6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 14:41
Enseignement à distance : un jour sans fin ?

Plus d’un an après le premier confinement, la même scène se reproduit. Alors qu’enseignant-e-s, élèves et parents tentent de se connecter aux différents ENT déployés par les collectivités territoriales, nombreux sont les outils dont les serveurs n’ont pas supporté la charge dès le matin du 6 avril. Messages d’erreurs, sites complètement inaccessibles, visios désactivées…

Les ENT de la région Île-de-France, région Grand-Est, Hauts de France, région Normandie, des écoles de Paris, la classe virtuelle du CNED sont par exemple concernés.

L’impossibilité d’utiliser les outils institutionnels aux premières heures de cette nouvelle période d’enseignement à distance risque d’aggraver encore le décrochage.

Cela pointe à nouveau l'insuffisance des outils déployés par l’Éducation nationale et les différentes collectivités de rattachement qui conduit nombre de collègues à se déporter vers les solutions logicielles des GAFAM.

Après l’expérience du premier confinement et celle d’un an d’enseignement à distance dans l’Enseignement supérieur, on aurait pu imaginer que des leçons auraient été tirées. À l’inverse, la même scène se répète. Un an après le “On est prêt” de M. Blanquer, les infrastructures ne sont pas prêtes.

Avec 12 millions d’élèves et 1,2 millions de personnels on pourrait imaginer que la 6e économie mondiale pourrait déployer des solutions numériques à la hauteur. Force est de constater le retard criant de l’Éducation nationale dans ce domaine.

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 16:54

Manifestation jeudi 1er avril à L'Aigle : après les demi-promesses du rectorat, les 3 établissements restent unis et mobilisés pour faire entendre leurs revendications !

 

Quelques photos sur notre twitter :

 

https://twitter.com/SudOrne/status/1377712867869360128?s=20

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 16:53

Communiqué commun SUD Recherche EPST et SUD éducation

La ministre F. Vidal recevait ce jeudi 1er avril les organisations syndicales du personnel de l'enseignement supérieur, de la recherche et des CROUS pour donner des précisions suite au discours d'Emmanuel Macron. Précisions attendues, compte-tenu des propos lapidaires (quelques secondes !) qu'il a octroyés à près de 3 millions d'étudiant-e-s et de collègues de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR).

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la ministre partage avec le président de la République une grave propension à l'auto-satisfaction et à l'aveuglement. Après un an de confinement et de quasi-fermeture des universités, ne voient-ils toujours pas les conséquences parfois dramatiques pour les étudiant-e-s mais aussi pour le personnel ?

F. Vidal a confirmé que les universités "resteraient ouvertes" avec le même protocole (étudiant-e-s accueilli-e-s 1 jour par semaine – enfin, pas toutes ni tous) et une jauge de 50% d'occupation des salles, que les examens et concours seraient maintenus en présentiel le plus possible. A noter qu'elle ne remarque aucun décrochage massif ni taux d'échec aux examens du premier semestre : peut être n'entend-elle pas les remontées des enseignant-e-s qui indiquent pourtant des retards significatifs notamment chez les étudiant-e-s de 1re année ?

Alors que la ministre expliquait en janvier que les universités ne pouvaient pas rouvrir parce que les étudiant-e-s se contamineraient en partageant des bonbons, la ministre a bien dû indiquer hier qu'aucun cluster n'était apparu : les étudiant-e-s et les personnels apprécieront.

SUD Éducation et SUD Recherche EPST ont conjointement ont revendiqué que :

  • Tous les membres du personnel qui devront garder leurs enfants de moins de 16 ans pendant le confinement doivent pouvoir bénéficier d'une ASA (autorisation spéciale d'absence) sans restriction. La ministre nous a indiqué que les arbitrages sont encore en cours mais que ça devrait être le cas. Ne laissons donc pas les directions imposer à des membres du personnel de poser des congés la semaine prochaine.

  • Aucun congé ne soit imposé ou RTT supprimée contrairement au 1er confinement de mars 2020.

