11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:58

Lycée Desfonstaines (Melles – 79) : SUD éducation dénonce une répression anti-syndicale

Communiqué de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Lycee-Desfontaines-Melles-79-SUD-education-denonce-une-repression-anti.html

Dans le cadre des mobilisations contre la réforme du bac et la passation des E3C, les collègues du lycée Desfontaines de Melle sont très mobilisé-e-s. Ils et elles ont déjà subi la répression et des intimidations de la part du rectorat. Ce dernier passe à la vitesse supérieure en tentant de sanctionner trois des professeur-e-s du mouvement. Ils et elles sont convoqué-e-s à partir du 10 mars pendant trois jours d’affilée. 

La fédération SUD éducation exige l’arrêt des sanctions et menaces contre les personnels mobilisés, à Melles comme ailleurs. 

L’intersyndicale des Deux-Sèvres appelle à la grève et au rassemblement le mardi 10 mars devant le rectorat de Poitiers à 9h. La fédération SUD éducation s’inscrit dans cette démarche et appelle l’ensemble des soutiens à se rendre en nombre devant le rectorat.  

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:58

Coronavirus : SUD éducation intervient auprès du ministère pour les droits des personnels

Communiqué de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Coronavirus-SUD-education-intervient-au-ministere-pour-les-droits-des.html

Vendredi 6 mars 2020, SUD éducation s’est rendue avec d’autres organisations syndicales au Ministère de l’éducation nationale à une réunion qui portait sur l’épidémie en cours, en présence de la DGRH du ministère.

Pour SUD éducation, cette réunion a été l’occasion d’interpeller la DGRH sur plusieurs points. En premier lieu, SUD éducation a rappelé que le bâti scolaire dégradé n’offre pas des conditions d’hygiène correctes dans les sanitaires. De même, les produits sanitaires manquent souvent cruellement. Ce qui d’ordinaire est une gêne devient dangereux en période d’épidémie.

Ensuite, SUD éducation a rectifié les propos du ministre Blanquer qui avait osé déclarer dans les médias contre l’évidence que le droit de retrait pour un danger grave et imminent ne s’appliquerait pas. Or la situation des personnels vulnérables, en particulier les personnels immuno-déprimés ou âgés et les femmes enceintes, justifie évidemment des mesures de précaution qui s’appliquent dans le cadre du droit de retrait. La DRGH a été obligé d’en convenir, et a indiqué n’avoir pas de solution précise à proposer à part demander aux médecins généralistes de prescrire des arrêts de travail.

Dans ce cadre, SUD éducation a également interpellé les services pour obtenir l’assurance que les jours de carences ne seraient pas prélevés durant les absences des personnels en congé maladie, ou en raison de leur éloignement contraint du lieu de travail, par l’administration.

Enfin, SUD éducation a rappelé au ministère que le télétravail dans la fonction publique ne relève pas d’une simple décision ministérielle : le statut prévoit un accord explicite de l’agent-e. Il est également nécessaire que le matériel (informatique, connexion…) soit fourni par l’administration. Contrairement aux dires du ministre, il n’existe actuellement pas de cadre réglementaire pour imposer le télétravail.

Durant cet épisode, SUD éducation continuera à défendre la santé et les conditions de travail des personnels face aux postures et aux affirmations à l’emporte-pièce du ministre.

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:56

Bientôt, les professeur-e-s des écoles souhaitant changer d’affectation sur leur département pourront participer au mouvement intra-départemental.

Cette participation est obligatoire pour les enseignant-e-s dans ces situations :
stagiaires,
- en poste provisoire,
- nouveaux ou nouvelles arrivant-e-s dans le département,
- en stage de spécialisation,
- touché-e-s par une mesure de carte scolaire.

Chaque département ayant sa propre circulaire, n’hésitez pas à contacter votre syndicat SUD éducation local pour des conseils ou pour des informations.

Les Principales étapes du mouvement
Pour participer au mouvement intra-départemental, vous devez suivre les étapes suivantes :
- Saisie des vœux au moyen du système d’information et d’aide pour les mutations (SIAM) via votre compte I-Prof ;
- Réception à la fin de la campagne de saisie d’un accusé de réception sur votre boîte électronique ;
- Vérification de l’accusé de réception et remontées des éventuelles modifications à apporter ;
- Consultation du résultat de votre demande sur SIAM.

