5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 08:24

Le ministre Blanquer a annoncé en grande pompe des prétendues “consultations” amenées à se tenir dans les académies en amont des états généraux du numérique les 4 et 5 novembre prochains à Poitiers. Le ministre continue ouvertement à se féliciter d'une prétendue “continuité pédagogique et administrative” durant le confinement et la période qui l'a suivi, dont SUD éducation dresse au contraire un bilan catastrophique.

 

Le sous-équipement des personnels, les dysfonctionnements massifs des infrastructures informatiques dans l'Éducation nationale au moment où le besoin était le plus pressant sont un constat largement partagé par les personnels. Au-delà, l'injonction à aller toujours plus avant dans la présence du numérique à l'école revêt un enjeu important. C'est pour le ministre Blanquer un moyen de s'attaquer à ce qui fait la professionnalité des enseignant-e-s, la pédagogie, et un moyen pour tout le gouvernement de faire entrer de plus en plus massivement les entreprises multinationales à l'école pour se partager un marché colossal, sans aucune considération pour les enjeux écologiques.

Les enjeux pédagogiques : un alibi au service des orientations libérales du ministère

Le numérique pédagogique s’est imposé à toute la profession à partir du confinement sans qu’elle ait eu le temps d’une réflexion sur son usage, ses conséquences et les limites inhérentes. Le ministre Blanquer a répété continuellement “tout est prêt”. Pourtant, les problèmes techniques se sont vite multipliés montrant là l’impréparation totale du ministère, obligeant les collègues à se saisir rapidement de moyens de faire classe, sans pour autant les protéger. Mais comment faire cours derrière son ordinateur ? Quels sont les moyens à disposition ? Permettent-ils d’avoir une pédagogie coopérative et émancipatrice ?

L’usage du numérique - d’autant plus s’il se veut émancipateur - ne s’improvise pas. Il faut appréhender les difficultés, connaître les différents outils et leurs fonctionnalités, réfléchir à différents moyens de pallier à l’absence du vivant, du réel dans la relation pédagogique. La précipitation imposée n’a pas permis de créer un espace de discussion au sein des équipes, de réflexion pour chaque collègue qui a dû bricoler du mieux qu’il ou elle pouvait. Pire, elle a même conduit les personnels, contraints de trouver des solutions fonctionnelles hors des outils proposés par l’institution, à se tourner vers les solutions propriétaires des grandes entreprises transnationales du numérique parmi lesquelles Google et Microsoft par exemple. Or c’est avec ces mêmes entreprises, qui ciblent particulièrement ce qu’elles appellent le marché de l’éducation, que le ministère et les universités passent de juteux contrats.

Aujourd’hui, Blanquer cherche à capitaliser sur le travail des collègues pour penser le numérique à l’école. Si le numérique ne peut remplacer la réalité de notre métier, il n’en reste pas moins une dimension importante, ne serait-ce que parce que nos élèves l’utilisent quotidiennement. Il faut donc se saisir de ce moment pour entamer une réflexion de fond sur l’usage pédagogique du numérique en classe et en dehors, pour qu’il soit une aide et non pas barrière à nos pratiques pédagogiques, qu’il soit à la fois émancipateur et coopératif.

Le ministère ne prend pas en compte les impératifs écologiques

La question de l’usage du numérique en pédagogie se double d’une question écologique. L’empreinte environnementale du numérique ne cesse de s’accroître. Le numérique est responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dont un quart sont dues aux centres de données, 28% aux infrastructures réseau, et près de la moitié aux équipements des consommateurs tels que les smartphones, tablettes et micro-ordinateurs.

L'école ne fait pas exception. On ne compte plus les divers “plans numériques” qui se sont succédé, conduisant à l'achat de matériels périssables tels que des tablettes, des TBI (souvent rendus incompatibles avec les systèmes d'exploitation libres), des micro-ordinateurs de mauvaise qualité achetés dans le cadre de marchés par les collectivités territoriales.

La production de ces équipements produit une quantité importante de gaz à effets de serre (environ 330 kg de CO2 pour un ordinateur portable), et requiert de nombreux métaux rares, dont l'extraction est non seulement polluante, mais également extrêmement dangereuse pour les mineur-euse-s et les populations environnantes. De même, le stockage et le traitement massifs des données dans des centres de données, comme ceux d’Amazon à qui l’Éducation nationale confie la gestion des données liées aux évaluations nationales, consomme une importante quantité d’électricité, encore souvent issue de centrales à charbon.

