23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 12:40
Pas de refondation de l'école sans les RASED !

 

Alors même qu'il se donne pour objectif « la réussite pour tous », le rapport présenté à l'issue de la concertation pour la refondation de l'école ne dit pas un mot sur les RASED.

 

Pourtant, de nombreux intervenants (organisations syndicales, associations professionnelles, associations de parents...) ont insisté, lors des débats, sur la nécessité de rétablir ces dispositifs d'aides spécialisées capables de prévenir, identifier les difficultés scolaires et y remédier.

 

Plusieurs rapports et enquêtes ont même souligné, ces dernières années, l'incohérence de l'action publique affirmant lutter contre l'échec scolaire tout en détruisant un nombre massif de postes, et remettant en cause l'action des professionnels et le travail des Réseaux.

A cette rentrée 2012/2013, ce sont ainsi  plus de 250 000 élèves en difficulté qui ne peuvent plus bénéficier d’une aide spécialisée adaptée

 

Pour les organisations et associations du Collectif National RASED, il est donc urgent de rétablir sur tout le territoire des réseaux d’enseignants spécialisés spécifiquement formés et de psychologues scolaires permettant de répondre aux besoins des élèves.

 

Lors du lancement de la phase de négociations, les organisations syndicales ont interpellé le ministre de l'Education Nationale sur ce silence concernant les RASED et les dispositifs de prise en charge des élèves en difficulté. Ce dernier a indiqué avoir demandé un rapport sur ce sujet à l'Inspection Générale.

 

La communauté éducative ne peut que s'inquiéter de voir les réponses à ses attentes encore une fois différées. Elles demandent que les questions du devenir des aides spécialisées et de la psychologie à l'école fassent l'objet d'un cadre de négociation identifié, associant tous les acteurs concernés.

 

La place des aides spécialisées et des psychologues de l'Éducation nationale doit être réaffirmée dans la loi à venir.

 

Les organisations et associations du Collectif National RASED demandent à être reçues en audience par le ministre.

Paris, le  23 octobre 2012

Collectif national RASED

SUD éducation est membre du collectif.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 15:00

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous trouverez  un document  qui reprend point par point les annonces faites par le ministère de l'éducation la semaine dernière et les commentaires de SUD éducation.
 http://www.sudeducation.org/Refondation-de-l-ecole-ou-en.html

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 07:27

Vendredi 26 octobre à 17h30 devant la mairie d'Alençon Rassemblement de soutien aux familles de sans-papiers

"A la suite de notre demande, le collectif UCIJ/RESF a rendez-vous à la mairie d'Alençon avec le député-maire vendredi 26 octobre à 18h. La délégation du collectif lui demandera la régularisation des familles que nous soutenons et revendiquera une politique globale à l'égard des personnes immigrées qui soit réellement de gauche.

Il est important que, comme lors de nos manifestations devant la préfecture, nous soyons nombreux et nombreuses à soutenir ces revendications.

Nous vous invitons donc à un rassemblement vendredi 26 octobre à 17h30 devant la mairie avec vos pancartes, slogans, matériel... " Merci de faire circuler.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 05:49

Déclaration préalable de l'union des syndicats SUD éducation de Basse-Normandie

 

Monsieur le Recteur,

Vous venez d’être nommé en tant que Recteur de l’Académie de Caen et nous voulions vous faire part de notre profond attachement au service public d’éducation.

Or ce service public est profondément mis à mal depuis plusieurs années déjà par des politiques libérales dévastatrices qui dégradent les conditions de travail de l’ensemble des personnels de l’éducation et, par là même, les conditions d’apprentissage des élèves.

Pour le moment, les annonces du Président de la République et du gouvernement concernant l’Education Nationale ne montrent pas de changements significatifs par rapport à l'ancienne politique, celle du libéralisme et du démantèlement du service public d’éducation ! Nous affirmons que l'Ecole n'est pas une entreprise, que l'éducation n'est pas une marchandise.

 

Nous voulons d’ores et déjà insister sur plusieurs points sur lesquels nous serons particulièrement vigilants :

Nous souhaitons que les personnels soient largement consultés et que leur voix soit écoutée et entendue quand vous envisagez des décisions qui ont pour conséquence la transformation de leurs conditions de travail.

Cela n’a pas été le cas dans cette académie avec la volonté de transformer à la hussarde les GRETA en GIP ou la transformation des conditions de travail des infirmiers et infirmières, le changement de nomenclature des STI.

