14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 19:50
Communiqué fédéral et préavis fédéral

 

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Grève internationale étudiante et scolaire du 15 mars pour le climat : SUD éducation dépose un préavis spécifique couvrant tous les personnels.

L’appel à une grève internationale étudiante et scolaire pour le climat, prévue le 15 mars et lancé suite à l’initiative d’une jeune lycéenne suédoise, prend de l’ampleur.

Plusieurs appels ont notamment été lancés sur Internet à destination des enseignant-e-s dont l’appel « Les enseignant-e-s pour la planète ». SUD éducation soutient cet appel.

SUD éducation oeuvre à la construction concrète de la réussite de cette journée de mobilisation :

- SUD éducation appelle les personnels à rejoindre les lycéen-ne-s et étudiant-e-s mobilisé-e-s pour le climat le 15 mars, selon des modalités décidées par les personnels en Assemblée générale.

- Pour permettre à tous les personnels de s’emparer de cette date de mobilisation, la fédération SUD éducation a déposé un préavis de grève spécifique couvrant l’ensemble des personnels de la maternelle à l’Université sur les revendications de justice sociale et climatique.

PREAVIS DE GREVE :

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Préavis de grève pour la journée du 15 mars 2019

Paris, le jeudi 14 février 2019

Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale,
110 rue de Grenelle 75007 Paris

Objet : Préavis de grève pour la journée du 15 mars 2019

La Fédération des syndicats SUD éducation dépose auprès de vous, conformément à la législation en vigueur, un préavis de grève couvrant la journée du vendredi 15 mars de 00:00 à 24h00 l’ensemble des personnels travaillant dans les établissements scolaires (enseignant-e-s, enseignant-e-s-chercheurs-chercheuses et chercheurs-chercheuses, IATOSS, ITA et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, employé-e-s par le ministère de l’Éducation Nationale, le Ministère de l’enseignement Supérieur et de la recherche, le Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des Collectivités Territoriales, le Ministère des affaires étrangères ou le Ministère de la fonction publique) qui se mobiliseront pour les revendications suivantes :
La Fédération des syndicats SUD éducation vous fait savoir, conformément à la législation en vigueur, son intention de déposer un préavis de grève couvrant notamment tou-te-s les enseignant-e-s du premier degré, du la journée entière du 15/03/2019.
Voici les revendications qui nous amènent à envisager de recourir à la grève et que nous défendrons en réunion de négociation préalable.
La fédération SUD éducation revendique un mode de développement en rupture avec la logique productiviste : cesser la course irrationnelle à la croissance et partir de la satisfaction des besoins sociaux. Justice sociale et justice climatique sont intimement liées.

À ce titre, la fédération SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, revendique :

- Le financement d’un programme de réduction du transport routier par le développement du ferroutage et par une amélioration des transports collectifs, y compris par la gratuité, ainsi que le développement des lignes ferroviaires secondaires.

- La taxation de l’aérien et du fret maritime, des voitures de luxe ; la taxation du transport routier polluant par camions.

- La sortie des énergies fossiles.

- Une véritable fiscalité écologique qui doit s’inscrire dans une politique publique globale favorable à l’environnement, basée sur le principe pollueur/payeur, qui réduise les inégalités, qui finance l’action publique à la hauteur des besoins sociaux et qui pour être légitime, doit comporter le moins d’exonérations possibles.

- Le plafonnement des loyers et lutte contre la spéculation immobilière : la hausse du coût du logement pousse les habitant-e-s loin des centre-villes et les contraint à utiliser des moyens de transports individuels.

- La fin des grands projets inutiles, coûteux et néfastes pour notre environnement, projet de Center-Parc dans la forêt des Chambarans, site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, ligne TGV Lyon-Turin…)

Particulièrement dans notre secteur, SUD éducation revendique :

- Une véritable prise en compte de la question écologique dans les programmes scolaires. SUD éducation revendique que les programmes permettent d’étudier l’impact du capitalisme et de ses structures sociales, et ne se contentent pas d’injonctions au changement des comportements individuels.

- Une véritable campagne de désamiantage des établissements scolaires, écoles, collèges, lycées, universités.

- Des recrutements massifs de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degré afin de limiter leurs déplacements.

