tout·e jeune LGBTI de s'identifier à un groupe inclusif et de faire face à ces trop nombreuses attaques.

Mais leur réussite nécessite un maximum de participant·es. Aussi notre intersyndicale de l'éducation invite tous et toutes les syndiqué·es qu'iels soient LGBTQI+, proches, ou citoyen·nes à participer aux marches des fiertés en masse partout dans le pays.

Le 30 mai 2023

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
2 avril 2023 7 02 /04 /avril /2023 17:25

Le gouvernement est d'une fragilité inouïe : le 49.3 a relancé la mobilisation, le discours de Macron a jeté des millions de personnes dans la rue, le gouvernement a échappé de peu à la censure à l'Assemblée nationale, le voyage du roi d'Angleterre en France a dû être annulé...

La mobilisation se poursuit fortement. Le 23 mars, nous étions des millions dans la rue, à un niveau similaire à celui du début des mobilisations. Le 28 mars, soit quelques jours après, le nombre de manifestant·es est resté très important, avec toujours plus d'un tiers de grévistes dans notre secteur. Il s'agit maintenant d'enfoncer le clou et de faire de la journée du 6 avril, appelée par l'intersyndicale, une journée massive de grèves et de manifestations ! D'ici là, nous devons proposer et animer des initiatives collectives et unitaires, faire vivre la lutte et la mobilisation dans l'espace public et auprès de nos collègues.

Le gouvernement répond par la répression. La police arrête chaque jour de mobilisation des centaines de personnes arbitrairement. Les violences policières explosent : une collègue AESH de Rouen a ainsi eu son pouce arraché par une grenade de désencerclement, un camarade de SUD Rail a perdu un œil. Depuis les manifestations contre les méga-bassines à Sainte-Soline, deux manifestant·es sont entre la vie et la mort. C'est ignoble ! Le gouvernement doit retirer immédiatement sa réforme pour mettre un terme à cette boucherie ! Le droit de manifester et d'être dans la rue est constitutionnel et nous condamnons la volonté de ce gouvernement de terroriser les manifestant·es à coup de matraques, de gaz lacrymogènes, de canons à eau, de LBD.

Nous pouvons encore gagner : mais pour cela, il faut poursuivre la mobilisation, durcir, amplifier et reconduire la grève. Le gouvernement est faible, portons-lui le coup de grâce !

SUD éducation appelle les personnels de l'éducation : 

-à durcir, amplifier et reconduire la grève, et participer aux actions de blocage 

-à poursuivre et amplifier les Assemblées générales, tournées, discussions avec les collègues

-à converger massivement avec les autres secteurs professionnels jeudi 6 avril pour faire plier le gouvernement 

Toutes et tous ensemble, nous allons gagner !

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
30 mars 2023 4 30 /03 /mars /2023 14:04

Voici un petit guide pour vous aider ...

La pédagogie est dite « active »

lorsque les élèves sont amenés à agir et à collaborer, dans un cadre défini par l'enseignant·e et sur des objectifs pré-déterminés par lui ou elle avec le programme. Elle s'oppose aux pédagogies « traditionnelles » basées sur l'écoute et l'obéissance à des consignes d'exercisation, de mémorisation et d'évaluation. On devrait plutôt remplacer « traditionnelles » par « pédagogies passives »...car toutes ces pédagogies supposent que les parents fassent avec leurs enfants les expériences nécessaires à la compréhension de tout ce qui n'y est pas enseigné ou que les enfants reçoivent les « savoirs » comme des croyances parmi d'autres.

La pédagogie est dite « alternative »

lorsqu'elle cherche des possibilités qui ne sont pas offertes par l'école publique, en se sortant des carcans de l'État, éventuellement même des carcans du programme, (écoles « de la forêt », écoles « démocratiques », écoles « Steiner-Waldorf », écoles « Montessori »...) Hélas l'alternative, et surtout l'alternative hors contrat, reste réservée aux élèves plus riches et paye ses enseignant·es souvent une misère sociale. En sortant des carcans, ces écoles sortent des financements publics et doivent jongler entre l'argent des parents, et des économies à tous les étages.

La pédagogie est dite « coopérative »

lorsque les élèves sont amené·es non seulement à collaborer (à travailler ensemble dans le même objectif délimité par l'enseignant·e, enfant acteur·actrice de pédagogie active) mais à coopérer (enfants auteurs·autrices d'un projet qu'ils et elles mèneront à bien en partageant les impératifs, les actions, les constructions et la réalisation finale). La nuance est de taille entre collaboration et coopération. On voit bien qu'entre les « collaborateurs et collaboratrices » dans les entreprises et les coopérateurs dans les SCOP, l'engagement n'est pas le même. La coopération suppose de l'enthousiasme, de l'énergie, du progrès partagé afin que chacun puisse y puiser l'énergie de se dépasser dans ses apprentissages.

