17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 14:17
Nous soutenons la jeunesse mobilisée pour son avenir- communiqué intersyndical UNL-FIDL-CGT-FO-SUD éducation-FSU

Ce communiqué a été publié le 15/03/2021

Nous soutenons la jeunesse mobilisée pour son avenir

Depuis le début de l’année scolaire, les difficultés rencontrées par les lycéens et les lycéennes ne cessent de s’accentuer. Alors que la crise sanitaire accroît les inégalités sociales, le choix a été fait de supprimer 1 800 postes de professeurs dans l’enseignement secondaire public. Il est inacceptable que des économies soient faites au détriment de la qualité des enseignements. Par la casse du service public d’éducation, c’est une génération entière qu’on prive de droit à l’avenir.

Plutôt que de recruter des enseignants en nombre suffisant comme le demandent nos organisations, le ministre a mis en place un protocole sanitaire insuffisant, qui ne répond aucunement à nos attentes envers l’éducation nationale. De surcroît, le refus du ministre de l’éducation d’alléger les programmes scolaires empêche les professeurs de revenir avec les élèves sur les notions vues à la maison par manque de temps, ce qui augmente le décrochage scolaire. En outre, les personnels (AED, CPE, PsyEN...) supplémentaires nécessaires pour faire face aux effets multiples de la crise n’ont pas été donnés aux établissements.

La mise en place du contrôle continu qui enlève au baccalauréat sa valeur nationale accroît les inégalités et soumet les élèves à une pression évaluative constante pénalise tous les élèves, notamment les plus en difficulté. De nombreux lycéens sont la moitié du temps en distanciel, d’autres non. Il est urgent de revenir sur la réforme et rétablir le cadre national des enseignements, un baccalauréat avec des épreuves nationales et terminales.

De nombreuses interrogations persistent à ce jour. En fin d’année doit se dérouler, pour les élèves de terminale, un “grand oral”. Épreuve annoncée par le ministre depuis plusieurs années, nous n’en avons pas les modalités exactes alors que cette dernière doit se tenir dans quelques semaines. Le manque d’information couplé avec l’absence d’heure prévue pour préparer cette épreuve ne peut qu’attiser nos craintes. Cette épreuve doit être neutralisée.

A cette peur de l’échec scolaire s’ajoute une peur de l’avenir : les constats faits par les personnels accompagnant les lycéens et lycéennes dans les vœux de la procédure Parcoursup sont ceux d’un grand désarroi et d’une forte inquiétude. Alors que ces jeunes auront connu une scolarité perturbée, que alors que de plus en plus d’étudiant.e.s risquent de décrocher ou pensent à redoubler leur année universitaire abandonnent les bancs déserts des Universités. Les facs non plus ne disposent pas de davantage de moyens pour accueillir tous les élèves. La sélection à l’entrée de la fac’ s’annonce dès lors encore plus rude qu'auparavant. Il faut que l’enseignement supérieur soit accessible à tou.te.s. C’est pourquoi il est urgent que les établissements de l’enseignement supérieur réouvrent et que la ministre assure à tous un droit à la sécurité sanitaire, afin de permettre aux étudiants de recouvrer leur droit d’étudier dans de bonnes conditions, de vivre dignement, de se loger, de se nourrir, mais aussi de se retrouver dans une vie sociale.

Les enjeux liés à l’emploi sont eux-aussi centraux concernant les difficultés que rencontrent les élèves. La crise du covid réduit fortement les possibilités de trouver un stage en entreprise. Par conséquent, beaucoup d’élèves se retrouvent sur le carreau, sans aucun moyen de travailler. Pourtant, cela est essentiel aux élèves de la voie professionnelle pour valider leur année scolaire. Il faut garantir à tous ces élèves des conditions de travail décentes et la garantie de ne pas être pénaliser en cas d’absence d'opportunité de stage.

Il est urgent que l'éducation soit véritablement une priorité nationale et que cela trouve une traduction concrète. En refusant d’augmenter significativement le salaire des fonctionnaires de l’éducation nationale ou en ne proposant pas aux jeunes les mesures suffisantes pour vivre dignement, le gouvernement refuse de prendre ses responsabilités. Il faut que des mesures soient prises non seulement pour lutter contre la dégradation de nos conditions d’étude, de travail et de vie, mais aussi qu’un investissement massif dans les services publics d’enseignement et de santé soit opéré pour ne pas revenir dans la situation antérieure à la crise.

Nous, organisations représentatives des personnels de l'éducation, sommes aux côtés et investies pleinement par les préoccupations de la jeunesse. Nous soutenons leur appel à manifester le 16 Mars.

