16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 19:35
Fonctionnaires stagiaires, Emplois d’Avenir Professeur, étudiant-e-s stagiaires... Quels sont leurs statuts et leurs droits ?

Sur notre site, www.sudeducation.org, retrouvez un document explicatif indispensable en cette rentrée de confusion, directement accessible avec ce flashcode :

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 19:26

Retraites : après le 10/09, élargir la lutte

Le gouvernement comptait sur la résignation. Le 10 septembre, des centaines de milliers de salarié-e-s se sont mobilisé‑e‑s contre son projet. Cette 1ère étape appelle vite des suites plus larges encore.

Imposer le retrait de toutes les mesures régressives ne se fera pas sans la mobilisation de tou-te-s. Dans l’éducation, la mobilisation, inégale, n’a pas été à la hauteur des enjeux le 10/09. Chaque secteur doit prendre sa part dans le développement de cette lutte d’ensemble.

Cette réforme contient essentiellement des régressions : validation des contre-réformes de la droite ; maintien des décotes ; obligation d’attendre ses 62 ans pour avoir le droit de partir, 67 ans pour ne pas subir de décote ; augmentation de la durée de cotisation à 43 annuités ; baisse des pensions ; baisse des salaires nets et augmentation des cotisations ; report de 6 mois de la revalorisation des pensions. Cela ne trompe pas : le MEDEF s’en satisfait.

Après l’étape du 10 septembre, les organisations syndicales qui n’ont pas rendu armes et bagages à l’idéologie libérale ont la responsabilité de proposer rapidement ensemble des suites à la hauteur : il faut construire un grand mouvement de grève interprofessionnel. Et c’est à nous, dans l’unité des salarié-e-s, de développer la lutte sous toutes ses formes : multiplions les réunions d’information, les distributions de tracts, les discussions... Tenons des assemblées générales pour débattre et organiser la mobilisation !

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 14:05

Le DASEN avait gardé 4 postes en réserve. L'un est attribué à l'école Molière d'Alençon, les 3 autres seront affectés sur des postes de brigades.

Dans le second degré, très peu de réserve, la plupart ayant été attribuée dès le mois de juin.

Contrats aidés : 200 contrats aidés à la rentrée 2013, auxquels il faut ajouter 124 nouveaux contrats dans le cadre de l'annonce nationale. Sur ces 124, 46 iront pour l'aide à la direction.

Pour le moment, 5 personnes pourraient accéder à un CDI à la rentrée prochaine pour l'accompagnement des enfants en situation de handicap (il s'agit de personnes sous contrat AED depuis 6 ans et qui exercent auprès d'enfant en situation de handicap), sur un total de 324 contrats aidés.....

Le Secrétaire Général a annoncé que les 124 nouveaux contrats pourront bénéficier de 220 heures de formation. Ils établiront un plan individuel de formation et sortiront au bout des 2 ans avec une attestation de compétences. Reste à voir si cette annonce sera suivie d'effet, et si toutes les personnes pourront bénéficier de ce temps de formation. Nous serons vigilants sur ce point.

Petit rappel, c'est déjà une obligation légale depuis quelques année, et selon l'article L 6314-1 du code du travail, la formation doit être :

1° Soit enregistrée dans le répertoire national des certifications professionnelles prévu à l'article L. 335-6 du code de l'éducation ;

2° Soit reconnue dans les classifications d'une convention collective nationale de branche

3° Soit ouvrant droit à un certificat de qualification professionnelle.

On ne parle pas d'attestation de compétences.....

46 personnes seront employées pour l'aide à la direction. Certaines seront à temps plein sur une école, d'autre seront sur 2 écoles. Ont eu la priorité, les écoles de 3 ou 4 classes sans décharge ainsi que les écoles 7-8 classes. Les réalités du terrain priment sur les critères objectifs.

Mme Dubois prend la compétence « AVS », le suivi des dossiers, des contrats...

RASED, l'enveloppe ne bouge pas, les maîtres E ne pourront toujours pas se déplacer. « Une réflexion globale doit être menée sur ces types de postes. »

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 13:11

- Un deuxième contingent d'enseignant-es du premier degré accède à la Hors classe.

