18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 15:11

Communiqué intersyndical CGT éduc'action - FNEC-FP-FO - SNES-FSU - SUD éducation

Halte à la répression anti-syndicale à Melle (79) ! Mobilisons-nous à Poitiers le 12 octobre !

Nos collègues de Melle (79), mis-e- en cause pour leur participation à des rassemblements contre la mise en place des E3C, passent en Conseil de discipline les 12, 13, 14 et 16 octobre. Ce ne sont pas trois, mais quatre collègues qui sont convoqué-e-s à des conseils de discipline : l’acharnement anti-syndical est encore monté d’un cran.

À Poitiers, les personnels de l’Éducation se sont mobilisés à plusieurs reprises, le 10, 11 et 12 mars, le 24 juin puis le 16 juillet, devant le rectorat de Poitiers, pour soutenir les trois collègues et demander l'abandon immédiat des poursuites et des sanctions ; de plus, une large campagne nationale de soutien a porté les faits à la connaissance de l’opinion publique et de tous les personnels.

Le droit de revendiquer, de se réunir, de manifester ne sont pas négociables. Dans bon nombre d’académies, des enseignantes et enseignants, des militantes et militants syndicalistes, se sont vus inquiété-e-s et poursuivi-e-s pour fait de grève. La répression doit cesser.

Nos organisations exigent l’abandon immédiat des procédures disciplinaires engagées contre nos camarades de Melle, et  exigent l’arrêt total de la répression anti-syndicale et des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer, à Melle comme ailleurs. Nos organisations se sont adressées au ministre dans ce sens.

Nos organisations syndicales nationales seront présentes à Poitiers lors du rassemblement organisé le 12 octobre à 13 heures. Elles appellent les personnels à y participer, à montrer leur solidarité par tous les moyens (prises de positions, motions, rassemblements devant les DSDEN et rectorats à l’occasion des conseils de discipline).


 

Courrier intersyndical au ministre CGT éduc'action - FNEC-FP-FO - SNES-FSU - SUD éducation

Paris, le 17 septembre 2020

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale,

de la jeunesse et des sports

110 rue de Grenelle, 75007 Paris

Objet : abandon des des procédures disciplinaires contre les professeur-e-s du lycée Desfontaines de Melle (79)

Monsieur le Ministre,

Nous venons de prendre connaissance des dates de conseils de disciplines de nos collègues de Melle (79), mis-e-s en cause pour leur participation à des rassemblements contre la mise en place des E3C, les 12, 13, 14 et 16 octobre. C’est avec stupéfaction que nous avons appris que ce ne sont pas trois, mais quatre collègues qui sont convoqué-e-s à des conseils de discipline : l’acharnement anti-syndical est encore monté d’un cran.

A Poitiers, les personnels de l’Éducation se sont mobilisés à plusieurs reprises, le 10, 11 et 12 mars, le 24 juin puis le 16 juillet, devant le rectorat de Poitiers, pour soutenir les trois collègues et demander l'abandon immédiat des poursuites et des sanctions ; de plus, une large campagne nationale de soutien a porté les faits à la connaissance de l’opinion publique et de tous les personnels.

Nos organisations syndicales nationales seront présentes à Poitiers lors du rassemblement organisé le 12 octobre à 13 heures. Elles appellent les personnels à y participer, à montrer leur solidarité par tous les moyens (prises de positions, motions, rassemblements devant les DSDEN et rectorats à l’occasion des conseils de discipline).

Le droit de revendiquer, de se réunir, de manifester ne sont pas négociables. Dans bon nombre d’académies, des enseignantes et enseignants, des militantes et militants syndicalistes, se sont vus inquiété-e-s et poursuivi-e-s pour fait de grève. La répression doit cesser. 

Nos organisations exigent l’abandon immédiat des procédures disciplinaires engagées contre nos camarades de Melle, et  exigent l’arrêt total de la répression anti-syndicale et des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer, à Melle comme ailleurs.

Nous vous demandons une audience dans les plus brefs délais.

Veuillez croire, M. Le ministre, dans notre attachement au service public d’éducation

Patrick Désiré, secrétaire général de la CGT éducation

Clément Poullet, secrétaire général de la FNEC-FP-FO

Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU

Jules Siran, co-secrétaire fédéral de SUD éducation

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 15:09

Après l’épisode des gendarmes qui demandent à des femmes de couvrir leurs seins nus à la plage ou celui d’une jeune femme qui s’est vue refuser l’entrée dans dans un musée à cause d’un décolleté jugé trop profond, le sexisme fait sa rentrée en grande pompe. Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer lui a déroulé le tapis rouge.