  • Tous les coûts liés au télétravail, ou travail à domicile, au « travail à distance sanitaire » , doivent être pris en charge par l'administration dans le respect du décret de 2016. Les protections des agents doivent également s'appliquer, en particulier le droit à la déconnexion, à des coupures dans la journée, à l'aménagement ergonomique du poste de travail…

  • Le déploiement de la vaccination via la médecine préventive soit mis en place sans délai : exsangue depuis trop longtemps, il lui faut des moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux. Elle doit par ailleurs répondre à de nombreuses remontées de souffrances (RPS, TMS, éloignement...) des agent-e-s qui subissent 1 an de conditions de travail dégradées.

  • Le ministère anticipe dès à présent et mette tout en œuvre pour une rentrée 2021 en présentiel complet, sans formules hybrides comme cela se prépare déjà dans certaines universités (Strasbourg, Antilles). Pour cela il faut bien évidemment des moyens en personnel en embauchant et titularisant, en baissant de le temps de travail des BIATSS, mais aussi en moyens techniques (ventilation, capteurs, réquisition de locaux...). Pour cela, le MESRI doit imposer un cadrage national.

  • Pour les doctorant-e-s qui n'ont pas pu mener à bien leurs travaux cette année, une prise en charge de la prolongation de leurs contrats soit proposée : la ministre a indiqué que 10 000 d'entre eux seraient prolongés.

SUD éducation et SUD Recherche EPST ont à nouveau souligné que la crise actuelle démontre l'urgence de la mise en place d'un revenu étudiant-e-s pérenne, comme nous le revendiquons depuis des années, pour permettre de sortir d'une précarité qui s'apparente de plus en plus à de la pauvreté.

Si la ministre a pu donner quelques éléments de réponses sur les ASA, les examens, les contrats doctoraux, la méthode de l'auto-satisfecit permanent ne peut masquer la détresse étudiante et la fatigue du personnel de l'ESR. Il n'est pas envisageable de refaire une année supplémentaire dans ces conditions.

Il est temps que le ministère et le gouvernement entendent ces revendications et mettent sur la table, quoiqu'il en coûte, des moyens significatifs pour l'enseignement supérieur et la recherche, à temps pour préparer la rentrée 2021.

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 16:52

 

Loin du plan d’urgence pour l’éducation dans lequel il aurait fallu investir dès le printemps dernier, le gouvernement poursuit le démantèlement du service public d’éducation. Les suppressions de postes, en cette préparation de la rentrée 2021, sont sous le feu des critiques : partout sur le territoire, des équipes se mobilisent pour sauver une classe, une école, un poste, tel ou tel dispositif impacté par les suppressions de postes. Les salaires n’augmentent pas, comme le confirment les arbitrages rendus par Blanquer en ce mois de mars 2021 suite à un Grenelle de l’éducation qui n’aura été qu’une mystification de plus.  La précarité continue de s’étendre, et la loi de transformation de la Fonction publique va encore l’aggraver. Face à cela, les personnels concernés, AED et AESH en tête, multiplient les mobilisations pour obtenir des augmentations de salaires et un véritable statut. SUD éducation participe activement à ces mobilisations et fait de la grève nationale des AESH le 8 avril une priorité.

Les conséquences de la crise sanitaire restent la préoccupation centrale des personnels, pris entre deux feux : la volonté d’éviter au maximum la fermeture des écoles et établissements d’une part, et le souci de préserver leur santé et la propagation du virus de l’autre. L’hypocrisie et l’autoritarisme sont toujours à l'œuvre dans la mise en œuvre d’un protocole sanitaire sans cesse renforcé mais toujours inapplicable : c’est un facteur majeur de souffrance au travail. Il faut accélérer la mise à disposition de la vaccination pour les personnels volontaires afin qu’elle soit possible sans délai et construire avec les personnels des scénarios de poursuite de l’activité dans les mois à venir. Le gouvernement et le ministre Blanquer traitent les personnels d’éducation comme la variable d’ajustement de l’épidémie. Ils mettent en jeu de manière irresponsable la santé et la sécurité des personnels enseignants, de vie scolaire, des AESH.