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 19:46
Déclaration de SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires au CSE du 6 février

 

Hier, mardi 5 février, les salarié-e-s du public et du privé étaient appelé‑e‑s à se mettre en grève et à manifester contre la politique profondément inégalitaire de ce gouvernement. La colère sociale que nous vivons depuis 13 semaines est assez inédite par sa force et sa durée. Elle porte principalement des exigences de justice sociale, environnementale et fiscale dans un contexte où les inégalités et l’accaparement des richesses par quelques un-es deviennent tout simplement insupportable à une large majorité de la population.

Cette colère est juste face à une violence sociale qui plonge beaucoup dans une immense précarité. Elle est juste face à un débat confisqué depuis de trop nombreuses années par les néolibéraux de toutes chapelles. La réponse ne peut pas être la violence des forces de maintien de l’ordre qui a déjà fait de trop nombreux mutilé-es et blessé-es. La réponse ne peut pas être non plus de tenter de noyer le poisson dans un faux débat qui pose en postulat de ne rien changer à l’ordre économique actuel. La réponse n’est pas plus dans le rejet de l’autre, le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’exclusion.
Ce 5 février n’est qu’un début, la mobilisation doit être massive, pour construire une grève générale et imposer nos revendications pour améliorer nos conditions de vie, d’emploi, de salaire…
Et le secteur de l’éducation n’est pas en reste.
Le projet éducatif de ce ministère c’est : des suppressions de postes, des réformes du tri social des lycées, du baccalauréat et de parcours sup, une 2me HSA imposée, la liberté d’expression attaquée.
Dans le premier degré, la poursuite de la réforme des dédoublements des CP et des CE1 en REP, se fait à moyens constants voir dans certaines académies sans moyen du tout, en augmentant les effectifs par classe y compris dans les CP et CE1 dit « 100 % réussite » qui en deux ans sont sont passés de 12 à 14 voir 15 élèves. A ce rythmes là, à la fin du quinquennat les CP et CE1 dédoublés seront à 20 élèves.
En tout, plusieurs centaines de postes vont manquer à la rentrée prochaine. Et pour palier ce manque de moyens, on finit de laminer ce qui reste de postes de remplaçant-e-s pour les remplacer par des postes de contractuels.
Mais par contre ce qui ne manque pas ce sont les évaluations, en particulier celles de CP qui servent surtout la communication du ministre en vantant les effets de ses réformes alors qu’elles ne visent qu’à uniformiser les pratiques pédagogiques et à contrôler les enseignant-e-s pour mieux les rémunérer au mérite.
Dans le LGT, la suppression de filière a bien pour conséquence de remplir au maximum les classes et donc de supprimer les postes d’enseignant-e-s. Dans le LP, la baisse des horaires disciplinaires va se traduire par une coupe de 2600 suppressions de postes.
Les contre-réformes menées au pas de charge n’ont pas comme seul objectif de supprimer des postes. Elles mettent également en place un projet politique inégalitaire. La carte des spécialités dévoilée met en œuvre une inégalité dans l’accès à l’offre de formation.
Les réformes ont également pour but d’adapter le système éducatif au marché du travail : démantèlement du lycée professionnel au profit de l’apprentissage, sélection à l’entrée à l’université avec Parcoursup.
Les personnels enseignant-e-s sur le terrain subissent de plein fouet ces réformes qui déstructurent l’éducation nationale.
Alors que les moyens sont déjà sous-calibrés par rapport à l’augmentation des effectifs, le ministère aggrave la situation en supprimant des postes.
Nous ne sommes pas dupes de cette mascarade qui consiste à gonfler les heures supplémentaires pour camoufler des suppressions de postes. Et pour dégrader encore les conditions de travail des personnels dans le second degré, le ministre veut imposer une deuxième heure supplémentaire. Cette imposition ne résoudra pas la question de l’augmentation des effectifs par classe.
Cette politique d’augmentation des heures supplémentaires au détriment d’une véritable augmentation des salaires et de créations de postes à hauteur des besoins est particulièrement néfaste pour tou-te-s les personnels et en particuliers les femmes qui rappelons le, au passage, sont majoritairement des femmes.
Le remplacement des heures postes par des heures supplémentaires aggrave les inégalités salariales entre hommes et femmes. L’absorption par les hommes des heures supplémentaires est une des explications des différences de salaire entre homme et femme. Les femmes, pour des raisons familiales et parce qu’elles assument des doubles journées de travail, sont plus souvent à temps partiel (14,6 %) que les hommes (4,7 %). Les heures supplémentaires, imposées par l’institution à des personnels qui souffrent de la baisse de leur pouvoir d’achat, participent au même titre que la répartition genrée des métiers dans l’Éducation nationale à creuser les différences de salaire et à construire les inégalités salariales entre les hommes et les femmes dans l’Éducation nationale.
La mise en place du « rendez-vous de carrière » dans le cadre du PPCR renforce les inégalités entre les collègues, et a montré son caractère injuste. Les recours sur les appréciations finales ont été nombreux. Les « rendez-vous de carrières » ont dans certains cas été un moyen de répression contre des personnels, y compris contre des représentant-e-s syndicaux avec des évaluation entièrement à charge. Face à cette évaluation la souffrance des personnels est grande, face à une évaluation dont l’injustice est évidente, l’infantilisation des personnels que nous dénoncions s’est vérifiée dans le vécu des collègues sur le terrain. Les critères de l’évaluation sont extrêmement flous et les femmes semblent en pâtir davantage que les hommes, ce qui provoque des retards de carrière pour une partie du personnel qui est pourtant la part la plus importante au sein de notre ministère. Quand est-ce que le CHSCT Ministériel compte se saisir de cette question ?
Si les femmes sont moins payé-e-s que les hommes, elles sont aussi les plus précaires. Une précarité organisée et entérinées par ce ministère. Aujourd’hui, les AESH dont la très grande majorité sont des femmes, sont appelé-e-s à se mobiliser à l’appel de l’intersyndicale.
Le ministère a organisé une grande concertation au sujet de la scolarisation des élèves en situation de handicap cependant il semble qu’un-e – des acteur-trices majeur-es n’ait été oublié : les Accompagnant-e-s des Élèves en Situation de Handicap !
Les personnels, qui travaillent aux côtés des élèves en situation de handicap, sont particulièrement précaires : ils et elles subissent les temps incomplets imposés, les bas salaires, la pression au renouvellement de contrat, le manque de formation. Et pourtant leur présence est plus que nécessaire pour les élèves qu’ils et elles accompagnent.
Loin de vouloir reconnaître leurs missions et leurs compétences en créant un véritable métier d’AESH avec un véritable statut protecteur de personnel titulaire dans la Fonction Publique, le gouvernement entend précariser davantage les AESH. Il prévoit de renforcer le pouvoir des chef-fe-s d’établissement dans la gestion des AESH et d’instituer la possibilité d’un bi-employeur afin que les AESH passent à un statut polyvalent du scolaire au péri-scolaire. Cette extension constituerait un net recul pour les AESH qui réclament d’être plutôt inclus-e-s dans le domaine scolaire, disciplinaire, éducatif et qui se retrouveraient à assumer une grande diversité de mission.

