9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 06:46
Compte-rendu d’audience de SUD éducation
 

Le conseil supérieur des programmes a lancé une série d’audience des organisations syndicales et disciplinaires en vue de présenter les projets de programme pour les classes de première et terminale du nouveau lycée professionnel. Voici les principaux éléments à l’issue de cette audience.

Calendrier :

- session d’examen et de vote des textes à partir du 23 octobre 
- 31 octobre : tous les projets de programme accessibles en ligne 
- Conseil supérieur de l’éducation en décembre 
- publication en janvier

Méthode 

Le CSP élabore des projets de programme à partir des propositions des groupes d’experts missionnés. Le CSP fait une proposition au ministre.
Modifications possibles entre ce qui nous est proposé et ce qui sera publié.

Travail sur l’épreuve d’EMC

Objectif d’amener à écrire et faire écrire. Rédiger un propos. Argumenter. 
Le CSP a travaillé sur différents scénarios. L’épreuve terminale en terminale n’étant pas à ce stade garantie.

SUD éducation a regretté que les projet ne soient pas soumis en amont aux organisations syndicales ce qui rend impossible de travailler collectivement. De plus, les documents d’accompagnement ne nous sont pas soumis, ce qui ne confère qu’une vision partielle des projets de programme. Enfin, nous n’avons pu que regretter que ces programmes nous soient présentés dans un cadre très contraint suite aux restrictions drastiques d’horaires entérinées par la réforme.

En préalable à la présentation des programmes il est indiqué que ces projets de programmes sont basés le volume horaire suivant pour l’Histoire-géo : 35 heures en 1ère et 32,5 en Tle.
Il s’agit de projets qui peuvent évoluer.


Classe de 1ère 

Histoire 
États et société en mutation, XIXe-première moitié XXe 

Sujets d’étude

  • Hommes et femmes au travail en France, métropole et colonies, XIXe-première moitié XXe
  • Guerres européennes, guerres mondiales, guerres totales 1914-1945

Géographie
Recompositions du monde

Sujets d’étude

  • La France périurbaine, une nouvelle interface entre monde rural et monde urbain
  • L’Afrique, un continent en recomposition

EMC 
Égalité et fraternité en démocratie

Sujets d’étude

  • Égaux et fraternels
  • Défense et sécurité de l’Europe : préserver la paix et protéger les valeurs communes

Classe de Terminale

Histoire 
France et monde depuis 1945

Sujets d’étude

  • Le jeu des puissances dans les relations internationales depuis 1945
  • Vivre en France en démocratie depuis 1945

Géographie
Les hommes face aux changements globaux et aux défis sociétaux 

  • Sujets d’étude
  • L’accès des sociétés aux ressources pour produire, consommer et se déplacer
  • Les sociétés et les risques : anticiper, réagir, se coordonner, s’adapter

EMC 
Espace public, engagement et culture du débat démocratique

  • S’engager et débattre en démocratie autour des débats sociétaux
  • Changements et risques environnementaux
  • Les biotechnologies
  • La révolution numérique et l’essor d’internet
PDF - 58.5 ko
Compte-rendu de l’audience du 8 octobre
 
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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 09:05

Différents guides pour les personnels précaires : Ne vous laissez pas faire !

La précarité touche de plus en plus de personnels. Aujourd’hui, 1 enseignant­-e sur 10 est contractue-l­le. Si on compte l’ensemble des agent­-e­-s de l’Education Nationale (Enseignant-­e­-s, AED, AESH, Agent-­e­-s techniques et administratif­-ve­-s), 1 personnel sur 4 est contractuel­-le. Si vous êtes dans cette situation, sachez que le syndicat Sud éducation est à vos côtés, dans vos démarches, tout au long du parcours semé d’embûches qui attend malheureusement les contractuel­-le-s, depuis l’affectation jusqu’à la fin du contrat. Ce journal vous présente, étape par étape, vos droits, pour que vous puissiez les faire respecter. Mais pour Sud éducation, lutter pour les droits des contractuel­les et plus largement des non-­titulaires, ce n’est pas seulement défendre des situations individuelles C’est aussi se battre collectivement, pour acquérir de nouveaux droits. SUD éducation revendique la titularisation sans condition de toutes et tous. Et en attendant d’obtenir cette revendication indispensable, SUD lutte pour que les contractuel­-le-s aient les mêmes droits que les titulaires : système barêmé et contrôle paritaire sur les affectations,fin des avis défavorables des chef-fe-s d’établissement, conditions de reclassement acceptables…

Ce guide vous présente, étape par étape, les revendications pour lesquelles SUD éducation se bat.

Sommaire

1 Votre contrat : statut, affectation, lire son contrat et renouvellement
2 CDI et titularisation
3 Salaires
4 Congés

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Nouvelles circulaires sur l’école inclusive et les AESH : toujours pas de sortie de la précarité !

 

 

Deux nouvelles circulaires concernant la scolarisation des élèves en situation de handicap et en particulier les conditions de travail de leurs accompagnant-e-s (les AESH) ont été publiées le 5 juin dernier : elles sont largement en deçà des attentes des personnels.

