21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 19:29

Alors que les sénateurs et sénatrices se sont vautrés dans la surenchère réactionnaire et xénophobe, la fin de l’examen du projet de loi Blanquer au Sénat leur a permis d’introduire de nouvelles dispositions qui attaquent frontalement les statuts des personnels.

Formation professionnelle pendant les congés scolaires

Un article 14 bis est ainsi ajouté, qui prévoit que « la formation continue s’accomplit en priorité en dehors des obligations de service d’enseignement. » 
Cette obligation, déjà partiellement intégrée au statut des personnels enseignants du premier degré, se trouve renforcée et généralisée. En parallèle, le projet de loi permettra à titre « expérimental » d’annualiser les services des enseignant-e-s.
Il s’agit d’une tentative concrète d’augmenter encore le temps de travail des personnels, qui s’inscrit dans le mouvement amorcé par le ministre Blanquer qui s’apprête à rendre possible d’imposer une seconde heure supplémentaire aux personnels enseignants du second degré.

SUD éducation dénonce cette offensive contre les garanties des enseignant-e-s sur leur temps de service.

Mutations hors-barème

Un article 8 ter permet au ministère de « déroger » au cadre commun des mutations « afin de permettre une affectation équilibrée des personnels enseignants et d’éducation dans les écoles et établissements scolaires situés dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones urbaines, rurales ou de montagne. »
Les mutations au barème, qu’il ne s’agit pas d’idéaliser, présentent a minima l’avantage de limiter l’arbitraire hiérarchique. Cet article 8 constitue une atteinte importante au droit à la mobilité des personnels et ouvre la porte au clientélisme. Il prépare le terrain à la réforme de la fonction publique en préparation qui prévoit la fin du contrôle par les commissions paritaires (et donc les élu-e-s du personnel) des mutations.

SUD éducation appelle les personnels à se mobiliser massivement pour obtenir le retrait d’une loi Blanquer libérale et réactionnaire dans chacune de ses dispositions.

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 22:08

Dans le cadre de la loi pour une école de la confiance et de la concertation pour une école inclusive, le ministère a annoncé une série de mesures concernant « l’école inclusive ». SUD éducation dénonce cette duperie du ministre qui consiste à scolariser les élèves à besoins spécifiques dans des classes ordinaires sans former les enseignant-e-s, sans fournir les moyens humains nécessaires au suivi de leur scolarité dans les classes et sans produire d’avancées concernant le statut et les conditions de travail des Accompagnant-e-s des Élèves en Situation de Handicap (AESH).

La fin des contrats aidés ? c’est insuffisant pour sortir le métier de la précarité !

SUD éducation se félicite de l’arrêt du recrutement de personnels en contrat aidé pour accompagner les élèves en situation de handicap. Néanmoins, l’Éducation nationale doit impérativement recruter les personnels qui travaillaient jusqu’alors sous ces contrats afin qu’ils et elles puissent continuer d’exercer leur métier. SUD éducation revendique le réemploi de tous les personnels qui travaillaient en contrat CUI.

La fin des CUI ne sonne pas la fin des contrats précaires pour les personnels AESH pour qui le gouvernement refuse de créer un véritable statut de titulaire dans la Fonction publique. Les CUI et les contrats d’un an renouvelables pendant 6 ans avant l’obtention d’un CDI seront remplacés par des contrats de 3 ans renouvelables 1 fois avant l’obtention d’un CDI. Cette disposition n’est pas nouvelle. Elle était déjà préconisée par les textes de loi, mais les rectorats refusaient de l’appliquer. Même les personnels AESH qui exercent en CDI ne sont pas titulaires, ils et elles subissent les temps incomplets imposés, les bas salaires et les affectations arbitraires !

Les PIAL ? Rentabilité et renforcement de la hiérarchie dans la gestion des AESH !

Le ministre a annoncé l’instauration à la rentrée 2019 des Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisé (PIAL) pour organiser la présence des personnels AESH auprès des élèves en situation de handicap. Ces PIAL réuniront plusieurs écoles autour d’établissements scolaires disposant d’une ULIS dans une même zone. Les AESH seront alors contraint-e-s de :

- changer d’élèves à accompagner autant de fois que la direction du PIAL le décidera : l’administration ne tient pas compte du lien éducatif et pédagogique qui se construit entre l’élève et l’AESH, empêchant le suivi sur du long terme : c’est du saupoudrage d’accompagnement que nous promet le ministère !