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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 14:13
Sciences Po Grenoble : pour la liberté académique et pour les libertés syndicales des personnels et des étudiant·e·s- Communiqué intersyndical : CGT Université de Grenoble, CNT Jeunes 38, RER A, Solidaires étudiant-e s Grenoble, Sud éducation Grenoble, Union des Étudiant·es de Grenoble, UNEF Grenoble, Union Syndicale Sciences Po Grenoble

Ce communiqué a été publié le 16/03/2021

Face aux propos et échanges par mails, et suite aux différentes réactions autour du groupe de travail de l’atelier « Racisme, islamophobie, antisémitisme » prévu pour la Semaine pour l’Égalité de Sciences-Po Grenoble, nous tenons à affirmer notre soutien plein et entier à une collègue enseignante-chercheuse de Science-Po Grenoble attaquée personnellement dans l’exercice de sa liberté académique.

En effet, non seulement sa légitimité et les travaux scientifiques qu’elle mobilisait pour l’organisation de l’atelier ont été déniés au nom d’opinions personnelles par deux enseignants, mais elle s’est retrouvée empêchée, suite aux pressions exercées par ces deux enseignants, d’organiser cet atelier comme initialement prévu. La violence morale et symbolique subie par notre collègue et l’absence de protection par la direction sont inacceptables.

Nous voulons ici réaffirmer l’indépendance des recherches de l’ensemble des universitaires comme une nécessité absolue. Le débat contradictoire doit se faire dans le respect de l’autre et dans la sérénité. Les échanges d’arguments et la méthode scientifique doivent toujours être le socle nécessaire à tout échange permettant ainsi les controverses scientifiques, nécessaires au progrès des connaissances dans tous les domaines. Nous apportons à ce sujet notre soutien à la direction du laboratoire PACTE, et affirmons notre accord complet avec leur communiqué.

Par ailleurs, nous souhaitons ici réaffirmer que le racisme et l’islamophobie n’ont pas leur place, ni dans les établissements d’enseignement supérieur, ni dans la société, et qu’il est donc nécessaire de les étudier pour les déconstruire. Censurer ou laisser censurer de tels champs de recherche n’est pas acceptable.

Enfin, nous apportons notre soutien aux étudiant·e·s et aux syndicats étudiants. Un enseignant de Sciences Po a tenté d’exclure de ses cours les étudiant·e·s syndiqué·e·s à l’Union Syndicale. Il s’agit purement et simplement de discrimination syndicale. La liberté syndicale, pour les personnels comme pour les étudiant·e·s, n’est pas négociable.

Depuis des collages nominatifs sur les façades de Sciences Po le 4 mars, l’emballement médiatique présente les deux collègues comme des victimes. Si nous ne cautionnons pas les collages nominatifs, nous souhaitons réaffirmer que la mise en danger de l’ensemble des collègues ayant pris part à cette affaire résulte non pas d’affiches localisées, mais bien essentiellement du recours irraisonné aux médias : ce sont bien certains de ces médias, et ceux qui les ont prévenus et qui y ont témoigné, qui ont aussi fait le choix d’afficher publiquement les noms des personnes impliquées.
Nous demandons à la direction de Sciences Po Grenoble de condamner publiquement ces propos et faits et de prendre les mesures qui s’imposent pour que le débat académique puisse se tenir dans un cadre serein et respectueux.

CGT Université de Grenoble, CNT Jeunes 38, RER-A, Solidaires étudiant-e-s Grenoble, Sud éducation Grenoble, Union des Étudiant·es de Grenoble, UNEF Grenoble, Union Syndicale Sciences Po Grenoble

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 18:38

Projet de carte scolaire – mesures envisagées

L'Orne doit rendre 8 postes d'enseignant-e.

Circonscription d’Argentan

1 création d’emploi sur l’école de Gouffern-en-Auge (Urou-et-Crennes)

1 retrait d’emploi sur l’école Anne Frank, Argentan

1 retrait d’emploi sur l’école de Gouffern-en-Auge (Chambois)

1 retrait d’emploi sur l’école de Putanges-le-Lac

1 retrait d’emploi sur l’école de Trun

1 retrait d’emploi sur l’école de Boucé

Circonscription d’Alençon

1 retrait d’emploi sur l’école Montsort, Alençon

1 retrait d’emploi sur l’école La Framboisière, Valframbert

1 retrait d’emploi sur l’école des Cailloutins, Chailloué

Sur le RPI 79, les deux postes affectés à la Roche-Mabile (site fermé par le SIVOS) sont redéployés sur les deux sites restants (Ciral et L’Orée d’Écouves).

Sur l’école Louis Forton de Sées, transformation d’une classe ordinaire en dispositif EMILE (poste à profil Enseignement d’une Matière par Immersion en Langue Étrangère : anglais).

