13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 18:27

Le ministère a décidé d’imposer le retour d’évaluations nationales. L’ensemble de la communauté éducative n’a pourtant jamais cessé de les dénoncer. SUD éducation réaffirme son refus catégorique de ces évaluations.

Ces évaluations nationales ne constituent pas un outil professionnel pour la classe et ne sont pas au service du diagnostic ni de la réduction des difficultés scolaires. Ces tests seront exclusivement ciblés sur la mesure des acquis scolaires des élèves par rapport aux programmes. Autrement dit, ils ne viseront qu’à mesurer la performance du système éducatif, des élèves, des enseignant-e-s et des équipes pédagogiques. Elles mènent ainsi à la stigmatisation des élèves et elles servent à légitimer des dispositifs d’aide personnalisée qui ont pourtant prouvé leur inefficacité à l’inverse des RASED et de la réduction des effectifs.

Elles seront utilisées pour contrôler le travail des enseignant-e-s, sur la base d’objectifs purement quantitatifs. Elles contribuent à la standardisation de nos pratiques de classe. C’est une façon méprisante de s’asseoir sur le travail en équipe pour la passation, la correction et l’analyse des évaluations. Elles poussent à centrer le travail en classe sur une pratique de bachotage et la recherche de résultats quantitatifs à tout prix. D’ailleurs, l’expérience le montre : les pseudo-formations parfois imposées aux enseignant-e-s dont les élèves ont des résultats insuffisants à ces évaluations ne sont de fait que des reformatages.

Ces évaluations nationales ne sont en réalité aucunement nécessaires pour l’évaluation du système scolaire. Il est illusoire de penser que les résultats produits par ce genre de dispositif sont représentatifs. Le Haut Conseil de l’Éducation dans son bilan annuel de l’école de 2011 a pointé le peu de fiabilité de ces évaluations. En effet, les conditions de passation ne sont pas homogènes sur tout le territoire et les codes de correction ne permettent pas une analyse fine des erreurs des élèves et sont une vision simpliste des processus d’apprentissages. Des protocoles sur des cohortes d’élèves choisis, avec des analyses quantitatives et qualitatives, sont largement suffisants pour cela, et même plus efficients que ces évaluations nationales généralisées.

Progressivement, on prépare l’opinion publique à l’idée que la mission première de l’enseignement réside en la quête permanente de la performance et du classement. On développe dans l’école une culture du résultat et du mérite, dont on connaît pourtant bien les dégâts dans l’univers impitoyable de la grande entreprise. Cela n’aura pour effets que d’accentuer les pressions sur les enfants en difficulté scolaire et à disqualifier les enfants des classes populaires. Ce pilotage par l’évaluation fait peser une menace lourde sur le système éducatif, en instaurant des outils de mesure de résultats qui visent à mettre toujours plus en concurrence les écoles et établissements, les enseignant-e-s et les élèves, à travers la publication de leurs résultats, de palmarès des meilleures écoles et établissements. Ce pilotage par les chiffres », dont l’objectif reste la réduction des moyens et du nombre de postes, s’inscrit, avec la disparition de la carte scolaire, dans un projet de transformation de l’éducation en un vaste marché.

Ces évaluations préparent la mise au pas réactionnaire de l’école que programment Macron et Blanquer, sur les méthodes et les programmes. Ces évaluations nationales sont à l’opposé de nos aspirations, de nos convictions éducatives et de nos missions professionnelles. Les enseignant-e-s évaluent leurs élèves tout au long de l’année et au cours des apprentissages. Les enseignant-e-s n’attendent pas ces évaluations pour différencier leur pédagogie et adapter leurs enseignements en fonction des difficultés des élèves. Nous considérons que l’évaluation des élèves ne peut pas relever d’injonctions institutionnelles normatives. Les évaluations et leurs rendus doivent être des outils construits par les enseignant-e-s dans le cadre de leurs pratiques pédagogiques pour faire progresser les élèves à leurs rythmes en s’appuyant sur les acquis et les recherches des pédagogies alternatives et coopératives. SUD éducation revendique ainsi une évaluation formative plutôt que sommative, une évaluation dans un cadre pédagogique ne donnant pas lieu à un quelconque fichage de l’élève, la réduction du temps d’enseignement pour permettre une réflexion collective sur l’évaluation.

