5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 10:34

E3C : SUD éducation dénonce le sabotage du bac par le ministre

Communiqué de SUD éducation

La première session d’E3C se déroule depuis le mois de janvier dans des conditions chaotiques. Une large intersyndicale ainsi que la FCPE demandaient a minima le report de cette session et, pour beaucoup dont la fédération SUD éducation, leur abandon.

Au vu des conditions de passation de ces épreuves, le ministre ne peut plus nous faire croire que ces examens se passent bien.

Au vu des conditions de passation de ces épreuves, le ministre ne peut plus nous faire croire que ces examens se passent bien.
Partout sur le territoire les personnels et les élèves se mobilisent pour empêcher ces épreuves qui détruisent l’égalité de traitement des candidat-e-s. Partout on constate les mêmes phénomènes :
- des pressions énormes exercées sur les enseignant-e-s désobéisseur-e-s et des procédures disciplinaires illégitimes engagées.
- des pressions également sur les élèves avec des menaces de sanctions disciplinaires : 11 lycén-ne-s ont été placé-e-s en garde à vue depuis le début de la procédure.
- une volonté de faire passer ces épreuves coûte-que-coûte dans des conditions indignes d’un examen dont le caractère national n’est qu’une fiction (salles bondées, sujets divulgués, AED et personnels techniques mobilisés…).
- une répression policière violente pour assurer ces examens dans des conditions prétendument « sereines » avec des interventions policières dans plusieurs lycées.

Non au bac local, un examen national !

SUD éducation a pris position dès la rentrée 2019 contre la mise en place de ces E3C en appelant à refuser ce bac local en contrôle continu de formation qui aboutirait à des diplômes maisons. Ces diplômes n’auraient bien évidement plus du tout la même valeur dans le cadre de la procédure de tri d’accès au supérieur mise place par parcoursup.
Début février, plus de 550 lycées sont dans la mobilisation contre les E3C avec des épreuves annulées, reportées, passées partiellement ou perturbées. Bien loin des 0,1 % de Blanquer, le mouvement est national et ne cesse de se développer avec des mobilisations majoritaires ou très fortes dans de nombreuses académies. Aujourd’hui nous pouvons gagner l’abandon du bac Blanquer et le retour à un examen national et anonyme. Amplifions encore la mobilisation !

SUD éducation :
- dénonce cette mascarade d’examen ainsi que l’impréparation dans lesquelles ces épreuves ont lieu et soutient les personnels et les élèves dans les actions qu’ils et elles pourraient entreprendre
- appelle et à être aux côtés de nos élèves lors des rassemblements devant les lycées pour éviter par la présence syndicale la répression du mouvement lycéen.
- rappelle que des préavis de grève nationaux et locaux de notre syndicat couvrent les personnels et appelle à faire grève notamment lors des surveillances.
- revendique toujours l’abandon de cette réforme et un examen à caractère national.

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E3C : SUD éducation dénonce le sabotage du bac par le ministre

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 21:05

M. Blanquer, vous dites que ce sont les conflits sociaux qui rebutent l’entrée dans le métier. Nous le prenons bien évidemment comme une nouvelle provocation à l’égard des personnels et des organisations syndicales qui organisent les mobilisations. Nous ce que l’on dit, c’est que c’est la politique du gouvernement et celle du ministère qui est rebutante.

Le contexte est marqué par la mobilisation contre la réforme des retraites. La mobilisation est extrêmement forte chez les enseignant-e-s contre le projet de réforme, parce qu’ils ont beaucoup à y perdre : sur l’âge de départ à la retraite, mais aussi bien sûr sur le niveau de pension.

Rien dans ce qui a été dit par le ministère ou le gouvernement n’a été en mesure de rassurer les enseignant-e-s ou les futur-e-s enseignant-e-s.

Au contraire, ils ont bien vu que l’excès de communication du ministère traduisait une fébrilité plutôt à même de confirmer le fait qu’ils-elles avaient raison d’être inquiet-e-s.

Le seul élément tangible qui a été donné, à savoir inscrire dans la loi le fait que les niveaux de pensions des enseignant-e-s soit au même niveau que celui des autres catégories A de la Fonction publique, a d’ailleurs été retoqué par le Conseil d’État. Précisons si besoin en était que SUD éducation revendique évidemment le retrait pur et simple du projet de réforme.

