24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 06:40

Ouverture des chantiers sur les métiers de l’éducation

Publié le samedi 23 novembre 2013 sur http://www.sudeducation.org/Attention-danger-travaux.html

Pour la fédération SUD éducation, l’ouverture de ces chantiers sur la transformation des métiers de l’éducation est source de fortes inquiétudes dans le contexte actuel de démantèlement des statuts et de destruction des droits des salarié-e-s - Pour SUD éducation, des évolutions de nos métiers sont nécessaires, mais ce constat ne doit pas être le cheval de Troie de la remise en cause des garanties statutaires - Nous le disons sans ambiguïté : SUD éducation refusera et combattra toute régression, tout en portant des revendications exigeantes pour l’évolution de nos métiers et conditions de travail

Ouverture sur fond de contentieux

L’ouverture de ces chantiers sur les métiers se fait dans un contexte de conflit en cours entre le ministère et une partie importante des personnels, au sujet de la réforme des rythmes scolaires, qui est aussi l’occasion de remettre en cause les droits et garanties des professeur-e-s des écoles.

Malgré des mobilisations importantes, le ministre refuse d’entendre que sa réforme des rythmes scolaires est inacceptable, qu’elle n’apporte pas les améliorations attendues pour les élèves, qu’elle sape le service public d’éducation, et qu’elle dé-grade les conditions de travail des personnels.

Pour mettre en œuvre sa réforme des rythmes, le ministère veut « assouplir » les obligations hebdomadaires des professeur-e-s des écoles remplaçant-e-s et en poste fractionné pour qu’ils et elles puissent faire plus de 24 heures de classe certaines semaines, avec rattrapage selon un calendrier défini par le DASEN. C’est un début d’annualisation, à coup sûr une flexibilisation du temps de travail des PE. Nous nous y opposons avec la plus grande détermination.
Toujours dans le cadre de cette réforme des rythmes, le ministère veut imposer que les ½ jour-nées d’information syndicale aient lieu le mercredi après-midi sur les 48 heures forfaitaires… Ainsi, comme les gouvernements précédents, le ministère ne permettrait pas que les collègues se réunissent sur le temps devant élèves mais, en plus, il ne permettrait plus que celles-ci se tiennent pendant les animations pédagogiques comme cela était l’usage depuis 2008 ! Nous combattons ce projet.

Monsieur le ministre, au lieu d’envoyer des signaux de mépris à celles et ceux qui se mobilisent et qui proposent des alternatives, vous devez revenir sur cette réforme. L’ensemble des travaux sur les métiers est aujourd’hui marqué par ce conflit.

Un contexte budgétaire d’austérité

Le budget en cours d’adoption entérine 15 milliards de coupes budgétaires : 6 pour la sécurité sociale, 3 pour les services publics. Cette politique budgétaire rend impossible la satisfaction des revendications urgentes sur l’augmentation des salaires, la réduction du temps de travail, la diminution du nombre d’élèves par classe et le développement d’une politique d’éducation prioritaire à la hauteur des besoins : il ne peut y avoir aucune vraie priorité à l’éducation sous régime d’austérité généralisée.

Nous combattrons toute régression

Nous refuserons que la définition hebdomadaire des maxima de service soit remise en cause, nous combattrons toute annualisation ou flexibilisation ; nous refuserons la généralisation des postes à profil et du recrutement local ; nous refuserons tout renforcement de la hiérarchie ; nous refuserons toute polyvalence forcée en collège, toute mobilité imposée inter-degrés, toute rémunération au mérite et toute augmentation des écarts salariaux ; nous refuserons toute attaque sur les droits syndicaux.

Nous avons des revendications

Les nécessaires transformations de nos métiers doivent s’inscrire dans une transformation globale de l’école, et ne sont pas indépendantes des évolutions sociales générales. Notre première exigence est de mettre fin à la précarité, par la titularisation sans condition de concours ni de nationalité de tou-te-s les précaires et l’arrêt du recrutement de précaires. SUD éducation revendique pour tou-te-s des augmentations uniformes des salaires, la diminution du temps de travail, l’amélioration des conditions de travail et la compensation des tâches supplémentaires et de la pénibilité par des réductions des services. Dans le cadre de ce refus de toute régression et de nos revendications en matière d’évolution de nos métiers, nous aurons des exigences que nous exprimerons dans les différents groupes de travail.

Une philosophie générale qui ne répond pas aux attentes des personnels
  • Comme pour la loi dite de refondation de l’école, les annonces éléphantesques du ministère accouchent d’une souris. Ses projets sont caractérisés avant tout par une grande continuité avec les politiques éducatives de ces dernières années.
  • SUD Éducation revendique la réduction du temps de travail et l’inclusion de temps de concertation dans les obligations réglementaires de service pour favoriser le travail en équipe. Rien n’est fait en ce sens dans les projets ministériels.
  • Pour la compensation pour des tâches supplémentaires et la pénibilité, le Ministère continue de promouvoir quasi-exclusivement une logique indemnitaire compensatoire, et encore a minima, dans le cadre d’un budget très contraint. SUD Éducation revendique la compensation des tâches supplémentaires et de la pénibilité par des réductions des services.
  • La logique budgétaire « à l’équilibre » dans laquelle le ministère s’enferme induit de fait des régressions pour une partie des personnels, ce que SUD Éducation refusera toujours. Pour SUD Éducation, il faut combattre l’austérité budgétaire du gouvernement, et pour cela changer les rapports de force.
Des manques essentiels

Les premiers documents de travail ministériels sur l’évolution des métiers sont caractérisés par des manques essentiels, que nous avions déjà dénoncés dans la loi d’orientation et de programmation.

