11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 17:21

Pour la scolarisation des mineur-e-s et des jeunes migrant-e-s !

Des évacuations qui n’ont rien d’humanitaire

Le 24 octobre 2016, les forces de l’ordre évacuaient 6 500 migrant-e-s de la « jungle » de Calais. Le 4 novembre, c’étaient 3 852 migrant-e-s qui étaient évacué-e-s de leur campement à Stalingrad à Paris. Contrairement à ce que le gouvernement tente de faire croire, cette opération des forces de l’ordre n’a rien d’« humanitaire ». Les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) ne sont que des solutions transitoires et des campements de fortune se reconstituent systématiquement. Aucune politique n’a été mise en œuvre pour accueillir dignement les migrant-e-s et leur garantir des droits auxquels tout être humain devrait avoir accès : être logé, avoir un travail et un revenu, avoir accès à la santé et à l’éducation.

La fédération SUD éducation dénonce l’absence de solutions pérennes de logement, l’absence de prise en charge des mineur-e-s et jeunes isolé-e-s, la mise en concurrence inhumaine et scandaleuse des personnes accueillies, l’incitation à la dissuasion des demandeurs et demandeuses d’asile dans leurs démarches, l’incitation à la dénonciation, au fichage et au flicage.

Pour l’accueil et l’accompagnement des migrant-e-s

Chaque jour, des milliers de femmes, hommes et enfants sont sur les chemins de l’exil, fuyant dictatures, crises, pauvreté et guerres. Face à ces personnes qui tentent de trouver refuge au péril de leur vie, nos États s’érigent en forteresse. Ils ont pourtant les moyens d’un accueil digne et ils ont leur part de responsabilité dans ces situations de crises politiques et environnementales.

Entre janvier et septembre 2016, 47 000 migrant-e-s ont demandé l’asile à la France, ce chiffre est minime pour un pays qui compte 66 millions d’habitant-e-s et 35 585 communes !

L’accueil et l’accompagnement des migrant-e-s, sans distinction ni discrimination, doit être une priorité. Notre pays doit mettre en œuvre une vraie politique sociale d’accueil et de régularisation des migrant-e-s.

Pour la scolarisation de tou-te-s les jeunes migrant-e-s !

L’Education nationale doit respecter le droit à la scolarisation de tou-te-s les jeunes migrant-e-s. Aujourd’hui, il manque des milliers de places en classe d’accueil pour scolariser tou-te-s les jeunes. Certain-e-s attendent plus de 9 mois pour obtenir une place dans une classe d’accueil en collège.

Les jeunes migrant-e-s sont les premières victimes du budget insuffisant alloué à l’éducation puisqu’ils et elles se voient refuser l’entrée à l’école en arrivant en France. Refuser de scolariser des jeunes dès leur arrivée en France, c’est bafouer leurs droits.

Ne détournons pas le regard, agissons collectivement, exprimons notre solidarité !

Chaque jour, nous pouvons constater les conditions de vie totalement indignes des migrant-e-s, chaque jour nous entendons les discours racistes et fascistes à leur égard.

Ne cédons pas aux discours démagogiques et haineux.

Créons des solidarités concrètes avec les migrant-e-s, participons à toutes les actions pour exiger :

- la scolarisation de toutes et tous les mineurs et jeunes migrant-e-s, par tous les moyens possibles (motions, courriers aux rectorats, grèves, manifestations) ;

- des logements pour toutes et tous ;

- l’accès aux soins et à la culture pour toutes et tous ;

- la fermeture des centres de rétention ;

- des papiers pour toutes et tous ;

- l’ouverture des frontières aux personnes, la liberté de circulation et d’installation.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 16:37

Priorité à l’éducation

Priorité à l’évaluation

Sélection condensée de l’actualité syndicale, le Panneau Syndical SUD éducation est destiné à l’affichage en format A3 ou à l’impression sous forme de tract en A4.

Au sommaire du numéro 33 :

Priorité à l’éducation Priorité à l’évaluation

- Education prioritaire : ultimatum pour le 3 janvier !

- Livret scolaire numérique

- Evaluation : signons la pétition !

Education prioritaire : ultimatum pour le 3 janvier !