Cette nouvelle perspective n’est pas donc pas pour susciter des vocations. Et d’ailleurs on peut continuer à parler de l’attractivité du métier. À ce titre, on ne peut que constater qu’elle baisse, année après année.

Il y a la question des rémunérations et des pensions de retraites qui est en jeu, mais pas seulement.

Le climat que vous instaurez autour de l’éducation, M. Blanquer, est on ne peut plus rebutant : lorsque vous infantilisez, menacez, insécurisez, réprimez, demandez des sanctions contre les personnels comme c’est le cas en ce moment, et je pèse chacun de mes mots, vous ne pouvez que rebuter des vocations.

Enfin, la multiplication des contre-réformes menées depuis le début de la mandature, dans tous les degrés, a également, on le voit très clairement année après année, pour effet de faire baisser les vocations.

Pour revenir sur le sujet du suivi des INSPE, la dernière fois que l’on a été convié sur la question, c’était le 20 février 2019. Depuis, il s’est passé un certain nombre de choses, discutées dans le périmètre CTMEN, notamment sur la préprofessionnalisation des AED. Cela dit, on n’a rien entendu de bien nouveau par rapport à il y a un an.

Sur les questions et inquiétudes que l’on avait à l’époque, il n’y a pas eu à notre connaissance de réponse, y compris par voie de presse. Ce comité de suivi, c’est d’abord l’occasion pour nous de les soulever de nouveau :

1. La première chose, c’est que nous tirons toujours un bilan négatif de la mastérisation : élitisme renforcé, baisse du nombre de vocation, hausse du nombre de contractuel-le-s.

2. La deuxième question, c’est toujours la nature du concours, au sujet de laquelle on aimerait en savoir plus. On voit cela comme une menace sur le statut, dans le fait d’avoir un concours glissant : on veut des garanties, dans un contexte où par ailleurs on attaque les garanties statutaires.

3. Il y a le sujet de la rémunération des stagiaires M2. On souhaite des réponses sur la rémunération des admissibles au concours, faute de quoi on ne pourra que considérer la réforme comme une nouvelle mesure d’austérité budgétaire.

4. Nous dénonçons toujours la nomination des directeurs d’INSPE, directement par le ministère et plus comme actuellement par le conseil des ESPE

5. Sur le contenu des formations, nous dénonçons également toujours le recentrage sur les fondamentaux dans les plaquettes au détriment de la question didactique. À l’opposé, nous revendiquons la présence dans la formation initiale d’initiation aux pédagogies coopératives telles qu’elles sont promues par exemple par nos partenaires de l’ICEM-pédagogie Freinet, du GFEN, ou des groupes de pédagogie institutionnelle.

Compte-tenu de nos craintes et de notre bilan de la mastérisation, nous revendiquons toujours un concours en fin de L3 suivi de deux années de stage rémunérées.

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 21:00

Communiqué intersyndical CGT éducation, FAEN, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, FAEN, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation se félicitent de l’importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites du gouvernement. Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire, les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes. Les mobilisations de femmes ont mis en avant qu’elles seraient bien les grandes perdantes de cette réforme qu’elles rejettent massivement. C’est la preuve d’un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement.

L’avis du Conseil d’État est un désaveu cinglant à la stratégie gouvernementale et confirme que cette réforme est décidément injuste et dangereuse. Il confirme nos analyses d’une réforme qui méprise les formes réglementaires et législatives et, sur le fond, fait ressortir le flou du projet. Dans notre secteur, la « revalorisation » proposée par le ministre Blanquer dans le cadre de la réforme des retraites apparaît comme un marché de dupes. Le Conseil d’État déclare au sujet de cette prétendue “garantie” qu’elle est condamnée à disparaître du texte car « ces dispositions constituent une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi et sont ainsi contraires à la Constitution ». Nos organisations demandent d’ouvrir de réelles négociations sans préalable pour des augmentations de salaire sans contrepartie et concernant tous les personnels.

Au lendemain de l’ouverture de la « conférence des financeurs », nos organisations syndicales réaffirment leurs propositions d’augmentation des recettes des régimes de retraites, qui passent par une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salarié-es.