Nous exigeons une réelle politique en matière de santé et sécurité au travail avec en premier lieu la mise en place d’une véritable médecine de prévention capable d’offrir à tous les personnels des visites médicales de prévention dignes de ce nom. Nous exigeons également que les CHS-CT remplissent pleinement leur rôle partout comme la loi le prévoit.

 

Nous souhaitons aussi que la situation des collègues en STI soit revue afin de pérenniser un véritable enseignement technologique qui demeure nécessaire.
La réforme des lycées, qui n’a pas donné satisfaction, doit également être examinéeet des améliorations proposées.

 

Nous dénonçons l'absence de réelle formation pour les stagiaires dont la décharge de service n'est que de 3h dans le secondaire. La formation pour les stagiaires du 1er degré est également loin de répondre à nos attentes.

La disparition de la formation continue est aussi partie intégrante de la dégradation de nos conditions de travail.

 

Vous avez découvert à la lecture du bilan social qu’une partie importante des enseignants et enseignantes affecté-es dans l’Orne n’ont qu’un désir, pouvoir changer de département. Or, ce sont ces mêmes personnels à qui on oppose le refus d’exercer à 80% quand ils ou elles en font la demande, ce qui les oblige à faire de longs trajets 4 fois par semaine au lieu de 3 si cette possibilité était accordée.

 

Pour l'heure, cette rentrée est la pire que nous ayons jamais connue :

Nombreuses heures obligatoires assurées en vacation, disparition des dédoublements, réforme STI dramatique pour les élèves, pour le tissu industriel et pour les enseignants, heures de chaire contestées, pondération d'un nombre de plus en plus important d'heures (1 heure devant élèves payée moins d'une heure), annualisation de fait du temps de travail avec des emplois du temps allant jusqu'à 24h pour un service de 18 h ...

Les enseignant-es doivent lutter pied à pied avec leurs administrations pour faire respecter leurs droits les plus élémentaires.

  • Fermeture de sections en LP public avec maintien dans le privé, les contrôles en cours de formation, l'apprentissage en plein essor sont générateurs de souffrance au travail et entraînent vers le bas la formation des élèves.

  • Dans le 1er degré, la disparition des RASED désorganise totalement les services, laisse les enseignants désemparés devant les difficultés de leurs élèves. Nous réclamons le rétablissement des postes disparus afin de reconstruire des réseaux complets dans tous les secteurs de l'académie.

  • Les CLIS, ULIS se trouvent en grande difficulté (limites maximales d'accueil atteintes en CLIS et non suivi de la recommandation de 10 élèves par ULIS). Manque d'éducateurs formés dans l'enseignement spécialisé. Postes vacants dans le maillage des psychologues scolaires...

 

Les annonces faites au sommet de l'Etat suite à la consultation (rythmes scolaires, contrats d’avenir professeurs, Agents de prévention et sécurité, livret personnel de compétence, recrutement massif de contrats aidés, la volonté de soumettre l'école au monde de l'entreprise, régionalisation du service d'orientation, recours accru à l'apprentissage, culture professionnelle en collège, maintien du LPC, suppression annoncée des lycées techniques, annualisation du temps de travail, masterisation pérennisée, directeurs d'EPEP...) ne font qu'exprimer la continuation par le gouvernement actuel de la politique libérale du précédent.

 

Médiatiquement relayée de façon incessante, elles fragilisent davantage encore des personnels qui souffrent depuis longtemps.

 

L'Ecole et la société toute entière ont un cruel besoin de tout autre chose.

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 13:16

LETTRE OUVERTE AU DIRECTEUR ACADEMIQUE

A L'APPEL DES ORGANISATIONS

SE-UNSA, SNUipp et SUD éducation

 

A maintes reprises, en groupe de travail et en CAPD, les organisations syndicales de l'Orne vous ont demandé le rétablissement d'une vraie deuxième phase de mouvement avec formulation de vœux.

A chaque fois, votre réponse a été la même : négative.

Il est dans le domaine du possible de la rétablir comme l'ont fait de nombreux départements.

Il s'agit pour nous d'une question d'équité.

Cette deuxième phase de mouvement avec formulation de vœux permettrait de diminuer le nombre d'insatisfait(e)s et d'éviter ainsi certaines situations personnelles difficiles.