- Deux institutrices passent professeures des écoles par liste d'aptitude au premier septembre.

9 postes restent vacants : CPC L'Aigle, Comex Flers, Brigade Ecouché , ½ Argentan + ½ Sées, Bretoncelles/Neuilly sur Eure/Bellême/St Hilaire sur Eure, Molière à Alençon suite à une ouverture et 3 postes restés en réserve pour les ajustements de rentrée.

Il reste 4 enseignant-es sans affectation. Le DASEN espère pouvoir accorder encore 2 inéats pour diminuer le déficit d'enseignant-es. En effet le traitement du surnombre est traité au niveau de l'académie. « On paie notre vertu ! » dixit le DASEN. Dès que la réponse du recteur sera connue, les derniers enseignants seront affectés au barème.

Questions diverses :

- Les animations pédagogiques ne seront pas le mercredi après-midi, sauf une conférence sur Mortagne.

- Ne nous inquiétons pas nous aurons une formation à la formation à distance !

- Nous interpellons le directeur académique sur le fait qu'un stagiaire et qu'un M2 aient des triples niveaux : CE2-CM1-CM2. Celui-ci nous affirme qu'aucune difficulté n'a été exprimée par les personnes concernées.

La prochaine CAPD devrait être en octobre.

Lilie Lebougre, votre élue en CAPD pour Sud éducation

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 14:21

Information syndicale

SUD éducation vous invite à faire le point sur ce qui a déjà changé (cycles, laïcité, rythmes, ISAE...), les projets du ministre (accompagnement des élèves handicapé-es, direction, programmes...) et les revendications à mettre en avant pour un réel changement de politique éducative.

SUD éducation vous invite à une réunion d'information syndicale

Nocé mardi 8 octobre (17h) école

Alençon mercredi 9 octobre (9h) école de Courteille

Argentan mercredi 9 octobre (9h) école Jean de la Fontaine

Saint-Martin d'Ecublei mercredi 9 octobre (9h) école

Mortagne mercredi 9 octobre (9h) école A. Briand Mortagne

Flers jeudi 10 octobre (17h) lycée de Flers

L'entrée est libre et ouverte à tous les personnels de l'Education Nationale, syndiqués ou non-syndiqués.

Vous pouvez assister à la réunion de votre choix, indépendamment de votre lieu de travail.

N'oubliez pas d'avertir votre IEN de votre participation à cette réunion si vous voulez ne pas assister à 3 heures d'animation pédagogique, de concertation ou de journée de solidarité d'ici la fin de l'année scolaire. Dans le cas contraire, vous n'avez personne à prévenir de votre participation.

Nom Prénom date

PE adjoint-e

école de ..........

à M ou Mme l'IEN

s/c M (Mme) le Directeur (la Directrice)

objet : réunion d'information syndicale

Conformément au Décret 82-447 du 28 mai 1982, j'ai l'honneur de vous informer que je participerai à une réunion d'information syndicale le date à heure à ville à l'invitation de SUD éducation.

En conséquence, je défalquerai 3h des heures de service que je dois effectuer hors de la présence des élèves de la manière suivante : (préciser)

signature

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 05:43

... le nouveau journal national de SUD éducation.

Vous en voulez un exemplaire papier (le fichier électronique est en PJ) ?

Demandez-le nous.

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 09:00

Le bulletin d'adhésion est en pièce jointe !

SUD éducation, un syndicat :

de terrain : nous pratiquons la rotation des responsabilités. Les quelques collègues qui ont des heures de décharge syndicale travaillent toujours au moins à mi-temps. Avec Sud, pas de bureaucratie, vos élu•es vous ressemblent, elles/ils partagent votre quotidien professionnel. Elles/Ils travaillent en équipe, sous contrôle des assemblées générales puis passent le relais.

solidaire : racisme, discriminations, précarité, droits des femmes, sans-papiers... toutes nos luttes doivent converger, dans le public et le privé. Notre union syndicale SOLIDAIRES y contribue activement. Partout, la solidarité doit l’emporter sur la recherche du profit maximum.

