Syndicat SUD éducation 61
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Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer.Des Assemblées générales réunissant jusqu’à plusieurs centaines de personnels ont voté des mouvements de grève reconductible. Les parents d’élèves sont mobilisés avec des actions et initiatives organisées dans différentes régions. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de mécontentement, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Le climat social, avec les gilets jaunes, est explosif et met le gouvernement en difficulté. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour gagner sur nos revendications. Dans ce cadre, le 9 mai doit être une réussite, par la présence massive en manifestation et dans les Assemblées générales, et constituer un point d’appui pour construire la grève reconductible.
Le projet de loi Blanquer est significatif du projet d’école du ministère : à la fois libéral et réactionnaire. Libéral parce qu’il organise le démantèlement du service public d’éducation, par les cadeaux faits au privé (article 3) ou par la précarisation organisée des missions d’enseignement (article 14). Réactionnaire par la volonté de museler la
liberté de parole des enseignant-e-s (article 1) par la mise au pas de la formation des futur-e-s professeur-e-s (article 10) ou par l’obligation d’afficher le drapeau tricolore dans les salles de classe. Aujourd’hui, l’article 6 quater, qui prévoit la mise en place d’Établissements publics des savoirs fondamentaux, est sous le feu de la critique. En effet, il s’agit d’un moyen pour accélérer encore davantage les regroupements d’écoles, en particulier en zone rurale. Ces regroupements se traduisent par des suppressions de classes et des fermetures d’école. Les principaux-ale-s de collège deviendront les supérieur-e-s hiérarchiques des professeur-e-s des écoles !
Le projet de loi transformation de la fonction publique est une menace grave pour les statuts et les droits des fonctionnaires. Plus largement, il s’agit d’une offensive majeurs contre la fonction publique et les services publics. L’objectif est de développer le recours à la contractualisation dans la fonction publique, alors même que l’État est déjà le premier employeur de précaires ! La casse des instances paritaires (commissions administratives paritaires, comités hygiène, sécurité et conditions de travail) est une attaque grave contre nos droits. Combattons cette réforme délétère !
Avant même la loi Blanquer, le ministère organisait le tri social généralisé. Parcoursup, c’est la sélection à l’université. La réforme du baccalauréat, c’est l’instauration de bacs maison qui n’auront pas la même valeur en fonction du lycée ou du territoire dans lequel il aura été obtenu. La réforme de la voie professionnelle, c’est la casse du lycée professionnel. La réforme du lycée général et technologique, c’est l’instauration d’un lycée à la carte, qui met en concurrence les lycées, les filières et les élèves.
→ le retrait du projet de loi Blanquer
→ le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique
→ l’abrogation des contre-réformes des lycées, du baccalauréat, de Parcoursup
→ l’abandon du projet de réforme des retraites
→ une augmentation des salaires pour aller vers l’égalité salariale
→ une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
→ la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
→ une école égalitaire et émancipatrice
L’abrogation de la loi Blanquer est au coeur des revendications des personnels mobilisés. Mais il s’agit de ne pas oublier la réforme des lycées, du bac et parcoursup, contre lesquelles sont mobilisés les personnels depuis cet hiver. Il s’agit également d’obtenir le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique. Pour gagner, une seule journée de grève ne suffira pas.
Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués.
→ se mettre massivement en grève le 9 mai ;
→ se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels ;
→ participer aux actions et manifestations décidées en AG ;
→ mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements.
Dossier (tracts, préavis, visuels...)
Manifestations le jeudi 9 mai prochain : toutes et tous en grève !

Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer. Des Assemblées générales réunissant jusqu’à plusieurs centaines de personnels ont voté des mouvements de grève reconductible. Les parents d’élèves sont mobilisés avec des actions et initiatives organisées dans différentes régions. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de mécontentement, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Le climat social, avec les gilets jaunes, est explosif et met le gouvernement en difficulté. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour gagner sur nos revendications. Dans ce cadre, le 9 mai doit être une réussite, par la présence massive en manifestation et dans les Assemblées générales, et constituer un point d’appui pour construire la grève reconductible.
