3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 09:07
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Dès le premier janvier, les recteurs et rectrices et Dasen voient leur rémunération augmenter considérablement. Pendant ce temps, les salaires des personnels baissent.
Alors que les personnels sont engagés massivement depuis le 5 décembre dernier dans la grève contre le projet Macron-Philippe de casse de nos retraites, l’augmentation des personnels les mieux rémunérés de notre ministère résonne comme une nouvelle provocation indécente de la part du ministre Blanquer. Rappelons qu’en septembre 2018, le ministère avait déjà pris des dispositions pour faciliter le recrutement de recteurs et de rectrices non titulaires de l’habilitation à diriger les recherches, de manière à pouvoir recruter des proches du ministre et des personnalités issues du monde de l’entreprise, en clair des patron-ne-s. Et aujourd’hui, il augmente leur traitement !

Entre les années 1980 et 2019, le salaire des enseignant-e-s a baissé en moyenne de 25%. Celui de tous les fonctionnaires de l’État et des contractuel-le-s a baissé d’environ 20%, en raison du refus des gouvernements successifs d’augmenter le point d’indice qui détermine la rémunération des fonctionnaires à hauteur de l’inflation.

L’État est le premier employeur de salarié-e-s précaires. Dans l’Éducation nationale, on ne compte plus les contrats à durée déterminée : assistant-e d’éducation, enseignant-e contractuel-le, personnels administratifs dans les établissements et les DSDEN ou rectorats, accompagnant-e d’élèves en situation de handicap, vacataires à l’université, agent-e-s de laboratoire… la liste est longue.

Tous les personnels qui sont soumis à ces contrats de travail partagent un point commun : leur rémunération est bien plus faible que celle de leurs collègues titulaires, alors qu’ils et elles effectuent des missions indispensables au bon fonctionnement du service public, et le temps partiel subi y est la règle.

Bien souvent, leur rémunération n’atteint même pas l’équivalent du SMIC. Pour certains personnels, l’État est même contraint de verser une “indemnité différentielle”, car la rémunération prévue est inférieure au SMIC horaire !
Pendant ce temps, l’État-patron prévoit d’imposer aux enseignant-e-s des conditions de travail encore dégradées. La deuxième heure supplémentaire obligatoire en est un avant-goût.
L’augmentation très modeste des salaires dans le cadre de l’application reculée d’un an par Blanquer du PPCR, de l’ordre d’une vingtaine d’euros nets mensuels maximum, donne une idée de la mesure des augmentations de salaires auxquelles est prête le gouvernement derrière le rideau de fumée qu’il déploie. Cette augmentation correspond en effet environ au montant de 400 millions d’euros que le ministre a été obligé de lâcher sous la pression des personnels. Ce ne sont que des miettes.
Ce paravent n’est dressé par le gouvernement que pour essayer de dissuader les personnels de s’engager plus massivement encore dans la grève contre le projet Macron-Philippe.

SUD éducation revendique :

– l’alignement de la rémunération des personnels non-titulaires sur celle des titulaires, ce qui inclut par exemple le bénéfice de la prime REP/REP+ à tou-te-s les AED, AP, AESH ;
– une augmentation générale des salaires, et l’intégration des primes au salaire, pour forcer l’employeur à cotiser pour nos retraites, notre sécurité sociale, le chômage ;
– un salaire minimum à 1700€ nets ;
– la titularisation sans condition de concours ni de nationalité de tous les personnels précaires ;
– la décorrélation de toute négociation salariale du projet Macron-Philippe de mise en place de la retraite par points, rejetée massivement par les personnels.

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 17:59

Communiqué du 18 décembre 2019

Sans le RETRAIT du projet, il n’y aura pas de trêve !