 

Quelques avancées obtenues grâce à la lutte syndicale

Le ministère s’est décidé à reconnaître le travail invisible des AESH : préparation, concertations, réunions, formations. Ils et elles seront habilité-es à communiquer avec les responsables légaux des élèves. Les contrats de trois ans, qui existaient déjà dans la loi, seront généralisés. La portabilité du CDI est réaffirmée. Pour l’instant, il n’est plus question du « double employeur » qui aurait détérioré les conditions de travail des AESH.

La lutte continue : toujours pas de véritable statut pour les AESH

Le recrutement en CDD 6 ans avant d’obtenir un CDI est toujours la règle, sans prendre en considération les années de CUI, alors que la loi permettrait un recrutement direct en CDI. En effet la loi Le Pors prévoit pourtant le recrutement en CDI pour pourvoir des emplois permanents correspondant à des missions pour lesquelles il n’existe pas de corps de fonctionnaires. Aucune amélioration en termes de formation : pas de formation initiale avant la prise de poste, toujours les mêmes 60h d’« daptation à l’emploi », pas de cadre réglementaire sur le contenu de la formation continue.
Aucune revalorisation des salaires, la grille indiciaire reste plafonnée à un taux ridiculement bas.

SUD éducation revendique la titularisation des AESH, la reconnaissance de leur rôle éducatif, avec une véritable formation et une revalorisation du SMIC à 1700 euros.

Non à la loi Blanquer : aggravation des conditions de travail des AESH

L’organisation en PIALs (pôle inclusif d’accompagnement localisé) accentuera la mutualisation à outrance, et multipliera les lieux de travail, notamment sur les PIALs interdegré. Les élèves seront accompagné-es par plusieurs AESH. Les emplois du temps seront susceptibles de changer à tout moment. La relation hiérarchique à l’autorité administrative est renforcée. Outre l’IEN ou le/la chef-fe d’établissement, des niveaux intermédiaires de hiérarchie sont créés : directeur/trice d’école, chargé-e de mission, AESH référent-e.
Les contrats de travail posant une plage de 41 (voire 45) semaines travaillées a pour objectif d’imposer des formations durant les congés scolaires.
SUD éducation revendique qu’un-e AESH ne suive pas plus de deux élèves simultanément, l’abandon de l’annualisation du temps de travail, et le maintien de la formation sur le temps de travail.

Quel avenir pour l’école inclusive ?

Malgré la communication à grands frais du ministère, les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap vont se dégrader. Les élèves en situation de handicap sont noyé-e-s dans l’ensemble des élèves à « besoins éducatifs particuliers », alors que la loi de 2005 leur garantissait une reconnaissance particulière. La circulaire sur l’école inclusive ne fait plus aucune mention de l’enseignement spécialisé (coordonateurs/trices ULIS, RASED), ni des dispositifs (ULIS) et des instituts spécialisés (IME, ITEP). Cette réforme comptable ne peut que peser sur les conditions de travail des personnels, et d’études des élèves.

SUD éducation revendique la titularisation des AESH et la consolidation de l’enseignement spécialisé pour garantir aux élèves en situation de handicap une réelle égalité des chances.

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Nouvelles circulaires sur l’école inclusive et les AESH - toujours pas de sortie de la précarité

 

Le guide des AED - 2019-2020

Aujourd’hui, dans l’Éducation nationale, 1 personnel sur 4 est contractuel-le : assistant-e-s d’éducation, accompagnant-es d’élèves en situation de handicap, assistant-es pédagogiques, enseignant-e-s et administratif-ves contractuel-le-s, agent-e-s d’entretien…

Les Assistant-es d’éducation et les Assistant-e-s pédagogiques travaillent sous des contrats de droit public de la Fonction publique d’État. Ces contrats offrent très peu de protections collectives : bas salaires, temps incomplets imposés, pressions sur les renouvellements de contrats… Les contrats qui offrent peu de garanties créent de la précarité. Sur le terrain, cette situation se traduit par le non-respect des missions des AED, une quasi-absence de formation, des abus d’autorité de la part du-de la chef-fe ou des CPE, la non-reconnaissance du rôle pédagogique et éducatif du travail, l’absence de fiches de poste précises (avec pour conséquence la multiplication des tâches demandées, qui peuvent être assez éloignées des missions).

Se défendre pour faire respecter nos droits ! C’est l’objectif de ce guide qui s’adresse plus particulièrement aux personnels effectuant des missions de surveillance et d’éducation, AED et AP. Connaître ses droits et les faire respecter est un premier pas, mais nous devons aller plus loin et exiger de véritables améliorations dans le statut et dans les conditions de travail des personnels de Vie scolaire. Ce guide consacré aux droits des AED et des AP a été écrit à partir de l’expérience de militant-e-s syndicaux-ales AED et AP.
La Fédération SUD éducation, syndicat de lutte, revendique la titularisation de tou-te-s les précaires de l’éducation, sans conditions de concours ni de nationalité, la réduction du temps de travail et l’augmentation des salaires. SUD éducation revendique un vrai statut d’éducateur pour les personnels des équipes de Vie scolaire, sans limite dans le temps. Nous pensons que la précarité au travail doit disparaître au même titre que la précarisation généralisée de la société. C’est pour cela que SUD éducation se bat pour une autre école et une autre société, à l’opposé des politiques libérales et réactionnaires du gouvernement.