Nous soutenons la demande des organisations syndicales SE-UNSA, SNUipp et SUD éducation, à savoir que le mouvement intra-départemental de l'Orne réintègre une seconde phase avec formulation de vœux.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 13:14
Déclaration de Sud Éducation et de l’Union syndicale Solidaires
jeudi 11 octobre 2012


Pour la fédération Sud Éducation et l’union syndicale Solidaires, l’annonce du budget, le rapport de la Refondation de l’école et le discours du président de la république de mardi dernier ne présagent aucun changement profond dans la future loi de programmation. Les principales réformes de la droite sont entérinées, le budget réel de fonctionnement du Ministère augmente moins que l’inflation, et le nombre de recréation de postes avoisinera au plus 9000, au lieu du double annoncé. Au-delà de quelques annonces de tonalité progressiste, nous ne voyons pas de vraie rupture avec la politique du gouvernement précédent, ni sur le fond des politiques éducatives, ni sur la question budgétaire. Le traité européen adopté cette semaine est un aspect majeur de cette continuité que nous déplorons.

Les recommandations que proposent le rapport, les annonces du Président de la République, sont trop souvent de petits aménagements de la politique libérale en marche depuis de trop longues années. Il en va ainsi du renforcement de la hiérarchie, d’une évaluation omniprésente calquée sur les techniques managériales, de la décentralisation de l’orientation, de l’intervention des régions et du patronat dans les cartes de formation des Lycées professionnels, du maintien du socle commun, des programmes du primaire, de Base-élèves, du LPC, de la réforme des lycées ou encore du maintien du bac pro 3 ans... Avoir un projet transformateur pour notre école et notre société, ce n’est pas amender à la marge les décisions de la droite et légitimer celles-ci par une concertation, aussi large soit-elle.

A plusieurs reprises notre fédération a dénoncé la méthode du ministère qui, tout en prônant la consultation d’un côté, prend des décisions de l’autre, alors qu’elles font l’objet de débat. L’accord entre l’État et l’Association des Régions de France sur l’orientation et l’enseignement professionnel l’illustre amèrement.

Nous ne partageons donc ni la méthode, ni le diagnostic issu de cette concertation, et encore moins les recommandations trop libérales, qui se trament derrière un discours du bien-être des élèves. Le projet d’école qui se dessine dans ce rapport n’est pas le nôtre.

Pendant les négociations qui commencent la semaine prochaine, nous serons présents et nous resterons vigilants. Pour les personnels que nous représentons, nous serons particulièrement vigilants sur l’évolution des conditions et les charges de travail liée à de nouveaux horaires des écoles et des nouvelles missions, notamment dans le domaine des technologies numériques. Nous militerons pour des revalorisations des salaires, des recrutements sur des statuts de fonctionnaire et non de nouveaux contrats précaires comme les Emplois d’Avenir Professeur. Pour les élèves, nous veillerons à l’amélioration des conditions d’études, à l’indépendance de l’école face aux impératifs du patronat notamment dans l’enseignement professionnel et la formation continue pour adulte (GRETA). Nous nous opposerons au renforcement de l’idéologie sécuritaire comme l’illustre les Assistants de Prévention de Sécurité.

La fédération SUD éducation et l’Union syndicale Solidaires ne se définissent pas comme des « partenaires sociaux », mais comme des outils de lutte au service des revendications des personnels et de la transformation de la société. En tant qu’organisation représentative, nous avons été présents à toutes les étapes de cette concertation. Aujourd’hui nous sommes aux côtés des collègues qui effectuent la pire rentrée sur le plan des conditions de travail avec13 000 suppressions de postes supplémentaires par rapport à celle de 2011, et des stagiaires toujours placé-es dans des conditions impossibles.

C’est ainsi que nous sommes partie prenante en Seine Saint Denis de la grève et de la manifestation intersyndicale de ce 11 octobre . SUD Éducation revendique un plan d’urgence pour la Seine Saint-Denis. C’est environ 2000 postes qui devraient être recrées dans le 1er degré et le second degré. Aujourd’hui l’urgence absolue dans ce département, c’est de recruter au moins 250 enseignants fonctionnaires dans le 1er degré. SUD Éducation soutient totalement cette revendication et l’ensemble de celles mentionnées dans le courrier et la pétition unitaire adressées au ministre. Nous vous demandons de recevoir l’intersyndicale et de donner satisfaction aux collègues et aux parents mobilisés.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:38

Le nucléaire est dangereux pour tou-te-s et d’abord pour les travailleurs et les travailleuses de la filière.