Circonscription de Mortagne-au-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école Aristide Briand, Mortagne-au-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école de Rémalard-en-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école Albert Bailly, Tourouvre-au-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école André Barbet, Val-au-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école de Saint-Langis-lès-Mortagne (devient école élémentaire à 1 classe)

1 retrait d’emploi sur l’école du Marronnier, Saint-Hilaire-sur-Erre (devient école primaire à 2 classes)

1 retrait d'emploi sur l'école du Mèle sur Sarthe

Circonscription de L’Aigle

1 retrait d’emploi sur l’école Comtesse de Ségur, Aube

1 retrait d’emploi sur l’école Edgar Degas, Gacé

1 retrait d'emploi sur l'école La Ribambelle,L'Aigle (cette mesure devrait être levée)

1 retrait d’emploi sur l’école de la Vallée de la Risle, Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe
1 retrait d’emploi au lieu de 3 sur  La Ferté-en-Ouche (RPI 86), avec une ré-organisation qui aboutit à la fermeture du site de Glos la Ferrière en répartissant les élèves sur les autres écoles.
1 retrait d’emploi sur l’école d’Irai

Circonscription de Flers

1 création d’emploi sur l’école Roland maternelle, Flers

1 retrait d’emploi sur l’école Jacques Prévert, La Ferté-Macé

1 retrait d’emploi sur l’école Jacques Prévert, Messei

1 retrait d’emploi sur l’école André Breton, Tinchebray-Bocage

1 retrait d’emploi sur le RPI 44 (La Coulonche, les Monts d’Andaine)

1 retrait d’emploi sur le RPI 82 (La Chapelle-Biche, Saint-Clair-de-Halouze)

 

Éducation prioritaire :

1 retrait de dispositif (dédoublement) sur l’école Jean de la Fontaine, Alençon

Un poste de coordonnateur REP à Vimoutiers est transformé en poste de 2nd degré : -0,5

Dispositif particulier :

Sur l’école Maurice Gérard du Mêle-sur-Sarthe, transformation d’un poste ordinaire en poste de professeur spécialisé pour ouvrir une UEMA (Unité d’Enseignement Maternelle Autisme).

Dispositifs Toutes Petites Sections (TPS) :

1 retrait de dispositif sur l’école Flaubert/La Varende, Vimoutiers

1 retrait de dispositif sur l’école Louis Forton, Sées

Les chiffres annoncés par l’administration ne sont pas ceux annoncés par les écoles, une fois de plus, on n'hésite pas à fermer des dispositifs qui « fonctionnent » alors que les besoins sont réels et connus.

 

Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté (RASED) :

1 poste de psychologue de l’Éducation nationale (confirmation de l’ouverture faite à titre provisoire à la rentrée 2020)

 

École inclusive :

2 ouvertures de postes en EMS (Établissement Médico-Social)

2 fermetures de dispositifs ULIS (Unité Localisée d’Inclusion Scolaire) :

- 1 à Paul Souvray, La Ferté-Macé

- 1 à Roland élémentaire, Flers

 

Brigades de remplacement et de formation

20 ouvertures de postes de brigades. Ce nombre peut évoluer en fonction des ajustements éventuellement proposés en début d'année.

Les problèmes de non-remplacement ont été très nombreux cette année, ce qui n'est pas étonnant compte-tenu de la fermeture de nombreux postes à la rentrée 2020. Les vacataires et les retraité-es sollicité-es pour compenser ce manque de remplaçant-es ne seront pas prolongé-es.

L’administration n'a quasiment pas modifié les mesures de carte scolaire alors que, dans certaines écoles, les mesures sont incompréhensibles. On ne fait pas suffisamment confiance aux équipes et aux élu-es quand ils annoncent des effectifs différents de ceux annoncés par l’administration.

Vote unanime contre ce projet de carte scolaire.


 

Quelques infos supplémentaires:

  • L'ULIS de Desnos sera transféré ailleurs (lieu non connu) pour la rentrée 2022.

  • Les élèves de CP de Crouttes iraient 2 jours par semaine à Vimoutiers.

  • Une nouvelle FAQ a été envoyée par le ministère et est très peu compréhensible !

  • Il y a des élèves en attente de places en IME et ITEP.

  • L'administration demande un dédoublement supplémentaire à Jules Verne en prenant sur un poste d'adjoint sans que cela ne soit officiel.

  • Les syndicats présents déplorent le manque de clarté et de précision des documents transmis pour préparer cette carte scolaire.

  • Les tests salivaires commencent sur le secteur de L'Aigle (car le variant brésilien y circule)vendredi 12 mars. Il n'y a pas suffisamment de laboratoires pour satisfaire aux besoins de tests. Les directeur.trice.s doivent obtenir l'autorisation des parents et faire une copie de leur carte vitale. Ensuite des tests seront effectués à Domfront, Tinchebray, Flers, Alençon, Vimoutiers et le Perche (dans le Perche, le variant anglais circule).

  • Enseignant.e.s contractuel.le.s : 2 voire 3 souhaitent être reconduit.e.s, pas les autres. L’administration va donc procéder à de nouveaux recrutements. Il y a eu beaucoup d'entretiens et le recrutement est toujours en cours.

  • Les AED contractuel.le.s continuent.

  • Il n'y aura pas de difficultés pour payer les « devoirs faits ».

