2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 19:21

 

Les services administratifs croulent déjà sous la surcharge de travail. De plus, le nombre de personnels contractuels embauchés sur de courtes périodes, peu formés, sous-payés a explosé ces dernières années.

Les suppressions de postes d’enseignant-e-s se concentreront massivement dans le second degré, où les manques d’effectifs sont déjà criants, et alors même que la hausse démographique importante impacte les collèges.

Le ministre prétend augmenter le pouvoir d’achat des enseignant-e-s. Pour cela, il reprend la rengaine du “travailler plus pour gagner plus”, annonçant notamment une baisse des cotisations sur les heures supplémentaires. Ces heures ne seront donc pas prises en compte dans leur totalité pour la retraite ou l’assurance-chômage, et ne constituent donc pas du salaire.

Plus grave, le ministre entend imposer une deuxième heure supplémentaire aux enseignant-e-s du second degré en fonction des besoins locaux. Il s’agit d’une énième attaque sur les statuts des personnels, qui touche directement leur temps de travail, et qui n’aura pour effet que d’épuiser les personnels.

La prétendue augmentation du pouvoir d’achat des enseignant-e-s n’est donc qu’un alibi de plus pour attaquer leurs droits et leurs conditions de travail, et rapprocher toujours plus le service public d’éducation des modes de management du monde de l’entreprise.

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 16:33

Tract de la fédération SUD éducation

Blanquer tente d’imposer une politique éducative rétrograde et une école du chacun·e pour soi en flattant l’opinion à coup de mythes. L’évaluation tous azimuts en est un.

Des évaluations largement critiquées

Les évaluations nationales de CP, CE1, 6e et 2de ont été l’objet de vives critiques d’une majorité d’enseignant-e-s. En effet, ces évaluations remettent en cause les compétences professionnelles des enseignant-e-s en les considérant comme de simples exécutants. Elles constituent aussi une perte de temps et mettent les élèves en difficulté.

Exercices piégeux, images véhiculant des stérétotypes sexistes, compétences évaluées non adaptées, dépossession de la correction, problèmes techniques… Ces évaluations ne constituent en rien une aide pertinente pour enseigner mais démontrent la volonté ministérielle de mettre au pas les enseignant-e-s.

C’est pour ces raisons que la fédération SUD éducation a appelé au refus de ces évaluations.

Et maintenant : ne faisons pas remonter les résultats !

Que les équipes aient refusé de les faire passer ou non, ou qu’elles aient adapté les modalités de passation, il est maintenant nécessaire de refuser l’uniformisation pédagogique et le contrôle permanent.

C’est dans la remontée des réponses que se dévoile le danger de ces évaluations. Derrière un discours prétendument scientifique, le ministre entend normer les pratiques pédagogiques. Les résultats ne serviront pas aux seuls élèves et à leurs enseignant·e·s, ils serviront, surtout, en novlangue, à “accompagner et piloter”. C’est-à-dire à contrôler davantage. On voit là le lien avec les animations pédagogiques présentées comme obligatoires et centrées sur les seuls “apprentissages fondamentaux”.

De plus rien ne sera anonyme puisque le portail de saisie des résultats des élèves fonctionne avec des codes identifiants assignés aux enseignant-e-s en lien avec ONDE (ex Base élève). Cette absence de protection des données sera renforcée par le fait que le stockage des données sera effectué par la société Amazon, en Irlande.

L’obsession de la « culture du résultat »

Les annonces gouvernementales récentes, par voie de presse, laissent par ailleurs présager le pire quant à l’utilisation qui sera faite de ces évaluations. Dans un contexte d’autonomisation accrue des établissements, on voit très bien quelle pourrait être l’utilité de telles évaluations : classer les établissements, les écoles et les équipes pédagogiques en fonction des résultats ! Loin d’être réservées à un usage interne, ces mesures participent au renforcement des inégalités territoriales en imposant progressivement une « culture du résultat » qui permettrait de distribuer les bons et les mauvais points aux équipes enseignantes :

• l’augmentation des postes à profil ;

• l’arbitraire et l’injustice des promotions ;

• la mise en place de la prime REP+ au mérite ;

• la mise en place au 1er trimestre 2019 d’une évaluation des établissements.

Contre cette vision managériale de l’école, SUD éducation revendique des moyens pour une école égalitaire et émancipatrice.

