28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 09:48

Aux Plilippines, le régime Duterte a intensifié ses attaques contre le mouvement syndical.

Perquisitions de locaux syndicaux, arrestations de responsables syndicaux, fermeture de permanences syndicales, la répression envers nos camarades syndicalistes enseignants et enseignantes de l’ACT redouble ! Elle s’inscrit dans une vague répressive qui touche les or-ganisations syndicales et les mouvements sociaux plus largement.
Solidaires de nos camarades aux Philippines, nous réclamons le respect de leurs droits, nous craignons pour leur sécurité.
La fédération des syndicats Sud éducation, relaie, au sein du Réseau syndical international de solidarité et de luttes la campagne de solidarité avec l’ACT et les autres forces syndicales des Philippines.

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 09:45

Mutations interacadémiques second degré 2020 : saisie des vœux jusqu’au 9 décembre. Toutes les infos sur https://www.sudeducation.org/Mutations-interacademiques-second-degre-2020.html

Les vœux pour le mouvement interacadémique des personnels enseignant-e-s du second degré, d’éducation et psychologues de l’éducation nationale sont à saisir du
19 novembre à 12:00 au 9 décembre 2018 à 12:00 (heure de Paris).

Vous trouverez dans cet article les barres de mutation des années précédentes pour votre discipline dans le second degré général et technologique.

La mobilité des fonctionnaires en grand danger !

Cette année le mouvement va être totalement bouleversé à cause de la mise en œuvre de la loi dite de “transformation de la fonction publique” dans l’Éducation nationale. Cette loi, adoptée en août 2019, modifie en profondeur la loi n°84-16 portant dispositions statutaires de la Fonction Publique de l’État. En d’autres ermes, elle modifie profondément notre statut et s’attaque frontalement à nos droits et à notre mobilité professionnelle. Le principal objectif de cette loi est de détruire le paritarisme : c’est à dire l’examen conjoint de toutes les opérations de carrière d’un personnel - comme l’avancement ou la mutation - par des représentants des personnels et de l’administration.

Avant le mouvement 2020 : un paritarisme qui garantissait (un minimum) l’égalité de traitement et la transparence. A partir du mouvement 2020 le gouvernement a fait en sorte de supprimer tous les groupes de travail et commissions dans lesquels siégeaient les élus du personnel. De plus ces derniers ne seront plus destinataires de la totalité des documents de travail de l’administration. Ils ne seront plus en mesure de contrôler la conformité des décisions de l’administration. Cela vaut pour toutes les organisations syndicales. Concrètement cela signifie qu’il faudra faire aveuglément confiance à l’administration pour : vérifier les barèmes et corriger toutes les erreurs ; affecter les personnels en fonction de leurs vœux et barèmes ; accorder des révisions d’affectation aux personnes qui devraient en bénéficier ; affecter les TZR en respectant leurs droits. En cas de litige ou de doute, il n’y aura aucun moyen de vérifier la conformité des affectations. La réglementation prévoit bien une procédure de recours mais aux contours très flous et pilotée par l’administration. Autant dire que les recours qui auront une chance d’aboutir risquent d’être très rares.

Calendrier mouvement interacadémique 2020

Calendrier des opérations de mutations inter-académiques 2020 pour le second degré

  • Saisie des vœux sur SIAM via le portail I-Prof : du mardi 19 novembre à midi au lundi 9 décembre 2019 à midi
  • Date limite de dépôt du dossier handicap auprès du Médecin Conseiller Technique du Recteur : date à venir
  • Édition des confirmations de mutation et envoi dans les établissements : à partir du 10 décembre 2019
  • Retour au rectorat des confirmations de mutation accompagnées des pièces justificatives : date à venir
  • Calcul des barèmes par le rectorat et vérification des dossiers : début janvier 2020
  • Groupe de travail d’attribution de la bonification au titre du handicap : supprimé par le gouvernement
  • Groupes de travail de vérification des vœux et barèmes : supprimés par le gouvernement
  • Affichage sur SIAM/I-Prof des barèmes retenus par l’administration : courant janvier 2020
  • Demande ultime de correction des barèmes : date à venir
  • Envoi des confirmations à l’administration centrale : fin janvier/début février 2020
  • Date limite de dépôt des demandes tardives, d’annulation et de modification de mutation : 14 février 2020
  • CAPN mouvement INTER : supprimée par le gouvernement
  • Publication des résultats par l’administration : 4 mars 2020
  • Début de la phase intra-académique : à partir du 9 mars 2020
Une ressource : le journal des mutations 2020

