27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 16:39

Dans l'urgence sanitaire actuelle et face aux carences du ministère, les équipes professionnelles sont sous tension. Elles doivent faire face à des réorganisations permanentes qui dégradent les conditions d'enseignement pour les élèves et les conditions de travail pour les personnels. Pour éviter les fermetures d'établissements, le dédoublement des classes devient incontournable. Dès lors, le télétravail partiel s'instaure.

 

Avec le dédoublement des classes, l'urgence est à un allègement des programmes scolaires et donc à une adaptation des évaluations et des examens en conséquence. Cela requiert de repenser l'organisation des apprentissages et leur articulation entre le présentiel et le distanciel. Pour cela, les personnels doivent pouvoir s'appuyer sur leur collectif de travail afin de déterminer ensemble un fonctionnement adapté à leur réalité de travail.

 

Il s'agit pour les personnels d'articuler des contenus adaptés aux conditions de vie et d'apprentissage des élèves avec leurs propres conditions de travail et d'existence. L'exigence de télétravail va à l'encontre de la conception que les personnels ont de leur métier à bien des égards et les expose à des conflits éthiques. Ils savent que souvent les conditions ne sont pas favorables à l'apprentissage (existence de zones blanches, coût de la connexion, plusieurs personnes utilisant les mêmes outils et connexion, pas d'espace dédié et ambiance bruyante).

Ces arbitrages se font dans un contexte de réorganisations permanentes, de pressions hiérarchiques des chef-fe-s de service pour imposer une organisation du travail, de surcharge liée à l'autoformation pour palier les manquements de l’administration et donc de conflits entre personnels épuisés par l'incurie de l'employeur, à quoi d’ajoutent des pressions de la part des familles, l'isolement, un chevauchement accru de la vie professionnelle et de la vie privée. Devoir travailler dans un tel contexte est source d'épuisement psychique.

 

Face à cela, faire vivre notre collectif de travail, avec nos collègues, permet de combattre ces risques et constitue notre meilleur rempart pour protéger notre santé et nos conditions de travail. Cela nécessite de se retrouver pour échanger, sur temps de travail. Grâce à ces temps collectifs, les personnels peuvent s'accorder sur les nouvelles modalités de travail et éviter de se mettre en concurrence dans l'exercice de leurs missions. Cela permet également de contrebalancer l'individualisation provoquée par le travail à distance, et d'éviter les conflits entre collègues. SUD éducation rappelle que tout risque doit être évalué et faire l'objet de mesures visant à les supprimer ou les réduire. Cela implique que les CHSCT et les équipes locales soient consulté-e-s sur la mise en place du télétravail et que les mesures de prévention soient intégrées et consultables dans le DUER (document unique d'évaluation des risques professionnels).

 

Dans le cas où vous subiriez des pressions, il faut se rappeler que l’administration n’a pas le droit de vous obliger à effectuer du travail à distance (si cette modalité de télétravail n’est pas interdite, encore faut-il qu’elle soit soumise à votre accord, et que la partie réalisée en télétravail corresponde réellement à la même durée de service. L'Éducation nationale ne fournit d'ailleurs pas à ses agent-e-s les moyens matériels et la formation nécessaire à ces modalités de travail.

→ renvoi à

https://old.sudeducation.org/Teletravail-SUD-education-fait-le-point-sur-vos-droits.html

 

Avec le numérique, la hiérarchie a accès aux documents pédagogiques et à diverses informations (moyens utilisés, fréquence des échanges...) pour maintenir un lien avec les élèves. Certain-e-s chef-fe-s d’établissement ou IEN peuvent même suggérer, parfois de façon insistante, l’utilisation de certains outils numériques sans prendre en compte l’adéquation aux programmes, les progressions ou la protection des données personnelles. Ces méthodes sont autant d'attaques contre notre liberté pédagogique. SUD éducation dénonce ces tentatives de flicage des personnels : même à distance la liberté pédagogique doit s'appliquer. Nous sommes libres d'utiliser nos propres outils pédagogiques. C'est nous qui travaillons, c'est nous qui décidons.