 

Lundi 14 septembre, des collégiennes et lycéennes se sont organisées et s’organisent encore pour lutter contre le sexisme dont elles sont victimes dans leurs établissements scolaires. En effet, dans de nombreux collèges et lycées, les élèves, majoritairement les filles, subissent des remarques sur leurs tenues. Les jupes sont trop courtes ou trop longues, les décolletés trop plongeants, les bandeaux trop larges, etc. En tant que personnel de l’Éducation Nationale, nous avons été témoins à maintes reprises de ces commentaires voire de l’éviction de certaines élèves des établissements suite à l’ordre d’aller se changer. .

Pour répondre à la mobilisation du lundi 14 septembre, le ministre évoque dans une allocution les excès de celles qui voudraient « se couvrir le visage » et de celles qui voudraient « avoir des tenues de tous ordres » en y opposant sa « position équilibrée » qui demande à ce que les élèves soient habillées « normalement ». Il conclut par “il suffit de s’habiller normalement et tout ira bien.”

M. Blanquer, pouvez-vous expliciter ce que signifie des « tenues normales » ? Oserez-vous expliquer aux femmes comment « s’habiller normalement » ? Quand une femme est-elle assez couverte, quand l’est-elle trop ? Les filles et les femmes comme les autres individus, doivent pouvoir choisir elles-mêmes leurs vêtements sans subir la sexualisation de leurs corps.

 

Cette manière d’enseigner les stéréotypes de genre et de pointer du doigt les tenues des filles et des femmes nourrit les inégalités de genre et les violences sexistes. Cela participe à la culture du viol. Rien d’étonnant dans un ministère dont l’inertie en matière de violences sexistes et sexuelles est effrayante. Les personnels comme les usagères attendent toujours l’application de la circulaire du 9 mars 2018 contre ces violences. Mais pour l’instant, les mesures de protection ne sont que trop rarement mises en place et les auteurs rarement sanctionnés.

De plus, comme les années précédentes le ministère fait usage d’images véhiculant des stéréotypes sexistes dans des exercices des évaluations nationales de CP. On voit ainsi, des garçons bricoler et scier du bois tandis que les filles se coiffent et s’endorment avec des petits nœuds dans les cheveux.

Aujourd’hui comme précédemment nous dénonçons ces exercices sexistes présents dans les évaluations mais aussi dans de trop nombreux manuels scolaires.

 

SUD éducation revendique une véritable éducation à l’égalité contre les stéréotypes racistes et sexistes.

SUD éducation soutient les élèves et les personnels dans leurs combats contre les injonctions vestimentaires sexistes.

SUD éducation revendique de véritable mesures contre les violences sexistes et sexuelles.

 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 06:42

Après la période de confinement qui nous a arrêté-es dans nos mobilisations, c’est à nouveau le temps des luttes. La période du COVID et la crise sociale qu’elle provoque n’aura été pour le capitalisme qu’une nouvelle opportunité pour exploiter les salarié-es, détruire leurs acquis sociaux et accroître ses profits. Pour les salarié-es, fonctionnaires, chômeurs-euses, retraité-es, précaires, c’est comme toujours et encore plus la soupe à la grimace sociale. Plus de 700 000 emplois ont été détruits au 2ème trimestre 2020. Le plan de relance du gouvernement gratifie le patronat de plusieurs dizaines de milliards d’euros sans aucune contrepartie, sociale ou écologique. Tout cela sans moyen pour les services publics, pourtant durement éprouvés par la pandémie et nécessaires au bien commun. L’intérêt particulier de la finance prime toujours sur sur l’intérêt général.

Pourtant largement soutenues par les fonds publics, les grandes entreprises procèdent à de vastes plans de licenciements et exercent un chantage inadmissible pour obtenir baisse des salaires et augmentation du temps de travail dans des accords dits de "performance collective", tout cela au fallacieux prétexte de préserver l’emploi. Le social et les services publics sont aussi les grands
absents du plan d’aide. Malgré les dizaines de milliards d’aides publiques, il n’y a aucune obligation en retour pour le patronat ! Un contrôle de l’utilisation des aides publiques et une interdiction ferme de licencier des emplois sauvés par ces aides sont indispensables !

