31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:43

Un 4 pages présentant les positions et revendications de SUD éducation

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Published by SUD 61
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 06:04

REUNIONS D'INFORMATION SYNDICALE

ARGENTAN Ecole Jean de la Fontaine lundi 10 novembre à 17h

ST GEORGES DES GROSEILLERS Salle municipale lundi 10 novembre à 16h45

ALENCON Ecole Emile Dupont lundi 10 novembre à 17h

L'AIGLE Ecole Mazeline lundi 10 novembre à 17h

MORTAGNE Ecole Aristide Briand mardi 18 novembre à 16h30

LE THEIL SUR HUISNE Ecole primaire lundi 24 novembre à 17h

Au programme : CAPD, mouvement, ineat-exeat, carte scolaire, promotions, santé et sécurité au travail, réforme des rythmes et direction.

N'oubliez pas d'avertir votre IEN de votre participation à cette réunion si vous voulez ne pas assister à 3 heures d'animation pédagogique ou conseil des maîtres d'ici la fin de l'année scolaire. Dans le cas contraire, vous n'avez personne à prévenir de votre participation.

Nom Prénom date

PE ou instit adjoint(e)

école de ..........

téléphone de l'école

à M l'IEN

s/c M (Mme) le Directeur (la Directrice)

objet : réunion d'information syndicale

Conformément au Décret 82-447 du 28 mai 1982, j'ai l'honneur de vous informer que je participerai à une réunion d'information syndicale le JOUR novembre 2014 de HEURE à HEURE à NOM DE COMMUNE à l'invitation de SUD éducation.

En conséquence, je défalquerai 3h des heures de service que je dois effectuer hors de la présence des élèves de la manière suivante :(préciser s'il s'agit d'une animation pédagogique ou d'un conseil des maîtres)

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 14:40

Une vidéo à voir sur la précarisation des personnels de l’éducation nationale.

http://www.sudeducation.org/Clip-Video-Un-contrat-en-or.html

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 12:59

La mise en place généralisée de la réforme des rythmes scolaires a détérioré les conditions de travail des personnels du 1er degré.

Dès la rentrée les IEN ont rappelé aux directeurs et enseignants qu'ils devaient tout mettre en œuvre pour ajuster la coordination du temps scolaire et des NAP.

Des directeurs ont reçu la visite de leur IEN au lendemain de la première passation car celle-ci ne s'était pas déroulée dans les conditions attendues, reprochant de façon culpabilisante aux équipes de ne pas avoir anticipé et mis en place les solutions adéquates. Ceci est une réelle atteinte au professionnalisme des enseignants qui souffrent de devoir endosser seuls des dysfonctionnements qui dépassent largement leur cadre de travail et leur champ de compétences. Ne serait-il pas plutôt aux collectivités de trouver solutions et moyens nécessaires à une coordination qui ne désorganise les équipes ni leur pédagogie ?

Évoquons la situation des brigades du département. Une partie d'entre eux a déjà dépassé le temps de travail hebdomadaire légal devant élèves sans aucune explication sur la manière dont sera traitée leur situation. On évoque à demi mot l'annualisation mais rien n'est clair, rien n'est établi et il s'agit bien là d'une inégalité réelle dans le traitement du temps de travail des enseignants.

Nous souhaitons également évoquer les professeurs nommés sur des postes composites sur 3, 4 voire 5 écoles et exerçant dans des cycles ou niveaux disparates. Ils souffrent de l'instabilité de leur situation, d'emplois du temps décousus modifiés parfois en cours d'année, du temps de préparation écrasant qu'impose la prise en charge de plusieurs niveaux dans une même semaine et de l'impossibilité d'envisager de vrais projets avec une classe. Ces professeurs sont épuisés physiquement, psychologiquement et en arrivent à douter de leur capacité à enseigner.

Quelques mots enfin sur les personnels précaires, AVS et aides à la direction, qui sont elles aussi les grandes oubliées de la réforme avec des affectations sur plusieurs écoles quelque fois éloignées de leur domicile, des déplacements sur 5 jours sans hausse de salaire ni prise en charge des frais annexes liés à leur situation administrative.

Nous voulons conclure sur la mise en place du réseau PAS de la MGEN réseau qui ne constitue en rien une vraie politique de prévention. Il ne s'agit que de mesures curatives individuelles alors que la prévention des risques doit commencer par le préventif collectif, c'est à dire identifier les formes d'organisation du travail qui génèrent de la souffrance afin de les éliminer .

