29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 06:05
La question de l’inclusion

L’inclusion des élèves en situation de handicap a fait l’objet de débats lors du congrès de 2015 de la Fédération. Ce débat a donné lieu à l’adoption d’un texte « Quelle école ? » dans lequel notre Fédération se prononce pour une inclusion la plus large possible, c’est- à-dire le droit à l’école ouverte pour toutes et tous quel que soit le handicap, avec des conditions d’accueil correspondant aux besoins des élèves, dans le respect des leurs conditions d’apprentissage et des conditions de travail de l’ensemble des personnels.

De nouveaux textes juridiques

Les premiers textes qui ont modifié profondément la scolarisation des élèves en situation de handicap sont la loi de 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ; ainsi que la loi 2013-595 du 08 juillet 2013 de refondation de l’école qui introduit la notion d’école inclusive.
La circulaire 2015-129 du 21 août 2015 acte la transformation des CLIS (Classe pour l’Inclusion Scolaire) en ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) et concerne maintenant l’ensemble des ULIS 1er et 2nd degrés. Elle abroge et remplace la circulaire n° 2009-087 du 17 juillet 2009 “Scolarisation des élèves en situation de handicap à l’école primaire ; actualisation de l’organisation des classes pour l’inclusion scolaire (CLIS)”. Elle abroge la circulaire n° 2010-088 du 18 juin 2010 relative au dispositif collectif au sein d’un établissement du second degré à l’exception du point 4.3 concernant les ULIS en lycée professionnel.
Une nouvelle circulaire SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté), la circulaire 2015-176 du 28 octobre 2015 (en lien avec l’arrêté du 21 octobre 2015), a suscité des débats dans les syndicats et sur les listes quant aux modifications importantes qu’elle apporte dans la scolarisation des élèves en grande difficulté scolaire.
L’Education nationale accumule un retard très important pour la scolarisation des élèves en situation de handicap malgré l’insistance des effets d’annonce médiatisés.
Si on veut faire évoluer la scolarisation des élèves vers une école pour toutes et tous réellement inclusive pour les élèves en situation de handicap, il ne suffit pas d’imposer leur accueil dans les classes ordinaires, en laissant reposer la prise en charge sur les enseignant.e.s ou sur des auxiliaires de vie scolaire précaires sous-payé.e.s, non suffisamment formé.e.s, les un.e.s comme les autres.
Il faut construire une école capable de prendre en charge la diversité des besoins des élèves afin de scolariser la totalité des élèves quels que soient leurs différences et leurs handicaps.
Ce n’est pas le choix qui est fait par le ministère. Au contraire l’éducation spécialisée fait les frais d’une adaptation aux politiques d’austérité.

Des dysfonctionnements qui vont croissant

► Des effectifs de classes spécialisées toujours et partout en hausse.
►Des effectifs de classes ordinaires en hausse ne permettant pas l’accueil en inclusion dans de bonnes conditions.
► La non reconnaissance des élèves inclu.se.s dans l’effectif de leur(s) classe(s) de référence ; ce qui entraîne des sureffectifs et des effets de seuil (notamment pour les dédoublements en ateliers).
► Le manque de classes spécialisées mais aussi d’établissements spécialisés, ce qui entraîne une affectation des élèves par défaut en dépit de leurs besoins et de leurs notifications MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).
► La confiscation de l’expertise des enseignant.e.s par la hiérarchie et le non respect des PPS (Projets Personnalisés de Scolarisation) qui vont entraîner, comme cela s’annonce déjà dans certains départements pour la rentrée prochaine, la définition d’emplois du temps non pas en fonction des besoins de chaque élève mais en fonction de « quotas » fixés par des inspecteurs-trices (par exemple, dans certains départements, les élèves d’ULIS devront aller 50 % de leur temps dans une classe ordinaire).
► La nomination de plus en plus fréquente d’enseignant.e.s non formé.e.s et non volontaires sur des postes spécialisés ; voire des contractuel.le.s !
► L’absence de formation, initiale et continue, des enseignant.e.s des classes ordinaires censée.e.s accueillir en inclusion les élèves d’ULIS et de SEGPA, et censée.e.s accueillir les élèves accompagné.e.s d’AESH (Accompagnant.e.s des Elèves en Situation de Handicap -ancien-ne-s AVS-) individuel.le.s ou mutualisé.e.s.
► Le manque, voire l’absence, de départs en formation pour l’ensemble des fonctions spécialisées.
► Des besoins en AESH non couverts ; des personnels non formés, sous-payés et précaires.
► Un nombre croissant d’élèves à suivre par les ERSEH (Enseignant.e.s Référent.e.s pour la Scolarisation des Elèves Handicapé.e.s).
► Un nombre croissant d’élèves à suivre pour le personnel non enseignant, en particulier médico-social.

