27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 17:11

Les conditions de travail dans l’Éducation nationale se dégradent. Pressions hiérarchiques, injonctions contradictoires et absurdes, bureaucratisation, suppressions de postes, hausse des effectifs… La liste est longue, les conséquences sont connues : les congés de maladie se multiplient et leur durée s’allonge, les démissions de personnels augmentent, de titulaires comme de stagiaires.
L’organisation du travail pathogène par la hiérarchie a des conséquences manifestes. La vacuité de la prise en charge des personnels en souffrance, l’absence de suivi sont à l’image de cette organisation du travail.
Pour SUD éducation, l’administration et le ministère portent directement la responsabilité de la dégradation de la santé collective des personnels de l’Éducation nationale.
Sous prétexte d’alléger les effectifs dans le premier degré, ceux du second degré n’ont jamais été aussi élevés. Est-ce ainsi que le gouvernement compte lutter contre la difficulté scolaire ? Est-ce en ajoutant des heures supplémentaires aux enseignants, en transformant les heures pleines en HSA, en précarisant l’enseignement ? Toutes ces mesures rendent difficiles les conditions de travail, le temps de concertation, obligent à enseigner dans différents établissements.
Les élèves relevant du handicap sont déconsidérés. Les effectifs en ULIS sont trop élevés dans presque tous les dispositifs. L’ouverture d’une ULIS est insuffisante. Pourquoi ne pas attribuer d’HSA aux enseignants en ULIS ? 
Par ailleurs, pourquoi opter pour des blocs de moyens provisoires, lorsqu’un temps plein avec un titulaire pourrait être mis en place ? 
La précarisation dans l’Education nationale se généralise, SUD éducation appelle les personnels à réagir et à se mettre en grève contre la dégradation des conditions d’enseignement.
 

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:31
Communiqué de SUD éducation

 

Ce jeudi 21 mars, le Ministère de l’Éducation nationale présentait au Conseil Supérieur de l’Éducation les nouveaux programmes de lycée professionnel.

Ce jeudi 21 mars, le Ministère de l’Éducation nationale présentait au Conseil Supérieur de l’Éducation les nouveaux programmes de lycée professionnel.

Plusieurs SUD éducation, le SNES-FSU, le SNUEP-FSU, le SNEP-FSU, la CGT éduc’action ont alors fait le choix de quitter la séance.
Dans ce cadre, le ministère s’est vanté d’avoir consulté les personnels. Toutefois, aujourd’hui, alors même que les organisations étaient amenées à se prononcer sur des textes régissant l’enseignement sur deux niveaux, le ministère n’a même pas été en capacité de publier les résultats de cette consultation. Cette désinvolture ministérielle relève d’un profond mépris à l’égard des personnels, et rend manifeste une communication qui ne procède que par effets d’affichages.
Pourtant, ces programmes sont lourds d’implications idéologiques : ils mettent en œuvre, en français, histoire-géographie, économie-gestion et droit les orientations libérales et réactionnaires du ministre : droit social réduit à la portion congrue, les références à l’histoire sociale et aux Lumières évacuées.

La présentation de ces programmes en CSE intervient alors que les moyens horaires attribués par le ministère aux lycées professionnels, largement fréquentés par les élèves des classes populaires, sont en forte baisse. SUD éducation dénonce le cynisme du ministre, et revendique des créations de postes à hauteur des besoins.
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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:27
Tract de SUD éducation

 

La loi relative « à l’orientation et à la réussite des étudiants » met en place la sélection à l’entrée de l’université, au mépris du droit à l’éducation. Mobilisons-nous contre cette réforme et celles qui l’accompagnent : réformes des lycées, baisse des moyens… Combattons-les par la grève, dans la rue, mais aussi dans nos établissements, pour ne pas nous faire les complices d’un tri social généralisé. Refusons des procédures qui font peser sur nous une charge de travail considérable qui ne correspond pas à nos missions, au détriment des élèves et des futur-e-s étudiant-e-s. SUD éducation appelle les personnels des lycées et des universités, individuellement et plus encore collectivement, à refuser d’appliquer la réforme.

