25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:35
Mobilisation contre la LPR : communiqué intersyndical contre l’interdiction de la manifestation prévue à Paris le 24 novembre

Ce communiqué a été publié le 23/11/2020

Communiqué de presse

Les organisations syndicales et associations de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) dénoncent l’interdiction de la manifestation prévue à Paris le mardi 24 novembre contre la loi de programmation de la recherche. Elles appellent, dans le respect des règles sanitaires demandées, à participer massivement au rassemblement autorisé place Jussieu à 14h « pour que la Loi de programmation de la recherche reste lettre morte ».

La direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris a interdit la manifestation organisée par les syndicats et associations de l’ESR le 24 novembre, qui devait prendre la forme d'un défilé reliant la place Jussieu à la rue de Varennes. Elle a accordée uniquement une autorisation pour un rassemblement place Jussieu à 14h.

Elle indique que cette restriction de la liberté de manifestation prend appui sur « un avis sanitaire sur les manifestations revendicatives rendu le 9 novembre 2020 », par lequel « le directeur général de l’agence régionale de santé d’Île-de-France considère que seules les participations organisées de manière statique sont susceptibles d’éviter le brassage des populations et donc de prévenir la propagation du virus, ou du moins la ralentir fortement ». Une interdiction générale des défilés et cortèges aurait donc été établie en Île-de-France le 9 novembre, sans que nul n’en ait été informé et sur la seule base d’un « avis sanitaire » du directeur général de l’agence régionale de santé ?

Comment croire que confiner des manifestant.·es sur une place est moins risqué sur le plan sanitaire qu’un défilé dans les rues de Paris ? Nous rappelons que le 13 octobre une manifestation du personnel de l’ESR à Paris a pu se dérouler dans de très bonnes conditions et dans le respect des règles sanitaires avec accord de la préfecture de police de Paris.

Nous ne comprenons pas cette décision qui outrepasse les pouvoirs que la loi reconnaît au préfet d’interdire une manifestation précisément déterminée, s’il considère, sur la base d’éléments objectifs et sérieux, que cette manifestation, par les conditions dans lesquelles elle est prévue, est de nature à susciter des troubles à l’ordre public, du point de vue de la sécurité publique, de la tranquillité publique ou de la salubrité publique.

Les organisations syndicales et associations de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) ne considèrent pas que la liberté de manifester puisse dépendre du seul bon vouloir du préfet de police. A l’évidence, l’interdiction du défilé prévu le 24 novembre, parce qu’elle révèle une interdiction générale de tout cortège ou défilé en Île-de-France à compter du 9 novembre, excède les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi.

Les organisations syndicales et les associations appellent le personnel de l’ESR à se rassembler nombreux le 24 novembre place Jussieu à Paris pour renouveler notre opposition toujours aussi vive contre la loi de programmation de la recherche et signifier par notre présence notre détermination à préserver nos droits fondamentaux.

Vous pouvez télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire ici.

Signataires : SNTRS-CGT, CGT FERC SUP, CGT-INRAE, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNETAP-FSU, FO-ESR, SUD EDUCATION, SUD RECHERCHE EPST, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, UNEF, L’ALTERNATIVE, FACS ET LABOS EN LUTTE

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 13:21
Mobilisation contre la LPR : communiqué intersyndical contre l’interdiction de la manifestation prévue à Paris le 24 novembre

Ce communiqué a été publié le 23/11/2020

Communiqué de presse

Les organisations syndicales et associations de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) dénoncent l’interdiction de la manifestation prévue à Paris le mardi 24 novembre contre la loi de programmation de la recherche. Elles appellent, dans le respect des règles sanitaires demandées, à participer massivement au rassemblement autorisé place Jussieu à 14h « pour que la Loi de programmation de la recherche reste lettre morte ». Lire le communiqué

La direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris a interdit la manifestation organisée par les syndicats et associations de l’ESR le 24 novembre, qui devait prendre la forme d'un défilé reliant la place Jussieu à la rue de Varennes. Elle a accordé uniquement une autorisation pour un rassemblement place Jussieu à 14h.