  • Rien sur le nombre d’élèves par classe ! La première condition pour améliorer les conditions de travail des enseignant-e-s et encore plus pour favoriser les conditions d’apprentissage et d’éducation de tou-te-s les élèves, c’est la réduction du nombre d’élèves par classe. Pour SUD éducation, il faut définir des plafonds nationaux. Or les projets ministériels ne disent rien à ce sujet. Pire, dans le second degré, en prévoyant de supprimer les diminutions de service pour effectifs pléthoriques, le ministère ferait sauter un frein de plus à l’augmentation sans limite des effectifs/classe. Cela aurait des conséquences importantes, et n’est justifié par rien d’autre que des économies budgétaires.
  • Rien sur la réduction du temps de travail ! Les enquêtes des services du ministère confirment que le temps de travail réel des enseignant-e-s dé-passe largement les 35 heures, alors que les enseignant-e-s n’ont bénéficié d’aucune des lois sur la réduction du temps de travail. Aucune mesure globale de réduction des obligations réglementaires de service n’est envisagée. Au contraire, les documents ministériels confirment les obligations de service actuelles des différentes catégories d’enseignant-e-s.
  • Rien sur la précarité ! La première évolution de nos métiers, c’est déjà d’en faire des métiers pour tous ceux et toutes celles qui l’exercent, et non pas des jobs précaires. Il n’y a pas un mot sur ces sujets dans les projets du ministère. Au contraire, il fait la promotion des contrats aidés, notamment pour l’aide à la direction d’école, alors qu’il faut créer des postes de titulaires formé-e-s pour assurer cette aide administrative.
  • Rien sur la souffrance au travail ! Le ministère ne semble pas prendre la mesure de la situation. Il y a urgence à prendre en compte la dimension du travail dans l’Éducation Nationale, à développer les outils de prévention et la médecine du travail aujourd’hui quasiment inexistante.
Des annonces dont nous aimerions pouvoir nous réjouir…
  • Sur les maxima hebdomadaires de service Lors de l’ouverture des travaux, le Ministre a annoncé qu’il ne touchera pas à la définition des services par des obligations hebdomadaires. Si tel était le cas, ce serait déjà une garantie (de même que l’annonce que chaque heure effectuée avec les élèves comptera pour au moins heure, quelle que soit le type d’activité). Mais cette annonce est entachée de suspicion par le projet de décret sur les obligations de service des PE remplaçant-e-s et en poste fractionné, qui de fait revient à casser ce cadre hebdomadaire. Que croire, les déclarations d’intention ou les projets concrets qui les contredisent ?
  • Sur la prise en compte de l’augmentation de la charge de travail et de la multiplicité des tâches et des missions Le ministère a affirmé que l’ensemble des tâches et missions des enseignant-e-s doivent être reconnues. Mais, d’une part, il semble indiquer que certaines tâches ne seraient pas réelles : nous aime-rions en connaître la liste. Et d’autre part, aucune réduction des services d’enseignement n’est prévue pour tenir compte de l’ensemble des tâches effectuées par les enseignant-e-s, pas même pour ceux et celles du secondaire, dont une liste de missions est donnée sans qu’aucune conséquence n’en soit tirée. En outre, la plupart des missions complémentaires indiquées ne donneront lieu au mieux qu’à une indemnité, là où professeur-e-s principaux/ales, coordinateurs/trices, référent-e-s, ont besoin avant tout de temps pour assurer leurs missions !
  • Sur la réduction de service en éducation prioritaire… et l’augmentation en CPGE et en BTS ! L’instauration d’une réduction de service via une pondération des heures effectuées à 1,1 (une heure effectuée vaut pour 1,1 heure) pour les enseignant-e-s du 2nd degré exerçant en éducation prioritaire va dans le sens de nos revendications. Mais elle est très insuffisante dans son extension, et problématique dans son financement.

Sur l’étendue du dispositif, les annonces ministérielles de resserrement des moyens supplémentaires sur quelques établissements jugés les plus prioritaires sont inquiétantes. La logique consistant à donner plus à ceux et celles qui en ont le plus besoin ne peut justifier la réduction comptable du nombre d’élèves qui bénéficieront de conditions prioritaires. Là encore, on constate que la politique éducative du gouvernement s’inscrit dans la contrainte d’un budget d’austérité incompatible avec le développement du service public.

Et pour dégager quelques moyens, limités, pour l’éducation prioritaire, le ministère cherche à gratter quelques heures en remettant en cause une partie des décharges horaires des enseignant-e-s des Classe Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) et en BTS. À eux aussi, s’applique la suppression des minorations de service pour effectifs pléthoriques. Mais s’ajoute pour les CPGE la suppression de l’heure de chaire. En effet, le ministère entend remplacer l’heure de chaire (réduction de service d’une heure aujourd’hui accordée aux enseignant-e-s qui effectuent une partie importante de leur service avec des classes à examen) par un système de pondération. Pour les enseignant-e-s du second degré, la pondération à 1,1 compense relativement bien la suppression de l’heure de chaire, même si le plafonnement de la réduction de service à une heure est contradictoire avec le principe de la pondération… Mais pour les enseignant-e-s de CPGE, la pondération actuelle est maintenue à 1,5 ; la suppression de l’heure de chaire revient donc directement ici à une augmentation d’une heure du service dû. Avec les augmentations des services liées à la suppression des conditions d’effectifs, c’est pour beaucoup d’enseignant-e-s une augmentation du temps de travail de plusieurs heures qui se profile.