- changer de lieu de travail jusqu’à plusieurs fois dans la même journée : les AESH pourront accompagner un enfant en élémentaire de 8h à 10h puis un autre dans le collège à côté de 10h à 12h, puis encore un autre au lycée l’après-midi.

L’objectif du ministre est simple : rentabiliser et « mutualiser » au maximum les personnels AESH en les rendant plus mobiles et en mutualisant les moyens. Il sera encore plus facile pour les chef-fe-s de généraliser le regroupement des élèves en situation de handicap dans la même classe et de nommer un-e ou plusieurs AESH pour s’occuper de tous ces élèves alors même que certains d’entre eux et elles ont besoin d’un suivi individualisé.

Ceci témoigne d’un mépris du rôle éducatif des personnels AESH. Les AESH ne sont pas interchangeables !

Toujours pas de reconnaissance des compétences des personnels AESH ni d’amélioration des conditions d’emploi !

Les personnels AESH subissent les bas salaires, puisqu’ils et elles sont payé-e-s au SMIC, ainsi que les temps incomplets imposés : ils et elles gagnent 600 à 850 euros pour 20 à 28h de travail par semaine et n’ont le droit à aucune progression de salaire ni indemnité.

Pour compenser cette rémunération précaire, le ministère veut augmenter le temps de travail des AESH en favorisant la mobilité des AESH au sein des PIALs. Mais il n’y a aucune précision sur la répartition entre présentiel et travail invisible : on peut craindre que ce ne soit que du présentiel.

SUD éducation dénonce cette proposition qui consiste à maintenir des personnels dans la précarité afin de leur imposer une dégradation de leurs conditions de travail.

SUD éducation revendique l’emploi à temps plein de tous les personnels AESH dont les missions d’accompagnement des élèves en situation de handicap constituent un emploi à temps plein : aux heures avec les élèves s’ajoute tout un travail invisible de préparation, de formation et de coordination qui doit être reconnu !

Gagnons un vrai statut pour les AESH !

Titularisation sans conditions de tou-te-s les AESH !

Pour les AESH, SUD éducation revendique :

- Un vrai statut intégré à la Fonction publique de l’État avec la titularisation sans conditions de diplôme ou de nationalité.

- l’arrêt du recrutement de personnels non-titulaires

- une augmentation des salaires avec une entrée dans le métier à 1700€ nets et de véritables évolutions salariales tout au long de la carrière.

- la fin des temps incomplets imposés et la reconnaissance des « tâches invisibles » des AESH (formation – coordination…) qui permettent de constituer un temps complet.

- l’accès aux mêmes primes (éducation prioritaire), indemnités et pondérations (éducation prioritaire et affectation multiple) que les titulaires qu’importe la durée du contrat

- des moyens pour une véritable formation initiale et continue

- des meilleurs conditions d’affectation :

• Création de commissions paritaires pour les affectations des AESH pour garantir le droit à la mobilité

• Affectation sur 2 établissements au maximum

• Constitution d’une brigade de remplacement AESH

- l’étude en CCP de tous les cas de non-renouvellements

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 07:59

Nous sommes réunis pour évoquer l’évolution du règlement régional du transport scolaire et notamment harmoniser différents points. Je rappelle que, pour SUD éducation, le transport scolaire devrait être gratuit, tout comme les manuels et tout ce qui concerne directement l’éducation des élèves. L’Education dite nationale l’est de moins en moins tout comme l’éducation est de moins en moins gratuite.

Quant à l’idée d’harmoniser les points d’arrêt, cela nous semble aberrant compte tenu de la diversité des territoires. La région dit vouloir conserver l’ensemble des arrêts pour la prochaine rentrée, nous demandons à ce qu’elle s’engage à les maintenir tant que des élèves sont concernés. Je rappelle que les collectivités territoriales ont du beaucoup investir pour sécuriser ces arrêts.

Quant à l’évolution du PPEC, il s’agit là aussi de tenir compte de la diversité du territoire. Il est difficile d’imaginer un élève parcourir 1,5 km à pieds si les conditions de sécurité ne sont pas réunies.