 

SUD éducation revendique :

  • L’abandon des partenariats des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche avec les GAFAM

  • L’utilisation d’outils numériques libres, développés avec le soutien de l’administration, sur des plateformes matérielles prévues pour durer ;

  • Le recrutement de personnels titulaires formés à l’entretien et la maintenance des matériels en nombre suffisant ;

  • une utilisation raisonnée des outils numérique, construite par les personnels eux-mêmes et non pour répondre aux injonctions ministérielles et aux souhaits du patronat.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 08:20

La réforme de l’éducation prioritaire de 2014 avait entériné la sortie des lycées de la carte de l’éducation prioritaire, y compris ceux dont la majorité des élèves étaient issu-e-s de collèges classés dans l’éducation prioritaire. Une mobilisation importante des personnels des lycées avait permis d’obtenir le maintien de la prime ZEP pour les lycées anciennement classés dans l’éducation prioritaire jusqu’en 2020.

Avec la fiche de paie de septembre, le couperet est tombé : la prime ZEP n’a pas été versée aux personnels des lycées concernés. Dans le contexte des négociations autour de la revalorisation des enseignant-e-s, cela montre que l’objectif du gouvernement est inchangé : faire des économies sur le dos de la rémunération des personnels. Pour SUD éducation, la politique de rémunération ne peut se faire à moyens constants : il est urgent d’augmenter les salaires de l’ensemble des personnels.

Le gouvernement actuel assume donc la politique du gouvernement précédent de démantèlement de la carte de l’éducation prioritaire. On peut légitimement penser qu’il se prépare à aller plus loin. En effet, une secrétaire d’État à l’éducation prioritaire a été nommée, ce qui présage d’une accélération de la réforme à venir. Rappelons que celle-ci est connue dans les grandes lignes, à travers la publication à l’automne 2019 du rapport Mathiot-Azéma, et prévoit la disparition pure et simple des REP.

En ce qui concerne la carte, SUD éducation revendique le maintien des lycées dans la carte de l’éducation prioritaire, et dénonce la suppression à venir des REP. En ce qui concerne les primes, la suppression de la prime ZEP pour les enseignant-e-s des lycées anciennement classés éducation prioritaire est inacceptable. Les primes REP et REP+ doivent être généralisées dans une carte intégrant les lycées, et versées à l’ensemble des personnels, y compris les AED et AESH qui en sont actuellement exclus. 

Pour SUD éducation, il est urgent de mettre en oeuvre une politique d’éducation prioritaire ambitieuse, en particulier dans un contexte de crise sanitaire où les inégalités scolaires se sont fortement accrues. 

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 08:17

La rentrée de septembre 2020 a montré l’étendue de l’impréparation du ministère. Aucun poste n’a été créé, le protocole sanitaire de juillet n’a été adapté qu’à la marge, et la gestion des  cas de Covid-19 est toujours davantage renvoyée au local. SUD éducation revendique depuis le printemps un plan d’urgence  pour l’éducation, à même de garantir les meilleures conditions de travail possibles pour les personnels, dans des conditions sanitaires acceptables. Il doit notamment comprendre des recrutements massifs de personnels, la titularisation de l’ensemble des non-titulaires sans condition de concours ni de nationalité, et un plan d’investissement massif dans la construction et la rénovation du bâti scolaire permettant d’accueillir les élèves avec davantage d’espaces. Il s’agit également dans ce cadre et dès à présent de réfléchir aux modalités pédagogiques adaptées à cette période de réouverture en septembre, en tenant compte des inégalités qui se sont accrues.

Ce plan d’urgence est toujours d’actualité : les créations de postes peuvent se faire à n’importe quel moment de l’année, par le biais du recours aux listes complémentaires, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s, de l’ouverture de concours exceptionnels.

 

Volet sanitaire

À l’heure où la deuxième vague épidémique se développe et que des mesures drastiques sont mises en oeuvre dans différentes parties du territoire, force est de constater que c’est la politique de l’autruche qui prévaut dans l’Éducation nationale. Pourtant, un certain nombre de mesures simples peuvent être prises immédiatement :

-installer des points d’eau et du savon en quantité suffisante ;

-une gestion des cas Covid-19 qui soit cadrée nationalement et non renvoyée au dialogue entre les ARS et les services académiques, en revenant aux critères d’évictions en vigueur au début de l’année (éviction d’une classe lors de l’apparition d’un cas), et sans application du jour de carence pour les personnels ;

-une politique de dépistage facilitée pour l’ensemble des personnels, des élèves et des étudiant-e-s ;

-la mise en place d’une médecine de prévention et scolaire efficiente, par le biais de la création de postes suffisants ;

-la reconnaissance immédiate du Covid-19 comme maladie professionnelle ;

-réduire immédiatement les effectifs par classe en créant le nombre de postes nécessaires ;

-agrandir les locaux avec des constructions d’extensions, de nouvelles écoles et de nouveaux établissements, ce qui est en enjeu pour la salubrité de manière générale ;

-augmenter massivement l’acquisition de masques par l’Éducation nationale, pour que les masques puissent être donnés gratuitement aux personnels et aux élèves en quantité suffisante.

