1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 07:57
Compte-rendu

 

Présent-e-s : Pascal (CLEMI), Marine (salariée de l’asso Jets d’encre), Emma et Paul (administrateur et administratrice de Jet d’encre, lycéenne et étudiante), Jules (CE de SUD éducation)

CLEMI : Centre de liaison de l’enseignement et des médias de l’information → dépend du ministère. Il s’agit également du dépôt légal, organise un concours lycéen chaque année, et il s’agit d’une instance de recours facultative.

Jet d’encre : il s’agit d’une association de promotion de la presse d’initiative jeune, entièrement gérée par des jeunes 11 à 25 ans. Moyenne d’âge au CA de 19 ans, le plus jeune a 15 ans. 
Activités : 
-service SOS censure pour lutter contre la censure de la presse lycéenne
-production de ressources 
Créé en 2004.

L’observatoire a été fondé en 1998 : FSU, SGEN, SNALC, LDH, LE. Autour de 250 journaux papier + développement des journaux numériques, autour de 200 (site, blog, webradio, webtv). Jets d’encre est à l’animation du collectif. L’observatoire est une organisation composée de 28 membres. S’occupe des cas de censure, gros sujets de la presse jeune, produit des ressources à l’attention des journalistes jeunes. Se réunit 4 fois par an. L’objectif d’outiller les enseignant-e-s et les animateurs de médias dans les lycées, faire un état des lieux tous les 2/3 ans. Un des gros chantiers est une négociation avec le ministère pour étendre aux journaux en ligne de la circulaire de 1991 modifiée en 2002. En 2017, il y a eu modification de la loi de 1981 qui abaisse l’âge du directeur légal de publication a 16 ans, ce qui est un acquis de Jets d’encre. Il y a actuellement un objectif de consolidation, car seuls 25% des directeurs et directrices de publication des publications lycéennes sont des jeunes. Il y a une résistance culturelle des chef-fe-s d’établissement, formé-e-s à une culture du contrôle plus que de la confiance. Par exemple, quand une équipe de rédaction lycéenne demande à être responsable de publication, souvent le CE dit “hors de question, c’est moi”.

4 réunions par an : on décide chaque année d’un projet en commun (une ressource, une communication renforcée).

Les membres n’adhèrent pas à l’association, mais l’association ne rembourse pas les frais de déplacement. 
Prochaine réunion le 27 mars de 14h à 17h.

SUD éducation : la fédération SUD éducation souhaite rejoindre l’observatoire. On a des orientations fortes en matière pédagogique et de projet d’école, et en matière de confrontation avec la hiérarchie. Les questionnements autour de la presse lycéenne sont intéressants. On viendra à la prochaine réunion.

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 16:39
« Mutations interacadémiques 2019 »

 

Les CAPN/FPMN s’ouvrent dans un contexte difficile où nombre de nos collègues subissent de plus en plus de pressions hiérarchiques (via notamment la mise en place du protocole PPCR et son lot de traitements partiaux et d’incohérences), mais aussi sociétales, via notamment les « réformes » des baccalauréats et des lycées, de l’orientation (aggravations d’un tri social en marche) et les attaques contre les fonctionnaires (entre autres : suppressions de postes, menaces sur les statuts et la pérennité des services, augmentation de la précarité via notamment le projet CAP2022) ; la souffrance au travail augmente et, dans ce cadre, la possibilité du droit à la mobilité choisie doit devenir une réalité pour toutes et tous les collègues.

La baisse continue des postes aux concours, traduction d’une logique budgétaire qui prime sur l’intérêt des élèves et des personnels, ne peut qu’inquiéter nos collègues quant aux capacités futures de « mobilité » ; le président lui-même annonce l’accroissement du recours aux personnels précaires déjà en plein développement.

Or, malgré à la hausse du nombre d’élèves attendu-es pour la rentrée 2019 et l’hémorragie de 80 000 postes connue lors des précédentes mandatures, le gouvernement supprime de nouveau 2600 postes. Pour faire face aux besoins, il augmente la précarité notamment par le recours aux AED pour des fonctions d’enseignements. Pour SUD éducation, c’est l’inverse qu’il faudrait faire, c’est-à-dire créer les postes de titulaires dont nous avons besoin et non boucher les trous par la multiplication des travailleurs et travailleuses précaires.

SUD éducation constate que la logique d’austérité s’accroît. Elle dégradera les conditions d’apprentissages des élèves et les conditions de travail des personnels. Cette austérité s’accompagne, bien sûr, de mesures qui poursuivent le travail de sape de démantèlement du service public d’éducation pour faire plus de place au marché et aux intérêts privés (dernier exemple en date, le financement étendu des écoles privées prévu par la loi dite de « l’école dite de la confiance ». Le parallèle se fait aisément avec les autres services publics démantelés tels La poste ou la SNCF.