Analyse des modifications apportées par les nouvelles circulaires

Concernant les ULIS
La circulaire 2015-129 du 21 août 2015, qui acte la création des ULIS écoles, concerne maintenant l’ensemble des ULIS 1er et 2nd degrés. Elle modifie la circulaire 2010-088 du 18 juin 2010 qui ne concernait que le second degré et elle abroge et remplace la circulaire n° 2009-087 du 17 juillet 2009 relative à la scolarisation des élèves en situation de handicap à l’école primaire.
Ce qui change
La création des ULIS écoles sur le même modèle que les ULIS du 2nd degré
L’inscription des élèves dans les classes
La circulaire de 2010 disait "Les élèves scolarisés au titre de l’Ulis sont des élèves à part entière de l’établissement et leur inscription se fait dans la division correspondant à leur projet personnalisé de scolarisation (PPS)."
La circulaire de 2015 dit « Les élèves bénéficiant de l’Ulis sont des élèves à part entière de l’établissement scolaire, leur classe de référence est la classe ou la division correspondant approximativement à leur classe d’âge, conformément à leur projet personnalisé de scolarisation (PPS). Ils bénéficient de temps de regroupement autant que de besoin. ».
Il semble antagoniste de faire référence à la fois à la classe d’âge et au PPS. Le temps d’enseignement au sein de l’ULIS devient un temps de regroupement : il y a inversion de la classe de référence. C’est la classe ordinaire qui devient classe de référence au détriment de la classe spécialisée.
Que ce soit en 2010 ou en 2015, ce qui pose aussi problème c’est la non reconnaissance de la présence des élèves inclu.se.s dans les effectifs des classes ordinaires.
Les effectifs dans les ULIS 2nd degré
La circulaire de 2010 disait « ... il est souhaitable que le nombre d’élèves scolarisés au titre d’une Ulis ne dépasse pas dix. »
Avec la circulaire de 2015, ce qui n’était déjà qu’un souhait devient tout à fait modulable et introduit notamment la possibilité de moduler en fonction des temps d’inclusion des élèves : « Le nombre d’élèves qui bénéficient du dispositif au titre d’une Ulis collège ou lycée ne dépasse pas dix. Cependant, dans certains cas, l’inspecteur d’académie-directeur académique des services de l’éducation nationale (IA-Dasen) peut décider de limiter l’effectif. Il peut également augmenter l’effectif d’une Ulis donnée si la mise en œuvre des PPS des élèves le permet. Les critères de modulation du nombre d’élèves bénéficiant de l’Ulis s’appuient sur les temps de présence effectifs dans le dispositif et les temps d’inclusion scolaire en classe ordinaire ainsi que sur les projets personnalisés de scolarisation. »
Le nombre d’heures d’enseignement dans les ULIS du 2nd degré
Pendant plusieurs années les enseignements en ULIS collège ont été assurés par des enseignant.e.s spécialisé.e.s du 1er degré ce qui entraînait une attribution « automatique » de 21 heures pour le dispositif ULIS. La circulaire de 2015 préconise l’affectation en ULIS d’enseignant.e.s du 2nd degré dans les cas de prise en charge d’élèves étant en mesure de suivre des enseignements du niveau collège. Or cette préconisation ne s’accompagne pas de cadrage sur le nombre d’heures d’enseignement dont doivent bénéficier les élèves relevant de l’ULIS et laisse cela à l’appréciation des chef.fe.s d’établissement : « Le chef d’établissement détermine, au sein de la dotation horaire globale, les moyens nécessaires pour assurer les enseignements aux élèves bénéficiant de l’Ulis. »
La notion de coordonnateur-trice d’ULIS
La circulaire de 2015 transforme dans le 1er degré la fonction d’enseignant.e spécialisé.e en fonction de coordonnateur-trice ULIS comme cela était déjà le cas dans le 2nd degré.
La mission d’enseignement au sein des classes ULIS s’accompagne d’une nouvelle mission “le conseil à la communauté éducative en qualité de personne ressource”. Ces coordonnateurs-trices interviendront comme formateurs-trices auprès des collègues au détriment de leur mission d’enseignement.
Ce glissement d’enseignant.e à coordonnateur-trice pourrait aussi s’apparenter à une mutualisation et donc à la possibilité pour les personnels d’intervenir sur plusieurs ULIS.

