16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 09:11

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires

L’Union syndicale Solidaires exprime sa profonde tristesse et sa solidarité avec toutes les victimes des attentats qui ont secoué Paris et Saint Denis hier soir, avec leurs familles, leurs collègues, leurs ami-es.

Elle salue le courage de toutes les personnes, fonctionnaires, agents des services publics, membres de la sécurité civile qui sont intervenues et ont porté les secours.

Le mouvement syndical est un instrument de la démocratie et de la lutte collective pour une société d’égalité, de justice sociale et de paix. Notre combat contre tous les fascismes et pour la transformation sociale prend tout son sens après une telle horreur.

L’Union syndicale Solidaires participera à l’expression de la solidarité aux victimes. Elle reste attentive aux évolutions de la situation et fera front avec l’ensemble des mouvements sociaux pour résister au piège de la terreur mais aussi restera vigilante à toute restriction des libertés publiques dans un contexte national et international qui n’a fait que s’aggraver depuis les attentats de janvier.

Nous rejetons toute stigmatisation d’une partie de la population pour son origine ou sa religion, toute intolérance religieuse, et nous continuerons à combattre des attitudes ou des politiques de ce type dans les entreprises, les services et dans la société de manière générale.

Des vraies solutions pour la paix et la justice sociale sont nécessaires.

Paris, le 14 novembre 2015

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 15:45

Votre arrivée, monsieur le recteur, se fait dans une période très inquiétante pour l’académie de Caen. En effet, les chiffres des effectifs de la rentrée 2015 sont alarmants. Au-delà de la baisse démographique, le départ en nombre des élèves du public vers le privé se poursuit inexorablement. D’après les chiffres fournis, que l’on pourra commenter lors de la présentation des différents tableaux, l’augmentation du nombre d’élèves dans l’enseignement privé se fait au détriment de l’enseignement public notamment dans les écoles maternelles, primaires et en sixième de collège. La réforme des rythmes scolaires, est la cause de cet exode inéluctable. Après l'application depuis deux ans, de cette réforme dans le premier degré, les collèges sont à leur tour touchés. Les élèves parti-es vers le privé continuent leur scolarité dans ce secteur. L’inégalité face à la mise en place de cette réforme entre le privé et le public en est la raison. C’est une école à deux vitesses qui a pour conséquence de détruire le système scolaire national. C’est une volonté, affichée par le gouvernement ultra-libéral socialiste.


Nous craignons fortement que la réforme du collège impacte directement cette fois-ci les collèges publics qui se verront vidés de leurs élèves au détriment des collèges du privé. Ceux-ci seront-ils obligés ou non de d'appliquer cette réforme ?

Dans les lycées, la volonté de détourner les élèves du lycée professionnel continue. Il n’est absolument pas tenu compte du désir des élèves de s’orienter vers ce type de formation. La destruction de l’enseignement professionnel sous statut scolaire continue sous la volonté conjointe de la Région socialiste et du Rectorat. La place de l’apprentissage est grandissante alors que la formation initiale sous statut scolaire est garante d’une formation professionnelle qui se veut émancipatrice pour les jeunes et libérée des intérêts limités de l'économie capitaliste.


En ce qui concerne les classes post-bac, une chute importante du nombre d’étudiants et d'étudiantes est à noter dans le public alors qu’une forte augmentation se fait dans le privé. La politique de la Région de favoriser l’ouverture de sections post-bac dans le privé plutôt que dans le public en est l'explication.


Comme si cela ne suffisait pas, vous annoncez la fermeture de 3 CIO. SUD Éducation réaffirme la nécessité et la spécificité des services d’orientation de l’éducation nationale. Des CIO dans l’Éducation Nationale avec des COP qui interviennent en priorité auprès des publics scolaires (ce qui induit une reconnaissance de la différenciation des publics de l’orientation tout au long de la vie), qui contribuent à la réussite éducative et à la réflexion sur les procédures d’orientation et d’affectation scolaire, voilà de quoi servir d’appui pour la défense d’un vrai maillage territorial des CIO et de l’action des COP auprès des publics scolaires. La première question qui se pose est celle du nombre de ces personnels et de celui des CIO dans lesquels ils exercent. Une réelle avancée en terme de métier et d’apport au public qu’ils accompagnent passe par un recrutement important pour arriver à un ratio d’un COP pour 400 élèves du 2nd degré, une gestion collégiale des CIO (nous refusons tout renforcement du rôle du directeur) et le maintien de l’organisation actuelle du temps de travail.


