9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 08:08

Depuis son annonce, le projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe a fait l’objet d’attaques et d’injures homophobes proférées en toute impunité. Face à cette « libération » de paroles haineuses et de violences physiques, les réactions sont généralement passives, timorées, complaisantes quand elles ne sont pas, le plus souvent, inexistantes.

Comment admettre que les pouvoirs publics, garants des lois, laissent les délits d’opinions se multiplier publiquement sans être condamnés ? Comment s’étonner alors de la banalisation des comportements discriminatoires dans la population surtout lorsqu’ils sont confortés par des discours dits scientifiques, naturalistes, culturalistes ? Comment interpréter que le gouvernement s’abrite désormais derrière la décision du Conseil d’éthique pour masquer son propre recul quant à la PMA ?

Les « acteurs et actrices du débat » ne cessent d’alléguer qu’ils et elles ne sont en rien homophobes.

Et pourtant, il n’y a pas d’autres mots pour désigner ce refus de l’égalité des droits pour les couples homosexuel-les. Ces décisions concernent des vies particulières et ces propos alimentent des souffrances réelles dans toute la population, notamment chez les jeunes frappé-es d’un taux de suicide alarmant, ou comme ces agressions physiques insupportables contre les personnes homosexuel-les.

L’homophobie trouve également son écho dans le monde du travail : placardisation, harcèlement, discrimination salariale, insultes, sarcasmes... C’est pourquoi, pour la journée mondiale contre l’homophobie le 17 mai, Solidaires appelle à participer à toutes les mobilisations organisées ce jour-là.

L’Union syndicale Solidaires s’inscrit dans la lutte contre l’homophobie et revendique pour les homosexuel-les et pour toutes les minorités opprimées par les normes de genre :
- l’égalité de droit plénière en matière d’adoption et de filiation
- la levée de toute discrimination dans le monde du travail
- la fin de la psychiatrisation des personnes trans
- l’abolition des actes médicaux forcés pour les trans comme pour les in
tersexes

Rappel de la loi : Dans le code pénal (art.132-77) l’homophobie est une circonstance aggravante lorsque l’infraction a été commise pour un motif homophobe. La loi punit également la publication de propos injurieux, diffamatoires ou caractérisant une provocation à la discrimination ou alors à la violence envers des personnes homosexuelles.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 19:09

Le 14 mai, les délégués du personnel sont invités à participer à un groupe de travail qui traitera de quelques collègues nécessitant (pour des raisons de santé ou autre)'un traitement particulier. Si vous pensez être dans ce cas, contactez votre IEN et SUD éducation.

Le 28 mai, se tient un groupe de travail : vérification des barèmes de tout-es les postulant-es au mouvement. Nous ne pourrons contrôler, voire contredire les données de l’administration que si nous disposons de vos fiches de vœux

Quelques jours avant la CAPD du 11 juin, l'inspection académique vous enverra un message pour vous faire part du poste que vous êtes susceptible d'obtenir. Autant vous dire que pour presque tout le monde, c'est le poste que vous aurez réellement et que pour quelques-un-es, c'est une annonce qui ne sera pas confirmée le jour de la CAPD, parce que des erreurs auront été trouvées, soit par les services de l'IA soit par un syndicat après étude des documents du mouvement.

Le 6 juin, les délégués du personnel sont convoqués pour étudier les documents du mouvement.

Il arrive parfois que des erreurs soient constatées dans les jours qui suivent le mouvement : ces erreurs sont rectifiées et le poste annoncé après la CAPD se révèle ne plus être le bon : tant que vous n'avez pas d'arrêté de nomination, vous ne pouvez pas être sûr à 100% que vous avez bien obtenu le poste annoncé, même si ces erreurs sont infimes et pourraient être évitées si tous les collègues faisaient la démarche suivante : remplir la fiche de suivi syndical et la renvoyer au syndicat (pdf joint).

Cette année, il n’y a pas d’affectation protégée pour les titulaires première année; par contre, 20 postes seront réservés lors de la première phase aux Professeurs des Ecoles Stagiaires, ces postes ont été publiés en même temps que la circulaire du mouvement.

Vingt autres postes seront attribués en priorité aux PES lors de la phase d’ajustement.

Une vingtaine de contractuels (admissibles au deuxième concours 2013) seront affectés à tiers temps sans que nous sachions les modalités d’affectation.