Le barème est fixé par le/la DASEN. Vous pouvez consulter les éléments pris en compte pour son calcul dans la circulaire départementale.

Jusque là, les enseignant-e-s qui à l’issue de cette phase n’obtenaient pas d’affectation à titre définitif pouvaient être affecté-e-s à titre provisoire sur les postes restés vacants.

Le ministre a décidé l’année dernière de changer les règles du mouvement intra, dans le but qu’il ne reste qu’un seul mouvement. L’objectif n’est de laisser la place que pour des ajustements à la marge. Il s’agit de nommer le plus possible de collègues à titre définitif, y compris sur des postes qu’ils et elles n’ont pas demandés. C’est pour cette raison que les « vœux » larges obligatoires (poste de remplaçant-e-s sur des bassins, etc) ont été indroduits et que le nombre de postes à profils a augmenté. SUD éducation dénonce cette atteinte au droit à la mobilité.

L’outil informatique ministériel employé pour la première fois en 2019 a engendré de nombreux dysfonctionnements (problèmes techniques d’ouverture du serveur, inadéquations entre des cahiers de postes et le logiciel, erreurs dans les barèmes et dans les affectations...) et un retard sans précédent dans le calendrier avec un résultat fin juin.

En cette année scolaire 2019-2020, depuis la réforme de la fonction publique, les syndicats ne siègent plus en commission paritaire dans les cadres des mouvements inter-départemental et intra-départemental. Ils n’auront donc plus la possibilité d’exercer un contrôle sur les barèmes et les éventuelles erreurs commises par l’administration, ni d’émettre des avis sur l’ensemble des mouvements.
Cette décision marque une nouvelle étape dans le déni des droits des personnels et de leurs carrières. Le paritarisme, sans qu’il soit idéalisé par SUD éducation, permettait aux organisations syndicales de contrôler les mutations afin d’éviter certaines dérives.

SUD éducation agissait dans le sens du respect des barèmes et de l’équité entre personnels au sein de ces commissions paritaires départementales (CAPD), et les utilisait comme caisses de résonance des revendications des personnels.

Désormais, les recours devront être individuels et les situations ne pourront plus être améliorées. N’hésitez pas à vous rapprocher de SUD éducation dans votre département afin d’être conseillé-e avant le mouvement et après les décisions de l’administration.

SUD éducation revendique :
• le maintien de l’AGS comme élément essentiel du barème pour tous les postes,
• la suppression des postes profilés au profit de postes à exigences particulières,
• le maintien de la seconde phase du mouvement dans les départements où elle existait et leur rétablissement dans les autres,
• le maintien de l’a
ectation sur des postes précis et non sur des zones. Le respect du caractère non obligatoire des vœux géographiques,
• l’a
ectation à titre provisoire des enseignant-e-s actuellement sans poste à titre définitif et qui n’obtiendraient aucun poste précisément demandé au mouvement,
• l’examen des notes de service départementales du mouvement en CAPD.
• le contrôle des opérations du mouvement en CAPD par les élu-e-s du personnel.

Chaque département ayant sa propre circulaire, n’hésitez pas à contacter votre syndicat SUD éducation local pour des conseils ou pour des informations.

Texte de référence : Mobilité des personnels enseignants du premier degré - Rentrée scolaire 2020
Note de service n° 2019-163 du 13 novembre 2019

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:55

Mutations interacadémiques 2020 : fin des commissions paritaires et opacité complète des opérations de mutation

https://www.sudeducation.org/Mutations-interacademiques-2020-fin-des-commissions-paritaires-et-opacite.html

Ce 4 mars 2020 sont tombés les résultats pour les mutations inter-académique 2020. C’est la première session de mutation sans la tenue de commission mixte paritaire qui assurait un traitement égalitaire et transparent des mutations des agent-e-s.

