8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 09:05

En cette rentrée, le ministre de l’Éducation multiplie les annonces de mesures hostiles aux élèves et aux personnels. Selon la même logique, les emplois et les droits des agent-e-s du secteur public ne seront pas plus épargnés. Le projet libéral de Macron touche la société dans son ensemble. Le projet le plus emblématique de sa politique est la réforme du code du travail par ordonnances. Le gouvernement attaque sur tous les fronts. Alors qu’il annonce déjà une nouvelle réforme des retraites, la grève public/privé du 12 septembre doit être le point de départ d’un vaste mouvement d’ensemble pour mettre un coup d’arrêt à cette offensive ultra-libérale.

L’école dans la ligne de mire

En cette rentrée, le ministre de l’Éducation multiplie les annonces de mesures hostiles aux élèves et aux personnels.

Dans le 1er degré, la gestion des 12 élèves par classe est d’ores et déjà une farce : moyens en personnels insuffisants, bâtiments inadaptés, remise en cause des dispositifs Plus de Maîtres Que de Classes (qui étaient supposés compenser la disparition des RASED). Le ministre voudrait en outre imposer ses conceptions pédagogiques rétrogrades, notamment en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture.

Le ministère imposera aux enseignant-e-s et aux élèves de CP et de 6e des évaluations nationales unanimement décriées par les communautés éducatives et scientifiques.

Dans le 2d degré, le pire des réformes de ces dernières années est conservé et l’autonomie des établissements est encore accentuée. Le ministre prétend ainsi donner le pouvoir de recrutement aux chef-fe-s d’établissement et met en chantier la remise en cause du baccalauréat et du droit aux études supérieures.

Dans l’enseignement supérieur, le ministère prépare la sélection à l’entrée de l’Université pour masquer son refus de mettre les moyens nécessaires pour une université ouverte à tou-te-s.

À tous les niveaux, cette rentrée ne pourra à nouveau être assurée qu’avec des personnels précaires, le ministère ne recrutant même pas tous les postes ouverts au concours, pourtant déjà insuffisants.

Dans sa conférence de presse de rentrée, le ministre prétend que le budget de l’Éducation nationale augmente fortement. En réalité, son ministère absorbe le champ de la Jeunesse et des Sports qui relevait auparavant d’un ministère distinct. Une augmentation en trompe-l’œil donc…

Enfin, l’école s’était vue promettre le maintien des emplois CUI-CAE par la Ministre du Travail. Il n’en est rien : les non-renouvellements sont massifs en cette rentrée. Il s’agit d’un vaste plan de licenciements. Ces personnels (AED, CUI-CAE, services civiques…) assurent pourtant des missions essentielles. SUD éducation exige le réemploi de tous les personnels en contrat CUI-CAE et la titularisation sans condition de tou-te-s les précaires.

Dès la rentrée, organisons-nous en AG, en réunion d’informations syndicales... Préparons la résistance à ce projet d’école néolibéral et réactionnaire !

La fonction publique visée

Selon la même logique, les emplois et les droits des agent-e-s du secteur public ne seront pas plus épargnés.

Le gouvernement prévoit 120 000 suppressions de postes de fonctionnaires sur les cinq années à venir.

Les salaires sont gelés de nouveau : après de timides mesures en fin de mandat précédent, le gouvernement annule les augmentations prévues du point d’indice alors que se profile une hausse de la CSG.

Chez les enseignant-e-s de CP et CE1, la prime annuelle de 3000€ promise par le candidat Macron en REP+ est repoussée sine die.

La journée de carence en cas de maladie est ré-instaurée, dans la droite ligne du sarkozysme. Mais le gouvernement porte un tel attachement à la santé et la sécurité et la santé des personnels que ce n’est sans doute pas si important…

Les syndicats qui avaient accepté avec le PPCR (Protocole Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations) l’individualisation des carrières et les remises en cause des statuts des fonctionnaires en échange des maigres promesses de gains salariaux en sont pour leurs frais…

Nos rémunérations, nos conditions de vie et de travail vont nettement se dégrader sans une mobilisation massive pour stopper ces projets, qui préfigurent une remise en cause des statuts.