Les personnels AESH s’attendent avec les annonces prévues le 11 février à connaître une dégradation de leurs conditions de travail, là où on s’attendrait à une véritable reconnaissance du métier d’AESH.

La Fédération SUD éducation et l’Union Syndicale Solidaires Dénoncent cette politique d’asphyxie budgétaire imposée par le gouvernement dans les services publics en général et revendiquent :
• l’augmentation générale des salaires en tendant vers l’égalité salariale plutôt qu’une deuxième HSA imposée ;
• la création de postes à hauteur des besoins ;
• L’abrogation de la réforme du lycée et du bac
• de la réforme de la voie professionnelle,
• de parcoursup,
• de la hausse des frais d’inscription à l’université
• et de l’ensemble des réformes et projets libéraux et réactionnaires menées tambour battant par le ministère.

De la maternelle à l’université, nous appelons à toutes les initiatives permettant de construire le rapport de force avec le gouvernement pour la satisfaction des revendications des personnels de l’éducation.
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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 15:08

Projet de règles du mouvement : 

(Il s’agit d’un projet de circulaire qui sera voté lors du prochain CTSD)

Une réunion sur les règles du mouvement sera proposée aux PES courant avril et une autre pour les enseignants qui souhaitent participer au mouvement ou s'informer. 

Il y aura désormais 4 zones larges : circonscription Flers/circonscriptions Argentan + Alençon/circonscription L’Aigle/circonscription Mortagne

Les participants à mobilité obligatoire devront élaborer deux listes de vœux. Sur la première 30 vœux possibles avec obligatoirement 1 vœu zone large. Sur la deuxième, 1 vœu obligatoire, zone large ou regroupement de postes.