Sud défend notamment les personnes les moins protégées (précaires).

unitaire et intercatégoriel : un seul syndicat pour tout le personnel, tous métiers confondus, de la maternelle à l’université. SUD refuse la cogestion et le clientélisme et développe l’unité syndicale.

démocratique : nos assemblées générales prennent les décisions, nos élu•es leur rendent compte.

de lutte : les élections ne suffiront pas à obtenir les changements radicaux dont l’école et la société ont besoin. Ces changements passent, en particulier, par un mouvement social unitaire. C’est chaque jour, au travail et ailleurs, chacune et chacun à notre niveau, que nous devons faire progresser ensemble la justice sociale.

Dans l'Académie, dans l'Orne, des militant•es de SUD éducation siègent dans les instances pour défendre les collègues, faire avancer les revendications.

Pour tout contact avec l'équipe départementale de SUD éducation :

06 83 70 38 48 et/ou sudeducation61@wanadoo.fr

Retrouvez toutes nos informations :

en recevant chaque semaine notre lettre d'information par mail

en consultant notre blog : http://sud61.over-blog.com

en suivant notre page Facebook http://www.facebook.com/SudEducation61

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 16:08

Auxiliaires de Vie Scolaire : (Sur)vivre 6 ans avec 600 euros par mois ? La précarité pérennisée

Le gouvernement vient d’annoncer de nouvelles mesures pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Il prétend « reconnaître un vrai métier » aux accompagnateurs/trices que sont les auxiliaires de vie scolaire (AVS), la plupart du temps recruté-e-s sur un statut d’assistant-e d’éducation. Ce serait effectivement urgent... Mais le plan de « pérennisation des AVS » n’est pas grand chose d’autre qu’un effet d’annonce.

Le gouvernement reconnaît qu’il y avait un problème avec « la situation aberrante qui obligeait le ministère de l’éducation nationale à se séparer des AVS après 6 ans de service ». Quel dommage de se séparer d’une main d’œuvre efficace et si bon marché !

Dorénavant, les AVS (le plus souvent des femmes, premières exposées à la précarité) qui auront survécu à 6 années de période d’essai dans la plus grande précarité (avec une succession de CDD, une très faible rémunération et fréquemment des temps partiels imposés) mériteront de se voir « proposer un CDI qui portera, le plus souvent, sur la même quotité de temps de travail que le CDD qu’ils avaient jusque là » : leurs salaires resteront donc scandaleusement faibles (sur la base des grilles de la catégorie C et presque toujours à temps partiel).

De plus, il ne s’agit pas d’une titularisation en tant que fonctionnaire car leur recrutement se fera sous CDI.

Et ils/elles ne seront pas employé-e-s par l’Éducation nationale mais par un GIP (Groupement d’intérêt public), dans la poursuite de la territorialisation et du démantèlement du service public.

Évidemment tout le monde n’y aura pas droit en même temps : 3000 pour la rentrée 2014 sur les 28000 AVS actuellement en poste. Les autres attendront que leur tour vienne peut-être, en fonction des « contraintes budgétaires ».

Enfin les AVS pourront valider un nouveau diplôme de niveau V (CAP), alors que le niveau de recrutement actuel est bien souvent de niveau IV (BAC) : quelle « reconnaissance » !

Par ailleurs, cette possibilité de CDIsation ne concernera pas les accompagnant-e-s en contrat aidé (de durée maximale de 2 ans, notamment pour les 8000 accompagnant-e-s recruté-e-s « à partir de la rentrée 2013 » afin de renforcer la communication du gouvernement sur l’emploi), c’est-à-dire plus de la moitié des accompagnant-e-s ; que d’inégalités de statuts pour le même travail !

Pour ces derniers, « une formation équivalente à celle que reçoivent tous les auxiliaires de vie scolaire leur sera offerte », c’est-à-dire 120 heures en tout ; on appréciera ce « grand plan de formation » !