Au sommaire :

  • Le contrat
  • Le service
  • Le salaire
  • Protection et action sociale
  • Santé et sécurité au travail
  • Absence et congés
  • Droits syndicaux

Vous trouverez toutes ces informations détaillées dans notre guide de 56 pages, téléchargeable ci-dessous.

PDF - 2.8 Mo

Guide AED 2019-2020

 

AESH : temps de travail

Jusqu'à l'année dernière : temps de travail annuel réparti sur 39 semaines avec une heure en plus comptée hebdomadairement pour le travail "invisible" dont 3 semaines prenant en compte ce travail de concertation/préparation. Depuis cette année : temps de travail réparti sur 41 semaines et disparition de l'heure supplémentaire. Les 5 semaines en plus du temps scolaire ne sont pas offertes pour le temps "invisible". Résultat: pour une quotité équivalente et quelques euros en plus chaque mois des centaines d'heures en plus ! Travailler plus pour gagner moins, tel est le choix fait par la direction académique pour les AESH ! Les convocations pour formation le mercredi après midi et pendant les vacances scolaires se multiplient. Conséquences : une extension du temps de travail sans rémunération supplémentaire et des frais de garde d'enfants et de déplacement sans prise en charge ! Allons-nous nous laisser faire !

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 08:13

Minute de silence

Compte tenu de l’actualité, les personnels auraient pu légitimement s’attendre à ce qu’une minute de silence soit observée à la mémoire de Christine Renon, directrice d’école à Pantin qui s’est suicidée sur son lieu de travail samedi 21 septembre. Il n’en sera rien.
En revanche, le Premier ministre n’a pas perdu de temps pour publier une circulaire dans laquelle il invite les personnels à observer une minute de silence en hommage à Jacques Chirac lundi à 15 heures.

Ne cédons pas à l’angélisme du moment : Jacques Chirac n’est pas le personnage sympathique que l’on veut nous présenter. C’est un homme politique aux nombreuses sorties publiques sexistes et racistes dont la carrière s’est bâtie notamment :
– sur d’innombrables malversations financières et de détournements d’argent public, qu’il s’agisse de logement social ou du système de corruption communément appelé la “Françafrique”. Il a d’ailleurs été condamné en justice pour prise illégale d’intérêt ;
– sur le sang des Kanaks : alors Premier Ministre, il porte la responsabilité directe de l’exécution par les forces armées françaises des militants Kanaks qui luttaient pour leur indépendance ;
– sur des essais nucléaires dans le Pacifique, dont les retombées sur la santé des peuples riverains ne sont toujours pas admises par le gouvernement.
Jacques Chirac était un homme dont la politique a toujours servi le capitalisme et les intérêts particuliers. Les salarié-e-s et la jeunesse lui ont opposé les deux plus grandes grèves de ces dernières années : en 2006, contre la « loi sur l’égalité des chances » (dont le contrat première embauche qui aurait précarisé encore un peu plus les jeunes), et en 1995 contre la casse du système de retraites que le gouvernement actuel ressort du placard.

Pour SUD éducation, il n’y avait donc aucune bonne raison de rendre hommage à Jacques Chirac. SUD éducation appelle les personnels à ne pas respecter cette minute de silence, et rien ne peut les y contraindre.

 

 

 

 

Suicide de Christine Renon : ne laissons pas le travail nous tuer ! Signez la pétition

Le lien vers la pétition : https://plus-jamais-ca.fr

Samedi 21 septembre, Christine Renon, directrice de l’école Méhul à Pantin, s’est suicidée dans le hall de son école. SUD éducation exprime tout son soutien à sa famille et à ses collègues. Se suicider sur son lieu de travail n’est pas un acte anodin, et les lettres qui ont été envoyées pour expliquer ce geste expriment clairement la difficulté d’assumer une charge de travail qui augmente, les demandes excessives de la hiérarchie, un environnement social dégradé. Christine Renon ne raconte rien d’autre qu’un quotidien devenu difficile à affronter, qu’une charge mentale devenue inassumable.  C’est un tragique signal d'alarme qui a été tiré. Dans l’Éducation nationale, mais aussi ailleurs, où les suicides se sont multipliés, les ministres remettent en cause les missions de service public et les salarié-es perdent le sens de leur travail. Cette perte de sens est accentuée lorsque les hiérarchies, des ministres aux rectorats, ne cessent de faire pression et de mettre en place des organisations du travail insupportables. 

Nous invitons tous les personnels de l’éducation nationale et les habitants de Pantin à se joindre à l’hommage organisé en mémoire de Christine Renon, et à demander des comptes à l’Éducation nationale, jeudi 26 septembre 2019 à 18 heures devant l’école Méhul, 30 rue Méhul à Pantin.

En effet, l’administration est pleinement responsable du suicide de Christine Renon dans son école à Pantin. Dans ces lettres, elle pointe l’autoritarisme, l’infantilisation, l’humiliation, l’intimidation, les pressions hiérarchiques qui affectent le travail des personnels et dégradent les conditions de travail. SUD éducation revendique la reconnaissance immédiate des suicides liés au travail.
Le management tue dans l’Éducation nationale, comme à France Télécom, à la SNCF... La souffrance au travail existe bel et bien. Elle touche l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, tou-te-s exposé-e-s à des conditions de travail pathogènes. Ces enseignant-e-s qui subissent l’extrême dégradation de leurs conditions de travail mettent fin à leur calvaire professionnel en s’ôtant la vie.