Le projet de loi Blanquer est significatif du projet d’école du ministère : à la fois libéral et réactionnaire. Libéral parce qu’il organise le démantèlement du service public d’éducation, par les cadeaux faits au privé (article 3) ou par la précarisation organisée des missions d’enseignement (article 14). Réactionnaire par la volonté de museler la
liberté de parole des enseignant-e-s (article 1) par la mise au pas de la formation des futur-e-s professeur-e-s (article 10) ou par l’obligation d’afficher le drapeau tricolore dans les salles de classe. Aujourd’hui, l’article 6 quater, qui prévoit la mise en place d’Établissements publics des savoirs fondamentaux, est sous le feu de la critique. En effet, il s’agit d’un moyen pour accélérer encore davantage les regroupements d’écoles, en particulier en zone rurale. Ces regroupements se traduisent par des suppressions de classes et des fermetures d’école. Les principaux-ale-s de collège deviendront les supérieur-e-s hiérarchiques des professeur-e-s des écoles !
Le projet de loi transformation de la fonction publique est une menace grave pour les statuts et les droits des fonctionnaires. Plus largement, il s’agit d’une offensive majeurs contre la fonction publique et les services publics. L’objectif est de développer le recours à la contractualisation dans la fonction publique, alors même que l’État est déjà le premier employeur de précaires ! La casse des instances paritaires (commissions administratives paritaires, comités hygiène, sécurité et conditions de travail) est une attaque grave contre nos droits. Combattons cette réforme délétère !
Avant même la loi Blanquer, le ministère organisait le tri social généralisé. Parcoursup, c’est la sélection à l’université. La réforme du baccalauréat, c’est l’instauration de bacs maison qui n’auront pas la même valeur en fonction du lycée ou du territoire dans lequel il aura été obtenu. La réforme de la voie professionnelle, c’est la casse du lycée professionnel. La réforme du lycée général et technologique, c’est l’instauration d’un lycée à la carte, qui met en concurrence les lycées, les filières et les élèves.
→ le retrait du projet de loi Blanquer
→ le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique
→ l’abrogation des contre-réformes des lycées, du baccalauréat, de Parcoursup
→ l’abandon du projet de réforme des retraites
→ une augmentation des salaires pour aller vers l’égalité salariale
→ une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
→ la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
→ une école égalitaire et émancipatrice
L’abrogation de la loi Blanquer est au coeur des revendications des personnels mobilisés. Mais il s’agit de ne pas oublier la réforme des lycées, du bac et parcoursup, contre lesquelles sont mobilisés les personnels depuis cet hiver. Il s’agit également d’obtenir le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique. Pour gagner, une seule journée de grève ne suffira pas.
Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués.
→ se mettre massivement en grève le 9 mai ;
→ se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels ;
→ participer aux actions et manifestations décidées en AG ;
→ mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements.
Le tract à afficher dans vos établissements est dans le lien ci-dessous.
Le ministère indique que « plus aucune fermeture d’école n’aura lieu d’ici la fin du quinquennat ».
→ Mais c’est pour aussitôt indiquer que des fermetures resteront possibles, notamment dans le cadre des « conventions ruralité ».
Qui plus est, alors que plus de 2000 écoles ont fermé ces dernières années, il n’est pas question d’en rouvrir.
Le ministère annonce les dédoublements des classes de grande section de maternelles en REP et REP+ à l’horizon 2020, et la limitation des effectifs par classe de CP et CE1 hors REP et REP+ à 24 élèves.
→ Alors même que la limitation à 24 élèves par classe entraînera à elle seule l’ouverture d’environ 5000 classes, seulement 2300 créations de postes sont prévues. Le ministère trouvera les postes en augmentant les effectifs dans les autres niveaux des écoles élémentaires, où des effectifs de trente élèves deviendront la norme, et en recrutant massivant des contractuel-le-s. Le recrutement de personnel sous statut précaire est dangereux tant pour les élèves que pour les salarié-e-s.
Ni locaux, ni personnels ne sont disponibles pour les dédoublements décidés par le gouvernement à moyen presque constants.
Ce qui en résultera nécessairement, c’est la dégradation des conditions de travail des personnels dans le premier degré, ainsi que de la qualité de l’enseignement en école élémentaire.
Jeudi 25 avril lors d’une conférence de presse le président Macron a présenté deux annonces concernant l’école :
— l’absence de fermetures d’écoles d’ici à la fin du quinquennat “sans l’accord des maires” ;
— la limitation des effectifs en école élémentaire et maternelle à 24 élèves par classe.
Ces deux annonces sont des trompe-l’œil. Dans tous les départements, les DSDEN ont déjà annoncé des fermetures d’écoles consécutives à des suppressions de postes. Il est aisé de prétendre geler les fermetures d’écoles jusqu’aux prochaines échéances électorales, alors même que les regroupements d’écoles s’accélèrent sur tout le territoire en zone rurale.