Une lutte qui grandit

La ministre avait annoncé son intention d’exclure les lycées de l’éducation prioritaire à partir de la rentrée 2017. Depuis plusieurs mois, la mobilisation se développe autour de l’appel Touche pas à ma ZEP et de ses collectifs. Elle a pris un caractère national avec le succès des grèves du 17 novembre et 29 novembre. Pour la première fois, au-delà des soutiens intersyndicaux régionaux, une intersyndicale nationale Snes-Snuep-Snep-Fo-Cgt-Sud appelait à la grève.

Le ministère pris en défaut

Après avoir nié le problème la ministre a fini par prolonger jusqu’en 2019 les indemnités, puis a sauvegardé les bonifications pour les seuls personnels en poste avant 2015, avant d’annoncer 450 postes pour la seule rentrée 2017. Ces reculs partiels montrent qu’il est possible de gagner sur les revendications des personnels. Mais on est loin du compte et les effets d’annonce ne trompent personne !

Des revendications qui doivent être satisfaites

Une carte élargie de l’éducation prioritaire et un label sur des critères nationaux et transparents, des moyens pérennes et des droits pour tou-te-s, des postes et des seuils d’effectifs contraignants : SUD éducation renouvelle son soutien aux revendications de ce mouvement et à la décision des AG d’un ultimatum à la ministre. Sans engagement répondant aux revendications, la grève sera reconductible à partir du 3 janvier !

Livret scolaire numérique

Formatage des pratiques pédagogiques, fichage des élèves, surcharge de travail pour les enseignant-e-s. Le livret scolaire unique numérique (LSUN) est imposé à marche forcée avec de nombreux problèmes techniques aux effets chronophages. Nous ne voulons pas de cette école numérique qui marchandise l’école et sert à engraisser des multinationales en assurant le fichage et la traçabilité des populations. Ni mise en œuvre progressive, ni suspension : abrogation du Livret scolaire numérique !

Evaluation : signons la pétition !

Les décrets sur l’évaluation des enseignant-e-s et les carrières ont été votés au Comité Technique Ministériel du 07/12 avec les voix de la FSU, de l’UNSA et du SGEN-CFDT. Cette réforme accroît le poids de la hiérarchie, maintient l’inspection-sanction et introduit une « gestion des ressources humaines » issue de l’entreprise. Contre les régressions, pour la déconnexion entre évaluation et carrières, signez sur notre site la pétition « Nous ne sommes pas des ressources humaines ! »

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 15:25
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 14:59

Il est parfois difficile d’obtenir certaines statistiques dans l’Education Nationale.
Un récent rapport du Sénat dévoile l’évolution des démissions sur les 4 dernières années.

Force est de constater que le taux de démission triple pour les enseignant-e-s du premier degré et double pour le second degré entre 2012 et 2016, que cela soit pour les stagiaires ou pour les titulaires.

Pour SUD éducation, cette évolution n’est que le symptôme d’une dégradation des conditions de travail sans précédent dans l’Education Nationale, pour tous les personnels et de l’imposition des contre-réformes successives.

Il est urgent de se mobiliser pour contrer ces régressions et exiger de nouveaux droits.

JPEG - 115 ko

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 10:58

C'est maintenant !

Nous vous mettons ici la circulaire et la notice d'explication. N'oubliez pas de nous envoyer votre fiche de suivi!

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 10:54

Les lycées de l’éducation prioritaire en lutte

Une lutte en voie d’élargissement

L’appel des lycées en lutte contre la disparition des dispositifs de l’Éducation prioritaire en 2017

Lancée en mai par plusieurs lycées généraux, technologiques et professionnels, la mobilisation regroupe désormais des dizaines d’établissements qui ont signé l’appel « Touche pas à ma ZEP » dans les académies d’Aix­ Marseille, Amiens, Créteil, Grenoble, Montpellier, Nancy­ Metz, Orléans­-Tours, Toulouse et Versailles. La mobilisation continue de s’amplifier, avec des taux de grévistes de plus de 80% dans certains établissements, et un appel à la grève nationale le 17 novembre.

De Sarcelles à Marseille en passant par Drancy ou Dreux :

TOUTES ET TOUS EN GREVE JEUDI 17 NOVEMBRE !
POUR UNE CARTE ELARGIE ET UN VERITABLE STATUT DES LYCEES relevant de l’EDUCATION PRIORITAIRE

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 10:49

Un casier scolaire patronal, une standardisation des pratiques, une surcharge de travail

À la suite des changements de programmes pour l’école primaire et le collège et dans le cadre d’une pseudo réforme de « l’évaluation » pour les élèves, le ministère a décidé d’imposer, en remplacement du Livret Personnel de Compétences, un Livret Scolaire Universel Numérique (LSUN) pour les cycles 2, 3 et 4. Sa mise en œuvre doit se faire dès l’année scolaire 2016/2017.