La pédagogie est dite « de projets »

lorsqu'une part du programme est portée par des actions réelles dans lesquelles les enfants peuvent être acteurs·actrices ou auteurs·autrices. Attention, lorsque le ou la conseiller·e pédagogique ou l'IPR vient vous proposer un « projet » surgelé à décongeler et consommer en classe, ce n'est pas de la pédagogie de projet, parfois les élèves ne sont ni acteurs·actrices, ni auteurs·autrices, ne décident de rien et finissent par faire n'importe quoi le jour de la « restitution » d'un pseudo projet dans lequel ils et elles n'ont rien appris. Un « projet » c'est une action dans laquelle les élèves et l'enseignant·e se projettent, dont ils et elles décident ensemble des modalités, du financement, des actions et de la réalisation finale, ce n'est pas le faire valoir du recteur ou de la rectrice ou du Conseil départemental.

La pédagogie est dite « moderne »

lorsqu'elle est basée sur des savoirs validés, sur des méthodes scientifiques d'expérimentation et d'appropriation et la capacité de la science d'en remettre en cause les résultats. Il fut une époque où on apprenait aux filles surtout à coudre, à broder, à copier, à réciter des prières et à être obéissantes. Marie Curie et Paul Langevin avaient donc décidé d'élever leurs enfants à la science, dans une « école » installée dans leur laboratoire, et animée par des étudiants en sciences et eux même, tant le niveau de « modernité » était faible, surtout pour Pierre et Marie Curie, qui avaient deux filles. Elle s'oppose à la pédagogie « traditionnelle » qui utilise le manuel comme une bible, avec une croyance dans « l'unique source du savoir ». Les BCD, les CDI, les activités de documentation, de réflexion sur les fake news, sur l'information des réseaux sociaux, les expérimentations en sciences, en biologie, en jardinage, dans la nature sont des procédures indispensables pour défendre une modernité qui ne prend jamais une ride.

La pédagogie est dite « expérimentale »

lorsqu'elle tente des fonctionnements qui n'avaient pas encore été tentés, avec des tiers qualifiés pour valider et étudier les effets réels. Donc ni Freinet, ni Montessori ne sont aujourd'hui des pédagogies expérimentales, puisque ce sont des pédagogies anciennes, dont les effets ont déjà été étudiés, repérés, et évalués. Mais l'une comme l'autre évoluent dans la durée, et Freinet aujourd'hui, ce n'est sans doute pas ce qui se faisait dans des classes de 45 garçons de 6 à 14 ans à la campagne dans les années 20.

La pédagogie est dite « émancipatrice »

lorsqu'elle permet aux enfants d'apprendre des choses qu'ils n'auraient pas pu apprendre avec leurs parents, de visiter des lieux dans lesquels leurs familles ne les auraient pas emmenés, de lire des ouvrages, de voir des films, d'écouter des concerts, de comprendre des démarches scientifiques qui échappent à la culture de leurs parents. Bref, il faudrait emmener les enfants de différentes régions, de différents milieux sociaux à se rencontrer et à confronter leurs acquis culturels. Freinet et la correspondance scolaire en a inventé le début.

La pédagogie est dite « critique »

lorsqu'elle permet d'affiner les armes intellectuelles pour lutter contre les oppressions et l'exploitation. Il s'agit de réflexions et d'actions collectives, portées par les élèves, en fonction de leur âge et de leur niveau d'engagement. Le terme « critique » ne doit pas être perçu en négatif. Au contraire, il s'agit d'agir éthique, dans le réel, en réfléchissant aux enjeux.

La pédagogie est dite « Freinet » ou « Montessori » ou « Steiner » ou « institutionnelle »,

lorsque qu'elle prétend se rattacher aux travaux des auteurs ou des courants cités. Mais attention, il n'existe aucun « label » certifiant quoi que ce soit. Bien des gens pensent faire « de la pédagogie Freinet » car ils ont acheté 3 fichiers de travail individualisé, d'autres ouvrent des « écoles Montessori » dans lesquelles les enfants sont avec des « éducatrices » de formation ATSEM avec 5 jours de formation « Montessori » au rabais,...Quand aux « écoles Steiner », certaines sont même des lieux inquiétants, tenus par des personnes sectaires et empreintes de crédulités anthroposophes et anti-vaccination ...Toutes ou presque sont des écoles privées sélectives qui prennent des labels « démocratiques », « pédagogie active », « bienveillance », « bilingue » pour construire un apartheid social assumé, tout comme les écoles religieuses dont l'objectif est souvent moins de transmettre des croyances que de mettre des enfants hors de l'école publique, dont le niveau de dégradation finit par effrayer les parents. La plupart de ces écoles ont perdu toute ambition sociale ou militante, même s'il reste quelques Diwan ou Calendreta qui assurent l'enseignement de langues régionales et sont issues des luttes pour défendre ces cultures.

