6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 17:56

Nous nous retrouvons ce jour pour les ajustements de rentrée. Nous étions convoqués le 30 août alors même que la rentrée n’avait pas eu lieu. L’année dernière, il nous a été répété à de multiples reprises qu’un comptage des élèves le jour de la rentrée permettrait d’ajuster au mieux. Or, comme à son habitude, l’administration, non seulement ne respecte pas les engagements pris, mais en plus continue de décider seule ; faisant fi des conditions de travail des élèves et des enseignants ainsi que du travail de terrain des syndicats. Nous sommes scandalisés par ces façons de faire.

SUD éducation refuse de travailler dans ces conditions. Nous continuerons de participer à ces instances pour pouvoir informer nos collègues et défendre la cause de toutes et tous mais nous refusons de « collaborer » avec une administration si peu respectueuse de notre travail.

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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 06:55
Communiqué intersyndical

 

L’intersyndicale CGT Éduc’action - SNUEP FSU – SNEP FSU – SNALC – SUD Éducation – SNCL –SIES FAEN - CNT se félicite du succès des mobilisations du 27 septembre et du 9 octobre. Le succès de ces deux premières journées de mobilisation montre le profond rejet de la réforme par les PLP. Le niveau de mobilisation est d’autant plus impressionnant que le ministère n’a révélé son projet réglementaire de grilles horaires qu’à partir du 24 septembre, laissant aux organisations syndicales un délai très court pour informer, échanger avec la profession. Ces mobilisations ont d’ores-et-déjà contraint le Ministre à des premiers reculs !

Lors du Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) qui s’est tenu ce mercredi 10 octobre 2018, le Ministre a modifié ces projets de grilles de la façon suivante :

En Bac Pro : 0,5 heure hebdomadaire d’accompagnement personnalisé sont transférées vers les sciences physiques ou la LV2 ; le coefficient de calcul des volumes complémentaires « heures profs » passe de 12,5 à 13,5.

En CAP : le volume horaire élèves augmente d’une heure en première année : 0,5 heure en EPS et 0,5 heure en accompagnement personnalisé.

Ces avancées sont largement insuffisantes et ne permettent pas de compenser notamment les pertes en LV2 et en sciences physiques. L’augmentation du volume complémentaire sera rognée par les dispositifs pluridisciplinaires et n’améliorera pas les dédoublements notamment dans l’enseignement général. En CAP, la suppression de 4 semaines de cours pour les élèves les plus fragiles est une aberration… Cette réforme est toujours inacceptable.

L’intersyndicale a proposé au CSE des amendements pour augmenter les moyens de dédoublements dans toutes les disciplines, rétablir les volumes horaires disciplinaires, sortir la co-intervention des grilles horaires. L’administration a refusé de prendre en compte ces propositions.

Le projet du Ministre a été rejeté par le CSE. L’intersyndicale a proposé un amendement demandant le report de la réforme d’un an pour permettre de réelles discussions. Cet amendement a été très largement approuvé par le CSE, l’administration refuse pourtant d’en tenir compte et imposera cette réforme dès septembre 2019.

L’intersyndicale s’oppose aux familles de métiers qui vont générer une déspécialisation, un appauvrissement de la qualité de la formation professionnelle, et entraîneront des suppressions de postes. Ces projets de regroupement sont menés à marche forcée sans échange avec les enseignant·es de matières professionnelles.
L’intersyndicale s’engage à poser dans le courant de la semaine prochaine un calendrier d’actions pour obtenir le retrait de cette réforme. La mobilisation pour la défense de la voie professionnelle doit se mener dans le cadre unitaire le plus large possible.

CGT Éduc’action - SNUEP FSU – SNEP FSU – SNALC – SUD Éducation – SNCL –SIES FAEN - CNT

Montreuil, le 10 octobre 2018.

