10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 07:27

 

Une délégation du Réseau des enseignants du primaire en résistance a été reçue le 28 juillet au Ministère de l'Education nationale. Un compte-rendu est disponible ici 

Lors de cette rencontre, cette délégation a remis aux conseillers du ministre un dossier de réflexions et de propositions pour l'avenir de l'école, consultable ici : http://resistancepedagogique.org/site/file/Entretien_ministere_26-07-12.pdf

 

Elle a également fait part de son exigence de la levée des sanctions injustes et disproportionnées infligées à de nombreux enseignants-désobéisseurs par le passé, et encore à ce jour.

 

Sans réponse de l'administration, le Réseau des enseignants du primaire en résistance met en ligne une pétition dans le but d'obtenir enfin une réponse favorable à cette demande légitime.

 

Nous vous invitons à nous apporter votre soutien en signant cette pétition et en la diffusant largement à vos réseaux.

http://resistancepedagogique.org/petitions/index.php?petition=3

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:08

Le jour de la rentrée scolaire, un professeur des écoles, nouvellement affecté dans un lycée (14), a mis fin a ses jours chez lui. Le syndicat SUD Education Calvados garantit de son soutien et présente ses sincères condoléances à sa famille, à l'ensemble de ses proches et de ses collègues.

Pour SUD Education Calvados et SOLIDAIRES, cet événement tragique rappelle de façon dramatique la situation de souffrance des personnels de l'Education Nationale qui n'a fait qu'empirer ces dernières années. Les causes ne sont pas à chercher dans la vie personnelle de cet enseignant mais dans l'organisation pathogène du travail :


- augmentation du nombre d'élèves par classe, notamment en mixant des groupes de formation différente (
élèves de L, ES et S ensemble)
- élèves "difficiles"
- affectations correspondant à des postes non demandés
- quasi-absence de formation et de confrontation d'expériences en collectif (
IUFM)
- reconversions sans mise en place de formation continue
- contre-réformes qui se sont succédées à un rythme accéléré, au gré du libéralisme, sans prendre en compte les effets sur les salarié-e-s.


Pour beaucoup de ses collègues, le manque d’accompagnement et de formation à un métier d’enseignant très différent, conjugué à une haute conscience professionnelle ont généré une souffrance insupportable. Ce, d’autant qu’il venait d’assumer une année avec une classe très difficile qui l’avait épuisé.

Sud Education Calvados demande au rectorat et au ministère de cesser la mise en place d'organisations du travail reconnues comme pathogènes. Malgré de nombreux suicides dans l'Education Nationale, le ministère n'a pris aucune décision pour mettre fin à ces situations. Comme après chaque suicide, le rectorat nie la relation avec le travail et dans ce dernier cas utilise une cellule dite psychologique pour demander au personnel de rester silencieux sur l'évènement et pouvoir d'autant mieux renvoyer à la sphère privée. Nous dénonçons cette attitude irresponsable qui refuse de remonter aux causes de l'événement. C'est pourquoi nous demandons la tenue d'un Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail extraordinaire dans lequel nous exigerons une enquête pour :


- recueillir les premiers témoignages qui risquent de changer après réflexions ... et /ou pressions ...,
- permettre de prendre les mesures adaptées pour que ça ne se renouvelle pas,
- mettre en cause l'employeur puisqu'il est responsable de la sauvegarde de la santé physique et mentale du salarié, contre-partie du lien de subordination,
- constituer le dossier accident du travail devant la sécurité sociale.


Nous, militants syndicaux sommes fondés et légitimes à émettre l'hypothèse dans le cas d'un suicide que les conditions de travail de la victime peuvent avoir un lien avec son geste. Faire cette hypothèse et mettre en œuvre des actions pour la vérifier n'est pas instrumentaliser un suicide mais agir dans le cadre de nos prérogatives.