 

SUD éducation rappelle que la partie réalisée en télétravail doit correspondre réellement à la même durée de service. Les modalités de mise en œuvre, les plages horaires durant lesquelles l’agent-e doit être joignable ne doivent pas excéder les plages horaires habituelles (droit à la déconnexion).

SUD éducation rappelle que l’administration doit organiser au bénéfice de l’agent-e une formation sur les équipements mis à sa disposition et sur les caractéristiques de ce mode d'organisation du travail en tant que de besoin.

SUD éducation revendique le versement sans délai d’une indemnité destinée à couvrir les frais engagés par les personnels qui doit être versée sans demande préalable, et une indemnisation complète et rapide des personnels qui ont engagé des frais importants dans le cadre de la continuité pédagogique.

SUD éducation appelle les personnels à refuser les pressions et à s’organiser pour défendre leur liberté pédagogique, leurs droits, leur santé physique et psychique et la sécurité/santé/vie de toute la population.

SUD éducation rappelle que le télétravail contribue fortement à la perte de sens dans nos métiers. L'urgence sanitaire ne peut constituer l'opportunité pour l'Etat de casser nos métiers et mettre en péril notre autonomie professionnelle. Le télétravail ne doit pas constituer l'occasion de démanteler les cadres et les lieux de travail, de réduire encore la masse salariale et d'accentuer le contrôle et la surveillance des personnels. Il n'y a pas d'école émancipatrice sans personnels pour la faire vivre.

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 16:38

Certain-e-s chef-fe-s de service s'avisent d'opposer le nouveau protocole sanitaire à l'application des aménagements de poste dont bénéficient les travailleur-se-s dont la qualité de travailleur-se handicapé-e est reconnue. L'employeur ne recule pas devant un nouvel acte de mépris : retirer à nos collègues la condition de leur maintien dans l'emploi (dans des conditions respectueuses de leur état de santé). Au sens du Code du travail, c'est bien le poste de travail qu'il faut adapter à la santé des/aux personnels et non l'inverse.

 

La reconnaissance de la qualité de travailleur-se handicapé-e (RQTH) permet aux personnels concernés de bénéficier d'un aménagement de poste. C'est le médecin du travail qui acte cette nécessité. Elle doit être mise en application par l'employeur sur le lieu de travail. L'employeur ne peut revenir sur des aménagements de poste décidés par le médecin du travail sans se justifier devant le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Dans certains cas, cet aménagement de poste consiste à travailler dans une salle dédiée ou encore à respecter des horaires quotidiens ou hebdomadaires compatibles avec l'état de santé.

 

L'employeur s'avise actuellement ici et là de revenir sur certains de ces aménagements sous prétexte d'application du nouveau protocole lié au Covid. Pourtant, pour SUD éducation, les droits des personnels avec RQTH ne sauraient constituer une variable d'ajustement aux contre-réformes qui ont attaqué le service public d'éducation. Les décisions doivent s'engager ailleurs avec un plan d'urgence pour l'éducation visant le recrutement massif de personnels et le dédoublement de tous les groupes-classes.

 

Pour SUD éducation, la santé des personnels avec une qualité de travailleur-se handicapé-e demeure une priorité dans l'urgence sanitaire actuelle. SUD éducation exige que les mesures appropriées soient prises partout. 