Nous refuserons qu’on dégrade les conditions de vie et de travail de certains personnels, même au nom d’objectifs que nous partageons.

Par ailleurs, ces mesquineries ne sont pas rassurantes non plus sur l’étendue du dispositif d’éducation prioritaire : combien d’heures le ministère espère-t-il ainsi récupérer sur le dos des CPGE ? Pense-t-il réellement que cela permettra de pourvoir à l’ensemble des besoins prioritaires ?
De plus, les conditions d’exercice dans l’enseignement professionnel mériteraient certaine-ment aussi des allégements de service.

  • Sur la spécificité des RASED Malgré la réaffirmation de la spécificité des 3 spécialités dont nous nous réjouissons, de nombreuses inquiétudes persistent concernant les personnels des RASED. En effet, la redéfinition de leurs missions augmente significativement leur champ d’intervention (notamment en 6e pour assurer le suivi école-collège des élèves en difficulté). De plus, même si des postes supplémentaires sont annoncés, ils sont loin de compenser les suppressions des dernières années et sont bien en deçà des nécessités sur le terrain. Enfin, la redéfinition des zones géographiques d’intervention des RASED est inquiétante par son élargissement pour 2 des 3 spécialités, et par la possibilité d’intervention sur une seule école pour les maîtres E. Derrière l’affirmation du maintien de la spécificité des RASED, la réalité des mesures projetées fait craindre plutôt une dissolution de leurs missions.
Des régressions à combattre !
  • Sur l’annualisation des services des PE remplaçant-e-s et en poste fractionné Cette question est aujourd’hui au premier plan, elle marque l’ensemble de la politique ministérielle du sceau de la casse des garanties statutaires. Ce projet doit être retiré.
  • Sur le remplacement de la notion de maxima de service par celle de « référence » Le projet du ministère prévoit que les horaires d’enseignement hebdomadaires ne soient plus qu’une simple « référence », alors qu’ils sont aujourd’hui des maxima, qui ne peuvent être dépassés que dans le cadre d’heures supplémentaires, dont l’imposition est strictement encadrée. C’est la porte ouverte à l’annualisation généralisée, comme elle est prévue pour les PE remplaçant-e-s et en poste fractionné.
  • Sur le pilotage pédagogique par les directeurs et directrices d’écoles Les propositions faites en matière de direction d’école confortent l’idée d’un « autre métier ». Même si ce n’est pas concrètement mis en place, ce renforcement des missions des directrices et directeurs d’écoles tend à définir un nouveau métier, première étape pour une hiérarchisation accrue. L’utilisation du terme « pilotage pédagogique » en est pour nous la meilleure illustration. Nous sommes très inquiets de cette remise en cause de la liberté pédagogique et des barrières supplémentaires qu’elle implique sur la pratique de pédagogies alternatives. Pire, la définition des missions de la direction d’école empêche intrinsèquement la possibilité d’une direction coopérative et collégiale des écoles.
  • Sur l’augmentation du pouvoir des CA sur les enseignant-e-s et sur la territorialisation Nous refusons que les Conseils d’Administration des établissements gagnent du pouvoir dans la définition locale des services des enseignant-e-s et dans l’attribution d’indemnités.
  • Sur les augmentations de service en CPGE et en BTS Nous refusons toute régression, fût-ce au nom de bonnes causes. C’est la politique d’austérité du gouvernement qu’il faut combattre, pour ré-pondre à l’ensemble des besoins.


Pour SUD éducation, les projets ministériels ne sont pas acceptables : ils ne répondent pas aux besoins de l’école et des personnels. Le service public d’éducation doit être radicalement transformé. Les droits des personnels, leurs conditions de vie et de travail doivent être profondément améliorés. Pour imposer ces changements nécessaires, nous ne pourrons compter que sur nos mobilisations. Construisons les luttes pour une école égalitaire, émancipatrice, démocratique. Mobilisons-nous :

  • pour la réduction du nombre d’élèves par classe et la définition de plafonds nationaux,
  • pour l’augmentation du nombre de postes aux concours et la titularisation de tous les personnels précaires,
  • pour la réduction du temps de travail dans le cadre de maxima de service hebdomadaires diminués, contre toute annualisation,
  • pour la compensation de la pénibilité et des tâches supplémentaires par des diminutions des services,
  • pour des augmentations générales des salaires,
  • pour le rétablissement des droits syndicaux, du droit de grève et pour l’abrogation du service minimum.

Aucune « priorité à l’éducation » n’est possible dans un contexte d’austérité budgétaire. Il faut changer les rapports de force pour une autre école, une autre société.

Fédération SUD Éducation

17, Bld de la Libération, 93200 St Denis

Tél. : 01 42 43 90 09

Fax : 09 85 94 77 60

Mél : fede@sudeducation.org

Site : www.sudeducation.org

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 14:50
Quel est le contexte du mouvement 2014 ?