Dans les universités, la situation dramatique, sur le plan économique comme psychologique, vécue par de trop nombreux-se-s étudiant-e-s ne peut se prolonger : si les universités accueillent de nouveau partiellement les étudiant-e-s, il faut aujourd'hui des mesures financières d'ampleur pour les soutenir. Pour faire diversion face à l'urgence sociale, la ministre Vidal s'est lancée dans une campagne contre les prétendu-e-s « islamo-gauchistes » à l'université. Face à cela, la Fédération SUD éducation se joint à la campagne « Vidal démission », en l’articulant à nos revendications sur l’université et les droits des personnels. SUD éducation appelle les personnels à rejoindre les initiatives de mobilisation de l'ESR notamment à l’occasion de la journée de mobilisation de la Fonction publique le 6 avril.

Dans le premier degré, l’adoption d’une version largement remaniée de la proposition de loi Rilhac en première lecture au Sénat le mercredi 10 mars laisse à penser que la majorité est désormais décidée à conférer aux directeurs et directrices d’école une autorité fonctionnelle et une fonction d’encadrement. Les garde-fous qui avaient été introduits lors de la première lecture à l’Assemblée nationale ont été supprimés et l’adoption de cette proposition de loi en l’état modifierait en profondeur le fonctionnement des écoles. SUD éducation a d’ores et déjà porté dans l’intersyndicale la proposition d’une grève au printemps contre cette proposition de loi et mènera campagne pour empêcher la caporalisation des écoles et la transformation du rôle des directeurs et directrices d’écoles.

Les répressions à l’encontre de nos libertés et en particulier syndicales et encore plus particulièrement contre Sud éducation se font de plus en plus nombreuses et violentes. On songe à la loi de sécurité globale en ce qui concerne nos libertés syndicales et de manifester. Pour SUD éducation, des camarades trop nombreux subissent l’arbitraire de l’administration à Bobigny par deux fois, à Melle, Strasbourg, Bordeaux, en Aveyron. Par tous les moyens, nous devons défendre nos camarades contre des sanctions à caractère politiques. Celles-ci ne feront que renforcer notre détermination à lutter.

Enfin, les discriminations, dans l’éducation comme ailleurs, se poursuivent. Les LGBTQIphobies notamment ont des conséquences dramatiques comme le montre le suicide récent de Luna-Avril. SUD éducation s’engage dans une campagne contre les LGBTQIphobies dans l’éducation, dans le but de mobiliser la profession à l’occasion des marches des fiertés et de la journée internationale de lutte contre les LGBTQIphobies du 17 mai.

Sur le plan interprofessionnel, cette crise sanitaire qui dure lève l’illusion entretenue par Macron durant le premier confinement sur la volonté du gouvernement d’en finir avec un modèle ultra-libéral et la destruction des services publics. Face à cela, le programme “Plus jamais ça” du CUSE (Collectif urgence sociale et environnementale) reste d’actualité. Une déclinaison dans les secteurs professionnels et dans les départements reste à construire. En sus du revendicatif du CUSE, la levée du brevet sur les vaccins doit être exigée :  notre santé ne saurait être sacrifiée plus longtemps sur l'autel du profit. Enfin, la mobilisation interprofessionnelle doit se poursuivre contre la multiplication des plans sociaux. L’Union syndicale Solidaires a un rôle à jouer de soutien aux initiatives d’auto-organisations des boîtes en lutte (comme par exemple autour de l’appel des TUI) et dans la construction d’une mobilisation nationale pour porter ces revendications. La mobilisation en cours contre la réforme de l’assurance chômage montre la voie pour déconfiner nos luttes.

SUD éducation s’engage également dans la campagne de l’Union syndicale Solidaires à l’occasion des élections TPE et TPA débutées le 22 mars et qui se poursuivent jusqu’au 6 avril. Il s’agit d’un enjeu important pour construire le syndicalisme Solidaires dans des secteurs où il est intrinsèquement moins présent.