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 13:48

Communiqué de la fédération SUD éducation du 1er septembre 2012

La rentrée des classes de septembre 2012 est la pire des rentrées parce que 13000 postes supplémentaires sont supprimés. Ces 13000 postes viennent s’ajouter aux 60000 suppressions des 5 années précédentes, alors que la rentrée 2011 s’était déjà faite dans des conditions déplorables. Le gros millier d’enseignant-e-s dont le nouveau gouvernement a annulé la suppression ne peut le masquer. Des classes encore plus nombreuses. Des options et des filières inaccessibles. Des conditions de travail dégradées pour tou-te-s, élèves et personnels.

Et 2012 sera encore une année noire pour les nouvelles enseignantes et les nouveaux enseignants. Les stagiaires seront encore quasiment à plein temps en responsabilité devant les élèves, sans formation profes-sionnelle.

La faute à Sarkozy… mais pas seulement

Bien entendu, cette rentrée est d’abord celle qui a été voulue par Sarkozy/Fillon/Chatel. Mais le gouvernement Hollande/Ayrault/Peillon a choisi de la laisser quasiment telle quelle, en ne proposant que des aménagements à la marge, là où un véritable plan d’urgence était nécessaire…. et assez facilement possible, avec un peu de volonté politique :

- Personne ne nous fera croire qu’il n’était pas possible de recréer immédiatement des milliers de postes, en commençant par titulariser les précaires.

- Après que le Conseil d’État a annulé au 31 juillet 2012 le cahier des charges de la formation des professeurs et des CPE, il était tout à fait possible d’améliorer vraiment les conditions d’entrée dans le métier des stagiaires. Mais Peillon a décidé cet été de publier le cahier des charges préparé par Wauquiez et Chatel, alors que ce projet avait été unanimement condamné par le CNESER (le 19 mars) et par le Conseil supérieur de l’Éducation (le 12 avril).

Demain ça ira mieux ? Ça dépend de nous !

Peillon a justifié l’insuffisance des mesures d’urgence par le lancement d’une grande consultation « pour la refondation de l’école ». Pourtant, comme nous le craignions, l’essentiel des décisions semblent prises avant même que la consultation ait débuté, et aucune rupture avec le démantèlement libéral du service public d’éducation ne s’annonce. [1]

SUD éducation continuera de défendre ses revendications pour une école démocratique, critique et émancipatrice y compris en étant présent dans la concertation. Mais pour le service public d’éducation comme pour l’ensemble des questions qui touchent au monde du travail, un véritable changement dépend avant tout des mobilisations. SUD éducation s’emploiera à les construire et invite les personnels à se réunir dès la rentrée pour débattre des exigences à porter et des moyens à mettre en œuvre pour obtenir satisfaction.


[1] Voir notre communiqué : « Reprise de la concertation "pour la refondation de l’école" - SUD éducation tire la sonnette d’alarme et invite les personnels à débattre et à organiser des mobilisations » 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 07:28

Depuis le printemps, avec le soutien de la population, les étudiant-e-s du Québec se sont massivement mobilisé-e-s par la grève reconductible contre une hausse drastique des frais d’inscription qui est incompatible avec le droit à l’éducation. Le gouvernement, non content de refuser toute négociation, a fait adopter en mai la loi 12/78, qui restreint le droit de manifestation, d’expression et d’association, et qui pénalise tou-te-s les acteurs/trices qui pourraient être les allié-e-s des étudiant-e-s : professeur-e-s, collèges, universités…

Alors que le mouvement étudiant était en train de se relancer à l’issue des congés d’été, le gouvernement et les administrations universitaires ont choisi la voie de la répression policière pour casser la mobilisation. La police a ainsi fait intrusion en nombre le 28 août dans l’Université de Montréal, alors que les AG étudiantes avaient voté démocratiquement la grève et que la mobilisation se déroulait sans aucune espèce de violence. Toujours en s’appuyant sur la loi liberticide 12/78, des amendes s’abattent sur celles et ceux qui se mobilisent.