Or, si SUD éducation défend un service public d’éducation profondément transformé il revendique des garanties sur sa pérennité. Les garanties attachées à ses personnels y sont liées, notamment le droit à la mobilité choisie, composante essentielle des conditions de travail.

La fédération SUD Éducation défend et revendique toujours l’idée et le principe d’un droit à la mobilité choisie et volontaire pour tous les personnels, dans le cadre d’un mouvement national aux règles transparentes et identiques pour toutes et tous. Dans ce cadre elle s’oppose à la destruction programmée du paritarisme.

Depuis plusieurs années, dans environ 2/3 des disciplines et dans presque toutes les académies « attractives », les barres d’entrée ont fortement augmenté. Il est de fait difficile d’obtenir une mutation lorsqu’on ne fait pas partie d’une cellule familiale normée, par exemple pour un-e collègue célibataire sans enfant.

Cette année, la note de service mouvement a mis en place d’importantes modifications dans le cadre du barème. Les bonifications familiales, attribuées notamment pour le rapprochement de conjoint (RC), malgré leur baisse, déséquilibrent encore le mouvement : la bonification de 100 points pour « non-limitrophie » qui s’ajoute « Rapprochement de Conjoint-e », nous parait trop importante d’autant que le motif « rapprochement de conjoint » est l’un des motifs occasionnant le plus de demandes de mutations (30,7 % des vœux de ce mouvement sont bonifiés par une bonification familiale). On note que 91 % des collègues ayant une bonification familiale obtiennent leur mutation, contre 59 % pour l’ensemble des participant-es.

Les grand-es perdant-es des changements des règles de barème cette année sont les stagiaires. Leur bonification est en effet passée de 50 à 10 points. Les stagiaires semblent pour certain-es avoir abandonné l’idée de jouer leur bonification ; en effet seulement 45 % l’utilisent.
Nous craignons que ce changement détériore encore plus l’entrée dans le métier des collègues néotitulaires, souvent très jeunes. Par ailleurs, il nous semble inacceptable que les ancien-nes collègues stagiaires qui avaient conservé le bénéfice de cette bonification à 50 points pour une future mutation la voient passer à 10 points : cette illustration de la brutalité dont est capable la machine administrative ne peut qu’entraîner une défiance accrue vis-à-vis de l’administration.

La fédération SUD éducation a de multiples fois alerté le ministère sur des distorsions mais il n’en a pas tenu compte.

Pour SUD éducation, des mesures simples dans le cadre du mouvement sont à prendre pour faciliter l’accès au droit à la mobilité ; par exemple :
• revenir sur le nombre trop élevé de postes spécifiques et de postes « réservés », qui remet en cause le caractère égalitaire et transparent du mouvement et retire chaque année un nombre important de possibilités de mutation pour les collègues (à l’inter et à l’intra) ;
• supprimer les bonifications spécifiques pour les agrégé-es ;
• veiller à l’équité de traitement entre académies pour certaines bonifications (ex. : TZR entrant-es, priorités médicales, privilèges « agrégé-es », etc.).
• mettre en place une réelle réflexion quant aux capacités d’accueil ou calibrage des académies par discipline.

Dans ce contexte SUD éducation revendique :

• le retour à une formation pour les stagiaires, avec un tiers maximum de temps de service devant élèves ;

• l’abrogation de la masterisation et de toutes les contre-réformes imposées dans l’enseignement général, technologique et professionnel par les précédents et l’actuel gouvernements ;

• la baisse des effectifs par classe à tous les niveaux pour améliorer les conditions de travail et d’étude ;

• une vraie politique d’éducation prioritaire qui ne se restreigne pas à un nombre extrêmement réduit d’établissements et qui permette de créer des postes et d’améliorer les conditions de travail et d’études en généralisant les décharges de services réelles ;

• la création de postes statutaires à hauteur des besoins, l’arrêt du recrutement de précaires et la titularisation sans condition de tous les personnels précaires en exercice ;

• une baisse significative du temps de travail qui serait un outil de création de postes et donc de fluidité du mouvement. Toute charge de travail supplémentaire doit donc se traduire non par l’attribution d’une prime mais par une diminution du temps de travail contrairement à ce qui est prévu dans les nouveaux statuts des enseignant-es du second degré ;

• l’augmentation générale des salaires et la réduction des écarts de rémunération pour aller vers un salaire unique.

