25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 20:35

Nul ne peut nier aujourd’hui l’ampleur de la mobilisation des gilets jaunes, qui depuis samedi 17 novembre ont multiplié les blocages d’axes routiers. La mobilisation est partie de l’augmentation du prix de l’essence.

L’exaspération exprimée dépasse aujourd’hui largement ce point de départ. Une partie des mots d’ordre remet dorénavant en cause le mépris du pouvoir en place, les privilèges des plus riches, la faiblesse des salaires. En tant que syndicat ayant combattu les réformes des gouvernements successifs au service du patronat, les deux lois Travail, les budgets d’austérité, les contre-réformes du système éducatif, ces mots d’ordre nous parlent.

Extrême-droite dehors !

Bien évidemment, les comportements et invectives sexistes, racistes, islamophobes, lgbtqiphobes vus sur des blocages sont inacceptables. Pour nous, la lutte contre toutes les formes de discriminations et contre l’extrême-droite est une priorité. Il est urgent d’écarter l’extrême-droite de la mobilisation en cours.

Dans l’éducation nationale, nous sommes concerné-e-s

Sur nos lieux de travail, la mobilisation des gilets jaunes est sur toutes les lèvres. Et pour cause, les mots d’ordre concernent directement les personnels.

D’une part, toute une partie de la profession est amenée à faire un trajet long pour se rendre sur son lieu de travail : remplaçant-e-s dans le premier et dans le second degré notamment. Dans l’éducation nationale, les personnels pâtissent également du coût de l’essence, mais aussi et surtout de la destruction des transports en commun consécutive aux privatisations. La précarisation des emplois, y compris dans les services publics, éloigne les personnels de leur lieu de vie et amplifie les effets d’une mobilité quotidienne imposée.

D’autre part, le gel du point d’indice et la faiblesse des salaires en particulier en catégorie B et C concerne directement les personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Tout le système éducatif est frappé par la destruction des services publics et des solidarités mis en œuvre par ce gouvernement.

Le gouvernement aux ordres du capital

SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, a des revendications pour lutter contre le réchauffement climatique, la dégradation de l’environnement et pour la transition écologique. Mais ce qui est sûr, c’est que le gouvernement, lui, ne s’attaque pas aux véritables responsables : il privatise et ferme les lignes de chemins de fer, promeut le transport en autocar, ne touche pas aux dividendes du fret maritime, des patrons-ne-s de la route, des entreprises les plus polluantes.

Contre ce gouvernement au service du patronat et certainement pas de l’environnement, SUD éducation revendique l’augmentation générale des salaires et des prestations sociales avec un passage immédiat du salaire minimum à 1700 euros et l’intégration des primes et indemnités aux salaires.

S’attaquer aux vrais responsables

Pour SUD éducation, il faut s’attaquer aux responsables du désastre :

– en taxant les revenus du capital, le transport aérien et maritime, les véhicules de luxe polluants, le transport poids lourd routier,

– par la création d’emplois non délocalisables,

la reconversion des transports polluants,

– une vraie politique du transport public accompagnée d’une vraie réflexion sur leur accessibilité par toutes et tous, notamment par un coût réduit des billets,

– la transformation des industries et de l’agriculture polluantes avec des aides pour les salarié-es et riverain-es concernées.

Transformer la société

Nous voulons une transformation profonde de la société. SUD éducation se bat pour une société plus juste, débarrassée du sexisme et des lgbtphobies, du racisme, de l’exploitation capitaliste, solidaire, égalitaire, autogestionnaire, et écologique. SUD éducation sera au côté de celles et ceux qui luttent dans ces combats.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 20:26

Tract, autocollant, affichette de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Statut-des-directeurs-rices-d-ecole-Non-aux-projets-du-ministere-8080.html 

Plusieurs rapports publiés cette année, dont le rapport Bazin-Rilhac du 1er août, viennent renforcer les dernières annonces ministérielles de changer le statut des directeur-rice-s d’école. Sous couvert de lutte contre les inégalités, il s’agirait de placer les directeur-rice-s d’école à un niveau comparable aux chef-fe-s d’établissement du second degré et de leur donner ainsi un statut hiérarchique. SUD éducation refuse catégoriquement ce projet. Vous trouverez dans cet article les analyses et le matériel de mobilisation de la fédération SUD éducation.

