1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 11:11
AESH : les grand-es oublié-es de la revalorisation (vidéo)

Ce communiqué a été publié le 20/01/2021

Les AESH sont les oublié-es de la revalorisation salariale.

Une présentation des positions de SUD éducation dans cette vidéo .

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Published by SUD 61
1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 10:54
 Tract de SUD éducation

Ce tract a été publié le 19/01/2021

SUD éducation a lancé une grande campagne afin de gagner l’indemnité REP/REP + pour les personnels AESH et AED qui exercent en éducation prioritaire. En première ligne, ils et elles doivent percevoir cette indemnité comme les autres personnels ! 

 Où en est-on de la campagne pour les AED ? 

 Vous avez été nombreux et nombreuses à vous manifester par des recours gracieux auprès de votre hiérarchie. Certain-e-s d’entre vous ont reçu des réponses négatives, d’autres n’ont pas eu de réponses. 

Nous pensons, pour des raisons juridiques et stratégiques, que nous aurons plus de chances de gagner l’indemnité REP/REP+ pour les AED, en élargissant notre démarche vers une action plus collective. Les recours envoyés vont appuyer une demande de SUD éducation au Premier ministre pour qu’il réforme le décret 2015-1087 afin qu’il ajoute les AED dans la liste des bénéficiaires de l’indemnité. En cas de réponse négative, toute une série de démarches juridiques collectives seront alors possibles. 

 Pour les AESH nous allons poursuivre les recours juridiques.

 Comment gagner ? 

 Les recours individuels que vous avez écrits sont essentiels, ils permettront d’argumenter de la nécessité de cette indemnité pour les AED mais cela ne sera sans doute pas suffisant, il faut continuer à se mobiliser afin de contraindre le gouvernement à prendre cette mesure égalitaire. 

 La mobilisation des personnels de Vie scolaire depuis décembre 2020 crée les conditions d’une victoire. Il faut continuer à se mobiliser et amplifier la mobilisation pour gagner cette reconnaissance financière du travail effectué en éducation prioritaire. 

 La grève des AED montre à quel point le service public d’éducation a besoin de ses Vies scolaires ! 

 Et une augmentation des salaires !

 Pour SUD éducation, il y a urgence à revaloriser les salaires et en particulier les plus bas salaires qui doivent augmenter plus rapidement que les salaires les plus élevés. Le ministère de l’Éducation nationale est responsable de l’aggravation des inégalités lorsqu’il emploie des personnels pour des salaires aussi faibles.

 SUD éducation revendique :

 - la titularisation sans condition de tous les personnels assistant-e-s d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur·trice scolaire ;

- l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;

- l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;

- le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef-fe-s d’établissement : pour un recrutement académique ;

- l’accès à une formation initiale et continue et l’augmentation du crédit d’heure pour formation ;

- du matériel de protection fourni par l'employeur et le versement de la prime Covid.

 Les collectifs d’assistant-e-s d’éducation appellent à une semaine de grève et de mobilisation à compter du 19 janvier 2021. SUD éducation soutient l'auto-organisation des personnels et appelle les assistant-e-s d'éducation à se réunir, à se saisir de cet appel et à se mettre en grève massivement aux dates décidées localement ainsi que le 26 janvier, journée de grève dans l'éducation nationale pour les salaires. Un préavis de grève spécifique a été déposé pour toute la période.

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 16:13

SUD éducation a déjà eu l’occasion de dénoncer la mainmise du secteur privé sur le marché du numérique éducatif. Pronote, logiciel de gestion d’établissement, a récemment fait l’objet d’un rachat par des entreprises privées comme Docapost. Pronote, qui jouit d’une situation de quasi-monopole dans son secteur, peut ainsi imposer ses publicités à l’ouverture du logiciel.

Récemment, c’est un partenariat commercial avec le magazine L’Étudiant qui est apparue sur de nombreux écrans d’utilisateurs et utilisatrices du logiciel.