Concernant les SEGPA
La circulaire 2015-176 du 28 octobre 2015 concerne les SEGPA. Elle s’appuie sur le décret du 24 juillet 2013 relatif aux cycles d’enseignement à l’école primaire et au collège.
Ce qui change
La pré-orientation
Cette circulaire introduit la pré-orientation en SEGPA des élèves en fin de CM2 ; l’orientation n’étant effective qu’à la fin du cycle de consolidation (fin de sixième).
La notion d’inclusion scolaire
Elle introduit aussi la notion d’inclusion en classe ordinaire et l’intervention des enseignant.e.s spécialisé.e.s dans les classes ordinaires : « La Segpa ne doit en effet pas être conçue comme le lieu unique où les enseignements sont dispensés aux élèves qui en bénéficient. Ces élèves sont accompagnés dans leurs apprentissages par les enseignants spécialisés, soit dans leur classe au sein de la Segpa, soit dans les temps d’enseignement dans les autres classes du collège, soit dans des groupes de besoin. On veillera à ce que, pour chaque élève de la Segpa, la classe dans laquelle il suit les cours avec les autres élèves soit la même tout au long de l’année et que tous les élèves d’une division de la Segpa ne soient pas intégrés dans une même classe, afin de faciliter l’inclusion dans le groupe et le sentiment d’appartenance. »
Les volumes horaires des élèves
Dans le cadre de la réforme du collège, l’arrêté du 21 octobre 2015 modifié par celui du 1er décembre 2015 modifie les volumes horaires des élèves de SEGPA :
Grille des horaires minima de la circulaire 2009-060 du 24-04-2009 : 6ème 26h30 – 5ème 25h – 4ème 28h30 – 3ème 31h30
Grille des horaires des arrêtés de 2015 : 6ème 23h + 3h d’AP (accompagnement personnalisé) – 5ème 22h + 4h d’AP et EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) – 4ème 24h + 4h d’AP et EPI – 3ème 27h30 + 4h d’AP et EPI.