L’Institution est responsable ! Il est essentiel de rappeler ici le devoir de protection des agent-e-s qui incombe à l’administration. Comme le prévoit le Code du travail, l’Éducation nationale a des responsabilités et se doit en tant qu’employeur de « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». En Seine-Saint-Denis, un CHSCT départemental extraordinaire aura lieu jeudi 3 octobre à 14h afin qu’une enquête soit menée par les représentant-e-s du personnel pour établir le lien entre la mort de notre collègue et ses conditions de travail et exiger des vraies mesures de prévention et de protection de la part de la hiérarchie. SUD éducation exige que chaque suicide soit porté sans délai à la connaissance d’un CHSCT et des organisations syndicales. L’intersyndicale du 93 appelle à la grève et à un rassemblement ce jour-là.

Partout en France, les collègues témoignent de leur émotion et de leur révolte face à cette situation inacceptable et des initiatives diverses (grèves, rassemblements) auront lieu.
 

SUD éducation met à la disposition des personnels son préavis de grève pour couvrir tous les personnels qui souhaiteront s’y joindre, et appelle l’ensemble des personnels à y participer.
SUD éducation exige du Ministre que cesse la mise en place d’organisations du travail pathogènes et demande de réelles mesures de prévention et de protection des personnels afin d’éviter que ce drame se reproduise encore.

 

Le préavis de grève généraliste de SUD éducation qui couvre tous les personnels de la maternelle à l’université permet à toutes et tous de s’emparer des initiatives prévues le 3 octobre.

 

SUD éducation :

  • soutient toutes les initiatives prises localement pour le 3 octobre (rassemblements, grève) et appelle les collègues à y participer
  • appelle à construire de manière unitaire un mouvement d’ampleur sur cette question
  • revendique le droit des collègues de s’absenter pour assister aux obsèques de leurs collègues

 

Violences faites aux femmes

Razia avait déposé 7 plaintes et déménagé 3 fois en changeant de ville. L’Etat aurait du la protéger. C’était lundi, en France, elle était la 111ème victime de féminicides. Hier, la 112ème femme a été tuée. Rassemblement samedi à 10h30 place Lamagdeleine à l’appel du collectif Droits des femmes pour en finir avec ces féminicides.

 

Catastrophe environnementale à Lubrizol :

 le ministère doit garantir la sécurité des élèves et de tous les personnels

Un incendie s’est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’usine chimique Lubrizol de Rouen qui produit des additifs pour huile. Le site stocke des produits très toxiques et il est classé Seveso seuil haut. L’incendie a entraîné des fumées toxiques et des retombées de suie qui inhalées peuvent être néfastes pour la santé. Pourtant, depuis le déclenchement de l’incendie, les services de l’État déclarent que l’impact sanitaire pour la population est faible ! SUD éducation exige plus de transparence.

 

Sud éducation dénonce :

  • les consignes préfectorales et académiques inadaptées et le manque de réactivité des autorités
  • le non respect du principe de précaution tardivement appliqué et ce sous la pression des personnels

 

SUD éducation revendique :

  • le contrôle et la dépollution de tous les lieux d’accueil des élèves (gymnases, cantines scolaires, pelouses etc.) par des personnels formés et dotés d’équipements de sécurité adéquats ;
  • la communication publique immédiate des résultats d’analyses effectuées
  • l’organisation « d’un suivi médical spécialisé de tou-te-s les élèves et des personnels exposées aux retombées et aux fumées »
  • une redéfinition des périmètres de sécurité autour des sites industriels ou nucléaires interdisant leur localisation à proximité des établissements scolaires.
  • pour éviter le multiplications des catastrophes, la socialisation des productions d’énergie, la transparence dans leur gestion et la mise en sécurité des équipements.

Le groupe américain, propriété depuis 2011 de la compagnie holding Berkshire Hathaway du milliardaire Warren Buffett, à qui appartient le site est responsable de cette catastrophe sanitaire et écologique. Il doit rendre des comptes ! Le ministère, quant à lui, doit garantir des conditions d’accueil et de travail saines pour les élèves pour tous les personnels. À l’heure où les mobilisations pour la justice sociale et climatique se multiplient, l’incurie de l’administration dans la gestion de l’accident de Lubrizol montre le décalage entre les discours et les actes du gouvernement.

SUD éducation :

  • appelle les personnels à faire usage de leur droit de retrait autant que nécessaire sur cette question, afin de se protéger et de protéger les élèves.
  • apporte son soutien aux collègues qui veillent à assurer un cadre sain et sécurisé pour les élèves et les personnels.
  • soutient toutes les initiatives, rassemblements et manifestations, par exemple à Rouen le 2 octobre

 

Pour nos retraites, toutes et tous ensemble en grève dès le 5 décembre !

Construisons la grève interprofessionnelle !
 