Une mobilisation historique par sa force et sa durée, le soutien sans faille de l’opinion publique, l’avis du Conseil d’État : le projet de réforme des retraites n’a jamais été si fragile. Les organisations CGT Éduc’action, FAEN, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation, appellent l’ensemble des personnels de l’éducation à poursuivre et à amplifier, dans tous les secteurs, la mobilisation dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui s’ouvre la semaine prochaine par des actions diversifiées : rassemblements, retraites aux flambeaux, dépôts d’outils symboliques des métiers, etc. Il n’y aura pas de trêve. Des actions de mobilisation sont déjà prévues la semaine prochaine. Le 5 février, les organisations soutiennent l’initiative de mobilisation des organisations de jeunesse et encouragent à construire des initiatives locales et diversifiées.

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, FAEN, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation appellent à réunir les personnels notamment par la tenue d’assemblées générales pour continuer et amplifier encore la mobilisation afin d’obtenir le retrait de ce projet.

Elles appellent à faire du jeudi 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations à l’occasion du début des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée Nationale. Elles appellent à interpeller les parlementaires. Elles mettent en perspective des actions de mobilisation notamment la semaine d’ouverture des travaux à l’Assemblée Nationale et tout au long des débats parlementaires.

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 20:42

SUD éducation est scandalisée par l’arrestation de 4 lycéens qui ont passé la nuit dans un commissariat. Leur place n’est pas dans une cellule mais chez eux. Ces derniers ont passé la nuit sans avoir aucune information et sans connaître le motif de cette garde à vue abusive. La répression se poursuit et s’intensifie à l’égard des lycéen-ne-s mobilisé-e-s contre les E3C. Après de multiples séances de gazages un peu partout en France, la répression est montée d’un cran avec la garde à vue de 4 lycéens parisiens.

Les lycén-ne-s mobilisé-e-s depuis plus d’un an ne sont pas entendu-e-s et subissent une répression inédite et d’une violence inouïe.

Après l’arrestation de 151 jeunes menotté-e-s, maintenu-e-s à genoux plusieurs heures puis emmené-e-s en garde à vue pour le simple fait de se trouver aux abords d’un lycée mobilisé en décembre 2018 à Mantes-la -Jolie, après la violente répression de décembre 2018 avec un élève qui s’est retrouvé la joue déchiquetée suite à un tir de flash ball, la répression reprend et s’intensifie depuis janvier 2020 sur les lycéen-ne-s.

Le gouvernement exprime sa volonté de faire taire les lycéen-ne-s en les emprisonnant et en les criminalisant.

Le gouvernement ne se contente pas d’afficher son mépris de tous les personnels, il semble déterminé à broyer la jeunesse et à lui interdire toute forme de contestation. Cette répression intolérable est le signe d’une évolution délétère du système éducatif et du maintien de l’ordre à l’égard de la jeunesse.

Les lycéen-ne-s comme les enseignant-e-s ne veulent toujours pas de cette réforme du bac ni des E3C.

De nombreuses organisations syndicales et collectifs exigent l’abandon définitif des épreuves communes de contrôle continu (EC3) du deuxième trimestre en classe de première et revendiquent le retour à un examen national fondé sur des épreuves disciplinaires, ponctuelles et terminales.

Dans de nombreux établissements, les personnels, mais aussi des élèves et des parents d’élèves se mobilisent avec succès contre la tenue des épreuves. Le ministre refuse toujours d’entendre leur colère légitime et minimise les annulations ou reports des épreuves. Ce n’est pas à coup de gaz lacrymogène, de coup de matraques et de garde à vue que les personnels et les lycéen-ne-s vont plier.

Le bac Blanquer E3C c’est :

• des sujets corrigés accessibles sur Internet avant les épreuves de certain-e-s lycéen-ne-s ;

• des retraité-e-s qui n’ont pas les compétences surveillant les épreuves (l’un s’est même blessé) et à qu’on contraint à travailler encore ;

• des élèves qui repassent sur le même sujet quand l’épreuve est reportée ;

• des élèves qui reçoivent des zéros pour ne pas avoir forcé un barrage ou pour avoir participé à un blocage ;

• des élèves qui passeront en conseils de disciplines ou subissent un dépôt de plainte de la part d’une proviseure pour avoir appelé au boycott des E3C

• la séquestration de lycén-ne-s à Bordeaux ;

• des lycéen-ne-s frappé-e-s, gazé-e-s devant leur lycée ;

• Des alarmes incendie désarmées dans de nombreux établissements ;

• des élèves blessé-e-s.

Cette rupture d’égalité et ces violences partout doivent impérativement cesser !