 

Volet postes

Les enjeux liés à la crise sanitaire, que ce soit sur le plan des précautions sanitaires ou sur le plan pédagogique, nécessitent des créations de postes supplémentaires. Cela n’a pas été le cas en cette rentrée, et pourtant c’est encore possible. Pour SUD éducation, il y a plusieurs leviers pour créer dans l’urgence les postes nécessaires :

-la titularisation à temps plein de l’ensemble des enseignant-e-s non titulaires, sans condition de concours ni de nationalité : les collègues en question sont déjà souvent en poste depuis longtemps, et ont déjà été employé-e-s devant élèves, il n’y a aucune raison pour qu’ils et elles ne bénéficient pas du statut de fonctionnaire ;

-l’admission de l’ensemble des admissibles, aux concours internes comme externes : les recalé-e-s des oraux des concours constituent un nombre très important de potentiel-le-s futur-e-s collègues ; au vu de l’urgence de la situation, il est souhaitable qu’ils et elles  soient stagiarisé-e-s dans leur totalité ;

-l’organisation de concours exceptionnels : il est arrivé, encore récemment, que des concours supplémentaires soient organisés en fonction des besoins pour le recrutement des professeur-e-s des écoles ; ce dispositif pourrait être généralisé, en fonction des besoins locaux, dans les départements ;

-l’embauche de personnels aidant à la direction pour le primaire, avec un réel statut ;

-l’embauche massive d’AESH et la titularisation dans le cadre d’emplois statutaires d’éducateurs-trices scolaires ;

-le rétablissement des moyens en remplacement dans le 1er et le 2nd degré.

 

Volet social

La crise sanitaire a représenté une catastrophe sociale pour de très larges pans de la population, y compris bien sûr une part importante des élèves et des parents. L’Éducation nationale a une part de responsabilité dans cet état de fait, notamment en n’ayant pas compensé automatiquement l’absence de demi-pension par une attribution de fond social exceptionnel aux familles. Dans le cas de mesures d’évictions ou de confinements locaux, ces situations vont se renouveler.  Pour faire face à ces situations, SUD éducation revendique dès à présent :

-soit compensée dans son entièreté la baisse des fonds sociaux qui est intervenue au cours des années précédentes ;

-soient augmentées les aides à la demi-pension et les bourses ;

-soit anticipé, en cas de nouvelle crise sanitaire, le versement d’une attribution exceptionnelle aux familles pour compenser une nouvelle fermeture des services de demi-pension ;

-l’attribution ou le prêt de matériel informatique à chaque famille dans le besoin.

 

Volet pédagogique

La crise sanitaire a accru les inégalités scolaires. Durant le confinement, certain-e-s élèves ont pu bénéficier des conditions permettant de poursuivre en partie les apprentissages, les autres non. Le retour en classe de l’ensemble des élèves doit avoir pour objectif principal de compenser ces écarts. Pour cela, SUD éducation revendique plusieurs mesures immédiates :

-la limitation des effectifs pour favoriser la différenciation, le travail coopératif entre élèves pour niveler les écarts de niveaux et permettre une reprise de contact avec l’école qui se fasse dans la sérénité. À titre de repère, la revendication générale de SUD éducation est de 20 élèves maximum en école élémentaire et en collège, et de 25 en lycée, mais les circonstances exceptionnelles impliquent de descendre encore en-deçà ;

-l’aménagement des programmes, afin que les enseignant-e-s puissent mettre en oeuvre au mieux une pédagogie permettant de compenser les inégalités scolaires ;

-la liberté pédagogique et de support notamment en CP dans le cadre de l’apprentissage de la lecture ;

-une formation initiale et continue qui tienne compte de ces problématiques et de ces enjeux, qui vont nécessairement impliquer des pratiques pédagogiques particulières ;

-un retour des PDMQDC, y compris dans les classes à 12, et un rétablissement des RASED dans leur totalité ;

-l’abandon de Parcoursup et de la sélection à l’entrée à l’université, qui cette année plus encore qu’à d’autres moment va fonctionner comme une machine de tri social, le ministère ayant maintenu coûte que coûte les délais.