La fédération SUD éducation, qui est signataire du Manifeste pour la défense de la démocratie et du droit de protestation des étudiant-es initié par le Collectif des Profs contre la hausse :

- Réaffirme son soutien à la lutte des étudiant-e-s du Québec et à leurs revendications et sa solidarité avec l’ensemble des personnels qui soutiennent la mobilisation étudiante ;

- Dénonce la répression qui s’abat sur le mouvement, le déni de démocratie et la politique liberticide du gouvernement ;

- Défend le droit de grève et de manifestation partout dans le monde.

Les étudiant-e-s du Quebec sont aujourd’hui à la pointe d’un combat international pour soutenir le financement public de l’éducation, pour le droit aux études supérieures, pour le droit de grève et les libertés syndicales. C’est la plus grande solidarité internationale qui leur est aujourd’hui nécessaire. La fédération des syndicats SUD éducation est disponible pour toute initiative unitaire en ce sens.


31 août 2012

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 16:23

La rentrée 2012-2013, préparée par le gouvernement précédent, est catastrophique : le saccage de l'école a été mené tambour battant et laisse des traces profondes. L'espoir suscité par le slogan « le changement maintenant » a été entendu dans l'école par les personnels, les élèves, leurs parents. La réponse doit prendre en compte l'attente créée, et ne pas laisser comprendre que le changement, c'est pour les autres, pas pour l'Education nationale .

Le gouvernement a lancé cet été une consultation « pour la refondation de l’école », dont l’objectif affiché est de préparer une loi d’orientation et de programmation scolaire.

SUD éducation a décidé de participer à cette concertation pour y porter ses revendications et informer les personnels. Après les séances de juillet et de fin août, nous constatons, au niveau national, que les craintes que nous exprimions au lancement de cette concertation se voient confirmées :

Cette concertation permet à beaucoup (syndicats, associations, collectivités, « experts », « personnalités ») d’exprimer leur point de vue, mais elle s’inscrit dans un calendrier beaucoup trop serré pour traiter de façon satisfaisante l’ensemble des thèmes. Les méthodes de travail ne permettent aucune réelle confrontation des points de vue et aboutissent plutôt à une juxtaposition de prises de parole successives où chacun-e exprime sa vision du sujet.

A l’évidence le champ des questions ouvertes à la consultation est limité et purement formel, l’essentiel des décisions semblent prises avant même que la consultation ait débuté. Ainsi, le ministre qui affirmait en juillet que « la reconstruction de la formation initiale […] comme la mise en place d’un pré-recrutement […] seront définies à l’issue de la concertation  » a décidé unilatéralement de créer le dispositif « Emploi d’Avenir Professeur » entérinant au passage la mastérisation…

Les attentes de nos collègues, les besoins des élèves sont immenses. Pour SUD éducation, la concertation doit s’ouvrir à de véritables alternatives pour l’éducation.

Nous demandons que tout puisse être débattu dans cette concertation, sans a priori ni refus de principe :

  • la fin de la politique de saignée des postes en tous genres, le recrutement des personnels nécessaires

  • l’abrogation de la mastérisation du recrutement des enseignant-e-s, une véritable formation initiale et continue

  • l’abandon des systèmes numériques de fichage des personnels et des élèves,

  • la remise en cause des pressions hiérarchiques,

  • le refus d’une régionalisation du service public d’éducation et d’orientation,

  • la fin de la mise en concurrence des personnels et des établissements,

  • la suppression du socle commun et du LPC,

  • l'arrêt du recours systématique à l'apprentissage au LP comme en post-bac,

  • le retour au bac professionnel en 4 ans et à des formations de type BEP,

  • la fin de la précarité, etc.

A l'ordre du jour de ce CTA figurent des création de postes, précaires, d'assistants de prévention et de sécurité. Hors le fait que la dénomination de ces emplois va entraîner la confusion avec les assistants de prévention (ex. ACMO), ces créations laissent à penser que l'Education Nationale n'est plus à même de prendre en charge les élèves dits "difficiles", par manque de personnels correctement formés ?

