19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 20:32

A Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale

Monsieur le Ministre,

Le projet de note de service mobilité des enseignant-es du 1er degré a été présenté lors de groupe de travail les 8 et 18 octobre. Réunions au cours desquelles les organisations syndicales ont fait part de leur désaccord sur les orientations poursuivies par votre ministère concernant le mouvement intradépartemental.

La première de ces orientations c’est un mouvement en une seule phase : une seule saisie de vœux, une seule opération d’affectation et éventuellement, à la marge, des affectations complémentaires. Penser que cela peut fonctionner est le signe d’une méconnaissance complète du 1er degré. De nombreux départements, qui en 2008 avaient suivi les instructions de la note de service en organisant une seule phase de mouvement, sont depuis revenus à un mouvement en plusieurs phases en raison des difficultés de mise en œuvre et de la grande insatisfaction des enseignant-es.

La seconde orientation, liée à la première, c’est l’affectation à titre définitif. Si vous êtes revenu sur l’affectation à titre définitif de tous les collègues (hors détention de titre), cette orientation n’a pas disparu. L’obligation de saisir des vœux « larges » pour les enseignant-es sans poste devant participer au mouvement va engendrer, mécontentement, insatisfaction voire souffrance au travail pour celles et ceux qui pourraient ainsi se retrouver « prisonniers » pendant plusieurs années d’un poste obtenu sur un vœux large forcé.

De plus nous contestons la double peine des enseignant-es ayant subi une fermeture de classe, qui en plus de la perte de leur affectation, pourraient être nommés à titre définitif à partir d’un vœux large forcé sans maintien des points de priorité pour participer au mouvement de l’année suivante et obtenir une affectation choisie. 
La création en nombre de postes de titulaires de secteur, pour toujours plus d’affectation à titre définitif, ne doit pas se faire au détriment des enseignant-es. Nous nous opposons à la mise en place de coquilles vides rattachées à une circonscription dont les enseignant-es ne connaitraient la composition pour l’année à venir qu’après y avoir été affecté. Les postes de titulaire de secteur doivent correspondre à des postes fractionnés définis et être rattachés à une école.

A ces orientations, les organisations syndicales SNUipp-FSU, SE-UNSA, SNUDI-FO, CGT Educ’action et SUD Éducation opposent :

  • Le maintien, de façon claire et explicite dans la note de service, de l’AGS comme élément essentiel du barème pour tous les postes
  • Nous renouvelons notre demande que les notes de service soient, en tout état de cause, étudiées dans le cadre des CAPD . Si le CTSD devait être consulté cela ne pourrait être que sur les éléments de barème. 
  • Le maintien de l’affectation uniquement sur des postes précis et non sur des postes zones géographiques, formulation ambiguë qui doit être retirée de la note de service,
  • La suppression des postes profilés au profit de postes à exigences particulières,
  • Le maintien de la seconde phase du mouvement dans les départements où elle existait et leur rétablissement dans les autres,
  • Le respect du caractère non obligatoire des vœux géographiques,
  • L’affectation à titre provisoire des collègues actuellement sans poste à titre définitif et qui n’obtiendraient aucun poste précisément demandé au mouvement,
  • L’augmentation du nombre de vœux.

De plus pour les organisations syndicales signataires, les mesures que vous proposez vont encore dégrader les conditions de travail des personnels administratifs. Personnels qui ont appris la suppression de 400 postes après avoir déjà subi de nombreuses suppressions de postes et de restructuration.

Sans réponse positive de votre part sur ces revendications, les organisations syndicales SNUipp-FSU, SE-UNSA, SNUDI-FO, CGT Educ’action et SUD Éducation prendront alors toutes leurs responsabilités pour mobiliser les personnels.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre l’expression de notre parfaite considération.

Fran cette Popineau co-secrétaire générale SNUipp-FSU
Norbert Trichard secrétaire général SNUDI-FO
Fatna Seghrouchni, co-secrétaire fédérale SUD Éducation 
Crochet Stéphane secrétaire général le SE-Unsa
Patrick Désiré secrétaire général CGT Educ’Action

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 13:48

Dans cette CAPA nous devons réviser les appréciations finales émises dans le cadre du PPCR.

 

Certains et certaines de nos collègues demandent la révision de leur appréciation : ils et elles sont consternées d’avoir découvert l’évaluation injuste voire dégradante de leur travail et de leur investissement dans l’exercice de leur métier.