Mouvement Inter 2020

PDF - 1.1 Mo PDF - 1.1 Mo

Journal du mouvement inter 2020

Informations importantes

Dans la mesure où le barème est établi localement, votre premier contact doit être votre syndicat SUD éducation local pour vérifier le calcul de votre barème. Une fois les barèmes transmis au Ministère, il sera trop tard pour les changer.

SUD éducation peut vous suivre et vous donner des indications concernant vos demandes. Pour trouver le syndicat local auprès duquel vous pouvez vous signaler, veuillez cliquer ici.

Bien qu’il s’agisse de mouvements nationaux, ces barèmes sont décidés lors de groupes de travail locaux ; il faut donc contacter vos élu-e-s au niveau départemental ou académique.
Si vous voulez vous signaler auprès de la fédération SUD éducation, cliquez ici.

Dans ce cas, n’oubliez pas de compléter la fiche de suivi et de la faire parvenir à votre syndicat SUD éducation local.

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Fiche de suivi à transmettre à son syndicat SUD éducation

Pour les enseignant-e-s du second degré, SUD éducation a des élu-e-s au niveau national ; une fois les barèmes fixés dans votre académie d’origine, ils/elles pourront suivre votre demande, vous tenir informé-e du résultat et des suites éventuelles.

Documents officiels :

 

Barres de mutations des années précédentes par discipline : https://www.sudeducation.org/Mutations-interacademiques-second-degre-2020.html
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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 09:37

Tribune violences sexistes et sexuelles dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieur et la recherche

 

Tribune intersyndicale


L’article du Monde qu’il faut diffuser, accessible à partir ce ce lien :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/11/22/agressions-sexuelles-dans-les-faits-l-education-nationale-garantit-l-omerta-et-l-impunite-aux-agresseurs-qu-ils-soient-eleves-ou-personnels_6020177_3232.html

Dans un discours prononcé le 25 novembre 2017, Emmanuel Macron prenait l’engagement solennel que son gouvernement ferait de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes au travail la « grande cause de son quinquennat ». Plus de deux ans après, les faits démentent le discours. Les enseignantes seront dans la rue le 23 novembre à l’occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes.

Dans un collège de Villejuif en mai 2019, une enseignante demande au rectorat de la protéger suite à la plainte qu’elle dépose pour viol contre un collègue.

Dans un collège d’Épinay-sur-Seine, neuf enseignantes demandent en juin 2019 à leur hiérarchie de les protéger d’une situation de harcèlement sexuel qui perdure pour certaines d’entre elles depuis plusieurs années.

Dans un collège à Toulouse, à la fin du mois d’octobre 2019, une assistante d’éducation dénonce auprès du rectorat des viols perpétrés par des collégiens sur des collégiennes aux alentours de leur établissement.

Dans un grand lycée de Nancy, en octobre 2019, un enseignant a été placé en détention préventive pour des faits de harcèlement, d’agressions et de viol sur des élèves. Les faits, dont certains remontent à 2012, avaient alors été classés sans suite.

Dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, nous sommes régulièrement alerté-e-s sur des situations très alarmantes et inacceptables que vivent de trop nombreuses doctorantes et étudiantes, ainsi que des personnels.

Généralement, l’administration leur oppose un silence intolérable. Aucune mesure d’accompagnement des victimes n’est mise en place par l’administration. Pire encore, l’institution tente souvent d’étouffer les affaires qui la secouent : elle conseille aux personnels, et parfois même aux organisations syndicales, de garder le silence. Elle va jusqu’à enjoindre les victimes à accepter des mutations dans l’intérêt du service, comme si elles étaient la cause d’un dysfonctionnement. On se heurte également trop souvent au silence complice de l’administration lorsque ce sont des élèves qui sont victimes de violences sexuelles. Ce problème, bien qu’inacceptable, est invisibilisé dans les bilans sociaux produits par le ministère et les rectorats. Dans les faits, l’Éducation nationale garantit l’omerta et l’impunité aux agresseurs, qu’ils soient élèves ou personnels. L’administration se réfugie derrière le secret professionnel ou conditionne sa réponse à une éventuelle décision de justice.