Des revendications à la hauteur des besoins

Pour les élèves, SUD éducation revendique
Pour que les inclusions soient possibles et bénéfiques, la baisse des effectifs des classes ordinaires et de ceux des classes adaptées et spécialisées. Les effectifs actuels sont de 16 élèves en SEGPA et 10-12 élèves en ULIS. Nous revendiquons des effectifs de 10 élèves maximum inscrit.e.s dans ces classes.
Un cadrage national de ces effectifs. La possibilité d’inscriptions multiples (double, triple inscription) des élèves d’ULIS dans les classes ordinaires, afin que les effectifs réels de ces classes tiennent compte de leur présence. Il faut exiger la prise en compte des inclusions dans le calcul de seuil des effectifs.
La prise en compte effective de la situation particulière de chaque élève, via son PPS, pour l’élaboration de son emploi du temps, en tenant compte de ses besoins en terme de socialisation, de co-construction des apprentissages dans un cadre collectif. Les PPS sont élaborés dans le cadre des réunions ESS (Equipes de Suivi de la Scolarisation) pluridisciplinaires puis formalisés par la MDPH.
L’obtention d’un cadrage national en nombre d’heures dont doivent bénéficier les élèves d’ULIS dans le 2nd degré afin de ne pas laisser cela au choix des chef.fe.s d’établissement.
La création d’une ou plusieurs ULIS par établissement du 2nd degré afin de diminuer des effectifs très alourdis depuis plusieurs années et de proposer, comme pour les élèves des classes ordinaires, une scolarisation sur leur collège de secteur et sans temps de transport trop importants.
Un renforcement conséquent du partenariat avec le secteur médico-social et la création de postes Education nationale dans l’accompagnement (éducatif, médical, social, psychologique) pluriprofessionnel de ces élèves.
Des AESH en nombre suffisant, formé.e.s et titulaires afin de suspendre le recours à tout contrat précaire (de droit privé ou de droit public). Nous revendiquons des emplois statutaires à temps plein.

Pour les parents, SUD éducation revendique
La mise en place d’un partenariat pluriprofessionnel dans l’accompagnement des familles.

Pour les enseignant.e.s et les personnels AESH, SUD éducation revendique
La baisse des effectifs des classes ordinaires et spécialisées (cf revendications pour les élèves).
Une formation initiale et continue pour l’ensemble des personnels (de classes ordinaires, adaptées et spécialisées). Cette formation ne peut se réduire à une journée institutionnelle, il faut une formation initiale et continue de qualité qui intègre, outre le repérage des difficultés des élèves, des connaissances psycho-pédagogiques et le développement de pratiques pédagogiques coopératives.
Le développement des ULIS en lycées, lycées techniques et lycées professionnels pour profiter des plateaux techniques.
Du temps de concertation pour l’ensemble des personnels, compris dans le temps de service.
Une organisation qui permette la participation de tou.te.s les enseignant.e.s et AESH impliqué.e.s aux différentes réunions concernant l’élève en situation de handicap, sur leur temps de service.
Un même temps de travail pour tou.te.s, dans le cadre du corps unique.
Le refus de la création de « hiérarchie » intermédiaire par le biais de la transformation des enseignant.e.s en coordonnateurs-trices ; les enseignant.e.s spécialisé.e.s sont avant tout des enseignant.e.s et non des formateurs-trices de collègues qui devraient être formé.e.s par ailleurs.
La reconnaissance de l’expertise des personnels pour proposer des parcours adaptés aux besoins des élèves sans l’intervention d’aucune hiérarchie. Cela va dans le sens de notre projet autogestionnaire.

- - - - - -
Fédération SUD Éducati
on

17, Bld de la Libération, 93200 St Denis

Tél. : 01 42 43 90 09

Mél : fede@sudeducation.org

Site : www.sudeducation.org

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 06:07

Carte scolaire du premier degré

PRÉPARATION DE LA RENTRÉE SCOLAIRE 2016 DANS LE 1erDEGRE

Carte scolaire : pas de modification des mesures proposées

Les cas de différentes écoles sont évoqués. La direction académique oppose systématiquement un comptage de rentrée.

Implantation – dispositif « Plus de maîtres que de classes » :

Redéploiement – postes PMQC : Condé sur Huisne arrêt total, Tinchebray passage de 1 à 0,5, les trois écoles REP+ d'Alençon : passage de 0,5 à 1

Quatre nouvelles écoles bénéficient, à la rentrée 2016, d’un maître surnuméraire à hauteur de 0.50 ETP :

École primaire Édouard Manceau de Rai , École primaire Jacques Prévert de La Ferté Macé, École primaire Loup Coucou de St Pierre d’Entremont et École primaire Jean Moulin de Ceton .