Ce 18 décembre, les syndicats CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, de l’Orne, se sont réunis pour décider de la suite à donner à la mobilisation du 17 décembre qui a vu encore plus de 3.000 personnes participer aux manifestations organisées dans le département. Le gouvernement doit maintenant abandonner son projet de réforme, véritable plan de régression sociale. C’est ce que des millions de Français(es) exigent depuis le 5 décembre ! Avec tous les salariés, privés d’emploi, jeunes et retraités, il faut poursuivre les actions locales dans le cadre interprofessionnel, en lien avec les différents secteurs mobilisés. Les syndicats CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, de l’Orne appellent à un rassemblement en soutien aux Cheminots, Le vendredi 20 décembre à 10h devant la gare d’Argentan.

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 10:51

L'AG d’hier après-midi salle Baudelaire à Alençon, suite à la manif contre la réforme des retraites, a décidé d'une action "Black viocs" cet après-midi, qui se déroulera à 14h. RDV à 13h15 salle Baudelaire.

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 10:48

Une nouvelle étape dans le rapport de force a été franchie : il faut l’amplifier jusqu’à la victoire !

La grève dans l’Éducation nationale est reconduite de façon largement majoritaire ce mardi 17 décembre.
Le gouvernement et la majorité lancent des ballons d’essai sur la remise en cause de l’âge “pivot” à 64 ans, pour esquisser des pistes de sortie de la grève : il serait illusoire de croire que c’est l’entrée des syndicats d’accompagnement dans la mobilisation qui provoque ces atermoiements, c’est bien le blocage du pays par la grève reconductible qui fait trembler le patronat et le gouvernement à ses ordres.
Il s’agit maintenant de porter le coup de grâce, et d’obliger le gouvernement à retirer son projet de loi.

De nombreuses AG décident la reconduction jusqu’aux vacances. Ce temps libéré doit être utilisé pour tourner, produire du matériel, convaincre les collègues, organiser des actions et manifestations en convergence avec les autres secteurs mobilisés, notamment les prochains jours.
 
Au-delà, l’approche des fêtes de fin d’année fait peser une pression importante sur les grévistes des secteurs les plus bloquants, la SNCF et la RATP en tête. Les personnels de l’éducation étant alors en congés, la fédération SUD éducation les appelle à participer massivement aux actions interprofessionnelles et notamment à renforcer les liens avec les secteurs en grève reconductible.


→ Aix-Marseille
Marseille : énorme manif très dynamique
Actions tous les jours à venir

→ Alençon

AG de mardi 17 : 80 personnes

Action mercredi 17 après midi : RDV salle Baudelaire 13h15

Action samedi 21 à Argentan : horaire à préciser ultérieurement
→ Caen
soutien aux cheminots pour actions
Actions pendant les vacances
Le mouvement s'amplifie
→ Clermont
Manifs fournies et dans plusieurs villes
Actions les jours à venir
Pas de trêve de Noël !
→ Lyon
Plus fort que le 5 décembre
mettre le paquet à fond maintenant
Et on continue pendant les vacances
→ Montpellier
AG éducation fournies
Actions les jours à venir
→ Nantes
Cortèges encore plus forts que le 5 décembre
Violences policières
Convergence éduc/rail/énergie
→ Paris
Grève massivement suivie dans l'éducation
350 000 personnes à la manif avec gros cortège éducation dense et pêchu

→ Poitiers
Prolongation des manifs avec blocages et péage gratuit
→ Rennes
Cortèges plus fournis et combatifs que le 5.
Des actions prévues le reste de la semaine Les intersyndicales fonctionnent bien
→Rouen
AG interpro et avec Gilets Jaunes
Actions tous les jours à venir
→ Versailles
Actions les 19 et 21 puis pas de trêve et poursuite du mouvement avec blocages et autres actions
Coordinations des AG d'Île-de France

Et partout
Des blocages : devant les lycées, les dépôts de bus, dans les zones industrielles …
Des AG éduc, interpro … qui reconduisent et appellent à rejoindre toutes les actions interpro pendant la période des fêtes

 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 16:07

Une journée de mobilisation réussie ce jeudi 12 décembre : on continue jusqu’au retrait !