Pour les élèves, aucune suite n’est donnée par le gouvernement à la légitime revendication d’un accompagnement lors des activités périscolaires et extrascolaires.

Bizarrement, la FNASEPH (Fédération Nationale des Associations au Service des Élèves Présentant une situation de Handicap) et l’UNAISSE (Union Nationale pour l’Avenir de l’Inclusion, Scolaire, Sociale et Éducative) ne sont pas satisfaites de l’accompagnement « de qualité » annoncé.

Pour SUD éducation, l’accompagnement des élèves en situation de handicap et la précarité de celles et ceux qui les accompagnent méritent tout autre chose qu’un coup de communication. Nous revendiquons des moyens supplémentaires pour l’aide aux élèves dans l’ensemble de leurs activités et la titularisation de tou-te-s les précaires, sans condition de concours ni de nationalité, assortie d’une réelle formation. Plus que jamais mobilisons-nous pour une autre école, pour une autre société… solidaire, égalitaire et démocratique pour toutes et tous.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 06:57

La rentrée 2012 s’était caractérisée par la carence de plan d’urgence pour l’école et l’absence de rupture avec ce qui avait été programmé sous Sarkozy. Cette rentrée des classes 2013 est la première a avoir été entièrement préparée par V. Peillon. Un an après le lancement du processus de « refondation », malgré quelques corrections, la politique éducative du nouveau ministère est en continuité avec les précédentes. Elle poursuit la mise en œuvre de l’école du socle commun et des compétences, l’adaptation de l’école aux exigences du marché, la dégradation des conditions de vie et de travail des personnels, la territorialisation du service public (à commencer par l’enseignement professionnel) et la précarisation des travailleurs/euses de l’éducation, de la maternelle à l’université. Elle s’inscrit dans le cadre de la politique d’austérité poursuivie par le gouvernement pour répondre aux exigences du patronat.

Cette rentrée est d’abord marquée par les effets de la politique anti-immigrée de M. Valls : absence de certain-e-s de nos élèves sorti-e-s de force du territoire avec leurs parents faute de titre de séjour (qui plus est après avoir été retenu-e-s en centre de rétention à l’encontre des droits de l’enfant), élèves à la rue après avoir été expulsé-e-s de leur logement précaire, élèves stigmatisé-e-s et traqué-e-s parce qu’ils sont Roms, Africain-e-s, Maghrébin-e-s ou Asiatiques.

Pour 1 élève sur 5, c’est la rentrée chaotique de la réforme des rythmes scolaires dans le primaire. Une réforme bricolée, non financée, inégalitaire, imposée malgré l’opposition qu’elle a suscitée. Le ministre lui-même annonce des couacs prévisibles, en particulier sur le périscolaire, où dans beaucoup de communes les élèves seront en sureffectifs avec des personnels mis en difficulté, sans formation ni qualification adaptées. SUD éducation a d’ailleurs déposé un recours pour faire annuler le décret Peillon sur les rythmes. En juillet, le Conseil d’État a rejeté notre demande en procédure d’urgence et il doit se prononcer sur le fond dans les semaines qui viennent. Ce sont les mobilisations, dont certaines sont déjà programmées, qui permettront de créer le rapport de force pour imposer des alternatives. Nous leur apporterons tout notre soutien.

C’est la rentrée de l’adieu à la promesse des 60 000 créations de postes. Dans le cadre du projet de budget, moins de 10 000 créations de postes sont annoncées pour 2014 dans l’Éducation Nationale et l’Enseignement Supérieur et la Recherche. C’est 14 000 postes annuels qu’il aurait fallu pour recréer les 60 000 postes promis sur la mandature (ce qui ne permettrait même pas de compenser les 80 000 suppressions subies sous Sarkozy, alors qu’il manquait déjà des postes avant la purge). Sans surprise, la promesse ne sera donc pas tenue.