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Macron-Philippe mène son entreprise de destruction à un rythme soutenu. Dans l’éducation les réformes se sont succédées dans tous les degrés. Cette rentrée voit les réformes des lycées s’appliquer dans un ministère marqué par la grève inédite du Bac 2019. La loi Blanquer, dont SUD éducation revendique toujours l’abrogation, commence également à être appliquée. En dehors de l’Éducation nationale, le gouvernement n’est pas en reste.
Notamment, la loi « de Transformation de la Fonction Publique » du 6 août 2019 entraîne le remplacement des CT et des CHSCT par un organe unique, le “Comité social d’administration”, la diminution du rôle des CAP, le développement de la contractualisation (notamment avec les “CDD de chantier”). 
Il convient de rester extrêmement vigilant car les conséquences de ces réformes n’ont pas fini de se faire sentir et dès les premiers jours de la rentrée les personnels en ont constaté les effets néfastes.  Dans ce contexte, SUD éducation continuera de soutenir et d’œuvrer à l’amplification des mobilisations des personnels contre ces réformes et de communiquer sur leurs effets. Notons que le ministre a reculé sur les EPSF suite à la mobilisation dans le premier degré.

Combattre le projet de réforme des retraites, porter notre projet de société

Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut si cette réforme passe.  Les retraites touchent à de nombreuses questions qui nécessitent de mettre en avant notre projet de société. Dans ce cadre, nous porterons notamment dans nos interventions :
• la lutte contre la précarité : les carrières hachées et les bas salaires touchant des retraites largement amputées
• la lutte contre le sexisme : les femmes ont de nombreuses discontinuités dans leur carrière à cause de la précarité et de l’inégalité, dont la charge de l’éducation, qui repose d’abord sur elles. Leurs salaires sont en général plus bas. Comme la pension sera calculée sur toute la carrière, elles subiront une baisse de pension par rapport à la situation actuelle (qui la calcule sur le salaire ou les meilleurs années). À cela s’ajoute l’inquiétude sur les pensions de réversion alors que celles-ci permettent aujourd’hui de limiter l’écart de pension entre hommes et femmes. 
• la solidarité intergénérationnelle contre le projet de société du gouvernement.

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 08:11

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Macron-Philippe mène son entreprise de destruction à un rythme soutenu. Dans l’éducation les réformes se sont succédées dans tous les degrés. Cette rentrée voit les réformes des lycées s’appliquer dans un ministère marqué par la grève inédite du Bac 2019. La loi Blanquer, dont SUD éducation revendique toujours l’abrogation, commence également à être appliquée. En dehors de l’Éducation nationale, le gouvernement n’est pas en reste.
Notamment, la loi « de Transformation de la Fonction Publique » du 6 août 2019 entraîne le remplacement des CT et des CHSCT par un organe unique, le “Comité social d’administration”, la diminution du rôle des CAP, le développement de la contractualisation (notamment avec les “CDD de chantier”). 
Il convient de rester extrêmement vigilant car les conséquences de ces réformes n’ont pas fini de se faire sentir et dès les premiers jours de la rentrée les personnels en ont constaté les effets néfastes. 

Dans ce contexte, SUD éducation continuera de soutenir et d’œuvrer à l’amplification des mobilisations des personnels contre ces réformes et de communiquer sur leurs effets. Notons que le ministre a reculé sur les EPSF suite à la mobilisation dans le premier degré.

Combattre le projet de réforme des retraites, porter notre projet de société

Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut si cette réforme passe. 
Les retraites touchent à de nombreuses questions qui nécessitent de mettre en avant notre projet de société. Dans ce cadre, nous porterons notamment dans nos interventions :
• la lutte contre la précarité : les carrières hachées et les bas salaires touchant des retraites largement amputées
• la lutte contre le sexisme : les femmes ont de nombreuses discontinuités dans leur carrière à cause de la précarité et de l’inégalité, dont la charge de l’éducation, qui repose d’abord sur elles. Leurs salaires sont en général plus bas. Comme la pension sera calculée sur toute la carrière, elles subiront une baisse de pension par rapport à la situation actuelle (qui la calcule sur le salaire ou les meilleurs années). À cela s’ajoute l’inquiétude sur les pensions de réversion alors que celles-ci permettent aujourd’hui de limiter l’écart de pension entre hommes et femmes. 
• la solidarité intergénérationnelle contre le projet de société du gouvernement.

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. 

Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

 
Pour cela, SUD éducation entend : 
• construire la mobilisation par des campagnes d’information, de sensibilisation
• réunir les forces syndicales et plus largement le mouvement social (associations, collectifs, gilets jaunes, etc.) pour gagner, tout en construisant une mobilisation unitaire partant des situations sectorielles
• rassembler une intersyndicale la plus large possible dans son secteur. Dans la perspective du 5 décembre, l’action intersyndicale ne doit pas qu’être “de papier” mais se déployer sur le terrain, par des heures d’information syndicale, des tournées syndicales communes. 

Il s’agit de faire échec au projet du gouvernement et d’obtenir pour toutes et tous :
• un taux de remplacement à 75 % des dix meilleures années ou du dernier indice,
• une durée de cotisation de 37 ans et demi,
• pas de pension inférieure au smic,
• l’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,
• départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles, pas de recul sur les droits acquis.