Les points ou situations évoqués dans cette déclaration rappellent que de vrais efforts doivent être faits en matière de prévention collective et d'aide aux personnels . Nous attendons du CHSCT-D l'élaboration de mesures concrètes, claires, précises et ciblées afin d' améliorer nettement les conditions de travail et la santé dans l'éducation nationale.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 08:58

Déclaration de la fédération SUD éducation au Conseil supérieur de l’éducation du 8 octobre 2014

La réunion de ce Conseil supérieur de l’éducation est l’occasion pour vous, Madame la ministre, de lancer une grande conférence nationale sur l’évaluation des élèves, qui avait été annoncée par Benoît Hamon. Dans le même temps, se tient une concertation sur le socle commun et une autre sur les programmes en maternelle. Les sujets sont d’importance, les intentions affichées louables : recherche du consensus, consultation. Mais les délais et les modalités viennent contredire cet affichage. C’est le sens même de l’école qui est en jeu. Et cette question n’est pas indépendante du projet de société que l’on porte.

Madame la ministre,

Vous venez de réaffirmer que le budget de l’Éducation nationale ne serait pas diminué, même il connaîtrait au contraire une certaine augmentation ; la promesse des 60000 postes nous dit-on, sera ainsi tenue. Dont acte, mais nous serons vigilant-e-s sur ces questions : selon un rapport d’avril de la DGESCO l’ensemble de ces postes ne devrait pas être créé. Y a-t-il donc un jeu de dupes ? La question se pose, le contexte demeurant celui de l’austérité gouvernementale avec un « pacte de responsabilité » visant à faire 50 milliards d’euros d’économie sur les dépenses publiques, qui affecte inévitablement l’éducation, comme le montre par exemple la diminution drastique de l’indemnité des tuteurs, ou encore, surtout, la récente confirmation du gel de nos salaires, qui continuent de figurer parmi les plus bas de l’OCDE.

Au-delà, ce début d’année, pour nombre de nos collègues, reste marqué par des réformes problématiques :

En REP+ la réforme de l’éducation prioritaire se met en place en contradiction totale avec les demandes exprimées par les personnels dans les réunions qui ont précédé les assises de l’éducation prioritaire. Dans le 1er degré, elle a souvent désorganisé les services en omettant de prendre en considération la question des remplacements lors des concertations. Dans le 2nd degré les heures de concertation sont le plus souvent inscrites à l’emploi du temps des enseignant-e-s, et comme dans le 1er degré des thématiques sont imposées par l’administration. Les créneaux ne tiennent souvent pas compte des équipes disciplinaires ou pédagogiques. La pondération a le plus souvent été ramenée à 1h30 sans prise en compte des 1,1 en HSA.

La réforme des rythmes scolaires est imposée cette année contre l’avis d’une grande majorité des personnels. Sans surprise, elle confirme les difficultés déjà enregistrées l’an dernier là où elle avait été expérimentée : elle désorganise le temps scolaire et n’a d’autre effet sur les élèves que celui d’accroître leur fatigue, comme celle des personnels. Elle renforce une fois encore une territorialisation de l’École publique avec des dispositifs très inégaux, parfois au sein d’un même département (TAP organisés ou pas dans les communes, payants ou non…).

La situation de nombreux stagiaires demeure très difficile. Les obligations horaires qui vont du mi-temps au plein temps et les inégalités salariales doivent être unifiées au meilleur niveau par le Ministère. Il nous semble par ailleurs inadmissible que le temps de service face aux élèves des certifié-e-s soit plus lourd que celui des agrégé-e-s. Rien ne saurait le justifier, et ce n’était d’ailleurs pas le cas avant la réforme de 2008. Leur situation est encore aggravée par des affectations qui vont les obliger à valider leur Master 2 dans des conditions difficiles, dans une autre académie souvent que celle où ils-elles ont effectué le Master 1. Le nombre de démissions de stagiaires serait stable selon le ministère, mais cette stabilité l’année où justement a été remise en place une année de formation en alternance, constitue un indiscutable symptôme d’une entrée dans le métier qui demeure très difficile.

La réunion de ce Conseil supérieur de l’éducation est l’occasion pour vous, Madame la ministre, de lancer une grande conférence nationale sur l’évaluation des élèves, qui avait été annoncée par Benoît Hamon. Dans le même temps, se tient une concertation sur le socle commun et une autre sur les programmes en maternelle.

