8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 08:38

 

Dans le Loir-et-Cher, un enseignant, Philippe Wain, vient d’être déplacé d’office dans « l’intérêt du service » parce qu’il refusait d’utiliser le fichier Base-élèves et de mettre en place les évaluations nationales.
Suite à cette sanction, et face à la politique éducative du gouvernement, l’ICEM - pédagogie Freinet a rédigé une lettre destinée à tou-te-s les enseignant-e-s de France, et a demandé aux organisations syndicales de la relayer. SUD éducation vous invite donc à prendre connaissance de ce courrier, reproduit c-dessous et lisible à l'adresse : http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/20412
Nous vous invitons également  à signer la pétition de soutien à Philippe Wain : http://comitesoutien-philippewain.resistancepedagogique.org/
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Chers collègues,

 

Un de plus !

 

Dans le Loir-et-Cher, un enseignant, Philippe Wain, vient d’être déplacé d’office dans « l’intérêt du service » parce qu’il refusait d’utiliser le fichier Base-élèves et de mettre en place les évaluations nationales. En réalité cette mutation répond à un double objectif : sanctionner l’enseignant et affaiblir une classe unique de 17 élèves en vue de sa suppression.  

 

Ce déplacement a été décidé arbitrairement par l’Inspectrice d’Académie en dehors de tout cadre règlementaire ! Cet arrêté devient de fait nul et non avenu. Celui-ci fait suite à un autre arrêté retirant la fonction de « directeur » à notre collègue qui n’est que « chargé d'école ». Cette confusion rend cet autre arrêté illégal.  

 

De telles décisions ne rappellent-elles pas dangereusement les lettres de cachet des rois absolus ? 

 

Mais Philippe Wain n’est pas le seul à subir cette répression, bien au contraire !

Entre 2009 et 2011, combien d’enseignants et de directeurs d’école ont été ainsi sanctionnés parce que leur éthique professionnelle et citoyenne leur faisait devoir de ne pas participer à la casse de notre École Publique ?  

 

Alors oui ! Ils refusent le fichier Base-élèves (contraire aux principes de la Convention internationale des droits de l’enfant et dénoncé par la commission des droits de l'enfant de l’ONU), les absurdes et inutiles évaluations nationales et leur pilotage par les chiffres, mais aussi la stigmatisation des élèves en difficulté par l’aide personnalisée, la suppression des RASED, les milliers de suppressions de postes, l’abandon de la formation initiale et continue…

 

Ces collègues ont subi toute la gamme des sanctions ou des intimidations : pressions par téléphone ou par courriers à la limite du harcèlement, convocations devant les Inspecteurs d’Académie, retraits de salaires, inspections commandées, blâmes, retraits de fonction de direction et mutations d’office.

 

Jusqu’à quand allons-nous accepter ces politiques destructrices de notre École et de nos valeurs ?

Jusqu’à quand allons-nous accepter que les règles de l’économie mondiale orientent les politiques éducatives ?

Jusqu’à quand, enfin, allons-nous accepter d’être traités par le mépris ?

 
Chers collègues, il suffirait de quelques actions collectives pour relever la tête et remettre en cause toutes ces réformes, actions qui ne nuiraient aucunement à nos élèves.

Par exemple, bloquer les remontées des évaluations nationales, comme de nombreux syndicats le proposent. Que ferait l’Administration devant cette action massive ? Rien, sinon ne pas verser les primes de 400 €. Mais allons-nous nous mettre à genoux pour 400 € ? 

Résister, c’est créer ; créer, c’est résister !

 
Tout est à inventer pour s’opposer à cette politique du bulldozeur. Les premiers enseignants désobéisseurs ont dû faire preuve d’imagination pour résister à ces réformes qui visent à faire entrer l’Éducation nationale dans l’économie de marché, et non à améliorer les connaissances des élèves.

Il nous faut rester debout. 

Redressons-nous ! 

Rapprochons-nous des syndicats et des collectifs qui organisent la résistance : 

- le Comité de soutien à Philippe Wain(http://comitesoutien-philippewain.resistancepedagogique.org);

- le Réseau des enseignants du primaire en résistance (http://resistancepedagogique.org);

- le CNRBE (Collectif National de Résistance à Base-élèves) (http://retraitbaseeleves.wordpress.com);

- l’ICEM (Institut Coopératif de l’École Moderne – pédagogie Freinet) (http://www.icem-pedagogie-freinet.org).