Dans ce contexte dégradé, les luttes s’organisent pourtant dans les lieux de travail, y compris dans les secteurs les plus précaires. Les luttes pour le climat et contre toutes les discriminations, et notamment celles des sans papiers pour leurs droits, sont toujours aussi fortes et de nombreuses initiatives sont prévues. Celles-ci doivent néanmoins faire face à une répression policière et anti-syndicale toujours aussi importante. Nombre de syndicalistes font l’objet de sanctions pouvant aller
jusqu’au licenciement en raison de leur activité syndicale et/ou pour avoir fait leur travail. C’est inadmissible et doit cesser immédiatement.

Avec un 12 septembre aux côtés des Gilets jaunes pour la justice sociale et pour l’égalité, le 17 septembre est ensuite une première journée de lutte interprofessionnelle qui va permettre d’aller vers les travailleuses et travailleurs pour montrer les alternatives aux politiques menées. Le 19 septembre sera le lancement des marches des sans-papiers qui arriveront à Alençon le 9 octobre, à Mortagne le 10, à Longny le 11 et à Paris le 17 : Solidaires est engagé sur tout le territoire à leurs côtés. Les 25 et 26 septembre seront l’occasion de mobilisations écologiques et sociales dans toute la France, marquée par l’anniversaire de la catastrophe de Lubrizol. Pour Solidaires, l'urgence est la hausse des salaires, la lutte contre la précarité et la pauvreté, les conditions de travail, la lutte contre les discriminations, la transition sociale et écologique, le développement des services publics, et dans la période actuelle, la reconquête d'un système de sécurité sociale assurant la santé et la sécurité pour tous. Il faut être capable de construire une convergence des luttes à partir des mobilisations concrètes.

Face aux urgences sociales, économiques et démocratiques, dans un contexte de vague inédite de chômage la situation exige des mesures fortes et immédiates :

  • interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits et dans les secteurs soutenus par des fonds publics

  • suppression de la réforme de l’assurance chômage dont l’application du 1er volet a déjà mis dans la misère des centaines de milliers de chomeurs-euses,

  • soutien aux services publics dotés des moyens matériels indispensables et embauches massives pour faire face aux besoins sociaux, en particulier dans santé et l’éducation

  • hausse générale des salaires et des minimas sociaux

  • abandon définitif de la réforme des retraites par points

  • fin du discours sécuritaire du gouvernement relayé par une majeure partie des médias

  • passage aux 32h sans perte de salaire pour réduire enfin le chômage de masse.

 

Retrouvons-nous :

A Alençon à 11h, devant la Préfecture ;

A Flers à 17h, place du Marché ;

à Mortagne à 17h, place du Général de Gaulle ;

à L'Aigle à 17h30, place de la Poste ;

et enfin à Argentan à 17h, place de la Mairie.

 

 

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 07:32

Ce communiqué a été publié le 15/09/2020

Devant la multiplication des clusters dans les universités, alors même que celles-ci n'ont pas encore toutes reprises, le MESRI n'a visiblement pas d'autres réponses qu'en appeler à "l'engagement collectif" de la communauté universitaire et à la "responsabilité individuelle" des étudiant-e-s.

Il ne fallait pourtant pas être devin pour bien voir, depuis la fin d'année universitaire dernière, qu'accueillir plus d'étudiant-e-s avec le même nombre de personnels et le même nombre de m² et sans investissement financier significatif allait créer une situation intenable.

De quelle "responsabilité individuelle" parle-t-on quand on convoque plus d'étudiant-e-s que ne compte de places un amphi lors des réunions de pré-rentrée ? Quand l'accueil dans les RU (sans masques évidemment) se fait toujours dans les même conditions? quand l'Etat ne prend pas ses responsabilités en fournissant des masques aux étudiant-e-s?

De quel "engagement collectif" des enseignant-e-s ou des personnels parle-t-on alors que l'on a multiplié les injonctions contradictoires depuis des mois, que l'on s'est reposé sur un investissement personnel énorme des personnels, que l'on a bafoué le droit du travail en terme de "travail à domicile", que l'on ne fournit que quelques masques lavables en guise de protection ?

Protéger les étudiant-e-s et les personnels des universités, ce n'est pas croiser les doigts et fuir ses responsabilités de ministre en renvoyant la faute sur les soirées étudiantes et la vie sociale, c'est investir massivement et durablement dans l'ESR, associer les personnels dans la politique à mener qui allie protection sanitaire et pédagogie, embaucher des enseignant-e-s sur contrats pérennes afin de pouvoir dédoubler les cours, embaucher des personnels administratifs et médicaux, récupérer des bâtiments pour délocaliser des enseignements.