Les sujets sont d’importance, les intentions affichées louables : recherche du consensus, consultation. Mais les délais et les modalités viennent contredire cet affichage : le calendrier beaucoup trop resserré ne permet ni le débat ni l’élaboration collective des personnels et les cadres des consultations sont fermés. La question se pose donc : s’agit-il de véritables concertations ou d’une pratique managériale pour des décisions déjà prises ? SUD éducation propose aux équipes de s’emparer du débat en refusant les thématiques imposées par l’administration et en faisant remonter non pas des tableaux contraints mais le fruit de leurs discussions.

Car en effet c’est le sens même de l’école qui est en jeu. Et cette question n’est pas indépendante du projet de société que l’on porte.

Or, dans une société capitaliste, fondée sur la hiérarchie des groupes sociaux, l’exploitation et la domination, l’école est nécessairement assignée à un rôle de légitimation des inégalités. Et quand on a un gouvernement ouvertement pro-business et pro-patronal, il y a lieu de craindre dans les réformes scolaires en cours la poursuite de l’adaptation de l’école et de la formation de la force de travail aux conditions contemporaine de la production.

Ainsi, SUD éducation continuera de combattre tout socle commun qui s’inscrirait dans le cadre de la stratégie libérale de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) en matière de développement des compétences pour l’employabilité et dans la perspective du Livret personnel de compétences, livret ouvrier 2.0 dont nous revendiquons l’abrogation.

Tant que l’école devra trier, orienter et filtrer les élèves pour leur attribuer une place dans la hiérarchie sociale, leur évaluation sera conditionnée par cet objectif ultime : elle peut être plus ou moins brutale et traumatisante – et mieux vaux qu’elle le soit moins que plus –, elle peut organiser la simple reproduction ou favoriser davantage la mobilité sociale, mais elle n’échappera pas à son rôle ultime de justification des inégalités.

Et d’ailleurs les personnels eux-mêmes sont évalués à la même sauce, avec des opérations infantilisantes visant à créer des divisions artificielles entres les « méritant-e-s » et les autres.

Une véritable réforme des programmes et de l’évaluation des élèves suppose une transformation profonde de l’école, pour aller vers une formation polytechnique pour tou-te-s jusqu’à 18 ans, ce qui passe par la fin des filières et l’instauration d’un lycée unique.

Une telle école pour tou-te-s ne peut se construire dans le cadre de l’austérité budgétaire, car cela suppose de réels moyens pour garantir l’égalité du droit à l’éducation, une réduction du nombre d’élèves par classe, une vraie politique de l’éducation prioritaire, des moyens à la hauteur des besoins pour une école réellement inclusive, des rythmes scolaires équilibrés sur la journée, la semaine et sur l’année, à l’inverse des choix actuels.

Un tel projet d’école égalitaire et émancipatrice s’inscrit dans un projet de société solidaire, démocratique, débarrassée des inégalités. A l’opposé des orientations des gouvernements qui se succèdent mais qui servent toujours les mêmes intérêts. C’est pourquoi SUD éducation agit pour que se construise un rapport de force afin d’imposer une autre école, une autre société.

Nous souhaitons enfin terminer cette déclaration par un une question sur laquelle nous nous sommes déjà exprimé-e-s à plusieurs reprises ici même : parce que nous ne doutons pas de votre sincérité dans votre volonté de faire avancer la lutte contre les inégalités hommes/femmes et contre les discriminations, nous vous demandons de changer radicalement de stratégie en la matière, d’en finir avec les renoncements, de mener la bataille politique et idéologique, sans rien lâcher aux réactionnaires.

Après la manif dite « pour tous » de dimanche dernier, qui semble marquer le pas des mobilisations des adversaires de l’égalité, il y a urgence à mettre en place des dispositifs concrets sur le terrain, comme l’étaient les ABCD de l’égalité, à destination des élèves des écoles comme des collèges et lycées. Le plan qui leur succède ne le prévoit pas. Il y a urgence aussi à développer une formation initiale significative sur ces questions (et selon un volume horaire identique partout) pour tous les personnels travaillant dans les écoles et établissements scolaires (enseignant-e-s mais aussi CPE, AED, agent-e-s) et une formation continue renforcée sur ces questions avec des moyens réels.