La baisse continue des postes aux concours, traduction d’une logique budgétaire qui prime sur l’intérêt des élèves et des personnels, ne peut qu’inquiéter nos collègues quant aux capacités futures de « mobilité » ; le président lui-même annonce l’accroissement du recours aux personnels précaires déjà en plein développement.
Or, malgré la hausse du nombre d’élèves attendu-e-s pour la rentrée 2020 et l’hémorragie avec la suppression de 80 000 postes depuis les années 2000, le gouvernement compte supprimer de nouveau entre 2000 et 3000 postes. Pour faire face aux besoins, il compte augmenter encore la précarité, notamment par le recours aux AED pour des fonctions d’enseignements. Pour SUD éducation, c’est l’inverse qu’il faudrait faire, c’est-à-dire créer les postes de titulaires dont nous avons besoin et non boucher les trous par la multiplication des travailleurs et travailleuses précaires.

Nous avons à de nombreuse reprises dénoncé le projet de loi « transformation de la Fonction publique » qui a dynamité les CAP, nous inquiétant du manque de transparence du mouvement et des inégalités qui en découle.

Nos craintes étaient fondées. Tout d’abord le mouvement ne s’est pas fluidifié, les barres dans beaucoup de matière restent très hautes. Il est de fait difficile pour de nombreux collègues d’obtenir une mutation lorsqu’on ne fait pas partie d’une cellule familiale normée, par exemple pour un-e collègue célibataire sans enfant.
Nous avons aussi observé un manque de transparence dans l’attribution des bonifications, par exemple selon les académies, les CIMM (Centre des Intérêt Moraux et Matériel pour retourner dans l’académie d’origine pour certains territoires) ou les bonifications de rapprochement de conjoint ne sont pas attribuées de manière égalitaire. Sans l’intervention du paritarisme, les recours des collègues ont majoritairement été tentés en vains. Ceci nous semble une rupture dans l’équité de traitement des fonctionnaires. Pas à pas, nous nous éloignons du principe d’un droit à la mobilité choisie et volontaire pour tous les personnels, dans le cadre d’un mouvement national aux règles transparentes et identiques pour toutes et tous.

Pour SUD éducation, des mesures simples dans le cadre du mouvement sont à prendre pour faciliter l’accès au droit à la mobilité :

1/ revenir sur le nombre trop élevé de postes spécifiques et de postes « réservés », qui remet en cause le caractère égalitaire et transparent du mouvement et retire chaque année un nombre important de possibilités de mutation pour les collègues (à l’inter et à l’intra).
2/ Permettre un traitement égalitaire entre les académies pour les bonifications.
3/ Mettre en place une réelle réflexion quant aux capacités d’accueil ou de calibrage des académies par discipline.

Dans ce contexte SUD éducation revendique :

• La création de postes statutaires à hauteur des besoins, l’arrêt du recrutement de précaires et la titularisation sans condition de tous les personnels précaires en exercice.
• Une baisse significative du temps de travail qui serait un outil de création de postes et donc de fluidité du mouvement. Toute charge de travail supplémentaire doit donc se traduire non par l’attribution d’une prime mais par une diminution du temps de travail contrairement à ce qui est prévu dans les nouveaux statuts des enseignant‑es du second degré.
• La suppression de la seconde HSA imposée et la fin de la course aux HSA qui masquent la baisse des salaires et le gel du point d’indice.
• Le principe d’un droit à la mobilité choisie et volontaire pour tous les personnels, dans le cadre d’un mouvement national aux règles transparentes et identiques pour toutes et tous.
• Le rétablissement des commissions paritaires pour la gestion des mutations, seules à mêmes de traiter égalitairement et en toute transparence les dossiers de tou-te-s les agent-e-s.

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:54

Communiqué intersyndical CGT-FSU-SUD

https://www.sudeducation.org/Lettre-ouverte-a-Monsieur-Jean-Michel-Blanquer-ministre-de-l-Education.html

Monsieur le ministre,

Des représentantes de nos organisations CGT Éduc’action, FSU, SUD éducation ont publié une tribune dans Le Monde sur les violences sexistes et sexuelles dans l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur et la recherche le 22 novembre 2019. Elles y dénonçaient les manquements des services de l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur et la recherche en matière de protection des victimes de violences sexuelles et sexistes et l’impunité qui en résulte.

