-tract recto en couleur et NB
-affichettes en plusieurs couleurs dont NB
-des visuels pour les réseaux sociaux
Syndicat SUD éducation 61
Espace Pyramide
2 avenue de Basingstoke
61000 ALENCON
sudeducation61@wanadoo.fr
06 83 70 38 48
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Depuis le 17 novembre, le mouvement des gilets jaunes perdure et prend de l’ampleur. Les annonces de Macron le 10 décembre n’ont convaincu personne, pas plus que la période des fêtes de fin d’année n’a entamé la détermination des personnes mobilisées. La multiplication des actions de blocages et des manifestations du samedi a permis de construire un réel rapport de force à même d’arracher des revendications.
Dans ce contexte, la mise en place du “Grand débat” par le président de la République constitue une provocation. Les questions proposées sont des questions pièges, comme celle dans laquelle est demandé “parmi les dépenses de l’État et des collectivités territoriales, dans quels domaines faut-il faire des économies ?”, qui menace directement les services publics et notamment celui de l’éducation nationale et de la recherche.
Pour SUD éducation, les actions de blocage et les manifestations constituent bien sûr un élément central du rapport de force, mais notre meilleur outil pour affronter le patronat et arracher nos revendications est la grève. La date du 5 février, dont se sont d’ores et déjà emparés un certain nombre de groupes de gilets jaunes, peut ainsi être le point de départ d’un mouvement de grève d’ampleur, et il s’agit à ce titre de la construire dans notre secteur professionnel.
Le secteur de l’éducation connaît actuellement différents fronts revendicatifs. Au mois de décembre, les lycéen-ne-s se sont fortement mobilisé-e-s, rejoint-e-s ici et là par des personnels. Des personnels, regroupés sur les réseaux sociaux sous le nom de stylos rouges, expriment un fort mécontentement face à leurs conditions de travail et au mépris de la hiérarchie. Dans différents endroits, des lycées se mobilisent, s’organisent et se coordonnent pour lutter contre les réformes. La grève du 24 janvier appelée par l’intersyndicale du second degré et par des organisations de jeunesse a d’ores et déjà été une réussite et a débouché sur un certain nombre d’assemblées générales de grévistes qui ont dégagé des perspectives de mobilisation.
Contre les réformes Blanquer, contre les suppressions de postes, et plus largement pour les revendications de progrès social portées avec les gilets jaunes, l’heure est à la grève. SUD éducation appelle à construire un mouvement de grève massif dès le 5 février, dans le cadre d’un calendrier de mobilisation porté par les personnels de l’éducation.
SUD éducation appelle tous les personnels de la maternelle à l’université à :
-participer massivement à un mouvement de grève générale dès le 5 février ;
-s’engager d’ici-là à toutes les initiatives permettant de construire le rapport de force avec le gouvernement pour la satisfaction des revendications des personnels de l’éducation.
Ce mardi 22 janvier, les arrêtés établissant les nouveaux programmes de lycée sont parus au bulletin officiel de l’Éducation nationale.
SUD éducation s’est opposé, avec la plupart des autres organisations syndicales, à la mise en place de ces nouveaux programmes au contenu libéral (le programme de SES en est l’exemple-type), réactionnaire (ainsi l’Histoire-géographie) et élitistes (mathématiques, français, philosophie par exemple) imposés autoritairement par un ministre idéologue.
Ces programmes n’ont fait l’objet d’aucune élaboration par les personnels. Le ministère s’est contenté d’une enquête sous forme de QCM après que les programmes aient été finalisés. Les questions étaient si orientées en faveur des vues du ministre qu’elles relevaient de la parodie.
Ces nouveaux programmes s’articulent avec la réforme de tri social que constitue le reste de la réforme du lycée et la machine de tri social Parcoursup.
SUD éducation dénonce cette réforme libérale et réactionnaire, autoritaire et inégalitaire.
SUD éducation revendique :
— L’abrogation de la réforme du lycée et du bac ;
— Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves ;
— Une réduction des effectifs par classe (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national ;
— Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.
Ce jeudi 24 janvier, une intersyndicale à laquelle participe SUD éducation appelle à la grève contre les suppressions de postes annoncées, contre les prétendues réformes du système éducatif, et pour nos moyens. Soyons massivement en grève pour construire le rapport de force !
