29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 15:09

La manifestation du jeudi 28 avril contre la loi travail, poursuivant le mouvement débuté depuis le 9 mars, a démontré la détermination des étudiant-e-s, salarié-e-s, lycéen-n-e-s à refuser la loi travail.

Cependant, cette journée bien que réussie avec plus de 500 000 personnes dans toutes les rues de France, s'est caractérisée par des violences policières inouïes.

A Rennes : une cinquantaine de blessé-e-s, dont dix très brièvement. Un camarade s'est fait percuter par un camion de police et est dans un état grave. Un autre a perdu un oeil.

A Marseille : des tirs tendus de grenade ont atteint le camion de l'union syndicale Solidaires, un camarade de Sud Collectivités Territoriales est actuellement à l'hôpital à cause d'un tir de flashball reçu dans la gorge; un lycéen atteint à côté de l'oeil;

A Paris, un militant Sud rail et un enseignant de Paris 8 syndiqué à la CGT ont été frappés à la tête, puis placés en garde à vue;

A celles et ceux qui prétexteront que les violences policières se justifient par la violence des manifestant-e-s, nous répondons qu'il ne faut pas se tromper d'ennemi. Ce sont bel et bien les policiers et CRS qui matraquent, gazent jusqu'à la nausée, envoient des grenades de dispersion à nos pieds.

Qu'importe ce que chacun-e pense de l'efficacité des méthodes, qu'on les approuve ou non. Les dernières manifestations ont montré que les forces de l'ordre n'avaient pas besoin de "provocations" pour faire preuve de violence.

A celles et ceux qui ne s'insurgent que des blessés côté police, nous répondons que l'intégrité physique d'un policier ne vaut pas plus que celle d'un-e manifestant-e ; que c'est la violence de la répression et du dispositif policier qui entraînent ces violences.

C'est pourquoi nous demandons l'arrêt immédiat de l'usage des flashballs ou autres Lanceur de Balles de Défenses et des grenades de dispersion de la part des forces de police. Elles ont fait bien trop de victimes.

Dans une semaine, cela fera deux mois que nous nous battons contre ce projet de loi. Il est temps de le retirer. Les violences et l'intimidation du gouvernement ne font qu'augmenter notre rage et notre détermination.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes

Porte-parolat : 06.86.80.24.45

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/

contact@solidaires-etudiant-e-s.org

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 06:33
Nuit Debout Alençon 23 avril 19h
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 06:20

A la suite des changements de programmes de la maternelle au collège, le ministère a engagé une réforme de l’évaluation des élèves qui répond, selon lui, à une nécessité de simplifier les outils de suivi des élèves en les uniformisant sur l’ensemble du territoire pour les rendre plus lisibles et accessibles aux familles.
Elle revêt différentes formes selon les cycles d’apprentissage.

Un carnet de suivi des progrès
A l’école maternelle pour le cycle 1, est préconisé un carnet de suivi des élèves qui sert à la fois à évaluer les élèves, à rendre compte de leurs progrès, et à communiquer avec les familles.

Il s’inscrit, avec les nouveaux programmes, dans le cadre d’une revalorisation de la maternelle afin de lui restituer sa particularité tout en prenant en compte la spécificité de la petite enfance dans le respect du développement cognitif, affectif et moteur de l’enfant.

Le but étant de mettre en œuvre des modalités d’apprentissages adaptées et de porter un regard individuel sur le développement et les progrès de chaque enfant.
Voilà pour les déclarations d’intentions auxquelles nous souscrivons…

Si le carnet de suivi s’inscrit dans le cadre d’une évaluation formative positive et encourageante pour les élèves, il n’en reste pas moins un outil d’évaluation quasi permanente des élèves dont la mise en œuvre se révèle une véritable usine à gaz, induisant une uniformisation des pratiques pédagogiques au sein des écoles.

Une synthèse des acquis
En complément de ces carnets de progrès, est instituée en fin de cycle 1, une synthèse des acquis scolaires.

Cette dernière a pour objet de « faciliter la continuité du parcours scolaire des élèves lors du passage à l’école élémentaire » en mentionnant « pour chacun ce qu’il sait faire, ses points forts et, le cas échéant, les besoins à prendre en compte pour l’aider au mieux dans la suite de son parcours scolaire ».