De plus, l’Union syndicale Solidaires est engagée actuellement dans la campagne contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris). La fédération SUD éducation s’impliquera dans cette campagne dans son secteur. 

Enfin, la fédération SUD éducation soutient les grèves climat du vendredi (depuis mars 2019) et les mobilisations en faveur de la justice sociale et climatique en déposant des préavis de grève et en appelant à participer aux manifestations. SUD éducation revendique le droit de la jeunesse à faire grève et à manifester en France ! Partout dans le monde les étudiant-e-s, lycéen-ne-s et habitant-e-s se mobilisent pour des changements politiques majeurs, pourtant la France s’est illustrée en réprimant violemment les marches mondiales pour le climat. Cela s’ajoute aux nombreuses exactions policières, aux entraves au droit de manifester et aux condamnations de manifestant-e-s que nous dénonçons avec fermeté. 

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:59

Un incendie s’est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’usine chimique Lubrizol de Rouen qui produit des additifs pour huile. Le site stocke des produits très toxiques et il est classé Seveso seuil haut. L’incendie a entraîné des fumées toxiques et des retombées de suie qui inhalées peuvent être néfastes pour la santé. Pourtant, depuis le déclenchement de l’incendie, les services de l’État déclarent que l’impact sanitaire pour la population est faible ! SUD éducation exige plus de transparence.

Selon les premières analyses, il n’y aurait officiellement pas de risque de toxicité aigüe et les autorités tiennent des discours rassurants. Et ce alors même que des fumées, accompagnées de suies, se sont diffusées sur plusieurs kilomètres, incommodant les habitant-e-s, et que des couches d’hydrocarbures se sont répandues partout, polluant durablement sols, nappes phréatiques et réserves d’eau ainsi que la Seine, les barrages installés s’étant révélés insuffisants à limiter la propagation de la pollution.

Dans l’éducation, des écoles étaient fermées vendredi, et des crèches placées en confinement sur ordre du préfet dans un périmètre défini. Cette décision a été prise sous la pression des personnels qui ont du recourir au droit de retrait face à une administration qui leur demandait d’ouvrir les écoles et de prendre en charge les élèves. Ce lundi 30 septembre, au moins trois collèges ont fait usage du droit de retrait. Enfin, ce périmètre défini par les autorités est très restrictif et ne prend pas suffisamment en compte la situation réelle des populations. De nombreuses écoles ne sont pas recensées alors qu’elles ont été touchées par les suies du fait des changements d’orientation des vents.

Sud éducation dénonce :
  • les consignes préfectorales et académiques inadaptées et le manque de réactivité des autorités
  • le non respect du principe de précaution tardivement appliqué et ce sous la pression des personnels
SUD éducation revendique :
  • le contrôle et la dépollution de tous les lieux d’accueil des élèves (gymnases, cantines scolaires, pelouses etc.) par des personnels formés et dotés d’équipements de sécurité adéquats ;
  • la communication publique immédiate des résultats d’analyses effectuées
  • l’organisation « d’un suivi médical spécialisé de tou-te-s les élèves et des personnels exposées aux retombées et aux fumées »
  • une redéfinition des périmètres de sécurité autour des sites industriels ou nucléaires interdisant leur localisation à proximité des établissements scolaires.
  • pour éviter le multiplications des catastrophes, la socialisation des productions d’énergie, la transparence dans leur gestion et la mise en sécurité des équipements.

Le groupe américain, propriété depuis 2011 de la compagnie holding Berkshire Hathaway du milliardaire Warren Buffett, à qui appartient le site est responsable de cette catastrophe sanitaire et écologique. Il doit rendre des comptes ! Le ministère, quant à lui, doit garantir des conditions d’accueil et de travail saines pour les élèves pour tous les personnels. À l’heure où les mobilisations pour la justice sociale et climatique se multiplient, l’incurie de l’administration dans la gestion de l’accident de Lubrizol montre le décalage entre les discours et les actes du gouvernement.

SUD éducation :
  • appelle les personnels à faire usage de leur droit de retrait autant que nécessaire sur cette question, afin de se protéger et de protéger les élèves.
  • apporte son soutien aux collègues qui veillent à assurer un cadre sain et sécurisé pour les élèves et les personnels.
  • soutient toutes les initiatives, rassemblements et manifestations, par exemple à Rouen le 2 octobre
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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:57