Madame la Ministre, donner des gages aux adversaires de l’égalité ne les fera pas reculer. Dans ce combat SUD éducation sera aux côtés de tous ceux et toutes celles qui agiront pour l’égalité.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 16:58

Avancement des professeurs des écoles classe normale :

Pour rappel 30 % passent au grand choix, 5/7 au choix et le reste à l'ancienneté.

Le barème de l'Orne est le suivant : l'AGS + note x 2

Nous contacter par mail pour savoir si vous avez été promu-e. Indiquez l'échelon.

Les stages de formation continue ont été attribués, ils reste des stages incomplets malgré une relance par les circonscriptions. Nous contacter également pour savoir si vous avez obtenu un stage.

Questions diverses :

- Les heures peri-éducatives de l'an passé ont été payées pour certaines, les autres le seront en octobre ou novembre.

- Certain-es enseignant-es se sont vu refuser leur participation à une Réunion d'Information Syndicale sur temps de service auprès des élèves : notamment par le rejet des projets d'organisation au sein de l’école en leur absence. La DSDEN n'a pas voulu affecter des brigades (pourtant disponibles), préférant les garder en cas d'absences. Notons que cela crée une disparité entre les enseignant-es des grosses écoles qui peuvent, plus facilement, répartir leurs élèves dans les autres classes et les enseignant-es des petites écoles où les effectifs ne le permettent pas. Sud conteste l'organisation imposée par le Ministère, l'interprétation restrictive du DASEN. Cependant nous avons décidé de ne pas organiser de RIS sur temps de travail sur cette première période, pour ne pas pénaliser certain-es collègues.

- Demain, en conseil d'IEN sera discutée la possibilité aux directeurs et directrices de défalquer des 108 heures des heures de réunion, notamment pour les élections. A suivre.

- Une animation pédagogique en présentiel avec les enseignant-es exerçant en maternelle est prévue. Le calendrier des autres animations devrait bientôt arriver dans les écoles.

- Les projets d'école devront être réécrits cette année, avec un bilan, un diagnostic et trouver de grands axes, en fin d'année scolaire 2014-2015 et rédigés début de l'année civile 2016. Ne pas poser de dates avant mars pour ce travail.

- Les brigades qui auraient déjà beaucoup d'heures en trop par rapport aux 24h hebdomadaires peuvent faire des propositions de rattrapage de ce temps. Elles seront examinées par le DASEN.

- Les heures de travail comptabilisées pour les brigades, sont celles effectuées dans l'école du remplacement, ne sont donc pas prises en compte les heures à « attendre » dans l’école de rattachement si celles-ci commencent plus tôt. C'est scandaleux !

- Un groupe de travail autour de la fonction de directeur et directrice est prévu, mais nous n'avons pas de date.

Lilie Lebougre, votre élue en CAPD

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Published by SUD 61 - dans CAPD comptes rendus
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 15:21

Démantèlement : le ministère de l’éducation se spécialise

« Il faut é-vo-lu-er », voilà le maître-mot (à défaut de maîtres-ses spécialisé-e-s) du Ministère de l’Éducation nationale : on nous explique que les « vieilles structures » que sont les SEGPA (section d’enseignement général et préprofessionnel adapté), les CLIS (classe pour l’inclusion scolaire) et les EREA (établissement régional d’enseignement adapté) vont devoir « évoluer en dispositifs » (prétendument innovants bien sûr).

L’Education nationale accumule un retard très important pour la scolarisation des enfants en situation de handicap. L’an dernier plus de 250 000 élèves en situation de handicap ont été scolarisés, ce chiffre augmentant ces dernières années d’environ 10% par an. Le ministère répond à cette hausse sur la quantitatif au détriment du qualitatif, puisque cela se passe à moyens constants.

Les personnels enseignants travaillant dans ces structures sont en théorie des enseignant-e-s spécialisé-e-s, titulaires d’un diplôme spécifique et issu-e-s du 1er degré, des professeur-e-s d’enseignement professionnel (la moitié sont déjà aujourd’hui des emplois précaires recrutés sans formation pédagogique ni spécialisée), et des enseignant-e-s de lycée-collège (PLC) qui en ont fait le choix, ou qui sont amené-e-s à effectuer une partie de leur service en SEGPA.