Ces évaluations nationales ne sont pas obligatoires !

Le ministère a beaucoup communiqué sur ces évaluations mais il n’a publié au Journal officiel aucune circulaire leur donnant un cadre formel. Il n’y a donc pas cadre réglementaire pour ces évaluations qui puissent les rendre obligatoires. Et non, un simple courrier du DASEN ou du ministère ne suffit pas !

Face aux oppositions et aux résistances que ces évaluations ont provoquées, Jean-Marc Huart, directeur de l’enseignement scolaire (Dgesco), a lui-même levé les consignes contraignant-e-s d’application de l’évaluation de CP via un courrier adressé aux enseignant-e-s : « Il est important que cette évaluation se déroule dans un climat de bienveillance... sans aucun esprit de compétition », « Vous avez la possibilité de ne faire passer qu’une partie des exercices », « Les durées de passation doivent être considérées comme indicatives. »

Bref, vous faites comme vous voulez: Puisqu'on ne peut rien vous imposer.

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 11:57

Stage à destination des assistant-es d'éducation, pédagogiques et de prévention sécurité (AED, AP et APS) Mardi 12 décembre 2017 de 9h à 17h dans le local Sud Education 14 du chemin vert à Caen, 13 avenue Robert Schuman (entrée derrière l'immeuble).

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 08:24

SUD éducation se félicite des annonces de notre cher ministre de l’Éducation Nationale. Jean-Michel Blanquer exprime vouloir faire de l’enseignement professionnel « une voie d’excellence » et en fait une « très grande priorité ». 
Les équipes pédagogiques vont pouvoir enfin exercer leur métier dans des conditions de travail optimales et sortir de l’illégalité imposée par l’absence de moyens :

  • Fini, les classes surchargées.
  • Fini, les emplois du temps aberrants pour les enseignant-e-s comme pour les élèves.
  • Fini, les regroupements de sections aux programmes différents.
  • Fini, les suppressions de postes pour imposer des heures supplémentaires aux professeur-e-s et faire des économies.
  • Fini, les emplois précaires.
  • Fini, les cours le mercredi après-midi au détriment de l’UNSS et des activités extra scolaires (culturelles et sportives), mépris criant des lycéen-ne-s professionnel-le-s.
  • Fini, les injonctions paradoxales dues à l’incapacité de mettre en œuvre les préconisations institutionnelles par manque de place et de moyens.
  • Fini, le remplissage des sections au détriment des vœux des élèves.
  • Fini, la propagande sur l’apprentissage comme voie de réussite et remède miracle contre le chômage des jeunes.
  • Fini, les parcours mixés et les publics mixtes.
  • Fini, la discrimination par rapport à la voie générale.
  • Fini, les dépressions, les burn out, les suicides
  • Enterré, le projet de changement de statut des enseignants PLP et le transfert aux régions.
  • Enfin, une revalorisation sérieuse de notre salaire et du point d’indice.
  • Enfin, un recrutement à la hauteur des besoins.
  • Enfin, un-e professeur-e titulaire et formé-e devant chaque classe.
  • Enfin, un équipement de protection individuel pour les élèves payé par l’’Éducation Nationale.

Enseigner en lycée professionnel va enfin devenir une sinécure capable de pallier la crise de recrutement que connaît l’enseignement professionnel à l’heure actuelle. Élève et professeur-e-s vont enfin pouvoir travailler dans un environnement ultra-bienveillant et épanouissant. 
Le dernier slogan du MEDEF « si l’école faisait son travail, j’aurais du travail » ne sera plus d’actualité et comme notre ministre de l’Éducation Nationale a participé aux universités d’été du MEDEF, nous voilà complètement rassuré-e-s sur l’avenir du lycée professionnel.

Et vous, vous y croyez ?

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 21:57

Soutien aux revendications des personnels du collège Vercors de Grenoble

La Fédération des syndicats SUD éducation soutient la lutte menée par les personnels du collège Vercors (Grenoble), qui ont fait grève plus de trois semaines pour l’obtention de deux postes d’AED en remplacement des 3 postes CUI vie scolaire supprimés à la rentrée.