  • Implantation – dispositif « accueil des élèves de moins de 3 ans » :

Trois écoles sont concernées par l’implantation d’un poste dédié à l’accueil des moins de 3 ans à la rentrée 2016 : École primaire Prévert / Maupassant d’Argentan, École maternelle La Ribambelle de L’Aigle et École primaire de Rémalard.
L’implantation d’un dispositif « accueil des élèves de moins de 3 ans » sur l’école primaire Prévert /Maupassant d’Argentan modifie la quotité de décharge de direction : la quotité passe de 0,33 à 0,5.

  • Modification de la quotité de décharge de direction– RPI Lonlay L’Abbaye St Bomer les Forges

Une ouverture est prévue sur le RPI de Lonlay L’Abbaye / St Bomer les Forges à la rentrée 2016. Lors de la présentation de cette mesure au CDEN du 24 mars 2016, le site n’était pas encore identifié. L’ouverture de classe se fera sur l’école élémentaire de St Bomer les Forges, qui passe de 3 à 4 classes. La décharge de direction passe donc à 0.25 +0,08 de coordination.

À l’issue de ces modifications, la réserve de rentrée s’élève à 1.92 ETP. A laquelle s’ajoute 0,5 ETP correspondant au poste CANOPE de l’Aigle qui n’est pas renouvelé. La réserve de rentrée s’élève donc à 2,42 ETP.

Les membres du CTSD s’accordent sur l’idée qu’il faudrait réfléchir à plus long terme soit à travers une convention ruralité, soit à travers un groupe de réflexion ; afin d’éviter des mesures de dernière minute.

  • Un nouveau plan de formation a été présenté. Les stages annulés cette année seront reprogrammés.

  • AVS et AESH :

    • AESH : 171 postes seront créés dans l’académie. Nous ne connaissons pas le nombre pour l’Orne.

    • Il y aura entre 250 et 280 contrats aidés de moins.

    • 28 AESH sont en CDI actuellement. 7 sont CDIsables en 2016/2017. 332 personnes sont recrutées sous contrats aidés.

  • Attribution des moyens de surveillance pour les collèges (AED) : 5 critères sont pris en compte : nombre d’élèves, ni adjoint ni CPE, CPE mais pas d’adjoint, ULIS, classe externalisée.

  • PEDT : 21 sont à renouveler car arrivent au bout des 3 ans. Ils ont tous été validés. 20 autres ont fait des demandes d’ajustements exceptionnels. La plupart ont été validés.

  • Rythmes scolaires : un outil d’évaluation a été créé et doit être renseigné par les conseils de maitres et les collectivités territoriales mais cet outil est à usage interne. Les syndicats auraient aimé avoir un bilan de cette évaluation. L’administration répond que l’existence et la fréquence de réunions du comité de pilotage est un gage de qualité mais n’indique pas quand de telles réunions auront lieu dans l’Orne.

  • Effectifs trop importants dans les ULIS. Le recteur ne souhaite toujours pas ouvrir d’ULIS supplémentaire(s). En revanche, un projet en cours aboutira peut être à une ouverture plus tard. Pour rappel, à Flers, il y 41 élèves pour 2 ULIS.

  • Questions diverses :

    • Stages vacances d’été : 410 élèves inscrits (contre 515 l’année passée) répartis sur 73 stages pour un coût d’environ 22 000 euros.

    • Certains départements ont décidé de respecter les 20h que doivent travailler les personnels recrutés sous contrats CUI. L’Orne s’y refuse toujours et atteste n’avoir pas reçu de consigne ministérielle à cet effet.

    • 452 notifications ont été accordées pour 550 demandes d’accompagnement.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 06:25
RESF  : Soirée de solidarité Alençon
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 06:21

Attention : dernier délai, samedi 11 juin minuit.

Attention, seul-es les enseignant-es des écoles doivent déclarer leur intention de faire grève le 14 juin. Ni les collègues déchargé-es, ni les membres du RASED, ni les enseignants surnuméraires (PMQC), ni les enseignants des collèges et lycées, ni les AVS, AESH, AED, COPsy ou tout autre personnel n'ont à déclarer leur intention de faire grève.