Le ministère n’a visiblement pas pris la mesure de ce qui se passe au quotidien dans les universités, trop attaché à faire passer au pas de charge sa Loi de Programmation de la Recherche (LPR) que la communauté universitaire rejette depuis des mois pourtant.

SUD éducation réaffirme son opposition à ce projet de loi et sa détermination à construire un véritable service public de l’ESR au service de toutes et tous seul à même à répondre à la crise actuelle à travers un investissement conséquent en moyens humains et matériels.

Que cela soit clair : l’“engagement collectif” des personnels sera bien au rendez-vous lors des mobilisations interprofessionnelles du 17 septembre et devant l’assemblée nationale le 21 septembre contre la LPPR à l’appel de l’intersyndicale de l’ESR.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 06:50

Ce communiqué a été publié le 15/09/2020

Les personnels du lycée de Melle (Deux-Sèvres) victimes de répression anti-syndicale viennent de recevoir les convocations pour leurs conseils de discipline. Jusqu’à présent, nous savions que Sylvie, Cécile et Aladin, trois adhérent-e-s de SUD éducation, étaient visé-e-s par des procédures disciplinaires : à la surprise générale, une quatrième collègue, Sandrine, est convoquée pour un Conseil de discipline également. Les dates de convocation s’étalent sur la durée de la semaine précédant les vacances de la Toussaint.
Le rectorat et le ministre Blanquer choisissent donc de franchir un cran supplémentaire dans la répression. Pour rappel, il est reproché à nos collègues la participation à des manifestations contre la mise en place des E3C dans leur établissement.
Face à cet exemple emblématique de la répression anti-syndicale dans l’éducation, SUD éducation appelle à participer à un rassemblement national à Poitiers à l’occasion de la tenue des CAPA disciplinaires le lundi 12 octobre à 13h.
SUD éducation appelle également l’ensemble des personnels à témoigner de leur solidarité avec les 4 de Melle par le biais de prises de positions, de motions en Conseil d’administration ou en Conseil d’école, par l’organisation de rassemblements de soutien devant les DSDEN et les rectorats à l’occasion des Conseils de discipline, et à suivre les initiatives proposées par le comité de soutien.

SUD éducation déposera un préavis de grève spécifique à cette occasion pour toute la semaine du 12 au 16 octobre.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 06:48

Ce communiqué a été publié le 15/09/2020

Après deux semaines, il est clair que la rentrée que vivent les AESH est catastrophique. De nombreuses et nombreux AESH n’ont pas reçu d’affectation, ou sont affecté-e-s selon des modalités absurdes. Au mépris de leur contrat de travail et de leur fiche de poste, on leur demande parfois de s’inscrire sur le planning de surveillance des récréations. On voit aussi des AESH à qui l’administration impose la coordination du PIAL.

L’extension des PIAL (Pôles inclusifs d’accompagnement localisé) se fait dans une impréparation totale, leurs pilotes, chef-fe-s d’établissements et IEN, ne semblent pas savoir quoi faire : les réunions de pôles n’ont généralement pas eu lieu et un grand nombre d’AESH ne savent toujours pas quel-le-s élèves elles·ils doivent accompagner. Chaque interlocuteur se renvoie la balle tandis que les nouveaux accompagnements se font sur le tas, sans rencontre préalable entre l’élève, sa famille et l’AESH, sans que cet-te dernier-e puisse consulter le Gevasco comme cela est recommandé par les écrits du ministère.

On est bien loin de la rentrée où « tout est prêt » comme le fanfaronne le ministre. On est bien loin de la reconnaissance des AESH et de leur plein intégration dans les équipes éducatives.

Cependant, il ne faut pas se leurrer, la reconnaissance des AESH comme membres de la communauté éducative ne se fera pas à coup de réunions et de déclarations d’intention. Le paradoxe est à son comble lorsque dans la circulaire de 2019 le ministère feint de vouloir intégrer les AESH à la communauté éducative et dans le même temps instaure les PIAL, multipliant les lieux de travail des accompagnant-e-s et limitant de fait les possibilités d’échange entre personnels de cette communauté.