Et en tout premier lieu pour les 20 000 salarié-es pré-caires intérimaires qui assurent les tâches comportant le plus de risques, et les travaux les plus exposés. Ils-elles reçoivent 80 % des doses annuelles de radioactivité et, parce qu’intérimaires, ils-elles ne sont pas pris en compte dans les études épidémiologiques officielles. Trop peu formé-es, trop peu payé-es, beaucoup enchaînent les contrats, de centrale en centrale. À l’heure où la tension va grandissante entre la sûreté nucléaire européenne et la France concernant les dé-fauts inquiétants du parc français (centrales de Catte-nom et Chooz notamment), ces personnels, pour conserver leur emploi sont poussés à prendre des risques avec leur santé, mais aussi avec la sûreté des installations. Et notre sécurité est entre leurs mains...

Stop au chantage à l’emploi ! La définition d’une politique énergétique à long terme est indispensable, c’est un choix de société qui doit donner lieu à un débat, et qui doit évidemment prendre en compte en amont les questions de reconversion des salariés. Arrêtons d’agiter l’épouvantail des suppressions d’emplois pour défendre telle ou telle filière énergé-tique. Cela est irresponsable, hypocrite et correspond à une vision irréaliste de la société où les types d’emplois seraient figés à jamais. Face aux enjeux énergétiques auxquels nous devons faire face dès aujourd’hui, les besoins en personnels sont et seront encore plus importants qu’hier. En tant qu’entreprise à 85% publique, leader dans la production d’énergie, EDF a le devoir et les moyens de se préparer et de former ses employé-es à ces changements. Elle doit donner des perspectives professionnelles à tou-tes les salarié-es, agents comme sous-traitant-es.

Des alternatives existent Il faut exproprier les groupes énergétiques de l’électricité, du gaz, et du pétrole, pour créer un grand service entièrement public et démocratique de l’énergie, qui ne soit pas soumis à la concurrence et aux impératifs de la rentabilité capitaliste. C’est le seul moyen pour avoir une politique énergétique qui mette la sécurité au dessus de la compétitivité, qui place les intérêts de la population à long terme avant celui des actionnaires, qui garantisse les droits et le statut des salarié-e-s. L’avenir ne peut reposer que sur une société économe, visant les économies d’énergie, développant en priorité la part de production d’électricité à base d’énergies renouvelables, cessant le plus rapidement possible d’utiliser les énergies fossiles et préparant la sortie du nucléaire. L’industrie nucléaire ne sait que faire de ses déchets, permet la prolifération nucléaire, soumet au risque les populations et la santé des travailleurs et travailleuses dans les centrales particulièrement les personnels sous-traitants !

Pour une tout autre politique de l’énergie, SUD éducation revendique :
- l’arrêt de toutes les centrales et la sortie du nucléaire
- l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste
- la création d’un service public de l’énergie monopolistique par l’expropriation des groupes capitalistes

Mobilisons-nous sans attendre la catastrophe pour changer d’ère et sortir du nucléaire ! Des rassemblements sont organisés samedi 13 octobre à Laval, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Paris, Metz, Lille, Narbonne et Malvési

Informations sur http://groupes.sortirdunucleaire.or...

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 12:50

 

Budget : priorité à l’éducation l’austérité !

 

Le gouvernement Hollande/Ayrault affiche une « priorité à l’éducation » pour légitimer sa politique de rigueur. Le projet de budget vient démentir cette communication. Celui de l’Education nationale n’augmente réellement que de 0,6%. Pour 80000 postes supprimés en 5 ans, au plus 8800 seraient recréés. On est loin de la « reconstruction » du service public d’éducation. Et aucune mesure pour les salaires n’est envisagée. Ces politiques d’austérité doivent être stoppées. Il est temps de sortir de l’attentisme et de passer à l’action.

Des années de destruction scolaire ont rendu les conditions de travail insupportables pour les personnels et ont remis encore davantage en cause le droit à l’éducation égal pour tou-te-s. Le candidat Hollande et le PS ont fait campagne sur la « priorité à l’éducation ». Aujourd’hui, l’annonce du budget vient démentir cette opération de communication. Le site du Café Pédagogique en propose un décryptage.