La destruction du code du travail

Le projet libéral de Macron touche la société dans son ensemble. Le projet le plus emblématique de sa politique est la réforme du code du travail par ordonnances, sans contrôle du Parlement, et après seulement six heures de réunion avec les syndicats que le gouvernement a daignés invité (Solidaires a été exclue des négociations).

L’enjeu : démunir encore un peu plus les salarié-e-s face à leur patron.

Le projet de loi travail 2 vise ainsi à plafonner les indemnités de licenciement qu’un-e salarié-e peut percevoir devant le conseil de prud’hommes. Cette mesure, réclamée depuis des années par le Medef, permettra au patron de savoir à l’avance combien lui coûtera un licenciement illégal… c’est bien pratique.

Le projet d’ordonnance prévoit également la généralisation du « CDI de projet » déjà connu dans le BTP. C’est un contrat qui dure tant que dure le projet. Quand le projet est terminé, le patron peut jeter les salarié-e-s sans indemnités de licenciement.

Le gouvernement attaque sur tous les fronts. Alors qu’il annonce déjà une nouvelle réforme des retraites, la grève public/privé du 12 septembre doit être le point de départ d’un vaste mouvement d’ensemble pour mettre un coup d’arrêt à cette offensive ultra-libérale.

En grève le 12 septembre !
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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 18:35
Chantal Castelnot, nouveau préfet / Yannick Ruban, nouvel IENA

 

Déclarations préalables des différents syndicats.

Relevant de la compétence de l’Etat :

Mme Moncada, DASEN, explique qu’elle a sensibilisé les élus au fait qu’il était délicat de modifier les rythmes avec des délais si courts. 32 demandes de passage à la semaine de 4 jours, 3 avis défavorables car pas de consensus entre élus et conseils d’école. 29 écoles passent donc à la semaine de 4 jours. Cela correspond à 15% des écoles de l’Orne (contre 30% au niveau national).

Plusieurs organisations ont refusé de voter dont la ligue de l’enseignement et SUD éducation – 1 vote contre – 8 abstentions.

Il en découle une modification du règlement type quant aux dérogations pour les rythmes scolaires.

La création d’un groupe de recherche et d’évaluation va être mis en place afin d’aider à la prise de décision sur les rythmes. Les demandes de modification devront être faites en décembre ou janvier avant la carte scolaire.

Mme Moncada s’inquiète de voir les APC servirent parfois d’ajustement.

Pour l’éducation nationale, Mme Moncada annonce qu’il n’y aura plus de contrats aidés pour autre chose que l’accompagnement d’élèves en situation de handicap.

La ligue expose 3 demandes : maintien durable de l’aide financière pour les TAP/ renforcement et obligation des PEDT /inquiétude pour les contrats aidés, demande de leur maintien et du lancement d’une réflexion pour prévoir la suite.

Relevant de la compétence départementale :

Sécurisation des collèges : Programme 1 (220 000 €) achevé / programme 2 en cours (1,4 million d'€) pour sécuriser les entrées et sorties des élèves.

Architecture informatique : à présent seul le département s’occupe de ce dossier. Les serveurs vont être modifiés, ils seront virtuels. Les dépannages seront simplifiés et plus rapides. La sécurité informatique sera renforcée. Changement de prestataire pour la communication, beaucoup moins cher, l’argent récupéré sera utilisé pour généraliser le haut débit par la fibre. En juin 2018, tous les collèges posséderont l’ENT. La modernisation de l’équipement informatique et le renouvellement du matériel se poursuit.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 09:51

De la loi Travail 2 à la remise en cause du statut des fonctionnaires

La réforme du Code du travail est engagée. Les fonctionnaires pourraient certes ne pas se sentir directement concernés par cette nouvelle attaque ultra-libérale contre le droit du travail. Aussi dangereuses que soient les intentions du gouvernement en matière de droit du travail, il ne faut pas perdre de vue que cette réforme ne constitue que la poursuite d’une mutation profonde du travail et de la remise en cause du contrat social - mutation déjà engagée par les politiques néolibérales appliquées depuis plusieurs années.