Ensuite, nous condamnons fermement la baisse de salaire qui impacte les AESH par « l'harmonisation par le bas » décidée par les services du rectorat en amont de la rentrée. C'est une approche sociale indigne pour des salarié-e-s qui vont perdre 1 à 2% de leur revenu alors que la grande majorité subit un temps partiel imposé donnant droit à un salaire de 670€ !


Car si le sigle change, la précarité demeure le quotidien des AESH. L’État, en l’occurrence, salarie des milliers de personnels sous les seuils de pauvreté.


C'est pourquoi, la journée de mobilisation du 4 novembre dernier posait deux axes pour qu'enfin, le métier d'AESH, reconnu de grande utilité sociale, aille vers la professionnalisation, comme l'inscrivait le rapport Komitès dans son introduction.


Nous exigeons :

  • la titularisation des actuel-les AESH qui, bien souvent se sont formé-es par leurs propres moyens et à leurs frais. Nous rappelons également que leur professionnalisme a largement favorisé la scolarisation des élèves handicapé-es.
  • que les missions d'AESH soient uniquement effectuées dans le cadre d'emplois statutaires.
  • l'ouverture de discussions pour leur intégration dans un corps de la Fonction publique.

Enfin, si nous devions retenir deux données apparues sur le bilan social, Monsieur le Recteur, nous retiendrions celles qui montrent que le service public d’Éducation académique fonctionne avec 14 % de personnels précaires et que les femmes globalement sont rémunérées 10 % de moins que leurs homologues masculins. Ces deux données prouvent à quel point le chantier est encore long pour aboutir à un système éducatif non sexiste et fonctionnant exclusivement avec des fonctionnaires d’État.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:13
  • Ventilation de la dotation pour l’année scolaire 2015/2016 : 326 heures avaient été réservées pour ajustements. La majorité a été attribuée aux établissements dont les chefs d’établissement en avaient fait la demande. Il reste 23,60 h. 2h seront attribuées au correspondant sécurité routière et d’autres demandes sont d’ores et déjà en cours.

    • Les IMP sont attribuées en priorité pour financer la coordination EPS au sein des établissements ainsi que le réseau informatique … Cependant le chef d’établissement peut faire une demande supplémentaire qui lui permettra de transformer des HSA en IMP.

    • Les syndicats se demandent si cela ne pose un problème d’éthique puisque ces heures pourraient être des heures d’enseignement. Par ailleurs il est demandé s’il serait possible que ces heures soient attribuées plus tôt. L’administration répond que cette année, les directives sont arrivées tard mais que pour la prochaine rentrée la dotation globale horaire sera accompagnée de la dotation IMP. Une réserve d’ajustements sera conservée et les chefs d’établissement pourront faire une demande pour obtenir plus si besoin.

    • La demande devra-t-elle être faite tous les ans ? Réponse de l’admin. : oui.

  • Questions diverses :

    • 132 IMP ont été accordées.

    • Les syndicats demandent comment s’explique une baisse importante de la DGH pour certains établissements. L’admin. répond qu’elle est liée à une baisse importante d’effectifs. Au collège F Truffaud à Argentan, pour une baisse d’1 élève seulement, 23 heures de moins sont attribuées ! L’admin. répond qu’il s’agit d’une question de seuil.

    • Les syndicats demandent à l’administration de fournir un tableau de ventilation des heures réservées (23,6 – 2).

    • Constat et regret des syndicats : l’Education nationale n’a pas profité de la baisse démographique pour permettre de meilleures conditions de travail tant pour les enseignants que pour les élèves.

    • Combien de postes de maitre-formateur cette année sur l’Orne : 17 dont 12 attribués à des IMF.

    • Quand le conseil de formation continue se mettra-t-il en place ? Normalement, au cours du premier trimestre 2016.

    • Poste maitre E à Flers non pourvu : poste mis sur la brigade mais personne à « mettre dessus ». Pourquoi ne pas recourir à la liste complémentaire, comme c’est le cas dans de nombreux départements. L’admin. répond que le recteur s’y oppose.

    • Indemnités péri éducatives : il y avait cette année une enveloppe de 802 heures, le critère étant d’1/2 IPE par heure effectuée.

    • Nombre d’ETP sur le département : entre 1 247 et 1249.

    • Part variable de l’ex-prime ECLAIR : 21 375 euros (125/250/500 au prorata du temps de service et selon les critères nationaux).