  • Les portes ouvertes des établissements en vue de préparer la prochaine rentrée sont interdites.

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:16
La boîte à livres

Cet article a été publié le 09/03/2021

Séance d’emprunts de livres du CDI sur un thème demandé par la-le professeur-e de la classe

Objectifs

Faire connaître les ressources du CDI, ainsi que le lieu

Faire lire les élèves

Faire découvrir différents aspects de la lecture (notamment plaisir)

Aborder des thèmes du programme de façon moins traditionnelle

Mise en place

La professeure-documentaliste fait une sélection de livres (ou périodiques) en fonction d’un thème demandé par le ou la collègue de la classe : 1re guerre mondiale, amours contrariées, récits épistolaires, la peur, celles et ceux qui ont dit non, récits mythologiques… Cela peut aussi être thème libre, lecture plaisir !

Il est possible de proposer aux élèves de lancer des thèmes en vue d’une sélection. Sii achats il doit y avoir, cela toutefois peut prendre pas mal de temps selon les établissements. Une autre possibilité est d’emprunter des documents à la médiathèque du coin pour compléter les boites à livres.

La séance peut avoir lieu au CDI ou dans la salle de classe.

L’idée est que chaque élève reparte avec un livre qu’elle ou il a choisi, à lire à la maison. 2 temps différents dans la séance : un temps de présentation, puis le temps du choix et de l’emprunt.

Pour la présentation, elle peut être faite par la prof-doc (on fait un très court résumé à l’oral de chaque livre) ou par les élèves (chaque élève a un livre devant soi, et a quelques minutes pour en faire une courte présentation à ses camarades). Dans les deux cas, la présentation de chaque livre doit être très courte (1 minute) et donner envie aux élèves d’emprunter ce livre.

Les élèves doivent noter sur un brouillon au moins 3 titres qu’ils et elles ont aimé, afin de procéder ensuite à un emprunt choisi et non subi.

Pour la seconde phase, l’emprunt : on montre un livre à la classe, et le ou la 1er-e élève qui lève le doigt peut l’emprunter. Et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait un livre. Il est possible de demander un top 3 aux élèves mais cela demande plus de temps. Si 2 élèves souhaitent le même livre, pour contrer d’éventuelles frustrations, il est possible de leur proposer un autre ouvrage du-de la même auteur.rice, sur le même thème, de la même taille ou d’en trouver un doublon.

Prévoir un temps pour noter les emprunts afin d’avoir une trace.

Il est possible selon le projet de continuer sur une séance d’exposés, ou de faire des carnets de lecture, des avis de lecture sur marque-pages…

Retours sur l’expérience

On a remarqué que quand un-e élève présente un livre au groupe, il ou elle a souvent envie de l’emprunter !

Prévoir plus de livres que d’élèves, afin d’essayer de contenter tout le monde au mieux.

Si vraiment il y a des élèves frustré-es, prévoir un temps à la fin de la séance ou à un autre moment pour aller au CDI et leur permettre de trouver un livre à leur goût.

Il faut parfois que les adultes fassent un peu médiation, en fonction du niveau des élèves et du livre choisi (livre trop dur pour un-e élève ou au contraire un-e bon-ne lecteur-rice qui choisit le livre le plus petit).

Prévoir des livres de différents niveaux et de différentes tailles : des romans de littérature jeunesse, des BDs, des romans graphiques, mais aussi des romans classiques (ou en abrégé). Même s’ils ne sont pas forcément empruntés (mais parfois si !), cela permet aux élèves d’en connaître l’existence.

On peut créer des ambiances en fonction du thème (salle obscure, bruits mystérieux en fond pour les livres sur la peur par exemple).

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:15
Quelles pédagogies ?

Cet article a été publié le 09/03/2021

Une autre école, une autre société… Par ce slogan, SUD éducation revendique un lien entre divers pratiques pédagogiques et les luttes sociales : de l’autogestion des luttes à celles des élèves.

De nombreux courants, pratiques et groupes pédagogiques existent, communiquent, ou se distinguent. La plupart des collègues s’inspirent de différents courants, différentes écoles. Voici quelques éléments pour pouvoir distinguer ces pédagogies, leurs évolutions et leur utilisation et leur lien avec le syndicalisme de SUD éducation.

« Tous capables » : l’éducation nouvelle et le GFEN

L’Éducation Nouvelle prépare chez l’enfant, non seulement le futur citoyen capable de remplir ses devoirs envers ses proches et l’humanité dans son ensemble, mais aussi l’être humain conscient de sa dignité d’homme.
— Principe de la Ligue Internationale d’Éducation Nouvelle, 1921

 

Développée en France par le GFEN (Groupe Français d’Éducation nouvelle), l’éducation nouvelle se développe dans l’entre-deux guerres au sein de la Ligue Internationale d’Éducation Nouvelle. Son but était de lutter contre les effets néfastes de la guerre et de faire des enfants de véritables citoyens, critique et réflexif. Cependant, la Ligue, traversée par les tensions politiques de l’époque, ne se réunira plus après la seconde guerre mondiale.

