27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 07:47

Communiqué de la fédération SUD éducation

La diffusion samedi 20 octobre d’une vidéo montrant une collègue de l’académie de Créteil braquée avec une arme factice a été suivie par la multiplication, sur twitter, de messages accompagnés du hashtag #pasdevague, jusqu’à atteindre 20 000 messages. La teneur de ces messages est régulièrement la même : les enseignant-e-s y racontent des incidents vécus avec des élèves, et l’inaction, le déni voire la culpabilisation de la hiérarchie face à leur souffrance.

Cette expression de la souffrance au travail a immédiatement trouvé une caisse de résonnance médiatique très forte. Et force est de constater que, malheureusement, les soutiens auto-proclamés à #pasdevague se trouvent largement du côté des forces les plus réactionnaires.

Le ministère a, dès le départ, multiplié les déclarations martiales. En parallèle, la récupération par la droite et l’extrême-droite ne s’est pas faite attendre, en reprochant au ministère et à l’institution son laxisme supposé. Le Rassemblement national est allé jusqu’à présenter le 25 octobre lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale 10 mesures contre “l’ensauvagement en milieu scolaire”. La fachosphère en profite axant sa propagande mortifère sur la stigmatisation des jeunes des quartiers populaires.

SUD éducation dénonce les récupérations politiques dont #pasdevague est l’objet. Nous refusons que l’extrême-droite fasse son miel de la souffrance au travail des enseignant-e-s.

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 11:03

 

A l'heure de #pasdevague : quelles revendications ?

Avec l’augmentation constante du nombre d’élèves dans le système scolaire ainsi que la diminution et la précarisation accrue des personnels dans l’Éducation nationale, les conditions de travail des personnels et d’étude des élèves ne peuvent pas s’améliorer ! Et Blanquer poursuit le projet de destruction de l’école publique et égalitaire.

LE CONSTAT

 25% de contrats précaires pour les personnels de l’Éducation nationale La réduction voire l’absence de formation des personnels
 La diminution des RASED qui prennent en charge les difficultés des élèves

 Le manque de personnels de santé (médecins, infirmières, psychologues) pour les personnels comme pour les élèves : il y a seulement un médecin pour .... 22 0000 agent-e-s dans l’Éducation nationale

 La disparition annoncée des CHSCT déjà en difficulté pour agir

 Des réponses sécuritaires contre les élèves et autoritaires contre les personnels en cas de problème ou de difficulté

 Une fuite des moyens vers l’éducation privée, financée par les impôts
Sans surprise, le ministère ne veut #pasdevague et ne propose comme solution que l’interdiction du portable

et des sanctions qui ne résoudront pas, s’il fallait le préciser, un problème beaucoup plus vaste de moyens.

C’est pour cela que SUD éducation continue à revendiquer haut et fort pour une école démocratique, émancipatrice et égalitaire :

  • la titularisation immédiate et sans condition des précaires

  • la création de tous les postes nécessaires et la diminution des effectifs par classe

  • une formation initiale et continue adaptée pour tous les personnels

  • un RASED complet par groupe scolaire et un-e enseignant-e supplémentaire pour cinq classes

    dans le 1er degré

  • la création d’une médecine de prévention digne de ce nom

  • la mise en place et un réel suivi des registres de santé et de sécurité au travail

  • la transformation des Commissions d’hygiène et sécurité dans les EPLE en véritables CHSCT et la

    création de CHSCT de circonscriptions dans le 1er degré et dans les services de 50 agent-e-s.

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 07:55

Vous cherchez des arguments pour convaincre vos collègues de votez SUD Education aux élections professionnelles?

Cette BD, et la vidéo ci-dessous sont faites pour vous!

Et merci à SUD Champagne -Ardenne et 66-11 pour le partage de cette BD et de cette vidéo. 

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 16:48
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Lundi 1er octobre, le ministre Blanquer annonçait commander un rapport dont la conclusion était déjà écrite : saborder l’éducation prioritaire. Ce mercredi 17 octobre, la Cour des comptes rend opportunément un rapport qui incite lui aussi à son torpillage.

La Cour des comptes envisage le remplacement des dispositifs REP/REP+ par des « établissements publics de réseau », regroupant écoles et lycées, qui concluraient des « contrats » avec le rectorat. Évidemment, la Cour exige que le recours aux postes à profils soit élargi et normalisé.
La rémunération au mérite, en fonction de « l’investissement individuel et à l’implication au sein des équipes pédagogiques » constitue une attaque de plus contre le statut des enseignant-e-s qui vise à mettre en place la concurrence de chacun-e contre tou-te-s.