Le président Macron et sa majorité visent à faire de la France à venir une start-up nation et de l’appareil d’État une plate-forme numérique et un centre d’appels.

Et ce gouvernement a dans l’immédiat et en même temps un autre fer au feu : la fonction publique et ses agent-e-s.

Les premiers propos du président étaient déjà assez inquiétants (60 milliards de réduction des dépenses publiques, 120 000 suppressions d’emplois publics, régime unique des retraites privé/ public).

L’absence de ministère de la fonction publique et même de secrétariat d’Etat à la fonction publique pour laisser place à un « ministère de l’Action et des comptes publics » amplifie cette inquiétude.

Le récent rapport et les préconisations de la Cour des Comptes viennent en appui aux objectifs de la majorité présidentielle : ils veulent purement et simplement mettre fin au statut et à la fonction publique

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 09:48

Actuellement plusieurs enfants de nos écoles sont à la rue et risquent de l'être encore pendant l'été.

Le collectif des parents d'élèves de Caen et Hérouville Saint Clair

se mobilise pour qu'aucun enfant de nos écoles ne dorme dans la rue.

 

Tous les parents et les enfants sont les bienvenus

le jeudi 6 juillet à 17h30, veille des vacances, à la préfecture

avec tambours, trompettes, tambourins et casseroles...

 

A l'initiative des parents d'élèves des écoles

Bicoquet, Bosnière, H. Brunet, R. Doisneau, Guynemer,

R. Lemière, V. Lesage, La Maladrerie, Millepertuis, J. Moulin, La Pigacière, E. Restout, Duc Rollon, Venelle aux Champs, des collèges Villey-Desmeserets, Nelson Mandela, du lycée Allende, de la FCPE 14

.et de tous ceux qui veulent se joindre à nous.

 

Contact : collectifparentsdelevescaenhsc@gmail.com

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 10:03

Dans plusieurs départements, les enseignant-e-s se sont mobilisé-e-s contre la mise en œuvre des CP à 12 en REP+ à la prochaine rentrée. Les personnels protestent contre la suppression du dispositif « Plus de maîtres que de classes » (PDMQDC) et contre l’obligation qui leur est faite de mettre en œuvre cette mesure de marketing politique.

Ces CP à 12 vont s’ouvrir via le redéploiement de postes existants, au détriment des postes PDMQDC (qui ont eu à peine le temps d’exister) et des postes de remplaçant-e-s (qui sont déjà largement insuffisants).

À 10 jours de la fin de l’année scolaire, cette décision met les équipes éducatives en grande difficulté :

  • Les locaux pour diviser en deux les classes de CP sont souvent inexistants ou insuffisants. Les municipalités ne sont pour beaucoup pas en mesure d’assurer des conditions matérielles satisfaisantes pour créer ces classes.
  • En imposant un cadre d’effectif restreint sur un seul niveau, cette décision bafoue la liberté pédagogique des équipes, qui ne pourraient par exemple plus former des classes multi-âges ou décider d’autres organisations qui sortent du cadre traditionnel.
  • Ces nouvelles contraintes sur la répartition des élèves pèsent sur les effectifs des autres classes.

À cause de cette mesure, les PDMQDC et les remplaçant-e-s sont déplaçé-e-s d’office. Les droits des personnels en matière d’affectation sont ainsi bafoués. C’est aussi le cas des répartitions des postes prévues dans les cartes scolaires et de leur contrôle par les instances représentatives des personnels.