Les autres participants ne feront que la première liste.

Tout poste obtenu devra être occupé.

Il y aura des postes de titulaires de secteur. Un titulaire de secteur peut être envoyé sur n’importe quelle école de la circonscription. Il est titulaire de son poste, rattaché à une école mais nommé pour une année entière sur une école de sa circonscription (nommé-e soit en fin d’année scolaire, soit fin août).

Barème mouvement :

  1. Priorité au titre du handicap pour soi, son ou sa conjointe ou son enfant : 80 points ou 40 selon les cas.
  2. Mesure de carte scolaire : 30 points + ½ supplémentaire par année d’exercice à titre définitif (limité à 5 points)
  3. Expérience et parcours professionnel : 4 points à partir de 3 ans d’exercice sur poste ASH ou direction ou poste de titulaire de secteur(rentrée 2020) + 1 point par AGS dans la limite de 29 points cumulant les deux.
  4. Rapprochement de conjoint-e ou détenteur-trice de l’autorité parentale conjointe (40kms) : 25 points sur les 3 premiers vœux
  5. Exercice sur la zone large circonscription Mortagne : 20 points si 3 ans d’exercice minimum
  6. Caractère répété d’un premier vœu : 2 points par an dans la limite de 18 points.

Pour départager les personnels avec barèmes identiques : ancienneté réelle puis âge (avantage au plus âgé).

Dans le cas d’une mesure de carte scolaire, la personne touchée est la dernière arrivée dans l’école (hors poste de direction et poste à profil). Si départ à la retraite ou mutation la mesure de retrait se positionne sur le poste de l’agent considéré et la règle du dernier nommé ne s’applique plus.

PEMF : A la rentrée prochaine, il n’y aura plus, hors écoles d’application, de postes « labellisés » PEMF. Un enseignant disposant du CAFIPEMF pourra exercer dans toutes les écoles du département.

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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 15:04

CTSD repli, la dotation proposée lors du CTSD du 29 janvier n'a pas changé. Vote contre unanime.

Une nouveauté tout de même. Les AESH sous contrat PEC qui donc dépendent du lycée Mézeray seront indemnisé-es de leurs frais de déplacement si ils ou elles exercent sur deux établissements différents avec effet rétroactif depuis septembre 2018, celles et ceux qui sont AESH le seront prochainement normalement.

Pour défalquer les RIS, la question a à nouveau été posée car les syndicats ne sont pas d’accord avec ce qui se pratique dans les circonscriptions. Réponse de l’administration : il est possible de défalquer les RIS sur les 108h, jamais sur les APC, sur les animations pédagogiques uniquement si accord de l’IEN. Ce dernier point n'est pas dans les textes, un recours est en cours à ce sujet auprès du recteur.

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 16:54
Communiqué unitaire

 

Appel unitaire :

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Mercredi 13 février ainsi que les mercredi suivants puis le mardi 12 mars mobilisons nous pour obtenir le retrait du projet de hausse des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étrangers.ères extracommunautaires

Appel du 18 janvier 2019 :

Le Premier ministre a annoncé, le 19 novembre 2018, une hausse des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-communautaires. Ces frais s’élèveraient dès la rentrée 2019 à 2770 € en licence et à 3770 € en master et en doctorat.

Cette augmentation mettrait en difficulté financière les étudiant.e.s étranger.e.s parmi les plus précaires et risquerait de faire renoncer nombre d’entre eux/elles à leur projet d’études en France. Les conséquences, pour nos formations et nos laboratoires de recherche, seraient désastreuses. C’est une attaque contre les valeurs humanistes et universalistes de l’université française. C’est une attaque contre la recherche publique, qui accueille un tiers de doctorant.e.s d’origine extra-communautaire. Pourtant leur accueil contribue à la production scientifique de nos laboratoires et enrichit nos échanges internationaux.

En outre, les organisations signataires craignent que cette mesure conduise à une hausse généralisée des frais pour l’ensemble des étudiant.e.s en France. Elles défendent un modèle d’université gratuite, ouverte à toutes et à tous sans différenciation de nationalité ou d’origine géographique.