Pire encore, même les postes prétendument créés ne sont pas pourvus. Aux concours de 2013, 1900 enseignant-e-s n’ont pas été recruté-e-s. 14 % des postes « ouverts » dans le secondaire restent vacants. Dans le primaire, quelques 300 postes n’ont pas été pourvus, avec des zones particulièrement touchées : 179 postes sur 1055 non pourvus à Créteil, 34 à Versailles, 28 à Paris... Beaucoup de candidat-e-s au professorat des écoles ont été recalé-e-s par un zéro éliminatoire alors que leurs résultats étaient globalement bons, ce zéro étant parfois attribué dans leur discipline de formation universitaire... Si le ministère avait donné consigne de ne pas pourvoir tous les postes, un grand nombre de recalé-e-s par ce zéro se sont vu-e-s proposer des contrats précaires.

Il y aura donc à la fois des classes sans profs et un développement de la précarité enseignante, avec le recrutement de contractuels, vacataires, etc. Il y a urgence à titulariser les précaires, améliorer enfin les conditions de vie et de travail des enseignant-e-s, par la réduction du temps de travail, la diminution du nombre d’élèves par classe, la fin des pressions hiérarchiques... Il y a urgence aussi à améliorer le niveau de vie des étudiant-e-s.

C’est une rentrée où la précarité se développe à tous les niveaux : refus de titulariser les précaires, Assistant de Prévention et de Sécurité, Emplois d’Avenir Professeur... L’effet d’annonce sur la « pérennisation des AVS » ne doit pas masquer qu’il ne s’agit pas de les titulariser sous statut de fonctionnaire, mais seulement de leur accorder éventuellement un CDI de droit privé, après 6 ans d’ultra-précarité en CDD. Cela ne masque pas non plus que beaucoup d’AVS sont aujourd’hui sous contrat aidé et ne sont pas concerné-e-s par la mesure.

C’est une rentrée sans restauration des RASED, puisque sur les 5000 postes supprimés il n’en est recréé que 72 – et encore tous ne seront pas occupés faute de places suffisantes en formation ces dernières années.

C’est la rentrée de la confusion dans les écoles et les établissements avec les différents statuts des stagiaires, des étudiant-e-s de Master 2 admissibles aux fonctionnaires stagiaires admis.

C’est la rentrée de la mis en place de la loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche, qui entérine et amplifie la destruction du service public déjà largement entamée par le système LMD, le Pacte pour la Recherche et la LRU, avec « l’autonomie » concurrentielle et managériale des établissements.

Trois gros chantiers sont ouverts par le ministère pour l’année à venir : l’éducation prioritaire, les statuts et missions, la réforme du collège. Sur le lycée, la réforme de la droite est maintenue, le gouvernement prévoyant cette année d’organiser un bilan avant une réforme peut-être dans les années suivantes. Le Conseil Supérieur des Programmes va commencer ses travaux, sans que nous sachions encore vraiment si les personnels et leurs représentant-e-s y seront réellement associé-e-s.

Sur l’éducation prioritaire, le débat est mal engagé puisque le ministère affirme qu’il n’y a pas de problème de moyens...

Sur le collège, le ministère programme la séparation du temps des élèves en trois parties : un tronc commun ; des enseignements complémentaires différenciés ; des activités de renforcement (soutien, tutorat, aide personnalisée…). Un tronc commun, cela veut dire des branches distinctes : les différenciations sont notoirement le biais par lequel se réintroduisent des hiérarchisations entre options et parcours qui favorisent la reproduction des inégalités sociales et culturelles. Quant à l’extériorisation hors de la classe du traitement de la difficulté scolaire, elle a été mise en œuvre au primaire et au lycée (aide personnalisée). Dans les deux cas, c’est un échec. Son extension au collège témoigne du renoncement à la création des conditions pour que les difficultés des élèves soient traitées au sein de classe.

