6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 06:39

La journée du 5 est un succès éclatant ! Et maintenant ancrer, amplifier, généraliser la grève : on reconduit !

Avec au bas mot 2 millions de grévistes, dont 700 000 dans l’éducation, cette journée doit être le point de départ d’un puissant mouvement de grève reconductible. Les annonces trompeuses de Blanquer n’ont trompé personne.

Cette journée du 5 décembre ne doit pas rester isolée. Elle doit être pour nous le point de départ d’un mouvement de grève reconductible interprofessionnel bloquant réellement l’activité économique et seul à même de nous permettre de gagner.
SUD éducation appelle dès aujourd’hui l’ensemble des personnels à se réunir en Assemblée générale se donnant pour objectif la reconduction de la grève, la convergence entre les différents secteurs et l’organisation d’actions de blocages.
Des manifestations sont annoncées samedi 7 décembre, qui pourraient converger avec celles des Gilets Jaunes, contre le chômage et la précarité … Les prochaines journées de grève permettront de mettre en œuvre toutes les actions décidées en AG et de mobiliser les collègues en vue de nouvelles grosses journées de mobilisation et de manifestations interprofessionnelles.
En particulier, celle du mardi 10 décembre, doit permettre d’ancrer et de généraliser la grève pour obtenir le retrait du projet Delevoye-Macron de démantèlement de notre système de retraites.

Remontée des mobilisations par Académie

→ Amiens
70 % de PE grévistes, 60 % dans le 2d degré dans la Somme. AG qui vote la reconduction dès vendredi.

→ Caen 50 % de grévistes dans le Calvados, reconduction décidée en AG pour préparer le 10/12.

→ Clermont-Ferrand
30 000 personnes en manifestation à Clermont-Ferrand, AG qui décide la reconduction dès vendredi.

→ Dijon
200 écoles avec 100 % de grévistes en Côte-d’Or et Saône-et-Loire, 100 dans la Nièvre. Yonne : 129 écoles fermées. Reconductions vendredi votées dans les AG.

→ Grenoble
80 % d’écoles fermées en Ardèche, plusieurs collèges. Reconduction. Drôme : 130 écoles fermées, reconduction. Haute-Savoie : 90 % des écoles fermées.

→ Lille
62 % de grévistes dans le Pas-de-Calais. Reconduction dès vendredi.

→ Lyon
70 % de grévistes dans le Rhône, 200 écoles fermées. AG qui vote la reconduction vendredi à 400.

→ Montpellier
Dans le Gard, 80 % de grévistes dans le 1er degré, 120 écoles fermées. 70 % de grévistes dans le 2d degré. Reconduction semaine prochaine en AG. Dans l’Héraut, 75 % de grévistes dans le 1er degré, 200 écoles fermées, reconduction unanime en AG.

→ Nancy-Metz
Reconduction votée en AG pour aller au contact des personnels pas encore grévistes.

→ Nantes
80 % de grévistes en Loire-Atlantique dans le 1er degré, 60 % dans le 2d. Reconduction unanime. Dans Maine-et-Loire, 80 % de gréviste dans le 1er degré, 130 écoles fermées. Dans le 2d degré, 60 % de grévistes, des collèges fermés, reconduction votée en AG.

→ Paris
80 de grévistes dans les 1er et 2d degré, des centaines d’écoles fermées, reconductions votées en AG.

→ Poitiers En Charente-maritime, plusieurs dizaines d’écoles fermées. Des AG dès le vendredi pour décider les suites.

→ Reims
40 écoles fermées dans l’Aube, AG vendredi ou lundi.

→ Rennes
80 % de grévistes dans le Finistère, 170 écoles fermées. Des AG vendredi pour préparer la reconduction.

→ Rouen
Fort taux de grévistes. Reconductions votée au Havre, à Rouen, à Évreux.

→ Toulouse
80 % de grévistes en Ariège, la moitié des écoles fermées. En En Aveyron, grosse manifestation, reconduction à compter du 10. Dans le Gers, nombreuses fermetures d’écoles et de collèges.