A priori, on pourrait penser que la situation sera meilleure, car après une période de suppressions massives de postes, credo du gouvernement Sarkozy, on est passé à une période de créations de postes. Mais les déceptions risquent d’être importantes. L’analyse du budget montre en effet que les créations de postes seront extrêmement faibles, elles ne compenseront pas les suppressions des années précédentes, si bien que les difficultés du mouvement devraient se poursuivre…
La majorité des créations sera en effet absorbée par les stagiaires, celles et ceux du concours réservé d’une part -le dispositif Sauvadet se poursuivant- qui seront à temps complet ; et surtout les futurs élèves des ESPE, qui seront face aux élèves pour la moitié de leur service (9 h pour un stagiaire certifié contre 15h encore cette année, et contre 6 à 8 h avant la réforme de la mastérisation de Chatel).
Il est difficile de prévoir si l’offre de postes sera notablement meilleure lors de l’inter ou si dès cette phase les recteurs anticiperont les blocages auxquels ils auront à procéder pour poser les nombreux stagiaires qu’il leur faudra absorber, tout au moins dans un certain nombre d’académies…
Mais à l’arrivée, les candidats à mutation de la campagne 2014 risquent bien, globalement, de ne pas connaître d’amélioration notable de leur droit à mutation…
C’est une raison supplémentaire sans doute qui a poussé le ministère à accentuer les bonifications familiales et à créer une nouvelle bonification pour les bénéficiaires de l’obligation d’emploi. Dans ce contexte en particulier ces nouveautés nous semblent bienvenues, même s’il faudra en mesurer précisément les effets puisqu’elles vont mécaniquement relativiser les possibilités de mutation à l’inter de ceux qui comptaient sur les points APV pour réussir leur mutation.

Calendrier

L’inscription au mouvement est ouverte à partir du jeudi 14 novembre (12h). Elle s’effectue en ligne sur le site du ministère : http://www.gouv.fr/iprof-siamhttp://www.gouv.fr/iprof-siam
En cas de difficultés pour vous connecter, prévenez le Rectorat, ainsi que le syndicat SUD éducation de votre académie qui interviendra auprès des services.

Les stagiaires, même ceux qui souhaitent rester dans leur académie de stage, participent obligatoirement au mouvement inter (sauf ceux qui étaient déjà titulaires d’un autre corps, CPE, COP, enseignants).

A partir du 14 novembre, les postes spécifiques vacants sont consultables en ligne.

La saisie des vœux s’effectue du jeudi 14 novembre au mardi 3 décembre 2013 à 12h.

Ne vous y prenez pas au dernier moment, attention aux risques de saturation du serveur ! : Vous avez droit à 31 vœux au maximum pour les académies, 15 au maximum pour les postes spécifiques, 5 au maximum pour les PEGC.

Jeudi 20 février 2014, date limite des demandes tardives d’annulation ou de modification des demandes.

Pour les situations de handicap ou de soutien de famille, vous devez constituer votre dossier à partir des formulaires téléchargeables sur le site du rectorat. Le dossier complet est à renvoyer au médecin conseiller technique du rectorat de votre académie. Vérifier la date auprès des élus académiques ou sur la circulaire rectorale de votre académie.

Pour la RQTH (Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé), la preuve du dépôt de la demande auprès de la maison départementale des personnes handicapées est acceptée.

Les formulaires de confirmation de demande de mutation seront envoyés dans les établissements à la fermeture du serveur, le mercredi 4 décembre au plus tard normalement. Ils devront être retournés à la DPE complétés, visés par le chef d’établissement et accompagnés des pièces jointes : vérifiez la date sur la circulaire de votre académie ! Attention, ce délai est court !
Attention aux pièces justificatives, là aussi veillez à respecter les délais !
Les résultats des demandes de mutations inter-académiques seront connus entre le 5 et le 14 mars 2014.

Barème

Sur i-prof, il est possible de calculer votre barème en ligne et de le comparer aux barèmes du dernier entrant l’an dernier et ce pour chaque académie. Vous trouverez les barres de l’inter des dernières années ci-dessous.

Attention : les barres sont susceptibles d’évoluer, elles sont toujours le résultat de l’offre et de la demande de postes au moment des mutations.

Une première consultation de votre barème s’effectuera dans la première quinzaine de janvier, vérifiez sur la circulaire de votre académie. Vous avez la possibilité de demander des corrections par demande écrite à votre DPE .
Informez vos élus académiques !

Puis à la fin du mois de janvier aura lieu le deuxième affichage des barèmes, à l’issue des Groupes de travail académiques : si les barèmes sont modifiés lors de ces groupes de travail académiques, ils pourront à nouveau être contestés, mais il faudra être rapide : le 3 février 2014, ils seront transmis au ministère et ne seront plus susceptibles d’appel (là encore, vérifiez les dates académiques)

Par ailleurs, très important : si vous ne faites pas valoir vos droits à bonifications dans le cadre du rapprochement de conjoints pour l’inter, vous ne pourrez pas y prétendre au moment de l’intra !

Même si vous pensez ne pas en avoir besoin pour réussir l’inter, ne le négligez pas car sinon ce sera trop tard au moment de l’intra !

Stagiaires attention :
Les stagiaires lauréat-e-s ont droit à une bonification de 50 points sur le premier vœu pendant une durée de 3 ans, à jouer une seule fois : il faut donc penser à demander cette bonification quand on veut la jouer.
Concernant les règles cette année :
Poursuite des orientations mises en œuvre l’an dernier… pour un mouvement plus fluide ?

La note de service n° 2013-168 du 28-10-2013 fixant les règles du mouvement 2014 apporte des modifications qui renforcent les évolutions enregistrées l’an passé :

Dans le cadre du Rapprochement de Conjoints, on note une remontée du plafond des années de séparation qui avait déjà augmentée l’an passé : pour un an de séparation, on passe de 50 à 190 points, pour deux ans on passe de 275 à 325 points, pour trois ans de 400 à 475 et toujours 600 points pour 4 ans ou plus.