Alors qu’une femme sur trois est victime de harcèlement sexuel au travail au cours de sa vie, les procédures prévues par la circulaire du 9 mars 2018 relative à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans la Fonction Publique ne sont jamais appliquées dans l’Éducation nationale, ministère pourtant féminisé à plus de 68 %. Dans l’accord Égalité entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, il est écrit explicitement que les employeurs publics ont un devoir d’exemplarité en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et qu’il leur est demandé un principe de tolérance 0. Or le ministère de l’Éducation nationale n’a toujours pas mis en place de négociations pour rendre ses mesures effectives dans des textes réglementaires.

Toutes les six minutes, une femme subit un viol ou une tentative de viol. Quand elles trouvent le courage de porter plainte, dans 70 % de cas elle est classée sans suites, et quand elle est instruite, les crimes sont souvent déqualifiés en agressions sexuelles. Le ministre de l’Éducation nationale est directement responsable de la santé et de la sécurité des personnels qui travaillent dans son administration et de celles des élèves. Il doit mettre en œuvre sans délai une véritable politique de lutte contre les violences faites aux femmes.

Nous n’acceptons de subir ni le sexisme ordinaire, ni les agressions, ni les viols dans la société comme au travail.

Nous exigeons une véritable campagne de prévention et de formation pour tous les personnels afin que plus jamais un supérieur hiérarchique ne se permette de demander à une femme qui dénonce une agression sexuelle quelle était sa tenue au moment des faits.

Nous exigeons que cesse cette culture du viol qui veut que les victimes, à défaut d’être secourues et assistées, soient rendues coupables.

Nous exigeons la mise en place de formations contre la culture du viol et sur le consentement, tant pour les personnels que pour les élèves et étudiant-e-s ; ainsi que la mise en place de cellules d’écoute et de cellules psychologiques pour soutenir les victimes.

Nous exigeons des mesures effectives de protection des victimes, aujourd’hui contraintes de choisir entre côtoyer quotidiennement leur agresseur ou quitter leur poste ou l’établissement dans lequel elles suivent leur scolarité ou font leurs études.

Nous exigeons que des procédures disciplinaires à l’encontre des agresseurs soient engagées indépendamment de plaintes pénales, comme le prévoit la loi et que les victimes soient protégées et puissent occuper leur poste ou poursuivre leur scolarité dans des conditions sereines.

Nous exigeons que des mesures conservatoires immédiates soient prises à l’encontre des membres de l’institution ayant laissé dégénérer cette situation, qu’ils appartiennent ou non à l’établissement.

Nous exigeons que les victimes ayant dénoncé cette situation ne subissent aucune forme de pression et bénéficient immédiatement de la protection fonctionnelle à laquelle elles ont droit.

Les femmes sont les premières victimes d’une administration sourde aux préoccupations et aux souffrances des personnels. Avec un médecin de prévention pour 20 000 agent-e-s et des suppressions de postes toujours plus importantes chez les personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé, l’Éducation nationale comme l’Enseignement Supérieur et Recherche ne se donnent pas les moyens de lutter sérieusement contre les violences faites aux femmes.

À l’heure où la lutte contre les féminicides et le mouvement #metoo ont jeté une lumière crue sur l’ampleur des violences sexistes et sexuelles dans la société française, le ministère ne peut plus mener la politique de l’autruche.