Si on veut faire évoluer le modèle scolaire vers une école réellement inclusive pour les enfants en situation de handicap, il ne suffit pas de décréter leur accueil dans les classes générales en en faisant porter la responsabilité sur les enseignant-e-s ou sur des précaires sous payé-e-s, non suffisamment formé-e-s les uns comme les autres. Il faut construire une école capable de prendre en charge la diversité des besoins des élèves. Cela nécessite de changer pas mal de choses de la maternelle à la terminale, des engagements en termes de formation initiale et continue, des moyens supplémentaires et la réduction des effectifs par classe.

Ce n’est pas le choix qui est fait par le ministère. Au contraire, comme le montre le plan testé en avant-première dans l’académie de Grenoble, l’éducation spécialisée devrait faire les frais d’une adaptation aux politiques d’austérité :

Remplacement des structures SEGPA par un dispositif « inclusif », sur le modèle des actuelles ULIS (unités locales pour l’inclusion scolaire) : l’année prochaine, dans certaines académies expérimentales, tous les élèves de CM2 seront orientés en classe de 6e ordinaire au collège, sans moyens ni formation à la hauteur. Conséquence directe : la dissolution des moyens consacrés à la grande difficulté scolaire (on peut évidemment s’attendre à ce que ce merveilleux dispositif se poursuive les années suivantes pour les autres niveaux).

« Remplacement » de postes d’enseignants-éducateurs en EREA par des AED (assistant d’éducation) qui ne seront ni formé-e-s, ni qualifié-e-s. Avec la grande précarité de leurs contrats, ces remplacements ressemblent beaucoup à des suppressions.

Intégration des RASED au sein d’un Pôle Ressource de circonscription : changement des missions des personnels qui interviendront sur un secteur plus large et devront surtout intervenir en direction des enseignant-e-s et des écoles (au détriment de l’aide directe aux élèves) et suppression de postes par non renouvellement des départs à la retraite. Encore une diminution des moyens quantitatifs et qualitatifs pour les élèves les plus en difficulté.

Suppression de nombreux postes SESSAD.

Arrivée des « parcours CLIS » dans les écoles, dans des conditions confuses. Encore une dégradation des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage des élèves.

Dans ces conditions, parler d’inclusion est une escroquerie. On maintient formellement la structure d’accueil, mais élèves et enseignant-e-s se retrouvent dans une situation impossible. L’inclusion est d’autant plus une illusion que les classes sont surchargées, que les départs en formation spécialisée sont quasiment inexistants dans leurs volumes et dans leurs contenus... À cela s’ajoute le fait que les effectifs des ULIS n’ont cessé d’augmenter et qu’à chaque rentrée des élèves se retrouvent sans solution de scolarisation adaptée à leurs besoins.

On voit aujourd’hui se profiler une politique de suppression de moyens que l’on n’avait pas encore connue à ce niveau dans ce secteur. Supprimer des postes au nom de l’inclusion, les gouvernements précédents l’avaient déjà fait... au nom de l’intégration.

SUD éducation affirme que tous les élèves ont le droit d’être pris en charge par des personnels formés et qualifiés, dans le respect des choix des familles et de la notification de la MDPH. La stabilité des équipes est une condition nécessaire au bien-être et à la réussite des élèves.

Pour une école de l’égalité des droits, SUD Education revendique que tous les moyens de l’éducation spécialisée soient mis au service d’une véritable politique d’inclusion scolaire. Cela passe notamment par :

Des temps en classe avec leurs enseignant-e-s, des temps commun avec les élèves de leur classe d’âge, une inclusion lorsque c’est possible et que cela correspond à des objectifs pédagogiques clairs.

Une amélioration des conditions de travail et de la formation des enseignant-e-s spécialisé-e-s, des PLP et des PCL intervenant en SEGPA. Il faut notamment mettre fin à l’inégalité que subissent les PE en SEGPA en alignant leur obligation de service sur celle des certifié-e-s, à 18h. Il faut arrêter d’envoyer des PE non spécialisés contre leur volonté dans l’ASH.

Le refus de la dilution des SEGPA dans un dispositif d’inclusion flou et forcément inefficace dans les conditions actuelles de scolarisation au collège.

La réduction des effectifs par classe, avec la définition de plafonds nationaux (20 élèves maximum en collège ordinaire, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA, et des dédoublements nationaux sur la moitié des horaires d’enseignement dans toutes les matières.)

La titularisation des accompagnant-e-s des élèves en situation de handicaps sans condition de concours ni de nationalité.

