4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:06
Inégalité de traitement des AESH : SUD écrit au ministre

Ce communiqué a été publié le 17/12/2020

M. le Ministre de l'Éducation nationale,

 

Le 5 juin 2019 vous avez publié une circulaire cadre de gestion des personnels exerçant des missions d’accompagnement d’élèves en situation de handicap (AESH). Force est de constater qu’un an et demi après, sa mise en application laisse place à des inégalités de traitement des personnels d’une académie à l’autre.
Le calcul de la quotité horaire et sa corrélation avec un temps de travail hebdomadaire n’est pas partout la même. Cela a des conséquences sur les salaires perçus pour un même temps d’accompagnement. Par ailleurs, alors qu’aucune consigne n’est donné concernant une quotité prédéfinie, certaines DSDEN fixent des quotités de travail immuables en fonction du degré d’enseignement dans lequel l’agent intervient.

La mise en place de la grille de revalorisation indiciaire laissée au libre arbitre des comités techniques académiques vient renforcer ces inégalités salariales.
Dans certaines académies ou certains départements aucune action de formation initiale n’est mise en place tandis que l’offre de formation continue est quasiment inexistante.

Nous souhaitons en outre attirer votre attention sur le cas de la Bourgogne où la répartition du temps de travail annuel sur 41 semaines est sujet à une réinterprétation qui contrevient à ce qui est indiqué dans la circulaire puisqu’un à deux tiers des heures des semaines en sus des 36 semaines de temps scolaire sont systématiquement reportées sur du temps d’accompagnement.

SUD éducation demande à ce qu’un cadrage clair soit établit concernant le calcul de la quotité de travail, des salaires, la mise en place de la grille indiciaire et des actions de formation.

Les inégalités de traitement des personnels accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap doivent cesser.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, à notre attachement au service public d’éducation, ainsi qu’au respect des droits des personnels.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:02
Mutations dans le second degré : une catastrophe annoncée

Ce communiqué a été publié le 17/12/2020

Le mouvement interacadémique s’annonce d’ores et déjà catastrophique dans le second degré.

De nouveau, la circulaire ministérielle et les lignes directrices de gestion concernant le mouvement ont été publiées à peine quarante-huit heures avant l’ouverture du mouvement. Il a été ainsi très difficile aux personnels de s’approprier ces textes qui régissent le mouvement des personnels.

Dans les rectorats, les dysfonctionnements se sont multipliés : les services de gestion des personnels, débordés, n’ont pas été en mesure de prendre en charge les sollicitations des personnels. De nombreux-euses agent-e-s contractuel-le-s peu ou pas formé-e-s affectées sur ces postes ont été dans l’incapacité de répondre aux demandes des enseignant-e-s.

Les remontées de SUD éducation font également état de dysfonctionnements récurrents comme des erreurs dans le calcul des barèmes. Il est dans ces cas nécessaire aux personnels d’accomplir des démarches supplémentaires, alors que les délais pour retourner la confirmation de demande de mutation sont très courts.

Le ministère a même été incapable d’envoyer dans les délais la confirmation de demande de mutation.

SUD éducation dénonce depuis plusieurs années cette incapacité du ministère à gérer correctement les opérations de mutation. Depuis la loi de transformation de la fonction publique, les syndicats sont écartés du contrôle de la gestion des mutations comme des promotions par l’administration. Chaque année, les organisations syndicales relevaient de nombreuses erreurs, en plus d’imposer le respect du barème pour tous les personnels par souci d’équité entre les collègues. Ce n’est désormais plus le cas.

SUD éducation invite tout-e-s les enseignant-e-s ayant demandé leur mutation interacadémique à se montrer particulièrement vigilant-e-s, et à contacter SUD éducation pour se faire aider en cas de question particulière relative à leur demande de mutation.

SUD éducation revendique un contrôle par les organisations syndicales du mouvement comme des promotions, afin de limiter l’arbitraire et les effets des erreurs de l’administration.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:01
Blanquer supprime encore 1800 postes et dégrade de nouveau les conditions de travail

Ce communiqué a été publié le 17/12/2020

Le ministère a indiqué son projet de répartition des postes entre académies le 16 décembre. Dans le premier degré, le projet prévoit quelques maigres créations de postes dans un certain nombre d’académies.