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 06:53

AG 10h30 salle Baudelaire à Alençon
Manif départ préfecture 13h

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 06:50
Grève à compter du 5 décembre : remontées de terrain de SUD éducation et perspectives de reconduction

D’après nos remontées, ce sont aujourd’hui plus de 700 000 personnels qui sont grévistes dans l’éducation. Nos retours du terrain nous montrent que de très nombreuses reconductions sont d’ores et déjà prévues, dans le premier comme dans le second degré.

Cette journée du 5 décembre ne doit pas rester isolée. Elle doit être pour nous le point de départ d’un mouvement de grève reconductible interprofessionnel bloquant réellement l’activité économique et seul à même de nous permettre de gagner.

SUD éducation appelle dès aujourd’hui l’ensemble des personnels à se réunir en Assemblée générale se donnant pour objectif la reconduction de la grève.

Le piège que constituent les diverses annonces gouvernementales (« clause du grand-père », éléments de calendrier et de négociation…) ne doit pas nous duper et freiner la mobilisation, et doit être pris comme un signe de l’inquiétude du gouvernement face à la contestation massive en construction. C’est le moment de lui faire vraiment peur et de le faire plier ! SUD éducation ne se prêtera à aucune négociation avec le Ministère avant l’abandon pur et simple du projet de loi.

SUD éducation a invité les autres syndicats à une intersyndicale nationale de l’éducation pour que nous puissions, dans la foulée de cette journée de grève massive, contribuer dans un cadre unitaire à l’amplification de ce mouvement.

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 18:24
Tribune parue dans Libération
 
En décembre, c'est tous ensemble!
 
 

Pour faire reculer le gouvernement sur les retraites, une seule journée de grève limitée à quelques secteurs ne suffira pas. Travailleurs, gilets jaunes, habitants des quartiers, chômeurs… c’est un mouvement d’ensemble et une grève générale jusqu’au retrait de la réforme qu'il faut initier.

Un an après le démarrage du mouvement des gilets jaunes, Macron persiste à ignorer la colère qui monte partout : enseignant·e·s, urgentistes, étudiant·e·s contre la précarité, jeunes pour le climat, travailleurs, travailleuses et habitant·e·s de la région rouennaise… La catastrophe écologique, les suicides dans l’Education nationale, à la SNCF et à la Poste, les conditions de travail intolérables dans les hôpitaux, l’explosion de la sous-traitance, des contrats précaires et l’exploitation des sans-papiers… Plus que jamais, ce système pousse l’humanité et l’environnement à leur perte. Avec la réforme des retraites et une répression de plus en plus forte, le gouvernement lance un défi à l’ensemble du monde du travail, des classes populaires et de la jeunesse.

Derrière un discours d’universalité et d’équité, cette réforme vise à détruire notre système de retraite basé sur la solidarité et à faire disparaître les compensations pour les métiers pénibles. Avec cette réforme, il faudra soit travailler jusqu’à l’épuisement, soit partir avec une retraite de misère. Pour les femmes, l’impact sera d’autant plus important à cause des inégalités de salaires, des temps partiels et des interruptions de carrières. Avec la clause «du grand-père» le gouvernement a cherché à faire supporter par les jeunes le poids de cette réforme. Et dans tous les cas, les montants des retraites ne seront plus garantis car la valeur du point sera rediscutée chaque année par une commission d’experts ! Après dix-huit mois de «concertation», le projet est connu et doit être combattu comme une véritable régression sociale, avec un mot d’ordre clair : ni amendable ni négociable, retrait total de la réforme des retraites ! Les négociations ne sont que de la poudre aux yeux et ne servent qu’à diviser.

C’est dans ce contexte, que les travailleuses et les travailleurs du réseau de transports parisien (RATP) ont réussi leur très forte mobilisation le 13 septembre dernier contre la réforme des retraites. Avec des taux entre 90% et 100% selon les services, cette journée a montré à quel point la grève est efficace lorsqu’elle est suivie massivement. Mais elle a surtout imposé une suite, celle d’une grève illimitée à partir du 5 décembre.

