1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 22:44

Tract de la fédération SUD éducation

La première Coordination nationale des facs et labos en lutte, les 1er et 2 février, a non seulement montré que la mobilisation s’étendait dans l’ESR, elle a également favorisé son extension, à travers notamment :

• la multiplication des AG de composantes dans des universités jusqu’alors peu mobilisées ;

• la création, induite par l’AG des précaires qui s’est tenue le 1er février pendant la coordination nationale, de collectifs de précaires (surtout enseignant-e-s et chercheu-se-s) dans beaucoup d’universités et ont organisé des actions pour être visibles le 11 février.

Les collectifs, départements, facs, labos qui entrent dans l’action rejoignent les universités déjà mobilisées depuis le mois de décembre pour la défense des retraites et contre la précarité.

Un mouvement étudiant se développe. Tous les personnels, enseignant ou non, ont un rôle à jouer pour favoriser son émergence :

• là où des étudiant-e-s sont d’ores et déjà prêt-e-s à s’organiser, SUD éducation appelle à faire grève pour permettre l’entrée des étudiant-e-s dans le mouvement, et a minima à suspendre le contrôle d’assiduité et à adapter les formes d’évaluation ;

• là où les étudiant-e-s semblent peu mobilisé-e-s et désertent les universités dès que les enseignant-e-s sont en grève, SUD éducation appelle à proposer des moyens pour prendre connaissance des réformes en cours (retraites, mais aussi assurance-chômage, ORE-ParcourSup et conséquences de la LPPR sur la qualité des études) et ouvrir la discussion sur la précarité croissante de la condition étudiante. Des collègues le font dans différentes facs par des discussions ouvertes dans les cours habituels, par des temps de débat ou de cours alternatifs.

À partir du 5 mars, grève reconductible

La journée de mobilisation du 5 mars, qui survient trois mois exactement après le début de la grande lutte pour les retraites, doit donc être envisagée comme un moment de relance, où l’ESR assume un rôle de premier plan dans la poursuite de la mobilisation.

Pour amplifier le rapport de force avec le gouvernement, l’arrêt de l’enseignement supérieur et de la recherche le 5 mars doit constituer non seulement un objectif immédiat de mobilisation dans nos facs et nos labos, mais surtout le point de départ d’une grève reconductible.

Dans la lignée de la motion votée lors de la Coordination nationale et de l’appel intersyndical à la grève à compter du 5 mars, SUD éducation appelle à organiser des AG à tous les niveaux (dans les labos, les unités, les services, les UFR, les universités), pour débattre et voter sur la question de la grève reconductible, autour de l’objectif : « l’université et la recherche s’arrêtent à partir du 5 mars 2020 ».

SUD éducation appelle à reconduire la grève lors des assemblées générales qui se réuniront dans ce cadre et à participer massivement aux actions et manifestations décidées par les AG locales pour le 5 mars et après.

L’arrêt de l’enseignement et de la recherche à partir du 5 mars n’implique pas nécessairement de déserter les campus. Il doit inscrire la grève dans une perspective de réappropriation de notre outil de travail, afin de mettre en œuvre ici et maintenant l’université ouverte et émancipatrice que nous voulons. Il doit permettre aussi de rendre possible la mobilisation étudiante et de faire la jonction avec les autres secteurs en lutte et avec les mobilisations des 8 mars (journée internationale de lutte pour les droits des femmes) et des 13 et 14 mars (journées internationales pour le climat).

6 et 7 mars : la deuxième Coordination nationale des facs et labos en lutte

Les 6 et 7 mars, une deuxième Coordination des facs et labos en lutte se réunira. Nous appelons partout où c’est possible à mandater des délégué-e-s au niveau des universités, en construisant des positions collectives entre UFR, départements, labos et services, afin que la coordination soit une vraie coordination nationale représentative. Cela est nécessaire pour assurer un équilibre des représentations entre Paris et les autres régions et entre les différentes disciplines.