 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 17:07

 

Le Premier ministre, François Fillon, a dévoilé son plan de «réduction des déficits publics». Il l'a présenté comme un plan visant à l'équité...
Alors qu'il s'agit seulement de rassurer les marchés financiers et de conforter la triple notation «AAA », notre « trésor national », comme dit Alain Minc, proche conseiller de Nicolas Sarkozy !
Or, l'accroissement de la dette publique est le produit des cadeaux fiscaux faits aux ménages les plus aisés et aux entreprises, en particulier les plus grandes, ainsi que le résultat des mesures prises
pour juguler la crise financière et la récession qui s'en est suivie, crise dont la population n'est absolument pas responsable !
L'équité aurait conduit à changer d'orientation en matière de politique économique, à tourner le dos à une politique fiscale de plus en plus injuste, aux exonérations fiscales et sociales qui profitent à la minorité la plus favorisée de ce pays, les actionnaires, les rentiers, les patrons...
Il n'en est rien : ce plan de rigueur touchera essentiellement la majorité de la population tant par les mesures annoncées que par les réductions de dépenses publiques prévues !
Une taxe exceptionnelle est prévue pour les très hauts revenus : 200 millions d'euros de recettes. C'est à comparer au cadeau de 1,8 milliard d'euros lié à la réforme de l'impôt sur la fortune, et au taux d'imposition des sociétés du CAC 40 qui dans les faits n'est que de 8 % (voire beaucoup moins avec les différents mécanismes). Rappelons aussi que la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu est tombé de 65 % à 41 % en 20 ans...
Les niches fiscales seront rabotées très à la marge alors que ce sont 75 milliards d'euros qui sont perdus chaque année pour les recettes publiques sans que ces niches présentent, pour l'essentiel, une quelconque efficacité sociale... A cela s'ajoute une très légère augmentation des prélèvements sociaux sur les revenus du capital (12,3% à 13,5%), mais on reste loin d'une taxation identique aux revenus du travail...
Les heures supplémentaires sont désormais intégrées dans l'ensemble des allégements de cotisations sociales jusqu'à 1,6 fois le SMIC : pourtant cette exonération reste contre-productive pour l'emploi et profondément inégalitaire. Cette défiscalisation ne profite pas aux salariés non imposables...
La hausse des taxes sur les assurances complémentaires de santé sera répercutée sur les assurés sociaux.
Ajoutons que le Premier Ministre a joué sur le registre de l'autosatisfaction, se félicitant des «réformes » menées sur les retraites, la RGPP (Révision générale des politiques publiques) et la
suppression des 130 000 emplois de fonctionnaires... toutes des mesures particulièrement injustes ! Pour lui, il faut poursuivre cette politique pour maintenir la bonne note de la France sur les marchés financiers !
Cette politique a des conséquences sociales néfastes pour la grande majorité des salarié-es, des chômeurs/chômeuses, des jeunes, des retraité-es, des précaires. Elle va encore aggraver la casse des services publics et accélérer la récession économique. Il est donc urgent de construire un rapport de forces pour imposer une nouvelle politique fiscale permettant de répondre aux besoins sociaux, notamment en matière d'emploi, de salaire, de protection sociale... et qui mette fin à la
soumission aux marchés financiers !

Contre les mesures d'austérité du gouvernement, pour la défense des services publics et de notre pouvoir d'achat, manifestons le 2 septembre à 11h30 devant la Mairie de Mortagne, à l'occasion de la venue de François Fillon.

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 08:35

 

Mardi 2 août 2011, grève nationale de tous les salariés de l’urgence sociale à l’appel de la coordination des professionels de l’urgence sociale et des syndicats et le soutien des organisations pour le droit au logement.

Urgence Sociale: du devoir d’état au respect de l’humain

 

L’appel à la grève de ce 2 Août est bien suivi par les professionnels de l’urgence sociale tant la situation est tendue.

Une trentaine de manifestations sont organisées sur toute le France pour réclamer des moyens pour l’urgence sociale, pour les CHRS (Centres d’Hebergement et de Réinsertion Sociale) et pour faire appliquer le droit au logement.