 

Volet éducation prioritaire

Les conséquences négatives de la crise sanitaire ont été plus élevées dans les quartiers populaires qu’ailleurs, sur le plan économique et social, comme sur le plan pédagogique. Cette situation justifie un plan exceptionnel pour les écoles et établissements des quartiers populaires. SUD éducation porte à ce titre des revendications pour l’éducation prioritaire depuis longtemps : elles doivent être immédiatement mises en oeuvre pour répondre aux enjeux de la crise sanitaire.

-une baisse des effectifs par classe. À titre de repère, la revendication générale de SUD éducation est de 16 élèves maximum en éducation prioritaire, tout en maintenant les CP et CE1 à 12 maximum ;

-une vie scolaire renforcée pour les élèves : 1 CPE pour 120 élèves dans les collèges ordinaires et 1 pour 100 en éducation prioritaire et 1 personnel de vie scolaire pour 50 élèves en collège ordinaire et 2 pour 50 en éducation prioritaire ;

-des dispositifs d’aide et de prévention complets : 1 RASED complet par groupe scolaire et 1 enseignant-e supplémentaire pour cinq classes (pour le 1er degré) et un recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue) ;

-l’extension de la prime REP-REP+ à tous les personnels, et la baisse du temps de travail devant élèves pour favoriser la concertation, qui va s’avérer indispensable au vu des difficultés rencontrées depuis la rentrée  ;

-l’abandon immédiat du projet de réforme de l’éducation prioritaire basée sur le rapport Mathiot-Azéma et l’ouverture de discussions sur la base des légitimes revendications des personnels, et notamment sur le maintien de la carte de l’éducation prioritaire et son élargissement aux lycées.

 

Volet enseignement adapté

La crise sanitaire a fragilisé encore davantage les élèves les plus fragiles, à commencer par les élèves en situation de handicap. L’éloignement de l’école pendant une longue période pose un certain nombre de difficultés spécifiques avec le retour à l’école, et les conditions actuelles de l’inclusion ou de la prise en charge du handicap ne permettent pas de le faire de manière satisfaisante. La crise sanitaire a en outre accentué les injonctions contradictoires endurées par les personnels de l’Education nationale en poste dans ces établissements médicaux sociaux considérés comme prioritaires et donc ouverts pendant le confinement. Les collègues AESH sur des postes d’ULIS n’ont pas été respecté-e-s par les chef-fe-s d’établissement qui ont profité de leur précarité pour palier les besoins, notamment administratifs, dans les collèges. SUD éducation porte à ce titre des revendications pour l’ASH depuis longtemps. Elles doivent être immédiatement mises en oeuvre pour répondre aux enjeux de la crise sanitaire :

-des moyens supplémentaires dans les établissements scolaires ordinaires pour permettre une réelle inclusion de ces élèves également accueillis dans des CMS ;

-une baisse des effectifs par classe. À titre de repère, la revendication générale de SUD éducation pour la SEGPA est de 12 élèves maximum ;

-des dispositifs d’aide et de prévention complets : 1 RASED complet par groupe scolaire et 1 enseignant-e supplémentaire pour cinq classes (pour le 1er degré) et un recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue);

-l’extension de la prime “spécialisée” à tous et toutes les AESH  ;

-une formation en accord avec les besoins rencontrés par les collègues en poste dans l’ASH.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 08:13

Cet article a été publié le 01/10/2020

La fédération SUD éducation a lancé une vaste enquête en ligne au sujet des conditions de rentrée.

 

Les résultats sont disponibles ici. Au sommaire :

  • Confinement et télétravail : de nombreuses entorses au statut sans contreparties

  • Rentrée 2020 : grand flou et impréparation

  • Rentrée 2020 : pas de moyens supplémentaires

  • Réformes : une dégradation des conditions de travail et des nouveaux programmes contestés

  • Informatique : un parc informatique parfois vétuste

  • Des conditions de travail qui se dégradent

  • https://www.sudeducation.org/wp-content/uploads/2020/08/enquete-rentree-2020.pdf

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 16:30

https://www.sudeducation.org/face-a-la-crise-du-covid-19-sud-education-revendique-un-plan-durgence-pour-leducation/

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 16:28

Le ministre Blanquer a finalement annoncé un calendrier des épreuves pour le bac 2021 dont le degré d’impréparation est inédit. Une fois de plus, le ministre montre le peu de considération qu’il a pour les personnels, les élèves et le service public d’éducation.