Si certains collègues n'obtenaient rien le 6 juin, leur situation serait réétudiée le mardi12 juillet, le DASEN ayant refusé notre demande que cette date soit avancée.

Ces collègues, malgré la demande syndicale, n'auront pas la possibilité d'émettre de nouveau des vœux, sauf pour certains postes de l’ASH restés vacants (ITEP, EREA et classes relais), vœux à émettre du 12 au 18 juin.

Et si jamais certains n'avaient aucune affectation le 12 juillet, ils seraient nommés en cours d'été ou la veille de la rentrée.

Ce qui précède est la manière dont le DASEN a fixé les règles, malgré le désaccord de SUD éducation concernant certaines modalités.

Notre rôle de déléguées consiste maintenant à vérifier que ces règles soient bien respectées. Vous nous y aidez en nous retournant la fiche de suivi.

Les déléguées du personnel de SUD éducation

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 19:00
Sudéducation Orne added a new photo.
Partager cet article
Repost0
Published by Sudéducation Orne
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 18:50
En pièce jointe, le tract d'appel au rassemblement.

En pièce jointe, le tract d'appel au rassemblement.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:11
Communiqué de la fédération SUD éducation du 22 avril 2003
lundi 22 avril 2013


- Après une 1ère séance consacrée au « diagnostic », le 18 avril s’est tenue une 2ème réunion sur la rénovation du collège entre la direction générale des affaires scolaires (Dgesco) du ministère de l’éducation nationale et les organisations syndicales
- Le ministère n’a pas encore communiqué ses projets précis, mais il en a indiqué certains axes
- Ils sont inquiétants pour le service public, mais aussi pour les statuts des enseignant-e-s du secondaire, qui seront clairement sur la sellette au 2nd semestre 2013

Une réforme dans la « refondation »

La rénovation du collège qui est en chantier s’inscrit dans le cadre de la loi d’orientation en cours d’adoption au parlement. La réforme s’inscrit donc dans le cadre d’une programmation budgétaire insuffisante et d’orientations fondamentales que nous combattons : le socle commun et la logique des compétences, ainsi que l’« autonomie » des établissements, qui devrait être renforcée pour le collège sur le modèle de ce qui a été fait par la droite pour les lycées. Les préalables indispensables pour la nécessaire réorientation radicale des politiques scolaires ne sont donc pas là : ni sur les postes, ni sur le temps et les conditions de travail des personnels, ni sur le projet d’école.

Marche à l’envers et saucissonnage

On nous annonce que le nouveau socle commun n’aura rien à voir avec l’ancien, que le Livret Personnel de Compétences sera profondément revu, et que les programmes seront repensés en cohérence avec ledit socle. Toutes ces redéfinitions seront l’œuvre du Conseil National des Programmes, qui commencera à travailler… l’an prochain. Ainsi, non seulement le travail sur la refonte du collège est séparé de celui qui a eu lieu sur le primaire et de celui qui aura lieu sur le lycée, alors qu’il faudrait penser l’ensemble de la scolarité pour articuler ses différents moments, mais en plus on est appelé à discuter des structures du collège, des modalités de l’enseignement et des rythmes scolaires sans savoir ce que le collège est censé enseigner et quelles sont précisément les finalités de l’école !

Le projet : tripartition du temps scolaire

Le ministère a dévoilé un axe essentiel de son projet, la séparation du temps des élèves du collège en trois : 1. Un tronc commun 2. Des enseignements complémentaires différenciés 3. Des activités de renforcement (soutien, tutorat, aide personnalisée…)

Le collège unique, proclamé mais bafoué

Le ministère affirme qu’il n’est pas question de mettre en cause le collège unique et qu’il refuse toute orientation ou pré-orientation précoce. Cependant, l’introduction de différenciations est notoirement le biais par lequel se réintroduisent des hiérarchisations entre options et parcours, qui favorisent la reproduction des inégalités sociales et culturelles. Un tronc commun, cela veut dire des branches distinctes : il est où, le collège unique ? On est bien loin du projet que nous portons : celui d’une scolarité obligatoire commune jusqu’à 18 ans avec une formation polyvalente et polyculturelle pour toutes et tous.