Cette opération de communication, qui présente ce dispositif comme une panacée garantissant la réussite des élèves, va mettre les enseignant-e-s de CP en REP+ sous pression. Cette injonction de réussite à 100% ne tient pas compte des facteurs sociaux. Elle vise à dissimuler le manque de moyens réels de prévention et de prise en charge des difficultés. Cela supposerait notamment des RASED complets en nombre suffisant, une médecine scolaire digne de ce nom, une formation initiale et continue à la hauteur des besoins et une réflexion sur les pratiques pédagogiques.
Une fois de plus, les personnels subissent les lubies des mandatures successives et leurs aberrations pédagogiques, au détriment de leurs conditions de travail et des conditions d’apprentissage des élèves.

SUD éducation revendique :
  • la baisse générale des effectifs par classe, des programmes dont les contenus laissent du temps à la manipulation, l’expérimentation, la recherche, la possibilité d’un réel travail en équipe et la mise en place de pédagogies coopératives
  • le maintien de toutes les écoles dans les dispositifs de l’éducation prioritaire, avec des seuils d’effectifs réduits pour tout-e-s
  • plus de professeur-e-s des écoles que de classes dans toutes les écoles, la réduction du temps de service des PE : 18 heures d’enseignement et 6 heures de concertation et de travail en équipe, la différenciation entre le temps de travail des PE devant élèves et le temps d’enseignement pour les élèves
  • le respect du choix des équipes pédagogiques concernant la répartition des élèves et la constitution des classes
Peut-on refuser ?

En appui des mobilisations, les personnels peuvent faire valoir les dispositions de l’article 2 du décret 89-122 relatif aux directeurs d’école, confirmées par la circulaire 2014-163 du 1er décembre 2014. Ces textes réglementaires indiquent qu’il appartient bien aux équipes, en conseil des maître-sse-s, d’organiser par elles-mêmes la répartition des élèves dans les classes en fonction de leurs objectifs pédagogiques. Les personnels n’ont donc pas à se sentir tenus de se conformer à ces injonctions hiérarchiques, et ce d’autant plus qu’aucune nouvelle instruction officielle n’est parue.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 10:00

Le ministre a annoncé le gel du budget et des postes dans l’éducation nationale, en affirmant que « nous avons le nombre de postes qui convient ». Sans doute ce nombre convient-il au projet d’école du tri social de ce gouvernement. Mais il n’est certainement pas suffisant pour une école de l’égalité et de l’émancipation :

  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour réduire les effectifs à tous les niveaux.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour assurer les remplacements et la continuité du service public.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour développer un enseignement adapté, pour prendre en charge la difficulté scolaire et les élèves en situation de handicap.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que partout existent des RASED complets et en nombre suffisant.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que dans toutes les écoles il y ait plus de PE que de classes.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour accueillir les 2 ans dans des conditions adaptées.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que les classes soient dédoublées dans la moitié des horaires dans le secondaire.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que les vies scolaires des établissements du secondaire puissent assurer leurs missions.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que tou-te-s les élèves bénéficient de la médecine scolaire.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que la charge de travail des personnels d’administration et d’intendance ne les écrase pas.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que les services de restauration scolaire, de maintenance et d’entretien des locaux puissent être assurés par des agent-e-s respecté-e-s et parties prenantes de la communauté éducative.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que l’ensemble des personnels puissent voir respecter leurs droits syndicaux, leurs droits aux congés, à la formation continue et à la mobilité.
  • Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que la médecine de prévention puisse effectuer ses missions auprès des personnels.

Alors non, décidément, Monsieur le ministre, votre école ne nous convient pas.

Le tract ici:

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 12:44

Hors classe: 51 personnes sont promues.

Second mouvement: les affectations suite au deuxième mouvement sont validées. Il reste encore 26 personnes sans poste, mais beaucoup devront avoir une affectation avant le 7 juillet.

