25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:04

Notre congrès départemental vient de décider la révision de la grille de cotisation, avec trois mesures importantes :

  • une cotisation réduite pour les personnels les plus précaires, que nous défendons en priorité. 5€ /an de cotisation pour tous les personnels ayant des revenus inférieurs à 700€/mois
  • une cotisation unique pour tous les personnels stagiaires, fixée à50€/an
  • une cotisation réduite par rapport à la grille antérieure pour tous les personnels (cf fichier joint)

Deux informations importantes :

  • L'adhésion est annuelle et peut être réglée en plusieurs versements sur la même année civile . Un reçu vous sera adressé pour vous permettre d'obtenir une déduction de 66% du montant de l'impôt sur le revenu ou un crédit d'impôt :

coût réel de l'adhésion ►34% du barème

  • Vous pouvez adhérer à n'importe quel moment de l'année, votre adhésion à SUD éducation sera effective pour les 12 mois suivants : vous adhérez maintenant, vous n'aurez pas à cotiser avant juillet 2015.

Nous ne vivons que de nos cotisations ; si vous voulez soutenir un syndicat revendicatif, apportez-nous votre soutien !

pourquoi attendre septembre ?
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 06:24

Sud éducation a participé aux groupes de travail sur les Réseaux d’Aide Spécialisée aux Elèves en situation de Difficulté (RASED), du chantier ministériel pour « l’évolution des métiers de l’éducation nationale ». Les premières fiches de travail et les propos introductifs du ministère, critiquant le gouvernement précédent, pouvaient laisser entrevoir, aux plus naïfs d’entre nous, un nouveau printemps pour les RASED. On pouvait s’attendre à un plan d’urgence de re-création de postes. Les réponses sont très éloignées. Non seulement les postes RASED sacrifiés sous la droite ne seront pas rétablis mais – par un toilettage habile – les missions censées être confortées sont modifiées et la création d’un Pôle Ressource de Circonscription signe la disparition de fait de l’entité RASED.

Des postes au compte-gouttes

Le ministère affichait clairement la nécessité de « relancer la formation pour répondre aux postes vacants et aux postes créés », mais cela ne concernerait pas les postes supprimés. Nous avons demandé au ministère si les 5000 postes perdus, dont certains définitivement supprimés, seraient recréés, même progressivement. Sa réponse est, elle aussi, très claire : « Un travail académique sur la carte des postes dans le cadre d’un pilotage national… » . Nous connaissons tous et toutes ce qu’il en est du pilotage national et le travail académique ne devrait pas améliorer la donne. Faut-il se satisfaire de miettes ?

Pour Sud éducation, cette annonce n’est pas de nature à apporter du crédit au ministère. Le peu de moyens ne permettra pas un redéveloppement massif des RASED, indispensable pour aider les élèves en difficulté à se réapproprier l’école. Les pseudo-dispositifs d’aide (AP, stages de remise à niveau), introduits par l’ancienne majorité et non abrogés, sont pérennisés.

Un changement notable des missions.

Entre l’affichage : « Des RASED aux missions confortées » et la déclinaison des différentes missions, là encore, existe une réelle différence.
Les premières fiches de travail laissaient entrevoir une quasi sédentarisation, pour les postes E. Sous la pression des syndicats, le passage a été enlevé, mais cette possibilité demeure bien réelle. La suspicion est grande car l’objectif initial était très clair : « Aide à l’élève ou au groupe d’élève ... majoritairement réalisée dans la classe, en coordination avec l’enseignant ». La confusion entre le maître surnuméraire et le poste E n’est vraiment pas loin. Ce glissement pourrait s’opérer assez facilement, dès la disparition de l’entité RASED. Il ne s’agit pas d’une maladresse d’écriture, mais d’une volonté affichée dès le départ : les orientations du ministère suivent toujours les mêmes logiques !

● Des psychologues au service de l’institution
Rattaché-es à la circonscription (dans le Pôle de Ressources de Circonscription), les psychologues seraient perçu-es comme les chargé-es de mission des IEN, ce qui comporte bien des risques. En effet, comment exprimer des difficultés si on croit que son interlocuteur ou interlocutrice pourrait les rapporter à l’IEN ? C’est la négation de la place de la psychologie à l’école et une totale remise en cause de la définition du psychologue scolaire, professionnel de terrain et de proximité, pouvant répondre à la fois à la demande des élèves, des parents, des enseignant-es, hors de tout contexte hiérarchique, évaluatif ou normatif. Pour les psychologues des RASED, c’est la porte grande ouverte à une dérive qui conduira à les faire intervenir sur ordre de l’IEN, sous couvert d’expertise, au coup par coup et l’abandon de toute notion de neutralité, de bienveillance voire d’écoute.

