6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 19:01

Communiqué du syndicat SUD éducation Limousin du 5 décembre 2017

Résultats médiocres pour les écoliers français : la dernière enquête Pirls (Progress in International Reading Literacy Study) qui compare les systèmes éducatifs de 50 pays les place à la 34e place en compréhension de lecture. Seuls, la France et les Pays-Bas ont régressé depuis quinze ans.

Face à cette situation dramatique, le ministre actuel de l'Education Nationale aurait pu prendre ses responsabilités et déclarer par exemple que la hausse incessante des effectifs d'élèves dans les classes ne favorise pas les apprentissages.

Il aurait pu déclarer aussi que la fermeture répétée de nombreuses écoles dans le pays n'y contribue pas non plus ; que la précarisation des personnels, et en particulier des enseignant.e.s, n'est en fin de compte pas favorable aux apprentissages des élèves, et qu'il serait bien préférable de former correctement des enseignant.e.s titulaires.

En résumé, il aurait pu déclarer que la dégradation perpétuelle des conditions de travail pour les élèves et les personnels explique en grande partie ces résultats ; que le dysfonctionnement actuel de l'école publique est la conséquence inéluctable des politiques d'austérité mises en place depuis plusieurs décennies.

Mais il ne l'a pas fait.
Il ne l'a pas fait, parce qu'il sait que la dégradation de l'école publique contribue au transfert progressif de l'enseignement vers le privé, la marchandisation progressive de l'école étant à l'ordre du jour du programme capitaliste.
Et il a préféré annoncer le retour de la dictée obligatoire, mesure stupide et élitiste s'il en est, cet exercice ultra-traditionnel favorisant immanquablement les élèves les plus à l'aise et traumatisant le plus souvent les élèves en difficulté.
Ces propos sont totalement irresponsables et mettent en danger les apprentissages du plus grand nombre d'élèves : il sont l'équivalent d'une démission face à l'ampleur du problème posé.
Sud éducation Limousin demande donc à ce que le ministre reste cohérent : qu'il démissionne effectivement.
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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 10:17

Une campagne se développe contre un stage de formation syndicale organisé par le syndicat départemental SUD éducation 93. Le fonctionnement de la fédération des syndicats SUD éducation laisse entière l’autonomie de chaque syndicat, en particulier en matière de pratiques syndicales et de politique d’action, notamment sur le contenu des formations locales.

Le ministre de l’éducation nationale s’est exprimé devant l’Assemblée nationale ce mardi 21 novembre. Il y a notamment dénoncé que la fédération SUD éducation ne se soit pas désolidarisée de SUD éducation 93. La fédération SUD éducation tient à faire une mise au point sur un certain nombre de contresens opérés par le ministre à cette occasion.

Contre le racisme d’État

Nous avons pris connaissance de l’intention de M. Blanquer de porter plainte pour diffamation contre le syndicat SUD éducation 93 au motif que celui-ci utilise le terme de “racisme d’État”. Si le ministre veut attaquer en justice toutes les organisations qui utilisent ce terme, la fédération SUD éducation en fait partie. En effet, son dernier congrès, en 2015, s’est donné parmi ses objectifs de combattre le racisme d’État, outil de division des travailleurs et des travailleuses. [1]

Cette expression fait débat, car pour certain-e-s elle renvoie à des systèmes racistes officiels tels que le régime de Vichy ou les États d’apartheid. La législation française ne correspond effectivement pas à ces critères, puisque dans la loi l’égalité de toutes et tous est formellement proclamée et les actes et propos racistes sont interdits.

Ce que notre congrès dénonçait c’est « un système inégalitaire et le "deux poids deux mesures" », un ensemble de politiques institutionnelles, qui font système, et qui permet d’affirmer que l’État dans lequel nous vivons est bien, dans les faits, raciste, au sens où il reproduit, poursuit et aggrave des situations de discriminations racistes, directes et indirectes. Ainsi, le rapport au premier ministre de juin 2016 « Les discriminations dans l’accès à l’emploi public », établit l’existence de discriminations fondées sur les origines ou sur les lieux d’habitation dans l’accès aux emplois publics. [2] La Cour de cassation a condamné l’État pour les contrôles au faciès. Les discriminations dans l’accès au logement sont établies. Etc.