Enfin, la Cour des comptes envisage d’intégrer entièrement les établissements privés à carte scolaire.
Le rapport prétend que magiquement, en remplaçant les dispositifs d’éducation prioritaire par le management, et en attaquant de front le statut des enseignant-e-s, on verra le développement de « pédagogies innovantes », alors même que Blanquer, soutenu par la Cour des comptes, impose des évaluations standardisées et dépourvues de sens aux enseignant-e-s en vue de promouvoir sa conception réactionnaire de l’enseignement.

SUD éducation revendique le maintien des dispositifs d’éducation prioritaire, et des recrutements massifs d’enseignant-e-s, de CPE, d’AED titulaires à la hauteur des besoins.
 
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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 11:00

Un syndicat SUD éducation a averti la fédération SUD éducation que dans son académie, le rectorat projetait de ne pas envoyer la notice de vote aux AED et AESH. Cette situation risque de se reproduire dans d’autres académies. Vous trouverez ci-dessous et en pièce jointe le communiqué de la fédération SUD éducation.

Un syndicat SUD éducation a averti la fédération SUD éducation que dans son académie, le rectorat projetait de ne pas envoyer la notice de vote aux AED et AESH. Cette situation risque de se reproduire dans d’autres académies.

SUD éducation rappelle que : 
→ L’envoi des notices aux AED et aux AESH, et au-delà à l’ensemble des électeurs-trices en CCP (Commissions consultatives paritaires), est obligatoire
→ un dispositif spécifique pour le NUMEN à destination des AED et AESH, et au-delà à l’ensemble des électeurs-trices en CCP, est impératif

Pour SUD éducation, cette situation intolérable montre bien le peu de cas que fait l’administration du droit de vote des personnels précaires. En multipliant les entraves contre l’exercice effectif de leur droit à choisir leurs représentant-e-s du personnel, l’administration montre qu’elle les considère comme des sous-salarié-e-s.

SUD éducation exige que les rectorats transmettent les notices de vote à l’ensemble des personnels précaires, comme pour tous les autres. SUD éducation revendique l’égalité des droits entre personnels titulaires et non-titulaires, ce qui ne sera atteint qu’avec la titularisation sans conditions de toutes et tous les précaires.

Communiqué de la fédération SUD éducation
mercredi 17 octobre 2018

 

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 19:16

1) Point sur les Maitres d’Accueil Temporaires (MAT). 80 demandes, 64 personnes retenues.

Les personnes non retenues ne l’ont pas été car à temps partiel sur leur classe. La DSDEN ne souhaite pas imposer aux enseignant-es qui font les compléments de service la présence d’un-e stagiaire.

Certains MAT seront aussi tuteurs - tutrices de PES.

2) Formation continue :

Sur les 215 candidatures individuelles 206 personnes obtiennent un stage. La remarque est faite que trop peu d’enseignant-es s’emparent de plan de formation. Plusieurs hypothèses sont levées : manque d’intérêt pour les formations proposées, découragement après plusieurs années sans obtenir de stage, et manque d’habitude pour ce type de démarche.

Les résultats devraient être transmis sous peu.

3) Rendez-vous de carrière

Nous avons la liste des personnes éligibles pour un rendez-vous de carrière pour la campagne 2018-2019 ainsi que la liste des appréciations finales pour la campagne précédente.

Pour toute information, n’hésitez pas à nous contacter, par mail de préférence...

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 19:09

Cet entretien nous a permis d’aborder plusieurs sujets :

- les modifications des programmes en juillet

- les évaluations nationales CP et CE1

- les exigences des IEN en ce qui concerne les remontées des APC

- la disparition des EVS, les contrats précaires AVS, AESH

- l’augmentation des tâches des directrices et des directeurs (exemple : l’obligation de déclarer chaque sortie hors des murs de l’école)

- Les RIS qui ne peuvent plus être déduites de n’importe quelle animation pédagogique

- le PPCR

- La carte scolaire

- la convention ruralité.

 

Bref, beaucoup de sujets ont été discutés, et ce fut pour nous, à chaque fois l’occasion de rappeler nos valeurs syndicales :

La titularisation de tous les personnels précaires pour un accompagnement stable et de qualité des enfants en situation de handicap, la fin des avancées de carrière au « mérite », qui mettent en concurrence les enseignant-es et renforcent le pouvoir des supérieurs hiérarchiques, la fin des évaluations nationales, qui comme à chaque fois deviennent des instruments de propagande aux mains des politiciens, la liberté pédagogique de chaque enseignant-e, et bien d’autres valeurs qui nous réunissent que vous pouvez lire régulièrement sur notre site Internet ou via nos lettres hebdomadaires.

 

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16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 19:16

Le ministère communique à l’envi depuis ce lundi sur les résultats des évaluations nationales, alors même qu’elles n’avaient pas toutes été saisies sur une plateforme dysfonctionnelle. Ces évaluations mettraient en évidence l’échec en mathématiques et en français des élèves de début de CP.