● E et G : un traitement différencié…
Bien pire encore est la situation des postes G dont les missions, loin d’être confortées, sont complètement modifiées. La circulaire de 2009 mettait sur le même plan le travail des enseignant-es spécialisé-es, précisait leurs missions « d’aide directe aux élèves en difficulté… Les enseignants spécialisés peuvent intervenir directement dans la classe, regrouper des élèves pour des durées adaptées à leurs besoins, ou leur apporter une aide individuelle. » . Si les propositions ministérielles voyaient le jour, il en serait différemment car l’aide à l’élève, présente, sur les premières fiches de travail des collègues E, n’apparaissait pas pour les G. Après modification, on pourrait croire que cette différence est gommée et que leur rôle d’aide directe auprès des élèves, pour la prévention et la remédiation, est réaffirmé. Même si le ministère a ajouté « intervention auprès des élèves… », on est loin de l’aide directe de 2009 et l’intervention des postes G serait très différente de celle des postes E.

Les postes G interviendraient dans les écoles (le mot classe n’apparaît pas contrairement aux postes E), après décision de l’IEN, en réponse à « une problématique particulière rencontrée par une équipe pédagogique. », et non, comme les E, pour s’intéresser « aux besoins identifiés des élèves ». Ce glissement, non anodin, laisse penser que les interventions des G ressembleront à celles d’« d’urgentistes pédagogiques ». Une disparition progressive des postes G semble tout aussi probable alors qu’il faudrait en recréer massivement.

Dès le début, Sud éducation a demandé que l’aide directe aux élèves, seule garante du maintien des missions et de la survie des RASED, soit sur toutes les fiches. Au lieu de cela, la formulation proposée entérine les orientations funestes du ministère. Pour les enfants éprouvant des difficultés, les aides concrètes seront encore réduites. Les inégalités sur le territoire ne seront pas effacées et de nombreuses écoles seront encore privées d’interventions.

●…mais de nouvelles missions en plus
Pour maintenir l’illusion d’une même entité, de nouvelles missions communes voient le jour. Postes E, G et psychologues peuvent maintenant être mobilisés « pour le travail de suivi d’élèves de 6ème ayant rencontré des difficultés en primaire » et participer en plus au conseil école-collège. Ces propositions sont tout à fait irréalisables, compte tenu de la taille actuelle des secteurs d’intervention et du nombre de postes disparus. D’autant que la circulaire départementale de la Loire précise que les postes E et G travaillent prioritairement avec le cycle 1 et 2, donc, très rarement voire jamais, avec le cycle 3. N’est-ce pas, une manière déguisée de pousser vers la sortie celles et ceux qui actuellement sont chargé-es de ces missions : les COP ?
Autre nouveauté, « la ressource auprès des équipes pédagogiques » va encore diluer les interventions de nos collègues. Sous la pression des syndicats, « la formation à destination des enseignants », mission qui ne doit pas incomber aux enseignant-es spécialisé-es, s’est muée en « accompagnement des enseignants », rôle actuellement dévolu aux conseiller-es pédagogiques et qui devrait le rester. Non seulement ce temps d’accompagnement serait, de fait, pris sur les temps d’intervention mais, en plus, sans aucune formation à cette nouvelle mission. En fait, cette proposition est très cohérente avec l’idée que se fait le ministère sur le rôle futur des RASED dans sa nouvelle entité fonctionnelle : le Pôle de Ressources.

Le Pôle de Ressources de Circonscription (PRC), pour une mort lente et douce des RASED

Le ministère veut instituer un PRC, regroupant tous les personnels que l’IEN peut solliciter et fédérer pour répondre aux besoins et aux demandes d’aides des enseignant-es ou d’une école.

● Une absence de combat syndical.
FO, la CGT et Sud éducation, dès le début, ont dénoncé et combattu ce nouveau pilotage qui n’apporte aucune amélioration dans les missions des RASED et les éloigne toujours un peu plus de l’école.

● Un échelon intermédiaire ambigu.
Tout sera donc décidé par la circonscription. Plus grave encore, cette nouvelle instance de pilotage entraînera une dilution des interventions et rendra encore plus invisibles les collègues poste G et donc l’entité RASED.
Psychologues et postes G ne pourront plus assumer leur mission primordiale de prévention de la difficulté à l’école. éloigné-es du terrain, ils ou elles seront assigné-es à des tâches qui s’apparenteront à des commandes institutionnelles voire à des injonctions.