“Racisé-e” = “victime du racisme”

Le terme “racisé” est dénoncé par Jean-Michel Blanquer comme impliquant une vision raciste de la société, alors que c’est exactement l’inverse. Ce terme lui aussi fait débat, mais c’est un terme désormais en usage installé dans les sciences sociales. Il désigne le processus social qui attribue une race à certaines personnes, et qui les discrimine sur cette base.

Affirmer qu’il y a des personnes racisées, ce n’est en rien affirmer l’existence réelle de races, c’est uniquement reconnaître, pour la dénoncer, l’existence d’un racisme systémique (c’est à dire d’un racisme qui ne se résume pas à des actes individuels). “Racisé” signifie en résumé : “victime du racisme”. C’est en ce sens qu’il a été utilisé dans deux textes adoptés par notre dernier congrès fédéral.

La non-mixité est un outil

Le stage de SUD éducation 93 n’est interdit à personne. Il propose deux temps “non-mixtes”, pour permettre aux personnes qui subissent le racisme de se regrouper. 
Cet outil de la non-mixité choisie a été mis en œuvre et explicité par la génération fondatrice du Mouvement de Libération des Femmes. Dans des écoles nordiques, les espaces de jeux sont investis en non-mixité. En France, certain-e-s enseignant-e-s mettent en place des moments de non-mixité choisie (certains cours d’EPS, interventions d’éducation sexuelle…).

Ce qui vaut pour le sexisme vaut également pour le racisme. La non-mixité choisie a également été utilisée dans le mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis d’Amérique.

La non-mixité choisie et temporaire est une stratégie de résistance politique à des dominations structurelles telles que le racisme ou le sexisme. Elle libère la parole, la sécurise, permet une mise en confiance. Elle donne de la force pour affronter les situations de discriminations et les stéréotypes. [3]

Le ministère contre les discriminations ? Chiche !

Nous nous réjouissons de voir que M. Blanquer saisit à bras le corps la lutte contre les discriminations. Nous espérons donc que les contrôles policiers au faciès pendant les sorties scolaires, les refus de scolarisation d’enfants migrants, les inégalités de progression de carrière entre femmes et hommes dans l’éducation nationale comme ailleurs cesseront au plus vite et que plus un-e seul-e de nos élèves ne dormira à l’hôtel ou dans la rue.

Nous sommes dans l’attente d’actions concrètes pour lutter contre les inégalités territoriales, pour garantir l’égalité du droit à l’éducation, avec une carte élargie de l’éducation prioritaire (incluant les lycées) et un label sur des critères nationaux et transparents, des moyens pérennes et des droits pour tou-te-s, des postes et des seuils d’effectifs contraignants, permettant la réduction des effectifs par classe.

Enfin, nous constatons que le ministère qui devait recevoir la fédération SUD éducation le mardi 21 novembre a annulé deux heures avant ce rendez-vous prévu de longue date préférant le même jour communiquer par médias interposés. Notre fédération comptait y porter des sujets sur lesquels les personnels attendent des réponses et notamment questionner la DGRH sur la réforme du bac et de l’orientation post-bac, l’annualisation des CUI et reclassement des stagiaires, le reclassement des agents dans les nouveaux échelons PPCR et la mise en oeuvre ou non du protocole, la pénurie de médecins de prévention, les atteintes au secret médical, la reconnaissance des accidents du travail, les nouvelles modalités d’évaluation des personnels. Y répondre n’était manifestement pas la priorité du jour.

De la maternelle à l’université, SUD éducation continuera à porter en toute autonomie ses revendications pour les personnels et le service public.

Contre le libéralisme, contre toutes les discriminations, contre toutes les inégalités. Pour une autre société, une autre école : publique, gratuite, laïque, égalitaire et émancipatrice.

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 09:35

Nous aurions pu consacrer notre déclaration à la réforme du bac et à la sélection à l’université ou encore évoquer la plainte pour diffamation que M. Blanquer envisage de porter contre notre syndicat pour avoir utilisé le terme de « racisme d’état » ou bien encore évoquer notre inquiétude quant à l’accompagnement futur des élèves en situation de handicap et pour les personnels précaires qui s’y consacrent ; mais nous avons finalement souhaité parler des violences faites aux femmes dans l’Education Nationale et ailleurs.

A l’heure où la parole se libère au sujet du harcèlement structurel que subissent les femmes, la responsabilité de l’Education nationale doit être questionnée dans la mesure où les programmes, les préconisations en la matière ne sont pas respectées. Les trois séances obligatoires sur l’éducation à la sexualité par an par niveau de la maternelle à la terminale ne sont pas mises en place dans les établissements.
De nombreux textes (Code de l’éducation, circulaires de 1999 et de 2003) rappellent que ces enseignements doivent être effectués même s’ils sont insuffisants car ils peuvent être trop théoriques voire véhiculer certains clichés.
Nous savons que l’éducation est un des meilleurs moyens de lutter contre les stéréotypes sexistes, qui produisent discriminations et violences.