Dans les lycées

Ce qui nous est demandé sur les « fiches avenir » :

Les professeur-e-s principaux (PP) sont supposé-e-s renseigner des « éléments d’appréciation » des élèves sur des compétences y compris extra-scolaires (« engagement citoyen »).

Le ou la chef-fe d’établissement est supposé-e donner un « avis sur la capacité à réussir » de l’élève dans les formations demandées. Il peut pour ce faire consulter le conseil de classe, mais en réalité le choix de l’appréciation lui appartient.

Quels que soient les choix d’orientation des élèves, être leur enseignant-e et à plus forte raison leur chef-fe d’établissement ne donne ni la compétence pour prédire leur capacité à réussir, ni un droit de regard sur leur avenir.

Ces informations sont utilisées par les formations d’enseignement supérieur pour trier automatiquement les dossiers. Mettre des appréciations négatives revient à fermer des portes aux élèves, alors que de très nombreux lycées mettent les avis les plus favorables à tou-te-s.

SUD éducation appelle à ne pas remplir les « fiches avenir », ou à y indiquer automatiquement les mentions les plus favorables pour tous les items :

Éléments d’appréciation PP : mention « très satisfaisante » ou « oui » partout

Et à imposer aux chef-fe-s d’établissement :

Appréciation générale : une phrase type telle que « Par ce vœu l’élève a exprimé sa motivation à réussir dans la filière »

Avis sur la capacité à réussir : « très satisfaisante » partout

Dans les Universités

Ce qui nous est demandé :

Les enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs titulaires sont supposé-e-s effectuer le classement de tou-te-s les candidat-e-s à chaque filière, soit :

• Définir des critères de classement des dossiers pour les trier automatiquement.
• Analyser et classer les dossiers reçus.
C’est bien la sélection des étudiant-e-s à l’entrée de l’université qui est instaurée, puisque les places seront attribuées en fonction de ce classement et dans la limite de capacités d’accueil prédéfinies.

SUD éducation appelle à ne pas élaborer de critères de sélection et à ne pas participer à l’analyse et au classement des candidatures reçues.

Rappelons que les enseignants-chercheurs et enseignantes-chercheuses qui exercent des responsabilités administratives n’ont pas de pouvoir hiérarchique sur leurs pairs et ne peuvent donc les contraindre à effectuer ce classement. Il suffit pour répondre aux pressions éventuelles de faire valoir son attribution ou tableau de service pour l’année universitaire en cours, qui ne comporte pas cette tâche de classement des dossiers.

Construisons le rapport de force : sabotons la sélection des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s. Pour une université ouverte à toutes et tous, revendiquons collectivement la création des places correspondant à tous les premiers vœux des étudiant-e-s.
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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:25
Bulletin de mobilisation de la fédération SUD éducation

 

Publié le mercredi 20 mars 2019 sur https://www.sudeducation.org/En-lutte-20-mars-2019.html

L’heure est à la mobilisation ! Les personnels de l’Éducation nationale, et en particulier du premier degré, l’ont bien compris en se mettant en grève le 19 mars de manière très forte. Les causes de mécontentement ne manquent pas.

En se mettant massivement en grève le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, ont signifié au gouvernement leur refus des réformes en cours, et en particulier de la loi Blanquer, au cœur des mots d’ordre.

Les taux de grévistes ont varié d’un quart des PE à plus de la moitié en fonction des départements, et ils ont été significatifs dans le second degré. Dans de nombreux départements, des assemblées générales ont réuni plus de cent grévistes, parfois jusqu’à plusieurs centaines. Que ce soit par le nombre de grévistes, le nombre de personnes en manifestation ou en Assemblée générale, cette mobilisation est le signe de la volonté de la construction d’un rapport de force majeur.