Le choix de l’austérité budgétaire pour les salarié-es et les services publics, les réductions de droits conduisant inéluctablement au développement du précariat, le tout quand bien même les cadeaux aux patrons et actionnaires continuent, font de la loi dite « école de la confiance » une funeste tromperie communicationnelle. Les contestations sociales durent et se développent. La colère sociale que nous vivons depuis plus de trois mois est assez inédite par sa force et sa durée. Elle porte principalement des exigences de justice sociale, environnementale et fiscale dans un contexte où les inégalités et l’accaparement des richesses par quelques un-es deviennent tout simplement insupportable à une large majorité de la population.

Cette colère est juste face à une violence sociale qui plonge beaucoup dans une immense précarité. Elle est juste face à un débat confisqué depuis de trop nombreuses années par les néolibéraux-les de toutes chapelles. La réponse ne peut pas être la violence des forces de maintien de l’ordre qui a déjà fait de trop nombreux mutilé-es et blessé-es. La réponse ne peut pas être non plus de tenter de noyer le poisson dans un faux débat qui pose en postulat de ne rien changer à l’ordre économique actuel. La réponse n’est pas plus dans le rejet de l’autre, le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’exclusion.

Contre ces attaques et les dominations qu’elles perpétuent, la réponse de la fédération SUD éducation est d’opposer la solidarité au chacun pour soi et d’appeler l’ensemble des personnels à se mobiliser de la maternelle à l’université, dans une dynamique de convergence. Elle appelle à participer à la journée de grève et de manifestation du 8 mars, soutient toutes les mobilisations à venir dans l’éducation, notamment la grève scolaire pour le climat du 15 mars, et appelle à se mobiliser pour la défense des services publics en s’emparant de la journée intersyndicale d’action du 19 mars.

Pour terminer et revenir directement à l’ordre du jour de cette réunion, la fédération SUD Éducation dénonce une nouvelle fois la communication, par le ministère d’un projet de mutations en amont des CAPN / FPMN, au mépris des représentant-es des personnels et surtout des collègues ayant demandé une mutation.

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 16:19
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Violence policière, arsenal judiciaire et répressif… SUD éducation s’inquiète fortement de la tournure autoritariste que prend le gouvernement à l’égard des manifestant-e-s, comme à l’encontre des fonctionnaires qui contestent son action.

Loi Blanquer : une tentative de museler les personnels

L’article 1 du projet de loi Blanquer vise à museler les enseignant-e-s sur les réseaux sociaux. Le ministre Blanquer a manifestement un problème avec la liberté d’opinion des fonctionnaires et son corollaire, leur liberté d’expression. L’exemple de l’enseignante de Dijon qui s’est exprimée sur tweeter en est une parfaite illustration. Il a ainsi introduit dans l’article 1 du projet de loi « Pour une école de la confiance » un article qu’il comptait utiliser pour museler les enseignant-e-s, bien que cet article n’ait aucune valeur légale. SUD éducation rappelle que les personnels qui n’ont pas de responsabilité hiérarchique ne sont pas soumis au devoir de réserve. La liberté d’expression des fonctionnaires est un droit : SUD éducation appelle les personnels à le faire vivre.

Répression policière en manifestation

SUD éducation s’inquiète de la répression qui ne cesse de s’abattre et de croître sur les lycéen-ne-s, syndiqués et gilets jaunes. Nous condamnons fermement l’utilisation des armes qui mutilent comme le LBD 40 et les grenades d’encerclement et revendiquons leur suppression immédiate. En décembre, les images des 151 lycéen-ne-s de Mantes-la-Jolie agenouillé-e-s ont choqué mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg des violences policières contre les lycéen-ne-s. En février , Louis Boyard, président de l’UNL, qui participait à la manifestation en soutien aux mutilé-e-s et aux blessé-e-s, a été blessé.

Criminalisation du mouvement social

Outre les violences policières, le gouvernement utilise l’arsenal judiciaire et répressif pour criminaliser le mouvement social. Parmi de nombreux exemples, des syndicalistes SUD et Solidaires sont concerné-e-s. Par exemple, en janvier, un syndicaliste de SUD éducation dans le Finistère est en garde à vue pour sa participation aux manifestations Gilets jaunes : le mouvement social est criminalisé ! On lui reproche “l’organisation d’une manifestation interdite” et “une entrave à la circulation” dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes.