Suite à la décision gouvernementale de non renouvellement des contrats aidés, de nombreux établissements scolaires sont touchés : dans les collèges, des postes en vie scolaire notamment disparaissent ; dans les écoles, il s’agit essentiellement de postes d’adjoints administratifs. S’ils ne le sont pas encore, bien d’autres établissements seront touchés également au cours de cette année et à la rentrée prochaine.

Nous dénonçons l’insécurité permanente que représentent ces postes précaires qui ne permettent pas d’assurer la pérennité des équipes.

Or, l’Éducation nationale a besoin de stabilité et de sérénité pour travailler au mieux avec les élèves.

Tout comme les collègues de Vercors nous affirmons que le recrutement de services civiques ne pourrait en aucun cas remplacer l’embauche de véritables personnels de surveillance, sur des contrats stables et avec des conditions de travail et salariales correctes.

Nous soutenons donc sans réserve les revendications des collègues de Vercors et tenons à dénoncer les atteintes au droit de grève par le remplacement du CPE gréviste.

 

Grenoble, le 30 septembre 2017

Communiqué de presse du Collège Vercors, Grenoble

Le plus heureux qui puisse nous arriver dans nos actions est d’obtenir le succès.

Epicure

Les grévistes du collège Vercors, réunis en assemblée générale, ont décidé de reprendre le travail lundi 2 octobre, après plus de trois semaines de grève à la majorité des personnels.

Reçus en audience vendredi 29 octobre avec les parents d’élèves les personnels ont pris note de l’évolution de la proposition du Rectorat.

Bien qu’il ne réponde pas aux besoins du collège en terme d’effectifs de surveillance, l’octroi d’½ poste de CPE pour toute l’année scolaire renforcera l’équipe. En nous rendant ½ AED au début de la grève, vendredi 8 septembre, puis en nous octroyant ½ CPE vendredi 29 septembre, le Rectorat reconnaît donc le manque causé par la suppression des contrats aidés et la légitimité de nos demandes.

En attendant que la dotation en AED des établissements scolaires, et en particulier ceux de l’Education prioritaire, soit revue à la hausse(cf. propos de Monsieur Blanquer le jeudi 28 septembre reconnaissant l’importance des missions de surveillance, et affirmant qu’il fallait remplacer les contrats aidés par des AED) nous entamons donc l’année scolaire avec 1 ETP de surveillance en moins et ½ CPE en plus.

C’est par notre mobilisation, massive et déterminée, que nous avons obtenu des moyens supplémentaires accordés à la Vie scolaire. Sans elle, notre situation aurait été plus que catastrophique. Nous en sommes plus que jamais convaincus : la lutte paie !

Toutefois, ces moyens ne sont toujours pas à la hauteur de nos besoins : malgré tous nos efforts le Rectorat a refusé de remplacer à équivalence, les contrats aidés perdus par des AED prétextant le risque qu’il y aurait à ouvrir la boîte de Pandore. Pourtant, il va bien falloir l’ouvrir et l’abonder, l’enveloppe des AED ! Le Ministre l’a dit, et les établissements concernés maintenant ou plus tard par la suppression des contrats aidés ne le démentiront pas. En tout cas, notre hiérarchie a mis un point d’honneur à ne pas nous accorder un AED en plus, ce qui correspond réellement au manque aujourd’hui. Elle nous donne à la place un CPE à mi-temps qu’on ne demandait pas.

Nous resterons mobilisés et attentifs dès la reprise des cours : l’audit dépêché par le Rectorat montrera, nous en sommes convaincus, que la disparition d’un temps complet de surveillance n’est pas sans conséquences sur la vie de l’établissement. Il mettra en évidence la nécessité de remplacer les postes précaires saupoudrés depuis des années par des postes d’AED, comme l’affirme le

Ministre de l’Éducation nationale. Comment pourrait-il en être autrement ?

Nous restons tous solidaires de l’équipe de vie scolaire, et attentifs à ce que ses conditions de travail ne se détériorent pas encore davantage.

Nous sommes prêts à nous remobiliser si des moyens venaient à nous être enlevés ou si le manque d’encadrement des élèves créait des situations ingérables.