Elle indique que cette restriction de la liberté de manifestation prend appui sur « un avis sanitaire sur les manifestations revendicatives rendu le 9 novembre 2020 », par lequel « le directeur général de l’agence régionale de santé d’Île-de-France considère que seules les participations organisées de manière statique sont susceptibles d’éviter le brassage des populations et donc de prévenir la propagation du virus, ou du moins la ralentir fortement ». Une interdiction générale des défilés et cortèges aurait donc été établie en Île-de-France le 9 novembre, sans que nul n’en ait été informé et sur la seule base d’un « avis sanitaire » du directeur général de l’agence régionale de santé ?

Comment croire que confiner des manifestant.·es sur une place est moins risqué sur le plan sanitaire qu’un défilé dans les rues de Paris ? Nous rappelons que le 13 octobre une manifestation du personnel de l’ESR à Paris a pu se dérouler dans de très bonnes conditions et dans le respect des règles sanitaires avec accord de la préfecture de police de Paris.

Nous ne comprenons pas cette décision qui outrepasse les pouvoirs que la loi reconnaît au préfet d’interdire une manifestation précisément déterminée, s’il considère, sur la base d’éléments objectifs et sérieux, que cette manifestation, par les conditions dans lesquelles elle est prévue, est de nature à susciter des troubles à l’ordre public, du point de vue de la sécurité publique, de la tranquillité publique ou de la salubrité publique.

Les organisations syndicales et associations de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) ne considèrent pas que la liberté de manifester puisse dépendre du seul bon vouloir du préfet de police. A l’évidence, l’interdiction du défilé prévu le 24 novembre, parce qu’elle révèle une interdiction générale de tout cortège ou défilé en Île-de-France à compter du 9 novembre, excède les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi.

Les organisations syndicales et les associations appellent le personnel de l’ESR à se rassembler nombreux le 24 novembre place Jussieu à Paris pour renouveler notre opposition toujours aussi vive contre la loi de programmation de la recherche et signifier par notre présence notre détermination à préserver nos droits fondamentaux.

Vous pouvez télécharger l’attestation de déplacement dérogatoire ici.

Signataires : SNTRS-CGT, CGT FERC SUP, CGT-INRAE, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNETAP-FSU, FO-ESR, SUD EDUCATION, SUD RECHERCHE EPST, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, UNEF, L’ALTERNATIVE, FACS ET LABOS EN LUTTE

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:19

Ce communiqué a été publié le 22/11/2020

Ce vendredi 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, syndiqué-e-s à SUD éducation, ont reçu une lettre de la rectrice indiquant qu’elle engageait contre elles et eux une procédure disciplinaire.

Quatre collègues de ce lycée, 9 en tout en Gironde, avaient reçu au mois de mars un courrier de menace de la rectrice. 9 mois après leur mobilisation contre la réforme Blanquer du Bac, 7 mois après ce premier écrit, les menaces sont donc mises à exécution.

Ce qui est reproché à nos collègues ? S’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en oeuvre de la réforme du bac Blanquer. Depuis l’hiver dernier, les cas de répression se multiplient : Cahors, Carcassone, Clermont-Ferrand, Strasbourg, et bien sûr Melle. Encore une fois, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.

SUD éducation exige l’abandon immédiat des procédures contre nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.

SUD éducation exige l’abandon immédiat de toutes les poursuites contre les personnels mobilisés contre les politiques rétrogrades du ministère et du gouvernement. On ne touche pas à nos camarades !

 

 

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:19
Vie-scolaires en lutte ! SUD éducation appelle à la mobilisation générale des assistant-e s d’éducation.

Ce communiqué a été publié le 22/11/2020

Depuis le début de la crise sanitaire les assistant-e-s d’éducation (AED, AP et APS) sont en première ligne dans les écoles et établissements.