Si vous voulez connaitre votre affectation ou savoir si vous passez à la Hors classe, vous pouvez nous joindre aujourd'hui et demain au : 09 80 79 65 03. Après, nous serons joignables au numéro de téléphone habituel.

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 07:06
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:52
  • Disponibilité de droit :

    1 demande d'accordée

    Aucune demande de disponibilité sur autorisation supplémentaire n'a été accordée.

  • Détachements :

    2 détachements d'accordés

  • Directions

    La direction de Saint-Hilaire le Châtel, du Gué de la chaine et de Bagnole de l'Orne sont pourvues.

  • Ineats-Exeats :

    Exeats : 3 d'accordés vers le Calvados et 2 vers la Manche

    Ineats : 10 demandes pour entrer dans l'Orne

 

Appels à candidatures : certains postes vont encore faire l'objet d'un appel à candidatures. Les modalités vous seront communiquées via votre I-Prof. Voici la liste des postes qu'il reste à pourvoir :

CPD Education Musicale
CPD Formation Continue
CPC TICE L’Aigle
Classe Relais SEGPA, Molière L’Aigle
Enseignant.e référent.e St Exupéry, Alençon
ITEP Sées


 

Postes de direction :

St Germain de la Coudre
La Ferté Frénel
Aube
St Germain du Corbéis
St Fraimbault
La Selle la Forge

3ème phase de mouvement :

Les personnes restées sans poste, recevront la liste des postes restés vacants, et devront la renvoyer d'ici lundi 26 juin, 9h00. Cela concerne 88 personnes.

Pour toute information, n'hésitez pas à nous contacter !

Carte scolaire :

La mesure de carte scolaire prévue à l'école de Bazoches-au-Houlme et à l'école de Saint-Germain de la Coudre est annulée. Les personnes concernées pourront donc réintégrer leur poste pour la rentrée prochaine.

 

Pour toute information, n'hésitez pas à nous contacter ! 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 17:16

Appel unitaire du 15 juin 2017

Des organisations de la société civile appellent le gouvernement à un changement radical de sa politique migratoire

Le ministre de l’Intérieur a fait connaître ses premières intentions en matière de politique migratoire, et nous déplorons qu’y manque l’engagement impératif de mettre un terme aux violences policières à l’encontre des migrants et réfugiés. De même, aucun mot n’a été prononcé pour annoncer la fin de l’intimidation à l’égard de citoyens ou associations, qui sur le terrain s’efforcent d’assurer accueil et solidarité à leur égard. Deux priorités qu’il faut d’urgence mettre en œuvre au regard des situations qui prévalent à Paris, de nouveau à Calais, à la frontière franco-italienne, mais aussi ailleurs en France.

Pourtant, la situation actuelle le démontre implacablement : la gestion répressive des migrations internationales et le non-respect du droit d’asile qui prévalent dans la plupart des pays d’Europe, et en France en particulier, sont un échec effroyable. Tout d’abord parce que les guerres, les violations des droits humains, l’aggravation des inégalités et les catastrophes climatiques jettent un nombre incompressible de personnes sur les routes de l’exil, et aucune police au monde ne pourra jamais empêcher des jeunes de chercher à se construire un avenir, ou des familles de vouloir protéger leurs enfants. Ensuite parce que « tarir les flux d’arrivées », selon les mots mêmes du ministre, relève de l’illusion et du mensonge, que nous payons au prix fort : des milliers de vies perdues chaque année en Méditerranée ou sur les autoroutes d’Europe, des centaines de millions d’euros gaspillés tous les ans, d’insupportables souffrances humaines, mais aussi des territoires sous tension, des bénévoles et des citoyens choqués et épuisés… De tels choix politiques fracturent nos territoires, dressent les hommes et femmes les uns contre les autres et nourrissent le rejet de l’autre et le repli sur soi.