Un exemple parmi d’autres : un collègue compilant 10 avis « Excellent » et un avis « Très satisfaisant » se voit attribuer un « Très Satisfaisant » final. À la lecture des commentaires de son IPR et de son chef d’établissement, la question est : que faut-il faire de plus pour émerveiller le recteur ?

Et quand l’institution demanda au collègue pré-cité de prendre en charge un stagiaire, quelle fut sa réponse, à votre avis ? Trop mauvais pour être reconnu excellent, mais toutefois assez bon quand l’administration a besoin de ses talents.

Cette non-reconnaissance des efforts réalisés, le gel des appréciations pour le restant de la carrière, des quotas d’accès aux grades supérieurs, tout ceci génère de l’injustice, donc de la colère, amertume et rancoeur envers un système méprisant car incapable d’estimer à leur juste valeur les personnels qu’il emploie. C’est la preuve de l’ingérence maltraitante des chef-fes dans ce domaine de notation.

 

Pour aller plus loin dans la démocratie participative et dans l’écoute des personnels de base, c’est une préoccupation très actuelle, nous enseignants et enseignantes pourrions aussi noter nos supérieur-es :

un DRH, qui malmène insensément un représentant des personnels, récoltera-t-il une appréciation digne de son haut rang hiérarchique ?

 

Le système actuel est pire que l’ancien, car soclé sur des compétences subjectives. Nous en avions dénoncé les dérives négatives, elles sont hélas manifestes.

 

À SUD Éducation nous sommes toujours opposé-es à la rémunération et à l’avancement au mérite, nous revendiquons encore et toujours :

que la progression des carrières soit déconnectée de tout jugement hiérarchique,

l’amélioration de nos pratiques professionnelles soit basée sur la coopération et le travail en équipes.

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 10:00
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Les organisations syndicales, dont SUD éducation, ont écrit au ministre de l’Éducation nationale pour revendiquer la fin des évaluations imposées aux élèves et aux enseignante-e-s. Le ministre Blanquer a daigné y répondre par un courrier en date du 14 janvier.

Dans ce courrier, le ministre montre une fois de plus son mépris à l’égard des enseignant-e-s en rappelant que des « chercheurs de haut niveau » ont élaboré ou produit des évaluations « destinées à identifier avec précisions les forces et les faiblesses de chacun des élèves »… Le ministre s’appuie sur « l’engagement de scientifiques éminents » pour légitimer l’utilité de ces évaluations : loin de nous rassurer, cet argument supplémentaire affiche une fois de plus le mépris du ministre qui considère les enseignant-e-s comme de simples exécutants. Loin de valoriser la profession, le ministre avec ses références élitistes place l’enseignant comme un simple subalterne. Par ailleurs, le ministre utilise la recherche quand cela l’arrange pour conforter sa vision libérale et réactionnaire de l’école.

Blanquer se vante des 19 000 réponses d’enseignant-e-s apportées à la parodie de concertation organisée par le ministère après la première salve d’évaluation. Il avoue donc que plus de 300 000 enseignant-e-s, sur les 334 700 que compte le premier degré, n’ont même pas daigné perdre leur temps avec ce questionnaire aussi inutile que ces évaluations. Mais le ministre s’appuie tout de même sur les résultats de cette enquête pour se satisfaire de résultats médiocres : “le degré d’estimation de pertinence en CP est de 67 % pour le français et de 63 % en mathématiques”

Nous ne sommes ni dupes, ni encore moins convaincus, par cette rhétorique malhonnête.

Pour une école égalitaire et émancipatrice, dans l’intérêt des élèves comme dans celui des personnels, SUD éducation revendique :
- la suppression des évaluations ;
- la baisse des effectifs en cours ;
- la création de postes supplémentaires.

SUD éducation propose plus que jamais des moyens d’action pour lutter contre ces évaluations :
- le boycott des évaluations
- la non remontée des résultats
- la signature d’une pétition, disponible sur notre site internet www.sudeducation.org

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 08:21

 

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 18:22

Tract d’appel à la grève de la fédération SUD éducation

La préparation de la rentrée 2019 commence maintenant. Au menu : 3 550 suppressions de postes et mise en œuvre des contre-réformes. L’heure est à la mobilisation.