 

Il s’agit de proposer un QCM aux enseignant-e-s sur la question de l’orientation à destination des élèves de terminale. Ce type de publicité est profondément inacceptable : il matérialise à la fois l’intrusion du secteur privé dans l’école à la faveur des réformes successives du système éducatif, et montre à quel point le démantèlement par le ministre Blanquer du service public d’orientation favorise les intérêts privés.

SUD éducation exige le retrait immédiat de cette publicité et des mesures d’interdiction de toute forme de publicité ou partenariat commercial en milieu scolaire.

SUD éducation revendique la fin du démantèlement du service public d’orientation, et le recrutement massif de personnels qualifiés que sont les PsyÉN pour accompagner les élèves dans leur orientation.

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 16:12

Mercredi 27 janvier est le jour où les agent-e-s de la fonction publique perçoivent leur salaire.

C’était l’occasion pour les personnels de vérifier ce que vaut la parole du ministre, qui avait promis le versement d’une prime d’équipement informatique d’un montant de 150 euros aux enseignant-e-s dès janvier 2021.

Les personnels ne seront pas surpris de remarquer que cette prime n’est pas venue s’ajouter au salaire des personnels. Les personnels de l’Éducation nationale étaient massivement en grève le 26 janvier pour une augmentation générale des salaires. Le retard dans le versement de cette prime résonne à cet égard comme une nouvelle provocation d’un ministre incapable de tenir les engagements qu’il a pris en public à l’occasion du Grenelle de l’éducation.

Le ministre a volontairement exclu du versement de la prime d’équipement les AESH, les CPE, et professeur-e-s documentalistes. Pour SUD éducation, cette division entre les personnels est inacceptable : toutes et tous doivent pouvoir obtenir sans délai le montant de cette prime.

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 17:16

La DEPP (Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance) a annoncé la réalisation d’une enquête expérimentale de janvier à mars 2021 auprès d’un panel de 35 000 enfants de petite section qui seront suivi-e-s toute leur scolarité.

Il s’agit d’une grille d’observation du comportement des élèves d’une vingtaine de questions par page. Les questions, nombreuses, revêtent la forme d’une analyse comportementale de l’enfant : “répond-il mal à l’adulte”, “réagit-il de façon excessive”, “a-t-il des accès de colère”, “perd-il ses vêtements”...

Ce questionnaire nominatif suivra les enfants durant toute leur scolarité et cette enquête sera complétée par une interrogation des parents sur leur situation familiale et leur implication dans les études de l'enfant.

Cette enquête s’apparente à un fichage des enfants et de leur famille. Inquiétante, elle semble préparer le terrain à la constitution d’un véritable casier scolaire, au service de la normalisation et du profilage des élèves.

Cette enquête a un précédent fâcheux : le projet de loi sur la prévention de la délinquance, il s’agissait du “dépistage précoce des enfants présentant des troubles du comportement” qui allait de pair avec la création d’un carnet de comportement. Ce projet mis en place en 2005 a été abandonné en 2007 suite à la levée de bouclier des syndicats et associations de parents d’élèves.

 

SUD éducation dénonce le fichage des élèves et la constitution d’un casier scolaire.

SUD éducation dénonce cette stigmatisation inacceptable des enfants et de leur famille.

SUD éducation revendique une prise en charge égalitaire des élèves de la maternelle à l’université.

La fédération SUD éducation appelle tous les personnels à se mobiliser contre cette enquête expérimentale et à informer les familles de ses dangers.

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 17:16

Depuis plusieurs mois, SUD éducation alertait avec l’intersyndicale sur le danger à vouloir faire se dérouler les épreuves de spécialités.

Les élèves de lycée voient leurs enseignements fortement perturbés en raison des adaptations rendues nécessaires pour éviter la fermeture complète des établissements. Ces adaptations ont été arrachées par la mobilisation des personnels au ministre qui feignait de croire que la situation ne justifiait aucun changement.

Les élèves ne sont nullement préparé-es à passer les épreuves de spécialités qui étaient prévues du 15 au 17 mars 2021. Aujourd’hui, le ministre signait le 15 janvier une circulaire qui prévoyait des stages durant les congés d’hiver pour préparer les élèves aux épreuves de spécialité.