Cette synthèse, obligatoire, est calquée sur les 5 domaines du programme, eux-mêmes décomposés en un maximum de 5 items.
Chaque item est évalué selon 3 niveaux : « ne réussit pas encore », « est en voie de réussite », « réussit souvent ».
Si le nombre d’items est volontairement très réduit, cette synthèse qui n’a aucune visée pédagogique ne s’inscrit dans aucune continuité avec la mesure des progrès des élèves voulue par le carnet de progrès.

A force de synthèse, elle rend la progression des élèves totalement invisible.
On est une fois de plus dans un mélange des genres cher à l’institution : d’un côté, le discours officiel prône une évaluation
« bienveillante » avec des visées formatives, et de l’autre, on délivre dès la fin de maternelle ce qui n’est ni plus ni moins qu’un certificat de fin de cycle.

On peut se demander s’il ne s’agit pas de justifier auprès des familles de l’importance de l’école maternelle avec des apprentissages quantifiables et mesurables comme ceux du reste de la scolarité ?

Comment les enseignant-e-s de cycle 2 vont ils et elles pouvoir utiliser ces synthèses avec des informations aussi floues ?

Cette synthèse n’a pour objet que de donner l’impression d’un suivi individuel et d’un dépistage des élèves en difficultés à l’entrée en CP.

Il s’agit de faire croire que l’institution s’occupe individuellement des élèves alors qu’elle ne met aucun moyen pour le faire et que dans la majorité des académies, les réseaux d’aide n’interviennent plus en maternelle faute de personnels en nombre suffisants.

Les enseignant-e-s n’ont jamais rempli autant de papier pour justifier de demandes d’aide pour leurs élèves sans en avoir aussi peu les moyens.
Les tableaux et autres synthèses à remplir se substituent aux dispositifs réels de prévention et d’aide.

Pour SUD éducation, cette synthèse dépasse largement le cadre d’une nécessité de simplification et d’uniformisation des outils d’évaluation.
Les items totalement flous ne permettent en rien d’aider les élèves à progresser. Au contraire, ceci abolit toutes tentatives de leur donner du sens.

Pratiques pédagogiques coopératives contre injonctions institutionnelles normatives
Nous considérons que la question de l’évaluation des élèves ne peut pas relever d’injonctions institutionnelles normatives. Les évaluations et leurs rendus doivent être des outils construits par les enseignant-e-s dans le cadre de leurs pratiques pédagogiques pour faire progresser les élèves à leurs rythmes, en s’appuyant sur les acquis et les recherches des pédagogies coopératives.

SUD éducation revendique

► une évaluation formative plutôt que sommative,
► une évaluation dans un cadre pédagogique ne donnant pas lieu à un quelconque « fichage » de l’élève,
► un temps de réflexion collective pour traiter de l’évaluation dans nos obligations de service.

À l’opposé des orientations proposées par la refondation de l’école qui servent toujours les mêmes intérêts, SUD éducation revendique une école égalitaire et émancipatrice qui s’inscrit dans un projet de société solidaire, démocratique, débarrassée des inégalités.

C’est pourquoi SUD éducation agit pour que se construise un rapport de force afin d’imposer une autre école, dans une autre société.

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 22:35

La modulation de service imposée à l’avenir ?

L’IGAENR (Inspection Générale de l’Administration de l’Education Nationale et de la Recherche, qui dépend du ministère de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche) vient de proposer d’imposer la modulation de service des enseignant.e.s chercheur.e.s.

Aujourd’hui une telle modulation ne peut se faire qu’avec l’accord explicite de l’enseignant.e chercheur.e. L’IGAENR propose que ce soit maintenant les présidences d’université qui décident... pour obliger des enseignant.e.s chercheur.e.s. à faire plus que les 192 heures statutaires : « généraliser la modulation en remplaçant la règle uniforme des 192 HETD par un système individualisé de fourchettes horaire... autoriser le conseil d’administration des établissements d’enseignement supérieur à déterminer les conditions dans lesquelles les services ... pourraient être modulés » (p. 97).

L’ironie veut que l’IGAENR se sert du statut des PUPH pour justifier cela (« sur le modèle de ce qui se pratique pour les enseignants-chercheurs hospitalo-universitaires », p, 98)... alors qu’en 2014 un rapport de la même IGAENR critiquait justement le flou lié au statut des PUPH.

Même principe dans le privé et le public : plus de cadre collectif de référence

La loi dite El Khomri a pour principe de base l’inversion de la hiérarchie des normes. Dès l’article 1 de la loi, il est dit que « les libertés et droits fondamentaux de la personne » peuvent être limitées « par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise ». Concrètement, il n’y aura plus de cadre général auquel un salarié pourrait se référer pour se défendre puisque chaque entreprise pourra imposer ce qu’elle veut.