Les moyens de l’éducation « augmentent » de 0,6% : moins que le PIB ou l’inflation

Le budget 2013 de l’Education nationale sera de 62,7 milliards. A première vue, cela correspond à une hausse de 2,9%. Mais, avec l’augmentation du nombre de retraité-e-s dont les pensions sont intégrées dans le budget global du ministère, le budget réellement affecté au fonctionnement du service public d’éducation n’augmente que de 300 millions. Ce qui fait seulement 0,6%. Le gouvernement prévoit pourtant une augmentation du PIB de 1,2%. Il projette donc que les capacités de l’Education nationale augmenteront moins que les richesses globales produites dans le pays. Par ailleurs, une inflation de 1,7 à 2% est annoncée pour 2013 : cela signifie que les 0,6% d’augmentation du budget du MEN ne compenseront pas la hausse des prix, et qu’en valeur, les moyens du service public vont diminuer ! Qui peut prétendre qu’il s’agit d’une priorité ? Qui osera dire qu’il s’agit d’une reconstruction ?

8781 postes : 11% des suppressions subies

Le ministère annonce 43450 recrutements l’an prochain, en deux concours. Le premier avec 22100 postes, pour des stagiaires en fonction à la rentrée 2013, avec une « formation » minimale prévue par le précédent gouvernement. Le second concours aura lieu en juin 2013, pour les épreuves d’admissibilité situées en fin de Master 1. En 2013-2014, en même temps qu’ils prépareront leur M2 et les épreuves d’admission, les étudiant-e-s effectueront, sous statut de contractuel, des stages en classe, à tiers temps payés un demi-salaire. Il s’agit donc de nouveaux emplois précaires, prenant la place de dispositifs existants qui correspondent actuellement à plus de 3000 postes. L’admission ayant lieu seulement en juin de l’année suivante, les reçu-e-s ne seront des fonctionnaires stagiaires qu’à la rentrée 2014. Comme en plus les postes budgétisés qui compensent les départs en retraite ne sont pas des créations de postes, seuls 8781 postes budgétaires sont réellement créés, soit 11% des 80000 suppressions subies ces dernières années.

Contre l’austérité, partage des richesses !

Il faut donc doublement dénoncer la supercherie qui consiste à prétendre qu’on privilégie l’éducation et à « justifier » à ce titre des suppressions de postes dans le reste de la fonction publique. L’éducation n’est pas prioritaire, et il est de toute façon possible et indispensable de créer les postes pour répondre aux besoins dans tous les services publics. Cela suppose d’imposer une autre répartition des richesses. Le classement 2012 de Challenges montre par exemple que les 500 français-es les plus riches ont cumulé 267 milliards d’euros de gain. Soit quasiment autant que les recettes nettes de l’État en 2011 (271 milliards d’euros). On voit qu’il y a de quoi financer les services publics, la protection sociale, des augmentations de salaires…

Maintenant, construire les mobilisations

Pendant l’annonce du budget, la concertation pour « refonder » l’école se termine et révèle, comme nous le prévoyions, qu’il n’y aura pas de réorientation des politiques éducatives vers l’école égalitaire et émancipatrice que nous revendiquons. Au contraire, la logique de démantèlement libéral et de mise en concurrence se poursuit. Il est temps de sortir de l’attentisme : seule notre mobilisation pourra imposer des alternatives à l’austérité, dans l’éducation comme pour l’ensemble des services publics, des solidarités et des droits des salarié-e-s.

La fédération SUD éducation :

- Affirme la nécessité de construire un mouvement interprofessionnel pour des alternatives à l’austérité
- Soutient les mobilisations en cours dans l’éducation
- Propose aux fédérations syndicales de l’Éducation Nationale de se réunir pour élaborer une plateforme de revendications à faire aboutir par la mobilisation, sur le budget et sur les politiques éducatives

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 08:04

Le 25 septembre 2012, les représentants de la mission d’audit (Inspection générale des finances,  Inspection  générale  de  l’administration   et  Inspection  générale  des  affaires sociales)  sur  la  Révision  Générale  des  Politiques  Publiques  ont  remis  leur  rapport  au Premier Ministre.