SUD éducation rappelle que la France a signé la convention internationale des droits de l’enfant et qu’elle ne respecte absolument pas cette convention. Le premier point de l’article 13 précise que « l’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant. »

SUD éducation soutient la mobilisation des lycéen-ne-s contre les E3C et appelle l’ensemble des personnels à les soutenir.

SUD éducation réclame la libération immédiate et l’abandon des poursuites contre tous les personnels grévistes et les lycéen-ne-s.

• SUD éducation dénonce la répression et la violence policière dont sont victimes les lycéen-ne-s.

• SUD éducation dénonce la répression généralisée dont sont victimes les personnels de l’éducation en lutte comme les autres personnes en lutte contre la réforme des retraites.

• SUD éducation revendique l’abrogation des réformes du bac et l’annulation des E3C

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 18:05
Tribune intersyndicale parue sur Mediapart

 

Un collectif de femmes syndicalistes de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche s’élèvent contre le projet de retraites par points, qui « ne ferait qu’accroître ces inégalités par des baisses de pensions très importantes d’un grand nombre de femmes ». Les soi-disant « grandes gagnantes » refusent d’être instrumentalisées « pour justifier une réforme injuste et inégalitaire ».

L’intégralité de la tribune est accessible sur Mediapart.

Le gouvernement affirme que nous, les femmes, serions les grandes « gagnantes » de la réforme des retraites. Pourtant, tout montre que nous en serons bien plutôt les grandes perdantes, et notamment dans l’Éducation nationale et l’enseignement supérieur et la recherche (ESR).

L’Éducation nationale est féminisée à plus de 70%. Au sein de l’Enseignement supérieur et la recherche, les femmes représentent au total un peu plus de 51%. Dans les deux ministères, les emplois les moins rémunérés et les moins qualifiés sont occupés très majoritairement par des femmes. De manière générale, l’Éducation nationale n’est pas préservée des inégalités hommes-femmes : à corps et grade égaux, nous gagnons 14% de moins que les hommes. 14% des femmes sont à temps partiel, contre 5% des hommes, notamment pour des raisons de charge parentale. Dans l’ESR, des plafonds de verre particulièrement résistants (il y a par exemple environ 2 fois moins de chances d’occuper un poste de professeur·e d’université - ou équivalent – lorsque l’on est une femme que lorsque l’on est un homme !), l’existence de primes individualisées distribuées sur la base d’un prétendu « mérite », conjugués à une précarité accrue et à des recrutements tardifs, font que la situation des femmes y est nettement moins favorable que celle des hommes.

Le projet de réforme des retraites par point, au lieu de les corriger, va prolonger ces inégalités au-delà de la fin de la période active. Dans le système actuel, les pensions des femmes sont déjà nettement inférieures à celles des hommes, mais le projet de retraite à points ne ferait qu’accroître ces inégalités par des baisses de pensions très importantes d’un grand nombre de femmes. En effet, on ne prendrait plus en compte les 6 derniers mois, base de calcul du système actuel, mais l’ensemble de la carrière professionnelle des femmes. Cela impliquerait inévitablement une baisse considérable de nos pensions. L’intégration des primes à ce calcul ne ferait qu’accentuer les inégalités car les primes, comme toutes les parts variables de rémunération, bénéficient plus aux hommes qu’aux femmes, comme on le constate avec les heures supplémentaires (HSA), les IMP... Les personnels en temps partiel (majoritairement les femmes) ne peuvent pas bénéficier d’HSA or celles-ci rentrant dans le système des primes, avec le projet de réforme cela accentue encore les inégalités de pension.

Le gouvernement veut faire croire que les mécanismes d’augmentation des points liés à la parentalité seraient une avancée pour les femmes. Pourtant, les 5% supplémentaires accordés par enfant seraient attribués au choix à la mère... ou au père. Or, la tentation serait importante de les attribuer au salaire le plus élevé et donc au père. De même, l’évolution du système des pensions de réversion constitue un véritable recul : d’une part elles ne seraient versées qu’à partir de 55 ans, alors qu’il n’y avait pas de limite dans le système actuel, et d’autre part les femmes divorcées ou remariées ne bénéficieraient plus de la pension de réversion. C’est un recul important porté à l’indépendance financière des femmes, mais aussi à leur sécurité avec un féminicide sur quatre commis au moment de la retraite.

Nous affirmons que contrairement aux annonces du gouvernement, les femmes seront les grandes perdantes de cette réforme. Nous dénonçons cette gouvernance qui tente de nous instrumentaliser en prétendant le contraire pour justifier une réforme injuste et inégalitaire majoritairement rejetée par la population.