Toutefois, ces créations sont manifestement insuffisantes pour compenser les dédoublements et baisser les effectifs, et indiquent que le ministère se refuse à augmenter significativement la quotité de décharge pour les directions d’écoles.

Dans le second degré, le ministère prépare directement la suppression de 1800 suppressions de postes. Annonce vouloir compenser ces suppressions de postes par 1847 équivalents temps-plein en heures supplémentaires. Ce tour de passe-passe n’a pour vocation que de réaliser des économies, car les heures supplémentaires permettent au ministère de verser des cotisations bien inférieures. Depuis la rentrée 2018, le ministre aura donc supprimé plus de 5 000 postes dans le second degré, alors que sur la même période plus de 100 000 élèves entraient dans le second degré.

Pour les personnels, ces suppressions de poste vont se traduire par une nouvelle dégradation des conditions de travail. Le ministre cherche à imposer ainsi une augmentation généralisée de leur temps de service. Cela signifie aussi qu’il y aura immanquablement moins d’adultes dans les établissements. Cette baisse du taux d’encadrement conduira à une hausse des effectifs par classe, avec toutes les conséquences négatives qu’elles entraînent pour les élèves. Cela signifie aussi moins d’adulte pour réguler les tensions qui surviennent dans les établissements.

Alors que la situation sanitaire justifie des recrutements massifs, le ministre Blanquer choisit d’accroître encore la pression qui pèse sur les enseignant-e-s. SUD éducation appelle d’ores et déjà les personnels à se réunir en Assemblée générale et en heure d’informations syndicales pour s’opposer à ces suppressions de postes massives.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:54
AESH des inégalités territoriales accrues : SUD éducation s’adresse au ministère et appelle les accompagnant·e·s à renforcer la mobilisation

Ce communiqué a été publié le 16/12/2020

SUD éducation a adressé le 15 décembre un courrier au Ministre de l'éducation nationale Jean Michel Blanquer concernant les disparités importantes d'application de la circulaire n°2019-090 du 5 juin 2019 relative au cadre de gestion des AESH d’une académie à l’autre, voir entre deux départements d’une même académie.

Cette circulaire pose un cadre national sans pour autant sortir les accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap de la précarité structurelle dans laquelle le ministère les place. Cependant, certaines académies et DSDEN semblent penser que ce cadre ne s’impose pas à elles. Ainsi, subsistent de profondes inégalités entre les personnels d’un territoire à l’autre.

Les disparités de salaire pour un même temps de travail hebdomadaire varient de plus de 100 euros. D’un département à l’autre, une même quotité ne correspond pas à un même temps d’accompagnement. La grille de revalorisation indiciaire ministérielle n’est mise en place que dans quelques académies tandis que les frais de déplacements ne sont parfois même pas pris en charge.

La répartition du temps de travail annuel sur 41 semaines donne lieu à des comptes d'apothicaire, chaque service gestionnaire y allant de son propre mode de calcul : quand dans certaines académies 24h d’accompagnement hebdomadaire correspondent à une quotité de travail de 62 % ailleurs il est question de 60 %. Les avenants aux contrats n’ont toujours pas été proposés sur l’ensemble du territoire alors que la circulaire a plus d’un an.

Parfois c’est carrément une réinterprétation des textes qui est faite. Le cas de la Bourgogne est édifiant puisque une partie des heures correspondant aux activités connexes est répartie sur le temps d’accompagnement. Face au refus des services académiques d’entendre les objections des collègues ces dernière·e·s ont été dans l’obligation d’intenter des actions en justice.

La généralisation des Pôles inclusifs pour l’accompagnement localisé a en revanche les mêmes conséquences sur l’ensemble du territoire : une mutualisation à outrance des accompagnements, des conditions de travail dégradées pour les AESH et conditions d’accompagnement au rabais pour les élèves. SUD éducation continue de s’opposer à cette nouvelle organisation du travail qui fait des AESH une variable d’ajustement des politiques ministérielles de l’école inclusive.

L’organisation de formations à destination des AESH est elle aussi laissée à la libre interprétation des académies. Nulle part la formation initiale n’est organisée en amont de la prise de poste alors que cela est recommandé par la circulaire. Les actions de formation continue sont quasiment inexistantes.

La réalité des conditions de travail et d’exercice des accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap est très loin des affichages du ministère qui se gargarise pourtant de leur avoir accordé une reconnaissance professionnelle.