D’après l’enquête du Défenseur des droits, 20 % des femmes actives déclarent avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle ; près de 30 % des victimes n’en parlent à personne. 40 % des femmes interrogées indiquent que lorsqu’elles ont dénoncé les faits, la résolution s’est opérée à leur détriment.

Le MEN emploie 814 500 femmes et 322 300 hommes.
Dans un ministère féminisé à plus de 68 %, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles doit être aussi une priorité.

La loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires garantit aux agent-es de la Fonction publique une protection contre les violences physiques et verbales dont ils et elles pourraient être victimes, ainsi que les situations de harcèlement sexuel ou moral. Son article 6 bis a été modifié pour inclure la notion d’agissements sexistes.

Lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail est une obligation légale du ministère employeur. L’employeur doit protéger les agent-es victimes de violences lorsqu’elles sont détectées sur le lieu de travail, et ce, y compris si elles sont extra-professionnelles. Les violences conjugales sont d’ailleurs maintenant mentionnées explicitement dans l’accord égalité femmes hommes dans la Fonction publique.

Depuis la circulaire du 9 mars 2018, les ministères relevant de la Fonction publique sont tenus de mettre en place une politique de prévention et de protection des victimes de violences sexuelles et sexistes au travail.

Cette circulaire prévoit aussi un certain nombre de dispositifs d’accompagnement des victimes comme la mise en place de cellules d’écoute garantissant un accueil de qualité, la confidentialité, l’expertise et la rapidité. Or, nous avons constaté que ces cellules d’écoutes sont rarement mises en place. Lorsqu’elles le sont, elles ne répondent bien souvent pas aux exigences posées par la circulaire. Aucune formation de qualité des personnels référents sur ces questions n’est organisée au sein de l’institution. Et aucun bilan n’a été présenté dans les rectorats aux instances administratives.

Des académies sont pilotes dans la mise en place de ce type de dispositifs. Qu’en est-il concrètement ? Quels indicateurs et évaluations avez-vous à nous transmettre pour analyser leur effectivité et proposer des perspectives d’actions ?

Nous observons que trop souvent les autorités académiques n’informent pas les personnels sur les possibilités de solliciter la protection fonctionnelle. Lorsque, accompagné-es par nos organisations syndicales, la protection fonctionnelle est accordée, les directions ne mettent en place aucune mesure de prévention ni de réparation, alors même que la loi les y contraint.
Cette protection fonctionnelle lorsqu’elle est obtenue se borne trop souvent à une assistance juridique a minima qui ne permet pas aux victimes d’être réellement protégées. Il s’agit pourtant d’un des enjeux cruciaux de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail.

Le ministère doit impérativement et urgemment traiter ces problématiques et endiguer ces phénomènes de violences qui existent au sein de l’institution.

Monsieur le Ministre, nos organisations syndicales vous interpellent : elles demandent l’application de la circulaire du 9 mars 2018 et réclament dans ce cadre des mesures supplémentaires de protections des victimes, notamment :
—  la mise en œuvre par les Ressources humaines de solutions de mobilité géographique en cas de situation exceptionnelle (et indépendamment de l’éloignement de l’agresseur), sur rapport de l’assistant-e social-e et avec l’accord des victimes.
—  L’octroi par l’administration de 10 jours d’autorisation spéciale d’absence fractionnables pour que les personnes victimes de violences puissent réaliser les démarches administratives et judiciaires requises.
—  L’action de l’administration sur la base des présomptions de discrimination qui découlent sur la base des faits rapportés par la victime comme le prévoit la loi 2008-496 du 4 mai 2008.
—  de véritables négociations et des moyens fléchés pour mettre en œuvre l’axe 5 de l’accord égalité professionnelle 2018 dans la Fonction publique.

Alors que les femmes sont les grandes perdantes de la réforme des retraites, qu’elles subissent les inégalités salariales et la plus grande part des emplois précaires souvent à temps partiel, le gouvernement doit cesser sa politique de précarisation des femmes et mettre en œuvre une politique ambitieuse de lutte contre les violences. Le ministère de l’Éducation nationale doit prendre ses responsabilités et décliner cette politique dans son secteur.