Nous, femmes syndicalistes de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur ou de la recherche et syndicalistes lycéennes ou étudiantes, dénonçons avec force le projet du gouvernement de réforme du système de retraite universel par point.

Signataires :

Sophie Abraham (chargée des questions femmes au SNUipp-FSU),
Sylvie Aebischer (CGT Éduc’action, représentante au CSE),
Marie Aillet (membre du bureau national du SNCL),
Lisa Badet (vice-présidente de la FIDL), Cendrine Berger (secrétaire générale de la CGT FERC Sup, élue CTMESR),
Marie Buisson (secrétaire générale de la FERC CGT),
Louise Bihan (commission antipatriarcat de Solidaires étudiant-e-s syndicats de luttes),
Francine Canard (membre du bureau national du SNCL),
Sophie Coquillat (membre du bureau national du SNCL),
Luce Desseaux (chargée des questions femmes au SNUipp-FSU),
Nathalie François ( Secrétaire nationale du SNEP-FSU)
Sigrid Gérardin (co-secrétaire générale SNUEP FSU),
Janique Guiramand (secrétaire nationale de SUD Recherche EPST, élue CTMESR), Pauline Guittot (représentante SUD éducation en CAPN),
Louise Gury (co-secrétaire fédérale SUD éducation, représentante au CSE),
Mélanie Luce, (Présidente de l’UNEF),
Armelle Mabon (SUD éducation, élue CNESER),
Héloïse Moreau (présidente de l’UNL),
Francette Popineau (co-secrétaire générale SNUipp-Fsu),
Emmanuelle Puissant (CGT FERC Sup, élue 5e section du Conseil National des Universités),
Cécile Quantin (SUD éducation, élue CTU),
Christele Rissel (secrétaire nationale de la CGT Educ’action, élue CAPN),
Anne Roger (Co-secrétaire générale SNESUP-FSU),
Frédérique Rolet (secrétaire générale SNES FSU),
Aurélia Sarrasin (secrétaire nationale SNES FSU),
Fatna Seghrouchni (co-secrétaire fédérale SUD éducation),
Valérie Sipahimalani (secrétaire générale adjointe SNES FSU),
Josiane Tack (secrétaire générale du SNTRS CGT, élue CTMESR),
Maud Valegeas (représentante SUD éducation au CSE),
Charlotte Vanbesien (secrétaire fédérale de la FERC CGT),
Sophie Vénétitay (sécrétaire générale adjointe SNES FSU),
Isabelle Vuillet (secrétaire nationale de la CGT Educ’action, élue CTMEN).

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 18:01

La fédération SUD éducation a pris position dès le mois d’octobre 2019 contre la mise en place des E3C en appelant à refuser le bac local en contrôle continu de formation.
Aujourd’hui les enseignant-e-s des lycées et les élèves se rendent bien compte que ces épreuves organisée dans la précipitation ne peuvent pas se tenir : partout les proviseurs tentent de les imposer à marche forcée dans la précipitation.
Face à l’appel à la grève des examens contre l’application du Bac Blanquer, l’administration panique et tente par tous les moyens d’anticiper le remplacement des grévistes.

SUD éducation vous informe de vos droits.

En temps normal
Pendant que se déroulent les examens nationaux il peut être demandé aux AED et AP de :

  • — préparer les salles
  • — surveiller les couloirs
  • — aider à des tâches de secrétariat
Les AESH sont missionné-es pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap qui passent les épreuves et ont droit à une aide humaine.

Et la surveillance des épreuves ?
Cela ne relève normalement pas des missions des AED ou des AESH. Pour l’imposer, il faut un ordre de mission écrit et que cela se fasse sur les heures de travail mentionnées dans votre contrat (Circulaire n° 2012-059 du 3-4-2012 relative au Baccalauréat).
⚠ Si on vous demande de travailler en plus de vos heures vous êtes en droit de “refuser”. Si vous acceptez, vous devez être rémunéré-e en plus pour cela. Toutefois, les rectorats rechignent à payer les heures supplémentaires effectuées par les AED dans ce cadre.