Création d’un statut de directeur-rice

En créant un corps nouveau recruté par concours, les directeurs-rices deviendraient responsables du pilotage pédagogique de l’école (c’est déjà le cas dans les textes) et seraient associé-e-s aux objectifs définis par la circonscription, avec un pouvoir accru dans les différents conseils qu’ils et elles président (conseil des maitre-sse-s, conseil d’école).

On passerait d’un-e directeur-rice, professionnel-le enseignant-e chargé-e de l’organisation pédagogique et du fonctionnement de l’école avec ou sans charge de classe, à un-e directeur-rice entièrement déchargé-e de classe se consacrant à des fonctions de management et déléguant les tâches de secrétariat à des aides administratives comme le préconise le rapport. Nous pouvons d’ailleurs nous interroger sur le statut qu’auront ces personnels en charge des tâches administratives. Par le passé, ils étaient des personnels recrutés sur la base de contrats précaires à temps partiel.

Vers le retour des EPEP et de la territorialisation

Ce projet n’est pas nouveau et pourrait prendre deux formes :

- Des regroupements d’école, les EPEP (Etablissement Public du Premier Degré) où il n’y aurait plus que des écoles primaires (maternelle et élémentaire réunies). Dans les zones rurales, cela se traduirait par la mise en réseau de petites écoles au sein de RPI (Regroupements pédagogiques intercommunaux) déconcentrés pour ensuite arriver à une fusion vers un même site.

- L’intégration des petites écoles dans un réseau piloté par le collège de leur secteur, les EPSC (Etablissement Public du Socle Commun), avec une organisation calquée sur celle des Réseaux d’éducation prioritaire. Présentée comme la volonté de donner davantage de continuité entre école et collège en adéquation avec la politique de cycles et en particulier celui du cycle commun école-collège (cycle 3 : CM1, CM2, 6ème), elle permettrait surtout de mutualiser le personnel administratif, les enseignant-e-s et les locaux. Les directeurs-rices deviendraient alors les adjoint-e-s du/ de la principal-e.

Notre analyse

On assiste aujourd’hui à une multiplication des tâches et à un alourdissement de la charge de travail des directeurs-rices d’école qui les cantonne à un rôle d’administrateur-rice et d’intermédiaire entre les inspections et les équipes et vide de son sens la mission de direction. Résoudre cette problématique par davantage de responsabilités ne va pas dans le sens d’un allègement de la charge de travail.

SUD éducation dénonce ce projet qui participe à la casse des statuts, renforce et multiplie les hiérarchies, met en concurrence les établissements et les personnels, participe à la liquidation des petites écoles en zone rurale, uniformise et formate les pratiques pédagogiques.

L’autorité hiérarchique et pédagogique du/de la directeur-rice d’école mettrait à mal la cohérence d’équipe et déposséderait les collègues de leurs pratiques pédagogiques. La mutualisation des postes et des moyens aurait pour conséquence des suppressions de postes.

SUD Education revendique à l’opposé de ces conceptions libérales, des directions collégiales d’école avec une répartition des tâches et une relation de travail horizontale, du temps de concertation pour les équipes, des moyens pour une école publique égalitaire et émancipatrice qui s’inscrit dans un projet de société, solidaire, démocratique, débarrassée des inégalités.

Les revendications de SUD Education

- la prise en charge collective des directions d’école

- du temps de concertation réel (18 h devant élèves, 6 h de concertation)

- des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices

- une école égalitaire et émancipatrice

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 20:18

4 pages, brochure, affichette, visuels, vidéo de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/La-reforme-du-lycee-a-l-epreuve-de-sa-mise-en-oeuvre-Et-maintenant-on-se.html 

La réforme du lycée général et technologique et du baccalauréat est actuellement mise en oeuvre dans les lycées. SUD éducation a voté contre la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique en Conseil Supérieur de l’Education. À l’heure où la réforme se met concrètement en place, il est temps de faire un premier bilan. Et surtout, il est temps de se mobiliser !