Tout comme Solidaires, ce bilan qui semble reprendre les analyses et réflexions que nous avons produites pendant l’été, dresse un constat négatif de cette réforme de l’Etat voulue et mise en œuvre par le gouvernement de N. Sarkozy :


- la RGPP s’est focalisée sur la recherche d’économies rapides ;
-­ le rythme n’était compatible ni avec une association des acteurs et des usagers, ni avec une préparation suffisante des réformes envisagées ;
-­ des mesures imposées sans dialogue avec les administrations et avec leurs agents ;
-­ une démarche verticale et cloisonnée, en vase clos, sans consultation des usagers ;
-­ la gestion des ressources humaines n’a pas été à la hauteur des enjeux ; des outils d’accompagnement n’ont pas permis d’éviter une détérioration de l’ajustement entre missions et effectifs ;
-­ au final, la RGPP a été mal vécue par de nombreux agents de l’Etat.


Si, à  Solidaires, nous sommes en accord avec ce constat, nous ne pouvons, pour autant, admettre les conclusions qui en sont tirées.


Certes, en la forme, la mission préconise de rompre avec la période précédente en terme de dialogue social et préconise une concertation, en amont, de tous les acteurs, usagers, représentants des personnels, responsables administratifs de terrain, élus, etc.


C’est le seul point positif car, s’agissant de réparer les dégâts causés par la RGPP, confirmés par ce bilan... pas de retour en arrière... pas de gommage des disfonctionnements, seule une période de stabilité est recommandée pour les secteurs fortement restructurés pendant la RGPP.


Solidaires ne peut se satisfaire de constater qu’une telle réforme, si mal vécue, si mal pensée, si  mal adaptée, ne puisse être remise en question.


Nous ne pouvons, encore moins, nous satisfaire que « les mesures RGPP en cours, sauf exceptions » soient achevées comme le préconise le rapport.



Pour Solidaires, il faut que ce bilan serve à autre chose qu’à confirmer un existant que l’ensemble  des acteurs concernés rejette.



Pour Solidaires, il n’est pas question d’écrire un nouvel épisode de la RGPP et encore moins de le faire cautionner, sous couvert de dialogue social, par les agents !



Dans sa lettre de mission, le Premier Ministre a écrit : « la période de la RGPP est close ». Alors, qu’elle le soit, une bonne fois pour toute !

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 08:56

APPEL DES ORGANISATIONS

SE-UNSA, SNUipp et SUD éducation

Pour une autre politique départementale sur les RASED

 

Nous vous proposons de présenter la motion suivante au sein de votre conseil d'école afin d'appuyer la demande de reconstitution des RASED par l'intersyndicale éducation de l'Orne lors des commissions sur la carte scolaire.

 

MOTION DU CONSEIL D'ECOLE

 

Dans saLettre à tous les personnels de l'éducation nationale du 26 juin 2012, M. Peillon, ministre de l'éducation nationale, écrit :

“ Nous veillerons à ce que l'encadrement des classes soit renforcé, notamment dans les écoles qui sont confrontées aux situations les plus complexes. Cette ambition trouvera une première traduction, dès la prochaine rentrée, avec la création de 1 000 nouveaux emplois de professeurs des écoles. Ces emplois seront mobilisés pour améliorer l'accueil des élèves, favoriser leur réussite, en particulier dans les écoles de l'éducation prioritaire et dans les zones rurales isolées. Ils permettront de conforter le potentiel de remplacement et de renforcer les dispositifs d'aide aux élèves en difficulté, notamment les Rased. ” 

 

La situation des élèves en difficulté dans notre département est dramatique : les RASED ont perdu une grande partie de leurs personnels spécialisés ; les personnels restant, n'ont plus l'autorisation de se déplacer, pour la plupart, et celles et ceux qui se déplacent ont vu leur enveloppe budgétaire considérablement diminuée.

Quant à la formation spécialisée, elle est réduite à néant.

Les nouveaux postes créés par le ministre n'ont en rien permis de redresser la situation, puisqu'aucun n'a été affecté en RASED dans l'Orne.

 

Les membres du conseil d'école de …....................................... demandent à M. le DASEN :

- la réouverture des postes E et G supprimés

- la création de nouveaux postes là où c'est nécessaire

- la dotation budgétaire suffisante pour que les personnels spécialisés puissent se déplacer

- l'envoi en stage de spécialisation de collègues en nombre suffisant pour pourvoir les postes vacants.

 

Pensez à prévenir l'une des 3 organisations syndicales SE-UNSA, SNUipp ou SUD éducation de l'Orne du vote de cette motion au sein de votre conseil d'école afin que l'intersyndicale puisse s'appuyer sur un plus grand nombre de motion lors des commissions dévolues à la carte scolaire.

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