Leurs conditions de travail se sont considérablement dégradées avec la multiplication des tâches induites par la mise en place des protocoles sanitaires et l’exposition particulière aux risques de contamination. Pas de limitation du brassage pour celles et ceux qui doivent gérer l’urgence et jongler avec le manque d’effectifs.

Ces personnels, pourtant déterminants pour le bon fonctionnement des établissements, ne reçoivent pas la reconnaissance à laquelle elles-ils ont droit et ne sont associé-e-s que très marginalement aux prises de décisions.

Ce manque de reconnaissance n’est pas nouveau, il est d’ailleurs inhérent à la précarité du contrat des assistant-e-s d’éducation : sous-payé-e-s, sans formation et sans perspectives. Cette précarité permet tous les excès de la part de la hiérarchie et des chef-fe-s d’établissements employeurs, elle est source de nombreuses injustices. Trop souvent les AED sont victimes de décisions arbitraires de la part des directions d’établissements : non-renouvellement abusifs, périodes d’essais déguisées, contrats inférieurs à un an, chantage à l’emploi, traitement infantilisant.

L’absence de droit à la prime REP/REP+ pour ces personnels est tout à fait emblématique. SUD éducation a lancé une campagne pour l’obtention de cette prime. Nous appelons les assistant-e-s d’éducation à se rapprocher du syndicat SUD de leur académie.

Face à ces situations, les AED se retrouvent bien souvent isolé-e-s, mais elles-ils ont décidé de faire bloc !

Le 10 novembre dernier la mobilisation des vies scolaires a été forte dans de nombreux établissements. Dans l’académie d’Aix-Marseille une nouvelle journée de grève a été appelée le 19 novembre dernier. Plusieurs collectifs d’AED en lutte ont vu le jour ces deux dernières années et ont décidé conjointement d’appeler à une nouvelle journée de grève le mardi 1er décembre 2020.

SUD éducation rejoint cette initiative et appelle l’ensemble des assistant-e-s d’éducation à s’organiser localement et à se mettre massivement en grève le 1er décembre. Un préavis de grève national spécifique a été déposé.

 

SUD éducation revendique :

- la titularisation sans condition de tous les personnels qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur scolaire ;

- l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;

- l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;

- le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef-fe-s d’établissement : pour un recrutement académique ;

- l’accès à une formation et l’augmentation du crédit d’heures pour formation.

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:18
Scandale du financement d’Avenir lycéen : SUD éducation exige des réponses

Ce communiqué a été publié le 21/11/2020

Il y a quelques jours, le journal Mediapart révélait que l’association Avenir lycéen, fondée en 2018, a bénéficié ces deux dernières années de subventions à hauteur de près de 100 000 euros en 2019 et 2020, alors que les autres syndicats lycéens voient leur subvention réduite.

Cette enquête a pu établir que les subventions accordées par le ministère de l’Éducation nationale ont servi à acquérir du matériel informatique extrêmement coûteux, et ont permis la fréquentation régulière de restaurants étoilés. Aucun contrôle sur l’usage de ces fonds n’a été diligenté avant que cette enquête soit diffusée dans la presse.

Le quotidien Libération a révélé que la création de ce syndicat a été suscitée par le ministère, à son plus haut niveau : le directeur général de l’enseignement scolaire d’alors est directement impliqué. Ce dernier ne répondait qu’au ministre Blanquer. Un des membres d’Avenir lycéen a même été recruté comme chargé de mission par le ministère quelques mois à peine après le dépôt des statuts de cette association.

L’administration a directement orchestré la communication de cette association, dans le but manifeste de faire pièce aux mouvements lycéens qui prenaient de l’ampleur contre les réformes Blanquer : mise en œuvre de parcoursup, réforme du baccalauréat et des lycées.

SUD éducation avait exigé du ministre une clarification lors du Conseil supérieur de l’Éducation du 17 novembre : le directeur général de l’enseignement scolaire actuel a refusé de l’apporter.

Pour SUD éducation, cette politique clientéliste et d’instrumentalisation des lycéen-ne-s, menée avec de l’argent public à des fins politiques est un scandale. À ce stade, la question de la démission du ministre Blanquer doit être posée.