Les luttes dans ces trois secteurs doivent converger pour que dès la rentrée nous puissions augmenter la pression sur le gouvernement pour obtenir :

-les moyens d’assurer l’accueil d’urgence et l’accompagnement à la réinsertion sociale

- la suppression des coupes budgétaires dans les CHRS

- l’application de la loi sur l’accueil inconditionnel quel que soit le statut de la structure d’hébergement

- le relogement des DALO’S prioritaires

- la mobilisation des logements vides, (respect de la loi de réquisition)

  • l’arrêt des expulsions.

  • Pour 2011 la baisse des budgets pourra être de 25% à l’inverse des besoins, qui

    eux, explosent.

  • Déjà des CHRS ont mis la clef sous la porte, comme celui de la Clarté à Alençon, laissant principalement des femmes et des familles sans solution d’hébergement.

  • L’Etat se décharge ainsi de la prise en charge de ces familles sur les conseils généraux dans le cadre de leurs missions de protection de l’enfance.

  • Il est aussi demandé aux structures d’hébergement d’urgence de mettre en place des critères de sélection des personnes en détresse remettant ainsi en cause le principe d’accueil inconditionnel et de continuité des prises en charge fxées par la loi.

  • Les professionnels réagissent : De nombreuses actions à Paris, à Lyon, à Toulouse, à Lille, à Alençon entre autres dénoncent bien sûr la dégradation des conditions de travail, l’augmentation de la précarité mais surtout leur impossibilité d’assurer un accueil décent et d’assurer un véritable accompagnement social respectueux des personnes et de leurs besoins.

  • Cela ne passe pas par la mise en place de SIAO, outils informatiques, chargés de fcher les demandeurs, de réguler et fluidifer les files d’attente, au mépris des projets d’établissements.

Les fédérations SUD Collectivités Territoriales et SUD Santé Sociaux dénoncent :

Les fermetures d’établissements ou de services,

La baisse des moyens ne permettant pas d’assurer l’accueil d’urgence jusqu’à la fn de l’année et ne permettent pas un accompagnement social digne,

Les plans de réduction des défcits de l’Etat sur le dos des plus pauvres,

Le non respect des lois,

Le non respect de l’inconditionnalité d’accueil des Centres d’Hébergement d’Urgence qui renforce la traque des sans papiers.

Les fédérations SUD Collectivités Territoriales et SUD Santé Sociaux appellent les salariés de ces secteurs à se mobiliser.

A participer à toutes les actions concernant :

-l’hébergement d’urgence,

-l’arrêt des expulsions,

-la réquisition des logements vides,

-la création de logements sociaux,

-la mise en œuvre des moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne

sans toit ou/et en diffculté de logement quel que soit son statut.

A être à l’initiative de toute action :

-pour défendre la qualité de leur travail,

-l’emploi dans leurs établissements,

-pour l’obtention des moyens pour travailler

-leur mission de service public dans l’accompa-

gnement des plus défavorisés.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 08:27

 

Communiqué de presse

 

 

 

Le gouvernement doit respecter la décision de la cour de justice européenne

 

 

Par une loi et un décret, le gouvernement a légalisé la pratique fort ancienne et inscrite dans la

convention collective de l’animation socio-culturelle de ne payer les moniteurs de colonie de vacan-

ces que 2 fois le smic horaire par jour, soit 18 euros brut, sans que soit au demeurant limitée la du-

rée de travail. Et fait, selon ces dispositions légales et réglementaires, ces jeunes travailleurs sont

donc au travail ou en astreinte, 24 heures sur 24.

 

Allant bien au-delà de ce qui fut présenté devant le Parlement comme une simple « sécurisation ju-

ridique », ces textes :

- Limitent à 80j par an, le nombre de jours qu’un jeune peut effectuer comme moniteur ou ani-

mateur de centre aéré. Le but de cette limitation n’est pas avoué : il s’agit tout simplement

d’éviter que ces travailleurs ne se constituent des trimestres valides pour les droits à la re-

traite, alors que dans le même temps, bien entendu, leur rémunération déjà dérisoire, se voient

imputée des cotisations afférentes : comment ne pas parler de vol ?