Pour le respect de la liberté pédagogique, nous revendiquons une formation continue, sur le temps de service, répondant aux besoins des personnels.

La fédération SUD éducation revendique la suppression de ces évaluations. SUD éducation appelle les enseignant·e·s du 1er degré à ne pas faire passer les évaluations et le cas échéant à ne pas faire remonter les résultats. Dans les conseils d’école et d’administration, dénonçons ces évaluations. SUD éducation s’engage à défendre les collègues. Déjà, dans plusieurs départements, des syndicats SUD éducation ont été à l’initiative d’appels unitaires.

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 18:20
Communiqué de la Fédération SUD éducation

 

SUD éducation participait le 13 septembre au groupe de travail du Ministère consacré aux personnels contractuels et la mise en œuvre de la loi Sauvadet. Cette réunion a été l’occasion de dresser le bilan de la loi Sauvadet dont le dispositif, censé “résorber la précarité” dans la fonction publique, vient de prendre fin après avoir été prorogé de 2 ans.

Force est de constater que l’objectif affiché est loin d’avoir été atteint. De l’aveu même de la Direction Générale des Ressources Humaines (DGRH), les résultats de ce plan de résorption de la précarité sont mitigés et le dispositif a connu un certain nombre de dysfonctionnements. Pour la plupart des organisations syndicales présentes, dont Sud Éducation, “Sauvadet” est clairement un échec.
Le nombre de personnels contractuels ne cesse d’augmenter dans l’Éducation Nationale, l’Enseignement Supérieur et la Recherche malgré la suppression des contrats aidés et le recours aux conventions de services civiques. Ils sont de plus en plus présents dans le 1er degré et suppléent à la baisse drastique des titulaires remplaçant-e-s comme aux suppressions de postes. On les trouve plus particulièrement affectés dans les lycées professionnels, dans les établissements d’éducation prioritaire ou dans le champ du handicap, alors que leur statut est précaire, mal rémunéré et soumis à l’arbitraire. Et leur nombre explose, en lien avec les financements sur projet, dans l’enseignement supérieur et la recherche pour atteindre près de 40% des effectifs.
Le dernier bilan de la Cour des comptes le montre : ce qui est en marche c’est une contractualisation du service public d’éducation, avec une augmentation de la CDIsation, mettant progressivement en concurrence deux catégories de personnels : les titulaires et les non-titulaires. Pourtant lorsque nous posons la question de l’après “Sauvadet”, des pistes envisagées pour sortir enfin de la précarité dans nos ministères ou même de l’utilisation qui pourrait être faite de ce bilan, l’administration ne peut nous répondre et affirme ne pas connaître les intentions du législateur en la matière.

Parce qu’aucun plan de lutte contre la précarité ne peut être efficace sans réelle volonté de recruter des titulaires à la hauteur des besoins, Sud Éducation revendique l’arrêt du recours aux personnels contractuels et la titularisation des personnels en place dans l’Éducation Nationale, l’Enseignement Supérieur et la Recherche et invite les personnels titulaires et non titulaires à défendre ensemble leurs intérêts en vue d’un statut unique.

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 10:52
Communiqué de la fédération SUD éducation
 

SUD éducation participait le 13 septembre au groupe de travail du Ministère consacré aux personnels contractuels et la mise en oeuvre de la loi Sauvadet. Cette réunion a été l’occasion de dresser le bilan de la loi Sauvadet dont le dispositif, censé “résorber la précarité” dans la fonction publique, vient de prendre fin après avoir été prorogé de 2 ans.
Force est de constater que l’objectif affiché est loin d’avoir été atteint. De l’aveu même de la Direction Générale des Ressources Humaines (DGRH), les résultats de ce plan de résorption de la précarité sont mitigés et le dispositif a connu un certain nombre de dysfonctionnements. Pour la plupart des organisations syndicales présentes, dont Sud Éducation, “Sauvadet” est clairement un échec.
Le nombre de personnels contractuels ne cesse d’augmenter dans l’Éducation Nationale, l’Enseignement Supérieur et la Recherche malgré la suppression des contrats aidés et le recours aux conventions de services civiques. Ils sont de plus en plus présents dans le 1er degré et suppléent à la baisse drastique des titulaires remplaçant-e-s comme aux suppressions de postes. On les trouve plus particulièrement affectés dans les lycées professionnels, dans les établissements d’éducation prioritaire ou dans le champ du handicap, alors que leur statut est précaire, mal rémunéré et soumis à l’arbitraire. Et leur nombre explose, en lien avec les financements sur projet, dans l’enseignement supérieur et la recherche pour atteindre près de 40% des effectifs.
Le dernier bilan de la Cour des comptes le montre : ce qui est en marche c’est une contractualisation du service public d’éducation, avec une augmentation de la CDIsation, mettant progressivement en concurrence deux catégories de personnels : les titulaires et les non-titulaires. Pourtant lorsque nous posons la question de l’après “Sauvadet”, des pistes envisagées pour sortir enfin de la précarité dans nos ministères ou même de l’utilisation qui pourrait être faite de ce bilan, l’administration ne peut nous répondre et affirme ne pas connaître les intentions du législateur en la matière.