SUD éducation considère le dépôt d’une plainte pénale pour détournement de fonds publics et négligence d’une personne dépositaire de l’autorité publique, afin d’obtenir la vérité sur l’implication du ministre et de son entourage dans cette affaire.

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:17
La Loi de programmation de la recherche s’attaque aux libertés et aux statuts du personnel. Etendons la mobilisation pour qu’elle reste lettre morte

Ce communiqué a été publié le 19/11/2020

Le gouvernement a annoncé le 1er février 2019 sa volonté de faire voter une loi pluriannuelle ambitieuse pour développer la recherche. Nous assistons au mois de novembre 2020 au dénouement de près de deux ans de « maturation » d’une loi destructrice pour l’ESR.

Le contenu de la loi de programmation de la recherche (LPR) et ses orientations néfastes avaient déclenché parmi les personnels un puissant mouvement de protestation, marqué par une journée d'action très suivie le 5 mars 2020, des assemblées générales très nombreuses et encore hier (17 novembre), en plein confinement, plus de 1200 personnes place de la Sorbonne à Paris.

Le 16 mars 2020, le gouvernement annonçait le confinement de la population. Le même jour le président de la République déclarait que les réformes en cours, notamment la réforme des retraites, étaient suspendues. Tout le monde pensait que cela concernait aussi la LPPR. Il n'en était rien. En pleine crise sanitaire, le gouvernement persiste et signe : le projet de loi doit aboutir en 2020.

Malgré la forte opposition et les mobilisations du personnel de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) au cours de l’automne, le choix du pire contenu possible a été acté. La « commission mixte paritaire » (CMP) entre l’Assemblée et le Sénat a tranché en validant notamment des amendements surgis à la « dernière minute » qui criminalisent les mobilisations et contestations dans nos établissements et suppriment l’étape de qualification par le Conseil national des universités (CNU) dans le cadre des recrutements d’enseignants-chercheurs, au nom de l'autonomie. Nous nous inquiétons de ce que cet amendement favorisera en terme de clientélisme local, tout en participant à la casse du statut des enseignant·es-chercheur·es.

La ministre Vidal aura pesé de tout son poids auprès du Parlement pour que la loi soit validée. Elle porte une lourde responsabilité. Elle n’est plus crédible auprès du personnel de l’ESR. Elle a également perdu toute légitimité et toute confiance pour répondre aux besoins de la recherche.

Dans un contexte sanitaire très difficile, le personnel de l’ESR doit assurer le service public auquel les étudiant·es ont droit, y compris avec des cours en présentiel lorsque cela reste possible. Il doit aussi assurer le fonctionnement des laboratoires de recherche, malgré la détérioration des conditions de travail. Nous demandons, en urgence, au gouvernement, le financement des postes statutaires, à commencer par ceux qui s’avéraient déjà nécessaires indépendamment de la crise sanitaire. Ils doivent être créés et pourvus rapidement. Nous demandons la titularisation immédiate des non-titulaires exerçant des fonctions pérennes à tous les niveaux dans l’ESR.

Nous attendions des moyens budgétaires pour les laboratoires et des postes pour avoir un niveau de recrutement à la hauteur des besoins de la recherche et de l’enseignement, améliorer les conditions de travail et résorber la précarité. Nous aurons droit à des remises en cause des libertés et du statut de fonctionnaire !

Les organisations signataires appellent toutes et tous les collègues à multiplier les assemblées générales, y compris en visioconférence, pour discuter des modalités permettant d’amplifier la mobilisation par la grève, l’extinction des écrans, les rassemblements et les manifestations.

Elles appellent à participer à la réunion nationale de Facs et labos en lutte le 23 novembre et à faire nationalement du 24 un moment fort de la mobilisation pour que la LPR ne soit pas appliquée et pour un ESR libre et ouvert à toutes et tous.