Ce jour, de nombreux personnels de l’éducation, parmi d’autres secteurs, avaient reconduit la grève.

Et pour cause, les annonces faites par le premier ministre hier n’ont dupé personne.

Les personnels de l’éducation, partout en France, en ont profité pour organiser des AG, tourner dans les écoles et établissements, et participer aux nombreuses actions interprofessionnelles de blocages (dépôts de bus, ports, centres commerciaux, zones d’activités, axes routiers…).

Les personnels exigent le retrait pur et simple du projet Macron-Delevoye, et refusent que leurs légitimes revendications concernant l’augmentation des salaires puissent être instrumentalisées par le gouvernement dans son projet de casse des retraites. C’est pour cette raison que SUD éducation refusera de se rendre à toute négociation, et même à toute réunion au ministère.

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à décider en AG la reconduction de la grève, et à multiplier les actions de blocage, les tournées et à poursuivre le travail de conviction pour entraîner toujours plus de collègues dans la grève. Pour aider les grévistes à s’organiser dans la durée, SUD éducation a mis en place une caisse de grève : caissedegreve.sudeducation.org.

Dans cette perspective d’ancrage et d’élargissement de la grève reconductible, le mardi 17 décembre peut être un tournant dans le rapport de force avec le gouvernement : faisons-en, toutes et tous ensemble, une puissante journée de grève et de manifestation !

→ Aix-Marseille

Une très importante manifestation interprofessionnelle à Marseille, forte mobilisation à Aix, l’AG éducation prépare les suites. Dans le Vaucluse, plusieurs centaines de personnes en rassemblement, blocages d’axes routiers, nombreuses AG.

→ Amiens

AG interpros, AG de secteur… on construit et on organise la grève.

→ Caen

Rassemblement, des actions… et ça va continuer !

→ Clermont-Ferrand

Des AG de secteur qui construisent le 17 dans l’Allier et la Haute-Loire.

→ Dijon

Des AG tous les jours qui organisent les actions, manifestation interpro à Auxerre.

→ Montpellier

Grosse manifestation interpro à Montpellier, actions à Béziers, Bédarieux, AG de préparation du 17.

→ Nantes

Des actions, AG, manifestations interpro à Angers.

→ Paris

AG d’arrondissement, grève suivie. Des tournées massives, une manifestation parisienne réussie. Le 17 se prépare !

→ Poitiers

Niort, Thouars, d’autres villes ont vue une belle manif interprofessionnelle.

→ Rennes

Heures d’info syndicale partout en Île-et-Vilaine, manifestation vendredi.

→ Rouen

De très nombreuses actions de blocage économique en interpro à Rouen, Dieppe, au Havre.

→ Toulouse

Manifestation interpro réussie, des AG qui préparent les suites.

→ Versailles

Nombreuses actions de tractage, préparation de blocages économiques et de la manifestation du 17 décembre.

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:40
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le premier ministre a annoncé aujourd’hui le projet du gouvernement contre nos retraites, sous la pression du mouvement social. L’essentiel de la réforme consiste bien en une baisse des pensions et un allongement du temps de travail : c’est donc une attaque du capital contre nos salaires. Jamais Édouard Philippe n’aura évoqué la question des cotisations qui est l’enjeu principal de la solidarité dans notre société.

Le gouvernement renonce à appliquer son projet de contre-réforme pour les travailleurs et travailleuses né-e-s avant 1975. Dans le même temps, il essaie d’imposer son projet encore plus tôt aux jeunes salarié-e-s, qui le verraient s’appliquer dès 2022 pour celles et ceux qui auraient 18 ans à ce moment. Il promet des avancées pour les femmes et la famille, or chaque mesure annoncée est inférieure en droit à celle qui existe déjà dans le système actuel.