SUD éducation apporte tout son soutien aux luttes actuelles des personnels des structures d’enseignement spécialisé.
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Published by SUD 61
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 15:11

À l’instar des enseignant-e-s du second degré avec PairForm@nce, les enseignant-e-s du premier degré se voient imposer cette année une formation continue à distance, informatisée, sous le nom de « M@gistère ».

Outre les problèmes techniques lors de la mise en place de ces plateformes numériques, ce dispositif pose la question de l’existence d’une formation continue digne de ce nom.

Les stages de plusieurs semaines permettaient l’échange, le partage des expériences. Nous avions encore la possibilité de nous approprier ce temps de réflexion sur nos pratiques, in-dispensable dans un métier aussi accaparant que le nôtre où l’enseignant-e est souvent isolé-e dans sa classe, et de prendre le temps d’échanger sur les conditions de travail, les revendications, les luttes à mener.

Ces dispositifs ne permettent plus le contact direct. Ils isolent les travailleur-ses. Les forums sont sous contrôle de la hiérarchie. Ils nient la liberté de l’enseignant-e de prendre en charge ses besoins de formation en adéquation avec ses pratiques pédagogiques. Ils amplifient l’infantilisation en instaurant des tutorats sous l’égide de « formateur-trices » volontaires ou con-traints, « expert-es » dans la thématique du parcours « choisi ».

Ils introduisent et accentuent l’usage d’un vocabulaire de management et d’entreprise qui n’a rien à voir avec la réalité d’un métier qui est avant tout orienté vers l’humain. Pire, ce système permet une surveillance des plus inquiétantes et pourrait à terme entrer dans notre évaluation pro-fessionnelle, car chaque intervention ou absence d’intervention sur la plate-forme est tracée.

Nous dénonçons le flicage numérique exercé, ainsi que l’absence d’une forma-tion continue solide, sérieuse, voulue et conçue par les personnels eux-elles-mêmes.

Plus largement, ces formations à dis-tance participent d’un contrôle massif, par le numérique, des personnels, des élèves et des familles.

SUD éducation appelle tous les personnels à se réunir, à contacter les syndicats SUD éducation pour construire un rapport de force, lutter contre ces dispositifs de pseudo-formation et agir pour une véritable formation continue.
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Published by SUD 61
4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 07:06

La première vidéo 2014 de SUD éducation à partager sans modération.

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Published by SUD 61
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 16:55

Alors que les valeurs de solidarité, d'entraide et d'unité semblent de plus en plus désuètes dans notre profession comme ailleurs, nous souhaitons avec vous bousculer les idées reçues et poussiéreuses sur le syndicalisme et ses actions. Loin d'être un engagement passéiste, être syndiqué-e est un message fort qui a, non seulement de la valeur dans les prises de décisions qui vous concernent, mais surtout qui pèse lourd lorsqu'il s'agit de faire avancer ensemble la machine « Education Nationale » et ses rouages souvent grippés.

A la veille des élections professionnelles et pour vous aider à faire un choix éclairé et raisonné en faveur d'un syndicat qui vous ressemble, votre équipe SUD61 vous propose de participer à un stage syndical :

Le syndicalisme c'est quoi ? Avec qui ?

Pourquoi ?

Mardi 25 novembre 2014

de 9h à 16h à Argentan.

Comment y participer ?

La date limite d'inscription est fixée légalement au 25 octobre (un mois avant le début du stage), par courrier au directeur académique en recopiant le modèle ci-dessous.

Ne laissez pas passer la date.

prénom, nom,

fonction : PE adjoint, directeur, directrice (ou autre fonction)

affectation (école ou collège)

à M. le directeur académique

s/c directrice ou directeur d'école

objet : demande de congé de formation syndicale

Je soussigné-e Mme/M. …….(prénom, nom) demande à bénéficier d’un congé pour

formation syndicale de 1 journée, en application de la loi n° 82-997 du 23 novembre 1982 et du

décret n° 84-474 du 15 juin 1984, en vue de participer à la session de formation

« le syndicalisme aujourd'hui» qui se déroulera le 25 novembre 2014 à Argentan, stage déclaré sous l’égide du CEFI-Solidaires (144 Bd de la Villette 75019 PARIS).

Fait à ………………..le…………………..

Signature

Dès que vous avez envoyé votre demande, contactez-nous pour que nous donnions le lieu exact du stage.

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