De même, la limitation des effectifs à la sauce Macron / Blanquer dissimule les disparités énormes entre les effectifs. Si dans de nombreuses écoles rurales, les effectifs sont souvent en dessous de 24 élèves par classe, les écoles élémentaires et maternelles, en zone urbaine, en particulier dans les quartiers populaires densément peuplés ont vu leurs effectifs exploser parfois jusqu’à trente élèves par classe. Avec la création des EPSF, des écoles pourront fermer avec l’accord des communes.
Ces annonces entrent en contradiction frontale avec la baisse de postes ouverts aux concours du premier degré dans les académies annoncée en ce début d’année civile et en contradiction avec les réformes actuelles et loi Blanquer.
Le président est obligé de commencer à céder, au moins dans les mots : son objectif idéologique de réduction coûte que coûte du nombre de fonctionnaires d’environ 120 000 postes a désormais du plomb dans l’aile. C’est la preuve que les diverses mobilisations, qu’il s’agisse des gilets jaunes ou bien des personnels en lutte, permet d’instaurer un rapport de force qu’il faut désormais amplifier pour arracher les moyens nécessaires au service public.
Intensifions la mobilisation pour la justice sociale, les services publics, une éducation émancipatrice, contre le projet de loi Blanquer, les réformes antisociales : grèves reconductibles, actions, manifestations… Chacun-e sait que pour l’emporter sur nos revendications, c’est la construction d’un rapport de force massif qui compte.
• mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements, les AG locales ;
• construire d’ores et déjà la grève des examens ;
• avec les Gilets Jaunes, à continuer de lutter pour le partage des richesses, la transition écologique et la transformation sociale.
Vous êtes les bienvenu-es que vous soyez de l'Orne ou d'ailleurs!
Stage de Formation Syndicale
AESH-AVS
"Quel avenir pour le métier d'AESH ? Quelles perspectives et quelles réformes à venir ? Connaitre ses droits et s'organiser collectivement "
Quand ?Le jeudi 13 et vendredi 14 juin de 9h à 17h
Où ?Maison des syndicats - 12 rue du Colonel Rémy 14000 Caen
Comment ?
1) Adressez le courrier (modèle) à celui qui vous emploie (lycée ou Direction académique,rectorat…) avant le 13 mai 2019.
C’est obligatoire pour que vous puissiez participer.
2) Prévenez de votre participation sur sudeduc14@free.fr
Lettre ouverte aux fédérations et organisations syndicales de l’éducation
aux collectifs de lutte contre les réformes en cours
aux Stylos rouges
Cher-es camarades,
Les attaques du gouvernement dans le secteur de l’éducation, dans les services publics et plus globalement contre tou-te-s les travailleurs-euses sont très graves. La loi Blanquer, les réformes des lycées et Parcoursup, le projet de loi pour la transformation de l’État, les menaces sur les retraites, en sont les exemples les plus récents.
Heureusement des résistances se mettent en place : grèves, actions (écoles désertes, occupations administratives, 20/20 à tou-te-s les élèves, démissions de professeur-e-s principaux-ales etc.), manifestations… Des Assemblées Générales réunissent jusqu’à des centaines de personnels de l’éducation, en particulier dans le premier degré, pour discuter des suites et de l’intensification des mobilisations. Le mouvement des gilets jaunes en cours contribue à un climat social explosif en faveur des revendications de justice sociale, dans lequel les mobilisations de l’éducation ont toute leur part.
Pour la fédération SUD éducation, l’objectif est bien de gagner sur nos revendications. Pour faire reculer le gouvernement, chacun-e sait qu’une journée de grève isolée ne sera pas suffisant : il s’agit d’instaurer un rapport de force conséquent, par l’ancrage et la reconduction de la grève. Les journée de grève doivent être utilisées comme point d’appui pour des Assemblées générales nombreuses et déterminées, regroupant les personnels et les parents d’élèves, du premier comme du second degré.
Nous avons incontestablement affaire à un gouvernement très dur, qui fait la sourde oreille aux revendications des personnels et réprime celles et ceux qui montrent leur désaccord. Pour le faire céder, il sera peut-être nécessaire d’envisager la grève des examens : la fédération SUD éducation met dès maintenant cette modalité d’action en débat auprès des personnels.
Il est de notre responsabilité de contribuer à la victoire de la mobilisation en cours de la manière la plus unitaire possible. Nous nous tenons à votre disposition pour échanger autour de ces propositions.