Les PIAL et la mutualisation accrue des accompagnements c’est la dégradation des conditions de travail des AESH, utilisé-e-s comme une variable d’ajustement de l’école inclusive. La reconnaissance éducative et pédagogique ne passera que par la création d’un vrai statut, offrant des garanties en terme de salaire, de conditions de travail, de formation.

 Pour cela SUD éducation revendique :

  • la création d’un statut de fonctionnaire et la titularisation des AESH en exercice, sans conditions ;

  • des augmentations de salaires et une baisse du temps de travail ;

  • des moyens pour une véritable formation, initiale et continue, rémunérée et sur temps de travail ;

  • l’abandon des PIAL, l’arrêt de la mutualisation accrue, des affectations respectueuses des conditions de travail des AESH et d’accompagnement des élèves.

  • SUD éducation appelle les collègues à participer aux mobilisations qui vont s’organiser dans les prochains mois. Nous n’obtiendrons ce que nous revendiquons que par la construction d’un rapport de force conséquent !

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 06:48

Ce communiqué a été publié le 15/09/2020

Le ministère de l’Éducation nationale a lancé début août un appel d’offre d’un montant de 8,3 millions d’euros. Cet appel d’offre vise à équiper les services de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports, ainsi que de la recherche.

Cet appel d’offre indique expressément qu’il s’agit d’acquérir des logiciels vendus par l’entreprise multinationale Microsoft. Aucune mention n’est faite du logiciel libre, alors que des solutions existent pour chacun des besoins indiqués par l’appel d’offre.

Le ministère accumule les exemples de collusion entre les intérêts des grandes entreprises et l’Éducation nationale. Il y a eu l’accord de 2015 avec Microsoft pour la mise à disposition de logiciels, l’embauche d’un directeur du numérique pour l’éducation par Amazon, et son remplacement par le directeur général de Canopé qui avait lui aussi passé un partenariat avec la même entreprise, l’hébergement des données personnelles des élèves collectées lors des évaluations nationales sur les serveurs d’Amazon.

Aujourd’hui, le ministre Blanquer choisit une fois de plus de renforcer les profits d’une multinationale au détriment du logiciel libre, librement distribuable, modifiable, et respectueux des données personnels de ses utilisateurs et utilisatrices. La somme allouée à acquérir des licences de logiciels propriétaires pourrait à la place être utilement investie dans le développement et l’amélioration de logiciels libres.

SUD éducation revendique la transition rapide de l’infrastructure informatique du ministère vers des solutions reposant sur des logiciels libres, et hébergées sur des serveurs maîtrisés directement par l’administration.

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 09:05

La Marche des Solidarités organise l’acte 3 des Sans-Papiers. Des marches de Sans-papiers partant de différents points de France vont sillonner le pays pour converger en une importante manifestation vers l’Elysée le samedi 17 octobre prochain.

Parallèlement des réseaux antiracistes et de solidarité avec les migrantEs de différents pays se mettent à discuter l’idée d’une mobilisation internationale ce 17 octobre.

La marche partant de Rennes arrivera le vendredi 9 octobre à Alencon et le samedi 10 octobre à Mortagne

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 09:03

Mise à jour au 9 septembre 2020

1. Je présente les symptômes du Covid-19, que dois-je faire ?

Pour mémoire, les symptômes de la Covid listés par l’assurance-maladie sont les suivants : 
• une fièvre ou sensation de fièvre,
• des signes respiratoires, comme une toux, un essoufflement ou une sensation d’oppression dans la poitrine,
• le nez qui coule, un mal de gorge,
• une fatigue importante inexpliquée,
• une perte du goût : le goût d’un aliment ne peut être différencié de celui d’un autre (par exemple le poisson et le poulet ont le même goût),
• une perte de l’odorat avec impossibilité de reconnaître une odeur même marquée comme celle d’une viande grillée,
• des maux de tête,
• des courbatures et/ou des douleurs dans les muscles,
• une diarrhée avec au moins 3 selles molles dans la journée.

En cas de symptômes, il faut : 
1. 
avertir son chef d’établissement / son IEN par simple courrier en informant que l’on ne se rendra pas sur son lieu de travail et que l’on va prendre rendez-vous chez son médecin traitant pour se faire diagnostiquer. Demandez lui une autorisation spéciale.

2. Il vous appartient de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant et de vous faire dépister au plus vite.

En cas de diagnostic positif : 
1. Il faut rester en quatorzaine et suivre les recommandations du médecin.
2. La sécurité sociale prendra contact avec vous pour établir la liste des personnes avec lesquelles vous avez été en contact, et se chargera de les contacter.