Enfin, nous regrettons que ces modifications soient faites dans l’urgence. En effet, le planning de mise en œuvre a pris un sérieux retard, quant aux membres du CDEN, ils ont reçu les documents trop tardivement pour avoir le temps de préparer convenablement cette instance.

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 07:54

Pour rappel, il y a eu transfert des transports publics routiers départementaux au 1 er septembre 2017 avec des pratiques différentes des 5 départements. Une 1 ère étape d’harmonisation partielle a eu lieu dès la rentrée scolaire 2018 avec l’application d’un règlement harmonisé à 90 %. La rédaction et le contenu du règlement actuel sont reconduits et complétés avec la suppression des spécificités et l’intégration de nouvelles clauses communes. A la rentrée 2019, la dernière étape porte sur l’harmonisation tarifaire, les distances de prise en charge, la politique de points d’arrêt…

Ce qui est prévu pour les rentrée 2019 et 2020 : 110 €/an élève demi-pensionnaire en établissement secondaire (120 €/an rentrée 2020) • 55 €/an : élève interne (60 €/an rentrée 2020) • 55 €/an : enfant scolarisé en primaire (y compris les élèves en regroupement pédagogique intercommunal) (60 €/an rentrée 2020) • Progressivité pour les enfants scolarisés en école primaire et domiciliés dans le Calvados, en 3 années: 20 €/an en 2019, 40 €/an en 2020, 60 €/an à la rentrée 2021 / Seine-Maritime (rentrée 2019) • 125 €/an enfant DP dans le secondaire (120 €/an rentrée 2020) • 60 €/an : interne • 60 € / an: primaire et RPI.

Les tarifs pratiqués étaient très différents dans chaque département, le transport était même gratuit pour les primaires dans le Calvados. A présent presque toutes les familles vont devoir payer beaucoup plus cher que les années précédentes.

Accompagnement pour les familles les plus en difficulté : - Tarification sociale à demi-tarif pour les familles avec un quotient familial CAF/MSA ≤ 500 € mensuels - Pour les lycéens, mobilisation du fonds social régional - Pour les collégiens, possibilité de mobiliser le fond social du département de résidence.

SUD éducation revendique la gratuité des transports pour tous les élèves.

Une contrainte fiscale imposée par Bercy impose que la participation des familles pour le transport doit être égale ou supérieure à 10% du coût de ce dernier. Dans le cas contraire, la TVA n’est pas récupérable. Cela équivaudrait à une perte de 7 millions d’euros pour la région. Cette dernière aurait pu cependant faire le choix d’une politique sociale et décider d’harmoniser les tarifs vers le bas afin de garantir l’accès de tous au transport. Le paiement pourra se faire en 4 fois.

Les élèves ayant des stages à faire pourront utiliser les transports même s’ils ne sont pas usagers en tant normal ou s’ils le sont sur d’autres trajets, à raison de 8 semaines par an.

Toutes les lignes et tous les arrêts existants seront maintenus.

Dernier arrêt de prise en charge : pour les élèves du primaire, une distance minimale de 800 mètres de l’établissement ; et pour les élèves du secondaire, une distance minimale de 1,5 km de l’établissement de secteur.

Le texte définitif sera voté début juin et à nouveau début juillet s’il y avait désaccord.

L’administration a refusé de répondre aux questions diverses ne concernant pas le transport, y compris à celles reportées du CDEN précédent.

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 18:46
Communiqué de la Fédération SUD éducation et de la CGT Educ’action

 

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21 mai : appel à la grève de SUD Education et de la CGT Educ’action

Partout en France, depuis plusieurs mois, les actions locales se multiplient, démontrant l’ancrage et la vigueur de la mobilisation de tous les personnels contre les réformes : loi sur l’École de la confiance, lycée Blanquer, enseignement professionnel et Fonction publique.

Les personnels de l’éducation, les familles et de nombreux·ses élu·es refusent ces transformations radicales de notre École.

Nous refusons aussi toutes les tentatives de mise au pas de la profession et toute remise en question de la liberté d’expression des personnels comme le prévoit l’article 1 de la loi sur « Blanquer ».