Comment leur travail s'articulera avec ceux des CPE, des assistants d'éducation ou des enseignants ? Quelle sera leur formation, quel sera leur profil ?

SUD éducation continuera à défendre ses revendications pour une école démocratique, critique et émancipatrice y compris dans le cadre de la concertation tout le temps qu'elle est un vrai dialogue constructif.

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 13:46

Vendredi  17 août,   les  trois chanteuses du groupe russe féministe et  antifasciste Pussy Riot ont  été
condamnées à deux ans d'emprisonnement dans une colonie pénitentiaire au motif « d'houliganisme
fondé sur la haine religieuse » suite à leur interprétation d'une chanson contestataire dans la principale
cathédrale orthodoxe de Moscou en février dernier.
Au-delà même de la liberté d'expression et de la liberté artistique, ce sont les fondements mêmes des
droits humains et des principes démocratiques qui sont attaqués à travers ce jugement.
SUD Culture Solidaires condamne ce  jugement   inique,   traduction d'une volonté politique visant  à
réduire au silence tous ceux et toutes celles qui osent s'opposer à l'autoritarisme de Poutine et à l'ordre
moral imposé par son gouvernement en Russie.
Cette condamnation est symbolique du climat généralisé de répression des mouvements sociaux et de
toutes  les  formes de contestation en Russie,  notamment  à  l'encontre des combats engagés sur   les
questions antisexistes, LGBT et antifascistes.
SUD Culture Solidaires appelle chancun-e à se joindre aux différentes initiatives qui visent dans ce
contexte à exiger la libération immédiate des trois Pussy Riot, l'abandon de toutes poursuites à leur
encontre, le respect de la liberté d'opinion, d'expression, d'association et de manifestation en Russie et 
la liberté pour tous/tes les prisonnièr-es politiques.
SUD Culture Solidaires
Paris, le 20 août 2012

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 13:43

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 06:39

Le 10 août, le Ministère de l’Éducation Nationale a convoqué dans l’urgence une séance exceptionnelle du Conseil Supérieur de l’Éducation pour le 24 août 2012, spécialement consacrée au dispositif « Emploi d’Avenir Professeur ». Le gouvernement a en effet décidé que 6 000 « Emplois d’Avenir » seraient dévolus à ce qu’il présente comme un pré-recrutement d’étudiant-es voulant devenir enseignant-es. A partir du Projet de loi portant création des emplois d’avenir, dont l’article 2 porte sur les Emplois d’Avenir Professeur, et des annonces gouvernementales à la presse, SUD éducation propose une présentation avec une analyse critique et revendicative de ce dispositif.

A lire à cette adresse :
www.sudeducation.org/Emploi-d-Avenir-Professeur-Le.html

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 08:06

SUD éducation tire la sonnette d’alarme et invite les personnels à débattre et à organiser des mobilisations

Le gouvernement a lancé cet été une consultation « pour la refondation de l’école », dont l’objectif affiché est de préparer une loi d’orientation et de programmation scolaire. Les séances vont reprendre ce lundi 20 août. A l’occasion de cette reprise, la fédération SUD éducation, qui participe à la concertation, souhaite faire un bilan d’étape, tire la sonnette d’alarme, et invite les personnels à débattre et à organiser des mobilisations.

SUD éducation a décidé de participer à cette concertation pour y porter ses revendications et informer les personnels. Après les séances de juillet, nous constatons que les craintes que nous exprimions au lancement de cette concertation se voient confirmées.

Si cette concertation permet à beaucoup d’acteurs et d’actrices (syndicats, associations, collectivités, « experts », « personnalités ») d’exprimer leur point de vue, elle s’inscrit dans un calendrier beaucoup trop serré pour traiter de façon suffisante l’ensemble des thèmes. Les méthodes de travail ne permettent aucune réelle confrontation des points de vue et aboutissent plutôt à une juxtaposition de prises de parole successives où chacun-e exprime sa vision du sujet.