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:50

Un 8 mars historique !

https://solidaires.org/Un-8-mars-historique

L’Union syndicale Solidaires se félicite du succès historique de ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes.

Notre Union a fait partie des 150.000 manifestantes mobilisées activement sur tout le territoire autour de ce 8 mars.

Solidaires se félicite de l’inventivité de l’expression de nos luttes et grèves féministes. Nous réaffirmons que l’égalité de façade doit cesser, et sommes aux côtés de toutes les femmes qui brisent le silence face aux violences sexistes et sexuelles.

En ce sens, nous condamnons les violences policières exercées à l’encontre des manifestantes à Paris et à Nantes. Nous condamnons cette société qui trouve des excuses aux auteurs, et ne reconnaît pas les victimes : c’est pourtant elles qui devraient, par leur courage, avoir les Césars !

Partout, ici comme ailleurs, les mobilisations des femmes montrent qu’elles sont déjà, de grandes gagnantes !

L’Union syndicale Solidaires appelle à continuer à lutter dans la rue comme au travail pour obtenir l’égalité, en particulier contre cette réforme des retraites par points qui pénalisera particulièrement les femmes. Ce ne sont pas quelques vagues modifications du projet de loi qui changeront la donne.

Cette journée a constitué une belle étape et un encouragement pour nos prochaines mobilisations contre le projet gouvernemental.

Les manifestations massives dans de très nombreux pays, les grèves qui se déroulent ce jour montrent l’ampleur de mouvements qui entrent en résonance les uns avec les autres : violences, retraites, salaires, avortement, migrations… la solidarité des femmes est internationale.

Nous resterons fortes, fières, féministes, radicales et en colère, et mobilisées tant qu’il le faudra.

 

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:49

Face au coronavirus, l’urgence n’est pas la retraite par points

https://solidaires.org/Face-au-coronavirus-l-urgence-n-est-pas-la-retraite-par-points

Le développement du coronavirus génère une situation d’urgence sanitaire. Les consignes générales pour limiter la propagation du virus, prévoient notamment l’interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes mais, a priori autorise des manifestations. Cela va avoir un impact indéniable sur l’exercice des droits démocratiques fondamentaux : nombre de personnes vont éviter de participer dans les semaines à venir à toute initiative publique.

Dans ce contexte exceptionnel, l’urgence est bien d’endiguer le coronavirus et non pas le passage en force de la réforme des retraites par points, c’est pourquoi les organisations syndicales demandent la suspension du processus législatif.

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:44
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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 13:57

Communiqué intersyndical CGT-FSU-SUD

Le 13 mars, « les jeunes pour le climat » appellent les collégien-nes, les lycéen-nes et les étudiant-es à une nouvelle journée de grève pour le climat.

Dans ce cadre les organisations syndicales CGT, FSU et SUD éducation ont déposé un préavis de grève pour couvrir l’ensemble des personnels travaillant dans les établissements scolaires (enseignant-e-s, enseignant-e-s-chercheurs-chercheuses et chercheurs- chercheuses, IATOSS, ITA et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, employé- e-s par le ministère de l’Éducation Nationale, le Ministère de l’enseignement Supérieur et de la recherche, le Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des Collectivités Territoriales, le Ministère des affaires étrangères ou le Ministère de la fonction publique) qui se mobiliseront pour soutenir les revendications de la jeunesse.

Scientifiques et économistes sont chaque jour plus nombreux à tirer la sonnette d’alarme. Marches et grèves des jeunes pour le climat, mouvement des Gilets jaunes, manifestations pour défendre nos retraites en France : ces derniers mois, ici comme dans de nombreux pays dans le monde, les mouvements sociaux et
environnementaux portent des exigences communes et tentent de construire des projets de société plus égalitaires, démocratiques et fondés sur la justice sociale et la préservation des ressources de notre planète.