    • Elèves ASH second degré : 137 élèves ULIS collèges / 20 élèves en lycée professionnel / 469 en SEGPA)

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:13
  • Evolution du nombre de postes : Nous constatons une évolution inquiétante du nombre de postes dans les collèges avec la situation la pire de ces dix dernières années.

  • Clip contre le harcèlement à l’école : Nous sommes scandalisé-es par cette représentation caricaturale d’un autre âge de l’école qui reprend tous les clichés les plus éculés et ceci à des fins soit disant pédagogiques. Ce film, financé et sponsorisé par Disney, représente un enfant en situation de harcèlement dans une classe, sous le nez d’une enseignante représentée sous les traits d’une sorte de cerbère autoritaire et malveillante, qui, à défaut de leur adresser la parole, éructe sur les élèves en écrivant de façon incompréhensible sur le tableau. Le tout en ne voyant absolument rien de la situation de détresse dans laquelle se trouve l’élève. Pire, elle le rappelle à l’ordre parce qu’il semble ne pas écouter. A la fin du film, c’est une fille de la classe qui propose de l’aide au garçon harcelé et qui lui dit qu’ils vont trouver des solutions. Une fois de plus, nous constatons que pour masquer les enjeux réels de la politique qu’il mène, le ministère, toujours prompt à alimenter la défiance envers les enseignant-es, n’hésite pas, avec une certaine complaisance, à caricaturer leur travail en ignorant la réalité de l’école et la diversité de leurs pratiques pédagogiques. Pire dans ce clip, il fait des enseignant-es les responsables de situations dans lesquelles les élèves se trouvent en danger. C’est parfaitement inacceptable ! Alors que les effectifs augmentent dans les classes et qu’il y a de moins en moins d’adultes pour encadrer les élèves ; alors que l’enseignement spécialisé a été décimé et que les RASED sont en voie de disparition ; alors que les missions des psychologues scolaires ont été multipliées dans le cadre des pôles ressources et ne sont pratiquement plus en mesure d’assurer leur mission de prévention ; alors qu’il manque des infirmières, des médecins, des assistant-es sociaux, le ministère préfère donner des gages aux réactionnaires et partisan-es d’une école conservatrice tout en finançant sa propagande grâce à une entreprise privée dont on peut sincèrement douter de la légitimité en matière éducative, plutôt que de donner de réels moyens à l’école. Les clichés éculés que véhicule ce film sont incompatibles avec les valeurs et les pratiques d’une école égalitaire, émancipatrice et autogestionnaire que nous revendiquons. Nous demandons à ce que ce film ne soit pas diffusé et soit retiré des sites institutionnels.

  • Précarité : Mercredi 4 novembre 2015, certaines organisations syndicales dont SUD Education ont organisé une journée nationale de mobilisation en faveur des personnels qui accompagnent les élèves en situation en handicap (AESH). A cette occasion, l'intersyndicale a été reçue au ministère de l’Éducation nationale. Elle a rappelé le fait que nous étions loin de la « professionnalisation » annoncée ceci d'autant plus que ce qui est proposé n'est pas dans un cadre statutaire de la Fonction publique. L'intersyndicale a demandé la mise en place d'emplois de titulaires dans le cadre d’un corps de la Fonction publique. Concernant les personnels AVS en contrat CUI, Le ministère annonce une augmentation de 10 000 CUI en septembre 2015 ce qui porte à 58 000 le nombre de ces personnels ! L'intersyndicale a rappelé qu'elle considérait que cette utilisation massive de contrats aidés, donc de personnels très précaires, n'était pas acceptable. Ces contrats ne sont pas adaptés pour ces missions pérennes.

  • Livret scolaire numérique : A la suite des changements de programmes pour l'école primaire et le collège, le ministère a décidé d'engager une nouvelle réforme de l'évaluation en mettant en œuvre un livret scolaire numérique pour les cycles 2, 3 et 4. Ce livret s’inscrit dans la même logique que le LPC mais en bien pire, puisqu’il intègre dans une même application : le livret de compétences du socle commun et les bulletins périodiques des élèves avec également des éléments de suivi des élèves en difficulté (PAP, PPRE, suivi RASED ou à besoins particuliers (ULIS, UPE2A …). Il n’a rien d’un « outil pédagogique au service du suivi personnalisé des élèves », mais participe de la constitution d’un véritable casier scolaire, au service de la normalisation et du profilage des élèves, chère à cette société néolibérale, pour qui seul ce qui est quantifiable et mesurable compte. C’est pourquoi SUD éducation considère que ce livret scolaire n’est ni plus ni moins qu’un nouvel instrument de fichage et de flicage ET pour les élèves ET pour les enseignant-es, avec de surcroît une absence totale de garanties quant à la maîtrise de l’utilisation par les usager-es de ces données.