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Dans l’ensemble de la profession comme ailleurs, la colère, en dépit des difficultés de mobilisation, est palpable.

En conséquence, SUD éducation appelle à :

-construire et renforcer la grève nationale des AESH le 8 avril

-construire une grève d’ampleur dans le premier degré pour faire barrage à la loi Rilhac

-construire un mouvement d’ampleur par la base, dans l’optique de renforcer le rapport de force en faveur de nos revendications, sur la base des revendications portées dans le cadre de “Plus jamais ça”

Enfin, SUD éducation appelle à participer aux initiatives autour du 150ème anniversaire de la Commune de Paris dont nous tentons de faire vivre les valeurs : démocratie directe, autogestion, émancipation des travailleurs/euses et des personnes. Vive la Commune !

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 16:52

2021 - 04 - 01 roposition de loi -Améliorer le système de santé par la confiance et la simplification-Article 1 bis A Service Social (1)-page-001.jpg

Courrier aux parlementaires sur la proposition de loi "Améliorer le système de santé par la confiance et la simplification" Article 1 bis A Service Social

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Lors de l’examen en seconde lecture à l’Assemblée Nationale du projet de loi visant à « améliorer le système de santé par la confiance et la simplification », un amendement (N° AS 60, ajoutant un article additionnel 1bis après l’article 1) a été réintroduit et adopté malgré sa suppression par le Sénat et en dépit de l’opposition massive de l’ensemble des personnels concernés par cet article : Les infirmiers, les assistants de service social et les psychologues de l’Education nationale.

Les arguments mis en avant dans l’exposé des motifs, portent sur une absence de concertation et un prétendu « vide juridique » en matière d’organisation du travail des infirmiers, des médecins, des assistants de service social et des psychologues de l’éducation nationale (PsyEN). Mais telle n’est pas la réalité du terrain.

Ces personnels travaillent ensemble au sein de l'équipe éducative sur les situations d’enfants et d’adolescents, délicates et complexes, notamment lors de l’organisation des cellules de veille et des groupes de prévention du décrochage scolaire dans les collèges et les lycées ainsi que lors des équipes de suivi de scolarisation, et des réunions d’équipes éducatives dans les écoles et les établissements scolaires.

Lorsque cela ne se fait pas, cela n'est pas une volonté de ces personnels de ne pas y participer, mais cela est dû à leur présence partielle sur les établissements et à la charge professionnelle des secteurs d'intervention consécutive aux carences en effectif pointées depuis de nombreuses années mentionnées par la commission du Sénat, et aux postes non pourvus du fait du manque d'attractivité salariale d'une profession très féminisée et non reconnue dans ses qualifications.

L’investissement public dans un service social scolaire de la maternelle à l’université, en créant des postes spécifiques en primaire serait plus efficace que de gérer la pénurie en remettant en question les missions de chacun et chacune.

En réalité, la finalité des amendements proposés vise moins à instituer un travail coordonné entre ces professionnels qu’à assujettir à de nouvelles tâches les PsyEN et les assistants de service social, afin qu’ils participent aux actions de promotion de la santé, définies dans les articles du code de l’Education modifiés, en particulier les bilans de santé et les actions avec les ARS, ce que leurs missions actuelles ne prévoient pas.

Non seulement, cette modification du code de l’Education va ajouter de nouvelles obligations aux missions déjà très nombreuses que les assistants de service social ont du mal à assurer au vu de leur faible nombre mais fait entrer ces personnels sociaux sous l’étiquette de « professionnels de santé », allant à l’encontre de l’évolution historique de leurs professions respectives, leurs spécificités et témoignant d’une confusion certaine quant aux missions des différents professionnels pour lesquels complémentarité ne signifie pas interchangeabilité.