Concernant les personnels de l’éducation, et en particulier les enseignant-e-s, le gouvernement n’évoque que des mesures vagues de compensation de la baisse des retraites programmée par quelques primes. Il s’est montré incapable de chiffrer ses mesures. Et pour cause, pour maintenir un niveau de pension comparable au régime actuel, il faudrait augmenter les enseignant-e-s, par exemple, de près 1 500 euros par mois en moyenne ! Plus grave, il assume le fait d’ouvrir le chantier de la carrière et du temps de travail, avec des concertations prévues dès le premier semestre 2020 : il s’agit de remettre sur le tapis la réduction des vacances scolaires et l’augmentation du temps de travail. Les personnels de l’ESR sont aussi menacés par une telle remise en cause de leurs droits. Le gouvernement promet d’inscrire dans la loi un niveau de retraites comparable aux autres cadres A de la fonction publique mais rien ne garantit que leur pension ne sera pas baissée par rapport à l’ancien système. Le ministre considère que cette réforme est une solution pour les travailleurs, travailleuses qui subissent la précarité, alors que celle-ci s’est aggravée avec les lois Macron et est au cœur de la loi transformation de la Fonction publique, qui touche directement notre secteur.

Pour SUD éducation, il est évident que le projet Macron-Delevoye est un projet de régression sociale majeure qu’il faut combattre frontalement par la grève. Aujourd’hui, le gouvernement est sous pression : chaque journée de grève est un coup porté au gouvernement et au patronat qu’il sert. L’impact sur les profits des entreprises à l’approche des fêtes de fin d’année est de nature à contraindre le gouvernement à lâcher son projet. Le rapport de force est en notre faveur : les révélations concernant les liens de Delevoye avec le monde de l’assurance achèvent de le déconsidérer, le gouvernement et notamment notre ministre de l’éducation apparaissent fébriles. À cet égard, des épisodes de violence policière se multiplient contre des grévistes, mais aussi des lycéen-e-s et étudiant-e-s.
Pour obtenir le retrait total du projet de loi, amplifions la grève, générale, interprofessionnelle et reconductible !

Durant la fin de la semaine, le jeudi 12 décembre et le week-end auront une grande importance dans l’amplification de la mobilisation. La grève doit être utilisée pour organiser des manifestations, tourner, diffuser du matériel, entraîner toujours plus de collègues dans la grève, préparer les manifestations, organiser des Assemblées générales et converger avec les autres secteurs professionnels en grève à travers notamment des actions de blocage économique.

Dans le cadre de la construction de la grève générale interprofessionnelle pour l’obtention de l’abandon du projet de loi, il s’agit également de frapper un grand coup, à travers une véritable démonstration de force à même de faire vaciller le gouvernement et le patronat : dans cette perspective, le mardi 17 décembre doit être une réussite : soyons massivement en grève et en manifestations.

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:39
Communiqué de la fédération SUD éducation
 
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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:37
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le ministère profite de la fin de l’année scolaire pour financer en catimini par décret le privé à hauteur de 11 millions d’euros prélevés sur le budget de l’État.
Fin 2018, deux notes de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) montraient que la hausse de fréquentation de l’enseignement privé s’opérait au détriment de l’enseignement public.
En dix ans, ce sont près de 100 000 élèves de plus qui accomplissent leur scolarité dans le privé.
Le ministre Blanquer profite également de la fin de l’année pour augmenter par arrêté de 1,12% la subvention de l’État accordée aux établissements privés sous contrat du second degré. Les écoles, collèges, et lycées sous contrat sont pourtant déjà financés à plus de 73% sur fonds publics.
Cette évolution n’a rien d’étonnant : d’une part, en supprimant des postes le ministère organise son propre démantèlement. D’autre part, en subventionnant toujours davantage le privé par rapport au public, le ministère favorise sa propre mise en concurrence et, in fine, la privatisation progressive du service public d’éducation.
SUD éducation rappelle également que cette loi dite « pour l’école de la confiance » a permis le financement des écoles maternelles privées par l’État à travers les communes (estimé entre 100 et 150 millions). SUD éducation rappelle que ce sont 10 milliards d’euros qui sont versés chaque année à l’enseignement privé, majoritairement confessionnel. Cela est en complète contradiction avec le principe de laïcité.