Aujourd’hui, le gouvernement va toujours plus loin en proposant un projet de loi dit “anti-casseurs”. 
Il souhaite soumettre le droit de manifester à une autorisation préalable, contrôler l’accès aux manifestations et procéder au fichage systématique des manifestant-e-s, hors contrôle judiciaire. En procédant ainsi, le pouvoir ne se cache pas de porter atteinte à la liberté de manifester.

SUD éducation dénonce fermement la violence de la répression policière qui provoque des dommages irréversibles (éborgnement, diminution de l’acuité visuelle, surdité, diminution de l’acuité auditive, amputations, etc.)

SUD éducation exige l’arrêt immédiat de cette politique et de ces répressions judiciaires et policières qui pèseront lourdement notamment dans les parcours des lycéen-ne-s.

SUD éducation dénonce la pénalisation de la participation à un rassemblement.

Le gouvernement doit cesser immédiatement d’attaquer et d’agresser les manifestant-e-s. Le droit d’expression, de réunion et de mobilisation doit être garanti à tous et à toutes.

SUD éducation revendique :
le retrait du projet de loi « anti-manifestation » ; 
- l’abandon des poursuites à l’encontre des victimes de la répression policière et leur indemnisation ; 
- l’interdiction des armes mutilantes (LBD 40, grenades de désencerclement...) ; 
- l’arrêt et la fin de l’impunité des violences policières .

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 23:54

SUD éducation a été reçue avec les autres organisations syndicales par les ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche mercredi 20 février au sujet de la formation initiale des enseignant-e-s. La question du concours a été au coeur des discussions.

La seule annonce précise concerne le positionnement du concours et sa date de mise en œuvre :

le concours d’admission aux corps enseignants aura lieu en M2

le nouveau concours entrera en vigueur en mars 2022, la formation y conduisant étant mise en place à partir de 2020

Concernant la nature du concours, le ministre et les rapporteurs ont évoqué plusieurs possibilités : dissociation ou regroupement des épreuves d’admissibilité et d’admission, progressivité de la validation sur la durée du M2… Des garanties ont été données concernant le fait que le concours restera accessible aux titulaires d’un M2 quel qu’il soit. Mais dans ce cadre, la DGRH a évoqué la possibilité d’un concours à options permettant de prendre en compte la diversité des parcours antérieurs, académiques mais aussi professionnels.

Statuts : aucune réponse du ministère

SUD éducation a posé, sans réponse, la question du statut, de la charge d’enseignement éventuelle et de la rémunération des étudiant-e-s. Faute de réponse, notre analyse est toujours que le passage du concours en M2 au lieu du M1 a pour objectif avant tout d’économiser une année de rémunération comme fonctionnaires stagiaires.

SUD éducation a soulevé la question de la remise en cause du concours comme porte d’entrée dans les corps de la fonction publique. La DGRH a répondu qu’il n’en était pas question. Cependant, ce n’est aucunement une garantie du maintien des droits afférents au statut de la fonction publique, celui-ci étant remis en cause par ailleurs actuellement dans le cadre de Cap 2022 et du tout récent projet de loi « transformation de la fonction publique ».

Ce nouveau recul de la place du concours approfondit encore le processus de mastérisation et son corollaire, un recrutement plus élitiste du corps enseignant, le tout sans perspective d’augmentation de salaire, et sans amélioration de la formation.

SUD éducation revendique l’abandon de ce projet délétère. SUD éducation a toujours combattu la mastérisation et revendique toujours un concours au niveau licence suivi de deux années de formation sous statut de fonctionnaire stagiaire validées par l’obtention du master.

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 23:52

Dans plusieurs pays européens, en Australie ou encore aux États-Unis, les manifestations rassemblent chaque semaine des milliers de jeunes depuis décembre. En s’inscrivant dans les pas de Greta Thunberg, la jeunesse appelle « à la grève, à manifester et à désobéir » sous le #FridaysForFuture.

La lutte contre le dérèglement climatique ne peut plus attendre !

Greta Thunberg, lycéenne suédoise de 15 ans fait grève tous les vendredis devant le parlement pour demander la justice climatique et sociale depuis septembre 2018. La mobilisation a démarré en France le 15 février devant le ministère de la Transition écologique.

En tant que syndicat de transformation sociale et écologique, Sud éducation revendique une transition écologique fondée sur un juste partage des richesses et des ressources afin de garantir une vie digne pour tou-te-s.

SUD éducation revendique des moyens afin d’améliorer les conditions de travail de tous les personnels, la qualité d’accueil de nos élèves, et de répondre à l’urgence climatique :

Réalisations de bilan énergétique et plan d’isolation des bâtiments, programme concerté de réduction énergétique et de la consommation en eau, des outils pour mettre en place le recyclage, renforcement des filières locales et bio dans la restauration scolaire.