La déclaration d'intention est seulement destinée à faire assurer le service minimum d'accueil par les collectivités locales.

Si vous êtes concernée-es, voici le modèle de courrier à envoyer :

Nom Prénom …..................

École .......................

Circonscription de …..............

A l'intention de M. l'Inspecteur d'Académie

Objet : déclaration d'intention de grève

Je vous informe de mon intention de participer au mouvement de grève le mardi 14 juin 2016. Conformément à la loi, je vous rappelle que cette lettre « est couverte par le secret professionnel et ne peut être utilisée que pour l'organisation du service d'accueil » (art L 133-5)

Ceci est une déclaration d’intention qui ne présage en rien de ma participation effective à ce mouvement.

Fait à …............, le …............

Signature,

Vous pouvez déclarer votre intention à la DSDEN

- par Mail via votre boîte professionnelle i-prof

- par fax

- par courrier postal

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 06:27

Communiqué de la fédération SUD éducation du 3 juin 2016

Publié le vendredi 3 juin 2016 sur http://www.sudeducation.org/Annonces-sur-les-salaires-et-l.html

Le gouvernement multiplie les annonces catégorielles pour essayer d’empêcher la généralisation des grèves. Il espère acheter la paix sociale et les voix des enseignant-e-s pour les scrutins à venir avec des augmentations de salaires. Il ne parviendra cependant pas à acheter l’oubli des contre-réformes et la dégradation des conditions de travail.

Le projet gouvernemental augmente encore les inégalités de revenu. La logique de la carotte et du bâton est maintenue dans l’évaluation des enseignant-e-s. L’évolution des carrières « au mérite » est même renforcée.

Ne nous laissons pas endormir par ces annonces électoralistes qui sont aussi le signe que les luttes en cours payent. Projet de loi Travail, salaires, temps de travail, conditions de travail : face à la faiblesse du gouvernement, c’est le moment d’amplifier les mobilisations pour obtenir satisfaction sur nos revendications !

Personne n’est dupe

Après des annonces plus ou moins crédibles sur les routier-e-s, les intermittent-e-s, les dockers/euses, les cheminot-e-s, les contrôleurs/euses du ciel, les agent-e-s de la RATP… voici le tour des enseignant-e-s. Le pouvoir, déstabilisé par une mobilisation profonde contre son projet de loi Travail, tente de prévenir la généralisation des grèves par des mesures catégorielles.

Et comme par un heureux hasard, les augmentations des salaires des enseignant-e-s commenceront à prendre effet début 2017, quelques mois avant l’élection présidentielle et les législatives. Personne n’est dupe. Le gouvernement tente ainsi une OPA sur les enseignant-e-s, espérant acheter la paix sociale et leurs voix pour les scrutins à venir. Il ne parviendra cependant pas à acheter l’oubli des contre-réformes qu’il a imposées au service public d’éducation : rythmes scolaires, réforme du collège, maintien des réformes des lycées généraux, technologiques et professionnels, poursuite de la casse des RASED et du service public d’orientation.

Difficile aussi pour les personnels d’oublier l’alourdissement de leur charge de travail et la casse des statuts, la dégradation des conditions de travail de tous les personnels, accentuée encore dans l’éducation prioritaire.

Tout cela dans le cadre d’une loi d’orientation dite « de refondation » qui accélère la territorialisation de l’école et son adaptation aux besoins du capitalisme contemporain. La dégradation et l’alourdissement des missions et des conditions de travail ne se monnaient pas. Loin de nous inciter à stopper nos mobilisations, ces gestes gouvernementaux doivent nous indiquer quelque chose : plus que jamais c’est le moment de lutter. Le gouvernement est fébrile, il est prêt à céder, c’est maintenant qu’il faut porter le fer !