Nous souhaitons rappeler que la profession n’est pas inscrite comme personnel de santé dans le code de la santé publique mais reconnu comme l’une des 13 professions du travail social par le code de l’action sociale. Le travail social véhicule des représentations au sein de la société et de notre institution scolaire à l’image des publics précaires accompagnés, encore trop souvent discriminés.

Pour illustrer la méconnaissance de nos missions, il suffit d’évoquer la suite du mouvement #MeTooInceste où, l’école, lieu de vie des enfants et des jeunes, s’est trouvée, à juste titre, mise au centre du sujet : comment prévenir, repérer et accompagner les violences sexuelles et l’inceste ?

Faisant fi des personnels qualifiés en première ligne sur cette question, les très rares responsables politiques et journalistes évoquant le rôle pourtant essentiel du service social en faveur des élèves ont été inaudibles.


Malgré nos demandes répétées à être reçu par Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, nous n’avons toujours pas obtenu de réponse favorable, ce qui là aussi, témoigne de la volonté du ministère de maintenir les professionnels que nous représentons dans l’invisibilité.

De manière générale, la période que nous traversons collectivement est complexe. La crise sanitaire amplifie la crise sociale déjà préexistante à la pandémie. Les situations de décrochage scolaire sont encore plus inquiétantes en nombre et en âge des élèves. Jamais le rôle social de l’école n’a été aussi essentiel. Les situations en lien avec la protection de l’enfance explosent, l’école est le premier interlocuteur des familles et le premier lieu permettant un repérage des enfants en danger ou risquant de l’être.

Et c’est bien parce que ce rôle social est désormais en première ligne qu’il est indispensable de prendre appui sur l’action quotidienne des assistants et assistantes de service social scolaire en leur laissant l'autonomie d'action que leur mission exige au sein des équipes éducatives.

Par conséquent, nos organisations vous demandent de bien vouloir intervenir pour la suppression de l’article 1 bis A qui porte en germe une dégradation prévisible de la qualité du service rendu aux élèves et aux équipes.

Vous remerciant de bien vouloir entendre et porter notre demande,

Recevez, Mesdames et Messieurs Les Parlementaires, nos respectueuses salutations.

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 20:21
Fermeture des écoles et établissements : l’échec du gouvernement

Dans son discours du mercredi 31 mars, le président Macron a annoncé une nouvelle fermeture des écoles et établissements scolaires pendant trois à quatre semaines. Le calendrier de fermeture est le suivant : une semaine d’enseignement à distance pour toutes et tous les élèves, suivie de deux semaines de congés, suivi du retour des élèves du premier degré et d’une seconde semaine d’enseignement à distance pour les collèges et les lycées. De nouveau, l’annonce s’est faite de manière très brusque : cette soudaineté va susciter des difficultés d’organisation évidente, pour les personnels mais aussi les familles.

Pour SUD éducation, il s’agit avant tout de permettre immédiatement la vaccination des personnels. C’est l’urgence absolue à ce stade alors que le calendrier de vaccination proposé est très insatisfaisant. Cette première étape n’empêchera pas le virus de circuler parmi les élèves et leurs familles. Il faut donc que les écoles et établissements ne rouvrent pas dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui. Les leçons du fiasco doivent être tirées.

En ce qui concerne la période d’enseignement à distance, l’impréparation du ministère, à cette situation pourtant prévisible, est évidente, que ce soit en termes de capacité des serveurs ou d’équipement des personnels et des élèves. L’enseignement à distance doit faire l’objet de garanties : respect des obligations de service, solutions publiques d’enseignement à distance, liberté pédagogique, et refus de toute pression hiérarchique. Les personnels ayant des enfants de moins de 16 ans doivent bénéficier d’autorisations d’absences qui garantissent le maintien de leur rémunération.
Durant cette période, l’accueil des enfants de personnels soignants et des élèves en situation de handicap est quelque chose de positif : le dispositif doit être étendu aux enfants et adolescent-e-s en situation de grande précarité ou de vulnérabilité. Les élèves doivent pouvoir continuer à s’alimenter correctement. L’absence de demi-pension doit être compensée par une aide versée immédiatement aux familles.