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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 06:52
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

La fédération SUD éducation a découvert avec étonnement les propositions du Cerpep ( Centre d’Études et de Recherches sur les Partenariats avec les Entreprises et les Professions) qui offre aux personnels de l’Éducation nationale la possibilité de faire des stages en entreprise jusqu’à 5 jours ! Au menu, la possibilité “de découvrir des métiers, des pistes d’orientation pour les élèves”, “d’approfondir leurs compétences disciplinaires”, mais aussi “d’offrir un accompagnement en management pour les postes des personnels d’encadrement.”

Les personnels rencontrent des difficultés pour obtenir des remplaçant-e-s et pour obtenir nos absences syndicales de droit mais par contre l’administration autorise des absences de 5 jours pour découvrir et nous s’imprégner du monde de l’entreprise. De même, la formation continue des personnels est sans cesse réduite à peau de chagrin.

Manifestement, le ministère a le sens des priorités : rien pour le droit syndical, rien pour la formation continue, tout pour l’entreprise. 

La fédération SUD éducation dénonce cette énième intrusion du patronat dans le monde éducatif, et réaffirme avec force son slogan toujours actuel : “l’éducation n’est pas une entreprise, l’école n’est pas une marchandise !”
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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 06:49
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

La situation des Accompagnant-e-s des Élèves en Situation de Handicap (AESH) au regard du droit syndical est absurde.

Les AESH sont représenté-e-s dans les commissions consultatives paritaires (CCP) qui sont obligatoirement consultées sur les décisions individuelles de licenciement et les sanctions disciplinaires. La CCP est composée de l’administration et de représentant-e-s des personnels, désignés après les élections professionnelles (tous les 4 ans). Mais les Auxiliaires de Vie Scolaire embauché-e-s en contrat aidé (CUI-CAE) ne disposent pas de ce type d’instance représentative. Salarié-e-s de droit privé, ils et elles dépendent du conseil de Prud’hommes pour l’ensemble des conflits liés au travail.

Le ministère accorde le droit aux réunions d’information syndicale, mais refuse arbitrairement les AESH bénéficient d’une décharge syndicale.
Les AESH sont ainsi considéré-e-s comme relevant du droit public ou du droit privé selon ce qui arrange le ministère.

Face au refus du ministère d’appliquer les textes, la fédération SUD éducation a décidé de porter l’affaire devant le tribunal administratif.

L’enjeu est de taille : en effet, si l’Éducation nationale refuse aux agent-e-s en contrat de droit privé d’exercer pleinement leurs droits syndicaux comme leurs collègues titulaires ou en contrat de droit public, elle se trouvera dans l’obligation de leur octroyer l’ensemble des droits afférents à la représentativité syndicale dans le droit privé, conformément au code du travail pour permettre à ces salarié-e-s de bénéficier des mêmes droits !

SUD éducation revendique la titularisation de tou-te-s les précaires de l’Éducation, l’arrêt du recours aux contrats précaires, notamment de droit privé. SUD éducation revendique l’égalité des droits entre les personnels, ce qui passe par les mêmes droits syndicaux pour toutes et tous !
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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 06:40
Communiqué de la fédération SUD éducation
 

La fédération SUD éducation a découvert avec étonnement les propositions du Cerpep ( Centre d’Études et de Recherches sur les Partenariats avec les Entreprises et les Professions) qui offre aux personnels de l’Éducation nationale la possibilité de faire des stages en entreprise jusqu’à 5 jours ! Au menu, la possibilité “de découvrir des métiers, des pistes d’orientation pour les élèves”, “d’approfondir leurs compétences disciplinaires”, mais aussi “d’offrir un accompagnement en management pour les postes des personnels d’encadrement.”

Les personnels rencontrent des difficultés pour obtenir des remplaçant-e-s et pour obtenir nos absences syndicales de droit mais par contre l’administration autorise des absences de 5 jours pour découvrir et nous s’imprégner du monde de l’entreprise. De même, la formation continue des personnels est sans cesse réduite à peau de chagrin.

Manifestement, le ministère a le sens des priorités : rien pour le droit syndical, rien pour la formation continue, tout pour l’entreprise. 