Depuis 2011, des partis, des associations et des groupes liés au milieu réactionnaire catholique (Sens commun, La Manif Pour Tous, Citizengo) exercent une forte opposition auprès du Ministère de l’Education Nationale pour supprimer cette éducation à la sexualité et cette déconstruction des stéréotypes de l’école au lycée : retrait des ABC de l’Egalité ; pressions sur les enseignant-es ; révision du contenu des cours de SVT ; baisse des moyens financiers aux associations intervenant dans les établissements auprès des élèves… Ces opposant-es sont porteur-ses de violences en nous imposant une société binaire dont les femmes et les élèves sont victimes. L’école doit au contraire déconstruire les stéréotypes, développer des pédagogies antisexistes afin de prévenir les violences faites aux femmes et à toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans les représentations binaires masculin/féminin.

L’organisation de notre société incite les femmes à choisir l’enseignement, permettant de concilier vie professionnelle et vie familiale. L’idée selon laquelle les femmes doivent, plus que les hommes, adapter leur vie professionnelle à une vie familiale dont la responsabilité leur incombe, a la vie dure.

Filles et garçons continuent à se conformer à ce qui est présenté comme leur domaine respectif de compétence dans des schémas socioprofessionnels fortement stéréotypés. Cette persistance des choix sexués est autant le fait des garçons que des filles.

Pour construire une autre école et une autre société, SUD éducation revendique

Pour les élèves

  •  la réintégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans l’élaboration des programmes ;

  •  la production de manuels qui fassent une place à l’histoire des femmes, non pas sur un strapontin dans des dossiers documentaires annexes, mais dans le corps du texte et le fil de l’Histoire (documents-sources d’auteures, féminisation des textes, évocation systématique de la place des femmes, vision genrée des événements et des concepts) ;

  •  la mise en œuvre de pratiques de classe favorisant la circulation égalitaire de la parole, les pratiques collaboratives, l’apprentissage de toutes les disciplines (littéraires, scientifiques, artistiques, sportives) pour toutes et tous ;

  •  l’effectivité des séances d’éducation à la sexualité prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non-hétérocentrée, qui mette sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre ;

  •  la mise en place de dispositifs dédiés (comme l’étaient les ABCD de l’égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire ;

  •  la promotion de projets via les CESC, et d’interventions d’associations ou organisations (Planning Familial, SOS Homophobie par exemple) pour compléter les actions et pratiques pédagogiques mises en œuvre dans les établissements ;

Pour les personnels

  •  l’inscription dans les textes de l’arrêt du gel de la note administrative en cas de congé maternité ou parental (comme c’est déjà le cas dans la fonction publique hospitalière) ;

  •  une politique de prévention et de suivi via les CHSCT s’agissant des cas de harcèlement, et la mise en place systématique de la protection fonctionnelle, qui est de droit ;

  •  la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-es enseignant-es (selon un volume horaire identique dans toutes les ESPE), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent-es) ;

  •  un renforcement de l’offre de formation continue sur ces questions ;

  •  le développement des services de la petite enfance pour que les choix professionnels en soient vraiment ;

  •  une rotation des tâches chez les ATTEE pour ne pas reproduire une division sexuée du travail où les femmes sont le plus souvent assignées aux tâches polyvalentes (faire le ménage, servir les repas) tandis que les hommes occupent les postes techniques ou de supervision (chef cuisine, chef d’équipe) ;

Pour toutes et tous, personnels et élèves

  •  Le refus de toute discrimination fondée sur le genre, l’origine, l’orientation sexuelle

  • Le droit à chacun-e de s’épanouir dans l’identité qui est la sienne, hors des stéréotypes sexistes assignant hommes et femmes à tel ou telle apparence, comportement, rôle social.

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 13:06
Racisme d’État, personnes racisées, non-mixité, discriminations : mise au point

Une campagne se développe contre un stage de formation syndicale organisé par le syndicat départemental SUD éducation 93. Le fonctionnement de la fédération des syndicats SUD éducation laisse entière l’autonomie de chaque syndicat, en particulier en matière de pratiques syndicales et de politique d’action, notamment sur le contenu des formations locales.