Parce qu’aucun plan de lutte contre la précarité ne peut être efficace sans réelle volonté de recruter des titulaires à la hauteur des besoins, Sud Éducation revendique l’arrêt du recours aux personnels contractuels et la titularisation des personnels en place dans l’Éducation Nationale, l’Enseignement Supérieur et la Recherche et invite les personnels titulaires et non titulaires à défendre ensemble leurs intérêts en vue d’un statut unique.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 19:16

Déclaration de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires

Depuis quelques jours, le ministre se donne beaucoup de mal dans les médias pour tenter de nous faire croire que les 1 800 suppressions de postes dans l’éducation nationale annoncées au budget 2019 vont en fait profiter aux enseignant-e-s en augmentant notamment leur pouvoir d’achat. Pour cela, il reprend la rengaine du “travailler plus pour gagner plus”, annonçant notamment une baisse des cotisations sur les heures supplémentaires. Ces heures ne seront donc pas prises en compte dans leur totalité pour la retraite ou l’assurance-chômage, et ne constituent donc pas du salaire.

Plus grave, le ministre entend imposer une deuxième heure supplémentaire aux enseignant-e-s du second degré en fonction des besoins locaux. Il s’agit d’une énième attaque sur les statuts des personnels, qui touche directement leur temps de travail, et qui n’aura pour effet que d’épuiser les personnels et de porter atteinte à leurs conditions de travail.

Sur le terrain cela va se traduire par une augmentation des effectifs dans les classes et une surcharge de travail pour les enseignant-e-s et les personnels administratifs qui payent une fois de plus le prix des restructurations qui ne sont que des plans sociaux déguisés.

Qui peut croire comme le dit le ministre que ces suppressions de postes seront favorables aux conditions d’apprentissage des élèves et à réduire l’écart d’investissement de l’état entre le premier et le second degré.
Il ne s’agit que de redéploiement de moyens. La prétendue augmentation du pouvoir d’achat des enseignant-e-s n’est donc qu’un alibi de plus pour attaquer leurs droits et leurs conditions de travail, et rapprocher toujours plus le service public d’éducation des modes de management du monde de l’entreprise.
Pourtant la situation en cette deuxième rentrée du ministère Blanquer est loin d’être satisfaisante.

Nous constatons une fois de plus des dysfonctionnements sur lesquels nous avions pourtant alerté l’an dernier. Les mesures phares du ministère montrent leurs limites.
Dans le 1er degré les CP 100 % réussite se sont mis en œuvre au mépris des choix pédagogiques des conseils des maitres-s-es. Il semble que pour une partie de la hiérarchie la communication prime sur les conditions matérielles réelles dans lesquelles sont accueillis les élèves.
Une véritable politique éducative ne peut pas se contenter de prétendre mettre des moyens sur un ou deux niveaux de classe au détriment de tous les autres, notamment des dispositifs pédagogiques comme les plus de maitres-se-s que de classes ou des dispositifs d’aide comme les RASED qui ont pourtant fait leur preuve.

D’une injonction à l’autre, la mise en place à marche forcée des évaluations nationales qui n’ont pour autres buts que de classer les élèves et d’évaluer les écoles et les enseignant-e-s sont mal accueillies sur le terrain. Comment peut-on prétendre que des évaluations qui ne sont pas adaptées au niveau réel des élèves et dont la correction est soumise à un algorithme permettront de cerner les besoins des élèves ?
De qui se moque-t-on ? Comment prétendre personnaliser l’aide en classe, à partir de tests imposés d’en haut sans le consentement des équipes pédagogiques, avec des effectifs surchargés et un nombre de postes aux concours en chute libre (20% en moins dans l’ensemble des disciplines l’an dernier) ?