Nos organisations poursuivent leur engagement pour l’abrogation de toutes les contre-réformes » commencées avec la loi relative à l’Orientation et à la réussite des étudiants de mars 2018 et qui se sont poursuivies avec les réformes du lycée, du baccalauréat et la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », confiant l’information sur l’orientation scolaire aux Régions, et imposant aux lycées professionnels d’accueillir dans les mêmes classes élèves et apprenti·es.

Puis vint la réforme de la voie professionnelle, diminuant les horaires des enseignements généraux. Ainsi, s’empilent des réformes qui poursuivent la destruction du service public d’éducation.

La CGT Éduc’action et SUD Éducation considèrent qu’il faut tout mettre en œuvre pour empêcher le gouvernement de poursuivre sa politique de destruction de l’Éducation nationale.

Le 21 mai la CGT Éduc’action et SUD Éducation appellent tous les personnels à se mettre en grève pour obtenir l’abrogation des contre-réformes et l’abandon du projet de loi « École de la confiance ».

Montreuil, le 16 mai 2019

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 18:07

L’urgence climatique ne peut attendre, le vendredi 24 mai, dans la lignée du 15 mars, un appel à une grève mondiale pour le climat à été lancé, afin de couvrir l’ensemble des personnel travaillant dans l’éducation nationale la fédération SUD éducation à déclaré un préavis de grève. Toutes et tous en grève pour le climat

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Préavis de grève pour le climat le vendredi 24 mai 2019

La Fédération des syndicats SUD éducation dépose auprès de vous, conformément à la législation en vigueur, un préavis de grève couvrant, le vendredi 24 mai, notamment tou-te-s les enseignant-e-s du premier, du second degré et les enseignant-e-s de l’AEFE l’ensemble des personnels travaillant dans les établissements scolaires (enseignant-e-s, enseignant-e-s du premier degré, enseignant-e-s de l’AEFE, enseignant-e-s-chercheurs-chercheuses et chercheurs-chercheuses, IATOSS, ITA et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, employé-e-s par le ministère de l’Éducation Nationale, le Ministère de l’enseignement Supérieur et de la recherche, le Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des Collectivités Territoriales, le Ministère des affaires étrangères ou le Ministère de la fonction publique) qui se mobiliseront :

La fédération SUD éducation revendique un mode de développement en rupture avec la logique productiviste : cesser la course irrationnelle à la croissance et partir de la satisfaction des besoins sociaux. Justice sociale et justice climatique sont intimement liées.

À ce titre, la fédération SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, revendique :

Le financement d’un programme de réduction du transport routier par le développement du ferroutage et par une amélioration des transports collectifs, y compris par la gratuité, ainsi que le développement des lignes ferroviaires secondaires.
La taxation de l’aérien et du fret maritime, des voitures de luxe ; la taxation du transport routier polluant par camions.
La sortie des énergies fossiles.
Une véritable fiscalité écologique qui doit s’inscrire dans une politique publique globale favorable à l’environnement, basée sur le principe pollueur/payeur, qui réduise les inégalités, qui finance l’action publique à la hauteur des besoins sociaux et qui pour être légitime, doit comporter le moins d’exonérations possibles.
Le plafonnement des loyers et lutte contre la spéculation immobilière : la hausse du coût du logement pousse les habitant-e-s loin des centres-villes et les contraint à utiliser des moyens de transports individuels.
La fin des grands projets inutiles, coûteux et néfastes pour notre environnement, projet de Center-Parc dans la forêt des Chambarans, site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, ligne TGV Lyon-Turin, Europacity à Gonesse, Open Sky à Pacé…

Particulièrement dans notre secteur, SUD éducation revendique :

Une véritable prise en compte de la question écologique dans les programmes scolaires. SUD éducation revendique que les programmes permettent d’étudier l’impact du capitalisme et de ses structures sociales, et ne se contentent pas d’injonctions au changement des comportements individuels.
La réalisation de bilans énergétiques et plans d’isolation des bâtiments
Un programme concerté de réduction énergétique et de la consommation en eau 
Des outils pour mettre en place le recyclage des déchets
Le renforcement des filières locales et bio dans la restauration scolaire
Des recrutements massifs de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degrés afin de limiter leurs déplacements
La prise en compte des risques environnementaux par les CHSCT et notamment une véritable campagne de désamiantage des établissements scolaires dans le cadre de l’application du Plan amiante relancé en 2016 et une prise en charge des personnels exposés avant 2021
La mise en place des mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs-ses exposés-e au radon (visite médicale, information des personnels, mesures techniques telles que système de ventilation, ouverture des fenêtres...)
Un vrai plan de formation professionnelle orienté vers les nouveaux métiers : inscription dans le cursus obligatoire en lycée agricole de la formation à l’agriculture biologique, permaculture, etc.., dans les filières du bâtiment renforcer la formation à la rénovation énergétique, à l’isolation du bâti, matériaux écologiques, énergies renouvelables etc.