Les dates seront les suivantes :

  1. Les mardi 16 et mercredi 17 mars : épreuves de spécialité.

  2. D’avril à juin évaluations communes en Histoire – Géographie, LV A et B et enseignement scientifique (pour la terminale générale) ou Mathématiques (pour les séries technologiques).

  3. Le Jeudi 17 juin : épreuve écrite de philosophie.

  4. Du lundi 21 juin au vendredi 2 juillet : épreuves du Grand oral.

  5. Le mardi 6 juillet : résultats du bac.

  6. Du mercredi 7 au vendredi 9 juillet : épreuves de rattrapage.

Ces annonces laissent perplexe : les épreuves se dérouleront, comme il était prévu en 2019, de mars à début juillet. Pour SUD éducation, c’est donc une série continue d’épreuves avec lesquelles les personnels comme les élèves devront vivre dans cette nouvelle mouture du baccalauréat. Pour SUD éducation, un tel calendrier et les EC soulignent l’obsession du ministre qui ne souhaite rien tant qu’en finir avec le caractère national et anonyme des épreuves du baccalauréat.

Il est très préoccupant que les spécialités n’aient pas reçu d’exemple de sujets, « sujets zéros », alors que les épreuves doivent se dérouler dès mars ! On ne peut que s’inquiéter également de l’absence d’indications sur la façon dont les élèves prépareront le grand oral, aucune heure de cours n’y étant spécifiquement dévolues. Ceci renforce le caractère socialement discriminant de l’épreuve déjà très présent dans la troisième partie consacrée à l’orientation où le, la candidat.e doit aborder ses « rencontres, engagements, stages, mobilité internationale ».

 

SUD éducation revendique :

— dans l’immédiat, la suppression des EC, du contrôle continu et de l’épreuve du grand oral ainsi que le retour à des épreuves nationales et anonymes ;

— la suppression des réformes du lycée et du bac qui, à l’épreuve de la réalité, montrent déjà toutes leurs défaillances.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 16:27

Le projet de loi de finances pour 2021 a été présenté en conseil des ministres lundi 28 septembre. SUD éducation en a pris connaissance et constate que l’éducation n’est toujours pas la priorité de ce gouvernement. Les beaux discours ne coûtent pas cher, mais quand il faut les mettre en musique c’est autre chose.

Un budget en hausse ?

Le ministre communique sur l’augmentation du budget de l’Éducation, pour la quatrième année consécutive. Cependant, alors que l’ensemble du budget de l’État augmente, la part du budget de l’Éducation nationale est en diminution depuis quatre ans.

Surtout, le budget 2021 comprend l’enveloppe de revalorisation beaucoup évoquée par le ministre mais qui semble consacrée également aux premiers échelons : les moins rémunérés mais aussi ceux auxquels on reste le moins longtemps.

Des suppressions de postes

Ainsi, si le communiqué accompagnant le projet de loi affirme que “les effectifs sont sanctuarisés pour 2021” on observe une suppression de 1800 ETP dans le 2d degré qui annonce des DHG en baisse dans les collèges et lycée et une diminution des postes pour la deuxième année consécutive. Une sanctuarisation toute relative donc, alors que les effectifs des élèves dans le second degré augmentent fortement depuis plusieurs années de plusieurs dizaines de milliers d’élèves en plus chaque année.

Le nombre d’élèves dans les classes augmente avec les suppressions de postes qui se cumulent dans le second degré année après année. En collège, le nombre moyen d’élèves par classe est ainsi passé (ULIS incluses) de 24,2 en 2010 à 25,1 en 2018. Pour compenser ces coupes sombres, les HSA sont en augmentation alors que le temps de travail augmente en flèche dans un contexte déjà difficile.

Si des efforts sont faits sur le 1er degré pour financer les CP à 12 et les seuils à 24 c’est dans le cadre d’une politique menée à moyens constants et au détriment des collèges et lycées. Et dans ce domaine, nous suggérons de regarder du côté de la Défense (6,8 Md€ de hausse depuis 2017) ou des plans de relances qui consistent à verser des milliards à des entreprises qui licencient.

Privatiser les profits, socialiser les pertes : on connaît la chanson mais elle dissone à nos oreilles.

Enseignement supérieur et recherche

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, alors que le nombre d’étudiant-es augmente fortement sans discontinuer (+25 % entre 2011 et 2018), ce sont 198 postes qui sont supprimés dans les universités, dans un contexte où le gouvernement fait adopter un projet de loi de programmation plurinannuel contre lequel se mobilisent les personnels et dont on sent déjà les premiers effets.