- Ouvrent la possibilité à toute entreprise quelle que soit son statut juridique et notamment les

entreprises à but lucratif (sociétés anonymes, S.A.R.L…) la possibilité d’employer des jeunes

dans ces conditions, possibilité naguère réservée aux seules associations à but non lucratif.

Cette extension au demeurant se situe dans le droit fil de la concurrence libre et non faussée

imposée par l’Union Européenne. Comment réserver au seul secteur à but non lucratif un pa-

reil avantage : employer des salariés sans limite du temps de travail pour 18 euros par jours ?

- Ouvrent enfin la possibilité de recourir à cette forme de sous-emploi dans le cadre de camps

de vacances organisés pour les personnes handicapées, ce qui, jusqu’alors était clairement

exclu pour d’évidentes raisons : ni la charge de travail, ni la qualification requise ne sont

compatibles avec le statut « d’animateur occasionnel » comme la loi qualifie ces emplois.

 

 

Conscient du scandale que représentaient ces textes et à défaut de pouvoir contester la loi elle -même

l’Union Syndicale SOLIDAIRES Isère a décidé, lors de la parution du décret, de le déférer devant

le Conseil d’État.

 

Après un temps anormalement long, face à des questions de droit pourtant simples, cette Haute Juri-

diction :

- a rejeté notre contestation portant sur la rémunération minimale, dérogatoire au SMIC.

- a rejeté notre contestation sur la limitation du nombre de jours que peut effectuer un jeune comme « animateur occasionnel ».

- a estimé la question de la compatibilité de ce décret qui ne prévoit aucun repos journalier

et limite à 24 heures le repos hebdomadaire obligatoire, avec le droit communautaire qui

impose d’accorder à tout travailleur un repos journalier de 11 heures et un repos hebdoma-

daire de 35 heures, suffisamment complexe pour devoir être tranchée par la Cour de Jus-

tice de l’Union Européenne.

 

La C.J.U.E. par une décision rendue en octobre 2010 a reconnu pleinement le bien fondé de nos

arguments : l’affaire est renvoyée devant le Conseil d’État qui doit désormais entériner cette posi-

tion et on ne peut que s’étonner, là encore, de la lenteur de cette juridiction.

 

L’Union Syndicale SOLIDAIRES Isère :

 

- affirme que les moniteurs de colonie de vacances et les animateurs de centre aérés

sont des salariés comme les autres et doivent bénéficier des mêmes droits, en termes

de rémunération et de durée de travail ;

 

- exige en tout état de cause, qu’aucun statut dérogatoire ne soit accordé au bénéfice

des entreprises à but lucratif qui d’ores et déjà abusent largement de ces travail-

leurs sous statut dérogatoires ;

 

- exige également qu’aucune situation dérogatoire au droit commun ne soit admise

dans et pour les centres de vacances pour personnes handicapées.

 

Une offensive est menée par les syndicats patronaux concernés afin de trouver un biais juridique

permettant d’exclure les moniteurs de colonie de vacances des droits aux repos affirmés par la

CJUE. Ils voudraient les transformer en salariés « bénévoles », sous l’argument fallacieux que les

jeunes se trouvent satisfaits de leur situation et qui plus est, sont nourris et logés .

 

Ces mêmes syndicats patronaux arguent également de la menace que fait planer sur la survie

même des centres de vacances, le surcoût qu’impliquera le respect de la décision de la CJUE.

 

L’Union syndicale SOLIDAIRES rappelle son attachement à l’existence de ces centres qui

permettent à nombre d’enfants des classes les moins riches de partir en vacances.

 

L’Union syndicale SOLIDAIRES estime toutefois qu’il n’appartient pas aux jeunes employés

comme moniteurs d’en assurer la pérennité par le biais d’un travail gratuit.

 

C’est à l’État et à lui seul qu’il incombe de prendre en charge selon ce qui est nécessaire, le

coût afférent à une juste rémunération de ceux qui acceptent, dans des conditions souvent

difficiles le travail d’encadrer des enfants et adolescents.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 08:20

 

 

Luc Chatel mise sur le prétendu découragement des personnels de l’éducation et sur la proximité des élections de mai 2012 pour lui assurer une rentrée tranquille. Il se trompe.