La fédération SUD éducation dénonce cette énième intrusion du patronat dans le monde éducatif, et réaffirme avec force son slogan toujours actuel : “l’éducation n’est pas une entreprise, l’école n’est pas une marchandise !”
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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 19:18

Blanquer empile actuellement ses réformes malheureusement cohérentes. Avec la mise en œuvre de Parcoursup, la casse du service public d’orientation, la réforme des lycées (professionnel, général et technologique), et la remise en cause des pédagogies coopératives, une seule et même logique : un projet d’école libéral et réactionnaire pour renforcer le tri social dévolu à l’école et placer les élèves sur le marché du travail. Afin de mettre au pas les personnels, ce sont toujours les mêmes solutions : casser les statuts et développer la précarité et le management à l’école. Face à ce rouleau compresseur, une nécessité : la mobilisation de tous les personnels, de la maternelle à l’université !

Vous trouverez ci-contre un 4 pages de la fédération SUD éducation à diffuser largement, de la maternelle à l’université.

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 19:16

Face à la destruction des statuts et des droits, mobilisons-nous !

 

Depuis le mois de février, le gouvernement multiplie les annonces visant à la destruction du statut des fonctionnaires en général, et des enseignant-e-s en particulier, dans le cadre du plan Action publique 2022. Durant l’été, un communiqué publié le 2 août, puis différentes interventions médiatiques sont venues préciser les choses. À l’occasion de la rentrée, SUD éducation fait le point sur les annonces gouvernementales.

L’ensemble des annonces reste très cohérent et… très inquiétant : il s’agit d’individualiser les carrières, de renforcer la concurrence entre personnels, de développer encore le management à l’école. Disons-le d’emblée : SUD éducation combat en bloc les évolutions imposées par le gouvernement. Notre slogan, « l’école n’est pas une entreprise », n’a jamais été autant d’actualité !

1. Vers une mobilité sur profil

Le ministère de l’Action et des comptes publics a engagé depuis le printemps une vaste mascarade sous la forme d’une prétendue « négociation » avec les organisations syndicales, dont Solidaires Fonction publique. Parmi les annonces, on trouve celle de la suppression des commissions administratives paritaires. Cela aura notamment une conséquence particulièrement inquiétante : les mutations ne seront plus examinées en commission paritaire, au moyen d’un barème transparent et connu de tous les personnels. À la place, la recette est toute trouvée : la gestion par les « managers publics », et en particulier le recrutement direct par les chefs d’établissement.

Dans le communiqué du 2 août, puis dans des interviews données à la fin de l’été, le ministère annonce en parallèle « développer significativement les postes à profil ». Des exemples sont donnés : « professeur particulièrement expérimenté en REP+, conseiller principal d’éducation pour encadrer un projet d’internat ». Cela entre dans la même logique : passer d’un système de mutations réglées par un barème à une mobilité sur profil, avec un recrutement direct avec CV et lettre de motivation, comme dans l’enseignement privé.

2. Vers une rémunération au mérite

La rémunération au mérite est un des volets du plan Cap 2022 pour l’ensemble de la fonction publique. Elle a commencé à être déclinée pour les enseignant-e-s avec l’annonce le 2 juillet, par le ministre Blanquer, de la prime de 3000 euros en REP+. Cette prime comprendra une part fixe de 1000 euros et une part modulable liée aux résultats des élèves. SUD éducation a immédiatement dénoncé la mise en place de cette prime.

Cette obsession entre en résonance avec celle du ministre pour l’évaluation. Les évaluations nationales de début CP, mi-CP, début 6e et début de 2nde générale ont été ou sont en passe d’être mises en place. Et plus inquiétant, le communiqué du 2 août annonce que « pour assurer une évaluation régulière et transparente des établissements scolaires, une instance d’évaluation sera créée par voie législative au 1er trimestre 2019 ». Quel meilleur moyen pour déterminer le « mérite » des enseignant-e-s que les notes de leurs élèves ?