SUD éducation appelle à mettre à l’ordre du jour des AG locales les mandatements à la Coordination nationale, et à préciser le contenu de ces mandats pour permettre la coordination et d’amplification des mobilisations dans l’ESR.

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 10:40
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Lundi 17 février, un groupe d’une trentaine de Mayennais-e-s s’est lancé dans une marche de Laval à Paris, dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites. 
Cette initiative est issue d’un collectif d’enseignant-e-s de Mayenne. La marche va faire près de 270 km au total, derrière la banderole “En marche pour le retrait”. 
L’arrivée est prévue le mardi 25 février à Paris, date à laquelle ils et elles ont sollicité un rendez-vous avec les présidents des différents groupes parlementaires. 
Ils et elles proposent à leurs soutiens de les rejoindre pour leur dernière étape : 
• à 8h30 à la bourse du travail de Malakoff (92)
• à 9h30 à Montparnasse, place de Catalogne
• à 10h30 aux Invalides, métro Varennes
• à midi pour un pique-nique aux Tuileries

SUD éducation soutient cette initiative et encourage l’ensemble des soutiens à participer à leur arrivée à Paris.

SUD éducation revendique l’abandon du projet de réforme des retraites Macron-Delevoye. 

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Communiqué soutien Mayenne
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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 10:37
Tract de la fédération SUD éducation

 

Voilà plus d’un an que le mouvement des grèves climat est lancé. Le 13, mars la jeunesse sera à nouveau présente sur les places et dans les rues pour interpeller les gouvernements sur leur inaction climatique. Des marches pour le climat dans de nombreuses villes de France sont organisées le 14 mars. La lutte contre le dérèglement climatique ne peut plus attendre ! SUD éducation appelle à rejoindre ces mobilisations et y portera ses revendications de transformation sociale et écologique.
Le ministère de l’Éducation nationale tente de verdir son image pour répondre aux attentes de la jeunesse, mais les réponses ne sont pas à la hauteur de l’urgence : éco-délégués, poubelles de recyclage dans les salles de classe, journées nettoyage de plages… Pendant ce temps, le gouvernement soutient les multinationales grandes gagnantes du capitalisme qui ont la part belle dans les programmes scolaires. Ces programmes traitent en effet des systèmes économiques sans intégrer ni la finitude des ressources ni l’irréversibilité de certaines dégradations écologiques.
Le gouvernement qui essaie de démanteler nos régimes de retraites s’inscrit dans une logique de croissance productiviste illimitée qui considère que le travail humain productif doit sans cesse augmenter. Alors que la population augmente, la solution envisagée par le gouvernement est d’obliger à travailler plus longtemps pour des pensions plus faibles. Pour SUD éducation, lutter pour la préservation du climat passe par une lutte pour les droits sociaux, et notamment à la retraite. 
En tant que syndicat de transformation sociale et écologique, SUD éducation revendique une transition écologique fondée sur un juste partage des richesses et des ressources afin de garantir une vie digne pour tou-te-s. 
À ce titre, SUD éducation a déposé un préavis de grève couvrant tous les personnels de la maternelle à l’université, et sera présente dans la rue aux côtés des élèves, des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s, avec les personnels mobilisés. La mobilisation des lycéen-ne-s dans le courant de l’année dernière a été exemplaire, il faut la poursuivre avec l’implication de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale.

Dans le secteur de l’éducation, SUD éducation revendique :

* -Réalisations de bilan énergétique et plan d’isolation des bâtiments. aRéduction des consommations énergétiques et en eau.
* -Des outils pour mettre en place la diminution des déchets, et leur recyclage s’ils ne sont pas évitables.
* -Renforcement des filières locales et bio dans la restauration scolaire ; réduction de la consommation des produits animaux (les élevages ont plus d’impact que les cultures).
* -Des recrutements massifs de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degrés afin de limiter leurs déplacements.
* -La prise en compte des risques environnementaux par les CHS et notamment une véritable campagne de désamiantage des établissements scolaires dans le cadre de l’application du Plan amiante relancé en 2016 et une prise en charge des personnels exposés avant 2021,
* -La mise en place des mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs-se-s notamment celles et ceux exposé-e-s au radon (visite médicale, information des personnels, mesures techniques telles que système de ventilation, ouverture des fenêtres...).
* -Un vrai plan de formation professionnelle orienté vers les nouveaux métiers : inscription dans le cursus obligatoire en lycée agricole de la formation à une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé, dans les filières du bâtiment renforcer la formation à la rénovation énergétique, à l’isolation du bâti, matériaux écologiques, énergies renouvelables etc.