Cette inversion des normes est la même logique que propose l’IGAENR : les EC ne seront plus rattachés à un statut général, mais chaque université pourra appliquer les modalités de service qu’elle décide. Après les enseignant.e.s chercheur.e.s, on peut parier que ce sera demain le tour des BIATSS et des autres enseignant.e.s de subir de telles régressions, car une telle évolution satisferait à la vision individualiste du travail que prône le capitalisme, poussant à la concurrence généralisée, la fin du travail collaboratif, l’absence de cadre collectif de référence (Statuts de la Fonction Publique, Code du Travail pour le privé).

Lutter contre la casse du code du travail aujourd’hui, c’est aussi défendre le statut de la fonction publique pour demain.

Les personnels des universités subissent depuis des années la destruction du service public. Demain nous connaîtrons la destruction de nos statuts si nous

n’imposons pas une autre logique sociale. L’accroissement du recrutement de personnels contractuels, voire bénévoles, dans les universités sert déjà à éviter de créer les postes d’agents de la fonction publique nécessaires à un fonctionnement pérenne de l’ESR. Plus particulièrement, le recours abusif aux vacations, voire même au statut d’auto-entrepreneur sont inacceptables.

En détricotant la fonction publique, ce sont les missions de service public qui sont mises à l’épreuve. Les étudiants vont avoir la triste découverte que la dite « fonction publique » n’est plus qu’un artefact qui va creuser les inégalités pendant leurs études et après leurs études.

L’attaque menée contre le code du travail ne concerne donc pas que les salariés du privé. Très clairement, la soumission à la dictature du profit est l’objectif autant dans le public que dans le privé, autant pour les jeunes que pour leurs aînés.

Il faut être acteur du mouvement contre la casse du code du travail, participer aux journées de grève et de manifestations, aux assemblées générales.

Mardi 5 avril : prochaine journée d’action contre la casse du Code du Travail, pour affirmer, public/privé, jeunes / moins jeunes, étudiant.e.s / fonctionnaires / salarié.e.s, que nous n’en voulons pas, de cette société là !

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 06:03

L’appel des syndicalistes contre la loi « travail »

dimanche 27 mars 2016
mis à jour lundi 28 mars 2016

La Fédération SUD Education est signataire de cet appel.

Pour plus de précisions et pour signer l’appel des syndicalistes contre la loi « travail », vous pouvez aller sur le site en lien ci-dessous :

http://onbloquetout.org/

Le projet de loi El Khomri est une insulte au monde du travail. Rarement l’attaque aura été aussi grave. Avec l’inversion de la hiérarchie des normes qui permet aux accords locaux au rabais, obtenus sous la pression, de se substituer aux accords de branche ; en lançant l’offensive contre l’outil syndical avec la promotion des référendums-bidons en entreprise ; en organisant et généralisant la précarité, la flexibilité et en facilitant les licenciements, c’est une dégradation majeure du temps et des conditions de travail de millions de salarié.e.s que prépare activement le gouvernement.

À nous de nous préparer tout aussi activement à l’en empêcher ! Tout ce que mérite un tel projet c’est une riposte déterminée et massive des travailleuses, des travailleurs et de la jeunesse. Et pour cela, c’est le blocage de l’économie qui est à l’ordre du jour.

Le 9 mars, nous étions des centaines de milliers à battre le pavé. Pour nombre de salarié.e.s qui composaient la majorité des cortèges, la grève s’imposait. Et depuis le 17 mars, journée nationale de mobilisation appelée par les organisations de jeunesse, des dates de grève dans différents secteurs professionnels sont annoncées ; le 24 mars, nouvelle journée de mobilisation, le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres, avec sans doute quelques effets d’annonces destinés à faire croire que la copie a été revue : nous le disons tout net, le projet de loi n’est ni amendable, ni négociable et seul son retrait, total, s’impose.

Enfin le 31 mars, la grève interprofessionnelle est à l’ordre du jour. Cette grève doit être activement préparée et nous pouvons profiter pour ça du calendrier d’action qui se dessine jusque-là pour renforcer la mobilisation. La seule manière de gagner et de faire plier le gouvernement, c’est de bloquer l’économie. Les travailleurs et les travailleuses doivent en effet prendre leurs affaires en mains dans cette lutte et ne doivent pas s’en remettre à des politiciens ou politiciennes qui n’ont que les élections de 2017 en vue. Et pour bloquer l’économie, ce qu’il faut c’est d’abord réussir la grève du 31 mars et préparer sa généralisation et sa reconduction partout où c’est possible dans les jours et semaines qui suivront !