Si cette mobilisation reste sectorielle, elle ne suffira pas et le gouvernement tentera de trouver un arrangement partiel comme cela avait été le cas avec les routiers et les raffineries en 2016. Dans ce contexte, le fait que de nombreux syndicats ou fédérations ont rejoint l’appel à grève illimitée à partir du 5 décembre est une bonne nouvelle. Le 3 novembre, l’Assemblée des assemblées des gilets jaunes réunie à Montpellier a appelé à construire et à rejoindre le mouvement à partir du 5 décembre : en faisant grève, en investissant les ronds-points ou en action de blocage. Au niveau national, la CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse appellent quant à elles à la grève le 5. Pour faire reculer le gouvernement, une seule journée de grève ou même une grève reconductible limitée à quelques secteurs ne suffiront pas. Il est temps d’arrêter avec les journées de grève saute-mouton ou par secteur, c’est un mouvement d’ensemble dont nous avons besoin. L’ensemble de nos structures doivent se jeter dans cette bataille en appelant dès maintenant à la construction d’une grève coordonnée et reconductible à partir du 5 décembre, vers une grève générale jusqu’au retrait de la réforme.

Travailleurs, travailleuses, précaires, sans-papiers, chômeurs, chômeuses, habitant·e·s des quartiers populaires, jeunes, victimes de catastrophes sanitaires comme Lubrizol, nous sommes toutes et tous concerné·e·s par les attaques menées par le gouvernement et le patronat. C’est un véritable projet de société qu’ils veulent mettre en place en cassant la Sécurité sociale, l’éducation, en privatisant le secteur public, par la politique raciste et répressive, ou encore par la catastrophe écologique qui s’annonce. Nous devons affirmer un autre projet de société, en commençant par virer Macron et sa politique.

C’est notre avenir qui est en jeu. C’est pourquoi, pour assurer la tenue de ce plan d’action, il est indispensable d’organiser des assemblées générales partout où c’est possible pour mobiliser et pour rester maîtres de notre mouvement. Nous, militant·e·s syndicaux, politiques et associatifs de différentes organisations et de différents secteurs, gilets jaunes, militants des quartiers populaires, femmes et LGBTI en lutte pour l’égalité, jeunes engagés pour le climat, nous sommes aujourd’hui signataires de cette tribune : à partir du 5 décembre c’est toutes et tous ensemble que nous devons y aller, en grève et déterminé·e·s !

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 18:04
Communiqué intersyndical CGT-FSU-SNALC-SUD éducation

 

Communiqué de presse CGT Educ’action-FSU-SNALC-SUD éducation

3 décembre 2019

Nos organisations refusent le projet du gouvernement de réforme de retraites par point. Elles appellent l’ensemble des personnels à s’engager dans un mouvement de grève puissant le 5 décembre aux côtés des salariés du public et du privé.

Nos organisations font le constat qu’une mobilisation d’ampleur s’annonce dans le secteur de l’Éducation. Elles appellent les personnels à se réunir en Assemblée générale, en particulier le 5 décembre, pour décider des suites à donner à la mobilisation. En effet, cette journée de grève unitaire interprofessionnelle du 5 décembre doit s’inscrire dans la durée selon des modalités diverses, grèves, manifestations… y compris par la reconduction de la grève là où les agent-es le décideront.

Nos organisations syndicales ont d’ores et déjà décidé de faire un point sur la situation le 6 décembre prochain à la suite de l’intersyndicale interprofessionnelle.

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 22:00

Objet : Préavis de grève du 5 au 20 décembre

La Fédération des syndicats SUD éducation dépose auprès de vous, conformément à la législation en vigueur, un préavis de grève couvrant, à partir du jeudi 5 décembre 2019 de 7:00 jusqu’au 21 décembre à minuit l’ensemble des personnels travaillant dans les établissements scolaires (enseignant-e-s, enseignant-e-s-chercheurs- chercheuses et chercheurs- chercheuses, IATOSS, ITA et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, employé- e-s par le ministère de l’Éducation Nationale et de la jeunesse qui se mobiliseront pour les revendications suivantes :

• L’abrogation des réformes régressives

• Un taux de remplacement à 75 % des dix meilleures années ou du dernier indice pour toutes et tous les pensionné-e-s

• Une durée de cotisation de 37 ans et demi pour le taux plein (ce qui correspond à peu près à la durée totale moyenne validée) pour toutes et tous, public comme privé

• Intégration des régimes complémentaires dans les régimes de base en annuités,

• Pas de pension inférieure au SMIC

• L’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,

• Départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles, à taux plein , pas de recul sur les droits acquis.