SUD éducation revendique pour les AESH :

- l’abandon des PIAL

- la titularisation sans condition des AESH par la création d’un statut de fonctionnaire et d’un métier d’éducateur·trice scolaire spécialisé·e ;

- un salaire à 1 700 euros nets en début de carrière ;

- la reconnaissance d’un temps plein à 24 heures d’accompagnement plus les heures de travail invisible ;

- une réelle formation initiale et continue.

Le mardi 26 janvier, une intersyndicale dont SUD éducation est partie prenante appelle l'ensemble des personnels de l’éducation nationale à la grève pour revendiquer de meilleurs salaires. Les AESH ont toute leur place dans cette mobilisation, c'est pourquoi SUD éducation les appelle à se mettre massivement en grève et à porter leurs revendications dans les Assemblées générales, heures d'information syndicale et à apparaître visible dans les manifestations qui auront lieu ce jour là.

Plus généralement SUD éducation soutien les mobilisations des AESH, appelle à les renforcer et tient son outil syndical à leur disposition.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:53
3 de Bordeaux : la rectrice recule !

Ce communiqué a été publié le 15/12/2020

Le 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, syndiqué-e-s à SUD éducation, recevaient un courrier leur indiquant que la rectrice engageait contre elles et eux une procédure disciplinaire.

La rectrice reproche aux collègues de s’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en œuvre de la réforme du bac Blanquer. Après Cahors, Carcassone, Clermont-Ferrand, Strasbourg, et bien sûr Melle, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.
Aujourd’hui, nos camarades ont reçu un courrier leur indiquant la sanction décidée par la rectrice : suspension de trois jours sans traitement pour l’une, blâme pour les deux autres. La rectrice de Bordeaux a renoncé à réunir des conseils de discipline : les dossiers sont vides, et il s’agit de sanctionner des faits de grève.
Ces sanctions, si faibles soient-elles au regard de l’ambition initiale de la rectrice, sont néanmoins inacceptables.
SUD éducation exige le retrait immédiat des sanctions de nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.

SUD éducation exige l’abandon immédiat de toutes les poursuites contre les personnels mobilisés contre les politiques rétrogrades du ministère et du gouvernement. On ne touche pas à nos camarades !

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:52
École optionnelle avant les vacances : SUD éducation dénonce la désinvolture du gouvernement

Ce communiqué a été publié le 15/12/2020

Aujourd’hui, le Premier ministre annonçait par voie de presse, que les parents sont invité-e-s à garder au domicile familial les élèves en prévision des fêtes de fin d’année.

Le ministre Blanquer est une nouvelle fois contredit. Il prétendait jusqu’ici, contre l’évidence, que l’école était le lieu le plus sûr pour éviter les contaminations, alors que les statistiques ministérielles sont démenties par celles de Santé publique France. Le Premier ministre souhaite que les enfants se confinent dès le jeudi afin de respecter une période d’incubation de 6 jours. Au lieu d’avoir pris les mesures nécessaires pour que les élèves puissent continuer à se rendre sur leur lieu d’étude jusqu’aux congés, par exemple par le recrutement de personnels titulaires pour aider à la désinfection des locaux et la fourniture de masques à tou-te-s les élèves, le gouvernement préfère, en dehors de tout cadre légal amoindrir le caractère obligatoire de la scolarisation.

Cette situation risque d’accroître les inégalités sociales entre élèves et entre les familles. Pour profiter de cette mesure, il faudrait que l’un-e des deux parents demeure au foyer puisqu’il s’agit de procéder à un confinement anticipant les fêtes. Ce serait alors prioritairement sur les femmes que pèserait ce fardeau. De même, les élèves de classes populaires, qui ont le plus besoin dans la période que nous traversons de continuer les apprentissages, se verraient privé-e-s de deux jours de classe juste avant les congés.

Les personnels quant à eux ont appris la nouvelle par la presse. Certaines académies n’ont toujours pas pris la peine d’indiquer aux enseignant-e-s que cette nouvelle règle est en vigueur. Alors que dans un contexte difficile, ils et elles cherchent à exploiter au mieux le temps d’étude des élèves, ils et elles risquent de voir leurs efforts balayés par un absentéisme validé par le gouvernement.