Alors nous obtiendrons le retrait du projet de loi El Khomri. Alors nous pourrons préparer la contre-offensive, NOTRE contre-offensive en popularisant des revendications qui permettent de rassembler, sur lesquelles les équipes syndicales pourraient s’engager ensemble, à la base et dans l’unité. La réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, sans réduction de salaires, ni flexibilité, sans arnaque à la clef comme l’ont été dans de nombreux secteurs les « 35 heures-Aubry », voilà par exemple ce qu’il est urgent de mettre en avant pour contrer les dégradations des conditions de travail et imposer des créations d’emplois.

Tout cela, nous nous engageons à le mettre en débat auprès de nos collègues, dans nos structures syndicales, dans les intersyndicales auxquelles nous participons. Nous sommes certain.e.s que ces préoccupations, nombreuses et nombreux sont les syndicalistes qui les partagent. Quelles que soient les appartenances syndicales, nous les appelons à rejoindre cet appel, à en proposer la signature à leur structure syndicale et à mutualiser les informations sur la mobilisation sur le blog lié à cet appel. C’est toutes et tous ensemble qu’on va lutter, c’est toutes et tous ensemble qu’on va gagner !

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 16:10

Attention : dernier délai, ce lundi 27 mars minuit.

Attention, seuls les enseignant-es des écoles doivent déclarer leur intention de faire grève le 9 avril. Ni les collègues déchargé-es, ni les membres du RASED, ni les enseignants surnuméraires (PMQC), ni les enseignants des collèges et lycées, ni les AVS, AESH, AED, COPsy ou tout autre personnel n'ont à déclarer leur intention de faire grève.

La déclaration d'intention est seulement destinée à faire assurer le service minimum d'accueil par les collectivités locales.

Si vous êtes concernée-es, voici le modèle de courrier à envoyer :

Nom Prénom …..................
École .......................
Circonscription de …..............
A l'intention de M. l'Inspecteur d'Académie
Objet : déclaration d'intention de grève
Je vous informe de mon intention de participer au mouvement de grève
le jeudi 31 mars 2016. Conformément à la loi, je vous rappelle que cette lettre
« est couverte par le secret professionnel et ne peut être utilisé que pour
l'organisation du service d'accueil » (art L 133-5)
Ceci est une déclaration d’intention qui ne présage en rien de ma
participation effective à ce mouvement.
Fait à …............, le …............
Signature,
Vous pouvez déclarer votre intention à la DSDEN
- par Mail via votre boîte professionnelle i-prof
- par fax
- par courrier postal

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 17:54

Ce comité technique académique se tient dans un contexte très particulier au lendemain de la présentation de la loi Travail au Conseil des ministres. Le projet, même quelque peu modifié, reste inacceptable pour le syndicat SUD Education.

Jeunes, précaires, salarié-es, chômeuses et chômeurs, retraité-es se mobilisent contre ce projet. Des manifestations et grèves successives ont lieu en Basse-Normandie comme dans tout le pays, ce qui montre l’importance de la mobilisation sociale qui est en train de naître. Notre syndicat se mobilise déjà et se mobilisera encore jusqu’au retrait complet de cette casse du code du travail et soutiendra toute initiative de luttes.

SUD Education revendique :

- le droit à l’emploi et au revenu pour tou-tes, un statut garantissant les droits à tou-tes les salarié-es ;

- la réduction du temps de travail et l’augmentation générale des salaires.

Localement, nous dénonçons vivement les répressions policières subies par les élèves le vendredi 18 mars au lycée Jules Verne de Mondeville : fumigènes, coups de matraque, arrestations avec usage des menottes (en particulier sur deux jeunes filles de 3ème Prépa Pro dont l’une s’est évanouie.). Ces mêmes répressions se sont à nouveau déroulées lors de la journée de mobilisation d'hier à Caen et dans de nombreuses villes françaises ce qui est purement et simplement scandaleux. Alors que ces élèves faisaient l’apprentissage de leur citoyenneté dans le calme, la réponse donnée a été l’usage de la force. Est-ce ainsi que le gouvernement conçoit l’éducation des jeunes, l’apprentissage de leur liberté et de leurs droits, de leur place de citoyennes et citoyens ? Monsieur le Recteur, nous vous demandons d’intervenir et de vous entretenir avec Monsieur le Préfet pour que cesse ce type d’interventions. Nous vous demandons de faire respecter les droits démocratiques des élèves et des personnels des établissements.