Réforme du lycée, les nouveaux programmes : l’analyse de SUD éducation
La rédaction des nouveaux programmes, comme la réforme des lycées en général, s’est faite dans la précipitation et sans tenir compte des personnels et des élèves. Le Ministère a préféré inventer des disciplines de toutes pièces sans en déterminer en amont les contenus, les finalités, ni les épreuves.
Les nouvelles spécialités de détermination encouragent la bivalence généralisée dans le second degré, ce qui fragilisera d’autant plus la pérennité des concours de recrutement et constitue une menace sur les statuts des personnels.
Non content d’imposer des réformes d’en haut, le Ministère, une fois les programmes bouclés, a organisé une parodie de concertation au travers d’un questionnaire QCM infantilisant (« tout à fait d’accord », « pas du tout d’accord », etc.). La plupart des questions portaient sur la forme de la présentation plutôt que sur les contenus des programmes ; certaines autres présupposaient même un accord avec cette réforme et ses objectifs. Il a par exemple été demandé aux enseignant-e-s si ces programmes prennent en compte « la construction du projet d’orientation de l’élève », alors qu’il est demandé aux élèves de faire un choix d’orientation dès la classe de seconde. Alors que ces nouveaux programmes sont irréalistes et d’un niveau très exigeant, on demande aux enseignant-e-s si les programmes sont « facilement applicables » ! Cette question reflète tout le mépris du ministère quand on sait que les suppressions de postes annoncées vont faire exploser les effectifs dans les classes sans qu’aucun cadrage national ne soit annoncé dans cette réforme. Le cadre d’expression libre laissé en toute fin pour s’exprimer sur les programmes est à l’image de cette consultation : vide et dépourvu de sens.
La seconde mouture des programmes proposée lors du Conseil Supérieur des Lycées des 12 et 13 décembre démontre, s’il le fallait encore, l’ineptie de cette pseudo-consultation :
— les modifications apportées à la quasi-totalité des programmes sont, au mieux, cosmétiques ;
— les Inspections Générales et le Conseil Supérieur des Programmes sont absents ;
— l’étude des programmes, censée durer deux jours, est réduite à une seule journée !
Sud éducation dénonce cette mascarade et exige le retrait immédiat :
— de ces programmes réactionnaires, élitistes et inapplicables ;
— des réformes des lycées, du baccalauréat et de parcoursup’
Métier et reconnaissance professionnelle des AESH,
c’est tout de suite !
Le ministère de l’Éducation nationale et le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées ont lancé en octobre une concertation sur l’école inclusive dont un pan concerne l’avenir du métier d’accompagnant.
Les premières pistes lancées pour les accompagnants des élèves en situation de handicap sont loin de correspondre aux attentes de milliers de ces personnels précaires qui subissent de plein fouet des conditions de travail dégradées, des temps incomplets imposés, des salaires bas, une absence de reconnaissance professionnelle, qui les conduisent souvent à renoncer à leur emploi.
C’est pourquoi nous sommes dans l’attente de mesures fortes qui bénéficieraient à la fois aux personnels concernés, aux élèves accompagnés et à l’ensemble de l’école.
Cela passe par :
Nous appelons d’ores et déjà à une mobilisation nationale unitaire le mercredi 6 février avant les arbitrages ministériels.
Localement nous appelons les AESH à se réunir pour débattre ensemble et à se rassembler devant les DSDEN, rectorats et préfectures pour porter leurs légitimes revendications.
aucun-e membre de la CE n’ayant pu se rendre à cette réunion, Julie Le Mazier (GT sélection) a été mandatée.
Il s’agissait d’une réunion à l’initiative de l’Unef pour discuter avec le SAF (Syndicat des avocats de France) d’une procédure juridique contre Parcoursup. Malheureusement seules SESL, Unef, le SAF et nous se sont présentés, donc on a simplement eu quelques éclaircissements sur l’objet de la réunion.
C’est une procédure qui ferait suite à la saisine du Défenseur des droits, mais avec un périmètre d’organisations plus importantes que celles qui avaient été associées, en urgence, à la fin de l’année scolaire dernière. Le défenseur des droits n’a pas encore donné de réponse, ça n’a pas l’air d’être une priorité pour lui, contrairement à d’autres sujets (usage des LBD par la police).
Selon le SAF, on peut faire une demande d’abrogation de l’arrêté Parcoursup auprès du Conseil d’État, avec un avocat au Conseil d’État, sur la question de la transparence des critères de sélection : aujourd’hui les candidat.e.s sur Parcoursup ne peuvent pas savoir sur quels critères ils et elles ont été sélectionnés.