SUD éducation ne se contente pas d’injonctions au changement des comportements individuels et demande :

Des recrutements de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degré afin de limiter les déplacements.

La prise en compte des risques environnementaux par les CHS et notamment une véritable campagne de désamiantage dans le cadre de l’application du Plan amiante relancé en 2016. Étude de l’impact du capitalisme et des structures sociales sur l’environnement dans les programmes scolaires.

-La fédération SUD éducation a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels de la maternelle à l’Université pour le 15 mars 2019.

-La fédération SUD éducation soutient l’appel des enseignant-e-s pour le climat.

-Participons à la grève avec la jeunesse à la grève du 15 mars 2019. Mobilisons-nous le 16 mars lors de la marche mondiale pour la justice sociale et climatique !

 

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 23:50

Le projet d’école de Blanquer est cohérent. Les réformes du tri social s’empilent : la réforme du lycée général et technologique, la réforme du baccalauréat, la réforme du lycée professionnel et la parcoursup ont pour objectif d’assigner aux élèves une place au marché du travail dès le plus jeune âge.

Cette logique libérale s’articule avec une logique réactionnaire : surenchère sécuritaire à l’oeuvre dans les établissements au moins depuis le #pasdevague, restriction de la liberté d’expression des enseignant-e-s et de leur liberté pédagogique. Aujourd’hui, la loi Blanquer vient confirmer la cohérence de ce projet libéral et réactionnaire.

Pour combattre efficacement ces réformes, il convient bien sûr de mobiliser dans son secteur, sur son lieu de travail. Mais il faut aussi les saisir dans leur cohérence, dans l’objectif de construire un rapport de force de l’ensemble des personnels de l’éducation nationale avec le gouvernement.

SUD éducation appelle à combattre frontalement la loi Blanquer, un révélateur du projet d’école du ministre. Avec les autres réformes, l’ensemble forme un faisceau d’attaques libérales et réactionnaires !

Lycées, baccalauréat : des réformes à l’épreuve de leur mise en œuvre

Derrière la promotion du choix des élèves (prétendument libres de choisir leurs spécialités), la réforme du baccalauréat général et technologique organise concrètement la mise en concurrence des établissements, des territoires et des individus. L’objectif majeur de cette réforme est de réduire drastiquement le nombre de postes, afin de remplir les classes au maximum. Cette réforme favorise les milieux sociaux les plus aisés, car l’orientation dans le supérieur dépendra du choix des enseignements en lycées, et donc du lycée d’où proviennent les élèves. Dans la voie pro, le même mouvement est à l’œuvre. Plus de 2500 suppressions de postes sont prévues, à travers une réduction massive des horaires disciplinaires. Il s’agit de créer des « familles de métiers » qui n’entretiennent parfois qu‘un rapport très ténu entre eux, et de réduire la part de l’enseignement général. L’objectif est de casser le lycée professionnel pour favoriser l’apprentissage.

Surenchère sécuritaire : une récupération délétère du mouvement #pasdevague

Face à l’ampleur du mouvement #pasdevagues, Blanquer a choisi d’instrumentaliser le mouvement plutôt que de rendre des comptes sur la diminution du nombre d’adultes dans les écoles et les établissements consécutives aux suppressions de postes. Il a ainsi pu donner libre cours à la surenchère sécuritaire dans l’Éducation nationale. Proposition de faire entrer la police dans les établissements, gendarmes nommés chef d’établissement, stages commandos pour les personnels de direction, nomination d’une colonelle à la DGESCO : le ministre ne lésine pas sur les déclarations d’intention militaristes. Le service national universel en caserne avec lever au drapeau en est une autre forme. La seule réponse que connaît ce ministre est répressive, avec l’annonce de l’ouverture de 20 centres éducatifs fermés en plus des 52 déjà existants.

Suppressions de postes, DHG : objectif destruction des services publics

Le nombre de postes ouverts aux concours depuis que Blanquer est au ministère a fondu. Plus de 2000 suppressions de postes sont annoncées dans le 2nd degré à la rentrée prochaine. Le 1er degré n’est pas en reste : il manque des milliers de postes pour pourvoir les CP et CE1 dédoublés. Pour compenser, le ministre organise la dégradation des conditions de travail des personnels, en s’apprêtant à imposer une seconde HSA et en supprimant les moyens de remplacements. Les effectifs grimpent dans les classes des écoles qui comptent désormais souvent 25 élèves ou plus. Les dotations horaires attribuées aux établissements anticipent les futures suppressions de postes et la relégation territoriale : fermetures de classes et regroupement d’écoles s’accélèrent, tandis que les établissements ruraux ou de banlieue subissent de plein fouet l’idéologie du tri social. Les collègues subissent mesures de carte scolaire et services partagés. Personnels épuisés, postes supprimés : la recette de la dégradation du service public est toute trouvée.