CP : Nouvelle journée pour la défense du service public d’orientation de l’Éducation nationale et de l’ONISEP, le 15 octobre 2019
Les organisations syndicales ont été reçues par les auteurs du rapport et la conseillère sociale du Ministre suite à la publication du rapport « Charvet » portant sur la refonte de l’orientation.
Ce texte maintes fois annoncé puis repoussé, suscitant ainsi l’exaspération de la profession, a provoqué un très vif mécontentement chez les PsyEN et directeur·rices de CIO mais également chez les enseignants·e·s et les personnels de l’ONISEP
Les propositions de ce rapport sont très éloignées des objectifs affichés et partagés par nos organisations de lutte contre les inégalités, d’élévation du niveau de qualification des élèves...
Après le démantèlement du réseau des DRONISEP résultant de la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018, ce texte organise la casse du service public d’orientation de l’Éducation nationale.
L’intersyndicale constate que le rapport reprend les préconisations déjà présentes dans la lettre de mission transmise aux IGEN et s’interroge sur la réalité de la concertation proposée par le MEN.
Celui-ci se défend de vouloir remanier les missions des PsyEN mais les préconisations du rapport transforment les PsyEN en « ingénieurs en orientation » et marginalisent totalement leur apport notamment auprès des collégiens qui ne sont jamais cités. Elles dispersent les DCIO et éclatent leurs missions, créent une certification qui vise à transférer une grande partie des missions des PsyEN vers les enseignants·e·s et les CPE.
C’est un projet idéologique qui réduit les processus d’orientation à la mise en place d’un tri social répondant aux besoins économiques locaux supposés.
La fermeture des deux tiers des CIO, la suppression des postes administratifs et l’affectation des PsyEN en lycée pour mettre en oeuvre les politiques régionales d’information et d’orientation, les pressions exercées sur les DCIO pour qu’ils acceptent une mise à disposition auprès des Régions, tout ceci traduit une régionalisation forcée de l’orientation scolaire qui va bien au-delà du texte de la loi.
Le cadre national de référence, non concerté avec les organisations syndicales, expose les personnels et leurs missions à des dérives préoccupantes et à l’instauration d’un service régional à géométrie variable.
L’intersyndicale se prononce contre une réécriture des missions et du statut des PsyEN et DCIO remettant en cause la qualification de psychologue et les missions, et signant la disparition des DCIO. Elle refuse la substitution des rôles de PsyEN par de nouvelles fonctions données aux enseignants ou aux CPE, demande le maintien du réseau des CIO seuls services publics de proximité et de conseils sur les études et l’orientation, et des moyens pour que l’ONISEP puisse continuer à assurer ses missions de service public. Il faut que tous les personnels des DRONISEP qui le souhaitent puissent rester dans l’Éducation nationale sur des postes correspondants à leurs missions actuelles.
Elle appelle les personnels à informer sur ces projets néfastes de démantèlement
programmé du service public d’orientation de l’Éducation nationale et à décider ensemble des modalités de poursuite de la mobilisations. Dès à présent, elle propose une journée nationale d’action déclinée dans les académies ou dans les régions académiques le 15 octobre 2019 afin de peser sur les décisions qui vont être prises.

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:55

Le lien vers la pétition : https://plus-jamais-ca.fr

Le geste désespéré de Christine le samedi 21 septembre, directrice de l’école Méhul à Pantin, bouleverse toute notre profession.

Par un courrier adressé à quelques personnes, notre collègue décrit le difficile exercice de son métier d’enseignante et de sa fonction de directrice. Elle y explique l’impossibilité de faire face, au quotidien, à l’ensemble de ses responsabilités malgré son profond attachement à sa mission, ses élèves et leurs familles comme à ses collègues. Sa lettre explique comment cette impossibilité de faire face a conduit à son épuisement puis à l’irréparable pour mettre un terme à sa souffrance devenue insupportable.

Avec les organisations syndicales SNUipp-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT, CGT-Educ’action, Sud-Education, en signant cette pétition, j’exprime ma plus vive émotion et mon soutien aux proches de Christine ainsi qu’à ses collègues, aux élèves et aux familles de son école, et exige qu’un chantier portant sur les conditions d’exercices de nos métiers à l’Education Nationale soit ouvert en urgence afin d’obtenir des mesures concrètes d’amélioration de nos conditions de travail.

Cette signature s’ajoute à l’expression de mon émotion et de mon soutien jeudi 3 octobre, jour des obsèques de Christine Renon, par une marque personnelle ou collective de deuil, un moment de recueillement dans mon école avec l’ensemble de mes collègues, les autres personnels de l’école, les parents d’élèves, les élu.es …ou dans le cadre des initiatives prises dans les départements (rassemblements, interpellations, grève...).

Par cette signature je réclame une toute autre qualité de vie au travail et je refuse que le travail engendre des situations de souffrance au quotidien, notamment par des demandes, des prescriptions et autres injonctions, le plus souvent dans l’urgence qui font perdre le sens de nos métiers. Un tel drame ne doit plus se reproduire.

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:50

Razia avait déposé 7 plaintes et déménagé 3 fois en changeant de ville. L’Etat aurait du la protéger. C’était lundi, en France, elle était la 111ème victime de féminicides. Hier, la 112ème femme a été tuée. Rassemblement samedi à 10h30 place Lamagdeleine à l’appel du collectif Droits des femmes pour en finir avec ces féminicides.

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:45

Suicide de Christine Renon : ne laissons pas le travail nous tuer !

Samedi 21 septembre, Christine Renon, directrice de l’école Méhul à Pantin, s’est suicidée dans le hall de son école. SUD éducation exprime tout son soutien à sa famille et à ses collègues. Se suicider sur son lieu de travail n’est pas un acte anodin, et les lettres qui ont été envoyées pour expliquer ce geste expriment clairement la difficulté d’assumer une charge de travail qui augmente, les demandes excessives de la hiérarchie, un environnement social dégradé. Christine Renon ne raconte rien d’autre qu’un quotidien devenu difficile à affronter, qu’une charge mentale devenue inassumable.  C’est un tragique signal d'alarme qui a été tiré. Dans l’Éducation nationale, mais aussi ailleurs, où les suicides se sont multipliés, les ministres remettent en cause les missions de service public et les salarié-es perdent le sens de leur travail. Cette perte de sens est accentuée lorsque les hiérarchies, des ministres aux rectorats, ne cessent de faire pression et de mettre en place des organisations du travail insupportables. 