Le ministre de l’éducation nationale s’est exprimé devant l’Assemblée nationale ce mardi 21 novembre. Il y a notamment dénoncé que la fédération SUD éducation ne se soit pas désolidarisée de SUD éducation 93. La fédération SUD éducation tient à faire une mise au point sur un certain nombre de contresens opérés par le ministre à cette occasion.

Contre le racisme d’État

Nous avons pris connaissance de l’intention de M. Blanquer de porter plainte pour diffamation contre le syndicat SUD éducation 93 au motif que celui-ci utilise le terme de “racisme d’État”. Si le ministre veut attaquer en justice toutes les organisations qui utilisent ce terme, la fédération SUD éducation en fait partie. En effet, son dernier congrès, en 2015, s’est donné parmi ses objectifs de combattre le racisme d’État, outil de division des travailleurs et des travailleuses. [1]

Cette expression fait débat, car pour certain-e-s elle renvoie à des systèmes racistes officiels tels que le régime de Vichy ou les États d’apartheid. La législation française ne correspond effectivement pas à ces critères, puisque dans la loi l’égalité de toutes et tous est formellement proclamée et les actes et propos racistes sont interdits.

Ce que notre congrès dénonçait c’est « un système inégalitaire et le "deux poids deux mesures" », un ensemble de politiques institutionnelles, qui font système, et qui permet d’affirmer que l’État dans lequel nous vivons est bien, dans les faits, raciste, au sens où il reproduit, poursuit et aggrave des situations de discriminations racistes, directes et indirectes. Ainsi, le rapport au premier ministre de juin 2016 « Les discriminations dans l’accès à l’emploi public », établit l’existence de discriminations fondées sur les origines ou sur les lieux d’habitation dans l’accès aux emplois publics. [2] La Cour de cassation a condamné l’État pour les contrôles au faciès. Les discriminations dans l’accès au logement sont établies. Etc.

Article complet ici:

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 13:03

Nous reprenons ici un article rédigé par Sud Education 49. 

Devant l’assemblée nationale, notre vénéré ministre de l’éducation nationale s’est indigné des modalités retenues lors d’un stage de formation syndicale organisé par nos camarades de SUD éducation 93. Après un énoncé des faits quelque peu biaisé de notre révéré ministre faisant l’amalgame entre racialisé et racisé. Racialiser c’est trier une population en fonction de critères raciaux, c’est du racisme. Racisé, en sociologie, c’est le terme qui sert à désigner les personnes victimes de discrimination/oppression en raison de leur appartenance réelle ou supposée à un groupe ethnique ou culturelle. Le raccourci du ministre est un peu gros mais devant l’élite nationale ça passe sans problème. Y paraît même que c’est à ça qu’on les reconnaît ! 
Puis, il a annoncé sa décision de porter plainte contre SUD Éducation 93 pour avoir l’outrecuidance de parler de racisme d’état. Ce qui lui a valu une ovation debout de tou·tes nos braves député·e·s, Marine Le Pen en tête. C’est dire s’il est cool !

Pourtant, comme le relève François Jarraud sur le café pédagogique « En portant plainte, JM Blanquer donne une tribune aux multiples travaux de sociologie qui attestent de l'apartheid scolaire. S'il est clair que l'État n'a pas pris de loi ou même de circulaire traitant différemment les élèves en fonction de leur "race", il est établi aussi que ce critère est actif dans le fonctionnement du système éducatif. G. Felouzis l'a mis en évidence il y a plus de 10 ans dans les collèges bordelais. Le rapport Dhume a été un autre moment fort pour faire apparaître les travaux des chercheurs. Les enseignants du 93 en ont la preuve directe tous les jours particulièrement en lycée professionnel. » Sans doute, l’ami Jean-Michel n’a pas lu non plus le rapport L’Horty sur les discriminations dans l’accès à l’emploi public remis en juin 2016 au 1er ministre de l’époque.
Le communiqué du ministère sur le sujet est tout aussi hallucinant. On peut y lire qu’il est contraire à la Constitution de questionner le roman national raconté dans les programmes d’histoire, la sur-orientation dans les filières professionnelles des élèves descendant·e·s des immigrations en particulier postcoloniales, l’islamophobie et l’instrumentalisation de la laïcité. 
Cette plainte et le communiqué du ministère, étayés par des arguments inacceptables, porte atteinte au droit syndical de façon inédite, SUD éducation 49 les condamne fermement et apporte son soutien à SUD Éducation 93. 
Ne nous y trompons pas, cette nouvelle atteinte aux libertés fondamentales est inédite. Elle vise à restreindre la liberté d’opinion des enseignant·es pour imposer une vision réactionnaire de l’éducation tout en méprisant des décennies de recherches universitaires. 