SUD éducation alerte depuis le printemps dernier sur la nécessité d’investir dans l’éducation pour baisser les effectifs et permettre à l’école de faire face de manière durable à la crise sanitaire. Le ministre, pendant toute cette période, n’a écouté personne. Il s’est enfoncé dans sa stratégie du déni et du mensonge, et porte à cet égard une responsabilité importante dans cette nouvelle fermeture. Une fois encore, il a été démenti de manière cinglante. Au-delà, en refusant d’investir massivement dans les services publics et notamment de santé, c’est le gouvernement qui est responsable de l’incapacité à faire face durablement à la crise épidémique. SUD éducation avait pourtant proposé dès le printemps un plan d’urgence pour l’éducation. En refusant toute discussion autour de ces mesures, le ministère nous a conduits dans le mur.

Au-delà de ces mesures de court-terme et face aux perspectives éloignées de sortie de la crise sanitaire, il s’agit plus que jamais de donner les moyens nécessaires à l’Éducation en termes de postes, de locaux ou de matériel sanitaire. C’est une nécessité absolue : pour résorber les inégalités qui vont de nouveau s’accroître, et pour permettre d’éviter, une nouvelle fois, que les écoles et établissements ne deviennent des foyers de contamination.

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 17:17
Crise sanitaire : le ministre est irresponsable

Le ministre Blanquer s’est une nouvelle fois heurté au mur de la réalité aujourd’hui. Alors que les contaminations explosent en milieu scolaire, le ministère est incapable de chiffrer le nombre de classes fermées. La vidéo envoyée aux personnels dimanche soir est une nouvelle provocation. 

Les protocoles, indigents, ne suffisent plus à stopper les contaminations dans les écoles et les établissements. Les campagnes de tests salivaires ne sont toujours pas mises en place, au point que l’administration recommande aux parents d’élèves des classes fermées de faire tester leurs enfants par leurs propres moyens.

SUD éducation s’est prononcée depuis le déconfinement de mai 2021 pour l’ouverture des écoles et des établissements le plus longtemps possible. Mais désormais, il est clair que la ligne rouge est franchie dans de nombreux territoires. Pourtant, rien n’a été fait pour anticiper la situation. Le ministre Blanquer et le gouvernement portent la responsabilité de la situation qui fait courir un risque important aux élèves, aux familles, et aux personnels. Le manque de personnels en raison du nombre croissant d’AESH, de personnels administratifs, et d’enseignant-e-s contaminé-e-s conduit les écoles et établissements à dysfonctionner gravement.

La question de la fermeture ponctuelle des écoles et établissements où l’épidémie se propage le plus rapidement doit donc être désormais posée clairement : le ministre Blanquer ne peut continuer de se dérober indéfiniment. Il est manifeste qu’il est incapable de gérer la situation. 

Pour SUD éducation, il est impératif au plus tôt que le dédoublement en collège soit envisagé partout où la mesure permet de freiner l’épidémie. Il faut recruter d’urgence des personnels pour assurer les remplacements, en particulier dans le premier degré. La campagne de vaccination doit cibler en urgence les personnels enseignants volontaires, et les tests salivaires doivent être proposés sur le champ aux élèves d’une classe où un cas positif est identifié.

La fermeture des écoles et des établissements doit être prononcée dès lors que la situation l’exige.

Dans ce contexte, SUD éducation appelle l’ensemble des personnels, en fonction des situations sanitaires locales, à user des moyens à leur disposition pour protéger leur santé et obtenir satisfaction sur leurs revendications, notamment l’exercice collectif du droit de retrait et la grève.

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 17:15
Mardi 6 avril : mobilisons nous contre la casse du service public et pour préparer la rentrée universitaire 2021 Communiqué unitaire

Le secteur public et la fonction publique ont joué et jouent un rôle primordial dans la société française pour affronter la crise sanitaire et faire face à ses conséquences sociales dramatiques. Seuls des services publics forts permettront de répondre aux défis de demain et aux enjeux de justice sociale. Pourtant, refusant d’en reconnaître le caractère fondamental, le gouvernement poursuit son entreprise de destruction.