Ces propositions, au mieux, gèrent la pénurie et, au pire, par de subtils changements de missions et d’implantations, enterrent définitivement les RASED. La priorité n’est pas de modifier les textes. L’urgence est de créer des postes et d’envoyer des personnels en stage pour les pourvoir. Face à ces projets inacceptables, Sud éducation juge impératif de construire une mobilisation unitaire pour un réel redéveloppement des RASED.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 15:34

Le jour de la rentrée scolaire 2012, un professeur des écoles en reconversion dans le second degré, nouvellement affecté dans un lycée (14), mettait fin à ses jours chez lui.
Pour SUD éducation Calvados et SOLIDAIRES, cet événement tragique rappelle de façon dramatique la situation de souffrance des personnels de l'Education Nationale qui n'a fait qu'empirer ces dernières années. Les causes ne sont pas à chercher dans la vie personnelle de cet enseignant mais dans l'organisation pathogène du travail :
 Augmentation du nombre d'élèves par classe, notamment en mixant des groupes de formation différente (élèves de L, ES et S ensemble),  Elèves "difficiles",  Affectations correspondant à des postes non demandés,  Formation et confrontation d'expériences en collectif trop insuffisantes (ESPE),  Reconversions sans mise en place de formation continue,  Contre-réformes qui se sont succédées à un rythme accéléré, au gré du libéralisme, sans prendre en compte les effets sur les salarié-e-s.
Pour beaucoup de ses collègues, le manque d’accompagnement et de formation à un métier d’enseignant très différent, conjugué à une haute conscience professionnelle ont généré une souffrance insupportable.
Ce, d’autant qu’il venait d’assumer une année avec une classe très difficile qui l’avait épuisé.
A l'époque, SUD éducation Calvados demandait déjà au rectorat et au ministère de cesser la mise en place d'organisations du travail reconnues comme pathogènes. Malgré de nombreux suicides dans l'Education Nationale, le ministère n'a pris aucune décision pour mettre fin à ces situations. Comme après chaque suicide, le rectorat niait la relation avec le travail et dans ce dernier cas utilisait une cellule dite psychologique pour demander au personnel de rester silencieux sur l'évènement et pouvoir d'autant mieux renvoyer à la sphère privée. Déjà, nous dénoncions cette attitude irresponsable qui refusait de remonter aux causes de l'événement.
C'est pourquoi nous avions demandé la tenue d'un Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail extraordinaire dans lequel nous exigions une enquête pour :  recueillir les premiers témoignages qui risquaient de changer après réflexions ... et/ou pressions…,
 permettre de prendre les mesures adaptées pour que ça ne se renouvelle pas,
 mettre en cause l'employeur puisqu'il est responsable de la sauvegarde de la santé physique et mentale du salarié, contrepartie du lien de subordination,
 constituer le dossier accident du travail devant la sécurité sociale.
Le CHSCT s'était alors tenu mais la demande d’enquête n’avait pas abouti car les débats nécessaires à la prise en compte de la souffrance au travail n’avaient pas suffisamment été menés dans l’ensemble des organisations. Nous ne pouvions à l’époque que le déplorer. Depuis le Recteur se retranche toujours derrière cette décision.
Nous n'avons eu cesse de revendiquer l'amélioration de nos conditions de travail dans toutes les instances et mobilisations et avons également accompagné la veuve dans ses démarches pour faire reconnaitre la responsabilité de l'employeur. Nous, militants syndicaux étions fondés et légitimes à émettre l'hypothèse dans le cas d'un suicide, que les conditions de travail de la victime pouvaient avoir un lien avec son geste.
Force est de constater que nous avions raison : le recteur vient d'envoyer la reconnaissance de l'imputabilité au service de ce drame.
C'est dans ce cadre que lors du dernier CHSCT de juin 2014, nous avons obtenu de notre employeur l'ouverture d'une enquête, qui était maintenant de droit. C'est aussi collectivement et par nos luttes que nous obtiendrons que cessent enfin ces conditions de travail pathogènes qui parfois aboutissent à un tel drame.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 16:26

Une information transmise par SUD éducation Hauts de Seine (92) :

Une cinquantaine de salariés précaires de l’éducation nationale, pour la plupart auxiliaires de vie scolaire auprès des enfants handicapés occupent la direction du travail Quai Andre Citroën.

Après des contrats de deux ans beaucoup d’entre nous seront licenciés alors que les besoins sont constants.

La CDIsation promise par le Ministère ne concerne qu’une minorité d’entre nous.

Dans tous les cas nos salaires et le temps partiel imposé nous laissent en dessous du seuil de pauvreté.

Nous exerçons un vrai métier, nous voulons un vrai statut !