Signataires : SNTRS-CGT, CGT FERC SUP, CGT-INRAE, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNETAP-FSU, FO-ESR, SUD EDUCATION, SUD RECHERCHE EPST, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, UNEF, L’ALTERNATIVE, FACS ET LABOS EN LUTTE

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:16
Melle : halte à la répression antisyndicale – Intersyndicale Fonction Publique

Ce communiqué a été publié le 19/11/2020

Halte à la répression anti-syndicale !

4 enseignant-es du lycée Desfontaines de Melle (79) font l’objet de procédures disciplinaires suite à leur participation à des rassemblements contre la mise en place de la réforme du bac Blanquer dite des E3C au début de l’année 2020.

Les commissions disciplinaires se sont réunies du 12 au 16 octobre dernier. La rectrice de l’académie de Poitiers a prononcé des sanctions particulièrement lourdes allant du blâme au déplacement d’office.  Elle persiste donc dans sa volonté de réprimer des enseignant-es pour des faits de grève lors d’un mouvement national appelé par les organisations syndicales.
C’est bien aujourd’hui une nouvelle fois le droit de revendiquer, de se réunir, de manifester qui sont attaqués.

Pour nos organisations, ces droits ne sont pas négociables.

Pourtant dans l’Education nationale comme dans de trop nombreux secteurs de la fonction publique, les attaques notamment anti-syndicales s'accentuent. La répression doit cesser.

Une large mobilisation qui s’est traduite par une manifestation nationale à Poitiers, le 12 octobre, et de nombreux rassemblements, dont le 14 octobre, témoignent du fait que les personnels de l’Éducation nationale soutiennent massivement les 4 de Melle.
Nos organisations syndicales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES exigent le retrait immédiat des sanctions prononcées à l’encontre de enseignant-es de Melle. Elles exigent plus généralement l’arrêt total de la répression anti-syndicale et des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales à Melle, dans l’Education nationale comme dans l’ensemble de la fonction publique.

Paris, le 18 novembre 2020

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:15
La Loi de Programmation de la Recherche s’attaque aux libertés et aux statuts du personnel. Le choix du pire a été acté ! La loi ne doit pas entrer en vigueur

Ce communiqué a été publié le 18/11/2020

Le gouvernement a annoncé le 1er février 2019 sa volonté de faire voter une loi pluriannuelle ambitieuse pour développer la recherche. Nous assistons au mois de novembre 2020 au dénouement de près de deux ans de « maturation » d’une loi devenue scélérate.
Le contenu de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) devenu LPR (le mot « pluriannuelle » a disparu pendant l’été) et ses orientations néfastes avaient déclenché parmi les personnels un puissant mouvement de protestation, marqué par une journée d'action très suivie le 5 mars 2020.

Le 15 mars 2020, le gouvernement annonçait le confinement de la population. Le Président de la république déclarait le 16 mars que les réformes en cours, notamment la réforme des retraites, étaient suspendues. Tout le monde pensait que cela concernait aussi la LPPR ! Il n'en était rien ! En pleine crise sanitaire, le gouvernement persiste et signe : le projet de loi doit aboutir en 2020.

Malgré la forte opposition et les mobilisations du personnel de l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) au cours de l’automne, le choix du pire contenu possible a été acté. La « commission mixte paritaire » (CMP) entre l’Assemblée et le Sénat a tranché en validant des amendements rétrogrades surgis à la « dernière minute », qui -1) subordonnent les libertés académiques à des valeurs politiques, créant un nouveau délit propre à l’enseignement supérieur, et -2) écartent le Conseil national des Universités (CNU) d’une étape des recrutements. La ministre Vidal aura pesé de tout son poids auprès du parlement pour que la loi soit validée le 9 novembre. Elle porte une lourde responsabilité ; elle n’est plus crédible auprès du personnel de l’ESR, comme l’illustre la déclaration de la CP-CNU : Madame Vidal « ne dispose plus de la légitimité nécessaire pour parler au nom de la communauté universitaire et pour agir en faveur de l’Université », elle a également perdu toute légitimité pour répondre aux besoins de la recherche.