Il est nécessaire et urgent, de créer les conditions dans lesquelles les victimes seront écoutées pour briser ce mécanisme d’oppression des femmes, qui sont toujours placées dans une situation d’inégalité au travail : salaires moins élevés que leurs collègues masculins, temps partiels imposés, pensions plus faibles…

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 09:33

Déclaration de Solidaires au CSE du 21 novembre

Vendredi 8 novembre 2019 s’est produit un évènement dramatique : un étudiant Lyonnais, membre de la fédération SOLIDAIRES Etudiants, a tenté de mettre fin à ces jours. Avant de commettre cet acte tragique et irréparable, il a laissé une lettre expliquant sa détresse et ses difficultés.
L’Union Syndicale Solidaires est en droit, aujourd’hui, d’alerter nos dirigeants qui sont à l’origine de nombreuses lois libérales qui aggravent la précarité de tous et toutes. Les politiques menées par le ministère de l’enseignement supérieur et les CROUS depuis des années entraînent une précarité sévère pour les étudiants et étudiantes. Notre camarade syndicaliste voulait dénoncer ce grave problème par un acte éminemment politique et l’Union Syndicale Solidaires s’associe à ce cri d’alarme. La situation actuelle des étudiant-e-s doit être perçu de manière générale, et non individuelle. Nous sommes face à une grave crise sociale et les défaillances institutionnelles systématiques mettent en danger une grande partie de la population.
Pour subsister, beaucoup d’étudiant-e-s travaillent en parallèle des études. Afin de pouvoir survivre, se loger, se déplacer, manger, payer les dépenses médicales, assurantielles, vestimentaires, ils-elles restreignent, de plus en plus, le temps consacré aux études pour gagner un petit salaire et augmentent leur risque d’échec ou de doublement.
Le climat social, les tensions liées aux comportements générateurs de peurs, de haines et de discriminations atteignent plus particulièrement les étudiant-e-s qui sont, pour beaucoup, en situation de précarité. Pour l’Union Syndicale Solidaires, l’enseignement supérieur doit devenir plus égalitaire, plus juste, plus équitable, véritablement ouvert et accessible à tous et toutes.
Une hausse immédiate des aides sociales destinées aux étudiant-e-s ainsi que l’augmentation de ses bénéficiaires, pour que tous et toutes puissent étudier dans des conditions financières dignes, une amélioration du logement et de la restauration, un renforcement massif et rapide des services de santé universitaires, tous ces points fondamentaux sont entre les mains de l’Etat.
L’Union Syndicale Solidaires exige l’arrêt des politiques racistes à l’encontre des étudiant-e-s et universitaires extra-communautaires, l’abandon des politiques de casse des services publics qui précarisent une partie de la population. Les moyens existent, il suffit de se rendre compte, par exemple, du budget exorbitant du Service National Universel, ou encore du cadeau budgétaire faramineux fait aux entreprises par le Crédit Impôt Recherche.
Pour l’Union Syndicale Solidaires, le gouvernement doit tout faire pour empêcher qu’une telle tragédie arrive à nouveau et appliquer d’urgence les mesures concrètes réclamées par Solidaires étudiant-e-s et l’intersyndicale étudiante large réunie ce lundi 18 novembre.
L’Union Syndicale Solidaires travaillera, dans la période actuelle, à la plus grande unité et à la convergence des luttes. Nous serons en grève et dans la rue le 5 décembre et au-delà, pour exprimer notre rejet de cette politique qui engendre tant d’inégalités, de souffrance au travail, de précarité généralisée et aussi, pour dénoncer la réforme injuste des retraites
.

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 09:29

Cette semaine, le site d’information le Café pédagogique a annoncé avoir été exclu de plusieurs rendez-vous du ministre avec la presse.

On se rappelle qu’en diverses occasions déjà, Jean-Michel Blanquer avait reproché aux organisations syndicales « d’informer les personnels sur les réformes », et avait demandé expressément aux syndicats de faire de la “pédagogie” pour diffuser l’idéologie ministérielle.

Cette attaque inacceptable montre une fois de plus l’autoritarisme du ministère et sa volonté de refuser toute critique faite à l’encontre de sa politique.

SUD éducation dénonce cette atteinte intolérable à la liberté de la presse, et apporte son soutien au Café pédagogique.