Au centre de l’éducation nouvelle se trouve le concept d’auto-socio-construction qui reposent sur 4 axes.

L’apprentissage n’est pas affaire de recettes mais de stratégie. Voilà pourquoi les outils proposés par le GFEN constituent des démarches.
Le savoir ne se transmet pas, il se 
construit. Voilà pourquoi les démarches élaborées par le G.F.E.N. sont dites constructions de savoir.
L’acte d’apprendre est un acte 
singulier, individuel. On n’apprend pas à l’enfant (à l’homme) c’est lui qui apprend. Voilà pourquoi les démarches imaginées par le G.F.E.N. sont dites d’auto-construction.
L’apprentissage se conduit dans un cadre socialisé. J’apprends avec et contre les autres. Avec : la coopération. Contre : la contradiction, la confrontation.
Voilà pourquoi les démarches inventées par le G.F.E.N. sont dites d’auto-socio-construction.

Parce qu’elles sont coopératives, critiques, réflexives, les pédagogies d’éducation nouvelle sont fortement liées au syndicalisme que défend SUD éducation, un syndicalisme de lutte et de transformation sociale.

Pour aller plus loin :

L’école moderne de la pédagogie Freinet : pour un matérialisme pédagogique

Nous rejetons l’illusion d’une éducation qui se suffirait à elle-même hors des grands courants sociaux et politiques qui la conditionnent.
— 
Charte de l’école moderne

Mouvement pédagogique international et historique, la pédagogie Freinet cherche à révolutionner la classe tout en prenant en compte la dimension sociale et politique de l’école. C’est une pédagogie du travail, basé sur des outils développés tout au long du 20e siècle par de nombreux et nombreuses collègues au sein de l’Institut Coopératif pour l’Ecole Moderne (ICEM) : texte ou dessin libre, journal scolaire, quoi de neuf, conseil coopératif, plan de travail, travail individualisé, projet, etc.

Chacune de ses techniques, pensées comme un véritable écosystème pédagogique est guidée par des « invariants pédagogiques » qui peuvent se résumer ainsi :

  • Nécessité d’élever le niveau intellectuel des travailleurs à l’aide d’expérimentations pédagogiques ;

  • Lien entre les activités scolaires et la vie des élèves ;

  • Ouverture de l’école sur le milieu social et économique ;

  • Nécessité de l’auto-organisation des élèves ;

  • Développement de l’expression de soi.

Ancrée dans l’école publique, doté d’une dimension collective forte, cette pédagogie, fortement liée à la militance politique et sociale, est pratiquée par de nombreux camarades de SUD éducation.

Pour aller plus loin :

Les fiches SUD éducation sur la pédagogie Freinet :

La pédagogie institutionnelle contre l’école caserne

La pédagogie n’est jamais neutre, je sais que ma pratique sera ce qu’elle est en fonction de choix : préparer les jeunes à occuper leur place dans la société ou les préparer à la transformer en transformant déjà le plus petit et le plus proche.
— Jacques Cornet, Noëlle de Smet

Issu d’une scission avec le mouvement Freinet, la pédagogie institutionnelle n’est pas une pédagogie de l’institution ministérielle mais une pédagogie des institutions, c’est-à-dire des règles ! Mais attention, des règles pour émanciper les élèves, non pas pour les contraindre, des règles pour l’autogestion, des règles discutées et décidées collectivement. Il faut noter que certaines règles font Loi : chacun est là pour travailler ; chacun a le droit au respect physique et moral ; l’enseignant-e est là pour tout le monde.

En s’inspirant de la psychanalyse et des sciences sociales, la pédagogie institutionnelle a développé une approche fondée sur un trépied pédagogique :

  • Les techniques et outils pédagogiques Freinet

  • L’inconscient

  • Le groupe

  • Le tout relié par le politique !

L’utilisation des techniques Freinet permet aux enseignant-es de « voir » l’inconscient de la classe, des élèves : ainsi le conseil ou le quoi de neuf est un moment fort de la PI car c’est là que vont ressortir les problématiques des élèves. Par les métiers, ou responsabilités, les élèves se voient relier au groupe, pensé comme une communauté, un véritable milieu éducatif où chacun peut apprendre des autres, grâce aux autres.

La dimension collective et autogestionnaire de la PI est fortement liée au syndicalisme que défend SUD éducation, un syndicalisme où ce sont les personnels en lutte qui décident en AG de la teneur du mouvement.

Pour aller plus loin :

Les pédagogies critiques : comprendre le monde pour le transformer

Personne n’émancipe autrui, personne ne s’émancipe seul, c’est ensemble qu’on s’émancipe.
— Paolo Freire

 

Les pédagogies critiques – ou radicales – sont fortement inspirées des travaux du pédagogue Paulo Freire et de travaux américains comme ceux de Bell Hooks. Développées par le pédagogue brésilien à partir d’une méthode d’alphabétisation des populations pauvres, ces pédagogies se donnent comme objectif de lutter contre les discriminations pour une justice sociale et environnementale. Ainsi, des pédagogies antisexistes ou antiracistes sont des pédagogies critiques. De ce fait, les pédagogies critiques et notre syndicalisme ont beaucoup en commun !