Droit de grève
Comme tout agent de l’éducation nationale vous avez le droit de faire grève et êtes couvert-es par les préavis de grève déposés par SUD éducation :

  • — vous pouvez alors être décompté-es d’1/30 de votre salaire par jour de grève (si vous faites grève un lundi et un jeudi et que vous ne travaillez pas le mardi et le mercredi, ces deux jours peuvent également vous être retirés, mais ce n’est pas automatiquement le cas).
  • — vous n’êtes pas tenu-es de prévenir à l’avance votre établissement, c’est au/à la chef-fe de service de vérifier qui est là et qui ne l’est pas le jour J.
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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 17:46

Ci joint le communiqué de presse intersyndical du 29 janvier pour appeler à continuer la lutte.

Manifestation à Alençon : dans l'Orne le 6 février, nous continuons à faire du bruit, à dénoncer cette réforme, dans la bonne humeur mais déterminé-es. 

PE pensez à envoyer votre déclaration de grève en utilisant de préférence votre boite mail professionnelle. Ci-dessous modèle de lettre :

Ceci est une déclaration d’intention de grève qui ne présage en rien de ma participation à ce mouvement.

NOM Prénom

Ecole 

Adresse

A Mme la Directrice d’Académie S/C M L’IEN de ----------------S/C Mme la directrice

Objet : déclaration d’intention

Je vous informe de mon intention de participer au mouvement de grève le jeudi 6 février 2020 Conformément à la loi, je vous informe que cette lettre « est couverte par le secret professionnel et ne peut être utilisée que pour l’organisation du service d’accueil » (article L 133-5)

Le ---------------

NOM Prénom

 

 

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 23:00

Le Conseil d’État a rendu aujourd’hui public son avis sur le projet de casse des retraites présenté aujourd’hui en Conseil des ministres.

Cet avis du Conseil d’État ne fait que confirmer ce que SUD éducation dénonce avec force depuis que le rapport Delevoye est connu : Blanquer et le gouvernement se moquent des enseignant-e-s et des chercheur-euses.

Le Conseil d’État déclare en effet au sujet de la prétendue “garantie” permettant aux enseignant-e-s d’avoir une retraite de même niveau que les autres fonctionnaires aux qualifications équivalentes (p. 16) :

En revanche, le Conseil d’Etat écarte les dispositions qui renvoient à une loi de programmation, dont le Gouvernement entend soumettre un projet au Parlement dans les prochains mois, la définition de mécanismes permettant de garantir aux personnels enseignants et chercheurs ayant la qualité de fonctionnaire une revalorisation de leur rémunération afin de leur assurer un niveau de pension équivalent à celui de fonctionnaires appartenant à des corps comparables. Sauf à être regardées, par leur imprécision, comme dépourvues de toute valeur normative, ces dispositions constituent une injonction au Gouvernement de déposer un projet de loi et sont ainsi contraires à la Constitution (décision n° 89-269 DC du 22 janvier 1990, cons. 38).

La promesse de Blanquer signifie donc deux choses pour le Conseil d’État lors du passage devant le Conseil constitutionnel :

• soit la mesure est inconstitutionnelle, donc rien n’obligera le gouvernement à garantir le niveau de retraite des fonctionnaires après le vote de la loi ;

• soit les dispositions de l’article du projet de loi sont si floues qu’elles n’obligent à rien faire.

Dans tous les cas, une chose est claire : Blanquer et le gouvernement mentent. Les personnels ont raison de ne pas les croire, et d’exiger dans la rue le retrait du projet.

À la suite d’une journée interprofessionnelle de grève et de manifestation qui a été un succès dans l’Éducation nationale, cet avis du Conseil d’État résonne comme un désaveu de plus du ministre Blanquer, et une nouvelle provocation.

SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires et l’intersyndicale interprofessionnelle, revendique le retrait sans condition du projet de contre-réforme des retraites, porteur de régression sociale pour toutes et tous.

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 22:43

Les réformes des programmes se succèdent dans la précipitation depuis plusieurs années, et encore plus avec Blanquer. Dans ce contexte, très favorable aux éditeurs de manuels, de nouvelles éditions rédigées dans la précipitation s’empilent. Dans les établissements scolaires, les équipes ne disposent pas des crédits nécessaires pour remplacer les anciens manuels par les nouveaux.

Des manuels obsolètes remplissent les stocks des établissements. C’est la raison pour laquelle les enseignant-e-s multiplient les actions de murage de DSDEN et de rectorats à l’aide de piles de manuels, ou y déversent les stocks obsolètes datant de 2012 voire 2008. Le geste est donc purement symbolique, et reprend des codes qui avaient déjà cours lorsque Luc Ferry (alors ministre de l’Éducation nationale) essayait d’imposer son idéologie réactionnaire aux enseignant-e-s.