• Taxation de tous les revenus distribués dans les entreprises, y compris les dividendes.

• Prise en charge de la perte d’autonomie à 100 % par la Sécurité sociale

• Annulation de la décote

• Sur-cotisation sociale patronale équivalente à celle d’un taux plein sur l’emploi à temps partiel

• Maintien des avantages préférentiels pour les femmes tant que l’égalité des salaires et de la prise en charge des enfants n’est pas réalisée, vers la majoration des retraites du niveau des inégalités de salaires constatées

• Développement des équipements de la petite enfance

• Pour des emplois stables à temps complet, contre toutes les formes d’emplois précaires, suppression des exonérations de cotisations accordées au patronat.

• Maintien et amélioration du système par répartition.

• Suppression de tous les avantages fiscaux et sociaux pour les fonds d’épargne salariale, assurance-vie et autres fonds de pension.

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 21:57

Analyse de la fédération SUD éducation

Face à la volonté du gouvernement d’imposer un système de retraite par point, les appels à la grève se multiplient.

Le 5 décembre de nombreuses administrations et services seront à l’arrêt et nous espérons que la grève se poursuivra les jours suivants pour imposer un recul au gouvernement. SUD éducation appelle, aux cotés de l’Union syndicale Solidaires, tou-tes les travailleurs-euses à se mettre en grève dès le 5 décembre.

Voici un petit rappel de l’application du droit de grève à destination des AED et AESH.

  • Retraites : toutes & tous concerné-es, je fais grève !

Le droit de grève est constitutionnel : tou-te-s les salarié-e-s ont le droit de faire grève, quel que soit leur statut. Dans la fonction publique, la grève est conditionnée par le dépôt d’un préavis de grève. SUD éducation dépose un préavis qui couvre l’ensemble des personnels pour tous les jours de l’année.

Dans l’Éducation nationale, la grève est d’au minimum 1 jour, on ne peut pas faire grève seulement une heure. Il n’y a aucune obligation à se déclarer gréviste à l’avance, ni à l’écrit, ni à l’oral pour les AESH et les AED, dans le 1er ou le 2nd degré.

Le jour même c’est à l’administration de constater votre absence et d’en trouver la raison. De même, après la grève vous n’avez aucun document à remplir ou à signer (généralement, l’administration remet un « constat de service non fait », il n’y a pas à le retourner). On ne peut pas vous reprocher d’avoir fait grève, ni de ne pas avoir prévenu. Si vous subissez des pressions, contactez-nous.

Application de la grève à l’internat : légalement une journée de grève s’étend sur la durée du service le jour prévu, (par exemple de 8h00 à 20h00). À l’internat, la grève débute la veille à l’heure de début du service, jusqu’au lendemain même heure.

  • Retrait de salaire

Faire grève entraîne une retenue de salaire correspondant à 1/30e de la rémunération mensuelle, quel que soit votre temps de travail ce jour là. Dans le cas d’une grève reconductible, si par exemple vous faites grève un vendredi et le lundi suivant, l’administration peut vous retirer 4/30e de votre salaire, mais ce n’est pas systématique (décision du conseil d’État du 7/07/78, arrêt Omont). En revanche, si vous travaillez le lundi, les jours du week-end ne peuvent pas vous être retirés. Le prélèvement des jours de grève doit être échelonné.

⚠ Dans l’éventualité où durant une journée de grève vous travaillez sur plusieurs établissements sous couvert de différents contrats de travail d’assistant-e-s d’éducation, on ne peut pas vous retirer plusieurs fois votre salaire.

Les textes de loi encadrant le droit de grève

- Circulaire du 30 juillet 2003 relative à la mise en œuvre des retenues sur la rémunération des agents publics de l’État en cas de grève

- Décision du conseil d’État du 7 juillet 1978, arrêt Omont

  • Je ne fais pas grève...