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 09:26

Un décret publié le 21 novembre, en application d’une disposition de la loi Blanquer, impulse un certain nombre de changements d’ampleur dans l’organisation territoriale de l’Éducation nationale. Ces dispositions vont encore plus loin dans la territorialisation de l’école, en la mettant encore davantage en adéquation avec l’échelon régional. 

En effet, le décret renforce le pouvoir des recteurs et rectrices de régions académiques (qui regroupent plusieurs académies). Les rectorats de régions académiques ont été instaurés au début de l’année 2016, mais n’avaient jusqu’ici aucun pouvoir réel. Dorénavant, rectrices et recteurs de région académique seront les supérieur-e-s hiérarchiques des recteurs et rectrices d’académies, qui seront dans l’obligation de suivre la politique éducative générale fixée par les recteurs et rectrices de régions académiques (article 1) et de se coordonner dans un “comité de région académique” (article 4). Ils et elles auront également des compétences spécifiques très largement étendues : carte des formations du second degré, formation professionnelle et apprentissage, enseignement supérieur et recherche (à l’exception de la gestion des personnels), lutte contre le décrochage scolaire (article 6)... En outre, le décret ouvre la porte à une extension encore plus importante des prérogatives des recteurs et rectrices de régions académiques, en leur laissant la possibilité de créer des services inter-académiques ad hoc (article 6). Enfin, l’échéance à 2022 pour que cette réorganisation porte ses premiers effets montre qu’il s’agit d’un projet mené à marche forcée. 

Il s’agit d’aller toujours plus loin dans la fusion des académies. L’objectif est triple pour le gouvernement : 
• sur le plan budgétaire, il s’agit de fusionner des services académiques, avec l’objectif de de supprimer des postes (sous couvert de “mutualisation”). C’est ce qui s’est passé avec la fusion des académies de Rouen et de Caen, par exemple. 
• sur le plan du désengagement de l’État, la mise en place d’une correspondance avec un échelon en terme de collectivité territoriale, la région plutôt que l’académie, permettra à terme un transfert plus facile des personnels vers les collectivités (comme c’est déjà le cas pour les personnels des DRONISEP). 
• sur le plan idéologique, il est manifeste que le choix de la région comme cadre territorial correspond à une volonté de renforcer l’adéquation entre le système éducatif et le bassin économique, l’échelon régional étant perçu par les pouvoirs publics comme le plus pertinent à cet égard dans le cadre des différentes réformes territoriales.

SUD éducation dénonce ce décret et revendique toujours l’abrogation de la loi Blanquer et de ses décrets d’application. 

SUD éducation dénonce une étape supplémentaire dans la territorialisation de l’école. 

SUD éducation revendique une école publique, laïque, gratuite et émancipatrice pour toutes et tous : l’école n’est pas une entreprise, l’éducation n’est pas une marchandise.

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 09:22

Annonces du gouvernement sur les violences sexuelles et sexistes : SUD éducation dénonce l’enfumage gouvernemental

À l’issue du “Grenelle contre les violences conjugales”, le Premier Ministre a fait de nombreuses annonces.

Pour ce qui concerne l’éducation, le gouvernement n’annonce rien de concret : il prévoit simplement de rendre obligatoire uniquement pour les enseignant-e-s une formation “égalité filles-garçons” qui existe déjà, et que les textes officiels prévoyaient. Cette annonce constitue en réalité un retour en arrière : les textes actuels prévoient ainsi que tous les personnels soient formé-e-s, notamment les assistant-e-s d’éducation (AED), les accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap (AESH). Cela inclut également la hiérarchie, dont la gestion des violences sexistes et sexuelles est déplorable.

Le gouvernement ne prévoit pas de décorréler l’éducation affective et sexuelle de l’enseignement des Sciences et vies de la terre au collège. Il refuse en effet de faire appliquer la circulaire EAS de 2018 qui prévoit trois séances par niveau et par an pris en charge par toute l’équipe éducative. De même, il n’est toujours pas question d’une éducation systématique sur la question du consentement, alors que les élèves sont confrontées quotidiennement aux violences sexistes et sexuelles dans les écoles et établissements scolaires.