Dans la Fonction Publique, lutter contre la précarité et défendre nos droits

Aujourd’hui, une grande partie de la population et notamment la jeunesse se retrouve en situation de précarité, voire de pauvreté. Dans l’ESR, pour le personnel, cette précarité résulte à la fois du gel du point d’indice qui se traduit, année après année, par une baisse du pouvoir d’achat qui affecte plus particulièrement les collègues des catégories C et B, ainsi que par l’augmentation de l’emploi précaire. La mise en œuvre de la « Loi de Programmation de la Recherche » (LPR), dont nous demandons l'abrogation, accentuera encore cette précarité. Nous exigeons une véritable revalorisation indiciaire des rémunérations dans l’ESR et non une revalorisation aléatoire et inégalitaire reposant sur l’augmentation ponctuelle des primes individuelles.

Alors que la crise sanitaire montre la nécessité d’avoir des instances représentatives en capacité d’agir, la loi dite « de transformation de la Fonction publique » de 2019 a au contraire supprimé la plupart de leurs prérogatives.

Pour les moyens nécessaires à la reprise des enseignements sur site

Alors que d’autres secteurs éducatifs n’ont jamais cessé ou ont pu progressivement retrouver un fonctionnement quasi-normal, dans le respect des consignes sanitaires, la plupart des établissements universitaires sont aujourd’hui quasiment déserts et peinent à atteindre 20% des effectifs d’étudiant·es en présence. Ni les besoins d’aménagement des locaux établis dès l’été 2020 (capteurs CO2, aérations, filtre HEPA, ni la nécessité de multiplier les tests rapides n’ont été pris en compte). Cette situation reflète le mépris du gouvernement pour la formation et l’émancipation de la jeunesse. La baisse limitée du taux de présence aux examens du premier semestre ne doit pas dissimuler la réalité du décrochage et des retards pris dans l’acquisition des connaissances. Beaucoup d’étudiant·es sont aujourd’hui dans une situation de détresse matérielle et psychologique que nous ne pouvons ignorer.

Nos organisations exigent les moyens nécessaires pour garantir la santé et la sécurité des agent·es et des usager·es et un retour sur site pour l’intégralité des enseignements de toutes et tous les étudiant·es à la rentrée 2021. Nous exigeons que les personnels de l’ESR qui le souhaitent soient vaccinés au plus vite, en particulier celles et ceux qui sont en contact avec le public ou assurent des fonctions sur site, et que les aménagements des locaux soient effectués sans aucun délai.

Pour une recherche publique au service de la population

Les décrets d'application de la LPR mettent en place de nouveaux contrats précaires (CDI de mission, chaires de « professeur·e junior », post-doc de droit privé etc.) et le recrutement des enseignant·es-chercheur·es hors du cadre national. En parallèle, en donnant toujours plus de poids à l'Agence nationale de la recherche (ANR), le gouvernement entérine le fonctionnement par appels à projet, au détriment des crédits de base des laboratoires, ce qui augmente mécaniquement les contrats précaires. Ce fonctionnement court-termiste a pourtant montré sa nocivité. La crise sanitaire actuelle illustrant très bien la nécessité de développer la recherche fondamentale. Pourtant, de l'argent pour financer une recherche de qualité, il y en a : il suffirait de réorienter les milliards du crédit impôt recherche, qui bénéficie essentiellement aux grands groupes, comme Sanofi qui se révèle incapable d’élaborer un vaccin, tout en annonçant de nouveaux licenciements de chercheur/ses.