On ne peut pas attaquer sur la partie discrimination, qui est trop compliquée à démontrer dans l’état actuel des informations dont on dispose. L’Unef est en train d’étudier le rapport du Comité d’éthique de Parcoursup en ce sens.
C’est une procédure qui ne pourrait aboutir qu’après la fin de l’année scolaire.
Le SAF ne veut pas se lancer sans rencontrer les organisations physiquement, donc il faut une autre réunion. L’idée était au départ de lancer la procédure le 21 janvier pour court-circuiter la communication de la ministre le 22, jour de l’ouverture de Parcoursup. Cela va être trop juste. Nouveau calendrier : le SAF fait un projet de courrier juridique d’ici le 25 janvier, nous l’envoie, on le regarde, et ensuite si on est partant on répond par mail, en vue d’une réunion physique soit le lundi 28 janvier, soit le jeudi 31 janvier, si plus d’organisations participantes, avec une conférence de presse dans la foulée.
Conditions données par le SAF :
NOS MONTAGNES NE SONT PAS DES CIMETIÈRES
Les organisations syndicales organisent une maraude solidaire le 26 janvier
La répression policière et judiciaire qui s’abat sur toutes celles et ceux qui viennent en aide aux migrant-e-s qui franchissent la frontière dans les Hautes-Alpes est systématique et ignoble.
Alors que les migrant-e-s franchissent à pied le col de l’échelle par -15 degrés Celsius, ils et elles sont, en plus du froid de la fatigue et de la peur, agressé-e-s, refoulé-e-s, dépouillé-e-s, traqué-e-s, mutilé-e-s. Celles et ceux qui les aident, dont nos camarades de Solidaires 05 et de SUD éducation 05 sont arrêté-e-s, fouillé-e-s, placé-e-s en garde à vue, condamné-e-s.
Cette initiative s’inscrit localement dans le cadre d’une intersyndicale locale (Solidaires, CGT, FSU, CFDT, Confédération Paysanne). L’action aura lieu le 26 janvier dans l’après-midi et en soirée.
Cette action a pour objectif de mettre en lumière ce qui se passe quotidiennement à la frontière et que nous ne pouvons pas laisser faire sans réagir. Comme les maraudeurs et maraudeuses du Briançonnais qui apportent boissons chaudes et vêtements adaptés aux personnes qui traversent à pied la frontière dans la neige nous voulons opposer entraide, solidarité et réconfort aux traques, lâchés de chiens et autres poursuites qu’impose tous les jours la police de l’air et des frontières.
Sous couvert syndical avec drapeaux et moufles estampillé-e-s, dans la joie, la non violence et la détermination, le 26 janvier prochain portons secours à celles et ceux qui en ont besoin !
La fédération SUD éducation apporte son soutien aux camarades de SUD éducation et Solidaires 05 dans leur appel à une maraude syndicale samedi 26 janvier.
La fédération SUD éducation a pris connaissance de la lettre adressée hier soir à la population par le Président de la République, Emmanuel Macron.
Le message est clair. Il sera possible de débattre de tout, sauf de l’essentiel, pour lequel le Président a déjà tracé la ligne : les plus riches seront préservés, la suppression de l’ISF maintenue.
En revanche, Macron n’hésite pas à poser des questions orientées en défaveur des services publics : “Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ?” Cette manœuvre visant à détourner l’exigence de justice fiscale au profit d’une nouvelle réduction des dépenses publiques est grossière et dangereuse. SUD éducation alerte l’ensemble des personnels et usager-e-s du service public d’éducation sur ses conséquences potentielles.
SUD éducation dénonce également la tentative du Président de faire croire que les réformes du système éducatif qu’il met en œuvre et dont il refuse d’accepter la remise en cause à l’occasion de ce simulacre de débat.
SUD éducation dénonce avec fermeté ces manœuvres, alors que le pays est traversé par le mouvement des gilets jaunes et l’aspiration à plus de justice sociale.
SUD éducation appelle à soutenir et participer aux manifestations des Gilets Jaunes depuis le 4 décembre dernier, et continue à le faire.
Nous ne sommes pas dupes de ce qu’essaie de faire le gouvernement : portons haut et fort dans la rue nos revendications pour la justice sociale, la justice fiscale, pour des services publics à la hauteur des besoins de la population ! Ce ne sont pas les services publics, ce sont les capitalistes qui nous coûtent cher !