Les organisations syndicales signataires appellent à soutenir et à s’inscrire dans toutes les initiatives de mobilisations syndicales nationales et locales (assemblées générales, motions, délégations, colloques, rassemblements, manifestations, ...) à partir de ce jour et ce jusqu’au retrait de ce projet.

SIGNATAIRES : A&I-UNSA, CGT-FERCsup, CGT-INRA, FAGE, FCPE, FO-ESR, SGEN-CFDT, SGEN-CFDT recherche EPST, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, SNPTES, SNTRS- CGT, Solidaires Etudiant·e·s, SUD Education, SUD recherche EPST, UNEF, UNSA ITRF-BI-O

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 16:51
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Des dizaines de rassemblements ont eu lieu dans toute la France ce mercredi 6 février pour revendiquer un statut et de meilleures conditions de travail pour les accompagnant-es des élèves en situation de handicap et le ministère a reçu les organisations syndicales.

Le ministère n’a apporté aucune réponse lors de l’audience aux revendications exprimées par les organisations syndicales.

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CP AESH - face aux attaques : amplifions la mobilisation

Alors que le gouvernement martèle que la scolarisation des élèves en situation de handicap est une priorité, SUD éducation s’étonne du peu de moyens qui sont mis en œuvre. C’est avec inquiétude que nous attendons les annonces du gouvernement prévues le 11 février suite à la concertation qu’il a lancée. Si une maigre avancée est à prévoir avec l’annonce de l’instauration de contrats de trois ans pour remplacer les contrats à l’année des personnels AESH, le gouvernement souhaite imposer le multi-employeur aux AESH, ce qui constituerait une dégradation des conditions de travail et une méconnaissance de leurs compétences.

En effet, les AESH subissent des bas-salaires aggravés par des temps incomplets imposés. Aujourd’hui un-e AESH qui travaille pendant 20h par semaine avec des élèves en situation de handicap gagne à peine 600 euros et les temps d’autoformation et de coordination avec les autres membres de l’équipe éducative ne sont pas rémunérés. Ces moments doivent être compris dans le temps de travail des AESH qui doivent voir leur salaire augmenter. Au contraire, en imposant aux AESH d’être employé-e-s à la fois par l’Éducation nationale pour le temps scolaire et par les Collectivités Territoriales pour le temps périscolaire, l’État refuse de reconnaître les missions pédagogiques et le travail fourni par les AESH.

SUD éducation revendique la titularisation de tou-te-s les AESH : l’accompagnement des élèves en situation de handicap constitue un métier qui doit être encadré par un statut de titulaire impliquant une véritable formation, des droits quant aux affectations, des recrutements à temps complet, l’accès aux mêmes primes et indemnités que les autres personnels comme la prime acquise au titre de l’éducation prioritaire à laquelle n’ont aujourd’hui pas droit les AESH.

SUD éducation appelle tou-te-s les AESH et plus largement tou-te-s les personnels de l’éducation nationale à se mobiliser pour refuser la précarité croissante dans l’Éducation nationale qui compte à présent 25 % de personnels contractuels ! Gagnons la titularisation de tou-te-s les AESH !
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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 08:21
courrier intersyndical au ministère

 

Mouvement intra départemental des enseignants du premier degré

Les organisations syndicales nationales, SNUipp-FSU, SNUDI-FO, UNSEN-CGT Educ’Action, SE-UNSA, SUD-Education se sont adressées au ministre de l’Education nationale (voir lettre ci-jointe) pour obtenir la suspension de la mise en œuvre des nouvelles modalités d’affectation des personnels du premier degré et demandent une audience auprès du ministre, le plus rapidement possible, afin de porter les revendications des personnels.

Elles invitent leurs sections départementales à se réunir et à construire des initiatives les mercredis dès le 13 février, avec audiences communes auprès des Dasen, conférence de presse, rassemblements… Après des mercredis de mobilisation en fonction des dates de vacances scolaires et en l’absence de réponse satisfaisante du ministère, une nouvelle mobilisation est prévue le 13 mars.

Pour rappel : les revendications mentionnées dans la première lettre intersyndicale :
• le maintien de l’AGS comme élément essentiel du barème pour tous les postes, 
• la suppression des postes profilés au profit de postes à exigences particulières, 
• le maintien de la seconde phase du mouvement dans les départements où elle existait et leur rétablissement dans les autres, 
• le maintien de l’affectation sur des postes précis et non sur des zones, Le respect du caractère non obligatoire des vœux géographiques, 
• l’affectation à titre provisoire des enseignants actuellement sans poste à titre définitif et qui n’obtiendraient aucun poste précisément demandé au mouvement, 
• l’examen des notes de service départementales du mouvement en CAPD,
• l’augmentation du nombre de vœux.