Aujourd’hui, le ministre Blanquer est contraint de tenir compte du réel en écrivant aux personnels pour leur annoncer l’annulation des épreuves de spécialité.

Pour SUD éducation, l’indécision du ministre, attaché à essayer de mettre en œuvre sa réforme délétère du baccalauréat envers et contre tout, a produit une angoisse intense parmi les futures candidat-e-s au baccalauréat, comme aux personnels qui s’efforçaient de les y préparer dans des conditions particulièrement difficiles.

Ce premier pas, bien mince, du ministre, ne doit pas faire oublier qu’en s’acharnant ainsi, Blanquer conduit une nouvelle fois à changer les règles des épreuves en cours d’année scolaire. Il en profite également pour pousser davantage encore le contrôle continu. Pour cette raison, la charge de travail des enseignant-e-s sera encore amenée à s’accroître : augmentation du nombre de devoirs surveillés, et réunions d’harmonisation pour lisser les résultats du contrôle continu.

Le ministre Blanquer fait une nouvelle fois la démonstration de l’improvisation avec laquelle il organise le système éducatif, tout entier à la poursuite de son objectif de démantèlement du baccalauréat comme diplôme national.

SUD éducation revendique :

— dans l’immédiat, la suppression des EC, et de l’épreuve du grand oral ainsi que le retour à des épreuves nationales et anonymes ;

— la suppression des réformes du lycée et du bac qui, à l’épreuve de la réalité, n’en finissent pas de montrer l’étendue de leurs défaillances.

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 17:16

Depuis leur création en 1990, les RASED sont à la croisée des chemins d’une école réellement inclusive.

Personnels de terrain intégrés aux équipes éducatives, les membres des RASED apportent leur éclairage, leurs connaissances et leurs pratiques spécifiques à l’analyse et à l’accompagnement des situations les plus difficiles : grande difficulté scolaire, mal-être infantile, comportements inadaptés ou perturbateurs, etc... Chaque jour, aux côtés des collègues, des familles, des élèves.

 

Sous la présidence Sarkozy, la suppression massive de postes (1/3 des effectifs) avait déjà fortement impacté le fonctionnement des réseaux.

 

Les fondements idéologiques qui régissent la gouvernance actuelle de l’Éducation Nationale ne font qu’aggraver davantage cette situation.

 

Alors oui, quand les enseignant-e-s qui devraient être spécialisé-e-s ne sont plus formé-e-s et qu’ils-elles sont en nombre insuffisant, il est plus aisé d’affirmer que les RASED ne servent finalement à rien et qu’il vaut mieux les supprimer.

Triste manœuvre, grossière et malhonnête.

 

Avec la crise que nous traversons, le discours médiatique au sein du Ministère de l’Éducation Nationale s’est orienté vers des considérations « sociales » (sic). Les élèves décrocheurs, déconnectés, en difficulté, les familles fragiles et fragilisées.

 

Les missions des RASED ont, de tout temps, été dédiées à l’accompagnement de ce public.

Mais depuis plusieurs années, il est de plus en plus difficile d’exercer pleinement ces missions : diminutions des moyens, détournement des fonctions, personnels en sous-effectifs, secteur d’intervention trop larges, nombre d’élèves par secteur trop important, remboursement partiel des frais de déplacement, absence de formation…

 

Alors même que les RASED auraient dû voir leur nombre augmenter, au mieux il reste à effectif constant, au pire ils sont diminués.

Les suppressions de postes à la rentrée 2020 ? « Une exception » d’après notre Ministre, un chiffre négligeable pour des personnels négligés.

Si notre Ministre peut parfois insister sur le rôle primordial des psychologues, dans la cadre de la recherche d’une « résilience », et qu’ il est heureux qu’il reconnaisse enfin l’importance de leur travail et de leurs missions spécifiques, il serait alors de bon ton de leur donner les moyens d’assurer leurs missions. Au sein des RASED, mais aussi dans le second degré où ils sont en nombre chimérique ou dans les CIO qui ont, pour la plupart, fermés…

 

L’intérêt de Blanquer pour les neurosciences n’est sans doute pas dénué de lien avec la tendance à la médicalisation et à l’externalisation de la prise en charge des élèves aux profils spécifiques.