Ces pédagogies n’ont pas vocation à donner des outils tout faits mais plutôt à permettre un questionnement sur nos pratiques avec nos élèves. Elles se fondent donc sur des principes, qui doivent être adaptées à la réalité sociale vécue :

  • La prise en compte de l’expérience sociale des élèves

  • Le dialogue comme base de la pédagogie

  • La conscientisation des individus, c’est-à-dire la prise de conscience de l’existence de rapports sociaux inégalitaires au sein de notre société, et donc de rapports de pouvoir.

  • L’empowerment, c’est-à-dire le développement de la capacité d’agir des individus.

Même si les pédagogues critiques ne souhaitent pas créer d’outils que l’on pourrait utiliser dans toutes circonstances, différents exemples de didactique critique existent tel que le théâtre de l’opprimé-e dont le but est de mettre en scène des situations d’oppressions, d’y réfléchir et d’agir collectivement ou encore la pratique de l’enquête pour se conscientiser.

Pour aller plus loin :

Le GRDS et la transmission des savoirs

Plus que jamais la valeur émancipatrice du savoir, entendons par là d’un savoir réfléchi et critique qui ne se suffit pas de connaissances utiles, est à l’ordre du jour. Et elle l’est pour tous. Or, malgré l’urgence historique, notre école n’y fait guère droit.
— Jean-Pierre Terrail, 
Pour une école de l’exigence intellectuelle

Le Groupe de Recherche sur la Démocratisation Scolaire est composé d’enseignant-e-s et (surtout) de chercheurs/ses. Il ancre ses propositions pédagogiques et d’organisation de l’école dans la sociologie des inégalités scolaires. Si l’école reproduit des inégalités, c’est que des mécanismes traversent la salle de classe pour les reproduire : c’est donc l’affaire des pédagogues.

Le principal vecteur d’inégalités sociales à l’école est le fait que l’école a des implicites avec lesquels les enfants des classes populaires ne sont pas en accointances.

Ces enfants ne manquent ni d’intelligence, ni de culture pour être capable de réussir scolairement ; s’ils sont en échec, c’est que l’école ne leur donne pas toutes les clés. Ne pas comprendre ces mécanismes conduirait souvent les professeur-e-s à diminuer les exigences pour les enfants des classes populaires.

L’école doit donc « vendre la mèche » comme l’écrit Bourdieu, et rendre visible ce qui ne l’est pas. Ce constat amène le GRDS à défendre des paradigmes pédagogiques plus traditionnels, souvent adoptés par les conservateurs. Il soutient à ce titre le retour de la méthode syllabiques en lecture orchestrée par Jean-Michel Blanquer. En rupture avec l’idée que l’enfant doit construire ses savoirs, le GRDS insiste sur l’importance (démocratique) de la transmission des savoirs par l’enseignant-e.

Si le GRDS est d’un point de vue pédagogique en rupture avec les mouvements pédagogiques issus de l’éducation nouvelle (ICEM, GFEN…), sa finalité de réduire les inégalités sociales et de réelle démocratisation de l’école en fait un interlocuteur intéressant. À ce titre, le projet d’ « école commune », d’une école unique de la maternelle au lycée, est un réel projet d’une « autre école » pour une « autre société ».

Pour aller plus loin

Sur les inégalités scolaires : La construction des inégalités scolaires : au cœur des pratiques et des dispositifs d’enseignement, Jean-Yves Rochex et Jacques Crinon, Presses universitaires de Rennes, 2011, 214 pages.

Le site du GRDS où l’on trouve des analyses et quelques récits de pratiques : http://www.democratisation-scolaire.fr

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:14

Cet article a été publié le 09/03/2021

Du 22 mars au 6 avril auront lieu les élections TPE/TPA. Nous connaissons toutes et tous des salarié-e-s qui travaillent dans une association ou une entreprise de moins de 11 salarié-e-s ou qui sont salarié-e-s de particuliers. Du 22 mars au 6 avril, faisons voter pour les listes Solidaires.

Qu’est-ce que sont les élections TPE/TPA ?

Vous êtes salarié·e d’une très petite entreprise ou d’une très petite association de moins de 11 salarié·e·s, ou bien salarié·e au domicile d’un particulier employeur, vous serez appelé·e·s à voter du 22 mars au 6 avril 2021.

Dans chaque région, vous élirez 10 représentant·e·s syndicaux issu.e·s eux aussi de TPE qui vous représenteront face aux employeurs dans des Commissions Paritaires Régionales Interprofessionnelles (CPRI).