Des AG qui reconduisent la grève : 

→ Loire Atlantique : 
reconduction lundi 25/03
→ Puy-de-Dôme, Allier :
reconduction 28 et 29 mars 
→ Bouches-du-Rhône :
reconduction mardi 26/03
→ Maine-et-Loire : 
320 personnels en AG, reconduction lundi 25 
→ Deux-Sèvres : 
reconduction mardi 26
→ Seine-Maritime : 
grève le 21 mars contre le projet de fusion des académies
→ Paris : 
reconduction jeudi 28
→ Rhône :
reconduction jeudi 28
→ Somme :
nuit des établissements le 25 
→ Ille-et-Vilaine :
reconduction le 27 mars

Focus sur : 

150 personnels qui bloquaient le rectorat de Toulouse mardi 19 ont été brutalement agressé-e-s par la brigade anticriminalité à l’instigation de la rectrice. Il était urgent de permettre le passage d’une camionnette contenant des copies d’agrégation !

Les personnels ont subi le gaz lacrymogène à bout portant, ont été jeté-e-s à terre, le tout agrémenté de propos sexistes de la part de la police.

SUD éducation dénonce fermement cet acte de répression, à l’image de ce que subit le mouvement social depuis plusieurs mois.

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:24
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

L’heure est à la mobilisation ! Les personnels de l’Éducation nationale, et en particulier du premier degré, l’ont bien compris en se mettant en grève le 19 mars de manière très forte. Les causes de mécontentement ne manquent pas.

Contre la loi Blanquer

L’adoption par l’Assemblée nationale de la loi Blanquer est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En s’entêtant à porter ce texte pourtant rejeté au Conseil supérieur de l’éducation, notamment par SUD éducation, le ministre montre le mépris qu’il a pour les personnels. 
Le débat parlementaire réactionnaire et nauséabond a eu pour conséquence l’obligation d’afficher le drapeau dans les salles de classes. Le projet prévoit la création des nouveaux “Établissements publics du socle commun”, ce qui entraîne de fait la suppression du statut de chargé-e de direction d’école et l’introduction d’un-e nouveau-elle supérieur-e hiérarchique aux enseignant-e-s des écoles, les principaux-ales. Elle entraînerait aussi des fusions d’écoles et fermetures de classes, notamment dans les zones rurales. 
Les réformes menées par le gouvernement sont cohérentes. Elles mettent toujours plus en oeuvre une école du tri social, de la sélection et des inégalités territoriales : Parcoursup, réforme du lycée professionnel, démantèlement de l’orientation, réforme du lycée général et technologique, réforme du bac. Dans le même temps, le gouvernement attaque le statut de la fonction publique avec le projet de loi pour la transformation de l’État : augmentation du recours aux personnels contractuels, démantèlement des commissions paritaires de suivi des carrières. Plus largement, les conditions de vie des personnels se dégradent et sont encore menacées : point d’indice gelé, rétablissement du jour de carence, retraites.

Une mobilisation massive

En se mettant massivement en grève le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, ont signifié au gouvernement leur refus des réformes en cours, et en particulier de la loi Blanquer, au cœur des mots d’ordre. 
Les taux de grévistes ont varié d’un quart des enseignant-e-s des écoles à plus de la moitié en fonction des départements, et ils ont été significatifs dans le second degré. Dans de nombreux départements, des assemblées générales ont réuni plus de cent grévistes, parfois jusqu’à plusieurs centaines. Que ce soit par le nombre de grévistes, le nombre de personnes en manifestation ou en assemblée générale, cette mobilisation est le signe de la volonté de la construction d’un rapport de force majeur.
Le gouvernement tente par tous les moyens d’intimider les personnels mobilisés, notamment les enseignant-e-s des écoles qui ont refusé de faire passer les évaluations. Cette volonté de mise au pas, le ministre tente de l’introduire dans la réglementation par le biais de l’article 1 de la loi Blanquer. Nous ne nous laisserons pas intimider !

Et maintenant, amplifions la lutte !

Pour gagner, une seule journée de grève ne suffira pas. C’est ce qu’ont bien compris les grévistes réuni-e-s en assemblée générale, qui ont posé de nouvelles dates de grève dans le paysage. Il est question du 21, du 25, du 26, du 28 mars, du 1er avril en fonction des territoires. Partout, ces dates sont envisagées comme des points d’appui pour construire la grève reconductible. Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués. Dans ces calendriers qui ont été évoqués, la date du samedi 30 mars pourra être une date pivot intéressante pour structurer la mobilisation, articulée à la construction de la grève et de sa reconduction.