Nous devons nous battre pour permettre à chaque enseignant·e de construire ses propres pratiques pédagogiques, et d'en assumer le questionnement dans des temps de formation, de réunion et de partage avec ses collègues, dans un cadre public, gratuit, et ouvert à tous les enfants, sous la surveillance d'une médecine scolaire qui permette de garantir des conditions d'hygiène et de santé pour tous, avec l'aide de RASED, de CMPP, de SESSAD, de CLAMS, d'ITEP, de classes adaptées et d'AESH qualifiées et titulaires pour tous les enfants qui peinent à apprendre. Tous doivent pouvoir obtenir gratuitement les prises en charge et les étayages dont ils ont besoin, en partageant leur enfance dans les écoles publiques avec tous les autres enfants de leur âge.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
26 mars 2023 7 26 /03 /mars /2023 10:59

Le gouvernement est d'une fragilité inouïe : le 49.3 a relancé la mobilisation, le discours de Macron a jeté des millions de personnes dans la rue, le gouvernement a échappé de peu à la censure à l'Assemblée nationale, le voyage du roi d'Angleterre en France a dû être annulé...

Dans la rue, il y a chaque jour des blocages très puissants partout sur le territoire. Chaque soir, des manifestations spontanées se déroulent dans les rues, faisant voir une colère démultipliée par l'autoritarisme du gouvernement. Les lycéen·nes et étudiant·es amplifient fortement leur présence dans la mobilisation.

Le gouvernement répond par la répression. La police arrête chaque jour de mobilisation des centaines de personnes arbitrairement. Les violences policières explosent : une collègue AESH de Rouen a ainsi eu son pouce arraché par une grenade de désencerclement, un camarade de SUD Rail a perdu un œil. C'est ignoble ! Le gouvernement doit retirer immédiatement sa réforme pour mettre un terme à cette boucherie ! Le droit de manifester et d'être dans la rue est constitutionnel et nous condamnons la volonté de ce gouvernement de terroriser les manifestant·es à coup de matraques, de gaz lacrymogènes, de canons à eau, de LBD.

Le rapport de force ne nous a jamais été aussi favorable depuis le début de la mobilisation ! Mais pour gagner, il faut poursuivre la mobilisation, durcir, amplifier et reconduire la grève. Le gouvernement est faible, portons-lui le coup de grâce !

SUD éducation appelle les personnels de l'éducation :

-à durcir, amplifier et reconduire la grève, et participer aux actions de blocage

-à poursuivre et amplifier les Assemblées générales, tournées, discussions avec les collègues

-à converger massivement avec les autres secteurs professionnels mardi 28 mars pour faire plier le gouvernement

Toutes et tous ensemble, nous allons gagner !

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
25 mars 2023 6 25 /03 /mars /2023 11:24
Mardi 28 mars à Alençon :
🔴14h00 : Deux rassemblements au choix :
rond-point route de Paris, aérodrome
• rond-point Decathlon Arconnay
🔴17h00 : manifestation bruyante départ et arrivée place Foch (concert de casseroles 🍳🎶)
Rassemblements et manifestation à Alençon le mardi 28 mars !
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
24 mars 2023 5 24 /03 /mars /2023 07:42

Lecture d’une déclaration intersyndicale (FSU, SE-UNSA, SUD éducation) compte tenu de la mobilisation sur les retraites.

Lecture de la déclaration préalable SUD éducation.

 

Mesures d’ajustements 1er degré : voir le CR du CSA SD du 28 février mais quelques changements sont à noter.

  • Annulation de certaines fermetures :

    - Circo d’Alençon : St Germain du Corbéis, Lonrai

    - Circo de Flers : Sévigné/Paul Bert, St Georges des Groseillers

    - Circo de Mortagne : Belforêt

  • Les effectifs seront surveillés pour un ajustement éventuel lors du prochain groupe de travail qui aura lieu le 1er juin.

Vote unanime des organisations syndicales et des représentant-es des élu-es CONTRE ces mesures de carte scolaire.

 

Nouvelle DDEN : Mme Evelyne AVICE affectée à l’école Jean de La Fontaine à Flers.

 

Un poste entier de « soutien pédagogique » a été crée pour L’Aigle. Pour venir en aide aux élèves en difficulté. C’est la pérénisation du 1/4 de poste ouvert cette année à l’école de la Ribambelle et Victor Hugo de L’Aigle.

 

Les maires de l’Orne, par la voix de leur président, ont éxprimé leur fatigue face à ces fermetures de classes/écoles. Ils se battent au quotidien, investissent beaucoup pour rendre le territoire attrractif. L’école en est un élément majeur. Ils déplorent que l’Education nationale ne soit pas dans le même état d’esprit. Ils mettent aussi en avant la spécificité du département.

 

Le conseil départemental a défendu le même point de vue. Espère un plan triennal pour une meilleure lisibilité. La représentante argumente sur le fait que, depuis la crise sanitaire, des familles venant de grosses agglomérations urbaines cherchent de meilleures conditions de scolarisation pour leurs enfants.

 

Mesures dans le 2nd degré

Des heures postes en baisse contre des heures supplémentaires en hausse.

 

Transports scolaires

Le réprésentant annonce que les prix vont augmenter pour les familles. Cependant des fonds sociaux existent dans les établissements pour aider les familles les plus en difficulté.

Les organisation syndicales ont voté contre cette augmentation. Les représentant-es des élu-es ont voté pour.

 

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61