Nous invitons tous les personnels de l’éducation nationale et les habitants de Pantin à se joindre à l’hommage organisé en mémoire de Christine Renon, et à demander des comptes à l’Éducation nationale, jeudi 26 septembre 2019 à 18 heures devant l’école Méhul, 30 rue Méhul à Pantin.

En effet, l’administration est pleinement responsable du suicide de Christine Renon dans son école à Pantin. Dans ces lettres, elle pointe l’autoritarisme, l’infantilisation, l’humiliation, l’intimidation, les pressions hiérarchiques qui affectent le travail des personnels et dégradent les conditions de travail. SUD éducation revendique la reconnaissance immédiate des suicides liés au travail.
Le management tue dans l’Éducation nationale, comme à France Télécom, à la SNCF... La souffrance au travail existe bel et bien. Elle touche l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, tou-te-s exposé-e-s à des conditions de travail pathogènes. Ces enseignant-e-s qui subissent l’extrême dégradation de leurs conditions de travail mettent fin à leur calvaire professionnel en s’ôtant la vie.

L’Institution est responsable ! Il est essentiel de rappeler ici le devoir de protection des agent-e-s qui incombe à l’administration. Comme le prévoit le Code du travail, l’Éducation nationale a des responsabilités et se doit en tant qu’employeur de « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». En Seine-Saint-Denis, un CHSCT départemental extraordinaire aura lieu jeudi 3 octobre à 14h afin qu’une enquête soit menée par les représentant-e-s du personnel pour établir le lien entre la mort de notre collègue et ses conditions de travail et exiger des vraies mesures de prévention et de protection de la part de la hiérarchie. SUD éducation exige que chaque suicide soit porté sans délai à la connaissance d’un CHSCT et des organisations syndicales. L’intersyndicale du 93 appelle à la grève et à un rassemblement ce jour-là.

Partout en France, les collègues témoignent de leur émotion et de leur révolte face à cette situation inacceptable et des initiatives diverses (grèves, rassemblements) auront lieu.
 

SUD éducation met à la disposition des personnels son préavis de grève pour couvrir tous les personnels qui souhaiteront s’y joindre, et appelle l’ensemble des personnels à y participer.
SUD éducation exige du Ministre que cesse la mise en place d’organisations du travail pathogènes et demande de réelles mesures de prévention et de protection des personnels afin d’éviter que ce drame se reproduise encore.

Le préavis de grève généraliste de SUD éducation qui couvre tous les personnels de la maternelle à l’université permet à toutes et tous de s’emparer des initiatives prévues le 3 octobre.

SUD éducation :

  • soutient toutes les initiatives prises localement pour le 3 octobre (rassemblements, grève) et appelle les collègues à y participer
  • appelle à construire de manière unitaire un mouvement d’ampleur sur cette question
  • revendique le droit des collègues de s’absenter pour assister aux obsèques de leurs collègues
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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:41

Compte tenu de l’actualité, les personnels auraient pu légitimement s’attendre à ce qu’une minute de silence soit observée à la mémoire de Christine Renon, directrice d’école à Pantin qui s’est suicidée sur son lieu de travail samedi 21 septembre. Il n’en sera rien.
En revanche, le Premier ministre n’a pas perdu de temps pour publier une circulaire dans laquelle il invite les personnels à observer une minute de silence en hommage à Jacques Chirac lundi à 15 heures.

Ne cédons pas à l’angélisme du moment : Jacques Chirac n’est pas le personnage sympathique que l’on veut nous présenter. C’est un homme politique aux nombreuses sorties publiques sexistes et racistes dont la carrière s’est bâtie notamment :
– sur d’innombrables malversations financières et de détournements d’argent public, qu’il s’agisse de logement social ou du système de corruption communément appelé la “Françafrique”. Il a d’ailleurs été condamné en justice pour prise illégale d’intérêt ;
– sur le sang des Kanaks : alors Premier Ministre, il porte la responsabilité directe de l’exécution par les forces armées françaises des militants Kanaks qui luttaient pour leur indépendance ;
– sur des essais nucléaires dans le Pacifique, dont les retombées sur la santé des peuples riverains ne sont toujours pas admises par le gouvernement.
Jacques Chirac était un homme dont la politique a toujours servi le capitalisme et les intérêts particuliers. Les salarié-e-s et la jeunesse lui ont opposé les deux plus grandes grèves de ces dernières années : en 2006, contre la « loi sur l’égalité des chances » (dont le contrat première embauche qui aurait précarisé encore un peu plus les jeunes), et en 1995 contre la casse du système de retraites que le gouvernement actuel ressort du placard.

Pour SUD éducation, il n’y avait donc aucune bonne raison de rendre hommage à Jacques Chirac. SUD éducation appelle les personnels à ne pas respecter cette minute de silence, et rien ne peut les y contraindre.

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