Relevons enfin que cette rémunération au mérite va de pair avec un recul salarial pour les personnels de l’éducation. Le retour du gel du point d’indice et du jour de carences, déjà mis en oeuvre, s’accompagne de la seule promesse du recours accru aux heures supplémentaires, exonérées qui plus est des cotisations salariales. En période d’inflation, cela signifie tout simplement… une baisse du salaire réel.

3. Vers la casse du concours

Le gouvernement a annoncé dans son communiqué du 2 août vouloir « revoir la place du concours ». Concrètement, d’après une réponse adressée à la Cour des comptes début juin par les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche, il s’agit d’avancer l’épreuve d’admissibilité au niveau licence, sans donner de précision sur les épreuves d’admission. L’objectif semble être de faire évoluer le recrutement des enseignant-e-s du modèle du concours vers le modèle de l’examen suivi d’un recrutement direct par la hiérarchie immédiate. Cela entrerait en cohérence avec la suppression des commissions paritaires et le développement de la « gestion des ressources humaines de proximité », que le gouvernement vante tant par ailleurs.

Mobilité sur profil, rémunération au mérite, casse du concours : nul besoin finalement de la création d’un nouveau corps pour exploser les statuts. C’est ce qu’a compris le gouvernement en annonçant l’abandon de ce projet de création d’un nouveau corps préconisé initialement par la commission Cap 2022 : il s’agit d’une manœuvre tactique pour mieux faire avaler la pilule.

La fédération SUD éducation dénonce en bloc les projets du gouvernement et appelle les personnels à construire une mobilisation d’ampleur.

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 19:13

À quelques jours de la rentrée universitaire, seulement 60% des candidat-e-s à l’entrée dans le supérieur ont accepté de façon définitive une offre de Parcoursup. Les inscriptions en BTS et classes préparatoires s’achèvent aujourd’hui, modifiant le calendrier initial en cours de route. 
Les candidat-e-s qui quittent Parcoursup sont chaque jour plus nombreus.e.s, ils et elles sont aujourd’hui 167 286.
Voici ce que l’on peut affirmer. Pour le reste, les chiffres donnés quotidiennement par le ministère n’offrent aucune transparence et suscitent de nombreuses interrogations. Ils ne sont pas suffisamment précis pour permettre une analyse de la procédure et le choix de leur présentation semble vouloir masquer la réalité :
sur les 167 286 ayant quitté la plateforme, combien d’élèves n’ont pas obtenu leur bac ? Où vont les autres ? Dans le privé ? Abandonnent-ils et elles, découragé-e-s, la poursuite d’études dans le supérieur ?
Qui sont les 45 384 « inactifs » ? Subissent-ils les effets pervers de la machine à broyer de Parcoursup qui fait abstraction de leur existence. Parmi eux, combien sont-ils à avoir reçu au moins une proposition qui ne soit pas “En Attente” ou “Non”. Ne sont-ils pas tout simplement en train d’espérer que leur place en liste d’attente leur permette enfin de pouvoir accepter une proposition ? Ils sont qualifiés d’“inactifs” par le ministère, alors qu’ils étaient considérés comme “en attente” avant le 22 juillet.
Ils et elles sont donc 14 670 + 45 384 = 60 054 candidat-e-s à n’avoir toujours pas reçu de proposition d’affectation.
Sur les 584 709 ayant accepté une proposition, seul-e-s 497 809 l’ont définitivement acceptée et 86 900 l’ont acceptée mais attendent d’autres vœux.
Comment ces 146 954 jeunes vont-ils/elles pouvoir s’organiser pour trouver un logement ? Combien seront-ils/elles sans affectation en septembre ?
La lenteur de ce dispositif bloque aussi bien les étudiant-e-s que les établissements d’enseignement supérieur : 
- Les étudiant-e-s sont pour beaucoup sans réelles perspectives claires et se retrouvent bloqué-e-s dans leur recherche de logement.- Les établissements sont paralysées dans leur fonctionnement puisqu’ils ignorent le nombre d’étudiant-e-s qu’ils accueilleront à la rentrée.On ne connaît pas le résultat final de Parcoursup mais on sait déjà que le gouvernement a réussi à mettre en place la sélection à l’université en réduisant le taux d’entrée dans le supérieur. Au lieu d’investir sur l’avenir, le gouvernement choisit de réduire le nombre d’étudiant-e-s et de faire quelques économies en sacrifiant la jeunesse.
SUD éducation partage les craintes et soutient l’enquête lancée par le défenseur des droits sur de possibles discriminations engendrées par Parcoursup.