SUD éducation, une nouvelle fois, dénonce la désinvolture et l’amateurisme qui président aux décisions prises par le gouvernement et le ministère en matière de gestion de la crise sanitaire dans l’Éducation nationale.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:50
Retrait de l’oral de titularisation- Communiqué intersyndical

Ce communiqué a été publié le 14/12/2020

La FSU, la FNEC FP-FO, la CGT Educ’action, SUD Education et le SNCL-FAEN demandent le retrait de l’oral de titularisation imposé aux stagiaires de la session 2020 et dont la grille d’évaluation est présentée aux organisations syndicales le 10 décembre. Le ministre ne veut pas reconnaître le caractère exceptionnel de ces concours et il a donc décidé, contre l’avis unanime des organisations syndicales, d’instaurer un entretien professionnel, donnant lieu à un avis supplémentaire pour la titularisation.

Alors que le contexte sanitaire rend cette année déjà compliquée, cet oral est une source supplémentaire d’inquiétude, d’incertitude, de pression sur 20 000 stagiaires. Ce sont des lauréats à part entière. Ils n’ont pas besoin d’être fragilisés alors que leurs conditions d’entrée dans le métier sont extrêmement difficiles. Tout au contraire, ils ont besoin du soutien de l’institution. Cet entretien professionnel ne va pas dans ce sens, et les avis nécessaires à la titularisation couvrent déjà l’ensemble des champs.

Par ailleurs, comme nos organisations syndicales FSU, FNEC FP-FO, CGT, SUD, SNCL, l’ont rappelé dans leur communiqué commun du 3 décembre d’appel à la grève le 26 janvier 2021, « Il faut en urgence engager les recrutements nécessaires, notamment en recourant aux listes complémentaires », force est de constater que cet oral est une barrière supplémentaire au recrutement. L’urgence est à la création de postes.

Nous demandons au ministre le retrait de cet oral de titularisation.

Montreuil, le 13 décembre 2020

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:47
Pour augmenter les décharges des directions , il faut des remplaçantes et des remplaçants .

Ce communiqué a été publié le 14/12/2020

Le ministère annonce l’augmentation de décharge de direction de deux jours pour les écoles de 1 à 3 classes et probablement aussi pour celles de 9 à 13 classes.

La mesure de pérennisation de la prime annuelle de direction d’école qui serait de 450 euros bruts est également prévue.

À la rentrée 2021, les mesures suivantes concerneraient 38 % des 44 262 écoles :

  • pour les écoles à une classe (3 483 écoles) : passage de 4 à 6 jours de décharge annuelle ;

  • pour les écoles de 2 et 3 classes (11 094 écoles) : passage de 10 à 12 jours de décharge annuelle ;

  • pour les écoles élémentaires de 9 classes (1 544 écoles) : passage d’un tiers de décharge hebdomadaire à une demi-décharge ;

  • pour les écoles élémentaires de 13 classes (734 écoles) : passage d’une demi-décharge hebdomadaire à trois quarts de décharge.

SUD éducation revendique une décharge de 10 jours/an pour les écoles 1 classe, 20 pour les 2/3 classes, 25% par semaine pour les 4 à 6 classes, ◦ 33 % par semaine pour les 7 à 9 classes, 50 % par semaine sur les 10 à 13 et un temps plein au-delà.

Des annonces ne suffisent pas. Il faut des moyens, car aujourd’hui le constat est fait, les jours de décharge ne se font pas faute de remplaçantes et remplaçants.

C’est pourquoi SUD éducation exige les créations de postes nécessaires cette année scolaire par le biais du recours aux listes complémentaires, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s, de l’ouverture de concours exceptionnels et une augmentation significative de postes au concours 2021.

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 15:31

Lundi 21 décembre, le Conseil Constitutionnel a validé la Loi de Programmation de le Recherche (LPR), tant contestée et décriée par l'ensemble de la communauté universitaire. Depuis un an maintenant, le gouvernement s'est acharné à faire passer en force cette loi, dans une année marquée par une fermeture sans précédent des campus, au pas de charge en plein été et à la rentrée, alors que les EC et les étudiant-e-s tentaient tant bien que mal de faire vivre un enseignement et une recherche décente dans des conditions déplorables.

Il ne reste désormais plus que la promulgation présidentielle et les décrets d'applications : c'est sur ce dernier aspect qu'il faut se battre, afin que les dispositifs de la LPR ne soient pas appliqués.