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Mouvement intra départemental des enseignants du premier degré

La lettre au ministre :

Monsieur le Ministre,
 
Nous vous avions déjà alerté en novembre à propos des problèmes liés aux nouvelles règles d’affectation des personnels du premier degré. Vous persistez en maintenant des règles inadaptées au premier degré et à ses réalités départementales et largement insatisfaisantes pour les enseignants pour qui les opérations de mouvement intra départemental ont une importance majeure dans leur carrière et dans l’organisation de leur vie professionnelle et personnelle. 
Des départements ont d’ailleurs commencé à se mobiliser.

Aujourd’hui, nous constatons une impréparation qui va sans nul doute entraîner des retards dans les affectations des personnels. Les reports et les annulations des instances de préparation du mouvement vont se multiplier accompagnées, de dysfonctionnements importants et chronophages pour les services des DSDEN. En effet, les personnels sont confrontés à une nouvelle application informatique pas opérationnelle et pour laquelle ils auront été formés très tardivement.

De plus, certains IA-Dasen envisagent de prendre des décisions qui aggravent les modalités prévues par la note de service n°2018-133 concernant le nombre de vœux, la prise en compte de l’AGS ou encore le rapprochement de conjoints.
La mise en application de ces directives nationales s’annonce comme un fiasco qui risque de dégrader durablement les conditions de mobilité et d’affectation et donc réduire encore davantage l’attractivité du métier.
 
Monsieur le Ministre, pour les organisations syndicales, il est urgent de surseoir à la mise en œuvre de ces nouvelles modalités pour cette année et d’ouvrir de nouvelles concertations avec les organisations syndicales, notamment concernant les points mentionnés dans notre précédent courrier tels que le maintien de la deuxième saisie de vœux, la suppression des postes à profil, le respect du caractère non obligatoire des vœux géographiques...

Aussi nous souhaiterions vous rencontrer rapidement pour échanger sur ces points.
Nous avions formulé ensemble d’autres orientations pour un mouvement des personnels plus juste et respectueux des demandes des enseignants afin de conforter le service public d’éducation.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos respectueuses salutations.

Francette POPINEAU, Co-Secrétaire Générale SNUipp-FSU
Norbert TRICHARD, Secrétaire Général SNUDI-FO
Patrick DESIRÉ, Secrétaire Général UNSEN-CGT Educ’Action
Stéphane CROCHET, Secrétaire Général SE-UNSA
Fatna SEGHROUCHNI Co-Secrétaire Fédérale SUD-Education

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Lettre au ministre, Mouvement intra départemental des enseignants du premier degré
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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 08:20
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le Ministère de l’Éducation nationale vient de lancer sa campagne « Contre l’homophobie et la transphobie » dans les collèges et lycées. Déclinée sous forme d’affiches et de flyers à destination des élèves, la campagne explicite la nature des violences à l’égard des LGBT (moqueries, discriminations, insultes, rejet, agressions, barrés d’un grand « Ça suffit ») et interpelle par son slogan « Tous égaux, tous alliés » et par les préconisations de son flyer sur les attitudes à adopter pour prévenir et réagir aux violences LGBTphobes.

On peut se réjouir de certaines avancées par rapport à la campagne précédente : la transphobie, absente jusqu’alors des campagnes de sensibilisation, est désormais nommée, et les formules du flyer proposent des pistes pertinentes et concrètes qui peuvent parler aux élèves.