Suppressions de postes

SUD éducation a voté contre les réformes du Lycée général et technologique (LGT), du Lycée professionnel (LP) et du Bac en Conseil supérieur de l’éducation. Et pour cause, l’un des objectifs principaux de cette réforme est bien d’adapter le système éducatif aux suppressions de postes prévues par le gouvernement. Dans le LGT, la suppression de filière a bien pour conséquence de remplir au maximum les classes et donc de supprimer les postes d’enseignant-e-s. Dans le LP, la baisse des horaires disciplinaires va se traduire par une coupe de 2600 suppressions de postes.

Un projet éducatif inégalitaire

Les contre-réformes menées au pas de charge n’ont pas comme seul objectif de supprimer des postes. Elles mettent également un projet politique inégalitaire. La carte des spécialités dévoilée met en œuvre une inégalité dans l’accès à l’offre de formation. Les réformes ont également pour but d’adapter le système éducatif au marché du travail : démantèlement du lycée professionnel au profit de l’apprentissage, sélection à l’entrée à l’université avec Parcoursup.

Contre la deuxième HSA imposée

Sur les suppressions de poste prévues, 2 085 seront converties en heures supplémentaires. Pour qu’elles soient absorbées, le ministère a décidé brutalement d’imposer une deuxième heure supplémentaire aux enseignant-e-s. SUD éducation refuse cette surcharge de travail, dont nous rappelons qu’elle ne constitue pas du salaire, car elle ne contribue pas à la retraite ni à l’assurance-maladie.

Avec les stylos rouges, portons nos revendications

Les « stylos rouges », personnels de l’éducation national réunis depuis le mois de décembre principalement sur les réseaux sociaux, portent des revendications en opposition à la politique du gouvernement. SUD éducation met son outil syndical, notamment son préavis de grève reconductible, à disposition de tous les personnels s’opposant aux réformes Blanquer.

SUD éducation appelle à :

- se mobiliser le 17 janvier et à se mettre en grève partout où c’est possible

- débattre en Assemblée générale de la grève et de sa reconduction

- se mettre massivement en grève le 24 janvier

 

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 18:19

Deuxième heure supplémentaire imposée aux personnels : pour SUD éducation, c’est non !

Le ministre Blanquer a annoncé que lors du comité technique ministériel du 30 janvier prochain il soumettrait aux organisations syndicales un projet de modification des statuts des personnels enseignants du second degré.

Sur les suppressions de poste prévues, 2 085 seront converties en heures supplémentaires. Pour qu’elles soient absorbées, le ministère a ainsi décidé brutalement d’imposer une deuxième heure supplémentaire aux enseignant-e-s.

L’augmentation du nombre d’heures supplémentaires imposées, c’est :

une augmentation de la charge de travail des personnels ;

la réduction du nombre d’adultes dans les établissements par la suppression des postes ;

en aucun cas une augmentation du salaire des enseignant-e-s : les heures supplémentaires-année sont désormais défiscalisées et désocialisées. Ce n’est donc pas une augmentation du salaire, c’est la baisse des ressources pour notre assurance-santé et notre retraite.

SUD éducation revendique au contraire :

une baisse du temps de service face élève de trois heures pour les enseignant-e-s du second degré, les trois heures libérées étant consacrées au travail en équipe ;

une revalorisation conséquente de la rémunération des personnels, un début de carrière à 1700€ ;

des créations de postes à la hauteur des besoins pour un service public de qualité avec une baisse des effectifs par classe.

Face à ces attaques répétées contre les statuts des enseignant-e-s qui dégradent le service public, SUD éducation appelle les personnels à se mobiliser dans les établissements à partir du 17 janvier et à la grève le 24 janvier 2019.

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 18:08

Les évaluations nationales imposées aux enseignant-e-s ont été un fiasco : des tests standardisés trop complexes pour des enfants à l’entrée en CP ; des tests qui comportent des stéréotypes sexistes ; des problèmes techniques nombreux qui ont empêché les élèves d’écoles entières de passer tout ou partie des évaluations.

Ces évaluations remettent en cause les compétences professionnelles des enseignant-e-s en les considérant comme de simples exécutant-e-s. Elles constituent aussi une perte de temps et mettent les élèves en difficulté.