Alors qu’une circulaire relative à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans la fonction publique était publiée par le gouvernement en 2018, elle n’est absolument pas appliquée par l’administration de l’Éducation nationale. L’administration se mure dans le silence. Elle tente le plus souvent de minorer ou de nier les faits lorsque des agent-e-s ou des élèves rapportent des faits de violence sexiste et sexuelle. Elle continue ainsi d’éloigner la collègue victime plutôt que son agresseur du lieu de travail.

Les textes qui permettent d’agir contre les violences sexistes et sexuelles sur les lieux de travail existent, mais le gouvernement refuse de les appliquer. Pire, il cache la poussière sous le tapis, en se refusant à communiquer des statistiques fiables sur le sujet.

Enfin, le gouvernement multiplie les annonces, mais derrière les beaux discours se dissimule une réalité plus embarrassante : la baisse continue des moyens humains et matériels dans les écoles et établissements rend impossible d’assurer la sécurité des élèves. Dans les établissements, il manque des AED pour s’assurer que les passages aux toilettes des élèves puissent être réalisés dans des conditions sereines. Il manque des infirmières et assistantes sociales présentes à temps plein dans les établissements.

Derrière cette opération de communication, le gouvernement ne fait rien d’autre que de l’enfumage, alors que les violences sexistes et sexuelles sont au quotidien de nombreuses élèves et agentes.

SUD éducation revendique :

  • l’application immédiate de la circulaire de 2018 relative à la prévention des violences sexistes et sexuelles, et notamment une véritable protection des agent-e-s ;
  • des moyens humains suffisants pour assurer la sérénité de la vie quotidienne dans les écoles et les établissements.
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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 09:18

Amiante dans les établissements scolaires : SUD éducation alerte sur une urgence sanitaire

Le ministère fait fi de son obligation de protection des élèves et des personnels.

L’amiante est présente dans de nombreuses écoles et établissements scolaires. Elle est la cause de maladies mortelles. Les élèves et les personnels sont donc exposé-e-s à ce risque. La loi impose depuis 2005 que les écoles et établissements doivent disposer de dossiers techniques amiante (DTA) s’ils sont construits avant 1997, date de l’interdiction de l’amiante en France. Presque 90 % des écoles et 70 % des collèges sont concernés.

Ces dossiers techniques amiante qui listent les lieux où l’amiante est présente sont majoritairement inexistants, incomplets ou inaccessibles selon un rapport interne au ministère présenté au CHSCT ministériel en avril dernier. Plus inquiétant, il en va de même pour le document de « recherche avant travaux » qui permet d’éviter les risques liés à l’entretien régulier des lieux et à la démolition. L’amiante se répand ainsi dans l’atmosphère des classes au gré de perçage de trous et autres menus travaux.

La sécurité et la santé des élèves et des personnels sont menacées. Pourtant, le ministère a l’obligation légale de protéger les élèves et les personnels. Conformément à la circulaire fonction publique du 28 juillet 2015, il ne peut pas rejeter sa responsabilité sur les collectivités territoriales propriétaires des bâtiments et responsables de la réalisation des documents. Sa responsabilité est pleine et entière, aggravée par l’absence d’un véritable service de médecine de prévention. Son immobilisme est coupable.

SUD éducation revendique :

  • la réalisation des documents techniques amiante et recherche avant travaux et leur mise à disposition du public et des organisations syndicales,
  • le respect de la réglementation pour protéger les élèves et les personnels : affichage spécifique « amiante », travaux d’entretien avec équipements et protection...
  • le suivi médical pour l’ensemble des personnels exposés, qui nécessite le recrutement de médecins de prévention.

A voir sur : https://www.sudeducation.org/Amiante-dans-les-ecoles-et-etablissements-scolaires-SUD-education-alerte-sur.html le communiqué de SUD éducation, la lettre au ministre, le communiqué de presse.