Vous trouverez dans cet article tout le matériel de la fédération SUD éducation pour discuter, échanger, convaincre... et se mobiliser !

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 16:46
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Publié le vendredi 23 novembre 2018 sur https://www.sudeducation.org/Une-militaire-a-la-DGESCO.html

Par un arrêté du 21 novembre 2018, Blanquer nomme une colonnelle cheffe
de service de l’instruction publique et de l’action pédagogique à la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO).

C’est donc une militaire qui sera chargée de définir et mettre en œuvre la politique pédagogique du ministère. Le message est clair : après la nomination d’un gendarme comme proviseur adjoint d’un lycée, des stages à l’armée pour les chef-fe-s d’établissement et pour les élèves. Le ministre vise, pour plaire aux franges les plus réactionnaires de la société, à militariser l’école.

SUD éducation dénonce cette nomination lourde de conséquences et appelle les personnels à refuser de devenir autant de sergentes et sergents recruteurs pour une armée en mal de vocations guerrières.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61 - dans communiqués
18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 19:27

Plusieurs rapports publiés cette année, dont le rapport Bazin-Rilhac du 1er août, viennent renforcer les dernières annonces ministérielles de changer le statut des directeur-rice-s d’école. Sous couvert de lutte contre les inégalités, il s’agirait de placer les directeur-rice-s d’école à un niveau comparable aux chef-fe-s d’établissement du second degré et de leur donner ainsi un statut hiérarchique. SUD éducation refuse catégoriquement ce projet.

Création d’un statut de directeur-rice

En créant un corps nouveau recruté par concours, les directeurs-rices deviendraient responsables du pilotage pédagogique de l’école (c’est déjà le cas dans les textes) et seraient associé-e-s aux objectifs définis par la circonscription, avec un pouvoir accru dans les différents conseils qu’ils et elles président (conseil des maitre-sse-s, conseil d’école).

On passerait d’un-e directeur-rice, professionnel-le enseignant-e chargé-e de l’organisation pédagogique et du fonctionnement de l’école avec ou sans charge de classe, à un-e directeur-rice entièrement déchargé-e de classe se consacrant à des fonctions de management et déléguant les tâches de secrétariat à des aides administratives comme le préconise le rapport. Nous pouvons d’ailleurs nous interroger sur le statut qu’auront ces personnels en charge des tâches administratives. Par le passé, ils étaient des personnels recrutés sur la base de contrats précaires à temps partiel.

Vers le retour des EPEP et de la territorialisation

Ce projet n’est pas nouveau et pourrait prendre deux formes :

- Des regroupements d’école, les EPEP (Etablissement Public du Premier Degré) où il n’y aurait plus que des écoles primaires (maternelle et élémentaire réunies). Dans les zones rurales, cela se traduirait par la mise en réseau de petites écoles au sein de RPI (Regroupements pédagogiques intercommunaux) déconcentrés pour ensuite arriver à une fusion vers un même site.

- L’intégration des petites écoles dans un réseau piloté par le collège de leur secteur, les EPSC (Etablissement Public du Socle Commun), avec une organisation calquée sur celle des Réseaux d’éducation prioritaire. Présentée comme la volonté de donner davantage de continuité entre école et collège en adéquation avec la politique de cycles et en particulier celui du cycle commun école-collège (cycle 3 : CM1, CM2, 6ème), elle permettrait surtout de mutualiser le personnel administratif, les enseignant-e-s et les locaux. Les directeurs-rices deviendraient alors les adjoint-e-s du/ de la principal-e.

Notre analyse

On assiste aujourd’hui à une multiplication des tâches et à un alourdissement de la charge de travail des directeurs-rices d’école qui les cantonne à un rôle d’administrateur-rice et d’intermédiaire entre les inspections et les équipes et vide de son sens la mission de direction. Résoudre cette problématique par davantage de responsabilités ne va pas dans le sens d’un allègement de la charge de travail.

SUD éducation dénonce ce projet qui participe à la casse des statuts, renforce et multiplie les hiérarchies, met en concurrence les établissements et les personnels, participe à la liquidation des petites écoles en zone rurale, uniformise et formate les pratiques pédagogiques.