SUD éducation appelle à : 

  • se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels ;
  • participer aux manifestations prévues le 30 mars, dans le cadre des calendriers de mobilisation décidés en AG ;
  • mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements.

SUD éducation a proposé à l’intersyndicale de décider d’une journée de grève le plus rapidement possible, qui pourra servir de pivot à un mouvement massif de grève reconductible.

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CP suites 19 mars
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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 16:13

Installation du CDEN : pour la première fois, aucun parent d’élève n’est membre du CDEN. Cela pose un vrai problème.


Approbation du règlement intérieur : l’administration souhaite limiter le nombre de représentants des personnels présents lors des CDEN, sans avoir vraiment d’argument pour le justifier.


Préparation de la rentrée dans le premier degré : aucun changement par rapport au CTSD de repli du 12 mars. SUD éducation est la seule à s’être prononcée contre la carte scolaire. C’est incompréhensible si l’on considère la situation de certaines écoles ; notamment celle de St Langis qui ferme malgré le refus des élus et des familles et la hausse d’effectifs ou bien celle de St Hilaire sur Erre qui va se retrouver avec une des moyennes d’élèves par classe les plus élevées du département avec 4 à 5 niveaux par classe.


Préparation de la rentrée dans les collèges : Là non plus aucun changement par rapport aux dotations proposées en CTSD. Nous nous opposons à la transformation d’HP en HSA qui va énormément impacter l’organisation des emplois du temps dans les collèges, ainsi que le travail d’équipe et les conditions de travail des enseignant-es comme des élèves. 


L’ouverture d’une ULIS à Alençon L. Michel est confirmée mais elle est insuffisante pour couvrir les besoins. Seuls 4 dispositifs respectent les effectifs demandés par les textes.


Candidature DDEN : Mme Viviane duguey, circonscription de Flers
Dotation de fonctionnement 2019 des collèges : travaux prévus pour la cantine au collège de Rémalard cet été et restauration des collèges Molière à L’Aigle, Racine à Alençon, Monnet à Flers en 2019/2020.


Ecole inclusive : l’inquiétude est grande chez tous ceux qui se préoccupent des élèves  relevant actuellement d’IME ou d’ITEP. L’administration nous répond que tout sera prêt pour la rentrée 2020, ce que nous voyons actuellement ne permet pas de nous rassurer. L’inclusion se fait encore trop souvent dans des conditions déplorables.

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 16:12

SUD éducation dénonce le projet de loi Blanquer. Il s’agit d’un projet autoritaire et rétrograde. Depuis les premières annonces, SUD éducation a formulé ses inquiétudes quant aux conséquences de ce projet pour les personnels et le service public d’éducation. Nous avons voté contre ce texte en Conseil supérieur de l’éducation, refusant également de jouer aux jeux nuisibles des amendements : le projet de loi n’est pas amendable. Il est à rejeter dans son intégralité. Plutôt que de se préoccuper des revendications des enseignant-e-s, le ministre et l’Assemblée nationale préfèrent se vautrer toujours plus dans la surenchère réactionnaire. À l’opposé de ces conceptions rétrogrades et dangereuses, SUD éducation continue à revendiquer une école émancipatrice, gratuite, publique et laïque. SUD éducation a voté contre le projet de loi en Conseil supérieur de l’éducation et revendique l’abandon immédiat de ce projet de loi libéral.