Dans un contexte sanitaire très difficile, le personnel de l’ESR doit assurer le service public auquel les étudiant·es ont droit ! Il doit aussi assurer le fonctionnement des laboratoires de recherche, malgré la détérioration des conditions de travail. Nous demandons, en urgence, au gouvernement, le financement des postes, à commencer par ceux qui s’avéraient déjà nécessaires indépendamment de la crise sanitaire. Ils doivent être créés et pourvus rapidement. Nous demandons la titularisation immédiate des non-titulaires exerçant des fonctions pérennes à tous les niveaux dans l’ESR.

Nous attendions des moyens budgétaires pour les laboratoires et des postes pour avoir un niveau de recrutement à la hauteur des besoins et résorber la précarité et, in fine, nous aurons droit à des remises en cause des libertés et du statut de fonctionnaire !
Les organisations signataires appellent les collègues à participer aux assemblées générales en visioconférence pour discuter des suites de la mobilisation à donner dans les semaines qui viennent pour un ESR libre et ouvert à tous.

Signataires : SNTRS-CGT, CGT FERC SUP, CGT-INRAE, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNETAP-FSU, FO-ESR, SUD EDUCATION, SUD RECHERCHE EPST, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, UNEF, L’ALTERNATIVE, FACS ET LABOS EN LUTTE

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:15
Déclaration de SUD éducation – séance du CSE du 17 novembre

Ce communiqué a été publié le 17/11/2020

Madame la Présidente, mesdames et messieurs les membres du CSE,

Alors que la profession était meurtrie par l’assassinat atroce de Samuel Paty, il a fallu que les personnels imposent par le rapport de force le respect d’un temps de réunion de préparation de l’hommage à notre collègue, car il avait été supprimé inopinément par le Ministre. Pis, M. le Ministre a préféré désigner des coupables dans les rangs mêmes de l’Éducation nationale et de l’Enseignement Supérieur. En reprenant la rhétorique de l’extrême-droite, le ministre choisit de diviser la société. Il alimente les haines et s’en prend non seulement à une organisation syndicale étudiante, mais aussi plus largement à l’université dans son ensemble. Le Ministre Blanquer franchit à nouveau une ligne rouge en choisissant de s’attaquer à une organisation syndicale : hier la Fédération SUD éducation, aujourd’hui l’Unef.
La laïcité doit être un outil au service de la réduction des inégalités, des discriminations et de la violence qu’elles entraînent. Au lieu de répandre son discours stigmatisant et indigne sur les plateaux de télévision et devant la représentation nationale, le ministre aurait pu se rappeler que ce qui fonde le service public d’éducation est bien son caractère neutre et laïque.

La crise sanitaire achève de détruire le peu de confiance que les personnels pouvaient encore avoir en leur administration. Partout, ils font le constat de l’incapacité de l’institution à les protéger, quand elle ne leur ment pas, jusqu’à son plus haut niveau. Depuis le 2 novembre, les personnels de l’Éducation nationale travaillent dans des conditions sanitaires dégradées du fait d’un protocole inapplicable et insuffisant dans les écoles et les collèges.
Pendant ce temps, les révélations concernant le financement scandaleux d’Avenir lycéen par le ministère ont participé à la défiance des personnels envers la politique du ministère. SUD éducation s’indigne de cette politique clientéliste qui a coûté 100 000 € en 2019 et 2020 alors même que les autres syndicats lycéens voient leur subvention réduite. Cette débauche de subventions est encore plus insupportable lorsqu’on pense aux conditions de travail des personnels qui souffrent quotidiennement du manque de moyens dans les écoles, les collèges et les lycées pendant que des membres d’Avenir lycéen ont pu fréquenter des restaurants étoilés avec de l’argent public. SUD éducation demande ici que toute la lumière soit faite sur les conditions de l’octroi, et du renouvellement de ces subventions.
Les personnels ont été particulièrement affligés lorsqu’ils ont entendu l’écart considérable entre le nombre de contaminations communiqué par le ministre et le nombre de cas positifs chez les 0-19 ans diffusé par Santé Publique France. SUD éducation réclame une enquête indépendante pour établir la vérité sur ces chiffres.
Dans les lycées, l’annonce salutaire de la possibilité de mettre en place des demi-groupes répond aux revendications immédiates que les personnels ont exprimées par la grève, qui doit être étendue sans délai aux collèges et au premier degré selon des modalités décidées par les personnels. Toutefois, nul n’ignore que cela ne constitue pas une adaptation durable et pédagogique à la crise sanitaire. Pour surmonter cette crise, il faut recruter en urgence des personnels enseignants, médico-sociaux et de Vie Scolaire. SUD éducation revendique depuis le printemps la mise en œuvre d’un plan d’urgence à même de permettre à l’institution de surmonter la crise sanitaire que nous traversons, et un allègement des programmes et un report des épreuves de spécialité qui devraient être soumis à l’examen du CSE. Les dernières statistiques montrent que les inégalités scolaires continuent de s’accroître : ce sont les moyens, et le respect de la professionnalité des personnels qui permettent de lutter contre les inégalités scolaires, pas l’imposition de pratiques pédagogiques de façon autoritaire.