Ces élections comptent pour la représentation syndicale dans les branches professionnelles et les conseils de prud’hommes. Avec un score important de Solidaires, vous pourrez mieux défendre vos droits.

 

Solidaires, c’est qui ? c’est quoi ?

L’Union syndicale Solidaires est une union interprofessionnelle qui couvre tous les départements et des secteurs professionnels très divers. Nos syndicats Solidaires, SUD, SNJ, Asso…, appartiennent à des secteurs professionnels du secteur public comme du secteur privé qu’il soit marchand ou non : commerces et services, santé/social, associations, restauration, journalisme, nettoyage, banques et finances, chimie, collectivités territoriales, culture, éducation, énergie, formation, industrie, bâtiment, métallurgie, services postaux, télécommunications, prévention et sécurité, protection sociale, recherche, transports… ainsi que chez les étudiant.e·s et le retraité.e·s.

L’Union syndicale Solidaires veut être un contre-pouvoir et propose un syndicalisme de lutte qui lie défense quotidienne des salarié·e·s et transformation de la société.

Suis-je concerné·e par les élections ?

Pourra voter tout·e salarié·e en poste en décembre 2019, dans une entreprise ou association de moins de 11 salarié·e·s ou au domicile d’un particulier employeur :
Âgé·e d’au moins 16 ans ;
– Inscrit·e sur les listes électorales du scrutin ;
– Quel que soit son contrat de travail (CDI, CDD, contrat de travail temporaire, intermittent, contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage…) ;
– Quelle que soit sa nationalité.

Comment voter ?

Le scrutin se déroulera du 22 mars au 6 avril 2021.
Les électrices et électeurs pourront voter, selon leur choix, 
par courrier ou bien par voie électronique sur le site Internet Grand Public dédié aux élections (election-tpe.travail.gouv.fr).
Mi-mars 2021, soit environ une semaine avant le début du scrutin, les électeurs et électrices recevront de la Direction Générale du Travail un courrier contenant leur matériel de vote :
– Une enveloppe T et un bulletin de vote mentionnant la liste des organisations syndicales candidates au scrutin, afin de voter par correspondance ;
– Des codes de connexion personnels et confidentiels, afin de voter directement en ligne sur le site Internet Grand Public.

On a des droits !

 

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:13
Profilage des postes CP et CE1 dédoublés : remise en cause profonde de toute l’organisation des écoles !

Ce communiqué a été publié le 14/03/2021

Aujourd’hui nous alertons les personnels sur les dangers de ce que le ministère essaie de mettre en place dans les Académies d’Aquitaine et de Toulouse par le fléchage  des postes de CP/CE1 à 12. 

A Toulouse, informé-e-s le 09 mars, les enseignant-e-s en poste dans ces classes vont devoir choisir avant le 31 mars : être titularisé-e-s sur un poste à profil cantonné-e-s à un seul niveau en signant un nouvel arrêté de nomination ou bien participer au mouvement. Les  enseignant-e-s titulaires devront accepter des nouvelles missions dont ils n’ont actuellement pas connaissance.

En Aquitaine, c’est pire, les collègues en poste vont devoir passer un entretien pour rester sur leur propre poste, sachant que d’autres pourront postuler.

Les DASEN ont décidé en urgence et sans consultation du CTSD et du CDEN cette  mesure de profilage des postes qui aura de graves incidences sur le fonctionnement pédagogique de l’école. En nette contradiction avec le Décret n° 89-122 du 24 février 1989 relatif à la répartition des élèves entre les classes et les groupes, elle dessaisit le conseil des maîtresses et maîtres  du libre choix de l'organisation pédagogique et introduit la mise en concurrence  entre les collègues.

C'est une atteinte grave, non seulement à la liberté pédagogique, mais également une remise en cause profonde de toute l'organisation des écoles ! En effet, une véritable double gestion des écoles va se mettre en place : cycle 2 d’un côté et cycle 3 de l’autre, y compris pour le mouvement.

Par cette mesure Blanquer veut introduire une logique de contrat avec les établissements classées en éducation prioritaire, contrôler et choisir les enseignant-e-s y exerçant et  conditionner les moyens accordés à la satisfaction de certains objectifs. Contractualiser c’est introduire la logique de l’entreprise privée dans l’école publique

SUD éducation demande l'abandon immédiat du profilage des postes de CP et CE1 dédoublés.

L’école n’est pas une entreprise , l’éducation n’est pas une marchandise !

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:12
Loi Rilhac adoptée au Sénat : les écoles n’ont pas besoin d’une nouvelle strate hiérarchique, mais de collectif et de solidarité

Ce communiqué a été publié le 13/03/2021

Le Sénat vient d’adopter la proposition de loi “créant la fonction de directrice ou de directeur d'école” proposée par la députée Cécile Rilhac.