✱ ...mais mon école ou mon établissement est fermé

Je demande au/à la directeur-trice ou chef-fe d’établissement un mail m’informant que je ne suis pas tenu-e de venir travailler (vous serez payé-e car il s’agit d’une fermeture administrative).

Je refuse de faire des tâches non prévues par mon contrat de travail ; je ne remplace pas un-e collègue gréviste.

✱ ...mais je ne peux pas me rendre sur mon lieu de travail car il n’y a pas de transport en commun

Je préviens que je ne peux pas me déplacer et je récupère des preuves de l’absence de transports en commun (justificatif de la part de la compagnie de transports, photo des panneaux d’information voyageur, etc.). Je ne peux pas être sanctionné-e pour abandon de poste. Légalement, l’administration peut retirer 1/30e pour service non fait par jour d’absence. Sud éducation intervient à ce sujet auprès des rectorats.

✱ ...car je ne travaille pas ce jour-là, on ne peut pas m’obliger à venir remplacer des collègues grévistes.

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 21:09

Oui à la satisfaction des revendications pour les directions d’école ! Non au statut hiérarchique de directeur/directrice et au regroupement d’écoles !

communiqué intersynsyndical CGT-FO-SUD

 

Publié le vendredi 29 novembre 2019 sur https://www.sudeducation.org/Oui-a-la-satisfaction-des-revendications-pour-les-directions-d-ecole-Non-au.html

Le suicide de Christine Renon, l’émoi, la colère et les mobilisations provoquées par ce geste ont mis en exergue l’aggravation des conditions de travail des enseignant-e-s, et en particulier pour les directions d’école.

Le ministre a ainsi décidé de lancer un questionnaire à destination des 45.000 directeurs/directrice et de les inviter à des réunions avec leurs IEN... Le ministre ne serait-il pas informé des revendications pour les directions d’école ni des discussions déjà engagées entre son administration et les organisations syndicales depuis plusieurs années ?

Elles sont pourtant connues :
►Une augmentation significative des quotités de décharge de direction
►Une aide administrative statutaire dans chaque école, contre l’utilisation des services civiques pour remplir ces missions
►Un réel allègement des tâches et le respect du décret de 1989 sur la direction d’école ainsi qu’une amélioration financière
►Des créations de postes à hauteur des besoins

Il ne tient qu’au ministre de répondre favorablement à ces demandes, et ce dans les meilleurs délais.

Par ailleurs, et parce que c’est la volonté du ministre de nous enfermer dans ce débat, les organisations syndicales CGT Educ’action, SNUDI-FO et SUD Education réaffirment leur opposition au statut de directeur /directrice et à tout type de regroupement d’écoles de type EPEP (Etablissements Publics d’Enseignement Primaire) ou d’EPSF (Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux), que la mobilisation avait contraint le ministre de retirer de sa loi sur « L’école de la confiance ».

Elles n’acceptent pas que le ministre utilise le suicide de notre collègue pour présenter cette création comme unique solution aux problèmes soulevés. La création d’un statut hiérarchique de directeur/directrice entraînerait en effet :
►La suppression de dizaines de milliers de postes de directeurs/directrices (et certainement d’adjoint-es) du fait des regroupements d’écoles ;

►Une augmentation des tâches des directeurs/directrices ayant accédé au statut du fait de leurs nouvelles responsabilités administratives et juridiques ;

►L’instauration d’un management digne des entreprises privées avec un-e supérieur-e hiérarchique dans les écoles.

Pour les organisations syndicales CGT Educ’action, SNUDI-FO et SUD Education c’est inacceptable. Cela renvoie à une conception du fonctionnement des écoles et du rôle de direction qui n’est pas la nôtre ni celle partagée par une large majorité des collègues.

Nos organisations syndicales CGT Educ’action, SNUDI-FO et SUD Education continueront à faire valoir les revendications des collègues et les nôtres auprès du ministre.

Elles appellent à la grève dès le 5 décembre pour l’abandon du projet Macron/Delevoye sur les retraites, mais aussi pour l’arrêt des réformes qui conduisent à l’aggravation des conditions de travail des enseignant-e-s et à la casse du service public d’éducation.