L’autorité hiérarchique et pédagogique du/de la directeur-rice d’école mettrait à mal la cohérence d’équipe et déposséderait les collègues de leurs pratiques pédagogiques. La mutualisation des postes et des moyens aurait pour conséquence des suppressions de postes.

SUD education revendique à l’opposé de ces conceptions libérales, des directions collégiales d’école avec une répartition des tâches et une relation de travail horizontale, du temps de concertation pour les équipes, des moyens pour une école publique égalitaire et émancipatrice qui s’inscrit dans un projet de société, solidaire, démocratique, débarrassée des inégalités.

Les revendications de SUD éducation

- la prise en charge collective des directions d’école

- du temps de concertation réel (18 h devant élèves, 6 h de concertation)

- des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices

- une école égalitaire et émancipatrice

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 19:25

Le jeudi 15 novembre, les personnels du lycée Utrillo de Stains ont occupé leur lycée pour protester contre la création d’un poste de proviseur-adjoint chargé de la sécurité, et attribué à un chef d’escadron de la gendarmerie en détachement. L’institution refuse d’entendre les revendications des personnels comme des élèves : hier l’institution a envoyé les équipes mobiles de sécurité pour empêcher l’entrée de certains personnels et de syndicalistes dans l’établissement.

Cette nomination est symptomatique de la politique éducative de Blanquer : asphyxier les établissements en supprimant des postes (2650 suppressions de postes à la rentrée dans le second degré), casser les vecteurs d’égalité par des réformes libérales (réforme du bac et des lycées). Au contraire les personnels du lycée Utrillo se sont fortement mobilisés pour l’entrée des lycées dans la carte de l’éducation prioritaire et continuent de se mobiliser pour des moyens et des postes.

SUD éducation dénonce cette stratégie du gouvernement : la casse des services publics fragilise particulièrement les populations des quartiers populaires et sert de justification pour asseoir une politique répressive, dont la nomination d’un gendarme à Utrillo est un exemple.

La Fédération SUD éducation soutient les personnels du lycée Utrillo et revendique le départ du gendarme de l’établissement.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 19:19

Le 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant Un toit, des droits et une école pour toutes et tous !

L’hiver approche et pourtant les conditions d’intégration des étranger-e-s se durcissent encore et toujours sur le territoire Français, en particulier pour les jeunes Mineur-e-s isolées Etrangers (MIE), appelé-e-s MNA par l’administration. Pourtant la Convention Internationale des droits de l’Enfant leur garantit des conditions de prise en charge et d’accueil, sous la responsabilité de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE).

En Seine Maritime, les mineur-e-s isolé-e-s ne bénéficient pas de conditions dignes permettant une réelle intégration scolaire comme l’a rappelé un juge : logement indécent, prise insuffisante des frais de scolarité, de vêtements, de bouche...

Dans l’Aisne, la condition d’obtention d’un « contrat jeune majeur » complet est conditionnée au retour à la précarité et la prise en charge par le 115 le jour de ses 18 ans. Citons l’exemple du jeune Egyptien Moussa M. actuellement en terminale, en France depuis 4 ans et pris en charge par l’ASE, à qui on a demandé de quitter l’Internat et de retourner dans la rue, trois jours avant son 18ème anniversaire.

Dans le Calvados, contraint-e-s, des militant-e-s ouvrent des squats de plus de 200 personnes, familles, mineur-e-s isolé-e-s, afin de palier au désinvestissement des pouvoirs publics dans l’hébergement d’urgence alors que la trêve hivernale a débuté le 1er Novembre.

En Eure-et-Loir, les jeunes sont quasi-systématiquement soumis au test osseux, donnant constamment comme réponse 19 ans. Partout en France, la suspicion à l’encontre de ces mineur-e-s est de mise ; les tests osseux se multiplient : ils permettent la contestation de la majorité ce qui a pour conséquence la non prise en charge par l’État et les services de l’ASE de ces jeunes migrant-e-s.