AESH : en progrès mais peut beaucoup mieux faire

Ce budget qui prévoit le recrutement de 4000 AESH souligne le manque criant de personnel pour accompagner les élèves en situation de handicap après des années d’incurie. Si ce recrutement significatif va dans le bon sens, il reste en deçà des besoins des élèves et maintient ces collègues dans la précarité. Pour SUD éducation il faut en terminer avec les temps partiels imposés et aller au bout de la logique de la création du statut d’AESH en CDI en ouvrant un corps de titulaires de la Fonction publique qui intégrerait les contractuel-le-s actuellement en poste et reconnaîtrait tant l’importance de ce métier que l’enjeux de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Crise sanitaire : où ça ?

Le grand absent de ce budget ? C’est la Covid. Alors que l’épidémie repart de plus belle et qu’aucune amélioration à court terme n’est prévisible rien n’est prévu pour corriger un tir catastrophique depuis la rentrée : aucun recrutement supplémentaire, pas de nouveau locaux, pas de dédoublements, pas de personnels de santés supplémentaires. L’Éducation nationale tient son cap de rigueur budgétaire, pandémie ou non. Et pour un « budget de relance » qui « répond à l’urgence immédiate » (Bruno Lemaire) : c’est un peu léger.

Une centaine de suppressions de poste aussi chez Canopé et l’Onisep

La restructuration du réseau Canopé, centrée uniquement sur formation des enseignant-e-s à distance, se traduit par de nouvelles suppressions de postes. De même pour l’orientation, après la suppression des DRONISEP, le passage de l’information depuis le réseau des CIO démantelé au profit des régions qui ne proposent que de l’information sur Internet confiée à des prestataires privés, l’ONISEP perd encore des postes.

 

Pour SUD éducation, la communication ministérielle ne doit tromper personne : ce que le ministre propose n’est qu’une gestion à courte vue, avec pour seul objectif à moyen terme la réduction des moyens de l’Éducation nationale, ainsi que de l’enseignement supérieur et la recherche.

Depuis plusieurs mois, à l’inverse des orientations de ce projet de loi de finance, SUD éducation revendique la mise en œuvre d’un plan d’urgence.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 16:26

Après le passage à l’assemblée nationale, c’est au sénat de se prononcer sur  le projet de loi de programmation de la recherche (LPR)

La LPR tourne le dos aux revendications

des personnels et des étudiant·es, elle doit être abandonnée !

 

 

La crise sanitaire exige des moyens immédiats dans l’enseignement supérieur et la recherche

La crise sanitaire et la rentrée historique que nous vivons mettent encore davantage en lumière le sous-financement chronique de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR). L’urgence est à l’amélioration des conditions de travail des personnels et d’études des étudiant·es, au soutien de la recherche et des formations et non à faire passer une loi destructrice pour le service public de l’ESR.

L’ESR a besoin d’un recrutement massif de titulaires dès maintenant pour se remettre à flot et répondre à l’explosion des effectifs étudiant·es, avec tous les moyens nécessaires pour un enseignement en présence des étudiant·es compatible avec les précautions sanitaires nécessaires. La situation sanitaire ne doit pas servir de prétexte à la généralisation de l’enseignement à distance comme solution « miracle » au manque de moyens et au sous-financement chronique de l’ESR. L’ESR a aussi besoin de stabilité dans l’emploi : les personnels précaires doivent être titularisé·es. Une augmentation du nombre de mètres carrés et des budgets sont indispensables pour l’accueil des 57000 étudiant·es supplémentaires par rapport à la rentrée dernière.

Le budget 2021 entérine l’absence d’effort budgétaire significatif pour répondre à la situation de dégradation de la recherche et de l’université liés à la crise sanitaire !

 

 

Nous exigeons toujours l’abandon du projet de LPR

L’annonce budgétaire d’augmentation progressive, pour arriver à 5 milliards d’euros supplémentaires sur 10 ans ne permet même pas d’atteindre les 1 % du PIB pour la recherche publique. La programmation budgétaire, dont les montants sont considérés comme largement insuffisants par toute la communauté, reste sur 10 ans malgré les amendements de plusieurs groupes parlementaires demandant le raccourcissement de cette programmation.

Le projet de loi développe exclusivement le financement de la recherche par appels à projets, notamment via l’ANR, au détriment de financements pérennes alloués aux unités de recherche. Il encourage ainsi la mise en concurrence à tous les étages, et oriente et limite les thématiques de recherche à des sujets « porteurs » et/ou « valorisables » par le privé.