Toujours davantage d’inégalités

Personne ne va refuser des augmentations de salaires, après tant d’années de blocage et de baisse du niveau de vie. Pour autant, les annonces ministérielles vont, dans leur distribution, à l’inverse des revendications égalitaires de SUD éducation.

L’augmentation des salaires ne vise que les enseignant-e-s, laissant ainsi de côté tous les autres personnels de l’éducation et en particulier les agent-e-s, les personnels administratifs, les précaires de la vie scolaire et administrative, les AESH, bref toutes celles et ceux qui ont déjà les plus bas salaires.

Entre enseignant-e-s même, l’évolution des carrières « au mérite » est maintenue et renforcée. La mise en place d’une « classe exceptionnelle » vient élargir encore l’écart de rémunération entre un-e débutant-e et un‑e enseignant-e « méritant-e » en fin de carrière. Si aujourd’hui pour l’ensemble des enseignant-e-s l’écart entre l’échelon le plus faible et le plus élevé est de 434 points, il sera en 2010 de 582 points entre les débutant-e-s et les méritant-e-s. La classe exceptionnelle sera en effet réservée à celles et ceux qui occuperont des missions particulières et aux plus « méritant-e-s ».

On voit bien la logique managériale qui cherche à créer toujours plus de concurrence et de division entre les personnels : entre les directeurs/trices d’écoles et les adjoint-e-s, entre celles et ceux à qui les chef-fe-s d’établissement et les recteurs/trices attribueront des missions particulières en récompense de leur loyauté et les autres, etc.

Toujours la carotte, toujours le bâton

Le ministère veut officiellement supprimer le système actuel d’évaluation et de notation des enseignant-e-s : ce serait bon débarras !

Mais c’est une illusion, puisque les changements sont cosmétiques. La logique reste la même, sinon pire encore.

« Je souhaite passer d’une gestion administrative à une gestion des ressources humaines » affirme Najat Vallau-Belkacem. Nous sommes bel et bien dans la poursuite de la normalisation managériale de la gestion de l’éducation nationale.

Le ministère veut remplacer les inspections actuelles par 4 rendez-vous d’inspection après 7 ans, 13 ans, 20 ans, puis en fin de carrière. À chaque fois, l’évaluation pourra déboucher sur une accélération de carrière… ou pas. La date de l’accès à la hors classe et l’accès à la classe exceptionnelle dépendront ainsi de ces évaluations. Le ministère veut maintenir une double évaluation des enseignant-e-s du 2nd degré par le chef d’établissement et par l’inspection.

Différentes inspections dans une carrière débouchant sur des évolutions différenciées des rémunérations (accès précoce ou tardif à la hors classe, accès ou non à la classe exceptionnelle), cela ressemble pour l’essentiel à s’y méprendre à ce qui existe aujourd’hui, les flous de la nouvelle gestion managériale exceptés.

Les revendications de SUD

À l’inverse des choix ministériels, nous revendiquons l’augmentation générale des salaires et la réduction des écarts de rémunération pour aller vers un salaire unique. SUD éducation revendique immédiatement une augmentation inversement proportionnelle aux salaires pour réduire l’éventail des rémunérations entre les différentes catégories de personnels, avec un salaire minimum porté immédiatement à 1700 euros net et l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels en activité et à la retraite.

Nous combattons toute rémunération « au mérite ». Nous revendiquons :
l’intégration aux salaires des indemnités générales (ISAE, ISOE),
la compensation des tâches ou missions supplémentaires et des conditions de travail difficiles par des réductions des services,
la baisse du temps de travail pour l’ensemble des personnels.

SUD éducation est opposé à la notation, aux inspections, à l’évolution différenciée des carrières. Contre les divisions et la mise en concurrence, SUD éducation revendique une évaluation purement formative, complètement déconnectée de la progression des carrières et des rémunérations, une évaluation qui favorise la coopération et le travail en équipe, et une véritable formation. Cela passe par une réforme profonde de la formation initiale des enseignant-e-s, mais aussi, pour tou-te-s, par un droit réel à la formation continue choisie, sur temps de travail, et par une augmentation drastique des droits à congés formation.