Les périodes de congé parental et de disponibilité prises pour suivre le conjoint, incluses pour moitié dans le décompte des années de séparation depuis l’an dernier, sont par conséquent revalorisées (Voir annexe I de la note de service).
Nous nous demandions l’an passé si les mesures prises l’an passé étaient suffisantes, les évolutions qui marqueront le mouvement cette année montrent que non. Mais ces mesures vont dans le bon sens pour SUD éducation, si elles permettent vraiment maintenant de rapprocher les couples qui connaissent de façon durable d’insupportables séparations. Et quelle mesure pour les couples dont l’un des conjoints n’est pas en mesure de prendre une disponibilité ou un congé ? Pour ces couples, le problème restera entier.

Globalement pour nous ce sont des mesures positives, il faut permettre aux couples de se rapprocher. Notons que le ministère a renoncé à diminuer l’ancienneté de poste, puisque la bonification de 25 points tous les 4 ans devait être remplacée par une bonification unique de 50 points après 5 ans de stabilité ! Nous avions protesté contre cette dégradation pour les collègues en poste depuis longtemps, nous sommes sur ce point satisfaits du recul du ministère. Les situations familiales doivent passer avant les convenances personnelles mais pas au point de dérégler trop fortement les équilibres.

Renforcer une autre innovation de cette année est sans doute une meilleure solution : ainsi, dès lors que la séparation est effective sur des académies non limitrophes, une bonification complémentaire de 200 points s’ajoute aux précédentes.

La bonification pour rapprochement de la résidence de l’enfant reste identique, elle était passée l’an dernier de 120 à 150 points l’an passé.

Une dernière nouveauté, concernant les personnels handicapé-e-s : La bonification, allouée aux candidat-e-s bénéficiaires de l’obligation d’emploi, est de 100 points sur chaque vœu émis. Elle n’est pas cumulable avec la bonification de 1000 points qui existait déjà

Pour résumer, la fluidité du mouvement dépend surtout des capacités d’accueil des académies, tributaire des départs, mais surtout des créations de postes de l’année précédente : nous ne pensons donc pas que la situation sera fondamentalement meilleure cette année, et le budget de cette année montre que cela ne s’arrangera pas à court terme ! Par contre les « règles de concurrence » sont modifiées au profit des bénéficiaires de bonifications familiales au détriment des bonifications APV, sachant que le mode de calcul de l’ancienneté poste a failli être modifié, ce qui aurait entraîné une minoration de sa part dans les barèmes !

Ci-dessous, consultez les barres d’entrées et renseignez et retournez-nous, par courrier papier ou mel, la fiche de suivi syndical et, en cas de difficulté, n’hésitez pas à contacter les commissaires paritaires, académiques pour les problèmes liés au barème, et nationaux pour le mouvement lui-même et les CAPN.

Pour les CAPN, les fiches sont à envoyer à :

gilles.hargous@wanadoo.fr et fede@sudeducation.org

En cas de difficulté pour scanner les fiches, les envoyer à :
Fédération SUD éducation, 17 bd de la Libération, 93200 Saint-Denis

Les fiches sont disponibles à cette adresse :

www.sudeducation.org/Mutations-inter-academiques.html

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 21:07

Le Snuipp, reprenant tardivement la balle au vol sur la question de la réforme des rythmes scolaires, a invité ce mercredi 20 novembre les autres syndicats afin de réfléchir ensemble à un appel commun pour une nouvelle journée d'action.

SUD, CGT et Fo ont répondu favorablement à l'invitation, déclinée en revanche par le SE-UNSA et le SGEN.

SUD, CGT et FO ont rappelé que l'appel devait être recentré sur la seule question de la réforme des rythmes scolaires et devait couvrir à la fois les enseignants du 1er comme du 2nd degrés ainsi que les agents territoriaux.

Le Snuipp souhaite en effet appeler sur une mobilisation pêle-mêle donnant la priorité au 1er degré et aux PE principalement (réforme, budget de fonctionnement de l'EN, conditions de travail ).

SUD, FO et CGT ont souhaité privilégier leur cadre intersyndical et leurs revendications. Les fédérations appellent donc elles aussi à une journée nationale d'action le:

5 décembre 2013.

SUD61 souhaite consulter rapidement ses adhérent-es afin de se positionner et rejoindre ou non l'appel national.

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 21:34

Communiqué de la fédération SUD éducation du 13 novembre 2013

mercredi 13 novembre 2013

Deux articles de l’Expresso du Café Pédagogique du 13 novembre 2013 comportent des allégations erronées sur les positions de SUD éducation. Nous demandons que le présent droit de réponse soit publié dans l’expresso dans les mêmes conditions.

SUD éducation s’est toujours opposé à l’annualisation et à la flexibilisation du temps de travail

Sous le titre « La vraie fausse annualisation des professeurs des écoles », le Café Pédagogique commence par rendre compte de notre dénonciation d’un projet de décret ministériel visant à imposer aux professeur-e-s des écoles en poste partagé et aux remplaçant-e-s de faire classe plus de 24 heures par semaines - pour récupérer le temps travaillé au-delà des 24 heures statutaires sous forme de journées décidées par le DASEN.

Mais le Café Pédagogique affirme ensuite que cette flexibilisation du temps de travail des professeur-e-s des écoles, prévue par le ministère pour s’adapter à la réforme des rythmes scolaires, répondrait à une demande de SUD éducation, et que le ministère lui-même l’a confié au site. SUD éducation dénoncerait donc aujourd’hui ce que nous aurions demandé hier… C’est bien entendu totalement faux. Et cette tentative de nous discréditer n’honore pas ceux et celles qui s’en font l’écho.