  • En conclusion, SUD Education, tout comme un bon nombre d’enseignants d’ailleurs, est bien pessimiste quant à l’avenir de l’enseignement.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 06:53

Nous sommes scandalisé-es par cette représentation caricaturale d’un autre âge de l’école qui reprend tous les clichés les plus éculés et ceci à des fins soit disant pédagogiques.

A l’occasion du lancement ce jour de sa campagne contre le harcèlement à l’école, le ministère de l’éducation nationale propose une série d’outils à destination des enfants et des enseignant-es.

Un clip financé et sponsorisé par Disney

Parmi ces outils dit « pédagogiques », un clip qui se veut un support pédagogique mais qui est aussi destiné à être diffusé dans les médias.

Ce film financé et sponsorisé par Disney, représente un enfant en situation de harcèlement dans une classe, sous le nez d’une enseignante représentée sous les traits d’une sorte de cerbère autoritaire et malveillante, qui à défaut de leur adresser la parole, éructe sur les élèves en écrivant de façon incompréhensible sur le tableau. Le tout en ne voyant absolument rien de la situation de détresse dans laquelle se trouve l’élève. Pire, elle le rappelle à l’ordre parce qu’il semble ne pas écouter. A la fin du film, c’est une fille de la classe qui propose de l’aide au garçon harcelé et qui lui dit qu’ils vont trouver des solutions.

Une représentation caricaturale de l’école et des enseignant-es !

Nous sommes scandalisé-es par cette représentation caricaturale d’un autre âge de l’école qui reprend tous les clichés les plus éculés et ceci à des fins soit disant pédagogiques.

Nous demandons à ce que ce film ne soit pas diffusé et soit retiré des sites institutionnels.

Une fois de plus, nous constatons que pour masquer les enjeux réels de la politique qu’il mène, le ministère toujours prompt à alimenter la défiance envers les enseignant-es, n’hésite pas, avec une certaine complaisance, à caricaturer leur travail en ignorant la réalité de l’école et la diversité de leurs pratiques pédagogiques.

Pire dans ce clip, il fait des enseignant-es les responsables de situations dans lesquelles les élèves se trouvent en danger. C’est parfaitement inacceptable !

►Alors que les effectifs augmentent dans les classes, qu’il y a des moins en moins d’adultes pour encadrer les élèves.

►Alors que l’enseignement spécialisé a été décimé et que les RASED sont en voie de disparition.

►Alors que les missions des psychologues scolaires ont été multipliées dans le cadre des pôles ressources et ne sont pratiquement plus en mesure d’assurer leur mission de prévention.

► Alors qu’il manque des infirmières, des médecins, des assistant-es sociaux, etc.

Des gages aux réactionnaires et aux conservateurs !

Le ministère préfère donner des gages aux réactionnaires et partisan-es d’une école conservatrice tout en finançant sa propagande grâce à une entreprise privée dont on peut sincèrement douter de la légitimité en matière éducative, plutôt que de donner de réels moyens à l’école.

Les clichés éculés que véhicule ce film sont incompatibles avec les valeurs et les pratiques d’une école égalitaire, émancipatrice et autogestionnaire que nous revendiquons.

Opposé aux orientations proposées par la refondation de l’école qui servent toujours les mêmes intérêts, SUD éducation revendique une école égalitaire et émancipatrice qui s’inscrit dans un projet de société solidaire, démocratique, débarrassée des inégalités.
C’est pourquoi SUD éducation agit pour que se construise un rapport de force afin d’imposer une autre école, dans une autre sociét
é.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 06:51
Communiqué de presse Journée nationale de mobilisation des personnels AESH

Mercredi 4 novembre 2015, les organisations syndicales FERC-CGT, SUD-Éducation, FNEC-FP-FO et FAEN ont organisé une journée nationale de mobilisation en faveur des personnels qui accompagnent les élèves en situation en handicap (AESH). A cette occasion, plusieurs rassemblements ont été organisés (Rennes, Toulouse, Clermont-Ferrand...), d’autres le seront dans les prochains jours (Perpignan, Dijon...). Localement, des sections syndicales de la FSU, du SE-UNSA, du SGEN-CFDT et de la CNT se sont jointes à l’action.