Étendre ce qui ne marche pas

L’extériorisation hors de la classe du traitement de la difficulté scolaire a été mise en œuvre au primaire et au lycée avec l’aide personnalisée. Dans les deux cas, c’est un échec. Son extension au collège témoigne du renoncement à la création des conditions pour que les difficultés des élèves soient traitées au sein de classe, ce qui passe d’abord par des réductions des effectifs-classes et des groupes réduits, et donc une programmation budgétaire à la hauteur des besoins. On en est loin.

Les statuts dans la ligne de mire

Le ministère l’annonce clairement : les décrets de 1950, qui fixent les obligations de service des enseignant-e-s du 2nd degré, seront revus à l’automne/hiver 2013. La tripartition du temps des élèves est un instrument de cette casse programmée des statuts : elle sera l’occasion de revoir à la hausse les maxima de service, sous prétexte par exemple qu’une heure « d’encadrement » d’activités de renforcement ne pourrait être comptée comme une heure de classe…

La fédération SUD éducation alerte les personnels sur les dangers des projets de réforme du collège et des statuts. Il faut se préparer à la mobilisation pour refuser les attaques annoncées et imposer des alternatives pour les élèves, les personnels, et le service public, pour une école égalitaire et émancipatrice.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61 - dans communiqués
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:07

 

1er_mai.jpg

 

De l’argent, il y en a dans les poches du patronat, dans les coffres des banques, ici ou dans les paradis fiscaux, sur les marchés financiers partout dans le monde. C’est cet argent qui ne va pas à l’investissement productif, au logement, au développement des services publics, à la protection sociale.

C’est cet argent qui manque en fin de mois aux salariés condamnés aux petits salaires, au chômage, aux petites retraites, aux minima sociaux.

 

Partout, on nous dit que nous coûtons trop cher, alors que ce sont les salariés par leur travail qui créent la richesse ! 

 

Il est temps de mettre les pieds dans le plat !

 

Pour sortir de la crise :

 

Augmentons d’abord les salaires.

A partir de la revalorisation du SMIC, exigeons la reconstruction de l’ensemble des grilles de salaires.

Ce sont les salaires qui alimentent les caisses de la protection sociale, pour la santé, la retraite, l’assurance chômage.

Partout dans le monde il faut un salaire minimum pour empêcher le dumping social !

 

Développons l’emploi.

Nous refusons la mise en concurrence des sites, des salariés entre eux dans les différents pays. Tous les travailleurs et les entreprises en souffrent !

Les banques, les financiers doivent être contraints de diriger l’argent vers l’investissement productif créateur d’emplois.

 

Nous exigeons des mesures immédiates pour arrêter de brader nos outils de production comme par exemple à Florange, chez Pétroplus ou encore chez Peugeot. Il faut au contraire des mesures permettant le développement de notre appareil productif, de services publics de qualité et permettre une reconquête industrielle.

 

Protégeons les salariés des aléas de la vie professionnelle et sociale. Nos acquis sociaux (sécurité sociale, retraite par répartition, assurance maladie, assurance chômage) sont issus des luttes des travailleurs avec le mouvement syndical. Non seulement nous les défendons mais nous proposons de les étendre. Partout dans le monde, les travailleurs ont besoin de cette protection et nous envient.

 

C’est à cette protection sociale qu’aspirent les travailleurs en Chine, au Bangladesh, en Amérique latine et dans tant de pays. Ils aspirent à un droit protecteur pour les salariés, à la reconnaissance du droit syndical. Or c’est ce droit qui est remis en cause dans la loi qui transpose l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier signé par le patronat et trois syndicats.

 

Cette loi protège les employeurs et flexibilise davantage les salariés.

Comment croire un moment qu’un accord jugé historique par le MEDEF soit favorable aux salariés, à l’emploi.

 

Il faut, au contraire, sécuriser l’emploi, redonner de réels droits aux salariés dans les entreprises !

 

Le 1ermai, mobilisons-nous pour l’emploi, pour le progrès social, contre l’austérité !


Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61 - dans communiqués
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:05

nddl25-04.jpg

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 14:00

 

Le 14 mai, les délégués du personnel sont invités à participer à un groupe de travail qui traitera de quelques collègues nécessitant (pour des raisons de santé ou autre)'un traitement particulier. Si vous pensez être dans ce cas, contactez votre IEN et SUD éducation.