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13 mars grève climat
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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 10:36
Communiqué de presse

 

Le projet de loi contre la réforme des retraites est toujours plus impopulaire dans l’opinion. Contrairement à ce qu’essaie de dire le gouvernement, les femmes n’en seront pas les grandes gagnantes, bien au contraire. Le Conseil d’État a rendu un avis négatif sur le projet de loi. La suppression supposée de l’âge pivot apparaît clairement aux yeux de toutes et tous comme un enfumage, destiné essentiellement à donner une porte de sortie à l’UNSA et à la CFDT. Les revalorisations annoncées par le ministère ne sont qu’une diversion pour tenter de faire avaler la pilule du projet de loi : les personnels n’y croient pas une seconde. Un nouveau scandale vient d’éclater, montrant encore une fois le lien organique entre le monde de l’assurance et le projet de loi, avec la révélation des parts détenues dans AXA par le rapporteur du projet de loi, Jacques Maire. En parallèle, la mobilisation contre la mise en place du bac Blanquer prend de l’ampleur, et le ministère y répond par une répression aveugle.

Pour SUD éducation, il s’agit de porter le coup de grâce au gouvernement. Pour cela, chacun-e sait qu’une journée de grève isolée ne sera pas suffisante : c’est bien un mouvement de grève reconductible qu’il s’agit de construire ! La date, posée par l’intersyndicale interprofessionnelle du 31 mars, est l’occasion de réactiver la dynamique du 5 décembre par un travail de conviction approfondi auprès de nos collègues. Elle doit être l’occasion d’un 2e round contre le projet de réforme des retraites, pour mettre KO le gouvernement. Mais le 31 mars ne pourra être une date énorme que si elle s’inscrit dans une dynamique de montée en puissance. À ce titre, le mois de mars représente une opportunité majeure : début de la mobilisation dans l’ESR le 5 mars, grève des femmes le 8 mars, grève contre le climat le 13 mars, manifs gilets jaunes le 14 mars, manif contre le racisme le 21 mars...

Dans l’éducation, de nombreuses assemblées générales de personnels ont décidé de mettre dans le paysage une semaine de mobilisation la semaine du 16 mars. Elles ont choisi de l’appeler “Black week contre black rock”, pour désigner la réforme pour ce qu’elle est : une opportunité majeure d’engraisser encore davantage les véritables gagnants de la réforme que sont les capitalistes. Pour SUD éducation, il est clair que l’auto-organisation doit être au cœur de la dynamique de la grève. C’est pour cela que la fédération SUD éducation rejoint l’appel à une semaine noire contre Blackrock à partir du 16 mars. Pour ne pas en rester aux mots et favoriser concrètement la participation à l’ensemble des actions prévues, SUD éducation a déposé un préavis de grève spécifique sur cette semaine couvrant tous les personnels de la maternelle à l’Université.

Enfin, un coup de force se prépare avec l’utilisation du 49-3 pour faire passer le projet de loi sans vote des parlementaires. Si le gouvernement osait y recourir, SUD éducation appellerait les personnels à participer à toutes les initiatives décidées localement. SUD éducation met à la disposition des personnels son préavis de grève permanent et encourage les professeur-e-s des écoles à déposer une déclaration d’intention de grève sur tout le mois de mars pour être en mesure de débrayer quand elles et ils le décident.