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 18:02
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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 18:56

Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer. Des Assemblées générales réunissant jusqu’à plusieurs centaines de personnels ont voté des mouvements de grève reconductible. Les parents d’élèves sont mobilisés avec des actions et initiatives organisées dans différentes régions. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de mécontentement, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Le climat social, avec les gilets jaunes, est explosif et met le gouvernement en difficulté. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour gagner sur nos revendications. La grève du 9 mai a été une réussite, et des AG appellent à la reconduire. Dans le cadre des calendriers de mobilisation décidés par les personnels, la manifestation nationale du 18 mai doit être une réussite, et constituer un point d’appui d’ampleur pour toutes les mobilisations qui auront lieu d’ici là, et ensuite.

Contre la loi Blanquer

Le projet de loi Blanquer est significatif du projet d’école du ministère : à la fois libéral et réactionnaire. Libéral parce qu’il organise le démantèlement du service public d’éducation, par les cadeaux faits au privé (article 3) ou par la précarisation organisée des missions d’enseignement (article 14). Réactionnaire par la volonté de museler la liberté de parole des enseignant-e-s (article 1), par la mise au pas de la formation des futur-e-s professeur-e-s (article 10) ou par l’obligation d’afficher le drapeau tricolore dans les salles de classe. Les modifications apportées par le débat parlementaire au Sénat sont clairement insuffisantes, et introduisent même des amendements inquiétants : financement accru du secteur privé, statut de directeur-rice d’école supérieur-e hiérarchique, avis des chef-fe-s d’établissement sur les mutations… La mise à l’écart par le Sénat de l’amendement introduisant les Établissements publics des savoirs fondamentaux montre que la mobilisation est à même de faire reculer le pouvoir. Mais ne nous y trompons pas : pour SUD éducation, c’est le retrait pur et simple du projet de loi qui est à l’ordre du jour !

Manifestons massivement à Paris le 18 mai ! En grève, en reconduction suivant les dates décidées par les AG!

Contre la précarité

La loi Blanquer s’inscrit dans la continuité des réformes de casse du statut de la fonction publique, notamment par le recrutement de personnels précaires contractuels au lieu de fonctionnaires. C’est le cas notamment pour les AESH, qui seront amené-e-s à subir les temps partiels imposés, les CDD à répétition, et l’obligation pour compléter leur rémunération d’avoir la collectivité territoriale pour second employeur. Des journées de mobilisation sont d’ores et déjà prévues : le 15 mai rassemblement devant les rectorats et les DSDEN, le 23 mai une journée de grève et de manifestation. Combattons les réformes de casse du statut, luttons pour la titularisation de toutes et tous les précaires !

Contre les réformes des lycées et du bac

Avant même la loi Blanquer, le ministère organisait le tri social généralisé. Parcoursup, c’est la sélection à l’université. La réforme du baccalauréat, c’est l’instauration de bacs maison qui n’auront pas la même valeur en fonction du lycée ou du territoire dans lequel il aura été obtenu. La réforme de la voie professionnelle, c’est la casse du lycée professionnel. La réforme du lycée général et technologique, c’est l’instauration d’un lycée à la carte, qui met en concurrence les lycées, les filières et les élèves. Combattons les contre-réformes Blanquer !

Nos revendications

- le retrait du projet de loi Blanquer

- le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique

- l’abrogation des contre-réformes des lycées, du baccalauréat, de Parcoursup

- l’abandon du projet de réforme des retraites

- une augmentation des salaires pour aller vers l’égalité salariale

- une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA

- la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices

- une école égalitaire et émancipatrice

L’abrogation de la loi Blanquer est au cœur des revendications des personnels mobilisés. Mais il s’agit de ne pas oublier la réforme des lycées, du bac et parcoursup, contre lesquelles sont mobilisés les personnels depuis cet hiver. Il s’agit également d’obtenir le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique. Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués. Dans ce cadre, la grève des examens peut être un point d’appui majeur pour construire le rapport de force.