Nous, membres d’associations nationales, collectifs de migrants ou citoyens réunis dans des initiatives locales de solidarité avec eux, composons une grande partie de la « société civile » organisée, qui tous les jours sillonne le terrain pour pallier les manquements, l’aveuglement et l’inhumanité des politiques publiques. Nous avons vu des dizaines de milliers de personnes, ces derniers mois, s’engager, dans leurs quartiers ou dans leurs villages, pour témoigner de l’humanité la plus élémentaire : offrir réconfort et dignité à des personnes accablées par des parcours de souffrance et de danger, voyant leurs droits fondamentaux tout simplement niés par les autorités de l’État.

Face à ce qui constitue un véritable « état d’urgence », nous appelons les responsables politiques et administratifs à poser les vraies questions : notre conception de la justice admet-elle que des militants de solidarité soient harcelés, et jugés comme délinquants, ou que des distributions alimentaires soient interdites par arrêté municipal ? Les droits fondamentaux que nous aspirons à voir respectés à travers le monde sont-ils compatibles avec la détention de milliers de personnes qui ont pour seul tort d’avoir cherché à survivre et bâtir un avenir meilleur ?

Nous qui construisons chaque jour une France solidaire et accueillante, nous appelons donc le Président de la République et le Premier ministre à convoquer d’urgence une conférence impliquant tous les acteurs, afin qu’émergent des politiques alternatives d’accueil et d’accès aux droits empreintes de solidarité et d’humanité.

Les organisations, réseaux et collectifs signataires :

ACAT

ACAT Corrèze

ACAT Forez

ACAT France Bourgogne

ACAT Lille

ACAT Val de Bussy Seine et Marne

ACORT - Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie

ACT & HELP

Act For Ref

Act Up-Paris

AG Consultants

Alliance Universelle de Solidarité

Alternative et autogestion

AMFPGN

Amitié coopération France Cameroun

Amnesty International France

Amnesty International Groupe 304 Haut Bocage

Amnesty International Groupe 50 St-Etienne

Amnesty International Lens Liévin

Amnesty International Val de Bièvre

Anafé

APICED

Artisans du Monde Gap

Association 100 pour 1 Avignon

Association Accueillir au pays

Association Actes & Cités

Association AIDER

Association AIR Saint Laurent en Royans

Association Bagagérue

Association de Parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection (Isère)

Association des Marocains en France

Association Eat and meet

Association ECNou

Association Ecodrom93

Association En passant le pont

Association Habitat-Cité

Association Hospitalité chinonaise aux migrants

Association Jarez Solidarités

Association Join Hands

Association Les Amoureux au Ban Public Breizh

Association Les Vertaccueillants

Association Massif du Tangué en France

Association Montagne Accueil Solidarité de Peyrelevade

Association Port d’attache Granville

Association Sauvons la vie de l’eau potable pour tous

Association Solidarité Roms de Saint-Etienne

Association SOS Refoulement Dijon

Association Tous Migrants

Association Un Digne Toit

Association Un jour la paix à Embrun

Association Vivons ensemble

Association Voisinage(S)