À l’appel des organisations syndicales et notamment de SUD éducation, de nombreux-ses enseignant-e-s ont refusé de faire passer ces évaluations. À partir de la fin du mois de janvier, le ministère imposera aux élèves de CP et aux enseignant-e-s une nouvelle série d’évaluations.

Le ministère prétend qu’il s’agit de mesurer les « progrès » des élèves depuis la rentrée scolaire.

On peut le dire à l’avance : les résultats de ces évaluations seront extrêmement positifs. Il s’agit en effet pour le ministère de se féliciter lui-même de sa politique. Le ministère prétendra que s’attaquer à la liberté pédagogique des enseignant-e-s et imposer ses vues rétrogrades sur l’enseignement est le facteur déterminant de la réussite des élèves, alors même que les évaluations de début d’année étaient faites pour mettre en échec les élèves.

Ces évaluations ne constituent en rien une aide pertinente pour enseigner mais démontrent la volonté ministérielle de mettre au pas les enseignant-e-s.

C’est pour ces raisons que la fédération SUD éducation a appelé au refus de ces évaluations.

Et ensuite : ne faisons pas remonter les résultats !

Que les équipes refusent de les faire passer ou non, ou qu’elles adaptent les modalités de passation, il est maintenant nécessaire de refuser l’uniformisation pédagogique et le contrôle permanent. Derrière un discours prétendument scientifique, le ministre entend normer les pratiques pédagogiques. Les résultats ne serviront pas aux seul-e-s élèves et à leurs enseignant-e-s, ils serviront, surtout,

en novlangue, à “accompagner et piloter”. C’est-à-dire à contrôler davantage. On voit là le lien avec les animations pédagogiques présentées comme obligatoires et centrées sur les seuls “apprentissages fondamentaux”.

De plus rien ne sera anonyme puisque le portail de saisie des résultats des élèves fonctionne avec des codes identifiants assignés aux enseignant-e-s en lien avec ONDE (ex Base élève). Cette absence de protection des données sera renforcée par le fait que le stockage des données sera effectué par la société Amazon, en

Irlande.

L’obsession de la « culture du résultat »

À l’heure où le ministère prévoit de créer une direction d’école

avec un statut hiérarchique.

Loin d’être réservées à un usage interne, ces mesures participent

au renforcement des inégalités territoriales en imposant progressivement une « culture du résultat » qui permettrait de distribuer les bons et les mauvais points aux équipes enseignantes :

• l’augmentation des postes à profil ;

• l’arbitraire et l’injustice des promotions ;

• la mise en place de la prime REP+ au mérite.

Contre cette vision managériale de l’école, SUD éducation revendique des moyens pour une école égalitaire et émancipatrice.

→ La fédération SUD éducation revendique la suppression de ces évaluations.

→ SUD éducation appelle les enseignant-e-s du 1er degré à ne pas faire passer les évaluations et le cas échéant à ne pas faire remonter les résultats. Dans les conseils d’école et d’administration, dénonçons ces évaluations. SUD éducation s’engage à défendre les collègues.

→ SUD éducation appelle à signer LA PÉTITION pour

exiger la fin des évaluations nationales : https://frama.link/evalsnats

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 14:19
Déclaration commune intersyndicale direction d'école

 

Les organisations syndicales SNUipp FSU ; SNUDI-FO ; CGT-UNSEN et SUD-éducation ont pris connaissance des récentes déclarations du ministre de l’éducation nationale annonçant une future loi pour la création d’un statut de directeur-trice d’école. Nos organisations dénoncent une nouvelle fois le fait que cette annonce soit faite dans les médias avant même que les organisations syndicales n’en soient elles-mêmes informées et que l’agenda social prévoit des discussions sur cette question en 2019. Ceci n’est pas acceptable.

Ce nouveau statut entraînerait la mise en place d’un lien de subordination entre ces nouveaux personnels de direction et leurs collègues adjoint-es, pouvant conduire à des relations managériales au sein des équipes et une nouvelle organisation administrative de l’école, ce que nous refusons.

Le Ministre de l’éducation nationale reprend aujourd’hui le vieux projet de créer un statut hiérarchique de directeur-trice à la tête d’un établissement doté d’un fonctionnement autonome que les mobilisations importantes des enseignants du premier degré, ont permis de bloquer jusqu’à aujourd’hui. : « Maîtres directeurs » de Monory en 1986 (décret retiré), expérimentation de l’article 86 de la loi Fillon de 2004 (abrogé en 2011), décret EPEP De Robien en 2006-2007 (jamais publié).