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 09:12

Grève à partir du 5 décembre : modèle de déclaration individuelle d’intention de participation à la grève à partir du 05 décembre et modèle de lettre pour les parents

Dans cette déclaration les enseignant-e-s du 1er degré qui souhaitent reconduire la grève après le 05 décembre notifient tous les jours travaillés à partir du 05 décembre jusqu’aux vacances de fin d’année. Cela a l’avantage de pouvoir être gréviste dès qu’on le souhaite sans se soucier du délai des 48h de prévenance. Et également de mettre en difficulté l’administration tout en la mettant en contradiction par rapport à ce système de déclaration inique qui a été mis en place par Sarkozy.
Cette déclaration peut être proposée dans les intersyndicales.

Il y a également un modèle de lettre pour les parents allant dans ce sens là.

https://www.sudeducation.org/Modele-de-declaration-individuelle-d-intention-de-participer-a-la-greve-du-05.html

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 09:07

AESH : Continuons à revendiquer un statut unique véritable

Les inquiétudes des accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap étaient déjà vives face aux circulaires de juin 2019. Leur application chaotique et disparate depuis la rentrée n’a fait que dégrader encore un peu plus leurs conditions de travail. Une intersyndicale large avait appelé tous-tes les collègues à se mobiliser le 20 novembre pour la défense du statut des AESH. Les audiences qui ont eu lieu dans différentes académies ou départements nous ont permis de dénoncer ces situations inacceptables et de revendiquer un véritable statut unique pour ces personnels.

Dans de nombreuses académies ou départements, les contrats d’AESH ont été signés sur 39 semaines et non 41 comme le prévoit la nouvelle circulaire.
Sud éducation revendique que des avenants soient rapidement signés avec effet rétroactif au 1er septembre et augmentation de la quotité horaire. Par exemple pour un accompagnement de 24 heures d’accompagnement, un avenant à 62%.

• Certains départements ne respectent pas la circulaire du 6 juin et augmentent le temps d’accompagnement des élèves en situation de handicap en détournant du temps de préparation, concertation et formation.
Sud éducation demande que le ministère envoie des consignes claires aux rectorats sur le respect du temps consacré aux activités connexes, qu’il avait présenté comme une avancée.

• Quelques académies ont décidé de se mettre en conformité avec la circulaire du 27 juin 2014 en instaurant des grilles de salaire qui prenne en considération l’ancienneté des AESH.
Sud éducation revendique que la mise en place de cette grille se fasse rapidement dans toutes les académies, qu’elle soit la même partout sans condition d’entretien professionnel et que la rétroactivité s’applique à partir de la circulaire de 2014.
Sud éducation revendique également une revalorisation de la grille salariale limitée actuellement à une augmentation de 200 euros en fin de carrière.

• L’inégalité de traitement est en revanche appliquée de manière uniforme partout, puisque l’indemnité REP ou REP+ n’est toujours pas versée aux AESH travaillant en éducation prioritaire ou que les AESH employé-es par un lycée mutualisateur n’ont pas accès à l’action sociale, contrairement aux AESH sous contrat DSDEN/ Rectorat.
Sud éducation revendique le versement de l’indemnité REP/REP+ et que tous les contrats soient signés au niveau rectoral.

• Certains départements ont commencé à convoquer des AESH pour des formations sur le temps des petites vacances. Rappelons que beaucoup d’AESH ont un double emploi ou ne peuvent pas se permettre de payer des frais de garde. Augmenter de fait leur temps de travail sans une véritable revalorisation salariale et la mise en place d’un véritable statut c’est ignorer la situation de précarité de ces personnels.

• Les audiences ont permis enfin de rappeler les nombreuses situations de maltraitance ou de non-respect du droit que subissent les AESH ; l’aggravation des conditions de travail par la mise en place des PIALs et le renforcement de la mutualisation ; la non-considération des personnels AESH sur les vœux d’affectation, les emplois du temps, le respect des missions.

La plus grande des maltraitances et du non-respect du Code du travail est celle des temps incomplets, qui font aussi de ces salarié-e-s précaires de futurs retraité-e-s précaires. On sait d’ailleurs que ce sont les femmes précaires qui seraient les plus impactées par la réforme des retraites.

Sud éducation revendique la titularisation des accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap avec un temps d’accompagnement de 24 heures considérées comme un temps plein et appelle les AESH à être présent-e-s dans les cortèges à partir du 5 décembre.

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