L’extrait de notre communiqué du 11 juin 2013 invoqué pour justifier une telle allégation dit tout à fait autre chose. Dans ce communiqué, nous dénonçons la tentative du ministère d’acheter, par une indemnité, le consentement des collègues à cette variabilité imposée de leur temps de travail. Nous revendiquons une diminution du temps de service hebdomadaire des enseignant-e-s, ce qui n’a rien à voir avec une quelconque flexibilisation du temps de travail.

SUD éducation s’est toujours opposé à toute annualisation ou flexibilisation du temps de travail. De nombreuses expressions de notre fédération en témoignent.

SUD éducation revendique d’autres réformes

Le Café Pédagogique écrit dans un autre article sur la grève du 14 novembre : « La Cgt, Fo, Sud et la Faen manifestent pour la suppression du nouveau décret et donc le maintien de la semaine de 4 jours. » C’est là encore totalement faux.

Le communiqué commun CGT/FO/SUD/FAEN d’appel à la grève nationale du 14 novembre revendique certes l’abrogation du décret Peillon, mais il appelle aussi à construire la lutte « pour une autre réforme ». Le Café Pédagogique ne peut l’ignorer.

A SUD éducation, nous avons toujours affirmé que le débat sur les rythmes scolaires ne peut être dissocié d’une réflexion de fond sur une école émancipatrice, et qu’une réforme des rythmes scolaires est inséparable d’une amélioration des conditions d’accueil et d’enseignement pour les élèves, et des conditions de travail de l’ensemble des personnels. Mais nous avons également dénoncé la réforme précédente et continuons d’y être opposé-e-s.

C’est la raison pour laquelle, nous ne cessons de répéter que nous sommes contre le statu quo et pour des alternatives.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 06:43

Jeudi 14 novembre

10h

Alençon

maison des associations

16 rue Etoupée (près de la basilique en centre ville)

local de SUD-Solidaires

dernier étage au fond à gauche

(prendre l'escalier au fond de la cour)

Attention, jeudi, c'est jour de marché, difficile de se garer.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 08:29

Communiqué de la fédération SUD éducation du 10 novembre 2013

Publié le dimanche 10 novembre 2013 sur http://www.sudeducation.org/Peillon-multiplie-les-provocations.html

À quelques jours d’un mouvement national de grève qui s’annonce décisif, le Ministère de l’Éducation Nationale multiplie les provocations :
- Le ministère vient de publier son premier bilan selon lequel « dans la quasi-totalité (93,5%) des communes, la mise en œuvre des rythmes scolaires se déroule sans difficulté ».
- le ministère vient de communiquer aux organisations syndicales un projet de décret portant « modification des obligations de service des personnels enseignants du premier degré » qui est une véritable bombe.
Ces provocations doivent renforcer la détermination des personnels à se mettre massivement en grève.

Un bilan ministériel qui fait la sourde-oreille aux difficultés de terrain

Le ministère vient de publier son premier bilan selon lequel « dans la quasi-totalité (93,5%) des communes, la mise en œœuvre des rythmes scolaires se déroule sans difficulté ».

Les personnels ne sont pas dupes, et leur vécu sur le terrain est très éloigné de ces allégations : inégalités territoriales accrues entre communes riches et pauvres, rurales et urbaines, entre quartiers d’une même agglomération ; injustices sociales aggravées avec des services payants et/ou sélectifs ; pataquès organisationnels susceptibles de mettre en danger la sécurité des élèves ; mise en cause des droits des travailleurs/ses ; fatigue supplémentaire pour les élèves et les personnels ; développement de la précarité ; dégradation des conditions de travail liée à l’occupation des locaux ; démantèlement du service public et recours à des prestataires privés…

Le ministère lui-même est contraint de reconnaître que dans plus d’une commune sur huit (12,8 %) les activités périscolaires mises en place sont payantes pour les familles, même s’il cherche à minimiser cette information. On constate à quel point le ministère tourne le dos à l’égalité et au service public !

À quelques jours d’un mouvement national de grève qui s’annonce décisif, le Ministère de l’Éducation Nationale multiplie les provocations :

Attaque contre les statuts des PE : flexibilisation de leur temps de service

Le statut des PE définit leurs obligations réglementaires de service à 24h de classe/semaine. Au lieu de chercher à résoudre les problèmes posés par la réforme des rythmes dans le respect des statuts, le Ministère vient de communiquer aux organisations syndicales un projet de décret portant « modification des obligations de service des personnels enseignants du premier degré » qui est une véritable bombe.

La réforme des rythmes donnant lieu à des mises en oeœœuvre différentes d’une école à l’autre, ce décret permettrait que les « personnels enseignants du premier degré chargés soit de fonctions de remplacement soit de l’accomplissement d’un service hebdomadaire partagé entre plusieurs écoles » travaillent plus de 24 heures par semaine : selon le projet, « les heures d’enseignement accomplies au cours de l’année scolaire en dépassement des obligations de service hebdomadaire (…) donnent lieu, au cours de cette même année, à un temps de récupération égal au dépassement constaté. » C’est donc un début d’annualisation du temps de travail des PE qui serait engagé, et assurément une flexibilisation. Cerise sur le gâteau dans ce projet : « L’autorité académique définit le calendrier des temps de récupération ». Cela se fera « après consultation de l’agent », mais c’est le DASEN qui décidera quand les jours seront récupérés !