Pour SUD éducation, la seule façon de personnaliser l’aide aux élèves, c’est la diminution des effectifs par classe et donc l’augmentation du nombre de postes aux concours !
Par ailleurs ce mode correction numérisée laisse présager le pire quant à l’utilisation qui sera faite des données de ces évaluations. Dans un contexte d’autonomisation accrue des établissements, on voit très bien quelle pourrait être l’utilité de telles évaluations : classer les établissements, les écoles et les équipes pédagogiques en fonction des résultats ! Loin d’être réservées à un usage interne, ces mesures participent au renforcement des inégalités territoriales en imposant progressivement une « culture du résultat » qui permettrait de distribuer les bons et les mauvais points aux équipes enseignantes :
– la mise en place de la prime REP+ au mérite ;
– la mise en place au 1er trimestre 2019 d’une évaluation des établissements.
Pour SUD éducation, ces évaluations nationales sont incompatibles avec les valeurs et les pratiques d’une école égalitaire, émancipatrice et autogestionnaire que nous promouvons. C’est pourquoi la fédération Sud éducation revendique la suppression de ces évaluations et appelle les personnels à ne pas les faire passer.
L’école de ce gouvernement c’est une école du tri social, qui classe qui évalue pour exclure.

Les laissés pour compte de Parcoursup en font l’amère expérience.
De trop nombreux candidats à l’enseignement supérieur sont encore sur le bord de la route, et le ministère se montre incapable de fournir de chiffres. Si le ministère annonce fièrement 3 000 candidats sans affectation, la réalité est toute autre : ce sont encore plus de 47 000 lycéens ou étudiant-e-s qui sont bloqué-e-s dans le logiciel, sans aucune place dans l’enseignement supérieur. À cela s’ajoutent les 71 000 jeunes en attente et qui espèrent obtenir une meilleure affectation… et les 181 000 candidat-e-s qui ont définitivement quitté la plateforme, dont on ne sait pas ce qu’ils sont devenus. Définitivement, la sélection mise en œuvre par la loi ORE et Parcoursup a bien marché !
Sud Éducation et Solidaires continuent d’exiger l’arrêt de Parcoursup et l’abrogation de la loi ORE qui ne solutionnent en rien les difficultés de moyens des universités.

Le mépris de ce ministère envers les personnels est mal vécu par les équipes pédagogiques sur le terrain, les collègues n’ont pas digéré des modifications de programme publiées au BO du 26 juillet pour être appliquées au 1er septembre, ce dont nous vous avions pourtant averti dans cette même instance !
Ces ajustements de programmes que nous considérons comme réactionnaires, mettent davantage les personnels sous pression après seulement deux ans de mise en place des programmes de 2016, où la réforme s’était faite sur tous les niveaux en même temps. Il est temps que le ministère cesse de traiter les enseignant-e-s comme des personnels dont la seule fonction serait de suivre des injonctions ministérielles qui s’empilent en s’asseyant sur les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels.

Suppressions d’emplois, attaque sur les conditions de travail et les statuts, précarisation à tout va. Autant de raisons de dire stop à la politique de ce gouvernement, qui dans l’éducation comme ailleurs mène une politique de destruction des services publics. Le 9 octobre, par une grève interprofessionnelle, défendons un service public de qualité, le statut de fonctionnaire, nos conditions de travail, exigeons des augmentations de salaire. Remettons le progrès social au goût du jour.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 19:14

Au Conseil supérieur de l’éducation du 20 septembre, le Ministère a proposé de doubler le nombre de recteurs et de rectrices non titulaires de l’habilitation à diriger les recherches de 20 à 40%, après l’avoir fait passer de 10 à 20% l’année dernière. En faisant sauter peu à peu ce verrou, l’objectif est clair : permettre au Ministère de nommer qui il souhaite sur ces postes à responsabilités. Pas besoin de boule de cristal pour dire qui en bénéficiera : les proches du ministre et les personnalités issues du monde de l’entreprise, en clair les patron-ne-s. 
SUD éducation combat cette évolution qui vise à toujours plus promouvoir une haute fonction publique du copinage et des réseaux alors même que cela est déjà largement le cas. SUD éducation dénonce cette intrusion toujours plus grande du monde de l’entreprise dans le système éducatif.