Nous poursuivrons le dialogue avec les parents d’élèves et le Rectorat et continuerons à nous battre pour aboutir à des solutions pérennes pour notre collège et nos élèves, qui méritent des conditions de travail, d’encadrement de qualité.

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

L’équipe éducative du collège Vercors

https://www.facebook.com/vercorsenaction/ 

Caisse de grève pour soutenir les personnels mobilisés :

https://www.pikari.fr/c/atq3p6 

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 15:15

Le mercredi 4 octobre 2017, la Cour des comptes a publié un nouveau rapport mettant en cause la gestion des personnels enseignants. Ce document a été accueilli positivement par le ministre de l’Éducation Nationale, qui a affirmé dans un communiqué qu’il viendrait « nourrir la réflexion actuelle en matière de ressources humaines dans l’Éducation nationale ». Si des dysfonctionnements existent, les « solutions » proposées par la Cour des comptes vont toujours dans le même sens : appliquer des logiques managériales au service public et casser les droits des salarié-e-s.

Les enseignant-e-s, ces fainéant-e-s !

La Cour des comptes est un gestionnaire scrupuleux. Dans une société où l’obsession de la réduction de la dépense publique et de l’austérité a été érigée en règle absolue, cette institution prend des allures de grand oracle. Dernière révélation en date : la gestion des enseignant-e-s est mauvaise. Que dit le rapport ?

- Que le précédent gouvernement, trop occupé à faire pleuvoir les cadeaux sur l’Éducation Nationale n’a pas assorti ses mesures de « contreparties dans les conditions d’exercice du métier d’enseignant ». Comme par exemple… augmenter le temps de travail (oui c’est bien connu les profs ne travaillent pas assez).

- Qu’il faut annualiser le temps de travail (toujours dans l’idée de faire travailler plus les enseignant-e-s),

- Qu’il faut renforcer les pouvoirs des chef-fe-s d’établissement (qui sont déjà considérables),

- Qu’il faut développer la bivalence (l’enseignement de plusieurs disciplines),

- Qu’il faut développer encore davantage le recrutement sur postes à profil (générateur de concurrence entre les personnels et d’injustices)...

Une offensive idéologique

Ainsi, sous couvert de propositions neutres, c’est bien une offensive idéologique que mènent la Cour des comptes et le gouvernement. Elle part de plusieurs postulats inacceptables : les enseignant-e-s sont des feignant-e-s, ne travaillent pas assez, coûtent trop cher... Par conséquent tout cela serait mieux géré si on appliquait les méthodes de management du privé.

Les mesures proposées par la Cour des comptes ne répondent en aucun cas aux besoins des élèves ou à l’impératif d’amélioration de la qualité du service public d’éducation. Elles répondent à des objectifs de rentabilité, d’économies, d’adaptation au modèle de gestion des personnels (rebaptisés « ressources humaines ») du privé et de mise au pas du monde enseignant.

Des changements, il en faut... mais pas ceux là !

Malgré nos critiques nous avons au moins un point d’accord avec la Cour des comptes : la gestion des personnels enseignants par le ministère est mauvaise.

La situation est catastrophique : gel des créations de postes (malgré la hausse du nombre d’élèves), sureffectifs dans les classes, conditions de travail dégradées, gel des salaires, mauvais fonctionnement des CHSCT, absence de médecine du travail...

À l’inverse, nous revendiquons des créations de postes à hauteur des besoins, des effectifs réduits dans les classes, une augmentation des salaires, des moyens pour le fonctionnement des CHSCT et la création d’une véritable médecine du travail dans l’Éducation Nationale.

Ainsi, au lieu de taper une fois de plus sur les personnels enseignants, la Cour des comptes ferait bien de se demander quel est le coût pour la société d’une école inégalitaire, à deux vitesses, quel est le coût du mal-être des personnels, de la souffrance au travail...

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 09:46
Réunion d'informations syndicales
SUD éducation vous propose plusieurs réunions d'informations syndicales dans le département.

N'oubliez pas d'avertir votre supérieur-e hiérarchique (au moins 48 avant) de votre participation à cette réunion si vous voulez ne pas assister à 3 heures d'animation pédagogique ou de journée de solidarité d'ici la fin de l'année scolaire. Dans le cas contraire, vous n'avez personne à prévenir de votre participation.