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 16:37

La procédure de mobilité des personnels enseignants du premier degré se déroule en deux parties :

  • un mouvement inter-départemental afin de changer de département : vous faites vos vœux entre le 17 novembre et le 08 décembre  2020 ;
  • un mouvement intra-départemental afin d’obtenir un poste dans le département obtenue lors du mouvement inter-départemental.
  • Actuellement dans de nombreux départements, les barres d’entrée sont trop hautes et elles figent le mouvement. SUD éducation revendique des ouvertures de poste et un recrutement massif qui permettront de fluidifier le mouvement.
Le mouvement inter-départemental

Deux textes vont vous permettre de comprendre le mouvement inter-départemental :

— les Lignes directrices de gestion ministérielles relatives à la mobilité des personnels du ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse du 13 novembre 2020 (NOR : MENH1900415X du 13-11-2019) ;

Mobilité des personnels enseignants du premier degré - Rentrée scolaire 2021 - note de service du 13 novembre 2020  ;

 

Les voeux pour le mouvement inter-départemental des personnels enseignant-e-s du premier

degré sont à saisir du 17 novembre jusqu’au 8 décembre à 12:00 (heure de Paris).

Vous avez entre le 9 et le 16 décembre (vous n’aurez donc que 7 jours) pour confirmer votre demande de mutation en envoyant votre accusé de réception ainsi que toutes les pièces justificatives à votre IA.

Attention, l'absence de cette confirmation avant le 16 décembre 2020 annule votre participation au mouvement.

Des demandes plus tardives peuvent être effectuées pour tenir compte de situations particulières (enfant né ou à naître, mutation imprévisible de votre conjoint-e) jusqu’au 19 janvier.

Résultat du barème à partir du 20 janvier. Vous pouvez demander une modification du barème entre le 20 janvier et le 3 février (faites-vous accompagner par votre syndicat SUD éducation local)

Les résultats seront publiés le 2 mars 2021.

 

Combien ai-je de points ?

Votre nombre de points dépend de :

  • votre échelon et votre grade (entre 22 et 53 points) ;
  • votre ancienneté dans le poste au 31 août 2021 (2 points par année à partir de la 4ème année puis 10 points tous les 5 ans) ;
  • si vous êtes en poste en REP, REP+ ou EPV et la durée de cette affectation (90 points à partir de 5 ans en REP+ ou Etablisements en politique de la ville, 45 points en REP) ;
  • votre situation familiale :

- rapprochement de conjoint-e-s ou autorité parentale conjointe (150 points, 50 points par enfants, 50 points par année supplémentaire de séparation et 80 points en cas d’éloignement dans un département non limitrophe) ;

- vœux liés ;

- parent isolé-e  (40 points) ;

  • situation de handicap :

- agent-e bénéficiant de l’obligation d’emploi  (100 points) ;

- sur avis du médecin de prévention pour les agent-e-s handicapé-e-s, conjoint-e handicapé-e, enfant handicapé-e ou gravement malade (800 points) ;Le ministère a produit un simulateur pour calculer son barème.

 

La phase ineat-exeat

Après l’annonce des résultats des mutations interdépartementales, les PE qui n’ont pas obtenu satisfaction ou qui n’y avaient pas participé car leur situation alors ne le justifiait pas peuvent participer au mouvement complémentaire organisé à la discrétion des directions des services départementaux de l’Éducation nationale. Ce mouvement complémentaire consiste à solliciter, d’une part, un exeat de son département d’origine

(c’est-à-dire une autorisation à quitter le département) et, d’autre part, un ineat du département d’accueil souhaité (c’est-à-dire une autorisation à entrer dans le département). Les règles et les délais peuvent varier d’un département à l’autre et il est donc utile de contacter votre syndical local de SUD éducation pour vous aider à y voir clair.

 

Dans quel département puis-je muter ?

Vous trouverez sur le site de SUD éducation les barres d’entrée des mutations de l’année précédente.

Elles vous permettent d’évaluer les possibilités d’obtenir tel ou tel département en comparant le nombre de points nécessaires par département.

Nous vous conseillons d’anticiper sur les mutations à l’intra en consultant la circulaire départemental du mouvement intra pour l’année 2019/2020 afin de savoir si vous conservez tous vos points pour le mouvement. Dans certains départements, les points obtenus grâce à une affectation en éducation prioritaire ne sont pas pris en compte de la même façon selon les départements.