Concernant ce CTA, la préparation de la rentrée 2016 nous est présentée avec ces tristes annonces récurrentes d'années en années. Que des suppressions de postes excepté pour les AED avec la création de 45 ETP :

Donc

- 1 poste supprimé en EREA,

-1 poste supprimé en lycée pour une dotation positive de 19,5 ETP

-5 postes supprimés en lycée professionnel pour une dotation positive de 19,5 ETP

On ne peut que déplorer ces suppressions de poste qui viennent s'ajouter à celles des années antérieures.

Ainsi, les politiques éducatives s’inscrivent dans la continuité de celles des dernières années : les rentrées qui devaient enfin marquer la rupture avec les politiques précédentes se suivent et malheureusement ressemblent aux rentrées antérieures. Dans une période où le rôle les missions de l’école ne cessent d’être mis en avant, les suppressions de postes vont à rebours de ce que nous attendons : comment toujours demander davantage aux enseignant-e-s alors même que les moyens pour exercer leur métier dans des conditions appropriées ne sont toujours pas mis en place ?

Nous dénonçons aussi la fermeture de l'antenne du CIO de Mortagne au perche qui affaiblit localement les possibilités d'informations des jeunes et des adultes en matière d'orientation. Cela contribue à la disparition du service publique sur ce territoire.

Par ailleurs et comme les années précédentes nous déplorons le très grand nombre de poste SPEA qui réduisent d’autant les possibilités de mouvement des personnels sur les seuls critères du barème.

SUD Éducation dénonce donc une fois de plus l’indigence des moyens, alors que les demandes de l'ensemble des personnels sont fortes pour enfin travailler dans de meilleures conditions, avec pour objectif la plus grande réussite de nos élèves. SUD Éducation alerte l’administration sur la détérioration des conditions de travail évoquée dans cette déclaration.

Les politiques d'austérité appliquées pour la rentrée 2016 sont les mêmes que celles qui conduisent à la mise en place de la « loi travail ».

En ce sens, plus que jamais Sud Éducation mettra tout en œuvre pour obtenir le retrait de cette loi libérale anti-sociale qui n’engendrera que plus de chômage, de précarité et de désespoir pour la jeunesse et pour tou-te-s les travailleurs/euses et appellera l'ensemble des personnels de l’Éducation à se mettre en grève le 31 mars.

Sud Éducation soutient la grève du 31 mars et prépare sa généralisation et sa reconduction partout où c’est possible dans les jours et semaines qui suivront ! Pour le retrait de ce projet de loi, pour nos revendications !

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Published by SUD 61
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 21:45

Après le 9, le 17 mars a vu se mobiliser une bonne partie de la jeunesse lycéenne et étudiante contre la loi Travail, faisant la jonction avec les syndicats de salarié-e-s. Plus de 150 000 manifestant-e-s dans toute la France. L’amplification du mouvement, avec en ligne de mire la grève public/privé du 31 mars, est plus que jamais d’actualité. Cela passe par une nouvelle journée de grève, de mobilisation et d’action, dans la semaine à venir, le jeudi 24, jour de la présentation du projet de loi en conseil des ministres. Cette journée doit être un moment fort dans l’élargissement de la lutte. En grève et dans la rue contre la loi travail le 24 mars !

Ne nous laissons pas enfumer par les contre-feux médiatiques et politiques ! Les prétendus reculs du gouvernement étaient largement prévus d’avance. Si nous devons nous féliciter d’une chose, c’est de la forte mobilisation qui se construit au cours de ce mois de mars.

C’est le retrait pur et simple de cette loi, dont la philosophie générale n’a absolument pas été modifiée, qu’il faut obtenir. Qu’attendre en effet d’un projet de loi dont le premier article subordonne le respect des droits des salarié-e-s aux impératifs économiques des entreprises ? Les mesures facilitant les licenciements et l’inversion des normes demeurent dans le projet. L’inversion des normes, c’est la capacité pour un accord d’entreprise moins favorable de primer sur la loi, pourtant censée être la garantie de droits pour tous et toutes.

Les acquis sociaux ne se négocient pas. Le syndicalisme ne doit avoir pour but que de les faire progresser.