Il n’est pas rare de voir des élèves, relevant de la difficulté scolaire mais n’ayant pu être accompagnés efficacement faute de moyens, « glisser » vers le champ du handicap alors même qu’ils n’auraient jamais dû en relever.

Et allons-y ensuite pour la valse des consultations et suivis en libéral, souvent non remboursés et détachés du cadre scolaire, sans prise en compte de l’enfant dans sa globalité.

Cette dérive tend à nier le travail d’adaptation des personnels spécialisés, à médicaliser, à externaliser le traitement de la difficulté scolaire.

 

Est-ce donc cela que notre Ministre appelle « école inclusive » ?

Une école qui ne donne pas les moyens à tous les élèves de réussir à leur rythme, qui supprime petit à petit les aides existantes et propose de les externaliser hors de l’école, qui creuse les inégalités sociales et territoriales, qui standardise et normalise les attendus par le biais d’une évaluationnite aigüe, qui abandonne les enseignant-e-s et les laisse se débrouiller seul-e-s face à des situations de plus en plus complexes et difficiles…

 

A votre tour d’être « résilient » M. Blanquer et de reconnaître que votre idée de l’école est excluante !

 

Les personnels exerçant en RASED ne peuvent que dénoncer le mépris de l’institution face à leurs missions et s’inquiéter des perspectives à moyen terme.

 

Nous ne devons pas laisser Blanquer rédiger pour les RASED la chronique d’une mort annoncée.

 

C’est pourquoi SUD Éducation appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser pour la défense des RASED, dans le cadre d’un réel plan d’urgence pour l’école, en restant informé et vigilant, en déposant des motions en Conseil d’École, en communiquant auprès des familles.

 

Pour des créations massives de postes de RASED dans les 3 spécialités

Pour un accès renforcé à la formation initiale et continue

Pour le respect des missions spécifiques des membres des RASED

Pour une école réellement inclusive

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 14:06

Le podcast d’information syndicale de SUD éducation

Avec le podcast de SUD éducation, soyez informé-e-s !
SUD éducation vous propose des émissions qui traitent de questions juridiques, de vos conditions de travail, de l’histoire du syndicalisme et des mouvements sociaux, de pédagogie… Mieux connaître notre histoire, nos droits, nos luttes pour être plus fort-e-s collectivement !
Chaque émission peut s’écouter en entier et par séquence, n’hésitez pas à les télécharger et à les diffuser autour de vous.

La première émission intitulée L.B.D, La Base Décide, c’est l’actualité du mois de janvier en 40 minutes !

Au programme : les annonces quant aux classes de maternelle, tout savoir sur les salaires, le devoir de réserve et bien sûr la grève exemplaire des AED !

Séquence 1 - Les annonces quant aux programmes de maternelle - du début à 3’
Séquence 2 - Sacrés salaires ! qu’est-ce que le salaire? - de 3’ à 7’
Séquence 3 - En direct du local syndical - Mieux comprendre les inégalités salariales pour mieux les combattre - de 7’ à 17’
Séquence 4 - Vie Scolaire en grève ! les raisons de la colère - de 17’ à 35’30
Séquence 5 - Question de droit : le devoir de réserve, histoire d’un mythe - de 35’30 à la fin

 Pour vous abonner avec une application, vous pouvez cliquer sur les liens suivant :

https://www.sudeducation.org/lbd1-le-premier-episode-du-podcast-de-sud-education/

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 14:05
S’organiser pour se projeter – Communiqué unitaire

Ce communiqué a été publié le 18/01/2021

Nous avons écouté avec attention, Monsieur le Ministre, vos interventions médiatiques et nous ne partageons pas les mêmes constats ni les mêmes perspectives pour les enfants et les jeunes qui fréquentent les établissements scolaires aujourd’hui. Les élèves ont besoin de stabilité et de sérénité dans leurs apprentissages et plus encore dans la crise sanitaire qui réduit drastiquement les interactions sociales, les activités sportives et culturelles.