Pour les organisations syndicales SNUipp FSU ; SNUDI-FO ; CGT-UNSEN et SUD-éducation ce projet, s’il voyait le jour, conduirait à une modification en profondeur de l’école publique et à son morcellement :

  • Regroupement d’écoles autour du collège avec tutelle hiérarchique de la-du principal-e.
  • Recrutement par concours des future-es directeur-trices dans les écoles de 10 classes ou plus.
  • Fusion d’écoles pour arriver à 10 classes ou plus. 
  • Déplacement de classes élémentaires CM1 et CM2 dans le collège  

Il en résulterait :

  • une menace sur l’existence même de l’école maternelle et plus largement une perte de l’identité du 1er degré
  • une réduction du nombre d’écoles et le développement d’écoles à taille inhumaine
  • un renforcement du poids des collectivités territoriales dans le fonctionnement des écoles et des inégalités entre les écoles.
  • une remise en question de la place spécifique du conseil des maîtres et de l’ensemble des relations entre les personnels.
  • une possible remise en cause du statut des PE fonctionnaire d’Etat

Il attaquerait la place spécifique du conseil des maîtres et l’ensemble des relations entre les personnels.

Nos organisations se prononcent contre tout statut de directeur-trice et tout statut d’établissements autonomes. Elles porteront leurs revendications pour une meilleure reconnaissance de la direction d’école, passant notamment par une augmentation des décharges de service, une amélioration financière, une aide administrative pour chaque directeur et directrice avec des emplois statutaires de la Fonction publique.

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 13:06
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Les stylos rouges ont vu le jour sur Facebook le 12 décembre 2018 et comptent plus de 60 000 personnes sur leur page. Dans la continuité des gilets jaunes et du hashtag pas de vagues, les enseignant-e-s ont lancé leur mouvement en passant par les réseaux sociaux. Le mouvement prend forme et s’organise.

Il s’agit de revaloriser financièrement le métier d’enseignant en augmentant les salaires, en refusant le jour de carence, la casse des retraites etc., mais aussi d’améliorer les conditions de travail et de vie en limitant le nombre d’élèves par classe, en ayant davantage de moyens pour les élèves à besoins particuliers, en contestant les suppressions de postes, les réformes absurdes et inégalitaires comme celle du lycée, la précarité, etc.

Il s’agit aussi de répondre au mépris affiché qui ne répond aux légitimes revendications qu’en voulant museler et réprimer les salarié-e-s.

La Fédération SUD Éducation conteste également l’augmentation constante des effectifs par classe ainsi que la diminution de postes et la précarisation accrue des personnels dans l’Éducation nationale. Dans ce cadre, les conditions de travail des personnels et d’étude des élèves se dégradent sans cesse. Il est scandaleux et inacceptable que Blanquer poursuive son projet de destruction de l’école publique et égalitaire.

SUD éducation partage ces revendications et exige une baisse des effectifs par classe, la titularisation de toutes et tous les précaires, une baisse du temps de travail et une augmentation des salaires.

C’est pourquoi SUD éducation met à disposition son outil syndical (dont son préavis de grève reconductible) pour faire aboutir les revendications des personnels de l’éducation et pour atteindre une école et une société juste et solidaire.

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 13:01
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le ministre Blanquer a manifestement un problème avec la liberté d’opinion des fonctionnaires et son corollaire, leur liberté d’expression. Il a ainsi introduit dans l’article 1 de son projet de loi un article qu’il comptait utiliser pour museler les enseignant-e-s.

Dans son étude du projet de loi, le Conseil d’État rappelle que cet article n’a aucune valeur légale et qu’il serait censuré par le Conseil constitutionnel s’il était maintenu en l’état.

La tentative du ministre est donc vouée à l’échec. SUD éducation rappelle que les personnels qui n’ont pas de responsabilité hiérarchique ne sont pas soumis au devoir de réserve.

Nous rappelons qu’il est parfaitement possible pour les personnels de s’exprimer publiquement, y compris à destination des parents d’élèves sur les conditions de travail et d’enseignement ainsi que sur les réformes libérales et réactionnaires du ministre Blanquer.

La liberté d’expression des fonctionnaires est un droit : SUD éducation appelle les personnels à le faire vivre.
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