Mais cette campagne présente aussi d’importantes lacunes :

  • Parler simplement d’homophobie et de transphobie et écarter le terme plus inclusif de LGBTQIphobies, c’est invisibiliser les lesbiennes qui subissent une double oppression en tant que femmes et en tant que lesbiennes, et invisibiliser les bi-es, intersexes qui subissent tous les jours discriminations et violences dans les établissements
  • Vouloir lutter contre la transphobie sans mentionner le respect du prénom et du pronom choisis des élèves et personnels trans, c’est passer à côté d’un enjeu essentiel pour le bien-être des élèves et personnels en transition
  • Limiter cette campagne au secondaire en « oubliant » l’école primaire, c’est ne pas se donner les moyens de déconstruire dès le plus jeune âge les stéréotypes LGBTQIphobes qui nourrissent insultes et discriminations
  • Diffuser cette campagne sans former véritablement les personnels sur ces questions, c’est restreindre sa portée dans la durée
  • Prétendre lutter contre les LGBTQIphobies, et honnir feu les ABCD de l’égalité qui déconstruisaient les stéréotypes de genre pour donner des gages aux réactionnaires LGBTQIphobes, c’est faire un curieux grand écart…

Pour lutter contre les LGBTQIphobies dans tous les établissements scolaires, du primaire à l’université, SUD éducation revendique :

  • la ré-intégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans des programmes élaborés par la communauté éducative
  • la prise en compte de ces questions dans les enseignements
  • l’effectivité des séances d’éducation à la sexualité prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non hétérocentrée, qui mette sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre
  • la mise en place de dispositifs dédiés (comme l’étaient les ABCD de l’égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire
  • le respect du prénom et du pronom d’usage pour les élèves et personnels trans
  • la promotion de projets par exemple via les CESC (Conseil d’éducation à la santé et à la citoyenneté), et d’interventions d’associations ou organisations laïques (Planning Familial, SOS Homophobie par exemple) pour compléter les actions et pratiques pédagogiques mises en œuvre dans les établissements
  • la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-e-s enseignant-e-s (selon un volume horaire identique dans toutes les ESPE), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent-e-s)
  • un renforcement de l’offre de formation continue sur ces questions

Le Collectif Éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire propose aux personnels de remplir un court questionnaire en ligne pour mesurer la mise en place effective de la campagne :

Questionnaire relatif à la campagne du MEN contre l’homophobie et la transphobie à l’école de janvier 2019

Sur le site SUD éducation :

4 pages Lutter contre les LGBTIphobies en milieu scolaire, une nécessité !!

Fiche Pour une prise en compte des élèves intersexes

Fiche Pour une prise en compte des élèves et personnels trans

Fiche Lutter contre les discriminations LGBTIphobes

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 21:26

Appel de l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de la recherche

Compte tenu de la situation exceptionnelle, les organisations signataires réunies mercredi 30 janvier appellent à construire la mobilisation sur des revendications communes avec toutes celles et ceux qui luttent aujourd’hui. Il y a urgence, à faire grandir le mouvement social pour plus de justice sociale, environnementale et fiscale.

Les organisations signataires s’opposent à l’austérité budgétaire imposée par le MESRI. Celle-ci conduit d’une part à une baisse de l’emploi scientifique et à une détérioration de nos conditions de travail et d’autre part à imposer une hausse des frais d’inscription dans les formations de l’enseignement supérieur pour faire porter la charge du financement sur les jeunes et leur famille.

Au moment où les actionnaires des entreprises du CAC 40 se voient verser en 2018 le montant record de 57,4 milliards d’euros, où les entreprises bénéficient en 2019 de 40 milliards d’euros au titre du crédit impôt compétitivité emploi (CICE), où le Crédit impôt recherche (CIR) dépasse les 6 milliards d’euros et où l’évasion fiscale est évaluée entre 80 à 100 milliards d’euros, Les universités comme les organismes de recherche depuis plusieurs années devront maintenant prendre sur leurs fonds propres pour financer l’évolution salariale due la progression de carrière des personnels (GVT). Que nous propose le gouvernement ? D’aggraver encore plus la situation Son programme CAP2022 a pour ambition de réduire de 120 000 le nombre de fonctionnaires, de transférer au privé des missions de l’État, d’accroître encore plus le recours au travail précaire, d’individualiser les rémunérations indiciaires.

Nous condamnons la répression des mouvements sociaux et nous nous opposons fermement à la loi « anticasseurs » qui vise ni plus ni moins à abolir la liberté de réunion et de manifestation, droits fondamentaux acquis de haute lutte.