A l’évidence le champ des questions ouvertes à la consultation est limité et purement formel, l’essentiel des décisions semblent prises avant même que la consultation ait débuté. Ainsi, le ministre qui affirmait en juillet que « la reconstruction de la formation initiale […] comme la mise en place d’un pré-recrutement […] seront définies à l’issue de la concertation  » ( Communiqué de presse de Vincent Peillon du 12/07/2012 ) a décidé unilatéralement de créer le dispositif « Emploi d’Avenir Professeur » entérinant au passage la mastérisation…

Les attentes de nos collègues, les besoins des élèves, en particulier des plus fragiles, sont immenses. Pour SUD éducation, la concertation doit s’ouvrir à de véritables alternatives pour l’éducation, et ne pas être fermée à des exigences comme l’abrogation de la mastérisation du recrutement des enseignant-e-s, l’abandon des systèmes numériques de fichage et de flicage des personnels et des élèves, la remise en cause des pressions hiérarchiques, le refus d’une régionalisation du service public d’éducation et d’orientation, la fin de la mise en concurrence des personnels et des établissements, la suppression du socle commun et du LPC, le retour au bac pro en 4 ans et à des formations de type BEP, la fin de la précarité…

SUD éducation continuera à défendre ses revendications pour une école démocratique, critique et émancipatrice y compris dans le cadre de cette concertation. Mais pour le service public d’éducation comme pour l’ensemble des questions qui touchent au monde du travail, un véritable changement dépend avant tout des mobilisations. SUD éducation s’emploiera à les construire et invite les personnels à se réunir dès la rentrée pour débattre des exigences à porter et des moyens à mettre en œuvre pour obtenir satisfaction.

19 août 2012

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 15:18

Communiqué de la fédération SUD éducation du 10 août 2012

Mardi 31 juillet 2012, Manuel Valls, Ministre de l’intérieur, annonçait : « Les préfets ont pour mission de démanteler les camps de Roms quand il y a eu une décision de justice ». Ces déclarations sont une confirmation : la politique d’expulsion tous azimuts mise en œuvre sur le terrain cet été n’est nullement le fait de Préfets nostalgiques du sarkozysme, elle est bel et bien commanditée directement par le ministère !

Comme l’ont constaté le collectif Romeurope et la FNARS fin juillet : « Partout en France les évacuations des lieux de vie se poursuivent, comme à Aix-en-Provence, à Saint-Étienne, à la Tronche… sans solutions alternatives, abandonnant à nouveau des hommes, des femmes et des enfants à la rue, dans une précarité toujours plus grande. »  D’autres expulsions ont déjà eu lieu ou sont en préparation à Hellemmes, Villeneuve d’Asc, Grenoble, La Courneuve, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Marseille, en Seine-Saint-Denis, …

Il y a urgence à en finir avec cette politique discriminatoire qui a notamment pour conséquence de priver des milliers d’enfants et d’adolescent-e-s du droit à l’école. Déjà en 2009, SUD éducation condamnait, avec le Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation , les déplacements forcés à répétition qui ruinent les efforts des familles, des associations et des personnels de l’Éducation Nationale pour la scolarisation de ces enfants.

La fédération SUD éducation :

condamne la politique discriminatoire du gouvernement Hollande-Ayrault-Valls à l’égard des Roms, dont les propos du ministre de l’intérieur sont le révélateur ;

demande que soit mis fin à toutes les mesures dérogatoires en France et en Europe qui entravent la liberté de circuler et qui excluent des milliers de travailleurs/euses roms du droit de travailler ;

exige que le droit au logement soit effectif sans condition d’origine ou de nationalité, et qu’il n’y ait aucune expulsion sans relogement, pour les Roms comme pour tou-te-s les résident-e-s ;

appelle à construire des mobilisations pour faire respecter par l’ensemble des institutions (Mairies, Conseils Généraux, Régions, IA, Rectorats, État, Union Européenne) les droits inconditionnels au travail et au revenu, au logement et à l’éducation.

Saint-Denis, le 10 août 2012

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