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 21:07

Motion d’actualité du Conseil fédéral de SUD éducation

Les attaques du gouvernement se multiplient contre les services publics, les droits des travailleurs et travailleuses, contre les précaires, ainsi que les chômeuses et chômeurs. Les causes de mécontentement sont multiples. Dans notre secteur, les effets des contre-réformes, dont SUD éducation demande plus que jamais l’abrogation, se font toujours et se feront de plus en plus sentir à la fois pour les personnels, les lycéen-ne-s, et les étudiant-e-s. Dans toute la fonction publique, les conséquences de la loi de transformation de la Fonction publique vont apparaître très rapidement, avec la casse du paritarisme. Dans d’autres secteurs (hôpitaux, impôts, SNCF notamment), la dégradation des conditions de travail conduit à des mobilisations d’ampleur. La réforme de l’assurance-chômage précipitera encore davantage de personnes dans la pauvreté, le mal-logement et le non-logement. Le recul de l’âge du départ à la retraite mis en œuvre par les gouvernements successifs ne fait qu’accentuer le phénomène.

La contre-réforme des retraites voulue par le gouvernement est l’incarnation du projet de casse des droits sociaux et de régression sociale voulu par les capitalistes. La date du 5 décembre apparaît d’ores et déjà comme un jalon majeur de la construction d’un rapport de force à même de faire plier le gouvernement. SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, refusera de participer à une quelconque négociation avant que le gouvernement ne retire son projet, et portera ce choix dans les intersyndicales.

Le combat contre le projet de casse des retraites est dans la période la priorité de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires. Cette journée du 5 décembre ne doit pas rester isolée. Elle doit être pour nous le point de départ d’un mouvement de grève reconductible interprofessionnel paralysant réellement l’activité économique et seul à même de nous permettre de gagner. À compter du 6 décembre, chaque jour de reconduction de la grève, SUD éducation fera tout pour que des actions aient lieu.

Dans notre secteur professionnel, le succès de la reconduction reposera sur l’auto-organisation fondée sur des AG de grévistes dans les circonscriptions, les bassins, les villes et leur coordination avec l’action interprofessionnelle.
Pour cela, la suite de la mobilisation sera déterminante. Il nous faut organiser partout, le 5 décembre, des Assemblées générales se donnant pour objectif la reconduction de la grève.

Le travail unitaire engagé depuis début novembre doit se poursuivre, dans l’objectif de gagner. Le piège que constituent les diverses annonces gouvernementales (« clause du grand-père », éléments de calendrier et de négociation…) ne doit pas nous duper et freiner la mobilisation, et doit être pris comme un signe de l’inquiétude du gouvernement face à la contestation massive en construction. C’est le moment de lui faire vraiment peur et de le faire plier !

L’instauration d’un contexte de confrontation fort avec le gouvernement et les capitalistes dont il sert les intérêts sera à même d’avancer sur les revendications portées par les différents fronts de lutte. Les revendications sectorielles – comme celles contre les contre-réformes Blanquer dans l’éducation – pourront y trouver un second souffle. Les luttes écologistes, qui montent actuellement en intensité, pourront également se renforcer dans un contexte de conflictualité accru. Le gouvernement oppose au mouvement social une répression policière, judiciaire, administrative au mépris de l’État de droit. Les manœuvres de diversion et de division menées par le gouvernement à travers la stigmatisation des migrant-e-s, des musulman-e-s, particulièrement dans notre secteur, pourront être d’autant plus combattues que le conflit social prendra de l’ampleur.

Nos colères – contre la casse des services publics et des droits sociaux, contre la destruction de la planète, contre le racisme et l’islamophobie, contre le sexisme et les LGBTIphobies, contre une hiérarchie toujours plus autoritaire – n’obtiendront pas satisfaction simplement sous l’effet de leur simple addition. Il faut un détonateur social qui leur permette de s’exprimer dans toute leur puissance : ce doit être la grève interprofessionnelle et reconductible contre le plan Macron-Delevoye sur les retraites, avec son point de départ le 5 décembre.

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 10:45

Contre les violences faites aux femmes : 138ème féminicide

Malgré une très forte mobilisation le week end dernier, le nombre de féminicides continue d’augmenter. Plus que jamais, mobilisons-nous !