 

Le 28 mai, se tient un groupe de travail : vérification des barèmes de tout-es les postulant-es au mouvement. Nous ne pourrons contrôler, voire contredire les données de l’administration que si nous disposons de vos fiches de vœux

Quelques jours avant la CAPD du 11 juin, l'inspection académique vous enverra un message pour vous faire part du poste que vous êtes susceptible d'obtenir. Autant vous dire que pour presque tout le monde, c'est le poste que vous aurez réellement et que pour quelques-un-es, c'est une annonce qui ne sera pas confirmée le jour de la CAPD, parce que des erreurs auront été trouvées, soit par les services de l'IA soit par un syndicat après étude des documents du mouvement.

 

Le 11 juin, les délégués du personnel sont convoqués pour étudier les documents du mouvement.

Il arrive parfois que des erreurs soient constatées dans les jours qui suivent le mouvement : ces erreurs sont rectifiées et le poste annoncé après la CAPD se révèle ne plus être le bon : tant que vous n'avez pas d'arrêté de nomination, vous ne pouvez pas être sûr à 100% que vous avez bien obtenu le poste annoncé, même si ces erreurs sont infimes et pourraient être évitées si tous les collègues faisaient la démarche suivante : remplir la fiche de suivi syndical et la renvoyer au syndicat (envoi sur simple demande à sudeducation61@wanadoo.fr)).

 

Cette année, il n’y a pas d’affectation protégée pour les titulaires première année; par contre, 20 postes seront réservés lors de la première phase aux Professeurs des Ecoles Stagiaires, ces postes ont été publiés sur le site DSDEN (nouveau nom de l'IA) en même temps que la circulaire du mouvement.

Vingt autres postes d'adjoint-es seront attribués en priorité aux PES lors de la phase d’ajustement. 

 

Une vingtaine de contractuels (admissibles au deuxième concours 2013) seront affectés à tiers temps sans que nous sachions les modalités d’affectation.

 

Si certains collègues n'obtenaient rien le 11 juin, leur situation serait réétudiée le mardi12 juillet, le DASEN ayant refusé notre demande que cette date soit avancée.

Ces collègues, malgré la demande syndicale, n'auront pas la possibilité d'émettre de nouveau des vœux, sauf pour certains postes de l’ASH restés vacants (ITEP, EREA et classes relais), vœux à émettre du 12 au 18 juin.

Et si jamais certains n'avaient aucune affectation le 12 juillet, ils seraient nommés en cours d'été ou la veille de la rentrée.

 

Si vous êtes titulaire d’un poste et que vous postulez et si vous n’obtenez aucun de vos vœux, vous restez titulaire de votre poste.

Toute affectation sur un poste demandé et obtenu ne pourra pas être contesté.

Si vous obtenez un poste adjoint maternelle en école primaire, vous n’exercerez pas nécessairement en maternelle (et inversement), RENSEIGNEZ VOUS AUPRES DES ECOLES

Ne demandez aucun poste sur lequel vous n’êtes pas prêt-e à exercer.

Les zones géographiques ont été modifiées. Pour chaque zone, il existe différents vœux possibles (direction, adjoint-e maternelle, élémentaire, décharge direction, brigade …). Il est préférable d’émettre des vœux en zone géographique pour favoriser votre affectation lors de la phase d’ajustement.

 

Ce qui précède est la manière dont le DASEN a fixé les règles, malgré le désaccord de SUD éducation concernant certaines modalités. Notre rôle de déléguées consiste maintenant à vérifier que ces règles soient bien respectées. Vous nous y aidez en nous retournant la fiche de suivi.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 15:49
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 13:30
Quelles perspectives après la grève du 28 mars ?
mardi 2 avril 2013

 Après l’importante grève du 12 février, les fédérations FNEC-FP-FO, FERC-CGT, SUD éducation et FTE-CNT appelaient à une nouvelle grève nationale de toute l’éducation le 28 mars  Malgré des dispari-tés géographiques, la mobilisation a été en baisse, en-deçà du rapport de force nécessaire pour obtenir sa-tisfaction sur les revendications, en particulier l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires  Ce niveau de mobilisation ne permet pas d’envisager à court terme des suites sous la même forme et avec les mêmes objectifs  Pour autant, il n’est pas question de se résigner aux régressions tous azimuts que le gouvernement et le patronat veulent imposer 

Nous en avons vite fait le constat : la « refondation » annoncée n’en a que le nom faute de rupture avec les politiques précédentes. Programmation budgétaire in-suffisante sous contrainte d’austérité, maintien de la plupart des contre-réformes de la droite, développement de la précarité, refus de titulariser les précaires, blocage des salaires, poursuite de la dégradation des conditions de vie et de travail, accentuation du démantèlement du service public via la territorialisation, le tout inscrit dans la continuité du projet d’adapter toujours davantage l’école à l’économie néolibérale.