Dans les Hauts-de-Seine, les mineur-e-s isolé-e-s sont chaque jour vingt, trente ou plus à attendre devant les locaux de l’ASE après avoir dormi dehors, sans avoir mangé. Chaque jour, seul-e-s deux ou trois d’entre eux ou elles sont admis-e⋅-s pour un entretien d’évaluation, préalable à toute mesure de protection.

L’Essonne motive ses refus de protection par un soi-disant « soutien logistique par des tiers », ou par des arguments subjectifs sur la « maturité et la morphologie » des jeunes. Les mineur-e-s isolé-e-s pris en charge sont mis, le plus souvent, dans des hôtels sociaux, sans encadrement éducatif. En mars dernier, un mineur isolé de 17 ans y a été poignardé.

En Seine-Saint-Denis, le Pôle d’évaluation des mineurs isolés étrangers – géré par la Croix rouge française – met souvent deux mois avant de donner un rendez-vous pour examiner la demande de protection. Pendant ce temps, ils et elles sont laissé-e-s à la rue.

Ces politiques répressives plongent souvent les travailleurs-euses sociaux-ales dans des situations intenables, contraints d’exécuter des directives et des ordres qu’ils et elles rejettent, incompatibles avec leur métier.

La fédération Sud éducation dénonce une politique gouvernementale indigne de l’accueil des étranger-e-s et notamment les Mineur-e-s isolées Étrangers et dénonce les politiques départementales arbitraires et discriminatoires, pour la prise en charge des mineur-e-s.

SUD éducation revendique :

  • la protection des mineur-e-s isolé-e-s étranger-ère-s et des jeunes majeur-e-s scolarisé-e-s
  • l’arrêt de toutes les expulsions et les mêmes droits pour toutes et tous.
  • le retour à une véritable politique de l’asile (avec en particulier la suppression de la notion de pays dits ’’sûrs’’)
  • la régularisation de toutes et tous les sans-papiers par la délivrance d’un titre unique de séjour.
  • la liberté de circulation et d’installation pour tous et toutes.
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 16:19

Tract de la fédération SUD éducation

 

Publié le vendredi 16 novembre 2018 sur https://www.sudeducation.org/PPCR-et-evaluation-des-personnels-Rendez-vous-de-carriere-une-mascarade.html

Les enseignant-e-s du premier et du second degré subissent actuellement leurs « rendez-vous de carrière ». Ces nouvelles modalités d’évaluation des enseignant-e-s sont la déclinaison dans l’éducation nationale du PPCR, “Parcours professionnels, carrières et rémunération”. Précisons que l’Union syndicale Solidaires (à laquelle appartient SUD Éducation) avait dès le départ dénoncé cette réforme et voté contre en septembre 2015, à l’inverse notamment de la FSU, de l’UNSA et de la CFDT, qui ont voté pour. Les modalités d’évaluation nous prouvent que nous avions raison. 

Qui est concerné-e  ? 

Quelques petits rappels si besoin. Trois rendez-vous de carrière sont prévus. Au 6e et au 8e échelons, les personnels peuvent bénéficier du gain d’un an dans la durée de l’échelon. Au 9e échelon, les personnels peuvent obtenir un passage anticipé à la hors-classe. Les personnels concernés sont les enseignant-e-s du premier comme du second degré, les CPE et les PsyEN. 

Quel calendrier  ?

Le déroulement est fixé par l’arrêté du 5 mai 2017. Il fixe le calendrier suivant pour chaque rendez-vous de carrière. Tout d’abord, le personnel concerné est informé sur sa messagerie professionnelle qu’il va faire l’objet d’un rendez-vous de carrière avant les vacances d’été. Ensuite, il est informé de la date de son rendez-vous de carrière, toujours sur sa messagerie professionnelle, au plus tard un mois avant l’inspection. Dans le cas d’un deuxième entretien (voir ci-dessous), celui-ci a lieu au plus tard six semaines après le premier. Le compte-rendu est notifié au personnel qui peut formuler ses observations dans un délai de 3 semaines après réception : c’est très important de le faire en vue de la suite du processus. Enfin, l’appréciation finale est signifiée 2 semaines après la rentrée scolaire suivante. Elle peut être contestée lors de la CAPA de notation qui a lieu dans le courant de l’automne. Contactez nos commissaires paritaires !