Le débat à l’assemblée nationale n’apporte aucun changement sur l’article 3 actant la création de chaires de professeur·es junior·es ni sur l’article 6 concernant les “CDI de mission scientifique” qui ouvrent la voie à une précarisation généralisée et à la destruction du service public de l’ESR.

 

Nous ne lâcherons rien de nos revendications de postes statutaires et de moyens récurrents.

Le personnel de l’ESR comme les étudiant·es, ont massivement fait savoir par des manifestations et de nombreuses interpellations qu’ils et elles rejetaient ce projet de LPR. Parallèlement, la ministre tente à travers un protocole d’accord “relatif à l’amélioration des rémunérations et des carrières” de faire accepter les mesures de la LPR qui font l’objet d’une contestation généralisée en « échange » essentiellement de promesses d’augmentation de primes largement individualisées.

Nous devons afficher notre détermination à construire un grand service public de l'enseignement supérieur et de la recherche, au service de toutes et tous, avec des moyens humains, financiers et matériels garantis et pérennes, au sein duquel la précarité n’est plus de mise.

Nous appelons les collègues et étudiant.e.s à

se réunir massivement en assemblées générales et à participer aux

manifestations le 13 octobre

Nous exigeons l’abandon du projet de loi de programmation de la recherche

et les moyens nécessaires pour cette rentrée 2020

A Paris, départ à 15h de Jussieu, pour les autres régions se reporter aux informations locales

Un préavis de grève a été déposé pour cette journée

Signataires : SNTRS-CGT, CGT FERC SUP, CGT-INRAE, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, FO-ESR, SUD RECHERCHE EPST-SOLIDAIRES, SUD EDUCATION, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, UNEF, L’ALTERNATIVE, UNEF, ANCMSP, FACS ET LABOS EN LUTTE.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 12:46
L’interruption volontaire de grossesse : un droit fondamental

Ce tract a été publié le 23/09/2020

Partout dans le monde le droit à l’avortement est attaqué par le système patriarcal.

En France, durant la crise sanitaire, le gouvernement a réaffirmé que le droit des femmes à disposer de leur corps était  un droit « qui ne saurait être remis en cause en période de crise sanitaire », pourtant, les centres de planification familiales et les professionnels de santé ont constaté une diminution des Interruptions Volontaires de Grossesse pendant la période de confinement. Alors que le droit effectif à l’avortement est déjà malmené en France depuis plusieurs années à cause de la fermeture de nombreux centre IVG décidées par les pouvoirs publics, on peut craindre que des femmes se retrouvent hors cadre légal avec la saturation des hôpitaux, la suppression de certaines opérations chirurgicales et la fermeture des centres de planifications.  Un amendement visant à allonger le délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse (soit 16 semaines aménorrhées) a donc été déposé au Sénat mais rejeté par les parlementaires. Pourtant, dans d’autres pays ce délai est bien plus long. Il est de 22 semaines au Pays-Bas et de 24 semaines au Royaume-Uni.

Près d’une femme sur trois a recours à l’avortement au cours de sa vie. Chaque année, sur  1 000 jeunes de 12 à 14 ans enceintes,  770 ont recours à  une IVG.

Le droit à l’avortement est un droit légitime et nécessaire pour l’égalité des femmes et des hommes. Ce droit est remis en cause en France.

Aujourd’hui, des femmes en France n’ont plus accès à l’avortement car les moyens alloués aux hôpitaux et centres IVG ne cessent de diminuer. En 2013, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes alertait sur la fermetures de 130 établissements spécialisés dans l’IVG en 10 ans.  De plus, dans certains hôpitaux, de nombreux  gynécologues invoquent la clause de conscience.

La clause de conscience spécifique sur l’avortement a été instaurée par la loi de 1975 : Article L2212-8 du Code de la Santé Publique qui stipule qu’« un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse, mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention ». Cette clause fut un compromis pour faire accepter, en 1975, la loi sur l’avortement, farouchement combattue par les réactionnaires. Il existe pourtant une clause de conscience générale à tous les médecins : « Hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. » Article R4127-47 du Code de la Santé Publique. On constate donc que l’IVG est considérée comme un acte médical à part puisque justifiant d’une clause de conscience spécifique.

Nous ne sommes plus en 1975 où il a fallu arracher le droit à l’avortement par une lutte acharnée.

Il est donc largement temps de supprimer cette double clause de conscience spécifique d’un autre âge, tout en maintenant l’obligation de communiquer le nom d’autres praticiens. La montée des extrêmes-droites remet également en cause ce droit fondamental pour les femmes de décider d’enfanter ou pas, quand et avec qui.