Mise au pas des prof-fe-s des écoles : directions d’école, évaluations, lecture

En bon réactionnaire, le ministre ressort des placards un vieux projet naphtaliné : la fin des chargé-e-s de direction. Il rêve de les remplacer par des personnels recrutés sur concours, qui deviendraient autant de supérieur-e-s hiérarchiques à même d’imposer sur le terrain le discours ministériel. La mise au pas pas chez Blanquer est idéologique : il s’agit d’imposer des conceptions rétrogrades en matière de pédagogie. Avec autoritarisme, le ministère essaie d’obliger les personnels à faire passer des évaluations nationales conçues pour abonder dans le sens de son discours réactionnaire. Ces évaluations placent délibérément les élèves en situation d’échec. Refusant d’admettre que lire, c’est comprendre, le ministre entend restreindre la liberté pédagogique des enseignant-e-s au profit d’une méthode unique de lecture pour laquelle il met les grands moyens : animations pédagogiques obligatoires, circulaires ministérielles sur l’apprentissage de la lecture, partenariats douteux avec des officines comme « Agir pour l’école ». La reprise en main est à l’ordre du jour.

Le tri social à l’œuvre à l’université

Le ministère accélère le calendrier de Parcoursup pour coller à la réforme du bac et des lycées. Plus encore que l’an dernier, la machine de tri social s’apprête à tourner à plein régime. Dans un même mouvement, le ministère essaie de faire augmenter drastiquement les frais d’inscriptions des étudiant-e-s extracommunautaires. Cette tentative xénophobe et raciste est le prélude à une augmentation massive et généralisée des frais d’inscription et la fin du service public de l’enseignement supérieur accessible au plus grand nombre.

La loi Blanquer, c’est :

-un cadeau au privé avec l’obligation de scolarisation dès 3 ans

-l’instauration au pas de charge de l’école du socle

-une surenchère réactionnaire (drapeau dans les classes, Marseillaise)

-les principaux-ales de collège supérieur-e-s hiérarchiques des prof-fe-s des écoles

-une attaque contre la formation initiale

Revendications

- L’abrogation de la réforme du lycée et du bac

- L’abrogation de la réforme de la voie professionnelle

- Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves

- Une réduction des effectifs par classe en lycée (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national

- Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques,artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices

- L’abandon du SNU et du service civique

- L’abandon du projet d’imposer une deuxième HSA dans le second degré

- L’abandon de la réforme des directions d’école

- Dans les écoles, un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles et non à des individu-e-s directeurs ou directrices. Une gestion collective des charges permettrait une prise en charge collégiale et/ou avec partage des tâches.

- Le respect de la liberté pédagogique des enseignant-e-s.

- La prise en main par les personnels eux-mêmes de leur formation pédagogique.

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 08:59

Vendredi dernier, une poignée de député-e-s ont adopté le projet de loi Blanquer avec de nombreux amendements qui aggravent les dispositions du texte.

Le projet de loi Blanquer, qui doit désormais être présenté au Sénat, prévoit entre autres :

  • un article 1 qui constitue une manœuvre d’intimidation à l’égard des personnels ;

  • des établissements publics des savoirs fondamentaux, c’est-à-dire le regroupement des écoles d’un bassin géographique autour d’un collège. Il est à prévoir, à brève échéance, des suppressions de postes, voire des fermetures d’écoles. Dans l’immédiat, cela signifie l’instauration d’un échelon bureaucratique de plus, et une dégradation des conditions de travail des personnels ;

  • la scolarisation obligatoire à trois ans, cheval de Troie de Blanquer pour rémunérer à hauteur de dizaines de millions d’euros les écoles maternelles privées ;

  • une surenchère nationaliste et réactionnaire, avec notamment l’affichage de reproductions de drapeaux tricolores dans toutes les salles de classe ;

  • la reprise en main autoritaire de la formation des maîtres ;

  • le recrutement d’assistant-e-s d’éducations pour enseigner, sans statut de fonctionnaire.

Ce projet d’école libéral et réactionnaire est imposé avec un autoritarisme hallucinant. Le passage en force malgré les avis contraires des instances représentatives montre en réalité un mépris avéré pour les personnels. Il s’inscrit dans la continuité des lois qui l’ont précédé : cadeaux au privé, symbolique ronflante, attaque sur les statuts des personnels. Ce projet de loi est en cohérence avec ce que le gouvernement désire imposer à l’ensemble des services publics : une conception managériale, la privatisation, la fin de la fonction publique.