Soutenu par AC ! Ile-de-France et SUD Education

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 06:31

MOUVEMENT Premier degré : Permanence téléphonique jeudi et vendredi

Aucun changement par rapport aux affectations prévues.

Sur 401 participants , 169 ont obtenu un voeu, 126 retrouvent leur poste, 106 restent sans poste.

44% ont eu leur 1er voeu 7% leur 2ème voeu

- Postes adaptés longue et courte durée : 5 demandes pour 3 accordées

- Aménagement de poste : 3 nouvelles demandes, mais actuellement les médecins n’ont pas encore prononcé de décision.

- 1 dispo accordée (pour rapprochement de conjoint ) et 1 autre en attente.

- 2 détachements et 3 retours en France.

- Appel d’offre pour les postes ASH restés vacants au mouvement: du 16 au 18 juin : les collègues intéressés et restés sans poste doivent prendre contact avec la DSDEN.

- des postes de direction sont restés vacants à l’issue de cette phase du mouvement, il n’y aura pas d’appel d’offre officiel, mais les collègues intéressés (même sur des postes à titre définitif), peuvent contacter la DSDEN, pour être un an en délégation sur ces directions.

- liste d’aptitude PE: 4 demandes et seulement 2 accordées (contingent imposé par le ministère)

- INEAT/ EXEAT: aucune décision du DASEN pour le moment, aucun chiffre, certains «cas douloureux» seront examinés. Ce dossier sera à l’ordre du jour de la prochaine CAPD du 9 juillet.

- congés formation : 4 demandes , 3 congés accordés ; 4 critères retenus cette année : réinvestissement dans le 1er degré, réinvestissement dans l’Education Nationale - rester au service de l’Etat et formation diplomante.

- dispositif plus de maîtres que de classe : décision lors du prochain Comité Technique

REMPLACEMENT:

- 2 journées supprimées (faute de remplaçants) lors du stage «natation» seront récupérées au cours du 1er trimestre de l’année scolaire 2014/ 2015

- 1 stage à effectifs réduits (faute de remplaçants)

- 98,3 % de journées remplacées en avril et 99,1% en mai

- Les directeurs qui ont effectué des remplacements de collègues de l’école sur leur temps de décharge doivent faire remonter le nombre de journées concernées à leur IEN.

INFORMATIONS DIVERSES:

- Les collègues pourront s’inscrire au Plan Départemental de Formation à partir du 26 juin 2014

- Pré-rentrée : Les équipes pourront effectuer la 2ème journée le vendredi 29 août ou les après-midi du jeudi 28 et vendredi 29 août en cas de stage de remise à niveau, en accord avec tous les collègues .

- Une circulaire ministérielle précisera les modalités concernant la répartition du temps de décharge et des temps partiels suite à la mise en place des nouveaux rythmes scolaires.

Prochaine CAPD le 9 juillet (Phase d’ajustement du mouvement , INEAT/EXEAT, avancement hors- classe )

Fabienne Larrieu

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 16:31

Le sixième congrès de l’Union syndicale Solidaires s’est tenu du 2 au 5 juin 2014, dans une période où, en France mais aussi sur l’ensemble de la planète, les capitalistes s’enrichissent toujours plus, les ressources naturelles sont pillées, l’environnement est mis en péril, les inégalités explosent, les discriminations demeurent.

Faire ce constat lucide, ce n’est pas s’en satisfaire. Au contraire, c’est en analysant la situation, en faisant des bilans, en en tirant des enseignements, que nous progressons, que nous nous renforçons, que nous prenons les moyens de renverser le rapport de forces.

L’unité d’action syndicale est un élément important pour gagner. L’Union syndicale Solidaires en fait une de ses priorités. Elle doit notamment rassembler dans la durée les organisations syndicales qui, avec leurs différences et leurs divergences parfois, ont comme point commun de se réclamer du syndicalisme de luttes et d’agir pour la transformation sociale, quand d’autres s’inscrivent pleinement dans le cadre du libéralisme.

Les débats de notre congrès pointent des éléments essentiels dans la perspective d’un changement profond de société :

  • La redistribution des richesses, la construction d’une société fondée sur des rapports sociaux égalitaires.
  • L’égalité entre les femmes et les hommes.
  • Le maintien et le développement de la protection sociale.
  • La défense, l’extension et la démocratisation des services publics
  • La prise en compte de la santé au travail.
  • La socialisation des moyens de production, l’autogestion.
  • Le renforcement de notre outil syndical.

Les textes adoptés lors de ce sixième congrès complètent, actualisent et enrichissent nos acquis collectifs. Prolongeant ces réflexions et décisions, nous dégageons des priorités pour les mois qui viennent.