Association William Penn

Association Yamdaabo

ATD Quart Monde

Attac France

Auberge des Migrants

CCFD-Terre Solidaire

CCFD-Terre Solidaire 01

CCFD-Terre Solidaire 05

CCFD-Terre Solidaire 07

CCFD-Terre Solidaire 13

CCFD-Terre Solidaire 21

CCFD-Terre Solidaire 22

CCFD-Terre Solidaire 27

CCFD-Terre Solidaire 34

CCFD-Terre Solidaire 36

CCFD-Terre Solidaire 38

CCFD-Terre Solidaire 50

CCFD-Terre Solidaire 51

CCFD-Terre Solidaire 54

CCFD-Terre Solidaire 58

CCFD-Terre Solidaire 62

CCFD-Terre solidaire 63

CCFD-Terre Solidaire 67

CCFD-Terre Solidaire 77

CCFD-Terre Solidaire 83

CCFD-Terre Solidaire 85

CCFD-Terre Solidaire 89

CCFD-Terre Solidaire 93

CCFD-Terre solidaire 95

CCFD-Terre Solidaire Ile de France

CCFD-Terre Solidaire St Etienne

CDAFAL 56

CEDETIM

CEECS/RESF44

Cercle Louis Guilloux

Centre d’information et d’études sur les migrations internationales

CIIP Grenoble

CISPM

Citoyen.ne.s pour la paix en Colombie

Collectif "Migrants : changeons notre regard !" Antony

Collectif "On est bretons, solidaires, et on agit"

Collectif "réfugiés" du Vaucluse

Collectif AGIR (accueil des migrants à Aix en Provence)

Collectif amiénois des sans papiers

Collectif antiraciste l’Hay-les-Roses-Fresnes-Cachan

Collectif ARDA’aide aux réfugiés et demandeurs d’asile

Collectif citoyen Accueil Migrants Valfleury

Collectif citoyens Solidaires 06

Collectif de défense des droits et libertés des étrangers (CDDLE)

Collectif de Guillestre (05)

Collectif de soutien aux Familles Roms de St Denis

Collectif de soutien aux migrants et réfugiés 11/12 Marseille

Collectif de soutien aux sans papier du Trégor Goelo

Collectif de soutien de l’EHESS aux migrant-es

Collectif des associations citoyennes

Collectif des Associations Citoyennes de l’Est Val d’Oise (CAC-EVO)

Collectif Icare

Collectif Justice & Libertés Strasbourg

Collectif La Chapelle Debout

Collectif Lycée d’accueil International du Castel

Collectif Migrants Bienvenue 34

Collectif National Droits de l’Homme Romeurope

Collectif pilatois Solidaires (42)

Collectif Roms de Gardanne

Collectif Roscoff - soutien aux migrants

Collectif Saint-Lois d’Aide aux Migrants

Collectif Solidarité Migrants Wilson

Collectif Solidarité Réfugiés du Piscénois (34)

Collectif Solidarité Roms Lille Métropole

Collectif SOLMIRE (Coll Solidarité Migrants Réfugiés)

Collectif Soutien Migrants Nantes

Collectif Uni-es- Contre une Immigration Jetable de la région nazairienne

Collectif Welcome Nanterre

Collectifs Migrants 04

COMEDE

Comité d’Aide humanitaire au Peuple syrien

Comité d’amis d’Emmaüs Figeac

Comité de Liaison Diagonal France

Comité de soutien aux réfugiés algériens (Isère)

Comité pour le Respect des Lberté et des Droits de l’Homme en Tunisie - CRLDHT

LDH Comité régional PACA

Compagnie L’abeille et l’orchidée

Confédération Syndicale des familles

Coordination Nationale des Sans Papiers (CNSP)