Pour l’emploi titulaire

Outre les mesures d’urgence liées à la rentrée, nous considérons comme indispensable la mise en œuvre dès cette année d’un plan pluriannuel de recrutements de 65 000 postes titulaires sur 10 ans, dont 8500 créations de postes pour l'année 2021, pour l'ensemble de l’ESR, tous corps confondus et la titularisation des contractuel·les recruté·es sur fonctions pérennes, l’arrêt de l’externalisation et de la privatisation des fonctions supports, la revalorisation significative des salaires, ainsi qu’un effort budgétaire programmé sur 10 ans de trois milliards d'euros supplémentaires par an dont 1Md€ pour la recherche et 2Md€ pour l’enseignement supérieur. Le nombre de contrats doctoraux doit être augmenté (+7000) pour permettre la délivrance annuelle de 20 000 doctorats financés.

Pour les libertés académiques et la défense de tout le personnel de l’ESR

Les attaques de Frédérique Vidal contre les libertés académiques, dont la liberté de recherche, sont sans précédent. Nos organisations, ainsi que les plus de 22.000 collègues qui ont signé une pétition exigeant la démission de F. Vidal, les ont immédiatement dénoncées. Nous ne pouvons accomplir nos missions de service public en subissant les injures et les menaces qui en ont résulté. Tous et toutes les fonctionnaires doivent pouvoir bénéficier de la protection due par leur employeur lorsqu’ils ou elles sont attaqué·es dans le cadre de leurs fonctions et cette protection doit aussi s’appliquer aux non-titulaires, en particulier les doctorantes et doctorants. La défense des libertés académiques est aussi indissociable du maintien d’instances collégiales élues et de l’amélioration de nos conditions de travail.

Nos organisations dénoncent enfin la montée de la criminalisation de l'action syndicale, les mesures et projets de lois liberticides imposés par ce gouvernement et demandent notamment le retrait des décrets de fichages des opinions du 2 décembre 2020.

Elles demandent le respect de la liberté de revendication, y compris pour les organisations étudiantes: il n'appartient ni aux ministres, ni aux élu·es de dicter leur comportement aux organisations syndicales ; elles demandent que cessent les menaces que le gouvernement fait peser sur l’existence du syndicat étudiant UNEF.

Les organisations signataires appellent le personnel de l’ESR à participer aux actions du 6 avril partout en France, pour faire entendre sa colère face aux attaques gouvernementales contre les libertés académiques, pour exiger des moyens supplémentaires pour la rentrée à venir et faire entendre ses revendications et propositions concernant l’enseignement supérieur et la recherche publiques.

Paris, le 30 mars 2021

Signataires : SNTRS-CGT, CGT FERC SUP, CGT-INRAE, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SUD EDUCATION, SUD RECHERCHE EPST, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, UNEF, L’ALTERNATIVE

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 14:17
Covid : Le temps de la triche. Témoignage
On savait les données de l'Education nationale sur le nombre de contaminations brouillées avec les données du ministère de la Santé. Ainsi La Santé compte 11 099 contaminations chez les 0-19 ans pour la seule journée du 22 mars quand l'Education nationale en déclare 21 183 pour la semaine du 18 au 25 mars, comme nous le faisions remarquer. Les élus du CHSCT de Créteil ont mis en évidence un autre phénomène : la diminution artificielle du nombre d'établissements fermés. Ainsi sur ma dernière semaine le collège A. Chaussy de Brie Comte Robert ou le lycée Lafayette de Champagne sur Seine sont fermés mais le communiqué officiel ne compte aucun établissement secondaire fermé dans le 77 ! Selon Le Parisien, ces établissements où il n'y a plus d'élèves sont bien vides mais restent ouverts officiellement. Le service y est juste "suspendu"... Ce trucage des statistiques en temps d'épidémie est-il fait sur instruction ministérielle ou relève t-il d'une politique locale ? Après la basse cuisine des notes du bac, les parents voient l'institution scolaire jouer avec la santé de leurs enfants. Quels dégâts !
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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 09:06
Lettre d'info 1er degré : Situation sanitaire, l'heure est à l'action  ici

Lettre d'info CPE : Situation sanitaire, l'heure est à l'action ici

Lettre d'info PLP : Situation sanitaire, l'heure est à l'action ici

Lettre d'info 2nd degré : Situation sanitaire, l'heure est à l'action ici

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