Par ailleurs, dans un courrier daté du 8 mars adressé aux DASEN et recteur-ices, le ministre Blanquer, par l’intermédiaire de son directeur général des ressources humaines, menace les enseignant-e-s qui refusent de faire passer les évaluations nationales ou refusent de remonter les résultats ; qui combattent la réforme du lycée général et technologique, par exemple en mettant la note de 20/20 à tou-tes les élèves. Il ose écrire qu’il s’agirait d’une faute professionnelle. SUD éducation rappelle qu’il n’existe aucune circulaire organisant les évaluations nationales, et que les personnels sont seul-e-s responsables de l’évaluation des élèves. Un dossier de presse ne constitue pas une instruction officielle. Il est donc impossible pour l’administration de sanctionner la désobéissance à un ordre qui n’existe pas. Le ministre prétend que les refus des personnels de faire subir les évaluations nationales et d’alimenter la sélection mise en œuvre à travers parcoursup est minoritaire. Ce courrier de menace est la preuve que le refus des enseignant-e-s les inquiète. Face à cela, le ministre Blanquer franchit un pas de plus dans la répression et l’autoritarisme. C’est une atteinte de plus à la liberté pédagogique au respect des personnels. SUD éducation rappelle que les « évaluations nationales » sont un non-sens pédagogique et biaisées : elles sont le produit de l’idéologie libérale et réactionnaire du ministre, et appelle depuis le début à les refuser, tout comme la mise en œuvre de la sélection avec parcoursup.


Pour ce qui est de la carte scolaire, vous avez fait le choix Madame Moncada de mettre plus de conseill-ères, de personnes ressources plutôt que de diminuer le nombre d’élèves par classe afin de favoriser la réussite scolaire et l’inclusion de tou-tes. Ces personnes ressources, évaluées exceptionnelles, qui exercent peu ou plus devant élèves, seraient plus utiles à notre avis chargé-es de classe, et particulièrement sur des lieux où les effectifs sont élevés et les problématiques variées. A SUD éducation, nous sommes persuadé-es que la pédagogie coopérative est plus efficace et émancipatrice que la transmission directe. Nous ne croyons pas à la théorie du ruissellement où les « meilleur-es » font profiter de leurs savoirs. Tout comme le premier de cordée, aucune étude ne montre que cela est efficace pour la réussite et le mieux être du plus grand nombre. C’est à chacun-e de trouver la pédagogie qui lui est la mieux adaptée et qu’il ou ellle pourra questionner. Mais pour cela il faut du temps de concertation avec les collègues et les différent-es partenaires de l’école. Ajoutons que les conclusions de l’enquête indépendante STAR montrent que le faible nombre d’élèves par classe (13 à 17) est un facteur de réussite scolaire immédiat et durable. C’est donc ce que revendique SUD, moins d’élèves par classe : 20 nous semblant un chiffre maximum.  Nous avions pourtant cette année l’opportunité de donner de meilleures conditions de travail aux élèves et aux enseignant-es car le nombre d’élèves baisse alors que le nombre de postes augmente. Or, vous envisagez de fermer des classes dans des écoles où la moyenne par classe sera supérieure à 22 élèves contrairement à ce que vous avez écrit aux élu-es et aux directeurs-trices en février, vous fermez nombre de PMQC alors que vous-même indiquiez il y a peu que ce dispositif est efficace, vous n’ouvrez aucun poste de RASED, vous n’ouvrez aucune unité d’enseignement afin de permettre l’inclusion des élèves d’IME alors que cela avait été annoncé en ce début d’année. Comment pouvons-nous accepter de telles décisions ! Vous proposez même de fermer une classe à St Hilaire sur Erre alors qu’il est prévu de faire un pôle ou un RPI avec Les communes de Mâle et La Rouge l’année suivante et que cette école a absolument besoin d’une année de sursis. Passer de 3 à 2 classes, c’est mettre les élèves en difficulté et prendre le risque de voir partir les élèves vers les écoles proches. Vous décidez de fermer l’école de St Langis alors que les élus s’y opposent et que les effectifs augmentent. Pour nous convaincre d’accepter cette mesure, vous nous avez dit que les élus souhaitaient cette fermeture. Or ils m’ont confirmé par écrit qu’ils ne le souhaitaient pas du tout. J’ai ces écrits avec moi aujourd’hui et peux vous les transmettre. Il s’agit du délibéré du conseil municipal et d’un écrit du Président de la communauté de communes. Il nous faut en débattre absolument aujourd’hui car fermer une école n’est pas une décision anodine.


Quant aux dotations pour le second degré, nous pouvons déjà observer les conséquences néfastes des mesures prises par le gouvernement.


C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres que je ne détaille pas ici afin de ne pas retenir l’attention trop longuement, que nous serons nombreux-ses en grève demain et que nous manifesterons notre mécontentement à Alençon et partout en France.