De toutes parts, la casse des statuts des enseignant-e-s du 1er et du 2nd degrés est programmée. Le ministère prévoit une usine à gaz de 13 groupes de travail avec les organisations syndicales. La Cour des comptes recommande de graves remises en cause : annualisation, toutes et tous remplaçant-e-s, hiérarchie partout, service au bon vouloir des chefs locaux, polyvalence au collège, mobilité forcée inter-degrés, recrutement local, poste à profil pour tout le monde, affectation à la tête du client, salaires au mérite... Elle n’a pas été désavouée par V. Peillon. Et les premiers éléments qui se dégagent des projets ministériels sont sans ambiguïté : au collège, la tripartition du temps des élèves pourrait être l’occasion de revoir à la hausse les maxima de service, sous prétexte par exemple qu’une heure « d’encadrement » d’activités de renforcement ne pourrait être comptée comme une heure de classe… Pour mettre en œuvre sa réforme des rythmes au primaire, le ministère entend définir les obligations réglementaires de service hebdomadaire des PE non plus à 24 heures, mais à « 24h en moyenne, avec récupération ». Ce qui est programmé, c’est donc une flexibilisation du temps de travail des PE, soumis à l’arbitraire des DASEN.

Enfin, c’est la rentrée d’une nouvelle attaque sur les retraites : poursuite de la loi Fillon, augmentation de la durée de cotisation jusqu’à 43 annuités, baisse des pensions et des salaires. Il nous faut construire la mobilisation la plus large pour refuser tout nouveau recul.

Pour l’éducation comme pour le reste, le véritable changement dépend de nos mobilisations. La fédération SUD éducation appelle les personnels à se réunir en assemblée générale de rentrée et à participer massivement à la grève et aux manifestations du mardi 10 septembre. La grève et les manifestations du 10 septembre sont la première étape dans la construction d’un mouvement d’ensemble pour changer les rapports de force : par nos luttes, empêchons toute régression de nos droits, imposons l’abrogation des contre-réformes et la satisfaction de nos revendications, pour une autre école, une autre société.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 08:08
Nouvelles attaques contre nos retraites : dès maintenant, préparons la riposte !

Rassemblement : Mardi 10 septembre 2013 à 10h30
Bd de Strasbourg (devant le Medef) à Alenç
on.

Appel de l’Union syndicale Solidaires

Marchant dans les traces de ses prédécesseurs, le gouvernement veut imposer une nouvelle remise en cause des droits à la retraite. Il entend aller vite, profiter de l’été pour faire croire à une « concertation » avec les organisations syndicales, et déposer son projet de loi dès septembre. L’Union syndicale Solidaires réaffirme qu’au contraire il faut annuler les précédentes contre-réformes ; les moyens financiers existent.

L’Union syndicale a proposé une action nationale interprofessionnelle dès le début septembre, inscrite dans la construction d’un mouvement d’ampleur.

Ce sera le mardi 10 septembre, à l’appel de CGT, FO, Solidaires et FSU.

Nous ne tomberons pas dans le piège de la division

En 1993, 2003, 2007, nous avons connu cette tactique gouvernementale : les attaques ont porté une fois sur le régime général, une fois sur les fonctionnaires, une fois sur les régimes spéciaux. Finalement, tous ont été durement touchés. Les inégalités ont été renforcées, particulièrement celles entre les femmes et les hommes. L’allongement de la durée de cotisations, mesure-phare du projet patronal et gouvernemental, conduit à une retraite plus tardive et à des pensions plus faibles pour tous et toutes !

Un problème de financement ?

Le Conseil d’Orientation des Retraites, le rapport Moreau, le gouvernement, tous mettent en avant le besoin de 20 milliards d’euros pour 2020. Mais en 25 ans, par l’allongement de la durée de cotisations, le recul de l’âge de la retraite, l’instauration de la décote, la désindexation des pensions par rapport aux salaires, l’augmentation du nombre d’années prises en compte pour le salaire de référence, la baisse du rendement des complémentaires, 40 milliards d’euros ont déjà été pris dans les poches des salarié-es (en activité, au chômage ou en retraite). Ca suffit : pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !

Non, un choix de répartition de la richesse !

La rémunération moyenne des patrons du CAC 40 a augmenté de 21% entre 2008 et 2012. C’est ça leur crise ? Imposons une répartition des richesses et les 20 milliards pour les retraites seront bien vite trouvés !

Pour nos retraites, unité contre les mauvais coups ! Construisons, à partir des entreprises, des services, des localités, un mouvement national interprofessionnel.

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