Car dans l’Éducation, les motifs de révolte sont nombreux :

- suppressions massives de postes ;

- précarisation croissante des personnels ;

- sabordage de la formation des stagiaires ;

- gel des salaires ;

- méthodes managériales de la hiérarchie, et pressions hiérarchiques de plus en plus importantes pour tenter de mettre au pas l’ensemble des collègues : personnels précaires de vie scolaire, non titulaires en général, agents techniques et administratifs, enseignants, COP, assistant(e)s sociaux, infirmier(e)s, … ;

- détournement programmé des missions d’éducation et d’enseignement vers toujours plus de fichage, d’évaluation et de surveillance ;

- soumission des programmes aux impératifs du marché, des entreprises et des intérêts privés comme le prouve la marche forcée vers plus d’apprentissage au détriment de la formation initiale sous statut scolaire dans les lycées professionnels ;

- répression exercée contre les désobéisseuses et les désobéisseurs, et contre celles et ceux qui refusent de courber l’échine ;

Face à cela, quelle riposte ? Une journée de grève est prévue le mardi 27 septembre à l’appel d’une intersyndicale Éducation Nationale. La Fédération des syndicats SUD Éducation appelle à participer à cette journée de grève. Mais nous n’attendrons pas cette date pour nous lancer dans l’action. C’est dès la rentrée qu’il faut commencer à nous mobiliser et à tout mettre en place pour favoriser et construire, là où les conditions le permettent, les bases d’une grève reconductible, en favorisant les convergences avec l’ensemble des salarié-e-s des autres secteurs.

C’est pourquoi la Fédération des syndicats SUD Education appelle :

- à organiser des Assemblées Générales dans tous les établissements, toutes les villes, dès la rentrée ;

- à proposer la mise en place d’AG départementales, pour coordonner et impulser nos actions et luttes collectives, en dépassant le cadre de nos écoles et établissements ;

- à établir des liens avec tous les secteurs professionnels en lutte dans le public et dans le privé afin de faire converger nos revendications.

Saint Denis, dimanche 3 juillet 2011

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 20:19

Appel de salarié(es) syndiqué(es) - non syndiqué(es) des établissements : AOLTJ (Alençon, Flers, Argentan, Mortagne au Perche), CHRS La Clarté, ARSA (Alençon, Flers), APSA, ANAIS, ATMPO, ASPEC, La Sauvegarde, CPO, Conseil Général (service social, ASE), CADA, Mission Locale Alençon, IME Ségur, Montjoie les Sources, UGECAM, APF… , soutenus par les organisations syndicales CGT et SUD Santé Sociaux.

 

Grande marche


 le jeudi 30 juin 2011 à 18h


au départ du CHRS la Clarté


(rue des châtelets) pour soutenir :


Les salariés et les femmes accueillies.


Nous sommes tous et toutes concernés !!

Secteur social : 50 emplois sont menacés dans le Département.

Mobilisons nous pour le maintien de l'emploi et des missions d'aide et d'accompagnement auprès des personnes.

Exigeons des moyens financiers et humains à la hauteur des besoins pour : L’accueil et l’accompagnement de femmes et de familles,

L’insertion ou la réinsertion des adultes,

L’aide au logement et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes,

L’accompagnement des personnes en situation de handicap,

L’accueil des demandeurs d’asile,

La prévention spécialisée de rue,

L’éducation à la santé…

Quel avenir pour les personnes fragilisées rencontrant des difficultés ?

Nous refusons la marchandisation de nos secteurs qui compromettent nos métiers et nos missions de service public auprès de la population de l’Orne Nous refusons l’abandon d’une vraie politique sociale

Nous exigeons de l’état et des collectivités territoriales qu’ils tiennent leurs engagements de solidarité nationale envers les plus démunis.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 09:17

Il y a une semaine environ, des écoles ont reçu des recueils de contes de Perrault dans le cadre de l'opération conduite par le Ministère « Un livre pour l'été ». Cette opération a soi disant pour but de prévenir l'illettrisme auprès des élèves de CM1 avec ce livre qui accompagnera leurs vacances...
Outre que ce recueil est sponsorisé par la  fondation Total, il est désormais question d'organiser des cérémonies de remise des ouvrages, en y invitant la presse locale.

Pas de cadeau sans contrepartie, n'est-ce pas ?