Solidairement,
la Fédération SUD Education
Depuis des semaines la mobilisation des personnels de l’éducation prend de l’ampleur dans de nombreux territoires, avec le soutien de la population : grèves reconductibles, actions, manifestations. Les parents s’impliquent eux aussi, de nombreuses écoles ont été bloquées ces derniers jours, en particulier à Paris. L’enjeu de la période est bien de maintenir la pression sur le gouvernement à travers la période de vacance des trois zones : c’est bien ce qu’ont compris les personnels et parents qui multiplient les actions à travers l’ensemble du territoire. Dégager des perspectives claires pour la reprise après les vacances, c’est également ce qu’ont fait les AG de grévistes qui ont voté des départs en grève reconductible dès la rentrée. SUD éducation soutient toutes ces initiatives.
Pour l’abrogation du projet de loi Blanquer, pour la justice sociale, les services publics, une éducation émancipatrice, contre les réformes antisociales, SUD éducation soutient toutes ces actions, les décisions des Assemblées Générales et appelle à intensifier la mobilisation : c’est toutes et tous ensemble que l’on va gagner.
L’abrogation de la loi Blanquer est au cœur des revendications des personnels mobilisés. Pour gagner, une seule journée de grève ne suffira pas. Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués.
Contre les Établissements publics des savoirs fondamentaux, contre la loi Blanquer, contre les réformes qui attaquent l’école publique et les personnels, SUD éducation appelle à :
se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels ;
participer aux actions et manifestations décidées en AG ;
mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements.
Comme annoncé, l’obligation d’accepter une deuxième HSA devient effective dès septembre 2019. Le décret n°2019-309 du 11 avril 2019 est clair sur l’obligation d’accepter cette 2ème HSA :
Décret n° 2019-309 du 11 avril 2019 portant création d’une seconde heure supplémentaire hebdomadaire non refusable par les enseignants du second degré :
Pour Blanquer l’augmentation du pouvoir d’achat des enseignant-e-s passe par les HSA ce qui ne correspond pas à une augmentation de salaire.
Sur les suppressions de poste prévues, 2 085 seront converties en heures supplémentaires. Pour qu’elles soient absorbées, le ministère a ainsi décidé brutalement d’imposer une deuxième heure supplémentaire aux enseignant-e-s.
L’augmentation du nombre d’heures supplémentaires imposées, c’est :
une augmentation de la charge de travail des personnels ;
une dégradation des conditions de travail
la réduction du nombre d’adultes dans les établissements par la suppression des postes ;
en aucun cas une augmentation du salaire des enseignant-e-s : les heures supplémentaires-année sont désormais défiscalisées et désocialisées. Ce n’est donc pas une augmentation du salaire, c’est la baisse des ressources pour notre assurance-santé et notre retraite.
SUD éducation revendique au contraire :
une baisse du temps de service face élève de trois heures pour les enseignant-e-s du second degré, les trois heures libérées étant consacrées au travail en équipe ;
une revalorisation conséquente de la rémunération des personnels, un début de carrière à 1700€ ;
des créations de postes à la hauteur des besoins pour un service public de qualité avec une baisse des effectifs par classe.
Face à ces attaques répétées contre les statuts des enseignant-e-s qui dégradent le service public, SUD éducation appelle les personnels à se mobiliser.
Le tribunal d’instance de Cayenne requalifie un service civique en CDI
Par un jugement du 23 novembre 2018, le tribunal d’instance de Cayenne reconnaît que les tâches réalisées par la requérante sont nécessaires au fonctionnement normal de l’association, et relèvent donc d’une prestation de travail et non d’une mission de service civique.
Il reconnaît aussi que les directives données par le tuteur à la volontaire en service civique établissent le lien de subordination caractéristique du contrat de travail. Pourtant le Code du service national prévoit que le service civique soit « exclusif de tout lien de subordination ».
Le service civique, c’est le pire de la précarité. Ce n’est pas un contrat de travail. Il n’est donc pas régi par le Code du travail. Il obéit à des règles dérogatoires en termes de droit du travail (2 jours de congés payés au lieu de deux et demi), de salaire (moins de 600 euros de revenus considérés comme des indemnités), de temps de travail (jusqu’à 48 heures par semaine), de droits syndicaux (aucun). La « phase de préparation aux missions confiées » est indigente, et de nombreux et nombreuses services civiques sont déjà recruté-e-s pour remplir des missions pérennes administratives, pédagogiques, de vie scolaire ou d’accompagnement d’élèves en situation de handicap. Le manque croissant de personnels conduit évidemment les services civiques à prendre en charge les missions dévolues aux personnels.
Avec le SNU, le gouvernement veut faire pire : le service civique, avec en prime la militarisation : lever au drapeau, uniforme, Marseillaise…