SUD éducation s’oppose fermement à ce projet, prendra toutes les initiatives pour lui faire échec et appelle les personnels à le contrer. Nous refusons toute flexibilisation et toute annualisation du temps de travail, et nous revendiquons la définition de celui-ci par des maxima de service hebdomadaires diminués.

Ces provocations doivent renforcer la détermination des personnels à se mettre massivement en grève. Les fédérations CGT, FO, SUD et FAEN de l’éducation et des collectivités territoriales appellent tous les personnels travaillant dans les écoles à faire grève le jeudi 14 novembre 2013 pour obtenir la suspension immédiate de la mise en œœuvre de la réforme, l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires et pour imposer une autre réforme. Elles soutiennent les mobilisations locales décidées le 12 ou 13. Dans plusieurs dizaines de départements, les sections du SNUipp appellent aussi à la grève. Unité dans la grève : imposons le retrait et des alternatives !

NB : Voir à ce sujet notre dossier sur la grève nationale du jeudi 14 novembre et les mobilisations des 12 et 13 novembre

Fédération SUD Éducation

17, Bld de la Libération, 93200 St Denis

Tél. : 01 42 43 90 09

Fax : 09 85 94 77 60

Mél : fede@sudeducation.org

Site : www.sudeducation.org

affichette grève 14 novembre

affichette grève 14 novembre

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Published by SUD 61
8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 16:30

Sud éducation a profité de cette commission pour faire une déclaration expliquant les raisons de la grève du jeudi 14 novembre sur les nouveaux rythmes scolaires. A lire sur le blog.

A l'ordre du jour : la formation continue

Le plan de formation se composait cette année de

- 7 stages à candidature libre, soit 123 places et 366 journées stagiaires

- 20 stages à public désigné, soit 377 places pour 554 journées stagiaires

A cela il faut ajouter des formations institutionnelles

- formation des directeurs : 11 places soit 88 journées stagiaires

- formation CAPA-SH (option F) : 5 places pour 235 journées stagiaires

- formation des professeurs stagiaires : 39 places soit environ 2000 journées stagiaires.

Le choix des stagiaires s'est fait au barème (AGS/stages), avec un maximum de deux stages par enseignants.

Des listes complémentaires ont été établies en cas de désistement ou d'absence prévue à l'avance.

Contactez-nous pour savoir si vous avez été retenu pour un stage.

Questions diverses :

Le DASEN ne reviendra pas sur le barème des promotions, l'acte d'inspection et l'évaluation des enseignants étant en cours de réflexion au niveau national, le moment ne leur parait pas opportun.

Les remplacements : 99,9 % des collègues ont été remplacés au mois d'octobre.

Les directeurs d'école ne pourront bénéficier d'un allégement du temps d'APC, même si le DASEN reconnaît une charge de travail réelle en ce début d'année.

11 nouveaux contrats aidés sont en cours de recrutement pour l'aide à la direction.

Un document est en cours de rédaction pour cadrer les missions CAE d'aide à la direction.

Les PES qui devraient être encore plus nombreux l'année prochaine, pour faciliter le mouvement dans l'académie, seront sur des postes gelés pour le mouvement dans l'Orne.

Des enseignants qui ont eu un retrait de salaire, et donc d'AGS (ancienneté générale de service), ne pourront pas rattraper cette perte d'ancienneté, par du travail administratif par exemple.

Nous avons demandé qu'il soit précisé sur les demandes d'autorisation d'absence, que si un congé était accordé sans solde, il y avait nécessairement une perte d'AGS.

Pour les épisodes neigeux, il n'y aura pas de « ponction inconsidérée ».

Lilie Lebougre, élue en CAPD pour Sud education

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Published by SUD 61
8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 12:53

A l'annonce de la consultation sur les rythmes scolaires en 2012 par Vincent Peillon, Sud éducation avait été le premier syndicat à émettre des réserves appuyées quant aux conditions de réalisation de cette consultation et à la réforme qui pourrait en découler.

Les enseignants ont été les grands oubliés et leurs avis ont été relégués au second plan voire totalement négligés : la « consultation » n'a été qu'un simulacre et les dés étaient jetés avant même que celle-ci n'ait eu lieu.

SUD a toujours été favorable à une vraie et grande réforme des rythmes, une réorganisation non seulement du temps mais également des programmes scolaires. Hélas la réforme présentée était bien éloignée de nos attentes.

Nous avions pourtant énoncé les dangers et les dérives de la réforme dès sa présentation. Nous avions appelé avant même que le décret ne soit promulgué à l'abandon pur et simple de cette réforme !

Sud avait anticipé les multiples dysfonctionnements à prévoir : inégalités des territoires et des moyens disponibles, non allègement de la journée "d'école", la main mise grandissante des collectivités locales sur le temps de l'enfant, l'alourdissement des charges des directeurs déjà débordés etc.

Suivant sa ligne directrice, SUD éducation a soutenu et appuyé les initiatives des départements qui se sont opposés dès septembre 2013 à cette réforme.

Ce sont les organisations syndicales, Fédération des Services Publics CGT, CGT Educ’action, FNEC-FP-FO, Fédération SPS-FO, SUD Éducation, SUD Collectivités Territoriales, la FAEN, qui se sont réunies au niveau national le 22 octobre 2013.

Elles appellent aujourd'hui l’ensemble des enseignant-es, les personnels des collectivités territoriales,les animateurs, les éducateurs territoriaux, les enseignants artistiques territoriaux et ATSEM, à faire grève le jeudi 14 novembre 2013.