SUD éducation revendique l’abandon du projet de loi Macron-Delevoye
SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à rejoindre les initiatives prévues dans le cadre de la semaine noire contre Blackrock
SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à construire et à mettre en débat la reprise de la grève et sa reconduction jusqu’à l’abandon du projet de loi, en prenant appui sur le 31 mars pour réactiver la dynamique de grève reconductible

 
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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 08:39
La fédération SUD éducation soutient et relaye le communiqué de l’intersyndicale des Deux-Sèvres
 
 

Un cran a encore été franchi dans la répression des mouvement sociaux.
Lundi 17 février 2020, un professeur des écoles remplaçant a été envoyé par l’administration pour prendre en charge une classe dans une école primaire de Niort. L’enseignante titulaire est gréviste depuis le 5 décembre dans le cadre des mobilisations contre le projet de loi sur les retraites.

L’intersyndicale des Deux-Sèvres Cgt Educ’action, FNEC FP-FO, SNES-FSU et SUD Education 79 dénonce une atteinte inacceptable au droit de grève.
Tous les personnels de l’Education nationale, y compris les personnels non-titulaires (AED, enseignants contractuels, ...) peuvent se mettre en grève. Il s’agit là d’un droit fondamental et constitutionnel.
Tout salarié de l’Education Nationale, fonctionnaire ou non, a le droit de se mettre en grève (préambule de la Constitution du 27 octobre 1947 et art 10 de la Loi du 13/07/83).
Les modalités sont fixées par les art L. 521-2 à L. 521-6 du Code du Travail qui reprennent les dispositions de la loi L. 63- 777 du 31/07/63 qui réglemente la grève dans les services
publics.
C’est pourquoi, M. le DASEN des Deux-Sèvres par respect du droit de grève, nous vous prions de bien vouloir prendre les mesures pour que cesse immédiatement le remplacement de professeurs ou agents grévistes dans le département.

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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 08:36
Communiqué de SUD éducation

 

La première session d’E3C se déroule depuis le mois de janvier dans des conditions chaotiques. Au vu des conditions de passation de ces épreuves, dont les médias se sont largement fait l’écho, le ministre ne peut plus faire croire que tout va bien.

Au départ en vacances de la zone C, le 4 février on pouvait comptabiliser 41 % ou 660 lycées touchés par la mobilisation et 220 établissements où les épreuves ont dû être reportées suite à la mobilisation. Si celle-ci est inégale sur le territoire un vrai mouvement national de refus existe parfois majoritairement dans certaines académies. Pour SUD éducation, les élèves et les personnels mobilisés ont gagné une première manche tant le crédit de cette réforme du bac et du ministre qui la porte sont atteints.

La rentrée des vacances sera sans doute un tournant qui décidera de l’avenir de la « réforme du bac » à commencer par le destin de la 2e session des E3C. SUD éducation appelle donc à reprendre la mobilisation avec détermination au retour des vacances de chaque zone avec pour perspective le retrait de cette réforme.
- Là où les épreuves se sont déroulées dans des conditions contestables, nous demandons l’annulation de ces épreuves ce qui permet aussi de revendiquer avec les parents et les lycéen-ne-s aucun « zéro sanction ».
- Là où les épreuves ont dû être reportées, à la rentrée des vacances d’hiver nous continuons à appeler à la grève des surveillances, avec piquet de grève avant les épreuves et soutien aux mobilisations lycéennes.
- Là où les épreuves se sont malgré tout tenues, refusons la dématérialisation des copies et exigeons la correction papier (la santé au travail des correcteurs-correctrices, l’absence de consultation des CHSCT sur le modèle correction, le non-sens écologique et le flicage des personnels sont des arguments à développer localement)
- Lors de la phase de correction : vous n’avez pas à noter immédiatement les copies ; nous conseillons de rentrer sur Santorin des appréciations, dès réception du lot de copies, pour éviter tout prélèvement sur une longue durée. La rétention des notes redevient une possibilité d’enrayer la machine à partir de la date limite de remontée des notes pour votre académie.
- Participons aux AG de correcteurs-correctrices partout où elles sont organisées.