A quand le retour de la levée de drapeau dans le cadre de l'opération « Ma patrie je l'aime ou je la quitte » ???

Pour le moins, cette initiative, sur fond de relents de bonnet d'âne et d'instruction civique éculée, ne semble pas avoir d'autre objectif que de mettre une nouvelle fois au pas le corps enseignant, qui plus est à une période de l'année déjà fort chargée.
C'est pourquoi SUD Education de l'Orne soutiendra toute action de boycott de ce cérémonial d'un autre temps sous quelque forme que ce soit (non-réponse au Recteur ou aux IEN ; retour des ouvrages à l'envoyeur ; …).

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 12:06

 

La loi Warsmann du 17 mai 2011 signe la fin du réseau des GRETA. Et avec elle la

mission de la formation continue dont l’Etat avait la charge disparaît de l’Education

Nationale.

 

Le gouvernement, dans sa volonté de réformer les GIP par la voix législative, en profite

pour se débarrasser de ses obligations liées à la formation professionnelle tout au long de la

vie. Sous prétexte que les GRETA n’ont pas d’existence juridique – alors même qu’on peut la

leur donner au sein de l’Education Nationale – la loi Warsmann raye du territoire 213

GRoupements d’ETAblissements (4 Greta pour la seule académie de Caen).

 

1300 conseillers en formation continue, plus de 5000 enseignants formateurs et 3500

agents administratifs ignorent ce qu’ils vont devenir au 1er

janvier 2013, date butoir de

constitutions de GIP.

Les GIP préconisés pour la formation continue (un GIP orientation, un GIP formation)

n’auront pas d’états d’âme et à terme, dans notre académie comme ailleurs, on peut craindre de

graves difficultés financières et des suppressions de postes.

 

Les personnels des GRETA

ne veulent pas de ces GIP qui participent au démantèlement du service

public de la formation continue

 

  •  Pour la suppression de l’article 78 de la loi Warsmann qui remet en cause l’ancrage

de la formation continue dans l’Education Nationale.

  •  Pour un statut juridique certes mais en maintenant le réseau des Greta sur l’ensemble

du territoire, réseau financé et piloté par l’Etat.

  •  Pour la titularisation des personnels formateurs et administratifs, seule

reconnaissance de leurs missions. Stop aux CDD sans cesse renouvelés ou non,

respect des textes réglementaires de 1984 et 1993 sur les conditions de travail, stop aux

zones de non-droits tolérées par les autorités, etc.

 

GRETA, AFPA, Missions Locales, CIO, nous sommes tous confrontés à des textes dont les

doux mots ou les mots savants annoncent en réalité un avenir très sombre pour les

personnels et pour les usagers.

 

Jeudi 23 juin mobilisons-nous !

Toutes et tous en grève !

Journée d’action nationale à Paris

A l’initiative de l’inter syndicale SUD Education, CGT éduc, SNES FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 14:38

Dans un entretien donné à la presse régionale madame la Rectrice de l'Académie Orléans-Tours, nouvellement nommée, fait le point de ses ambitions pour l’académie.

Se disant représentante d’un gouvernement qui lui convient, et non pas représentante de la République, elle ne laisse augurer rien de bon quant au respect de l’ensemble des acteurs du système éducatif.

Elle parle de gosses ou de gamins au lieu d’élèves, confond l’enseignant et le parent, et fait des enseignants des personnes qui ne sont pas motivées, qui surprotègent les jeunes, qui ne se décarcassent pas ou encore qui ne savent pas s’y prendre. Il semble qu’elle prône enfin la pédagogie du coup de pied dans le derrière. Elle annonce qu'elle proposera la fermeture de certains collèges ruraux.

Mais surtout, reprenant le discours du ministre de l’intérieur, elle pense que les enfants issus de l’immigration" mobilisent avant tout leur intelligence pour faire des mauvais coups, propos qui sont tout simplement inadmissibles car faux, stigmatisants et discriminatoires.


C’est peu connaître les réalités sociales du terrain, l’action au quotidien des enseignants, et plus largement les pratiques pédagogiques et l’acte d’apprendre. Elle fait manifestement passer les logiques économiques et électoralistes avant les valeurs d’équité et d’égalité vis-à-vis de l’offre d’éducation.