SUD éducation n’aura pas ménagé ses efforts pour construire la mobilisation la plus large. Dès l’automne, nous avons proposé avec insistance à toutes les organisations syndicales de se réunir en vue d’engager des mobilisations pour que les « concerta-tions » et « négociations » ne se déroulent pas sans l’intervention des personnels. Nous n’avons eu de cesse de créer les conditions de l’unité dans la lutte. Depuis le départ de la concertation, dans ses expressions propres et dans les cadres intersyndicaux, SUD éducation a mis en évidence la nécessité d’une lutte globale et inter-catégorielle contre la politique scolaire du gouvernement et cherché à éviter la focalisation sur la seule question des rythmes.

Les organisations majoritaires ont refusé la construction d’un rapport de force. Le SGEN-CFDT et l’UNSA ont soutenu le ministère et ses projets, en votant pour la loi d’orientation, en refusant de s’opposer au décret sur les rythmes, en ne participant à aucune réunion intersyndicale de mobilisation. La FSU et ses syndicats (SNES, SNUIPP, SNUEP, SNEP…) se sont contentés d’émettre des critiques circonscrites et mesurées, se sont abstenus sur la loi d’orientation, ont refusé de construire des mobilisations pour imposer les revendications, ont divisé les luttes et les personnels.

Après avoir voté contre le projet de loi et contre le décret sur les rythmes, les fédérations SUD éduca-tion, FO et CGT ont décidé de proposer à tous les personnels la grève le 12 février, avec la CNT et la FAEN, pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération, pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école, pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires. La FSU a refusé de se joindre à cet appel. Le SNUIPP a ensuite décidé d’appeler les seul-e-s enseignant-e-s du primaire à la grève, et sur ses propres bases revendiquant uniquement le report et la réécriture du décret sur les rythmes. Cette grève a été massive, en particulier dans le 1er degré. Elle aura permis de témoigner d’une capacité importante de mobilisation et de mettre à nu la méthode du ministère : passer en force malgré l’opposition des personnels. Cette grève qui explique en partie le report à 2014 de la contre-réforme dans 75% des municipalités, n’aurait pas eu lieu sans l’appel des fédérations SUD, FO, et CGT.

Il était de la responsabilité des syndicats de donner à la mobilisation du 12 février un prolongement par la grève avant fin mars. De nombreuses AG de grévistes avaient exprimé cette attente. C’est ce qu’ont proposé les fédérations SUD, FO, CGT et CNT. La FSU et ses syndicats ont refusé d’envisager tout appel à la grève. La FSU a proposé uniquement aux autres organisations de s’associer à un appel à manifestation nationale le samedi 6 avril, sur une plateforme imposée ne comprenant ni l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, ni le retrait du projet de loi d’orientation sur l’école.

En refusant d’appeler à la grève et en décidant unila-téralement un appel à une manifestation le 6 avril, la FSU et ses syndicats ont cassé la dynamique naissante et créé une situation de concurrence des initiatives qui a été démobilisatrice. Cette opération est loin d’avoir été sans conséquence par exemple sur le niveau de mobilisation du 28 mars. S’il était de notre devoir de proposer cette grève, nous prenons acte que les personnels n’ont pas massivement répondu à l’appel de nos fédérations.

La manifestation de la FSU du samedi 6 avril ne s’inscrit pas dans la construction d’un rapport de force : nous n’en serons pas. Une telle manifestation nationale ne pourrait avoir de sens que dans le cadre d’une dynamique de mobilisation et de grèves, non comme un événement sans avant ni après. Cette initia-tive isolée, sans perspective, est une opération d’auto-affirmation d’une organisation qui a montré qu’elle refu-sait de construire un bras de fer avec le ministère pour imposer les légitimes revendications des personnels. Les quelques milliers ou dizaines de milliers de manifestant-e-s du 6 seront bien peu de chose comparés aux centaines de milliers de grévistes du 12 février. Aucune autre fédération ne s’est d’ailleurs associée à cet appel.