Ainsi, le ministre explique que 28 % des élèves ne connaissent pas encore toutes les lettres de l’alphabet. C’est pourtant parfaitement normal : l’apprentissage de l’alphabet est au programme de… CP. Les élèves de maternelles se concentrent sur la phonologie.

Ainsi, ces évaluations sont conçues pour mettre les élèves en difficulté, en exigeant d’eux la maîtrise de notions qui ne seront maîtrisées qu’à la fin de l’année scolaire.

Ces évaluations ont un but bien précis : jeter l’opprobre sur les enseignant-e-s et les recherches en matière de pédagogie. Le ministre Blanquer prétend s’appuyer sur la méthode scientifique, mais ne fait que distiller une conception réactionnaire de l’enseignement.

SUD éducation dénonce cette mascarade, et appellera les personnels à ne pas remplir les évaluations de milieu d’année de CP et de CE1.
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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 19:45

SUD éducation a été destinataire du projet de loi Blanquer sur l’école qui prétend “rétablir l’école de la confiance”.

Pour SUD éducation, chacune des dispositions de cette loi s’inscrit dans la continuité de la politique à la fois libérale et réactionnaire de ce ministère.

Ainsi, rendre obligatoire la scolarité dès trois ans (alors que la scolarisation des enfants entre 3 et 6 ans est déjà supérieure à 97%) ne constitue pas qu’un affichage démagogique. Il s’agit aussi de faire un cadeau de plus au privé : l’État augmentera en conséquence sa subvention versée par les communes aux écoles maternelles privées.

Le Ministre poursuit dans son obsession de l’évaluation à tous crins : il instaure une nouvelle instance bureaucratique, supposée évaluer “en toute indépendance” l’organisation scolaire, mais qui est “placée auprès du Ministre de l’Éducation Nationale”.

Les ESPEE sont réformées pour devenir des “Instituts Nationaux Supérieurs du Professorat”, avec pour conséquence une reprise en main autoritaire par le Ministre de la formation des enseignant-e-s. Les directeurs et directrices des instituts de formation seront désormais plus désigné-e-s par leurs pairs, mais par le ministre lui-même.

Le ministre prépare le terrain à une attaque frontale contre les statuts des CPE : le projet prévoit que ce statut particulier puisse être modifié simplement après avoir consulté le Conseil Supérieur de la Fonction Publique.

Enfin, le gouvernement sera autorisé à légiférer par ordonnance sur l’organisation territoriale de l’Éducation nationale. L’objectif poursuivi par le ministre est la destruction du service public d’enseignement unifié sur tout le territoire, au profit d’une mise en adéquation de la formation avec les besoins exprimés par le patronat.

SUD éducation dénonce ce projet de loi, qui oscille entre affichage facile, reprise en main autoritaire, et servilité à l’égard du patronat.
La fédération SUD éducation s’engagera pour une mobilisation des personnels contre ce projet de loi.
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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 19:42

La situation des Accompagnant-e-s des Élèves en Situation de Handicap (AESH) au regard du droit syndical est absurde.

Les AESH sont représenté-e-s dans les commissions consultatives paritaires (CCP) qui sont obligatoirement consultées sur les décisions individuelles de licenciement et les sanctions disciplinaires. La CCP est composée de l’administration et de représentant-e-s des personnels, désignés après les élections professionnelles (tous les 4 ans). Mais les Auxiliaires de Vie Scolaire embauché-e-s en contrat aidé (CUI-CAE) ne disposent pas de ce type d’instance représentative. Salarié-e-s de droit privé, ils et elles dépendent du conseil de Prud’hommes pour l’ensemble des conflits liés au travail.

Le ministère accorde le droit aux réunions d’information syndicale, mais refuse arbitrairement que les AVS en CUI bénéficient d’une décharge syndicale mais les Aesh peuvent en bénéficier.

Les AESH sont ainsi considéré-e-s comme relevant du droit public ou du droit privé selon ce qui arrange le ministère.

Face au refus du ministère d’appliquer les textes, la fédération SUD éducation a décidé de porter l’affaire devant le tribunal administratif.

L’enjeu est de taille : en effet, si l’Éducation nationale refuse aux agent-e-s en contrat de droit privé d’exercer pleinement leurs droits syndicaux comme leurs collègues titulaires ou en contrat de droit public, elle se trouvera dans l’obligation de leur octroyer l’ensemble des droits afférents à la représentativité syndicale dans le droit privé, conformément au code du travail pour permettre à ces salarié-e-s de bénéficier des mêmes droits !

SUD éducation revendique la titularisation de tou-te-s les précaires de l’Éducation, l’arrêt du recours aux contrats précaire, notamment de droit privé. SUD éducation revendique l’égalité des droits entre les personnels, ce qui passe par les mêmes droits syndicaux pour toutes et tous !
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