Le gouvernement et le ministre Blanquer ont soutenu à cette occasion un amendement adopté prévoyant que les directeurs et directrices d’école disposent désormais d’“une autorité fonctionnelle permettant le bon fonctionnement de l'école et la réalisation des missions qui lui sont confiées”. Cet amendement dispose ainsi qu’ils et elles bénéficieront d'une délégation de compétences de l'autorité académique”.

À l’issue de l’adoption du texte en première lecture à l’Assemblée nationale, une maigre garantie apportée aux personnels avait subsisté : la mention explicite que les directeurs et directrices n’exerceraient pas d’autorité fonctionnelle sur leurs collègues. Dans la version du texte adopté par le Sénat, ce dernier garde-fou a disparu. Le flou des termes du projet de loi laisse craindre toutes les dérives, jusqu’à l’évaluation par les collègues chargé-e-s de direction des autres enseignant-e-s de l’école.

La mise en place d’une formation prétendument certifiante pour devenir directeur ou directrice d’école qui dispose d’une décharge complète de service pour sa direction.

Cela ne correspond en rien à la revendication des personnels, qui revendiquent le caractère démocratique et collectif des décisions prises entre professionnel-le-s dans l’école, et une baisse de la charge de travail des collègues chargé-e-s de direction.

Le projet prévoit désormais l’institution de “référent-e-s direction” dans les départements. Derrière cette usine à gaz se dissimule le souhait d’instaurer encore un nouvel échelon hiérarchique visant à faciliter la mise en œuvre des réformes de dégradation du service public d’éducation contre lesquelles les personnels se sont massivement mobilisés ces dernières années.

Cette nouvelle mouture de la proposition de loi ne répond aucunement aux enjeux auxquels fait face la profession en raison de la dégradation des conditions dans lesquels les collègues chargé-e-s de direction exercent leur mission : suppression des aides administratives, baisse du temps de décharge, lourdeur des tâches administratives et pression des IEN.

À rebours de ce projet de loi, ce dont ont besoin immédiatement les directrices et directeurs est :

  • une augmentation du temps de décharges ;

  • un allégement des tâches administratives ;

  • une revalorisation salariale ;

  • le recrutement de personnels formé et titularisé sur le poste d’aide à la direction, et intégrés au corps des Adjaenes.

Cette proposition de loi constitue une attaque importante contre les statuts des personnels. La proposition de loi sera soumise dans les prochaines semaines à une seconde lecture à l’Assemblée nationale.

Pour SUD éducation, l’heure est donc à la construction d’une large mobilisation des personnels du premier degré, et à instaurer un rapport de force de nature à obtenir non seulement le retrait de ce projet délétère, mais aussi l’amélioration générale des conditions de travail des personnels enseignants, directeurs et directrices dans le premier degré.

SUD éducation invite d’ores et déjà les personnels à se réunir en assemblées générales, et réunions d’informations syndicales pour préparer la riposte.

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:11
ENT perturbés : SUD éducation revendique la gestion des outils numériques par l’Éducation nationale

Ce communiqué a été publié le 10/03/2021

Dans la soirée d’hier, un incendie a détruit un quart de la ferme de serveurs de l’entreprise OVH à Strasbourg. Cette entreprise héberge près des deux-tiers des sites hébergés en France, dont de nombreux espaces numériques de travail utilisés par les établissements scolaires.

Aujourd’hui, les ENT sont dans plusieurs académies inaccessibles ou souffrent de problèmes de performance qui rendent leur usage par les personnels et les élèves difficile ou impossible. La restauration du service pourra selon les cas durer plusieurs jours, paralysant le fonctionnement des établissements qui pourtant reposent bien souvent dessus en cette période d’enseignement hybride.

Cet incident montre une fois de plus que l’externalisation des ressources numériques, qui plus est concentrée entre les mains d’une entreprise qui entre en bourse aujourd’hui et domine le marché, n’est pas la garantie de la fiabilité du service.

SUD éducation revendique la gestion directe par l’administration des services informatiques essentiels au fonctionnement pédagogique des établissements, ce qui permet également de contrôler l’usage qui est fait de ces données souvent personnelles, pour l’heure confiées à des entreprises sans aucune forme de chiffrage les empêchant d’y accéder.

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:11
Non à la pérennisation du « distanciel » à l’Université des Antilles

Ce communiqué a été publié le 09/03/2021

À l'Université des Antilles, on impose, dans le cadre du renouvellement de l'accréditation des formations 2022-2027, une mutualisation des cours entre la Guadeloupe et la Martinique, ce qui implique le recours obligatoire au "distanciel" expérimenté pendant la crise sanitaire.
SUD Éducation alerte la communauté universitaire sur cette innovation qui confirme ses craintes au sujet d'une possible pérennisation de ce mode dégradé d'enseignement imposé par les circonstances.
Nous demandons à la ministre de recadrer la Présidence de l'Université des Antilles car cette exigence du recours pérenne au distanciel de la présidence de l'université des Antilles est incompatible avec la liberté pédagogique et le principe d'indépendance des universitaires.

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