 


 

Ne nous laissons pas faire ! SUD éducation appelle les personnels à se mobiliser pour le retrait du projet de loi, ainsi que pour l’abrogation de l’ensemble des réformes Blanquer.

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 19:00

Lettre au ministre de l’éducation nationale

A Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale

Monsieur le Ministre,

Le projet de note de service mobilité des enseignant-es du 1er degré a été présenté lors de groupe de travail les 8 et 18 octobre. Réunions au cours desquelles les organisations syndicales ont fait part de leur désaccord sur les orientations poursuivies par votre ministère concernant le mouvement intradépartemental.

La première de ces orientations c’est un mouvement en une seule phase : une seule saisie de vœux, une seule opération d’affectation et éventuellement, à la marge, des affectations complémentaires. Penser que cela peut fonctionner est le signe d’une méconnaissance complète du 1er degré. De nombreux départements, qui en 2008 avaient suivi les instructions de la note de service en organisant une seule phase de mouvement, sont depuis revenus à un mouvement en plusieurs phases en raison des difficultés de mise en œuvre et de la grande insatisfaction des enseignant-es.

La seconde orientation, liée à la première, c’est l’affectation à titre définitif. Si vous êtes revenu sur l’affectation à titre définitif de tous les collègues (hors détention de titre), cette orientation n’a pas disparu. L’obligation de saisir des vœux « larges » pour les enseignant-es sans poste devant participer au mouvement va engendrer, mécontentement, insatisfaction voire souffrance au travail pour celles et ceux qui pourraient ainsi se retrouver « prisonniers » pendant plusieurs années d’un poste obtenu sur un vœux large forcé.

De plus nous contestons la double peine des enseignant-es ayant subi une fermeture de classe, qui en plus de la perte de leur affectation, pourraient être nommés à titre définitif à partir d’un vœux large forcé sans maintien des points de priorité pour participer au mouvement de l’année suivante et obtenir une affectation choisie.

La création en nombre de postes de titulaires de secteur, pour toujours plus d’affectation à titre définitif, ne doit pas se faire au détriment des enseignant-es. Nous nous opposons à la mise en place de coquilles vides rattachées à une circonscription dont les enseignant-es ne connaîtraient la composition pour l’année à venir qu’après y avoir été affecté. Les postes de titulaire de secteur doivent correspondre à des postes fractionnés définis et être rattachés à une école.

A ces orientations, les organisations syndicales SNUipp-FSU, SE-UNSA, SNUDI-FO, CGT Educ’action et SUD Éducation opposent :

Le maintien, de façon claire et explicite dans la note de service, de l’AGS comme élément essentiel du barème pour tous les postes

Nous renouvelons notre demande que les notes de service soient, en tout état de cause, étudiées dans le cadre des CAPD . Si le CTSD devait être consulté cela ne pourrait être que sur les éléments de barème.

Le maintien de l’affectation uniquement sur des postes précis et non sur des postes zones géographiques, formulation ambiguë qui doit être retirée de la note de service,

La suppression des postes profilés au profit de postes à exigences particulières,

Le maintien de la seconde phase du mouvement dans les départements où elle existait et leur rétablissement dans les autres,

Le respect du caractère non obligatoire des vœux géographiques,

L’affectation à titre provisoire des collègues actuellement sans poste à titre définitif et qui n’obtiendraient aucun poste précisément demandé au mouvement,

L’augmentation du nombre de vœux.

De plus pour les organisations syndicales signataires, les mesures que vous proposez vont encore dégrader les conditions de travail des personnels administratifs. Personnels qui ont appris la suppression de 400 postes après avoir déjà subi de nombreuses suppressions de postes et de restructuration.

Sans réponse positive de votre part sur ces revendications, les organisations syndicales SNUipp-FSU, SE-UNSA, SNUDI-FO, CGT Educ’action et SUD Éducation prendront alors toutes leurs responsabilités pour mobiliser les personnels.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre l’expression de notre parfaite considération.

Francette Popineau co-secrétaire générale SNUipp-FSU

Norbert Trichard secrétaire général SNUDI-FO

Fatna Seghrouchni, co-secrétaire fédérale SUD Éducation

Crochet Stéphane secrétaire général le SE-Unsa

Patrick Désiré secrétaire général CGT Educ’Action

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Published by SUD 61
17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 18:55

Les députés ont adopté aujourd’hui (15 février) un amendement au projet de loi Blanquer qui prévoit la constitution d’"écoles du socle". L’amendement, adopté avec l’approbation du gouvernement, prévoit le regroupement des écoles autour d’un collège dans un bassin géographique. Les enseignant-e-s de ces écoles seront placé-e-s sous l’autorité du personnel de direction, flanqué d’un adjoint en charge des écoles.