Les enjeux écologiques sont au cœur de notre activité. L’Union syndicale Solidaires prend toute sa place dans la préparation du rassemblement de Notre-Dame-Des-Landes les 5 et 6 juillet ; il faut en finir avec ces « grands projets inutiles » qui dilapident l’argent public, sont très lucratifs pour quelques grandes entreprises privées et détruisent l’environnement. C’est dans cette même logique que nous participons aux Alternatiba sur tout le territoire dans la perspective de la mobilisation de nombreux mouvements sociaux au moment de la Conférence Paris Climat 2015 (COP 21) pour, au contraire des Etats, mettre en évidence les enjeux de justice climatique, de transition écologique et sociale et de solidarité internationale.

Nous combattons vigoureusement l’extrême-droite. Pour cela, nous poursuivons notre travail de formation et d’information. Cela est indispensable mais non suffisant ; le syndicalisme doit reconquérir des terrains et populations. La politique d’austérité du gouvernement qui aggrave la situation des salarié-es, expulse les sans-papiers, stigmatise les Roms, fait le jeu de l’extrême-droite. Décomplexée, celle-ci use de la violence la plus extrême, comme en témoigne le meurtre de notre camarade Clément Méric il y a un an. La riposte unitaire est possible ; le collectif « l’extrême-droite tue, ensemble combattons-la », les manifestations du 7 juin, le travail intersyndical avec la CGT et la FSU, les formations avec VISA, en sont des exemples. Démontrons que le syndicalisme peut être porteur d’un projet de transformation sociale, que l’unité et la maîtrise des luttes par les salarié-es sont une force ! Alors nous ferons reculer le Front National, l’extrême-droite qui ne sont jamais à l’aise en période de fort mouvement social… Par contre, chaque défaite du mouvement social, comme chaque lutte non menée, leur ramènent de nouveaux électeurs-trices. Leurs avancées sont faites de nos reculs !

Le capitalisme domine le monde et a besoin d’institutions pleinement à son service ; l’Union Européenne en est une illustration avec la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne, et les Etats qui participent des mêmes logiques. En lien avec les organisations syndicales, associatives et politiques de l’Alter-summit, Solidaires participera aux manifestations Blockupy à Francfort, mi-novembre, contre l’Europe du fric. Les négociations confidentielles sur l’accord de libre-échange (Transatlantic Free Trade Agreement - TAFTA), entamées depuis l’été 2013 entre la Commission Européenne et les États-Unis, sont menées avec et pour les multinationales. Ce projet est une grave menace pour nos droits sociaux, écologiques et démocratiques, car il donnerait aux grands groupes privés des prérogatives extravagantes pour exploiter les peuples et la nature. Nous appelons à renforcer les comités unitaires anti-TAFTA, pour mettre fin aux négociations et imposer l’abandon de cet accord.

Le capitalisme règne sur l’ensemble des secteurs de la société ; l’actualité de la Coupe du monde de football au Brésil nous le rappelle, avec son cortège de répression, d’interdiction des grèves, d’expulsions de populations pauvres, de pillage des biens publics pour le profit d’une minorité, … mais aussi de résistances que nous soutenons à travers le collectif unitaire La Coupe est pleine. Au-delà, l’internationalisme demeure un engagement majeur de notre syndicalisme ; l’extension et la solidification du Réseau syndical international de solidarité et de luttes demeure une de nos priorités.

Les capitalistes nous coûtent cher ! Ce constat est aussi le thème d’une campagne centrale de l’Union syndicale Solidaires ; nous la poursuivons, avec une double ambition : la mener en commun avec d’autres forces syndicales, notamment celles qui ont aussi décidé d’agir sur ce terrain ; la renforcer, afin qu’elle trouve son débouché politique par la construction d’un mouvement social interprofessionnel fort qui renverse cette dynamique mortifère.

L’affrontement avec le patronat est inhérent à notre syndicalisme. Il prend des formes différentes selon les contextes, les rapports de forces, les sujets en débat, etc. Des accords sanctionnant l’état du rapport de forces à un moment donné peuvent être partie intégrante de notre syndicalisme ; mais nos intérêts étant opposés, il ne peut être question de « collaborer », ni d’être « des partenaires ». Notre boussole demeure l’intérêt des salarié-es ; notre pratique vise à leur donner les moyens de décider et mener leurs luttes en toute autonomie.