A cette occasion, l’intersyndicale FERC-CGT, SUD éducation, FNEC-FP-FO et FAEN a été reçue au ministère de l’Éducation nationale.

L’intersyndicale a rappelé le fait que nous étions loin de la « professionnalisation » annoncée, ceci d’autant plus que ce qui est proposé n’est pas dans un cadre statutaire de la Fonction publique. L’intersyndicale a demandé la mise en place d’emplois de titulaires dans le cadre d’un corps de la Fonction publique. Le ministère s’appuie sur la création d’un diplôme (publication annoncée pour décembre 2015) et d’une formation pour justifier la « professionnalisation ».

Concernant les personnels AVS en contrat CUI, le ministère annonce une augmentation de 10000 CUI en septembre 2015 ce qui porte à 58 000 le nombre de ces personnels ! L’intersyndicale a rappelé qu’elle considérait que cette utilisation massive de contrats aidés, donc de personnels très précaires, n’était pas acceptable. Ces contrats ne sont pas adaptés pour ces missions pérennes (d’ailleurs les modulations dans les contrats, qui sont en réalité une annualisation, le montrent). Concernant les milliers de personnels qui se retrouvent au chômage car ayant 2 ans d’ancienneté comme CUI et qui ne peuvent pas prétendre à un CDD AESH faute de budget, la seule annonce du ministère est la création de 350 équivalents temps plein en 2015 et 350 en 2016, bref une goutte d’eau !
L’intersyndicale a soulevé l’incohérence d’un système où un métier pérenne est assumé par des personnels précaires, qu’ils soient en CUI ou en CDD/CDI AESH. Le ministère s’est contenté d’envisager hypothétiquement une augmentation du nombre de personnels en CDD/CDI AESH... une hypothèse, rien de plus.

L’intersyndicale a demandé la généralisation des CDD de 3 ans, pour permettre aux salariés d’avoir une perspective de carrière, et assurer aux élèves en situation de handicap un suivi cohérent à leur accompagnement. Le ministère s’est dit favorable à cela, mais pas avant le deuxième contrat. Le ministère s’est engagé à faire une note en ce sens aux Rectorats.

Les organisations syndicales FERC-CGT, SUD éducation, FNEC-FP-FO et FAEN attendent des actes pour permettre une véritable sortie de la précarité de ces personnels indispensables.

Elles appellent à l’organisation d’Assemblées Générales unitaires dans les départements et les académies pour discuter des suites des actions en faveur des personnels AESH.

Paris, le 6 novembre 2015

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 11:45

Promotions

N'hésitez pas à nous contacter pour savoir si vous avez été promu.

Formation continue

Des stages sont encore incomplets, vous avez la possibilité de vous y inscrire jusqu'au 4 novembre.

Animations pédagogiques

les dates devraient être connues début novembre, et fin novembre pour M@gistère

divers

Les indemnités pour les stages de remise à niveau, les indemnités des Maitres Accueil Temporaires et des PEMF seront versées sur le salaire du mois de novembre.

PES

Le Directeur Académique a rappelé que les visites faites aux PES étaient des visites d'aides, et ce, jusqu'en avril. Des consignes ont été données aux formateurs et conseillers pédagogiques pour aller en ce sens.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 11:38

L'avancement des professeurs des écoles et la formation continue... Voici deux sujets au cœur de nos revendications. C'est donc pour nous, une fois de plus, l'occasion de rappeler notre profond désaccord avec les pratiques actuelles.

Commençons par l'avancement. Il est, encore et toujours dépendant de la note d'inspection, pratique on ne peut plus rétrograde et infantilisante.

Ce pose la question, et je cite : « Pourquoi noter ?

Sans doute ces rapports « langue de bois » et « copié/collé » ne sont-ils là que pour rappeler où est l'autorité. Et ce ne serait pas très grave si, au nom de l'autorité, il n'y avait trop souvent de ces abus de quelques chefs qui se prennent un peu trop au jeu, ou doivent régler avec eux-mêmes un trop grand nombre de comptes.(...) Peut-être serions-nous enclins à passer sur ces abus si, globalement, l'utilité des inspections traditionnelles apparaissait de façon éclatante (...)Ce qui, en revanche, me paraît établi, c'est que des décennies de procédures de contrôle telles que les ont vécues les enseignants de plusieurs républiques ont eu pour effet de créer, entretenir et renforcer un phénomène criant d'infantilisation aux effets encore visibles chez une partie d'entre eux. »

Cet extrait n'est pas issu d'un texte syndical, mais d'un livre écrit par un Inspecteur de l’Éducation Nationale aujourd'hui en retraite.