Le Conseil Constitutionnel aura toutefois censuré 2 dispositions, dont l'amendement introduit par la droite au Sénat qui prévoyait un délit d'entrave dans les universités passible d’un an d’emprisonnement et de 7500 € d’amende (3 ans d’emprisonnement et 45000€ d’amende si c’était en réunion). Cette mesure liberticide qui visait à criminaliser les mouvements étudiants et de personnels sur les campus, vieille revendication de la droite, a été considérée comme un « cavalier législatif », sans lien avec le texte initial. On peut se satisfaire de ce rejet à l'heure actuelle, mais le Conseil Constitutionnel n'a pas émis d'avis inconstitutionnel sur cet amendement, qui pourra donc redevenir d'actualité dans d'autres projets de lois : prudence donc.

Le Conseil Constitutionnel a aussi émis une « réserve d'interprétation » sur les nouvelles voies de recrutements, les fameuses « chaires de professeur junior ». Celles-ci ne sont pas supprimées, mais les présidents d'universités ne pourront s'immiscer dans le recrutement des candidats.

Au terme d'une année 2020 qui aura vu l'ensemble de personnels, enseignant-e-s, chercheurs-euses, étudiant-e-s, BIATSS se mobiliser contre cette loi qui va entraîner précarité, libéralisation toujours plus accrue de l'ESR, mise en concurrence et soumission aux intérêts privés et à une recherche de résultats immédiat, la mobilisation est désormais devant nous.

Dès la rentrée, discutons, tenons des AG, remobilisons les collègues et les étudiant-e-s qui peuvent insuffler un second souffle nécessaire. Nous serons d'ores et déjà dans la rue le 26 janvier avec les collègues de l'Éducation nationale.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 18:20

Après le suicide de Doona, étudiante trans de Montpellier en septembre, nous apprenons celui d’Avril ce mercredi, lycéenne trans de 17 ans, élève au lycée Fénelon à Lille. Alors qu’elle aurait été exclue de l'établissement au début du mois car elle portait une jupe, elle avait vécu une vague de soutien de la part d’élèves de la ville. Une enquête devra faire la lumière sur les circonstances de son exclusion et sur la responsabilité d’acteurs et actrices de la communauté éducative dans ce drame.

A cette heure, nous tenons à présenter nos condoléances à tou.te.s les proches d’Avril et appelons à rejoindre le rassemblement prévu ce jour à 12h45 devant l’établissement.

Alors que le rapport 2020 d’SOS Homophobie montre que 42% des actes de transphobie visent des femmes trans, il est urgent que le ministère prenne ses responsabilités. Alors qu’elles sont confrontées à la transphobie du corps médical et des institutions y compris scolaires, le silence de monsieur Blanquer et des services de la Dgesco à nos nombreuses sollicitations revêt une cruelle résonance.

Il est urgent de prendre en compte la transidentité et de lutter contre la transphobie au sein des établissements et des institutions accueillant des élèves et des étudiant.e.s. Le parcours de transition des élèves comme des personnels doivent être pris en considération. L’administration doit notamment faciliter le changement de prénom sur simple demande d’un.e élève. Il est inacceptable qu’encore aujourd’hui, l’identité de genre de membres de la communauté éducative ne soit pas respectée.

Comme nous le demandons depuis de trop nombreuses années, les personnels doivent être formés aux sujets LGBTI, les cours d’éducation à la sexualité et à l’affectivité doivent être dispensés partout par des personnels eux aussi formés.

Aujourd’hui encore, à Montpellier, à Lille et ailleurs les LGBTIphobies mettent en péril la vie de nos élèves et étudiant.e.s. Des promesses ont été faites par le ministère et par le gouvernement depuis 2018. Nous ne pouvons plus attendre qu’elles se transforment en actions. En octobre 2019, monsieur Blanquer avait notamment annoncé la mise en place d’un groupe de travail ayant comme mission de construire des outils pour aider les équipes à accueillir les élèves trans. Depuis, ce groupe n’a jamais été réuni. Nous avons pourtant relancé le ministère à plusieurs reprises sans obtenir de réponse de sa part. Cette inaction pèse lourdement sur tous et toutes les Avril dans tous les établissements.

#JusticePourAvril

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