SUD éducation :

→ dénonce cette mascarade d’examen ainsi que l’impréparation dans lesquelles ces épreuves ont lieu et soutient les personnels et les élèves dans les actions qu’ils et elles pourraient entreprendre.
→ appelle et à être aux côtés de nos élèves lors des rassemblements devant les lycées pour éviter par la présence syndicale la répression du mouvement lycéen.
→ appelle les collègues universitaires qui participeront aux commissions d’examen des vœux à
ne pas tenir compte des notes obtenues aux E3C dans les évaluations des dossiers d’entrée
à l’université, et à ne pas présider les jurys du baccalauréat dans lesquels ces épreuves
seraient prises en compte.
→ rappelle que des préavis de grève nationaux et locaux déposés par SUD éducation couvrent les personnels et appelle à faire grève notamment lors des surveillances.
→ revendique toujours l’abandon de cette réforme, et donc des E3C, ainsi que le retour à un examen à caractère national.

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 07:33

Marche Laval Paris – Lutte contre la réforme des retraites

Parce que notre initiative en Mayenne est une aventure autogérée, parce que tout est bon à prendre, parce que notre périple qui part du 53, traverse le 72, le 61,  le 28 et le 77, parce que notre profession est en vacances dans ce coin là , parce que faire converger les initiatives les renforcent , et surtout parce que nous pensons qu'il est encore possible de gagner, nous vous demandons de soutenir notre initiative. L'idée est de partir le 17 de Laval pour arriver à Paris le 25, et de profiter de nos étapes pour  médiatiser notre action contre les retraites et maintenir la mobilisation  (tractage, flambeau, débat...) rencontrer des personnes en lutte comme nous , qui peuvent nous rejoindre sur la marche pour une journée ou plus,  se faire héberger lors de notre passage...Le 17 on part de Laval, on rejoint Blandouet. Le 18 on rejoint Le Mans , on sera accueilli par les camarades de Solidaires 72 qui a porté notre action et a obtenu l'adhésion de l'interpro. Le 19 on arrive à la Ferté Bernard à 18h place de la République, accueillis par les camarades de Solidaires et du NPA. Le 20, à Nogent le Rotrou : réunion publique organisée par CGT , FSU, FO (pas de Solidaires à Nogent) mais des solidaires du 28 et du 61 qui viendront. Le 21 à Courville sur Eure, le 22 Pique nique Solidaires à Chartres, on dort à Pierre près de Maintenon, le 23 à Magny les hameaux (sans doute une conférence), le 24 Versailles, là encore peut être une réunion publique. Et enfin le 25 : des tuileries jusqu'à l'assemblée ...Cette action est soutenue par l'AG éducation du 53 à laquelle participent SUD/ CGT/FO et FSU.

Rejoignez nous ! Faites passer l'info, allez voir .....    

https://marche53.jimdofree.com/

Contact mail : marcheretraite53@gmail.com

Contacts : Marie-Anne 06 82 43 59 13 / Thierry 06 81 60 88 583@gmail.com

Pour info :

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/laval -53000/des-mayennais-veulent-marcher-jusqu-paris-pour-protester-contre-la-reforme-des-retraites-6731605

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 07:32

Communiqué de SUD éducation

Macron affiche l’École inclusive comme une priorité du quinquennat. Mardi 11 février, en clôture de la conférence nationale du handicap, il se félicite d’avoir atteint son objectif avec une diminution du nombre d’élèves en attente d’un accompagnant depuis la rentrée de 2019 et annonce la création de 11 500 postes d’AESH (Accompagnant-e d’élèves en situation de handicap), dans un contexte où depuis une dizaine d’année, le nombre d’enfants en situation de handicap scolarisé-es en classe ordinaire a quasiment doublé.

Au-delà de l’augmentation des moyens humains, l’inclusion des élèves en situation de handicap dans le système scolaire ordinaire ne peut se faire qu’avec des personnels formés et des AESH reconnu-e-s dans leur rôle, pédagogique et éducatif, essentiel dans les établissements.

Les AESH et SUD éducation revendiquent depuis de nombreuses années un vrai statut de titulaire, avec un temps d’accompagnement de 24 heures considérées comme un temps plein, comme indispensable à cette reconnaissance.