Blanquer feint d’être affecté par ces jets de manuels alors qu’il supprime des heures de cours aux élèves et qu’il n’affecte pas le budget nécessaire à l’accès à la culture pour tous les élèves.

La culture et les savoirs n’émanent pas uniquement de manuels scolaires mais des heures d’enseignement, de l’accès à des lieux de culture (théâtre, cinéma, musée …), lors de sorties en nature ... Et pour cela, il faut des moyens humains et matériels.

Blanquer persiste à ne pas entendre la contestation d’une majorité des enseignant-e-s. Cette contestation s’exprime dans la rue à travers des journées de grève et de manifestations depuis bientôt plus de deux ans.

Face à une grève historique pendant la période des examens, de la surveillance et des corrections. Blanquer a tenté de minimiser l’impact d’un mouvement de contestation massif et n’a pas voulu entendre que sa réforme n’était pas applicable. Il méprise toujours autant les enseignant-e-s, comme le montre son déni face à la mobilisation des collègues contre les E3C.

Une fois de plus Blanquer instrumentalise le lancer de ces manuels pour décrédibiliser la contestation des enseignant-e-s et pour afficher son mépris. Aucun ministre ne peut dégrader les conditions de travail de tous les personnels et nier ensuite les conséquences .

La violence des réformes imposées à marche forcée ne saurait amoindrir la mobilisation de tous et toutes. Cette violence doit cesser.

Face à l’entêtement d’un ministre qui s’engouffre dans le déni, les personnels continueront à se mobiliser et porteront leurs revendications par tous les moyens mis à leur disposition ; grève, action, mobilisation. C’est bien Blanquer qui porte la responsabilité d’un durcissement des actions puisqu’il ne veut rien entendre et ne cesse de dénigrer toute contestation.

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à poursuivre les lancers de manuels tombés en désuétude devant les DSDEN et rectorats

SUD éducation revendique la suppression des réformes des lycées qui ne cessent de dégrader les conditions de travail de tous les personnels et des élèves.

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 22:41

La phase de formulation des vœux de Parcoursup commence maintenant. Le calendrier cette année est le suivant :

22 janvier : début de saisie de leurs vœux par les candidat-e-s

février-mars : Fiches avenir remplies pendant le 2e conseil de classe

12 mars : dernier jour pour formuler des vœux

2 avril : dernier jour pour finaliser les dossiers de candidature et confirmer les vœux. Envoi des dossiers de candidature aux formations du supérieur.

19 mai : premières réponses aux candidatures

25 juin (le jour d’après la dernière épreuve écrite du bac) : début de la phase d’admission complémentaire, supposée se terminer le 11 septembre

Et cette année encore les lycéen-ne-s auront à en passer par les fourches caudines de cette plateforme pour accéder aux études supérieures. Il n’y a plus à faire la preuve des effets délétères de cette plateforme depuis sa mise en place :

les dysfonctionnements, censés être liés à « rodage » du système, se révèlent en fait être inhérents au système, notamment le fait que la plateforme ne soit pas opérationnelle pour les élèves, comme l’an dernier, le jour des résultats ;

la machine à sélectionner non seulement ne résout pas le problème de l’augmentation du nombre de candidats à l’enseignement supérieur (800 000 en 2018 contre 900 000 en 2019), mais l’aggrave même car un nombre croissant d’entre eux et elles sont des déçu-e-s de Parcoursup.

les discriminations entre les zones géographique et les filières reléguées (notamment en lycée professionnel) s’accroissent toujours davantage

l’anxiété chez les élèves est démultipliée. Les établissements, les équipes, les élèves sont mis en concurrence en permanence.

Les critères du tri social opéré dans les universités sont opaques, et les universités refusent de les communiquer.

Pour SUD éducation, le seul moyen d’accueillir dans de bonnes conditions tous les étudiant-e-s qui souhaitent poursuivre des études supérieures, c’est d’investir massivement dans enseignement supérieur et non de sélectionner toujours davantage.

SUD éducation revendique toujours l’abandon de Parcoursup.

SUD éducation revendique un financement public à hauteur des besoins pour l’ enseignement supérieur, le recrutement de personnel titulaire et la création de places pour permettre l’accès de chaque candidat.e à la filière de son choix.

 

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Published by SUD 61