Il y a quelques jours, poussées par la grogne grandissante de leurs adhérent-es, des dizaines de sections départementales SNUIPP ont décidé de se joindre elles aussi au mouvement;

Ce mouvement national d'ampleur a pour but d'obtenir la suspension immédiate de cette réforme et l’abrogation du décret actuel sur les rythmes scolaires.

Mobilisons-nous ENSEMBLE pour une autre réforme qui prenne en compte les intérêts des élèves, des parents et des personnels !

Vous souhaitez rejoindre le mouvement ? Vous avez jusqu'à lundi 11 novembre minuit pour faire part de votre intention de participation à l'administration.

Rassemblement devant la DSDEN place Bonet à 11h30 !



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Published by SUD 61
7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 16:52

Un premier bilan éloquent… Dans la petite portion des communes qui ont opté pour son application dès cette année, la mise en œuvre de la réforme confirme la pertinence des critiques que nous n’avons eu de cesse de lui opposer : inégalités territoriales accrues entre communes riches et pauvres, rurales et urbaines ; injustices sociales aggravées avec des services payants comme à Valframbert avec le démantèlement du service public et recours à des prestataires privés ; pataquès organisationnels susceptibles de mettre en danger la sécurité des élèves ; fatigue supplémentaire pour les élèves et les personnels ; développement de la précarité ; dégradation des conditions de travail liée à l’occupation des locaux, avec les directrices et les directeurs qui devront s’occuper des conventions pour l’occupation de ceux-ci …

La contestation, loin de s’estomper, revêt aujourd’hui de multiples formes, portées par des enseignant-es excédé-es, des agents municipaux surexploité-es et des parents d’élèves inquiets.

Pour SUD éducation, avant d’envisager le changement des rythmes scolaires, les élèves et les personnels ont besoin de mesures immédiates !

 Suppression des APC et mise en place de RASED complets sur tous les territoires, avec les collègues des différentes spécialités

 Augmentation du nombre de postes aux concours et titularisation de tous les personnels précaires

 Abrogation de la masterisation et mise en place d’une véritable formation initiale rémunérée

 Augmentation des salaires des personnels de la fonction publique

 Rétablissement du droit de grève et abrogation du service minimum.

La réforme des rythmes est un enjeu pour les élèves de la maternelle à l’université, pour leur famille et l’ensemble de la société, ainsi que pour tous les personnels de l’éducation et agents territoriaux. C’est pourquoi nous revendiquons :

 La réduction du temps de travail de tous les personnels

 La réduction du nombre d’élèves par classe

 Une réforme du contenu des programmes et des apprentissages

 L’augmentation du nombre de remplaçants pour garantir le droit des personnels à être remplacé en cas de congés maladie, de stages, de formations continues et assurer les droits syndicaux

 Le développement d’une formation continue de qualité sur le temps de service pour tous les personnels

 Des dispositifs de soutien aux apprentissages (plus d’enseignant-es que de classes)

Ce sont là les raisons de notre appel à la grève jeudi prochain, pour que l’ensemble des questions puissent être réellement posées et que les personnels puissent enfin participer à la transformation de l’école, SUD éducation revendique les bases d’une véritable refondation et l’abrogation du décret Peillon.

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Published by SUD 61
7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 10:15

Attention, date limite d'inscription le 12 novembre!

Faute d'offre de l'administration, nous avons perdu une bonne partie de nos possibilités de formation

professionnelle. Mais il nous reste le droit de nous former mutuellement : le congé de formation

syndicale. Tous les personnels, qu'ils travaillent dans des entreprises privées ou dans la Fonction

Publique, ont le droit d'assister à 12 jours de formation syndicale par an.

Pour répondre aux interrogations de nombreux collègues sur l'avenir des écoles, collèges et lycées dans le cadre de la refondation, nous vous proposons une journée de formation, ouverte aux adhérentes et adhérents de Sud éducation et aux collègues non-syndiqué-es.

Le lieu : Argentan, Maison des associations Pierre Curie, Route d'Urou

La date : vendredi 13 décembre 2013

Le thème de la formation : Direction d'établissement : vers l'autogestion ? Comment penser autrement le travail en équipe ? S'il n'y avait ni directeur, principal, proviseur, les écoles, collèges et lycées pourraient-ils fonctionner ?

Des intervenants extérieurs au département seront présents pour animer cette formation.

Comment y participer ?

La date limite d'inscription est fixée légalement au 12 novembre (un mois avant le début du stage), par courrier au recteur (2nd degré) ou au Directeur Académique (1er degré) en recopiant le modèle ci-dessous.

Lettre-type à adresser au chef d’établissement dans le 2nd Degré et au DASEN dans le 1er Degré :

prénom, nom,

fonction,

affectation

à Mme le Recteur ou M. le DASEN

s/c du chef d’établissement ou de l'IEN

s/c directrice ou directeur d'école

objet : demande de congé de formation syndicale

Je soussigné-e Mme/M. …….(prénom, nom) demande à bénéficier d’un congé pour

formation syndicale de 2 jours, en application de la loi n° 82-997 du 23 novembre 1982 et du

décret n° 84-474 du 15 juin 1984, en vue de participer à la session de formation qui se

déroulera le 13 décembre 2013 à Argentan sous l’égide du CEFI (Commission nationale Formations Syndicales Solidaires : 144 bd de la Villette 75019 Paris)

Fait à ………………..le…………………..

Signature

N'oubliez pas de nous prévenir de votre inscription pour que nous puissions vous communiquer le lieu exact du stage.

Coordonnées de SUD :

sudeducation61@wanadoo.fr

Téléphone : 06.83.70.38.48

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