 

Caisse de grève

 

Parce que votre statut est précaire, parce que vos revenus sont bas, SUD éducation propose une caisse de grève pour aider les personnels précaires à se mettre en grève.

 

Calendrier militant

 

 

  • Grève mondiale pour le climat le 29 novembre

 

  • Grève contre la réforme des retraites 5 décembre

 

 

AESH : Continuons à revendiquer un statut unique véritable

 

Les inquiétudes des accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap étaient déjà vives face aux circulaires de juin 2019. Leur application chaotique et disparate depuis la rentrée n’a fait que dégrader encore un peu plus leurs conditions de travail. Une intersyndicale large avait appelé tous-tes les collègues à se mobiliser le 20 novembre pour la défense du statut des AESH. Les audiences qui ont eu lieu dans différentes académies ou départements nous ont permis de dénoncer ces situations inacceptables et de revendiquer un véritable statut unique pour ces personnels.

Dans de nombreuses académies ou départements, les contrats d’AESH ont été signés sur 39 semaines et non 41 comme le prévoit la nouvelle circulaire.
Sud éducation revendique que des avenants soient rapidement signés avec effet rétroactif au 1er septembre et augmentation de la quotité horaire. Par exemple pour un accompagnement de 24 heures d’accompagnement, un avenant à 62%.

• Certains départements ne respectent pas la circulaire du 6 juin et augmentent le temps d’accompagnement des élèves en situation de handicap en détournant du temps de préparation, concertation et formation.
Sud éducation demande que le ministère envoie des consignes claires aux rectorats sur le respect du temps consacré aux activités connexes, qu’il avait présenté comme une avancée.

• Quelques académies ont décidé de se mettre en conformité avec la circulaire du 27 juin 2014 en instaurant des grilles de salaire qui prenne en considération l’ancienneté des AESH.
Sud éducation revendique que la mise en place de cette grille se fasse rapidement dans toutes les académies, qu’elle soit la même partout sans condition d’entretien professionnel et que la rétroactivité s’applique à partir de la circulaire de 2014.
Sud éducation revendique également une revalorisation de la grille salariale limitée actuellement à une augmentation de 200 euros en fin de carrière.

• L’inégalité de traitement est en revanche appliquée de manière uniforme partout, puisque l’indemnité REP ou REP+ n’est toujours pas versée aux AESH travaillant en éducation prioritaire ou que les AESH employé-es par un lycée mutualisateur n’ont pas accès à l’action sociale, contrairement aux AESH sous contrat DSDEN/ Rectorat.
Sud éducation revendique le versement de l’indemnité REP/REP+ et que tous les contrats soient signés au niveau rectoral.

• Certains départements ont commencé à convoquer des AESH pour des formations sur le temps des petites vacances. Rappelons que beaucoup d’AESH ont un double emploi ou ne peuvent pas se permettre de payer des frais de garde. Augmenter de fait leur temps de travail sans une véritable revalorisation salariale et la mise en place d’un véritable statut c’est ignorer la situation de précarité de ces personnels.

• Les audiences ont permis enfin de rappeler les nombreuses situations de maltraitance ou de non-respect du droit que subissent les AESH ; l’aggravation des conditions de travail par la mise en place des PIALs et le renforcement de la mutualisation ; la non-considération des personnels AESH sur les vœux d’affectation, les emplois du temps, le respect des missions.

La plus grande des maltraitances et du non-respect du Code du travail est celle des temps incomplets, qui font aussi de ces salarié-e-s précaires de futurs retraité-e-s précaires. On sait d’ailleurs que ce sont les femmes précaires qui seraient les plus impactées par la réforme des retraites.

Sud éducation revendique la titularisation des accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap avec un temps d’accompagnement de 24 heures considérées comme un temps plein et appelle les AESH à être présent-e-s dans les cortèges à partir du 5 décembre.

 

 

 

Se syndiquer pour mieux lutter

 

Pour vous défendre, pour combattre la politique éducative du gouvernement, pour obtenir de nouveaux droits, choisissez un syndicat au service des luttes et des droits de tous les personnels.

 

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