2. J’ai été en contact avec une personne diagnostiquée Covid-19, que dois-je faire ?

Pour l’assurance-maladie, un cas contact est une personne qui, en l’absence de mesures de protections :
- a partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;
- a eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, flirt, accolades, embrassades). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque ;
- a prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;
- a partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel ...) pendant au moins 15 minutes avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement.

On n’est donc pas concerné-e tant que la personne avec qui vous avez été en contact n’est pas diagnostiquée positivement, même si elle est en quatorzaine à titre préventif.

Si l’on apprend qu’une personne avec laquelle on a été en contact rapproché est diagnostiquée Covid-19 (soit parce qu’elle vous en informe directement, soit parce que la CPAM vous en informe), il faut : 
1. avertir son chef d’établissement / son IEN par simple courrier électronique en informant que l’on ne rendra pas sur son lieu de travail et que l’on va prendre rendez-vous chez son médecin traitant pour se faire diagnostiquer. 
Demandez-lui une autorisation spéciale d'absence
ou la mise en place du télétravail.
2. Il vous appartient de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant et de vous faire dépister au plus vite.

Pour SUD éducation, il est inacceptable que les personnels qui seraient contaminé-e-s par la Covid-19 soient placées en congé de maladie avec application du jour de carence, alors que les personnels placés en ASA ou en télétravail ne se le voient pas appliquer. Le jour de carence que le gouvernement a rétabli le 11 juillet 2020 pour les congés-maladie doit être supprimé sans délai pour permettre aux agent-e-s malades de ne pas perdre une journée de salaire.

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:59

Depuis l’annonce du plan de relance qui ignore significativement les services publics, sauf sous le prisme d’un financement donné à la « transition numérique », la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques n’a de cesse de communiquer autour du thème « les agent·es publics sont les agent·es de la relance ».

Pour Solidaires, les agent·es publics sont les agent·es des services publics. Leur mission, puisqu’il semble nécessaire de le rappeler, est d’assurer et d’exercer les services publics dont le rôle est notamment de permettre la cohésion sociale, assurer la réduction des inégalités, l’accès à l’éducation, la santé, la culture, etc., bref de répondre aux besoins des populations.

En période de crise telle que nous la connaissons, tant sanitaire qu’économique, on voit ainsi bien à quoi servent les agent·es publics.

On ne peut, sauf à donner un signe très particulier et on ne peut douter qu’il s’agit bien de la volonté du gouvernement, annoncer que désormais les agent·es publics, qui ont été exemplaires, mais pour qui notamment toute revalorisation salariale a été écartée d’un revers de main, sont désormais des agent·es de la relance et donc soyons honnêtes tourné·es exclusivement vers les besoins des entreprises (et peut-être avant tout de leurs actionnaires ou de leurs dirigeant.es) notamment au travers d’allègements d’impôts et de « charges sociales » sans contreparties exigées pour les entreprises.

Pour accentuer encore cette orientation, la ministre lance, comme l’avait fait en son temps Gérald Darmanin, avec son forum de l’action publique, une « consultation » des agent·es. Deux questions pour le moins biaisées et orientées leurs sont posés : Quelle est la mesure principale pour simplifier l’action publique pour faciliter la relance ? Quelle mesure pour travailler plus efficacement et mieux remplir les objectifs ?

C’est donc cela le seul enjeu et les seules réponses possibles ? Le problème se résumerait donc à un seul besoin de simplification et d’efficacité pour mieux remplir des objectifs ?

Les missions publiques (celles dont ont besoin les citoyen.nes et pas avant tout le patronat) sont mises à mal par les suppressions d’emplois année après année entraînant un fonctionnement des services à flux tendu et des conditions de travail dégradées pour les agent·es, par les réformes à marche forcée qui bien loin de permettre à la population d’avoir accès à l’ensemble des services publics sur l’ensemble des territoires détruisent chaque fois un peu plus l’organisation des services.

Pour Solidaires, les agent·es publics doivent pouvoir exercer pleinement les missions de service public, car elles contribuent à la cohésion de notre société, à la redistribution des richesses. Mais il faut pour cela des moyens humains, matériels et cela ne se résume ni par la simplification ni par la transition numérique. Pour Solidaires, les services publics ne sont pas un coût pour la société, mais contribuent à son bon fonctionnement de manière solidaire, égalitaire et démocratique dans l’intérêt général.

 

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