Qui conduit le rendez-vous de carrière  ?

Pour les professeur-e-s des écoles, il s’agit d’une inspection suivie d’un entretien avec l’IEN. Pour les enseignant-e-s du second degré et CPE, il s’agit d’une inspection suivie d’un entretien avec l’IPR, puis d’un entretien avec le chef d’établissement, nouveauté particulièrement scandaleuse. Pour les PsyEN exerçant en CIO, il s’agit d’un entretien avec l’IEN-IO puis d’un entretien avec le DCIO. Pour les PsyEN exerçant en école, il s’agit d’un entretien avec l’inspecteur-trice de circonscription. Dans tous les autres cas de figure (détachement, etc.), il s’agit d’un entretien avec le supérieur hiérarchique direct.

Et le refus d’inspection ?

SUD éducation revendique l’abandon des inspections, l’avancement pour toutes et tous au rythme le plus rapide et une formation pédagogique entre pairs dans un cadre autogéré. De nombreux personnels, depuis la mise en oeuvre des nouvelles modalités d’inspection en 2017-2018 ont refusé de participer à cette mascarade infantilisante. Dans différentes académies, les ressources humaines ont déclaré à SUD éducation qu’il n’y aurait pas de mesure de rétorsion autre que l’avancement à l’ancienneté. Restons vigilant-e-s !

Qui conduit les entretiens ?

Pour les professeur-e-s des écoles, il s’agit d’une inspection suivie d’un entretien avec l’IEN. Pour les enseignant-e-s du second degré et CPE, il s’agit d’une inspection suivie d’un entretien avec l’IPR, puis d’un entretien avec le-la chef-fe d’établissement, nouveauté particulièrement scandaleuse. Pour les PsyEN exerçant en CIO, il s’agit d’un entretien avec l’IEN-IO puis d’un entretien avec le DCIO. Pour les PsyEN exerçant en école, il s’agit d’un entretien avec l’inspecteur-trice de circoncription. Dans tous les autres cas de figure (détachement, etc.), il s’agit d’un entretien avec le-la supérieur-e hiérarchique direct-e. 

—> L’avis de sud

Pour SUD Éducation, l’inspection conduite uniquement par l’inspecteur-trice n’est pas la panacée, et les pressions qu’elle engendrait étaient déjà inacceptables. Mais là, un cap est franchi avec l’entretien conduit par le-la chef-fe d’établissement dans le second degré. L’avancement de carrière dépend maintenant autant du-de la chef-fe d’établissement que de l’inspecteur-trice. Il s’agit d’un renforcement sans précédent et inacceptable du poids de la hiérarchie locale sur les enseignant-e-s du second degré et CPE.

Le déroulement des entretiens

Le ministère conseille aux personnels de préparer en amont leur entretien, à l’aide d’un « document de référence de l’entretien ». Ce document de référence comprend plusieurs encadrés à remplir. Le premier concerne « L’agent dans son environnement professionnel propre (la classe, le CDI, la vie scolaire, le CIO) » : il s’agit, par exemple pour les enseignant-e-s, de mettre en avant ses pratiques pédagogiques. Le second concerne « L’agent inscrit dans une dimension collective » : il s’agit de mettre en avant sa contribution à « la vie de l’école/établissement ». Enfin, le troisième concerne « L’agent et son engagement dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel ». 

—> L’avis de sud

Pour SUD Éducation, cette démarche d’auto-évaluation est une innovation managériale qui n’a pas sa place dans le service public d’éducation. Elle a pour objectif d’inciter les personnels à se plier aux exigences de la hiérarchie et à mettre en avant leur capacité à s’adapter à ces exigences. Il s’agit enfin d’un exercice humiliant d’auto-flagellation, les personnels devant nécessairement mettre en avant leurs erreurs et les façons d’y remédier ! Il s’agit d’une nouvelle modalité pernicieuse de la mise au pas des enseignant-e-s. Enfin, cet exercice d’autocritique n’est pas obligatoire, mais ne pas s’y livrer sera certainement rédhibitoire. 