SUD éducation revendique : 
- une transparence sur le fonctionnement des algorithmes de sélection utilisés par Parcoursup 
- une communication sur les modalités de sélection des établissements 
- une communication sur les chiffres actuels d’affectation et de non-affectation des ancien-nes lycéen.ne.s dans chaque académie 
- la fin de la sélection à l’Université et la possibilité pour les bachielier-e-s d’accéder à la formation supérieure de leur choix 
- un plan d’urgence pour l’enseignement supérieur et la recherche, financé à hauteur de 3 milliards d’euros par an sur dix ans, permettant la construction d’établissements et l’embauche de personnels titulaires, à hauteur de 5 000 créations de postes par an.

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 19:12

11 syndicats ont quitté le CSE le 12 juillet

Ce 12 juillet, le Ministère de l’Éducation Nationale présentait au Conseil Supérieur de l’Éducation une énième modification en profondeur des programmes scolaires de mathématiques, français, enseignement moral et civique. Les précédents programmes n’ont été enseignés que durant deux années scolaires.

Ce ministère ne fait aucun cas des conditions de travail des personnels, qui devraient de bonne grâce accepter de revoir en profondeur, pendant leurs congés d’été et sans aucune anticipation possible la structuration de leur enseignement.

Qui plus est, l’objectif assumé de ces nouveaux programmes d’enseignement est de remplacer la construction des savoirs par l’instruction. Cette conception passéiste de l’enseignement, inefficace et autoritaire, est typique d’un projet d’école foncièrement réactionnaire.

Pour ces raisons, et face au refus de l’administration d’accepter le report de l’examen de ces textes à une date ultérieure, SUD éducation, Solidaires, la FSU, la CGT éduc’action l’AEI-UNSA, l’UNSA éducation, le SE-UNSA, la FNEC-FP-FO, la FCPE, l’UNEF, la SGL ont décidé de quitter la séance.

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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 17:58

SUD éducation a pris connaissance des annonces ministérielles concernant “l’École inclusive”. SUD éducation défend une école ouverte à toutes et tous les élèves. L’école inclusive doit être réellement mise en œuvre, et nous sommes loin du compte.

Pour SUD éducation, les annonces du ministère sont très insuffisantes sur plusieurs points :

Les moyens alloués dont se gargarise le ministère sont très en-deçà des besoins. Les créations d’emplois annoncées ne permettront pas un encadrement suffisant : de nombreux enfants en situation de handicap ne trouveront pas les moyens d’être accueillis correctement à l’école cette année encore.

Les postes d’accompagnant-e-s sont toujours précaires et mal rémunérés. SUD éducation revendique la titularisation immédiate et sans condition des personnels AVS et AESH.

Rien n’est dit sur les effectifs des classes qui accueillent les élèves en situation de handicap. La réduction du nombre d’élèves par classe doit être une priorité pour favoriser l’intégration. Pour cela, les élèves d’ULIS doivent y avoir une place en étant compté-e-s dans les effectifs.

Mettre en place une école inclusive demande une évolution des pratiques professionnelles et pédagogiques, qui passe par une amélioration des conditions de travail. SUD éducation revendique la mise en œuvre d’un temps de concertation et de suivi des élèves et d’une véritable formation continue pour tous les personnels, le tout intégré dans le temps de service.

La prise en compte des besoins particuliers des élèves nécessite le redéploiement des RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté).

Sud revendique une ESPE qui se donne les moyens de former les futur-e-s enseignant-e-s aux pratiques pédagogiques favorables à l’école inclusive pour tous et toutes

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