Le gouvernement est au service des patrons ; au nom de la dette, de la croissance, de la compétitivité, il multiplie les attaques contre les droits des travailleurs-ses, des chômeurs-ses, des retraité-es.
L’Union syndicale Solidaires :

  • Appelle l’ensemble des organisations syndicales à combattre le projet de « neutralisation » des seuils sociaux ; au lieu de supprimer DP, CE, CHSCT et droit syndical, imposons de nouveaux droits, dont celui de veto sur les décisions patronales pour les élu-es CE, institution dont doivent pouvoir bénéficier tous les salarié-es.
  • Réaffirme sa solidarité avec tous les militant-es des mouvements sociaux victimes de la répression ; notamment, nous dénonçons toutes les formes de répression antisyndicale.
  • Refuse toute extension des horaires d’ouverture des commerces : nos dimanches et nos nuits ne sont pas à vendre !
  • Soutient la lutte des chômeurs-ses, des intermittent-es du spectacle et des intérimaires contre le nouvel accord UNEDIC. Tous les salarié-es sont concerné-es ! Luttons contre son agrément et pour de nouveaux droits !
  • Appuie le personnel de l’inspection du travail qui refuse la casse de ce service orchestrée par la Direction Générale du Travail sur les directives du Ministère.
  • Dénonce le blocage des pensions des retraité-es et se félicite du succès de la manifestation nationale unitaire du 3 juin.

Employeur des agents de la Fonction publique, l’Etat-patron n’est pas en reste pour mettre en œuvre sa politique d’austérité : il supprime toujours plus d’emplois, il s’attaque aux statuts et étend la précarité, il gèle les salaires comme jamais aucun gouvernement ne l’avait fait auparavant, il entretient un mal être au travail aux conséquences dramatiques. Les élections professionnelles dans l’ensemble de la Fonction publique qui auront lieu fin 2014 sont un moment décisif pour renforcer le syndicalisme qui s’oppose à ces régressions sociales pour, au contraire, imposer le progrès social.

Les services publics répondent aux besoins collectifs, à la recherche d’égalité entre les personnes et entre les territoires. L’Union syndicale Solidaires poursuit son activité résolue pour les défendre et les améliorer, pour imposer un fonctionnement qui place salarié-es et usagers au centre des préoccupations. Les projets gouvernementaux de réforme territoriale et surtout le renforcement accéléré de la métropolisation vont à l’encontre de ces revendications et sont de lourdes menaces pour des pans entiers du territoire et une part importante de la population. L’Union syndicale Solidaires travaille activement sur ce dossier, notamment en prenant en compte les conséquences sociales pour le personnel des collectivités territoriales, sans s’enfermer dans la seule discussion qui semble autorisée par les médias (le découpage des institutions décentralisées de l’Etat), en posant la vraie question : celle de la société que nous voulons pour demain !

Dans une logique de « toujours plus », celles et ceux qui prétendent diriger le monde ne cessent de vouloir supprimer les droits conquis par les salarié-es au fil des luttes sociales, et de confisquer les richesses. Dans ce contexte, un mouvement syndical fort, unitaire, offensif, indépendant, internationaliste, écologiste et féministe est d’autant plus nécessaire. Travailleurs-ses en activité, au chômage, en formation, en retraite, ont des intérêts communs à défendre. Les organisations membres de l’Union syndicale Solidaires sont des outils pour les salarié-es, pour défendre leurs revendications quotidiennes et pour construire les mouvements sociaux d’ampleur nécessaires à l’indispensable et profonde transformation de la société. Celle-ci n’est possible qu’à partir d’une prise en charge des problèmes concrets, sur le lieu de travail et aussi dans les localités. Les deux aspects sont liés : c’est dans, et par les luttes d’aujourd’hui que nous construisons la société de demain !

Nous sommes utopiques car réalistes !

A retrouver en ligne sur le site de Solidaires : http://www.solidaires.org/article48214.html

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 15:42

La CAPD aura lieu l'après midi à partir de 14 heures et non le matin.

Contactez - nous au 06 83 70 38 48 en fin d'après-midi si vous souhaitez obtenir une info personnelle.

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Published by SUD 61
2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 18:33

Voici un article paru dans "Liberté, le bonhomme libre": http://www.libertebonhomme.fr/2014/05/30/suicide-dun-enseignant-du-calvados-letat-reconnait-sa-responsabilite/

Une première en France. La fédération Sud Éducation du syndicats Sud-Solidaires a révélé aujourd'hui, la reconnaissance du suicide d'un enseignant.

C’est une première en France. La fédération Sud Education du syndicats Sud-Solidaires a révélé aujourd’hui, la reconnaissance du suicide d’un enseignant, comme résultant d’un accident de travail dit “de service” selon le jargon de la fonction publique.