Ce projet aura des conséquences graves pour le service public d’éducation et les personnels.

Jusqu’ici, quel que soit le rôle que l’administration voulait leur donner, les personnels chargés de direction d’écoles demeuraient des collègues ; ils et elles participaient à égalité à l’élaboration des décisions collectives dans l’école. Ce ne sera plus le cas avec la mise en place de cette hiérarchie intermédiaire qui constituera un échelon bureaucratique de plus, éloigné des lieux de travail des personnels et ne partageant pas leur quotidien.

Pour les élèves et leur famille, ce sont des suppressions de postes massives à prévoir, qui aboutiront à des fermetures d’écoles en nombre, en particulier des écoles rurales.

Ce projet de loi se révèle pour ce qu’il est : une entreprise de destruction du service public d’éducation et de mise au pas des personnels. SUD éducation, qui dénonce ce texte depuis sa première présentation au CSE, appelle les personnels à se mobiliser pour défendre leurs droits et le service public d’éducation.

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Published by SUD 61
14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 19:51
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

À l’heure où le débat parlementaire sur la loi Blanquer n’est pas achevé, SUD éducation exprime son dégoût et sa grande inquiétude quant à la surenchère nauséabonde et réactionnaire à l’œuvre à l’Assemblée nationale.

Au-delà des divers aspects libéraux et autoritaires de cette loi, la fédération SUD éducation est scandalisée par l’avalanche d’amendements sexistes, racistes, LGBTQIphobes et nationalistes débattus et parfois adoptés qui en accentuent encore davantage les aspects déjà fortement réactionnaires : 
les drapeaux imposés dans chaque salle de classe. Un amendement a été adopté lundi 11 février obligeant d’avoir des drapeaux français et européen dans chaque salle de classe. SUD éducation a dénoncé immédiatement cette surenchère nationaliste et démagogique, qui a reçu l’assentiment de Blanquer.

l’uniforme pour les élèves et les professeur-e-s ? Une dizaine d’amendements ont porté sur le port de l’uniforme par les élèves. Blanquer a réaffirmé ce que l’on savait déjà : “j’ai vu les bienfaits de l’uniforme. Je continue à l’encourager”. Rappelons que SUD éducation a dénoncé toutes les expérimentations auxquelles fait référence Blanquer, à commencer par l’uniforme imposé à Provins. Allant toujours plus loin dans le ridicule, un amendement vise également à imposer aux enseignant-e-s une “tenue conforme à l’autorité que doit inspirer un enseignant”.

le débat sur l’interdiction des mères voilées lors des sorties scolaires de retour. SUD éducation avait dénoncé dès 2011 la circulaire Châtel, censuré par le Conseil d’État dès 2013, comme instrumentalisation raciste et xénophobe de la laïcité. Un amendement déposé la remet sur la table. Blanquer répond, s’opposant aux décisions de justice et à la loi : "Je me suis déjà prononcé, j’ai recommandé aux directeurs d’école de ne pas avoir de signes ostentatoires lors des sorties scolaires.”

l’obligation pour les maires de scolariser les enfants migrant-e-s évacué-e-s. Un amendement adopté donne le pouvoir aux DASEN d’imposer aux maires la scolarisation des enfants ne réglera pas les problèmes, comme si l’Éducation nationale était par essence moins raciste que certain-e-s maires : l’exemple récent de Chilly-Mazarin nous montre le contraire.

une surenchère d’amendements sexistes et LGBTQIphobes  : divers amendements ont été déposés proposant notamment de supprimer l’enseignement de l’égalité femme-homme ou même l’éducation à la sexualité. Alors que ces questions sont très insuffisamment prises en charge par l’institution et les programmes, les maigres acquis en la matières sont plus que jamais menacés.

Plutôt que de se préoccuper des revendications des enseignant-e-s, le ministre et l’Assemblée nationale préfèrent se vautrer toujours plus dans la surenchère réactionnaire. À l’opposé de ces conceptions rétrogrades et dangereuses, SUD éducation continue à revendiquer une école émancipatrice, gratuite, publique et laïque. SUD éducation a voté contre le projet de loi en Conseil supérieur de l’éducation et revendique l’abandon immédiat de ce projet de loi libéral.
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