Alors qu’ils et elles subissaient des conditions de travail indécentes, la réponse du gouvernement est d’exploiter davantage ces personnels précaires en augmentant les amplitudes horaires de leurs missions et en dédoublant les employeurs entre Éducation nationale et Collectivités territoriales. Depuis la rentrée de 2019, avec l’instauration des PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé), les AESH se voient contraint-e-s d’accompagner des élèves différent-e-s autant de fois que la direction des PIAL le décide. Dans la vision purement comptable de l’administration et du gouvernement, il s’agit de répondre immédiatement et artificiellement aux élèves nouvellement notifié-e-s en déplaçant un-e AESH du jour au lendemain, sans concertation préalable ni aucune considération pour sa situation ou celle des élèves accompagné-e-s.

Il ne suffit pas d’embaucher de plus en plus de travailleurs et travailleuses précaires pour construire une école réellement ouverte à toutes et tous.

Macron a également annoncé la création de 1 000 places dans les établissements spécialisés. Il s’agit là aussi d’un coup de communication masquant la réalité des prises en charge dans ces établissements.

Depuis deux ans une grande partie des établissements spécialisés accueillant des élèves en situation de handicap ne pouvant être inclus-e-s en classe ordinaire a glissé vers un système de dispositifs. Il n’y est alors plus question d’un nombre de places fixes au sein des structures mais de capacités étendues par l’intervention des personnels dans d’autres établissements, et cela sans augmentation des moyens matériels ou humains. L’objectif est clair : donner l’illusion d’une prise en charge de davantage d’élèves, une nouvelle fois sans s’interroger sur la qualité de celle-ci.

Pour SUD éducation, il est indispensable que les dispositifs et établissements spécialisés, et leurs personnels, soient mis au service d’une école capable de prendre en charge correctement le maximum d’élèves dans leur diversité.

Alors que Macron se félicite de la scolarisation massive des enfants porteur-euse-s de handicap, cela ne s’accompagne d’aucune adaptation de la structure éducative. Les enseignant-e-s concerné-e-s et les AESH sont contraint-e-s de supporter, le plus souvent seul-e-s, toutes les contradictions du système.

Quand un-e élève handicapé-e est intégré-e dans une classe, les effectifs ne diminuent pas, et les enseignant-e-s ne peuvent prendre en compte les besoins particuliers d’un-e élève supplémentaire.

De plus, beaucoup de collectivités territoriales ne peuvent pas bâtir de nouveaux établissements scolaires en capacité d’accueillir des enfants handicapé-e-s ou rendre accessibles le bâti construit. Ils et elles doivent souvent parcourir une distance très longue pour être scolarisé-e-s. Dans le cadre de la réforme du lycée avec une offre d’options plus réduite par établissement, les élèves handicapé-e-s voient leurs choix se réduire encore davantage.

L’école inclusive doit être un moyen de repenser l’école pour qu’elle devienne réellement démocratique et égalitaire, pas un artifice comptable au service de la communication politique.

SUD éducation revendique :
- La titularisation en qualité de fonctionnaire des AESH sans conditions, avec un temps d’accompagnement de 24 heures considérées comme un temps plein
- Une réelle prise en compte des besoins de tous les élèves, dont ceux en situation de handicap, dans les pratiques pédagogiques, la conception des bâtis scolaires et l’organisation du système scolaire, notamment en termes d’effectifs.
- L’augmentation du nombre de personnels spécialisés et de personnels médico-sociaux et d’orientation
- Une formation continue au handicap à l’ensemble des personnels, sur temps de service et prenant en compte la spécificité des élèves à besoins particuliers

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 07:31

 

Monsieur le Ministre,

Le 30 septembre dernier, Christine Renon, directrice d’école à Pantin, en Seine-Saint-Denis, s’est donné la mort dans l’enceinte de son école, laissant un courrier expliquant son geste.