Le mal-être des enseignants

Il y a 2 ans, Sud éducation (syndicat Solidaires) révélait qu’un enseignant s’était donné la mort le jour de la rentrée scolaire, en septembre 2012. Un professeur des écoles en reconversion professionnelle, nouvellement affecté dans un lycée (14), mettait fin a ses jours chez lui. Au-delà de l’émotion suscitée, le syndicat Sud-Education considérait que les conditions de travail pouvaient en être la cause. Le mal-être des enseignants serait mal ou si peu connu…
Pour SUD Education Calvados et SOLIDAIRES, cet événement tragique “rappelait de façon dramatique la situation de souffrance des personnels de l’Education Nationale qui n’a fait qu’empirer ces dernières années”, affirme le syndicat. “Les causes ne sont pas à chercher dans la vie personnelle de cet enseignant mais dans l’organisation pathogène du travail“. La décision finale de la Commission ad hoc leur a donné raison. Ils exigent qu’une enquête du CHSCT , commission hygiène, sécurité et conditions de travail, soit diligentée, que toute la lumière soit faite et qu’une médecine de prévention soit mise en place pour le personnel enseignant. Aujourd’hui, moins de deux médecins du travail ont en charge 23000 personnels dédiés. “Très insuffisant”estiment les syndicats.
Nous, militants syndicaux étions fondés et légitimes à émettre l’hypothèse dans le cas d’un suicide que les conditions de travail de la victime pouvaient avoir un lien avec son geste“. Le recteur vient d’envoyer la reconnaissance de l’imputabilité au service de ce drame.
Emile S. FOUDA

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 20:04

Quand ?


Le 4 décembre 2014


Qui ?


Pour la première fois, elles concerneront un même jour l’ensemble des trois fonctions publiques : État, territoriale et hospitalière. Elles permettront aux agents d’élire leurs délégué-e-s dans les Commissions Administratives Paritaires (CAP), dans les Commissions Consultatives Paritaires (CCP) pour les non-titulaires et dans les Comités Techniques (CT). D'autres syndicats de Solidaires participeront à ces scrutins : SUD Santé, Ptt, Collectivités territoriales, Travail, Insee, Solidaires Météo, Finances publiques…


Dans l’Éducation nationale ces élections concerneront, pour la première fois à une même date, toutes les catégories de personnels : titulaires et non titulaires, enseignant-e-s et non enseignant-e-s, syndiqué-e-s et non syndiqué-e-s.


Où ?


Sur son lieu de travail ou chez soi


Pourquoi ?


Pour que Sud Éducation soit représentatif, et pour qu’il ait les moyens de fonctionner (décharges, droit d’organiser des réunions d’information ou des stages de formation…), de vous représenter (dans les instances administratives) et de vous accompagner (auprès des supérieurs hiérarchiques). Pour être « représentatif » un syndicat doit obtenir un élu national sur les quinze qui siègent au Comité Technique Ministériel.


En 2011, SUD Éducation a gagné ce siège avec plus de 20 000 voix. Il se trouve aussi représenté dans toutes les académies. Ces résultats nous ont permis de travailler nationalement et localement avec une centaine d’équivalents temps plein de départementales.


Parce que, syndiqué-e ou pas, on partage des idées de SUD Éducation : un même syndicat pour toutes les catégories de personnels, favoriser l'unité dans les luttes de notre secteur et avec les autres travailleurs dans l’Union Solidaires, participation aux mouvements sociaux...


Parce que SUD Éducation défend l'indépendance syndicale, et combat les injustices sociales quel que soit le gouvernement en place.


Pour donner tort au Ministère qui, en instaurant le vote électronique en 2011, a voulu casser la représentativité des syndicats en faisant plonger la participation de 61 % à 38,5 % et qui, à terme, voudrait faire disparaître ces élections.


Les Commissions Administratives Paritaires (CAP) pour les personnels


Ces commissions sont dites paritaires car elles comportent un nombre égal de représentant-e-s élue-s par le personnel et de représentant-e-s désigné-e-s par l’administration.


Pour les titulaires, ce sont les Commissions Administratives Paritaires (CAP), locales (départementales pour le premier degré : CAPD, académiques pour les autres personnels : CAPA) et nationales (CAPN). Elles traitent les questions relatives à la carrière des agents (mutations, promotions). Il y a autant de CAP que de catégories de personnels. On vote donc pour ces instances sur des listes nominatives par corps.


Pour les non titulaires, ce sont les Commissions Consultatives Paritaires (CCP), consultées pour les décisions concernant les agents (notamment licenciements et sanctions). 3 CCP sont instituées dans chaque académie : une pour les agents d’enseignement, d’éducation et d’orientation, une pour les agents de surveillance et d’accompagnement des élèves, une pour les agents administratifs, techniques, sociaux et de santé. Le vote a lieu sur sigle syndical.