Contre ces choix budgétaires qui se font sur le dos des personnels et des usager-e-s, SUD éducation revendique :

  • des créations de postes à hauteur des besoins
  • la socialisation de l’enseignement privé, sans indemnité ni rachat
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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:36

Hier, après les annonces d’Édouard Philippe, le ministre Blanquer s’est montré aussi incapable que le Premier ministre de détailler les mesures prétendument prévues pour les personnels d’éducation. Il s’est contenté d’inviter les syndicats à une réunion vendredi.

SUD éducation ne se rendra pas à une telle mascarade.

Les annonces de Blanquer ne sont en effet que des miettes :

  • arrimer les pensions des enseignant-e-s et CPE sur celles des fonctionnaires catégorie A de la fonction publique, alors que toutes les pensions sont amenées à baisser ;
  • 400 millions d’euros de rémunération pour les personnels de l’Éducation (soit 39 euros bruts mensuels par personnel), en échange d’une “redéfinition des missions”, c’est-à-dire de suppression de postes et d’une nouvelle dégradation des conditions de travail : vacances, missions supplémentaires. Et le ministre refuse désormais de confirmer ce chiffrage ridicule !

SUD éducation, ainsi que l’Union syndicale Solidaires, ne se rendront à aucun rendez-vous ni dans aucune instance dans la période de mobilisation d’ampleur, et boycotteront notamment le Conseil Supérieur de l’Éducation du 18 décembre prochain.

L’heure n’est pas la négociation avec un gouvernement fébrile et discrédité. Pour SUD éducation, l’augmentation des salaires des personnels de l’éducation est une priorité. Mais elle ne doit pas servir de caution à la mise en œuvre du projet de retraite à points.

L’heure est donc au renforcement de la grève, le 17 décembre, avant, après, jusqu’au retrait complet du projet Macron-Delevoye.

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:35
communiqué intersynsyndical

 

Les organisations CGT Éduc’action – FSU – Sud Éducation – SNALC - FAEN constatent que le mouvement contre le projet de réforme des retraites s’est inscrit depuis le 5 décembre dans la durée avec notamment des reconductions importantes de grève.

La journée du 10 décembre a été un nouveau temps fort de cette mobilisation.

L’opinion publique tout comme les personnels de l’Éducation ne se laisseront ni abuser par les opérations médiatiques du Gouvernement, ni par les tentatives d’opposer les uns aux autres. Les organisations syndicales dénoncent toutes entraves au droit de grève et de manifestation plus particulièrement envers les jeunes.

Les organisations syndicales de l’Éducation pointent la responsabilité du gouvernement sur la situation sociale. C’est pourquoi, elles attendent que lors de sa prise de parole, le premier Ministre tienne compte du rejet massif exprimé par les mobilisations du projet de régime universel à point et retire ce dernier. Elles confirment leur appel à l’ouverture de réelles négociations sans préalable sur la base des propositions des organisations syndicales pour le renforcement et l’amélioration du système actuel par répartition, solidaire et intergénérationnel.

Contrairement aux annonces gouvernementales, nos organisations syndicales exigent des augmentations de salaires sans contrepartie.

Les organisations CGT Éduc’action – FSU – Sud Éducation – SNALC - FAEN appellent l’ensemble des personnels à poursuivre et renforcer la grève. Elles soutiennent les assemblées générales qui décident la reconduction de la grève. Elles appellent à organiser et à participer aux actions locales du 12 décembre, puis du week-end, et à faire du 17 décembre une nouvelle journée interprofessionnelle massive de grève et de manifestations.

Paris le 11 décembre

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