L’ensemble de la communauté éducative tout comme les parents et enfants, a été particulièrement atteinte par ce suicide dont le lien avec le travail ne fait pas de doute pour Solidaires, tant son courrier était clair.

Le 3 octobre, jour des obsèques, un préavis de grève avait été déposé pour permettre aux agent-es d’y participer et marquer leur émotion après un geste dramatique et reflétant un grand mal-être dans l’Education Nationale. Ce mal-être est aujourd’hui perceptible dans une grande partie de la fonction publique et conduit de trop nombreu-ses collègues à des décisions extrêmes.
Au-delà du nécessaire travail sur les conditions de travail dans la fonction publique, la perte de sens des missions confiées aux agent-es notamment du fait de réformes menées à marche forcée et le démantèlement des services publics, il est indispensable d’agir avec la plus grande humanité notamment en considérant les journées de grève déposées comme des moments de recueillement nécessaires pour les collectifs de travail.

Ainsi, Monsieur le Ministre, je vous saurais gré d’intervenir auprès de vos homologues, notamment de l’Éducation nationale pour la journée du 3 octobre et plus largement quand des circonstances similaires se produisent, afin que des mesures de considération spéciales soient appliquées et que ne soient pas précomptées les journées de grève.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations respectueuses.
Gaëlle MARTINEZ
Déléguée Générale Solidaires Fonction publique

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 07:30

Communiqué unitaire et courrier au ministère

L’avenir de l’enseignement de la philosophie dans la voie technologique est plus que jamais menacé par les effets combinés des réformes du lycée de 2010-2013 (Chatel) et de 2018-2021 (Blanquer).

Alerte dédoublement philo en voie technologique

Si une note ministérielle du 15 janvier 2015 reconnaissait – en réponse à nos demandes insistantes - l’utilité des « groupes à effectifs réduits en philosophie », eu égard à la « singularité » de cette « discipline (…) et des besoins spécifiques (…) des élèves de ces séries », force est de constater que la réforme actuelle assèche drastiquement l’enveloppe dédiée au financement « des enseignements en groupes à effectif réduit » prévus par les textes de la précédente réforme (arrêtés du 27/05/2010 et du 29/09/2011).

Pourtant, le constat de ces difficultés rencontrées dans la voie technologique ne date pas d’hier. Le rapport Derrida-Bouveresse de 1989 constatait déjà que l’enseignement de la philosophie s’y trouve dans « une situation de crise qui appelle des réformes urgentes... », dont « le dédoublement » systématique de l’horaire « pour au moins une heure (2 heures pour l’élève, 3 heures pour le professeur) ».

Cette préconisation de bon sens a vu le jour en 1994 (réforme Jospin). Un temps inscrite dans une grille horaire nationale, elle fut remise en cause par la réforme de 2012, qui, dans le nouveau cadre de l’autonomie des établissements, renvoyait l’introduction des dédoublements aux arbitrages locaux, le plus souvent défavorables à la philosophie. Interrogés à l’occasion d’une audience au ministère le 3 novembre 2014, nos interlocuteurs estimaient que plus de la moitié (55%) de ces dédoublements de l’horaire de philosophie n’avaient pas résisté à la réforme Chatel. La situation n’a fait qu’empirer depuis et s’aggrave encore avec l’actuelle réforme.

Nous découvrons en effet avec inquiétude, à l’occasion des conseils d’administration qui préparent la rentrée de septembre, qu’une nouvelle dégradation s’annonce, divisant encore une fois par deux le reliquat des horaires dédoublés. Ainsi, selon nos estimations, moins d’un quart des dédoublements survivront à l’effet combiné des réformes depuis 7 ans, autant dire une mort programmée.

Sans prétendre par cette initiative à un quelconque monopole disciplinaire, nous demandons par la présente, le retour d’un texte rétablissant pour les élèves de la voie technologique, ce droit élémentaire à bénéficier d’un horaire dédoublé pour cet enseignement dispensé en une seule année d’examen. Sans ce dédoublement, l’enseignement de la philosophie en voie technologique serait gravement mis en péril.

Paris, le 17 février 2020.

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