Les Comités Techniques (CT) pour les moyens


Les Comités Techniques (CT) sont locaux et nationaux. Ils traitent des questions de moyens (postes, heures) et de leur répartition. Le CTA (Comité Technique Académique) traite des lycées et les CTSD (CT Spéciaux Départementaux) des écoles et collèges. Ces instances restent consultatives et l’administration a le dernier mot sur les ouvertures et fermetures de postes.


Toutes ces instances ne peuvent constituer le cœur de l'action du syndicat, ce n’est pas en leur sein que se gagnent des avancées revendicatives significatives. Mais le travail paritaire permet de défendre les droits individuels et collectifs des personnels et d’obliger l’administration à respecter ses propres règles. Nous sommes élu-e-s des personnels : nous les défendons toutes et tous , et leur en rendons compte.


Les élections professionnelles pas sans vous


Pour les prochaines élections professionnelles, les équipes militantes du Calvados, de la Manche et de l’Orne, veulent constituer des listes dans les trois départements de notre académie pour les professeur-es des écoles et des listes académiques pour toutes les catégories du secondaire.


Et le CHSCT ?


Les CHSCT peuvent faire des préconisations et des contrôles en matière de santé physique et mentale et de sécurité au travail en s’appuyant sur les registres de sécurité de santé et des conditions de travail (RSST) et de danger grave et imminent (RDGI).
Ils disposent du droit d’alerte en cas de danger.
Ce sont des outils qui peuvent nous permettre d’agir sur nos conditions de travail.
Dans le cadre de la campagne « Et voilà le travail », SUD Éducation a informé et aidé à la mise en place de ces registres dans les établissements.
Vous pouvez nous aider à constituer ces listes en acceptant d’y figurer, que vous soyez adhérent-es ou sympatisant-es. Contactez-nous


Et bien sûr, votez et faites votez pour les listes présentées par SUD ÉDUCATION.

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Published by SUD 61
21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 17:02

Une dizaine de cas particuliers ont été étudiés. Sud éducation rappelle son engagement à défendre tous les collègues et notamment celles et ceux en difficultés.

Nous consulter si vous êtes concerné-es.

 

Une nouvelle règle a été proposée pour les enseignants reconnus travailleurs handicapés (RQTH) (à l'image de ce qui se fait pour le mouvement inter-départemental) :

- 40 points de bonification lors d'une RQTH et un avis favorable du médecin de prévention (2 personnes concernées).

- 5 points lors d'une RQTH seule (2 personnes concernées).

 

401 parcipant-es au mouvement cette année contre 378 l'an passé.

La CAPD, phase principale du mouvement, aura lieu le 12 juin 2014.

Les brigades qui exercent toute l'année sur un composite, obtiennent les 2 points de bonification.

Si une classe ré-ouvre à la rentrée, la personne qui subit la carte scolaire, se voit reproposer son poste si elle le souhaite.

Les collègues qui obtiendront un poste incompatible avec un temps partiel, seront reçus dès le 13 juin. Sur votre demande, un ou une délégué-e de SUD éducation pourra vous accompagner.

 

L'administration n'a donné aucune réponse quant aux inéats, exeats, disponibilités pour convenances personnelles ou détachements, préférant « rester prudents en terme de ressources humaines pour la rentrée prochaine ».

 

La phase d'ajustement aura lieu le 9 juillet 2014 ! Ce que nous dénonçons fortement, les collègues nommé-es tardivement auront du mal à contacter les équipes d'école !

 

Les concours de PE étant aussi très tardifs, il n'est pas sûr que les nouveaux PE stagiaires puissent être nommés à cette même date.

 

Les enseignant-es brigade qui ont fait des heures supplémentaires (suite au nouveaux rythmes) pourront récupérer leurs heures. Ils ont tous été destinataires d'un courrier de la DSDEN.

 

Les IEN font un bilan des directeurs et des directrices qui ont pris leur classe en charge, un jour de décharge, par manque de remplaçant. Ces journées devraient être rattrapées en décharge. Faites-nous remonter cet état des lieux si ce n'est pas déjà fait.

 

Les 10 futur-es PE T1, venant du Calvados et rentrant dans l'Orne ont été reçus par l'administration, pour faire leur vœux dans l'Orne, bienvenue à elles et à eux.

 

Lilie Lebougre, votre élue en CAPD pour Sud éducation 61

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Published by SUD 61 - dans CAPD