COPAF

CRIAAR Velaux 13

CRID

Croyants en liberté 42

Culture et liberté

D’Ici ou d’Ailleurs-Rennes

EDAR

Emmaüs International

Emmaüs France

Fondation Abbé Pierre

ACAPE - Association Centre Abbé Pierre Emmaüs

Emmaüs Angers

Emmaüs Annemasse/Annecy

Emmaüs Bayonne

Emmaüs Brest

Emmaüs Chambéry

Emmaüs Clermontois - Oise

Emmaüs Côte d’Azur

Emmaüs Cotentin

Emmaüs Côtes d’Armor

Emmaüs Dennemont

Emmaüs Etang-sur-Arroux

Emmaüs Fontenay le Comte

Emmaüs Grande Synthe

Emmaüs Limoges

Emmaüs Lyon

Emmaüs Marseille Saint Marcel

Emmaüs Mayenne

Emmaüs Mazamet

Emmaüs Nantes

SOS Familles Emmaüs 44

Emmaüs Nièvre

Emmaüs Pays de Vannes

Emmaüs Périgueux

Emmaüs Peupins

Emmaüs Plessis-Trévise

Emmaüs Pointe Rouge Marseille

Emmaüs Rédéné

Emmaüs Saint Etienne

Emmaüs Servas

Emmaüs Thouars

Emmaüs Toulouse

Emmaüs Tours Chinon

Emmaüs Vienne

Et Puis d’Ailleurs

Europe Cameroun Solidarité

FASTI

ASTI Bordeaux

ASTI Calvados

ASTI Petit-Quevilly

ASTI Romans

Fédération de l’Entraide Protestante (FEP)

Fédération de Paris du MRAP

Fédération SUD éducation

Femmes de la Terre

Femmes migrantes debout – Paris

Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations (FORIM)

France Amérique Latine

FSU Fédération Syndicale Unitaire

Fédération tunisienne des citoyens des deux rives

Gisti

GRDR Migration Citoyenneté Développement

GRIAM (Groupe de réflexion inter-religieux d’aide aux migrants)

Groupe solidarité paroisse Visitation Chevigny

Groupe Solidarité Roms

Habitat&Citoyenneté

ICI initiative citoyenne

Immigration Développement Démocratie

INFLECHIR

IPAM

Itinérance Sud-Manche

JEFS

JRS France

Kali

Kolone

Konexio

La Cimade

La Cimade Quimper

La Roya Citoyenne

L’Auberge des Migrants

Ligue des droits de l’Homme (LDH)

LDH Aude

LDH Besançon

LDH Comité régional PACA

LDH Compiègne-Noyon

LDH Graves

LDH Saintes

LDH Section de l’EHESS

Le Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu

Le Mouvement de la Paix

Les Amoureux Au Ban Public Bretagne

LVN Personnaliste et Citoyen

Maison des citoyens du monde-Loire Atlantique

Maison des Tiers Mondes et de la Solidarité Internationale

MAS 44

Médecins du Monde

Migrations Santé Alsace

Mouvement Utopia

MRAP

MRAP 06

MRAP Lille

MRAP L’Isle sur la Sorgue

MRAP Magenta

Paris d’Exil

Pastorale des migrants du diocèse d’Arras

PAYS DE MORLAIX SOLIDARITE MIGRANTS

Réseau Chrétien - Immigrés (RCI)

Réseau de solidarités Hôtel de Crouy

Réseau de Soutien aux migrants

Réseau Euromed France

Réseau Mom o’chaud (Aveyron)

Réseau Welcome Orléans

Réseaux citoyens de St-Etienne

RESF

RESF 06

RESF 11

RESF 21

RESF 25

RESF 38

RESF 43

RESF 48

RESF 65

RÊVE

Ritimo

Roussillon-Maghreb

Savoie Solidarité Migrants

Secours catholique-Caritas France

Secours catholique Caritas France Agen

Société St Vincent de Paul de Paris

Solidarité Migrants RESF 60

SOS Hépatites

Soutien Asile Nord 21

Soutien juridique Dunkerque

Stop racisme Pézenas

Syndicat de la Magistrature

Système B, comme bidonville

Terrafrik Interface des alternatives sub-sahariennes

Terre d’Ancrages

Terre d’errance Norrent Fontes

Terre des hommes Doubs

Terre Des Hommes Loire

Terre En Vue

TET-LLÄ France

Thot

Tous Citoyens

Tous Migrants 05

Tous Migrants 73

TRAAM

Transport People and Care

UN TOIT C’EST TOUT

Union syndicale Solidaires

UTAC

WELCOME-FRANOIS-SERRE et militante CCFD-TS 25

Wietchip Femmes du 3ème Millénaire

WISE

La carte collaborative du Sursaut citoyen recense les collectifs et groupements de citoyens engagés pour l’accueil et l’accompagnement des migrants en France.

 

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Published by SUD 61