Vous trouverez un modèle de courrier ci-dessous.

L'Aigle : mardi 17 octobre, à 17h, école Victor Hugo

Argentan jeudi 19 octobre, à 16h45, école Prévert

Flers : le jeudi 19 octobre à 17H00, à l'école primaire de Briouze

Mortagne : jeudi 19 octobre, à 17h, école de Bellême

Alençon : jeudi 19 octobre, à 17h, école Émile Dupont

 

 

Nom Prénom Le (date)

Fonction

Adresse école

Téléphone école à IEN………..……

s/c Directeur/Directrice de l’école………...

Objet : réunion d'information syndicale

Conformément au Décret 82-447 du 28 mai 1982, j'ai l'honneur de vous informer que je participerai à une réunion d'information syndicale à (lieu) le (date de la RIS) à (heure début) h à l'invitation de SUD éducation. En conséquence, je défalquerai 3h des heures de service que je dois effectuer hors de la présence des élèves sur (animation pédagogique ...) du …………….

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 09:22

Au CAEN du lundi 2 octobre, le changement des dates des vacances de printemps a été voté. 

Elles seront du mercredi 25 avril après la classe jusqu'au 13 mai. 

Celles et ceux qui ont déjà effectué des réservations (séjours ou billets, sans possibilité de réservation) peuvent entrer en contact avec le Rectorat.  

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 09:03

Voici une affiche qui peut être mise dans les établissements..

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 08:44

Alors qu'un bus de la plateforme CitizenGo s'apprête à sillonner les rues de Paris et d'Ile-de-France contre l’idéologie du genre, un collectif d'associations engagées dans la lutte pour les droits des lesbiennes, gays, bi et trans appellent à faire barrage à une telle propagande.

l'article complet ce-dessous

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 17:33

Public, privé : mêmes attaques, même riposte !

 

Un gouvernement qui tape sur l’école

Conceptions pédagogiques rétrogrades, autonomie accrue des établissements du 2nd degré et de leurs directions, réforme annoncée du baccalauréat ou encore sélection à l’entrée de l’Université : le projet d’école du gouvernement ne manque pas de nous inquiéter. En plus de fragiliser le service public d’éducation, il s’en prend également aux travailleurs et travailleuses de l’éducation par la suppression massive des CUI ou ses attaques contre les fonctionnaires.

 

Un gouvernement qui tape sur la fonction publique

Le ministre du Budget a assuré que le gouvernement appliquerait l’objectif de suppression de 120 000 postes dans la fonction publique d’ici à la fin du quinquennat dont 50 000 dans la Fonction Publique d’Etat. C’est un vrai choix de société que fait le gouvernement : en fragilisant encore les services publics, le gouvernement s’attaque à l’ensemble de la population et veut casser le lien social, les solidarités. Au contraire, SUD éducation revendique la création immédiate de postes à hauteur des besoins. Enfin, le rétablissement du jour de carence c’est‐à‐dire le non-remboursement du premier jour d’un arrêt maladie même si celui‐ci ne dure qu’une journée est une insulte aux salarié-e-s de la Fonction publique en même temps qu’une attaque contre leur rémunération.

 

Hausse de la CSG : bonjour l’arnaque !

Macron a annoncé remonter le pouvoir d’achat des salarié‐e‐s du privé en supprimant d’un côté les cotisations salariales maladie et chômage prélevées uniquement sur les paies des salarié‐e‐s du privé et en augmentant d’un autre côté la CSG qui finance la protection sociale et qui est prélevée sur les salaires de tou‐te‐s les salarié‐e‐s, du privé comme du public, sur les pensions de retraites et les allocations de chômage. Macron joue la division en faisant payer aux retraité‐e‐s, aux chômeur‐euse‐s et aux fonctionnaires les "augmentations" de salaires du privé. Les fonctionnaires devraient payer 3 à 4 milliards d’euros de cotisations sociales supplémentaires chaque année. Les scenarii proposés par le gouvernement pour compenser cette perte ne sont pas suffisants et ont été rejetés par les syndicats : d’abord ils ne concernent que les personnels en poste au 1er janvier 2018. Quid de nos futur-e-s collègues ? Ensuite ils reposent sur l’instauration d’une indemnité alors même que les indemnités ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite. Dans le même temps, la réforme de l’ISF va faire perdre 2 milliards d’euros à l’État au profit des plus riches alors que le gouvernement précédent leur avait déjà fait plus de 30 milliards de cadeaux fiscaux !