Sud éducation dénonce ce discours qui consiste à dénigrer le service public pour mieux le casser ensuite, à jeter le trouble parmi la communauté éducative et les parents alors que le monde éducatif aurait plutôt besoin de sérénité, de calme et de temps. Sud éducation appelle Madame la Rectrice à la démission tant ses propos sont éloignés des missions de l'Education nationale. 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 15:19

 

Appel de salarié(es) syndiqué(es) – non syndiqué(es) des établissements : AOLTJ (Alençon,Flers, Argentan, Mortagne au Perche),CHRS La Clarté, ARSA ( Alençon, Flers), APSA, ANAIS, ATMPO, ASPEC, La Sauvegarde, CPO, Conseil Général (service social, ASE), CADA, Mission Locale Alençon, IME Segur, Montjoie Les sources , soutenus par les organisations syndicales CGT et SUD Santé Sociaux.

 

 

 

 

  2011 = La fin du monde… social !


Quel avenir pour les personnes en difficulté ?
 

 

 

Alors que la crise nous frappe tous durement, généralisant les emplois précaires, Sarkozy et son gouvernement s’en prennent aux pauvres et aux plus démunis !

 

Après la santé mis à mal, ce sont aujourd’hui les structures venant en aide aux personnes les plus fragiles qui vont disparaître.

 

Des restrictions budgétaires importantes touchent tous les services de l’insertion des personnes ayant besoin d’être soutenues à un moment de leur vie.

 

Pourtant, depuis plus de trente ans, les dispositifs constitués de différents services sociaux adaptés aux besoins territoriaux ont montré leur efficacité. Des milliers de citoyens ont pu en bénéficier grâce à un accompagnement personnel dans des démarches administratives et budgétaires, dans l’accès au logement, aux droits, aux soins…

 

 

Concrètement, les importantes restrictions budgétaires imposées par la direction régionale de la cohésion sociale se traduisent par la suppression de postes et menacent plusieurs structures :

 

- AOLTJ: Abandon de la sous – location (30 jeunes accompagnés sur l’année).

En cours, demande de plan de sauvegarde auprès du Tribunal de Grande Instance.

 

- CHRS la Clarté : Fermeture avec 13 postes supprimés, cela concerne 21 personnes accompagnées

 

- APSA : 1 temps plein menacé àDrog'aide61,réparti sur 4 personnes. Le centre de soins en addictologie est menacé de disparaître sur l’injonction de l'ARS (Agence Régionale de santé) le déménagement est prévu vers l'hôpital de Mortagne au Perche.

 

- SAUVEGARDE : Prévention spécialisée 5 salariés sont concernés soit 3 équivalents temps plein supprimés fin juin. Le conseil général ne finance plus. La ville pourrait prendre le relais mais dans quelles conditions. Aussi la suppression des enquêtes sociales est annoncée.

 

- ARSA : Le site de la rue de Bretagneest transféré au 19 rue du Collège, suppression de deux postes (un contrat de reconversion et une fin de contrat). Aux ateliersmodification du fonctionnement suite à un départ en rupture conventionnelle

passage de quatre emplois de moniteur à temps plein à 3.25 temps plein répartis sur quatre moniteurs (2 temps plein et 2 temps partiel), non remplacement des arrêts maladie et congés.

 

- CADA : Baisse du budget, menace de chômage partiel, réponse en juillet. Structure de 7 salariés cela concerne 72 personnes accompagnées.

 

Vu le contexte économique dégradé et le chômage massif, les structures d’hébergement et d’accompagnement social sont plus que jamais indispensables à la cohésion sociale !

 

Nous n’acceptons pas le démantèlement de services qui mettent en œuvre au quotidien la solidarité nationale envers les plus démunis !

Nous n’acceptons pas qu’on jette dans l’indignité les plus fragiles de nos concitoyens !

 

Nous exigeons des pouvoirs publics qu’ils tiennent leurs engagements de solidarité nationale envers les plus démunis.

 

C’est pourquoi nous interpellerons les élus de notre région.

 

Rassemblement des salariés des secteurs sanitaire, social et médicosocial, public & privé et tous citoyens concernés
Devant la préfecture d'Alençon
Lundi 27 juin 2011 à 11h

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