Pour en terminer avec cette déclaration, la séance Conseil Supérieur de l’Éducation qui nous réunit aujourd’hui s’ouvre avec l’étude de projet de loi “confortant les principes républicains” : interdiction de l’instruction à domicile, fermeture administrative des établissements privés hors contrat et renforcement du contrôle y compris financiers des établissements privés…

Pour SUD éducation, c’est l’enseignement privé en général qui devrait disparaître et se trouver socialisé, sans indemnité ni rachat, ce qui inclut la titularisation de ses personnels afin d’assurer un service public d’éducation égalitaire, émancipateur, et laïque pour toutes et tous les élèves. SUD éducation se prononcera en conséquence uniquement sur les articles qui nous sont soumis, ce qui ne préjuge nullement de la position de SUD éducation sur le projet de loi dans son ensemble, qui véhicule un projet de société à l’opposé de celui que porte SUD éducation.

 

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:14
SITUATION SANITAIRE : COMMUNIQUÉ COMMUN FSU, UNSA Education, Sgen-CFDT, CGT Educ’action, SNALC, SUD Éducation, Sncl-Faen

Ce communiqué a été publié le 16/11/2020

Au vu de la situation sanitaire et des tensions qu'elle fait peser sur le système éducatif, mais aussi du fait de la forte inquiétude des personnels de l'Éducation nationale sur le rôle de l'École dans la propagation de l'épidémie, les organisations FSU, UNSA Education, Sgen-CFDT, CGT Educ'action, SNALC, SUD Éducation, Sncl-Faen demandent :

l'organisation de points réguliers entre le ministère et les organisations représentatives, notamment à chaque fois que des annonces importantes sont faites publiquement. À ce jour, une seule réunion a eu lieu depuis le début de l'année, ce qui est très insuffisant ;
• la mise en œuvre du cadre national relatif au plan de continuité pédagogique et l'élargissement aux collèges et aux écoles des possibilités aujourd'hui offertes en lycée en termes d'organisation pédagogique ;
• un soutien sans faille de l'administration envers l'ensemble des personnels afin de leur apporter de l'assistance quand ils en ont besoin, et surtout d'éviter de leur compliquer la tâche par des contrôles tatillons, notamment sur les fonctionnements pédagogiques retenus ;
• le recrutement de personnels (remplaçants, assistants d'éducation) comme annoncé par le ministre lors de la conférence de presse du 12 novembre, afin non seulement d'améliorer les conditions d'exercices actuelles, mais également d'anticiper sur les scénarios futurs ;
• l'arrêt de toute utilisation et de toute communication par le ministère de chiffres dont la fiabilité est remise en cause par les méthodes de collecte, chiffres qui pourraient conduire à sous-estimer la propagation du virus au sein des écoles, collèges et lycées et, en cela, mettre en danger la santé des personnels et des usagers

Paris, le 16 novembre 2020

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