Si l'on ajoute à cela le dernier rapport de l'OCDE, rappelant que les enseignants français restent moins bien payés que beaucoup de leurs collègues étrangers, on ne peut que demander que cesse cette mascarade d'avancement « au choix et au grand choix » et que tous les enseignants avancent de manière systématique et de façon suffisamment forte pour arriver, pour une fois, en tête du classement établi par l'OCDE...

Quand à la formation, nous rêvons d'une formation innovante, qui va plus loin que les stages de 3 ou 4 jours proposés actuellement, une formation dans laquelle l'enseignant puisse réfléchir sur l'ensemble de sa pratique, ait le temps de la remettre en cause, de discuter, d'échanger, avec ses collègues. Une formation aussi plus ouverte, qui puisse inclure, par exemple, le fait d'aller passer un peu de temps dans la classe d'un collègue, d'assister à une conférence sur la dyslexie ou encore de participer à une formation sur les pédagogies alternatives. Bref, une formation adaptée aux besoins de chacun.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 09:12

Cette séance du Comité est consacrée au plan de prévention départemental.

Le CHSCT Ministériel rappelle qu'il est de la responsabilité de l'employeur de prendre en charge la prévention de tous les types de risque, y compris psychosociaux.

Dans les orientations stratégiques ministérielles de novembre 2013, les Risques Psycho-Sociaux sont définis comme « des risques pour la santé mentale, physique ou sociale , engendrés par :

  • les conditions d'emploi

  • les facteurs organisationnels

  • les facteurs relationnels

susceptibles d'interagir avec le fonctionnement mental ». Les causes des risques sont identifiées et il est insupportable de voir que si les RPS sont abordés dans les CHSCT cela ne se traduit que rarement par des plans d'action ou des actions se limitant bien trop souvent à des actions de réparation mais sans être l'objet de véritable plan de prévention.

Suivant la circulaire de la fonction publique du 8 août 2011 relative à l'application des dispositions du décret n° 82-453 du 28 mai 1982 modifié relatif à l'hygiène, la sécurité et la prévention médicale dans la fonction publique, la notion de conditions de travail peut être définie, conformément aux différents accords-cadres du secteur privé, comme portant notamment sur les domaines suivants :

  • l'organisation du travail (charge de travail, rythme, pénibilité des tâches, élargissement et enrichissement des tâches) ;

La majorité des personnels ne voient aucune rupture avec la législature précédente pour ce qui concerne leurs conditions de travail et les conditions d’études de leurs élèves. La forte densité d'élèves par classe, la concentration importante des difficultés sociales et scolaires dégradent les conditions de travail.

Le cumul des contraintes se rajoutent constamment dans le métier et s'associent à une forte intensité du travail du fait de la multiplicité des opérations à effectuer en classe sur une durée très courte ( répondre, écouter, se déplacer, écrire, maintenir l'ordre, gérer la dynamique du groupe tout en étant attentif aux individus...)

Depuis la loi d’orientation de 1989, les réformes se sont superposées en fixant comme objectifs la réussite de tous et une pédagogie adaptée à chacun. À l’école comme au collège, les enseignants doivent effectuer des actions de soutien et de «remédiation» en étant attentifs aux difficultés individuelles. Et depuis la loi handicap de 2005, les enfants handicapés sont aujourd’hui présents dans les classes, ce qui nécessite des remaniements importants dans la préparation et la conduite des cours alors qu'au même moment les postes spécialisés des RASED ont été progressivement supprimés.

À la gestion de la classe au quotidien, aux corrections et à la préparation des cours, au suivi individualisé des élèves, viennent s'ajouter la tenue de nombreuses réunions avec les collègues et les autres personnels de l’éducation (santé, orientation, etc.). Et il faut aussi répondre aux demandes de plus en plus exigeantes de familles elles aussi stressées et inquiètes, à juste titre, du destin scolaire de leur(s) enfant(s) et souvent suspicieuses vis-à-vis de l’école.