Pour les organisations signataires l’heure est plus que jamais à la riposte pour obliger le gouvernement et le patronat à répondre à l’urgence sociale :

Augmentation des salaires (Hausse immédiate du SMIC à 1800 €, et des grilles de salaires pour toutes et tous les fonctionnaires, réindexation des salaires, des pensions et des retraites sur le coût de la vie, reconnaissance de la qualification du doctorat dans les grilles de carrières) ;

Développement de tous les services publics sur tous les territoires (créations d’emplois statutaires correspondant aux besoins des laboratoires et des services, titularisation des contractuels sur postes pérennes, augmentation des budgets des organismes de recherche et des universités) ;

Démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur (abandon de la hausse des droits d’inscription pour les étudiant·es étranger·es non communautaire, abandon de la sélection à l’entrée en Licence, retrait de la loi ORE et de Parcoursup, pour une formation des enseignant·es de haut niveau qui garantisse une entrée progressive dans le métier) ;

Retour à la retraite à 60 ans et abandon de toute réforme de retraite par points (prise en compte des années d’études et des années de précarité).

Constatant que les fonctionnaires, les jeunes, les agent·es de la sécurité sociale, les retraité·es... rentrent dans l’action, les organisations signataires considèrent qu’il est temps d’appeler tous les salarié·es du public et du privé à se réunir en assemblées générales, à décider des moyens d’action en leur possession pour obtenir satisfaction sur les revendications (arrêt de travail, grève, blocage...), à participer aux rassemblements et manifestations du 5 février et à discuter des suites à donner pour construire la riposte dans la durée.

Toutes et tous dans la rue – mardi 5 février 2019

Signataires : CGT-FERC sup, CGT-INRA, FO ESR, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNTRS-CGT, Solidaire-Etudiant·es, SUD-éducation, SUD recherche EPST, UNEF

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 08:31
Contre les réformes, pour la justice sociale : construisons la grève générale du 5 février ! • Programmes de lycée : l’analyse de SUD éducation • AESH : mobilisation le 6 février

 

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Le Panneau Syndical SUD éducation #069 • Fin Janvier 2019
Contre les réformes, pour la justice sociale : construisons la grève générale du 5 février !

Depuis le 17 novembre, le mouvement des gilets jaunes perdure et prend de l’ampleur. Les annonces de Macron le 10 décembre n’ont convaincu personne, pas plus que la période des fêtes de fin d’année n’a entamé la détermination des personnes mobilisées. La multiplication des actions de blocages et des manifestations du samedi contribue à la construction d’un réel rapport de force susceptible d’obtenir satisfaction sur des revendications de justice sociale. Pour SUD éducation, les actions de blocage et les manifestations constituent bien sûr un élément central du rapport de force, mais notre meilleur outil pour affronter le patronat et arracher nos revendications est la grève.
En décembre, les lycéen-ne-s se sont fortement mobilisé-e-s, rejoint-e-s ici et là par des personnels. Des personnels, regroupés sur les réseaux sociaux sous le nom de stylos rouges, expriment un fort mécontentement face à leurs conditions de travail et au mépris de la hiérarchie.
Contre les réformes Blanquer, contre les suppressions de postes, et plus largement pour les revendications de progrès social portées avec les gilets jaunes, l’heure est à la grève. SUD éducation appelle à construire un mouvement de grève massif dès le 5 février, dans le cadre d’un calendrier de mobilisation porté par les personnels de l’éducation.
SUD éducation appelle tous les personnels de la maternelle à l’université à :
– participer massivement à un mouvement de grève générale dès le 5 février ;
– s’engager d’ici-là à toutes les initiatives permettant de construire le rapport de force avec le gouvernement pour la satisfaction des revendications des personnels de l’éducation.

Programmes de lycée : l’analyse de SUD éducation

La réforme du lycée général et technologique et du baccalauréat est actuellement mise en œuvre dans les lycées. SUD éducation a voté contre la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique en Conseil Supérieur de l’Éducation. SUD éducation dénonce des instructions rétrogrades, libérales et autoritaires, imposées par le haut aux personnels comme aux élèves. SUD éducation propose une analyse des programmes, par discipline et par niveau que vous pourrez retrouver sur son site.

AESH : mobilisation le 6 février

Le ministère a organisé une grande concertation au sujet de la scolarisation des élèves en situation de handicap, mais a oublié les AESH ! Loin de reconnaître leurs missions et leurs compétences, le gouvernement entend les précariser davantage.
L’intersyndicale, constituée autour des droits des AESH, réclame des améliorations des conditions de travail des AESH. Mobilisons-nous le 6 février 2019 pour l’augmentation des salaires et la titularisation des AESH !

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