Contre la loi Blanquer, contre la loi transformation de la fonction publique, contre les réformes Blanquer, SUD éducation appelle à :

- manifester en masse à Paris le 18 mai ;

- se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels ;

- participer aux actions et manifestations décidées en AG ;

- mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements ;

- mettre en débat dès à présent la grève des examens

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 14:35
9 mai : une mobilisation de la fonction publique réussie à intensifier
Communiqué de la Fédération SUD éducation

 

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Communiqué suite à la grève FP du 9 mai

Ce jeudi 9 mai avait lieu une journée de grève interprofessionnelle appelée par les neuf syndicats de la fonction publique. Elle a été très suivie, en particulier dans l’éducation.

Les raisons de mobiliser sont en effet très nombreuses. Les statuts sont attaqués. La précarité explose. Dans l’éducation les réformes Blanquer visent à renforcer le poids de la hiérarchie, à territorialiser, privatiser, contractualiser et casser les conditions de travail et de vie des personnels. Elles sont libérales et réactionnaires.

Les politiques au services des capitalistes doivent être combattues. Il faut au contraire intensifier la mobilisation pour la justice sociale, pour une autre école et société juste et égalitaire.

Dans différents départements, des Assemblées générales de grévistes envisagent des suites à donner aux mobilisation. Des reconductions ont d’ores et déjà décidées. SUD éducation soutient ces initiatives : c’est aux personnels qu’il appartient de décider eux et elles-mêmes de la conduite de la grève.

Une journée de grève isolée ne suffira pas à faire plier le gouvernement.

Contre les réformes Blanquer, contre la loi transformation de la fonction publique, SUD éducation appelle ainsi à :

→ se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels (dès maintenant, le mardi 14 mai, jeudi 16 mai, etc.),

→ participer aux actions et manifestations décidées en AG,

→ mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements,

→ manifester massivement à Paris le 18 mai.

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 09:15
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le Décret n° 2019-370 du 25 avril 2019 qui porte sur la « création des familles de métiers en seconde professionnelle et les mentionnant dans la procédure d’orientation » s’appliquera dès la rentrée 2019

Les « familles de métiers » :

Il s’agit regrouper dans une grande « famille » les métiers qui présentent des compétences communes. L’offre de formation sera ainsi restructurée sur la base de ces « familles ». Au lieu des 80 actuellement, il ne resterait que 15 « familles » regroupant 50 spécialités quand cela est possible. 
Au lieu d’opter pour une spécialité dès la seconde, les élèves choisiront une « famille de métiers » comprenant plusieurs spécialités.

Conséquences sur les enseignant-e-s et élèves :
  • Un an de moins pour les élèves
    Les nouvelles classes de seconde de détermination retarderont ainsi d’un an la spécialisation des élèves. Après avoir réduit la formation bac pro de 4 à 3 années, celle-ci est encore raccourcie d’un an, la faisant passer à 2 ans et quelques mois.
  • Moins de postes :
    Cette nouvelle organisation des enseignements par familles de métiers entraînera de nombreuses suppressions de postes (au moins 6 000) et par ricochet un remplissage des classes contraire à de bonnes conditions de travail pour les élèves et leurs professeurs
SUD éducation revendique :
  • une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
  • Le maintien de la voie professionnelle au sein de l’Education Nationale
  • Le maintien et le développement de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire.
  • Une formation de qualité validée par des diplômes nationaux qualifiants
  • La diminution des périodes de formation en entreprise
  • Des moyens avec le rétablissement des postes supprimés ces dernières années, indispensables à une véritable rénovation de la voie professionnelle initiale sous statut scolaire à de façon à ce que les lycéens puissent avoir accès à un enseignement pluri-culturel véritablement émancipateur.

Pour SUD éducation, Il paraît urgent que soit redéfinie, en concertation avec les personnels enseignants, une politique éducative qui place les intérêts de l’élève au centre des objectifs de formation et préserve l’indépendance du lycée professionnel face à l’intrusion de plus en plus prégnante des entreprises locales au détriment d’une politique de formation nationale cohérente à long terme.

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