Plus que jamais nous devons pousser l’avantage du mouvement social et obtenir le retrait de cette loi libérale antisociale qui n’engendrera que plus de chômage, de précarité et de désespoir pour la jeunesse et pour tou-te-s les travailleurs/euses.

En grève le 24, construisons les suites, avec le 31 la grève interprofessionnelle.

Dès maintenant, mettons en débat la reconduction de la grève pour imposer nos revendications !

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 21:37

Aujourd’hui, alors que nous manifestions dans toutes les villes de France pour le retrait de la loi travail, et que devaient se tenir plusieurs assemblées générales dans les universités ce matin, nombre d’entre elles étaient fermées administrativement.

Ainsi les universités Paris 6 Jussieu, Lyon 2, le site Victoire de l’Université de Bordeaux, les sites de Tolbiac, Panthéon, René Cassin, Sorbonne de l’Université Paris 1 ont été fermés à un moment ou pour la totalité de la journée. Hier l’Université de Caen a été fermée plus tôt que d’habitude, pour contrer le blocage qui devait avoir lieu le lendemain matin. L’Université de Tours, elle, a été fermée les jours précédents. Il a par ailleurs été annoncé que la fermeture de Tolbiac serait effective jusqu’à samedi.

Ces fermetures administratives sont inacceptables puisqu’elles ont pour volonté d’empêcher les étudiant-e-s et personnel-le-s des universités de s’organiser afin de faire aboutir leurs revendications. L’Université Paris 1 a même déclaré effectuer cette fermeture afin de « préserver la sécurité de la communauté universitaire en prévision des manifestations prévues ce jeudi 17 mars 2016 contre la loi El-Khomri ». Mais pourtant, nous sommes la communauté universitaire, et nous nous mobilisons pour défendre notre sécurité dans l’emploi ainsi que celle de tou-te-s les travailleurs et travailleuses !

A Brest, la direction de l’Université a obtenu une présence policière dès l’ouverture du campus, tout en essayant de discréditer le mouvement.

De plus, le 17 mars , lors de la manifestation lycéenne qui a eu lieu à Paris, mais aussi à Strasbourg, Caen, et ce soir lors d’une Assemblée générale inter-université à Tolbiac, les étudiant-e-s et lycéennes ont été violemment réprimé-e-s par la police. Plusieurs interpellations ont eu lieu et nombre de personnes ont été blessé-e-s très sévèrement (dents cassées, visages en sang...). C’est encore plus scandaleux qu’à Tolbiac, la police est intervenue dans l’enceinte de l’Université, et donc avec accord direct de la présidence !

Nous condamnons ces fermetures administratives et la répression policière.

La communauté universitaire doit pouvoir s’organiser, se rassembler et manifester comme elle le veut !

La répression ne nous arrêtera pas, nous continuons dès demain la mobilisation.

À St-Denis, le Samedi 19 Mars.

Solidaires Étudiant-e-s : contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Sud éducation : fede@sudeducation.org

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 19:07

Le gouvernement a annoncé le 17 mars, jour de grève et de mobilisation contre la loi travail, le dégel du point d’indice pour les salaires de la fonction publique, avec une augmentation de taille à la hauteur de cet insoutenable suspens qui maintenait en haleine l’ensemble des agent-e-s de la fonction publique : + 1,2 % !

Cette augmentation se fera en deux fois : 0, 6 % en juillet 2016 et 0, 6 % en février 2017.

Un calendrier savamment programmé à proximité des élections présidentielles.

Alors que le gel des salaires depuis 2010 et l’augmentation des prélèvements ont entraîné la baisse du niveau de vie des fonctionnaires, cette annonce est une véritable provocation qui a reçu l’approbation de plusieurs organisations syndicales de l’éducation semblant se satisfaire de cette grande avancée !

Une grande avancée qui se traduira pour un salaire de 1 500 euros par une augmentation de 18 euros par mois. Pas vraiment de quoi pavoiser !

Elle témoigne, surtout, une fois de plus, des orientations antisociales de ce gouvernement.

Nous rappelons qu’à l’Education nationale cette politique d’austérité salariale ne s’applique pas à l’ensemble des personnels, et que les avantageuses primes dites « au mérite » et autres revalorisations salariales pour la hiérarchie se sont, elles, bien multipliées sans attendre le fameux dégel.

Pour l’augmentation générale des salaires pour toutes et tous, et vers l’égalité des revenus, SUD éducation revendique :

- Augmentation générale des salaires de tous les personnels

- Réduction des écarts salariaux

- Aucun salaire au-dessous de 1 700 euros net

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