SUD éducation a voté contre cette proposition au CSE, et continuera à combattre les attaques de la hiérarchie quelque soit son mode de nomination : issue du sérail, des réseaux de copinage ou du monde de l’entreprise. 

À cette vision hiérarchique et managériale du service public, SUD éducation oppose une conception autogestionnaire de l’école dans laquelle les décisions sont prises de manière horizontale.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 19:11

ne fuite au ministère a permis d’apprendre que l’intégralité des données produites par les évaluations nationales seront stockées et traitées par l’infrastructure de l’entreprise multinationale Amazon, en dehors du territoire et donc hors de portée des juridictions françaises.

Après la signature d’un “partenariat” avec Microsoft sous le précédent gouvernement, le ministre livre des données sensibles de toutes et tous les élèves qui passeront ces évaluations. Il prétend que les données sont anonymisées, mais elles sont corrélées avec l’adresse des écoles dans lesquelles elles sont passées. Nul doute qu’à l’instar d’autres multinationales qui proposent déjà ce type de dispositif, Amazon sera en mesure de proposer de nouveaux contrats lucratifs à l’Éducation Nationale à l’aide de toutes ces données livrées gracieusement par le ministère.

Il y a quelques mois, le Directeur du numérique pour l’éducation du ministère a été embauché par Amazon. Le pantouflage dans le privé porte manifestement ses fruits.

SUD éducation rappelle son opposition à ces évaluations nationales imposées par la hiérarchie et appelle les personnels à ne pas les faire passer.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 09:22
Public, privé : le 9 octobre, en grève et dans la rue, construisons le rapport de force !
Tout le matériel de mobilisation : appel intersyndical, tract, affichette, visuel

 

Suppressions d’emplois massives dans les services publics, baisses de salaire, statut détricoté, destruction des CHSCT, mise en place de la machine de tri social Parcoursup, réformes rétrogrades du système éducatif… Le gouvernement se lance dans une offensive d’ampleur. Le 9 octobre, à l’appel de Solidaires, la CGT, FO, construisons le rapport de force pour imposer le progrès social !

La fédération SUD éducation met à disposition des personnels tout le matériel pour mobiliser, et convaincre. Vous trouverez dans cet article l’appel intersyndical, le tract, l’affichette et un visuel de la fédération SUD éducation, ainsi que le matériel de l’Union syndicale Solidaires.

Vous trouverez :

  • ici l’appel intersyndical
  • ici tout le matériel de l’Union syndicale Solidaires
  • ci-dessous le tract, l’affichette et un visuel de la fédération SUD éducation
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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 08:14
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le 17 septembre dernier, le ministre Blanquer annonçait la suppression de 1800 postes dans l’éducation nationale.

Aujourd’hui, il apparaît que ce sont au moins 2600 postes qui seront supprimés.



 
Suppressions de postes à l’Éducation Nationale
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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 08:06
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le 17 septembre, le ministre Blanquer écrivait à une organisation syndicale pour lui annoncer que les enseignant-e-s du premier degré qui accepteraient de saisir les résultats des évaluations nationales imposées par le ministère bénéficieraient d’une réduction de 5 heures d’Activités Pédagogiques Complémentaires (APC).

Le 17 septembre, le ministre Blanquer écrivait à une organisation syndicale pour lui annoncer que les enseignant-e-s du premier degré qui accepteraient de saisir les résultats des évaluations nationales imposées par le ministère bénéficieraient d’une réduction de 5 heures d’Activités Pédagogiques Complémentaires (APC).

Le ministère montre la fragilité de sa position face aux refus des enseignant-e-s de faire passer ces évaluations. Il en est réduit à proposer un marché de dupes aux personnels.

En proposant une compensation dérisoire pour la quantité de travail requise par la saisie de ces évaluations, le Ministre ne répond pas aux critiques de fonds formulées à l’encontre de ces évaluations incompatibles avec les valeurs et les pratiques d’une école égalitaire, émancipatrice et autogestionnaire que nous promouvons.

La fédération Sud éducation revendique la suppression de ces évaluations et appelle les personnels à ne pas les faire passer.

Ces évaluations nationales ne sont pas obligatoires !

Le ministère a beaucoup communiqué sur ces évaluations, mais il n’a publié au Journal officiel aucune circulaire leur donnant un cadre formel. Il n’y a donc pas cadre réglementaire pour ces évaluations qui puissent les rendre obligatoires. Et non, un simple courrier du DASEN ou du ministère ne suffit pas !

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