Dans l’éducation aussi, des mesures sont possibles pour favoriser une transition écologique socialement juste, les organisations syndicales revendiquent dans l’immédiat :
Une carte des formations orientée vers les nouveaux métiers : inscription dans le cursus obligatoire en lycée agricole de la formation à l’agriculture biologique, permaculture, etc, dans les filières du bâtiment renforcer la formation à la rénovation énergétique, à l’isolation du bâti, matériaux écologiques, énergies renouvelables etc ;
des programmes intégrant une réflexion sur la transition écologique et son accompagnement social
Réalisations de bilan énergétique et plan d’isolation des bâtiments,
Programme concerté de réduction énergétique et de la consommation en eau,
Des outils pour mettre en place le recyclage des déchets,
Renforcement des filières locales et bio dans la restauration scolaire ; réduction de la consommation de viande et poisson,
Des recrutements massifs de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degrés afin de limiter leurs déplacements,
La transparence totale sur les risques environnementaux et notamment une véritable campagne de désamiantage des établissements scolaires dans le cadre de l’application du Plan amiante relancé en 2016 et une prise en charge des personnels exposés avant 2021,
La mise en place des mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs-ses exposés-e au radon (visite médicale, information des personnels, mesures techniques telles que système de ventilation, ouverture des fenêtres...)

Il n’y aura pas de résolution à la crise d’aujourd’hui avec les solutions d’hier ou le repli sur soi, c’est pourquoi nous appelons à rejoindre largement les marches pour le climat et y porter nos exigences d’une société plus juste, écologique, solidaire et démocratique.

Paris, le 4 mars 2020

https://www.sudeducation.org/Marches-des-jeunes-pour-le-climat.html

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 13:56

Une intersyndicale nationale réunissant la CGT Educ’action, la FNEC FP-FO, le SNETAA-FO, le SNES-FSU et SUD éducation adresse un courrier au Ministre lui demandant une audience en présence des responsables des services de l’enseignement scolaire et des ressources humaines afin d’ouvrir de véritables négociations.

En effet, la loi du 5 septembre 2018 Pour la liberté de choisir son avenir professionnel bouleverse les modalités de la formation professionnelle en libéralisant l’apprentissage.

Le décret n° 2019-317 du 12 avril 2019 a étendu la mission de l’apprentissage aux GRETA, jusqu’alors assurée par des CFA publics. Dans de nombreuses académies, cela s’est traduit par le rattachement des CFA aux GRETA existants et une mutualisation des services et des personnels.

De nombreux personnels se sont vus ainsi contraints d’accepter une redéfinition de leur contrat, de leur temps de travail, de leurs missions et des cadres d’emploi. Les enseignants de CFA se voient imposer de nouveaux contrats portant leurs obligations annuelles à 810 heures comme les personnels GRETA : c’est inacceptable.

Plus grave encore, une vague de licenciements a débuté parmi les personnels administratifs.

Par un courrier en date du 16 décembre 2019, ces organisations syndicales demandaient que ces changements se fassent a minima dans le cadre réglementaire et par un alignement par le haut de l’ensemble des personnels dans les GRETA et les CFA (soit 648 heures annuelles). Elles dénonçaient une impréparation évidente et les dangers que font peser ces modifications substantielles des contrats de travail tant sur les structures existantes que sur l’emploi et les conditions de travail des personnels.

Pour seule véritable réponse, le ministre a publié le décret n° 2019-1423 du 20 décembre 2019 intégrant l’apprentissage dans les missions des personnels contractuels du niveau de la catégorie A des groupes d’établissements exerçant en formation continue des adultes et décidé d’acter ces modifications sans autre forme de discussion, aggravant ainsi les conditions de travail des personnels et l’insécurité dans laquelle ils vivent désormais.

Ces changements fragilisent et mettent en danger le service public d’éducation et, à n’en pas douter, annoncent un véritable plan social dans ces structures.

Les organisations syndicales constatent que la méthode s’inscrit dans un mouvement plus large de remise en cause des droits collectifs et fait écho aux réformes en cours du baccalauréat et des retraites qu’elles combattent depuis des mois.

L’intersyndicale est prête à s’engager sur le terrain de la mobilisation si elle n’obtenait pas satisfaction.

https://www.sudeducation.org/Les-personnels-de-GRETA-et-de-CFA-soumis-a-des-pressions-et-des-licenciements.html

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