 

Pour vous faire aider dans vos procédures de mutation, consultez le syndicat SUD éducation de votre département. Un journal des mutations sera prochainement disponible pour vous permettre de tout comprendre au mouvement. Bon mouvement !

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 16:37

Depuis le début de la crise sanitaire, les assistant-es d’éducation (AED, AP et APS) sont en première ligne dans les écoles et établissements.

Leurs conditions de travail se sont considérablement dégradées avec la multiplication des tâches induites par la mise en place des protocoles sanitaires et l’exposition particulière aux risques de contamination. Pas de limitation du brassage pour celles et ceux qui doivent gérer l’urgence et jongler avec le manque d’effectif.

Ces personnels, pourtant déterminants pour le bon fonctionnement des établissements, ne reçoivent pas la reconnaissance à laquelle elles-ils ont droit et ne sont associé-e-s que très marginalement aux prises de décisions.

Ce manque de reconnaissance n’est pas nouveau, il est d’ailleurs inhérent à la précarité du contrat des assistant-e-s d’éducation : sous-payée-s, sans formation et sans perspectives. Cette précarité permet tous les excès de la part de la hiérarchie et des chef-fe-s d’établissements employeurs, elle est source de nombreuses injustices. Trop souvent les AED sont victimes de décisions arbitraires de la part des directions d’établissements : non-renouvellement abusifs, périodes d’essais déguisées, contrats inférieurs à un an, chantage à l’emploi, traitement infantilisant.

L’absence de droit à la prime REP/REP+ pour ces personnels est tout à fait emblématique. SUD éducation a lancé une campagne pour l’obtention de cette prime. Nous appelons les assistant-e-s d’éducation à se rapprocher du syndicat SUD de leur académie.

Face à ces situations, les AED se retrouvent bien souvent isolé-e-s, mais elles-ils ont décidé de faire bloc !

Le 10 novembre dernier la mobilisation des vies scolaires a été forte dans de nombreux établissements. Dans l’académie d’Aix-Marseille une nouvelle journée de grève a été appelée le 19 novembre dernier. Plusieurs collectifs d’AED en lutte ont vu le jour ces deux dernières années et ont décidé conjointement d’appeler à une nouvelle journée de grève le mardi 1er décembre 2020.

SUD éducation rejoint cette initiative et appelle l’ensemble des assistant-e-s d’éducation à s’organiser localement et à se mettre massivement en grève le 1er décembre. Un préavis de grève national spécifique a été déposé.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:43

 

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:39

 

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:38

 

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:38

 

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:36

 

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:35
Soutien aux mobilisations des AED – Communiqué CGT, SNES, SNALC, SUD éducation

Ce communiqué a été publié le 23/11/2020

Depuis le début de la crise sanitaire, les équipes de vie scolaire sont en première ligne : manque de protection face à la circulation du virus, déstabilisation de leurs missions face à la mise en place des protocoles sanitaires dans les établissements, changements de lieu de travail incessants et abusifs pour faire face au manque de moyens de remplacement dans les vies scolaires. 

Cette crise est un révélateur de la situation de précarité inacceptable des AED : raccourcissement de la durée des contrats, exclusion des perspectives de revalorisation, absence de perspectives concernant le versement de la prime REP et REP+. 

Pour toutes ces raisons, les AED se sont très fortement mobilisé-e-s à l’occasion de la grève du 10 novembre appelée par nos syndicats. Dans plusieurs académies la mobilisation se poursuit, y compris par des actions de grève, et connaîtra un prochain temps fort le 1er décembre. 

Nos organisations appellent les AED à faire valoir collectivement leurs droits, et à poursuivre et renforcer les mobilisations, à commencer par le 1er décembre. Des préavis de grève ont été déposés à cet effet. 

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