Pourtant, il y a toutes les raisons de construire un rapport de force, car ce sont toujours les mêmes poli-tiques qui sont à l’œuvre dans le privé et le public. Politique sécuritaire de répression sociale et anti-immigré-es, austérité budgétaire, augmentation de la TVA et réduction des dépenses publiques (Etat et protection sociale), « réformes structurelles » cassant les droits des travailleurs/euses du privé et bientôt du public (Accord National Interprofessionnel, démantèlement des services publics (via notamment la décentralisation). Ces orientations sont faussement légitimées par la prétendue contrainte de la dette publique. Elles consis-tent en réalité à faire payer aux salarié-e-s et classes populaires une crise du système capitaliste dont ils ne sont nullement responsables. La politique scolaire actuelle ne peut se comprendre que replacée dans ce cadre global.

C’est une lutte d’ensemble de grande ampleur qu’il faut préparer, en résistant pied à pied à toutes les contre-réformes et en portant la nécessité d’une alternative au capitalisme. C’est dans cette perspective que les syndicats SUD éducation, réunis en conseil fédéral les 28 et 29 mars 2013, se sont donnés comme feuille de route pour les mois qui viennent :

Amplifier notre campagne nationale sur nos condi-tions de travail, qui continuent de se dégrader et pour lesquels les outils existants doivent être utilisés (visites médicales, registres obligatoires, comités hygiène, sécurité et conditions de travail).

Mobiliser contre le projet de loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) qui entérine la loi LRU et pousse encore plus loin les logiques d’assujettissement de l’ESR aux pouvoirs des entreprises et de la Région.

S’opposer au développement de l’école du socle et des compétences, avec une campagne nationale de boycott du Livret Personnel de Compétences.

Lutter contre la précarité avec une campagne natio-nale pour la titularisation et le réemploi de tous les précaires, avec un rassemblement devant tous les rectorats le mercredi 5 juin.

Développer la mobilisation interprofessionnelle contre l’accord d’insécurisation de l’emploi, avec comme prochaine étape la journée nationale d’action du 9 avril. Cet accord institue le chantage à l’emploi pour imposer des baisses de salaires, une hausse de la durée du travail et la flexibilité des ho-raires. L’ANI, c’est moins de droits collectifs et in-dividuels en cas de licenciements.

Combattre les projets de territorialisation et l’acte III de la décentralisation, à commencer par un pou-voir accru aux collectivités territoriales dans les conseils d’école et dans les conseils d’administration des établissements, la régionalisa-tion de l’enseignement professionnel et de l’orientation scolaire, avec des rassemblements le mercredi 10 avril devant tous les rectorats. Avec la décentralisation, un cap supplémentaire serait fran-chi dans une logique de territorialisation et de con-tractualisation de l’école incompatible avec l’égalité du service public national, et destructrice pour les statuts des personnels.

Appuyer la résistance à l’Aéroport de Notre-Dame-Des-Landes en mobilisant pour la grande chaîne humaine organisée sur place le 11 mai, contre ce symbole d’une politique productiviste qui privilégie l’intérêt des actionnaires sur les enjeux sociaux, en-vironnements et démocratiques.

Préparer un affrontement interprofessionnel majeur pour refuser la nouvelle attaque contre les retraites, F. Hollande ayant annoncé le 26 mars une augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour avoir une retraite à taux plein et la désindexation des pensions sur l’inflation. C’est la baisse des pensions de retraites pour tou-te-s qui est pro-grammée !


Retrouvez les éléments liés à ces campagnes et initiatives sur notre site : www.sudeducation.org

Le véritable changement dépend de nos mobilisations, de notre volonté et de notre capacité à faire plier le patronat, les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent nous faire payer leur crise. SUD Éducation s’inscrit dans un combat général pour que, des luttes, sorte une alternative sociale, économique, politique et écologique dont l’essentiel reste à inventer. Cela sera difficile, mais nous n’avons pas le choix. Chaque résistance y contribue. Chaque résignation nous en éloigne.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61 - dans communiqués