Simplification des outils d’évaluation ?

Ce LSUN est censé répondre, d’après le ministère, à la nécessité de simplifier les outils de suivi des élèves en les uniformisant sur l’ensemble du territoire pour les rendre plus lisibles et accessibles aux familles, qui pourraient ainsi enfin comprendre ce que font leurs enfants à l’école et ce sur quoi ils sont évalués.

Il regroupe deux éléments distincts qui sont néanmoins indissociables : le Livret Personnel de Compétences (les bulletins de fin de cycle) et les bulletins scolaires périodiques (trimestriels ou bi trimestriels). Le LPC regroupe un peu plus d’une quarantaine d’items regroupés en 7 ou 8 domaines. Les bulletins scolaires périodiques regroupent les différentes compétences et « sous-compétences » travaillées correspondant aux différents domaines répertoriés dans les programmes officiels. Compte tenu de la complexité du LSUN et du nombre d’items à évaluer qu’il contient, pour la lisibilité et la simplification pour les familles, on repassera.

Uniformisation et formatage des pratiques

Ce nombre très important d’items renvoie à une vision morcelée des apprentissages qui ne permet pas d’aider les élèves à progresser et n’aide pas à donner du sens aux apprentissages. Ce LSUN n’est pas un outil de bilan qui ferait état des progrès et évolutions des élèves mais une « attestation » de mise en conformité des enseignant-e-s avec les programmes et injonctions institutionnelles. Des artifices pour faire accroire en cochant des cases que l’école remplit bien sa mission.

La suite de l'article ici :

http://www.sudeducation.org/Contre-le-livret-scolaire.html

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 19:39

Les enseignant(e)s sont des fainéant(e)s, c’est bien connu. En tous cas, c’est ce que les grands médias nous assènent depuis des décennies. Mais comment et quand le temps de travail des enseignants a-t-il été défini ?

La réponse à cette question est difficile à trouver : le décret de loi date du 25 mai 1950 ! A cette époque, la loi encadrait le temps travail dans la société française en le soumettant à un maximum de 45 heures par semaines. Il fut décidé que :

Pour faire classe, les institutrices et les instituteurs avaient nécessairement besoin d’un temps de préparation des séquences, ainsi que d’un temps consacré aux corrections des travaux de leurs élèves. On jugea que quarante minutes pouvaient être attribuées à ces tâches pour chaque heure de classe, et le temps de classe fut par conséquent fixé à 27h, pour un temps hors la classe égal à 18h, et une durée totale de travail égale à 45h. Depuis 2008, le temps de classe a été réduit à 24h, auxquelles il faut ajouter 3h hebdomadaires d'obligations diverses (activités pédagogiques complémentaires, animations pédagogiques obligatoires, conseils d'école, etc...), précisées par une circulaire en 2013.

Dans le secondaire, les professeur(e)s certifié(e)s (travaillant alors en collège ou avec des classes de seconde) étaient soumis aux mêmes contraintes, préparations et corrections étant encore plus conséquentes, au vu du niveau d’enseignement. On jugea qu’une heure et demie pouvait être attribuée à ces tâches pour chaque heure de classe, et le temps de classe fut par conséquent fixé à 18h, pour un temps hors la classe égal à 27h, et une durée totale de travail égale à 45h.

La même logique s’appliquait aux professeur(e)s agrégé(e)s (travaillant alors avec des classes de première ou terminale). On jugea que deux heures pouvaient être attribuées à ces tâches pour chaque heure de classe et le temps de classe fut fixé à 15h pour un temps hors la classe égal à 30h, et une durée totale de travail toujours égale à 45h.

La même logique encore s’appliquait aux enseignant(e)s du supérieur, avec un temps de classe encore plus réduit, compte-tenu du temps encore augmenté à consacrer aux préparations et aux corrections.

Ces dispositions sont encore en vigueur 66 ans plus tard, à l’heure où le temps de travail en France est pourtant encadré par la loi et défini à 35 heures hebdomadaires ! L’outil numérique a certes permis une évolution des pratiques, mais toutes les enquêtes montrent clairement que la surcharge de travail, due à de multiples paramètres, s’est généralisée chez les enseignant(e)s, qui consacrent en moyenne un peu plus de 44 heures par semaine à leur emploi ! Soit quasiment les 45 heures initiales !