Par ailleurs, fin 2018, le président du Syndicat national des gynécologues obstétricien-ne-s français-e-s a qualifié l’avortement d’homicide. En 2019, ce même syndicat menace de faire la grève des IVG pour se faire entendre du gouvernement. Le droit à l’avortement, inscrit dans la loi, n’est pas encore garanti, il ne peut être considéré comme acquis.

Il faut donc rester très vigilant-e-s et contrer ces manœuvres qui visent à cantonner les femmes à une fonction procréatrice et au service de la famille.

Pour se faire, il faudrait, entre autres, que l’éducation aux sexualités soit effective dans le système scolaire. Certes la  loi du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception prévoit au moins trois séances par an pour informer les élèves de leurs droits et des choix possibles, néanmoins, elles n’ont lieu que trop rarement. Pourtant, l’information ainsi que l’accès réel à la contraception, à la contraception d’urgence et à l’IVG sont nécessaires pour permettre la maîtrise de la fécondité et le droit à disposer de son corps.

 

Pour le droit à l’avortement, réaffirmons que :
  • L’avortement est un choix, « mon corps m’appartient ! », « je choisis ma vie, je choisis d’avorter ou pas » ;

  • L’accès à l’avortement est un droit ;

  • La clause de conscience des professionnel·le·s de santé doit être supprimée de la loi ;

  • Des moyens financiers doivent être donnés pour que les centres pratiquant l’avortement et les centres de planification soient accessibles sur tous les territoires ;

  • Des campagnes d’information tous publics sont nécessaires pour pouvoir en parler librement sans tabou ni jugement ;

  • Si on exclut le forfait hospitalier certes l’IVG est remboursée mais tous les moyens de contraception doivent l’être aussi pour que les femmes puissent choisir celui qui leur convient ;

  • L’éducation à la vie sexuelle doit être prodiguée à toutes et à tous pour qu’elles et ils puissent avoir des choix libres et éclairés ;

  • La formation aux techniques d’avortement et à l’accompagnement doit faire partie intégrante de la formation initiale des professionnel·le·s de santé ;

  • Les délais légaux pour avorter doivent être harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe et les États doivent tendre vers une légalisation totale de l’avortement.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 12:45
A Montpellier comme ailleurs la transphobie et la précarité tuent

Mercredi 23 septembre, Doona, une étudiante trans de Montpellier âgée de 19 ans, s’est donné la mort.

SUD éducation présente ses condoléances à tou-te-s les proches de Doona.

Les syndicats étudiants soulignent la prise en charge défaillante de la détresse de cette étudiante par les services de l’Université et le CROUS, qu’elle avait rencontrés quelques heures avant son geste. Si le CROUS nie aujourd’hui ces accusations, de nombreux-ses étudiant-e-s appellent à se rassembler lundi midi devant plusieurs CROUS de France pour dénoncer cette situation.

Il est urgent de prendre en compte la transidentité et de lutter contre la transphobie au sein des établissements et des institutions accueillant des élèves et étudiant-e-s. Les parcours de transition des élèves comme des personnels doivent être pris en considération. Il faut notamment faciliter le changement de prénom sur simple demande d’un-e élève. Les LGBTphobies mettent en péril la vie de nos élèves et étudiant-e-s.

Pour SUD éducation, les ministères de l’Éducation nationale comme de l’Enseignement supérieur et de la recherche se contentent d’afficher leurs intentions, qui doivent encore se traduire concrètement. La prise en charge de ces questions ne doit pas être laissée à des organismes extérieurs, les formations en éducation à la sexualité et à l’affectivité doivent être dispensées au sein de l’école par des personnels formés. Pour cela, des formations doivent être dispensées à l’ensemble des personnels sur ces questions.

SUD éducation appelle les personnels à se joindre aux étudiant-e-s dans les rassemblements de lundi devant les Crous.

SUD éducation demande à ce que soit accentuée la formation des personnels sur la question des LGBTphobies.

Pour lutter contre les LGBTIphobies dans tous les établissements scolaires, du primaire à l’université, SUD éducation revendique :

  • la ré-intégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans des programmes élaborés par la communauté éducative
  • l’effectivité des séances d’éducation à la sexualité prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non hétérocentrée, qui mette sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre
  • le respect du prénom et du pronom d’usage pour les élèves et personnels trans
  • la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-e-s enseignant-e-s (selon un volume horaire identique dans toutes les INSPE), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent-e-s)
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61