  • l'environnement physique du travail (température, éclairage, aération, bruit, poussière, vibration)

  • l'aménagement des postes de travail et leur adaptation à l'homme ;

  • la construction, l'aménagement et l'entretien des lieux de travail et leurs annexes ;

  • la durée et les horaires de travail ;

La mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires modifie les heures de travail, augmente le nombre des trajets lieu de travail/domicile. Elle entraîne aussi des problèmes d’organisation des remplacements, des temps partiels et des temps de formation. C’est une dégradation des conditions de travail des personnels.

  • les nouvelles technologies et leurs incidences sur les conditions de travail.

Toute modification de l’organisation du travail doit être portée à l’ordre du jour pour avis du CHSCT, conformément au décret n° 82-453 du 28 mai 1982 modifié relatif à l'hygiène, la sécurité et la prévention médicale dans la fonction publique.

Le CHSCT doit émettre des avis et voter des décisions pour :

  • former des personnels à l’usage des Registres de Santé et de Sécurité au travail, outil indispensable à la prévention (la plupart des personnels ne sont pas formés et ne peuvent utiliser cet outil de protection pour leur santé).

  • étudier les écrits des RSST

  • enquêter sur les Accidents du Travail

  • donner un avis sur la formation à distance M@gistère

L’article 4121-1 du code du travail précisant que « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » grâce à des « actions de préventions, […] de formation et d’information auprès des personnels » doit constituer notre base de travail en CHSCT


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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 06:27

Une méthode autoritaire, des contenus inadaptés et souvent trop denses, ces nouveaux programmes, inscrits dans le cadre des contre-réformes des rythmes scolaires, du collège et des statuts vont considérablement alourdir notre charge de travail.

Les nouveaux programmes du CP à la 3e ont été présentés au Conseil Supérieur de l’Éducation des 7 et 8 octobre. SUD éducation s’est clairement prononcé contre, comme expliqué dans sa déclaration lue en séance du 7 octobre. Nous avons par ailleurs vivement réagi aux conditions d’examen et de vote particulièrement scandaleuses de ces textes
(cf. déclaration et lettre ouverte au directeur de cabinet de la ministre : www.sudeducation.org/Contre-les-nouveaux-programmes.htm
l).

Un discours de confusion

Il faut replacer la présentation de ces programmes dans le contexte des déclarations de la ministre qui sont autant de gages donnés aux partisans du conservatisme scolaire avec comme symbole le retour à « la dictée quotidienne ». On est bien là dans une instrumentalisation du discours sur l’école, car tout ceci n’apparaît aucunement dans les nouveaux programmes. Quant à l’autre « nouveauté » annoncée qu’est le calcul mental, il est déjà habituellement pratiquée par les collègues en élémentaire... Cela ne facilite pas la lisibilité, pour les parents d’élèves et par la société, de ce qui est pratiqué à l’école, des débats réels qui la traversent, des enjeux des réformes actuelles. Cela va renforcer encore les pressions sur les enseignant-e-s à tous les niveaux.

Une politique libérale globale

L’ensemble des nouveaux programmes est désormais en cohérence avec la nouvelle version du socle dit « de connaissances, de compétences et de culture ». Celui-ci s’inscrit dans le cadre de la loi relative à l’orientation et à la formation tout au long de la vie, qui met en œuvre une école néolibérale que nous combattons. Cette loi instaure notamment un Passeport orientation et formation pour les travailleurs-euses, dispositif plébiscité par les milieux patronaux. À l’école primaire, la mise en œuvre des programmes de cycle 2 et 3 s’appuie sur les PEdT (Projets éducatifs territoriaux), dont les contenus sont soumis aux orientations et aux choix politiques de municipalité.

Des contenus inadaptés

L’ampleur des programmes varie énormément selon les cycles et les disciplines. Leurs contenus sont très inégaux, pléthoriques pour certains, avec des répartitions horaires inadaptées. Rien dans les programmes ne permet d’améliorer les rythmes d’apprentissages des élèves. Ils maintiennent à une portion congrue les connaissances techniques et les pratiques manuelles ou artistiques.

Une charge de travail accrue

Ils demandent aux équipes pédagogiques une prise en charge collective de la programmation annuelle de tous les enseignements et un travail inter-degrés notamment pour le cycle 3 (CM1, CM2, 6e) totalement déconnecté de la réalité du terrain actuel et des réalités propres à l’école et au collège, alors qu’aucune diminution du temps de service n’est prévue pour compenser cette charge de travail supplémentaire. Alors que ces programmes font la promotion du travail inter-disciplinaire en primaire et bien sûr en collège avec les EPI, celui-ci sera paradoxalement bien plus difficile entre l’histoire et le français en 6e, dont les programmes ne sont désormais plus liés. Enfin parce que le ministère a cédé à certains groupes de pression, la nouvelle version du programme d’histoire géographie est de nouveau trop lourde au collège.