Sous couvert de politiques d’austérité menées par les gouvernements néo-libéraux successifs, justifiées par des « crises » régulières qui permettent de ne pas les remettre en question, c’est bien, une fois encore, la fonction publique qui est ainsi dégradée, et l’éducation des enfants remisée au second plan.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 20:39

Aux hommes certifiés, le jury de CAPES reconnaissant ... ou le sexisme ordinaire dans l’éducation nationale

Le rapport 2016 du CAPES de Lettres, signé par le président du jury M. Laudet, offre un nouvel exemple de sexisme ordinaire et de dépréciation de toutes celles qui exercent le métier d’enseignante.

Que lit-on en effet à la deuxième page de ce rapport ? Pour se féliciter de la progression des candidats et des admis hommes au CAPES de Lettres, le président du jury croit bon d’écrire :« La proportion des garçons au CAPES de lettres s’améliore significativement, ce qui est un symptôme d’attractivité nouvelle pour le métier de professeur de Lettres. Enseigner les lettres n’est pas une spécificité féminine et nos élèves ont besoin de l’expérimenter au quotidien. Ils y gagneront incontestablement, les garçons entre autres, et la présence accrue d’hommes pour enseigner les Lettres contribuera à affiner l’image parfois dégradée qu’ils ont de la discipline. Pour qui est légitimement soucieux de parité, c’est là une tendance vraiment encourageante. »

Ces quelques lignes sont particulièrement insultantes pour les enseignantes du secondaire, et symptomatiques de la dévalorisation et de la culpabilisation que le système patriarcal fait peser sur les femmes.

C’est un fait : le métier d’enseignant-e est largement féminisé (65% de femmes parmi les professeur-e-s du secondaire). C’est un fait aussi : notre métier est aujourd’hui dévalorisé, moins attractif. Mais quel tour de passe-passe misogyne de rendre les femmes responsables de cette dévalorisation ! C’est parce que le métier est aujourd’hui dévalorisé qu’il est féminisé, et non pas l’inverse ! C’est en effet une constante du système de domination patriarcal : aux hommes les fonctions de prestige, de pouvoir, aux femmes les fonctions subalternes et moins reconnues. Si notre métier est dévalorisé, c’est que la place de l’école, du savoir et de l’enseignant-e est méprisée. Donc plutôt que de prendre l’effet pour la cause et d’imputer à tort la dévalorisation du métier à sa féminisation les membres du jury du CAPES devraient plutôt se soucier des conditions d’exercice de plus en plus difficiles de notre métier, qui sont la véritable cause de son attractivité en berne !

L'article dans son ensemble ici: http://www.sudeducation.org/Sexisme-dans-l-education-nationale.html

 

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 20:38

Le ministère a amendé son projet et en a retiré l’obligation de fournir une auto-évaluation que nous avions dénoncée comme pathogène et immanquablement hypocrite. Mais l’essentiel du projet initial reste et nos raisons de nous y opposer demeurent.

SUD éducation se bat pour la suppression du système actuel d’évaluation, basé sur l’inspection-notation, mais nous combattons aussi celui que projette le ministère pour le remplacer, basé sur l’entretien professionnel.

L’inspection-sanction est maintenue :

  • les quatre « rendez-vous de carrière » commenceront tous par une inspection en classe, suivie d’un entretien avec l’inspecteur/trice ;
  • l’évaluation pourra déboucher sur une accélération de carrière… ou pas. Seuls 30% des enseignant-e-s pourraient bénéficier de cette accélération, 70% restant sur le carreau. La date de l’accès à la hors classe et l’accès ou non à la classe exceptionnelle dépendront ainsi de ces évaluations.

Les compétences évaluées relèveront en partie de dimensions comportementales. La hiérarchie pourra ainsi entre autre s’assurer de la bonne application des réformes.

Dans le second degré, des compétences pédagogiques seront évaluées par le/la chef-fe d’établissement, qui produira en dix lignes une évaluation du niveau des enseignant-e-s.

SUD éducation réaffirme son opposition à ce projet et revendique une évaluation purement formative et coopérative, complètement déconnectée des rémunérations et de l’évolution des carrières, qui doit être la même pour tou-te-s. Imposons la réduction du temps de service des enseignant-e-s devant élèves pour permettre la concertation des équipes et les échanges pédagogiques entre collègues !

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61