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 10:07

Après avoir subi la violence sexiste, après avoir trouvé le courage de la dénoncer, Sandrine est sanctionnée par la direction de la SNCF… Cette tentative de museler la parole des femmes victimes des violences sexistes au travail est inadmissible !

Aucune sanction pour Sandrine !

Suite à la sanction de notre collègue Sandrine, femme conductrice de train sur la région de Bordeaux, pour avoir dénoncé l’agression physique dont elle a été victime, nous appelons l’ensemble des acteurs associatifs, syndicaux et politiques, ainsi que toutes les personnes soucieuses de la cause des violences faites aux femmes, à s’associer à cette tribune ainsi qu’à la relayer, par-delà les frontières de la SNCF.

Dans un communiqué de presse daté du 31 octobre 2017, la fédération SUD-Rail a alerté la direction de la SNCF sur le cas de cette collègue conductrice sur Bordeaux, sanctionnée car elle a eu le courage de dénoncer un cas de violence à son égard. Alors que les dernières semaines, on s’accorde largement à saluer « la parole libérée » des femmes pour dénoncer notamment les violences sexistes, la direction SNCF, quant à elle, joue la sourde oreille à nos sollicitations.

Sanctionner une cheminote qui dénonce une agression physique dont elle a été victime, c’est tout simplement bâillonner l’ensemble des travailleuses qui seraient victimes de violence ou de harcèlement.

De par leur mutisme et leur déni, les dirigeants SNCF incitent les femmes à ne pas parler, à ne pas dénoncer, en définitive, les femmes doivent se taire à la SNCF. Dans une société patriarcale où les violences faites aux femmes sont une réalité malheureusement quotidienne pour nombre d’entre elles, les entreprises et le gouvernement continuent leur politique qui nie et réfute les violences faites aux femmes. Une réaction ferme et collective nous parait indispensable, quel que soit notre secteur d’activité, notre syndicat.

Si la SNCF voudrait nous cantonner aux seules problématiques concernant la dégradation continue de nos conditions de travail, nous pensons que l’ensemble des sujets économiques et sociétaux sont l’affaire des syndicalistes. Nous devons en faire un engagement collectif. La convergence des luttes commence par la solidarité, mais elle n’a d’effet que lorsque nous tissons des passerelles entre les luttes contre les oppressions raciales et sexistes et celles du mouvement ouvrier.

Le 25 novembre prochain, est une journée internationale contre la violence faites aux femmes dans le monde du travail et dans tous les domaines de la vie.

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 09:48

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, les organisations réunies au sein du collectif « Justice pour les jeunes isolés étrangers » appellent tous les groupes citoyens, associations, personnels de l’Aide sociale à l’enfance, syndicats et militants à se mobiliser aux côtés de ces enfants et adolescents pour dénoncer les graves atteintes portées à leurs droits fondamentaux.

Dans chaque département, des centaines d’enfants et adolescents sont laissés sans
protection, sous prétexte d’un manque de moyens, en dépit des obligations qui pèsent sur les conseils départementaux en matière de protection de l’enfance.

Ces jeunes, victimes d’une politique du soupçon permanent, voient leur minorité contestée à l’issue d’une procédure d’évaluation injuste, partiale et souvent malveillante.
Ceux et celles qui finissent par être pris en charge le sont trop souvent dans des conditions indignes, hébergés dans des hôtels miteux ou des dispositifs au rabais, sans scolarisation et sans véritable suivi éducatif.

Dans ce contexte, les PROFESSIONNELS en charge de leur protection – personnels de l’ASE et salariés des associations chargées de l’accueil et de l’évaluation – sont soumis à des conditions de travail difficiles et contraints, de plus en plus souvent, d’appliquer des mesures contraires à leur éthique professionnelle. Ainsi, l’évaluation sociale à des fins de contrôle de l’âge des jeunes, l’accompagnement pour la réalisation des tests d’âge osseux que chacun sait incapables de déterminer l’âge civil d’un adolescent ou encore la transmission d’avis pouvant établir qu’un jeune se trouve en situation irrégulière et donc expulsable, sont contraires aux finalités mêmes de l’accompagnement social.