Une mise en œuvre catastrophique

Le calendrier et les modalités d’application de ces nouveaux programmes justifieraient à eux seuls notre opposition. Pour harmoniser leur mise en place avec celle du collège et avec les échéances politiques de 2017, pour la 1ère fois tous les programmes vont changer dès 2016. Cela va se traduire par un accroissement énorme de la charge de travail des collègues, pour lesquels aucune formation n’est proposée en dehors du formatage qui s’annonce pour la mise place de la réforme du collège et de formations via m@gistère ou de ressources en ligne dans le 1er degré.

Une méthode autoritaire

La mise en place des nouveaux programmes et leur fabrication relèvent d’une conception directive et autoritaire alors que ce gouvernement avait promis une démarche associant les enseignant-e-s. Le simulacre de consultation qui a été organisé a comprimé intensément les délais pour aborder les nombreuses problématiques soulevées en termes d’organisation du travail, d’égalité d’accès aux formations, et de contenu. Le Conseil Supérieur des Programmes (CSP), instance qui devait être indépendante dans l’élaboration des programmes, a finalement été repris en main au printemps par le ministère. Et trop souvent le ministère a choisi, comme en histoire géographie, de céder aux pressions politiques. On est bien loin des promesses de 2012 d’une fabrication des programmes dont les contenus et le calendrier devaient permettre l’intervention des collègues de terrain !


Des moyens insuffisants

Par ailleurs, leurs prescriptions nécessitent des moyens colossaux (équipements sportifs et numériques, locaux, financement des projets artistiques), dont les écoles et les collèges ne disposent que très partiellement et avec une répartition très inégale sur l’ensemble du territoire. Avec la réduction des budgets que l’Etat alloue aux collectivités territoriales, cela ne va pas s’améliorer.

Comme préalable à tout nouveau programme,
SUD éducation revendique :

La réduction du nombre d’élèves par classe

La création des postes de titulaires en nombre suffisant

Des RASED complets avec départs en formation : restitution des 5 000 postes supprimés sous Sarkozy et développement de RASED complets partout en nombre suffisant

Un recrutement massif de personnels médico-sociaux grâce notamment à des conditions attractives : infirmier-e-s, médecins scolaires, assistant-es sociaux

Une véritable formation pour les AVS et pour les enseignants en ASH

Du temps pour le travail en équipe

L’accueil de tous les enfants et de leurs familles, obligation légale, en donnant aux parents non-francophones les moyens de comprendre l’école et ses objectifs par l’emploi d’interprètes

La garantie de l’égalité de traitement pour tous les élèves sur tout le territoire.

Un bilan très négatif

Ces nouveaux programmes, qui ont été construits sans les personnels, sont imposés aux personnels contre l’avis de leurs représentant-e-s syndicaux, par une méthode autoritaire qui ne rompt pas avec les pratiques précédentes.

Ils restent sur le fond inadaptés et trop souvent inapplicables par leur densité. Trop souvent aussi, dans leur contenu comme dans les discours qui les accompagnent, le ministère a cédé aux pressions réactionnaires, pour aboutir à des incohérences et à des confusions dont les personnels vont encore faire les frais.

Ils s’inscrivent dans le cadre des politiques libérales du gouvernement et des contre-réformes éducatives du ministère (Loi de refondation, Loi sur l’orientation et à la formation tout au long de vie, réforme des rythmes scolaires et territorialisation, réforme du collège).

Leur mise en œuvre va aggraver les effets des contre-réformes des statuts, missions et services, et elle va alourdir encore la charge de travail des personnels.

Cette situation va encore s’aggraver avec les réformes de l’évaluation des élèves qui préfigurent une véritable usine à gaz.

SUD éducation revendique une tout autre méthode de construction des programmes associant réellement les personnels, avec des programmes inscrits dans un service public d’éducation égalitaire, dans la perspective d’une école, d’un collège et d’un lycée uniques proposant un enseignement polytechnique qui garantisse à tou-te-s les élèves l’exploration de tous les types de savoirs, qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques, reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.

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Fédération SUD Éducati
on

17, Bld de la Libération, 93200 St Denis

Tél. : 01 42 43 90 09

Mél : fede@sudeducation.org

Site : www.sudeducation.org

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Published by SUD 61