C’est la raison pour laquelle nous réitérons notre demande d’une embauche massive d’enseignant-e-s, de personnels éducatifs, sociaux et sanitaires pour accompagner au mieux la continuité des parcours scolaires des élèves comme leur développement psycho-social. Nos organisations sont particulièrement inquiètes pour les élèves préparant des examens. Pour construire un cadre structurant afin qu’ils se projettent dans cette période difficile et incertaine, il leur faut connaître et
maîtriser en premier lieu les modalités claires des examens à venir et ce avant les vacances de février. Cette demande vaut pour les candidat-e-s au baccalauréat des voies générale, technologique et professionnelle comme pour tous les diplômes de la voie professionnelle et le brevet des collèges.

En outre, une adaptation des programmes tenant compte des conditions hétérogènes d’apprentissage (élèves en présence, en hybride ou à distance) nous paraît indispensable. Depuis l’an passé, nous vous alertons sur cette situation. Les aménagements inhérents au protocole sanitaire, avec la mise en place de demi-groupes réduisent considérablement le temps initial alloué à des programmes déjà très denses. A cela, s’ajoutent les protocoles d’isolement des malades de la COVID et des cas contacts pendant sept jours. Le travail personnel solitaire face à un écran devant des notions jamais abordées dans le groupe classe ne peut pas être considéré comme une condition facilitante d’apprentissage, et les élèves ne disposent pas tou-te-s des mêmes équipements informatiques. Les inégalités scolaires, territoriales et entre établissements s’aggravent toujours plus. Il n’est pas soutenable d’imaginer que des candidat-e-s se trouveraient évalués sur des notions qu’ils auraient étudiées différemment voire qu’ils n’auraient pas étudiées en classe avec les enseignants et avec leurs pairs. Il s’agit bien de préserver l’égalité de traitement des candidat-e-s et la valeur du diplôme.

Au vu de cette situation dégradée, il n’est pas possible de maintenir les épreuves de spécialité du baccalauréat général et technologique en mars.

Il faut poser collectivement le cadre d’évaluation des apprentissages des élèves et notamment pour les examens. De plus, des règles sont à travailler pour la tenue des commissions d’harmonisation. Toutes ces questions ne peuvent pas se traiter dans les seuls comités de suivi des réformes des lycées.

C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, nos organisations, au cœur des réalités du terrain se portent volontaires pour construire collectivement les mesures à mettre en place, avec un calendrier clair, pour la réussite de tous les élèves, quelle que soit la situation sanitaire dans laquelle le pays se trouvera dans les mois à venir.

Le 15 janvier 2021

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Published by SUD 61
18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 14:04
Situation sanitaire- communiqué intersyndical

Ce communiqué a été publié le 11/01/2021

Lors de son point sanitaire, le Premier Ministre a déclaré que seule une situation dégradée « à l’extrême » justifierait une décision de fermeture des écoles et établissements scolaires. Les organisations syndicales partagent la préoccupation du maintien de l’ouverture des lieux scolaires. Elles alertent cependant sur la nécessité d’anticiper l’ensemble des scenarii. La mise en œuvre d’une protection renforcée doit être planifiée dès à présent. Le non-brassage des élèves, le fonctionnement des cantines, l’aération des salles, les tests à grande échelle, l’isolement des cas positifs et cas contact et l’aménagement des locaux doivent faire partie du plan préparé.

Le recrutement de personnels supplémentaires et pérennes doit être amplifié dès maintenant, à commencer par les candidats aux concours inscrits en liste complémentaire et par des emplois d’AED, pour permettre la mise en œuvre des protocoles, les fonctionnements en groupes, et les remplacements.

Par ailleurs, les personnels doivent être informés, notamment sur le maintien des organisations adaptées dans de nombreux lycées au-delà du 20 janvier.

En outre, des décisions rapides doivent être rendues sur l’organisation des examens pour ne pas laisser dans l’incertitude élèves et personnels. Nous demandons le report des épreuves du mois de mars.

Enfin, les organisations syndicales demandent des éclaircissements sur la politique vaccinale des personnels de l’Education Nationale qui ne pourra pas s’improviser au dernier moment.

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