Les résultats du “rendez-vous de carrière”

Suite aux entretiens, inspecteurs-trices et/ou chef-fe-s d’établissement remplissent un compte-rendu du rendez-vous de carrière, défini par arrêté ministériel. Ils-elles doivent cocher quatre appréciations possibles pour les différents critères - « à consolider », « satisfaisant », « très satisfaisant » et « excellent » - puis remplir une appréciation littérale. Enfin, sur décision de la rectrice, 30% des promouvables à l’accélération de carrière bénéficient du gain d’un an sur la durée de l’échelon. Le résultat, connu en septembre, du rendez-vous de carrière, peut être contesté : contactez votre syndicat SUD éducation.

—> L’avis de sud

Pour SUD Éducation, certains critères attendus sont parfaitement contestables : en particulier, les critères évalués par les chef-fe-s d’établissement empiètent largement sur le terrain pédagogique (« installer et maintenir un climat propice aux apprentissages »). Enfin, déterminer par avance un quota de 30% de promu-e-s est la garantie d’inégalité dans l’accès aux accélérations de carrière.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61 - dans communiqués
15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 18:36
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Deux notes de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) établissent que la hausse de fréquentation de l’enseignement privé s’opère au détriment de l’enseignement public.

Dans le premier degré, le nombre d’élèves baisse à cette rentrée : -0,6% dans le public, alors qu’il augmente de 0,2% dans le privé.

Dans le second degré, le nombre d’élèves augmente plus vite pour le privé (+1,1%) que dans le public (+0,9%).

En dix ans, ce sont près de 100 000 élèves de plus qui accomplissent leur scolarité dans le privé.

Cette évolution n’a rien d’étonnant : d’une part, en supprimant des postes le ministère organise son propre démantèlement. D’autre part, en subventionnant toujours davantage le privé par rapport au public, le ministère favorise sa propre mise en concurrence et, in fine, la privatisation progressive du service public d’éducation.

Plus de 7,6 milliards d’euros du budget de l’État sont consacrés chaque année à subventionner l’enseignement privé (confessionnel à 90%).

SUD éducation combat cette évolution délétère, et revendique la socialisation de l’enseignement privé sans indemnité ni rachat.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61 - dans communiqués
15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 10:47

Du 29 novembre au 6 décembre, auront lieu les élections professionnelles dans l'éducation nationale. Tous les personnels peuvent voter. Pour cela, il est d'ores et déjà possible de créer son espace électeur. Toutes les infos !

ÉTAPE 1 : Créer son espace électeur !
Pour créer son espace électeur il faut avoir accès à son adresse mail académique en @ac-creteil.
Si vous n'avez pas activé cette adresse il vous faut votre NUMEN car c'est votre mot de passe par défaut.

Si vous ne connaissez pas votre adresse mail académique : il faut aller sur le portail de connexion .
Et grâce à votre NUMEN vous allez pouvoir retrouver votre identifiant-e.
Si vous ne connaissez pas votre NUMEN : il faut le demander à votre gestionnaire ou au secrétariat de votre établissement dans le 2nd degré.
Si vous êtes personnel du supérieur votant en CAPN par vote électronique : votre adresse @univ-....fr est normalement reconnue dans le logiciel de vote.
ÉTAPE 2 : Récupérer sa notice de vote
À partir du 5 novembre les notices de vote doivent être distribuées dans les établissement. Elles contiennent un mode d'emploi et des identifiants électeurs. En effet, pour voter, il faut accéder à son espace électeur puis entrer ces identifiants.
Mais si vous les perdez ou ne les recevez pas, vous pouvez en obtenir de nouveaux depuis votre espace électeur.
ÉTAPE 3 : Voter SUD éducation à tous les scrutins à partir du 29 novembre
Attention ! De nombreux/ses collègues précaires ne reçoivent pas leurs notices de vote et n'ont pas accès à leurs mails académiques. Il est important d'informer et d'accompagner ces collègues (AED, AP, AESH, enseignant-e-s contractuel-le-s...) dans la création de leurs espaces électeurs.
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61 - dans agenda