Pour seule réponse, le gouvernement envisage de marginaliser encore un peu plus ces enfants et adolescents en les excluant du droit commun pendant la première phase d’évaluation de leur situation.

LE 20 NOVEMBRE, AGISSONS POUR LES DROITS DES JEUNES ISOLÉS.

Plus d’informations et initiatives locales sur le Blog Jeunes Isolé-e-s Etranger-e-s

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 09:44

Le 2 octobre 2017, la fédération SUD éducation était reçue par le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer.

À cette occasion, le Ministre s'est gargarisé de la mesure visant à instaurer les CP à 12 en REP+. Il est allé jusqu'à évoquer une “mesure sociale extrême”.

Il a ensuite assuré aux représentant-e-s de SUD éducation qu’il était déterminé à étendre la mesure aux CP en REP et aux CE1 REP+ à la rentrée 2019, et aux CE1 en REP dès la rentrée 2020.

Mais depuis, le 14/11, le Président de la République indique que les dédoublements seront effectifs “dans le quinquennat”.

Le discours est clair : les coupes budgétaires maintenant, le budget pour une école reproduisant un peu moins les inégalités sociales attendra.

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 09:35

Jeudi 16 novembre, 12H00, ouverture des inscriptions dans l'application SIAM

Mardi 5 décembre: 18h00: fermeture des inscriptions. 

A partir du 6 décembre, envoi des accusés de réception sur votre boite I-Prof

La circulaire est ci-dessous ainsi que la fiche de suivi du barème. N'oubliez pas de la remplir et de nous la renvoyer avant le 24 janvier, date de la CAPD de vérification des barèmes. Et si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous contacter!

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 08:48

Des attaques globales et coordonnées

Les attaques du gouvernement sont globales (budget de l’État et de la sécu, CSG, APL, sélection à l’université…) et les ordonnances toucheront tous les secteurs y compris le public, et toutes les entreprises (avec la remise en cause de ce qui relève de la loi au profit d’une négociation locale beaucoup plus aléatoire) .
De même le gouvernement applique la politique des riches, de «  la tête de cordée  » comme si celles et ceux qui travaillent avaient vocation à être en permanence à la traîne ou dans le caniveau…

Retrait des ordonnances

La bataille contre les ordonnances n’est pas terminée, nous exigeons la non-ratification de l’assemblée, nous refusons les décrets. Le combat est difficile mais les mécontentements s’accumulent et nos forces aussi !

La réforme de la voie professionnelle : 3e étape après les lois Travail

Les organisations syndicales ont été reçues par le chef du gouvernement accompagné des ministres de l’éducation et du travail : ce n’est pas un hasard ! La réforme de la voie professionnelle qui se prépare se fait sous tutelle du ministère du travail et cela ne peut que nous inquiéter. Développement des campus des métiers, attribution de l’intégralité de la taxe d’apprentissage aux sections en apprentissage et développement de celui‑ci… Pour SUD éducation, qui revendique un lycée polytechnique, l’enseignement professionnel ne peut qu’être sous statut scolaire. La mixité des publics c’est forcément la remise en cause du statut des PLP et la porte ouverte vers l’annualisation du temps de travail.

Macron organise le plus grand plan social de la décennie

L’annonce durant l’été par le gouvernement de la suppression des contrats aidés s’apparente à un gigantesque plan social : 260 000 emplois sont supprimés sur 2017-2018. L’éducation nationale y a largement recours : emplois de vie scolaires, accompagnement d’élèves en situation de handicap, aide aux directions d’écoles ou encore aide administrative dans les EPLE ainsi qu’agent-e-s des départements et régions sont potentiellement concerné-e-s. SUD éducation a maintes fois condamné ces contrats précaires et revendique la titularisation de ces collègues victimes d’un plan de licenciement qui ne dit pas son nom. De plus, recruté-e-s sur des emplois pérennes, leur départ va directement se ressentir au quotidien dans les établissements. Pour obtenir la titularisation de toutes et tous ces collègues, une journée de mobilisation interprofessionnelle aura lieu le 10 novembre avec des manifestations, grèves et actions.

Les raisons de se mobiliser sont nombreuses : SUD éducation appelle à la grève le jeudi 16 novembre et à se réunir dans les écoles, établissements et services pour préparer cette journée, discuter des suites et de l’élargissement du mouvement.

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE ET MANIFESTATION LE 16 NOVEMBRE
Ripostons le 16 novembre !
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