 

Des attaques coordonnées contre les salarié-e-s

C’est bien une logique globale que met en place le gouvernement en privilégiant les plus riches au détriment des plus fragiles. Dans le privé comme dans le public, nous sommes visés par des réformes qui s’inscrivent dans la même stratégie. Plutôt que de morceler les ripostes, l’heure est à unifier nos luttes.

L’expérience l’a prouvé : les journées d’actions isolées ne suffiront pas à elles seules à faire plier le gouvernement. C’est pourquoi SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, appelle à se réunir sur nos lieux de travail et à discuter de l’ancrage d’une grève reconductible et interprofessionnelle. Celle-ci doit se construire dans chaque secteur, y compris l’éducation.

 

Public, privé : mêmes attaques, même riposte !

Les mesures prises par le gouvernement pour le secteur privé et pour les fonctions publiques ne sont pas les mêmes, puisque les lois les régissant sont différentes, mais elles suivent toutes une même logique néo-libérale menée au détriment des salarié-e-s, et nécessitent donc une riposte commune. Petit comparatif des contres réformes dans le public et dans le privé.

 

PRIVÉ

 

Baisse des Salaires

Des salaires tirés vers le bas au nom de la compétitivité des entreprises. La loi travail XXL permet à une entreprise de réclamer des baisses de salaires en échange du maintien de l’emploi.

 

Explosion des normes

Quasi disparition de la hiérarchie des normes qui imposait qu’un accord d’entreprise ne pouvait être que plus favorable au salarié que l’accord de branche, lequel ne pouvait être que plus favorable que la Loi.

 

Contrats courts

Jusqu’à présent, les CDD et contrats de mission étaient encadrés par des règles strictes. L’ordonnance n°3 prévoit qu’un accord de branche peut définir la durée maximale d’un contrat précaire (donc plus de 18 mois), le nombre de renouvellements possibles (donc plus de 2 fois), ainsi que la durée du délai de carence entre deux contrats précaires.

 

Fin des contrats aidés

Suppression des emplois aidés, facteur d’accès durable à l’emploi salarié (en 2014, 71 % des sortant-e-s de CUI-CIE ont été embauché-e-s en CDI) et utiles socialement (emplois associatifs pour une bonne part).

 

Règne des petits chefs

Possibilité, pour le chef d’une petite entreprise, de discuter de tout ce qui ne relève pas de la branche avec ses employé-e-s sans la participation d’un-e délégué-e syndical-e (par ex. référendum d’entreprise lancé à l’initiative de l’employeur).

 

PUBLIC

 

Baisse des Salaires

Blocage du point d’indice des fonctionnaires depuis 2010 au nom de l’équilibre des comptes publics. Hausse de la CSG, suppression du jour de carence, là aussi les baisses de salaires sont significatives.

 

Explosion des normes

Tendance à la décentralisation des agents publics vers les collectivités locales ce qui conduit à des réglementations distinctes entres les régions, les départements, les académies (ex : sur les règles de recrutement des contractuel-le-s, sur les mutations au mouvement intracadémique)

 

Contrats courts

Là, c’est le public qui est en avance sur le privé : dans l’Éducation Nationale (enseignant-e-s contractuel-le-s, AED), les CDD sont déjà sans durée minimale obligatoire, renouvelables à volonté (jusqu’à 6 années), et sans délai de carence !

 

Fin des contrats aidés

Réduction drastique des emplois aidés (CUI-CAE) dans les établissements scolaires au mépris des personnels et des élèves dont la présence d’un AVS par exemple est souvent indispensable pour suivre une scolarité normale.

 

Règne des petits chefs

Dans le cadre de l’autonomie des établissements et de la gestion des « nouvelles carrières », le pouvoir du chef d’établissement est accru et étendu au domaine pédagogique.

 

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