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 16:30

Attentat islamophobe de Christchurch : deuil et colère

 

Vendredi 15 mars, peu avant 14h (heure locale), plusieurs hommes lourdement armés ont ouvert le feu sur des fidèles en prière dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, tuant au moins 49 personnes et en blessant des dizaines. 

D’après les première informations et revendications, les assassins seraient des terroristes d’extrême droite, animés par une haine mortelle des musulmanEs. 

Une nouvelle et tragique démonstration du fait que les théories racistes, du « choc de civilisation » au « grand remplacement » en passant par « l’invasion migratoire » et « l’islamisation », mais également les politiques guerrières et discriminatoires, participent du développement d’une haine raciste, islamophobe, qui peut conduire jusqu’à de tels passages à l’acte. 

Le NPA s’associe au deuil des familles et des proches des victimes, ainsi qu’à la légitime colère suscitée par cette tuerie, qui n’est pas malheureusement pas la première du genre et qui s’inscrit dans un contexte de progression de la haine islamophobe. 

Nous continuerons d’être de tous les combats contre l’islamophobie et toutes les formes de racisme. Solidarité internationaliste et antiraciste !

 

Montreuil, le 15 mars 2019. 

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 16:29
courrier intersyndical au ministère

 

Monsieur le Ministre,

C’est avec stupéfaction que nous apprenons que vous avez donné des consignes pour mettre en œuvre des mesures disciplinaires à l’encontre de nos collègues qui n’ont pas appliqué tout ou partie du protocole d’évaluations nationales.
Depuis des mois, nous avons cherché à dialoguer et vous avons alerté à plusieurs reprises sur ces évaluations avec force d’arguments tant sur le contenu, sur la forme, mais aussi sur les défauts techniques massifs rencontrés pour la saisie, que l’utilisation qui peut en être faite. Si certaines consignes de passation ont été adaptées, vous n’avez pas rassuré ni les collègues ni les organisations syndicales sur les choix pédagogiques à l’œuvre dans ces évaluations. De plus, votre communication sur les résultats des évaluations en octobre dernier alors que les résultats n’étaient que partiellement saisis, a contribué à renforcer les doutes sur le véritable objectif de ces évaluations. C’est pourquoi nous avions exigé l’abandon de ce protocole d’évaluation.
Aujourd’hui, plutôt que de convaincre les professionnels, plutôt que d’engager le dialogue avec leurs représentants, vous préférez utiliser la menace et les sanctions. Comment considérer que des professeurs, qui appliquent les programmes, mettent en place des enseignements conformément aux derniers textes en vigueur, réalisent des évaluations régulières pour mesurer les progrès et les réussites des élèves et adapter leurs enseignements, sont en faute ? 
Ce qu’expriment les équipes pédagogiques dans leurs choix d’utiliser, dans le cadre de leur liberté pédagogique, leurs outils plutôt que ceux du ministère, est une formidable occasion de travailler à un dialogue au plus près du terrain pour faire remonter les besoins et valoriser le travail des enseignants. Pour que l’école réussisse, il faut s’appuyer sur l’engagement sans faille de ceux qui la font vivre au quotidien. 
Monsieur le ministre, nous vous demandons de ne pas provoquer une rupture définitive entre la rue de grenelle et les professeurs. Vos menaces s’opposent à notre vision d’un enseignant professionnel acteur de son action pédagogique ; elle est contraire à l’intérêt des élèves. Nous vous demandons, de retirer la menace de « faute professionnelle » et de retrouver rapidement le chemin du dialogue. 
Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos respectueuses salutations.

Francette POPINEAU
Co-Secrétaire Générale SNUipp-FSU

Norbert TRICHARD
Secrétaire Général
SNUDI-FO

Patrick DESIRÉ
Secrétaire Général
UNSEN-CGT Educ’Action

Stéphane CROCHET
Secrétaire Général
SE-UNSA

Fatna SEGHROUCHNI
Co-Secrétaire Fédérale
SUD-Education

Catherine NAVE-BEKHTI
Secrétaire Générale
SGEN-CFDT

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 19:53

 

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