La fédération SUD éducation appelle les personnels à ne pas se laisser endormir par ces annonces électoralistes qui sont aussi le signe que les luttes en cours payent. Elles démontrent la faiblesse du gouvernement, c’est le moment d’amplifier les mobilisations pour obtenir satisfaction sur nos revendications.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 12:08

Mouvement :

Cette année, ce sont 448 collègues qui ont participé au mouvement, et près de la moitié a obtenu satisfaction.

118 restent néanmoins sans poste.

Les résultats du mouvement sont paru sur votre I-Prof hier, dès 12H00.

Comme l'an dernier, des postes seront ouverts à candidature. Il s'agit de poste ASH (maitre E, psychologues scolaires, ULIS école), de conseillers pédagogiques ou encore des directions restées vacantes.

Vous recevrez, sur votre I-PROF encore, la liste des différents postes restés vacants. Vous pouvez aussi nous contacter pour les connaître, soit par mail, soit par téléphone.

Pour pouvoir postuler :

  • Sur les postes de Psychologue scolaire, il faut une licence, un M1 ou un M2 de psychologie.

  • Sur les postes de maitre E, la priorité va aux enseignants titulaire de l'option, puis à ceux qui sont titulaire d'un CAPASH, et enfin aux enseignants qui en font la demande.

  • Pour les postes ASH, les collègues souhaitant postuler seront reçus pour un entretien.

  • Sur les postes de direction : comme l'an dernier, les collègues restés sans poste, mais aussi les enseignants à TD sur un poste peuvent poser leur candidature. Ces derniers seront nommés pendant un an par délégation. La priorité sera donnée aux enseignants qui ont plus de 3 ans de service.

  • Sur les postes à profil, même chose.

Pour les personnes restées sans poste, la phase d'ajustement aura lieu le 28 juin.

INEAT – EXEAT

Normalement, 5 INEAT -EXEAT seront accordés vers le Calvados et la Manche confondus. Nous ne savons pas encore quelle sera la répartition. Là encore, il faudra attendre le 28 juin pour en savoir plus.

19 personnes ont demandé un INEAT vers l'Orne, le DASEN sera favorable à l'entrée de personnes souhaitant rester de façon pérenne dans le département, ainsi qu'aux personnes titulaires d'une option du CAPASH.

Congés Formation

4 demandes, 2 départs acceptés. (Contactez-nous si vous êtes concernés)

Adaptation de poste

Les personnes ayant un avis favorable du médecin et ayant demandé un allègement de service pourront en bénéficier l'an prochain.

Temps partiels

Si la demande est acceptée, vous le saurez fin juin. En cas de réponse négative, la DSDEN doit vous contacter assez rapidement. Les personnes pour lesquelles le temps partiel nécessite un aménagement de poste seront reçues le mercredi 29 juin à la DSDEN.

Si vous le souhaitez, nous pouvons vous accompagner.

Disponibilité et détachement

Contactez-nous si vous êtes concernés.

Pour toute demande d'information complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter, soit par mail, soit par téléphone, nous répondons à tout le monde dans les meilleurs délais possibles. N'oubliez pas que vous pouvez aussi contacter directement la DSDEN, vous répondre fait bien sûr aussi partie de leur travail...

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 18:27

En juin 2015, les nouvelles procédures d’orientation s’appliquent pour la première fois dans le 1er et le 2nd degré.

Deux décrets de 2014 précisent notamment les conditions de la suppression du redoublement, dont le principe était annoncé dès 2013, dans la loi d’orientation dite de « refondation de l ’école ».

Le décret 2014-1377 fait du redoublement une procédure tout à fait exceptionnelle à l’école primaire comme dans le secondaire. À ce titre, il ne figure plus dans les propositions ou décisions d’orientation possibles. Il devient exceptionnel et il est limité à deux cas :

- Selon l’article 27 du décret, « à titre exceptionnel, un redoublement peut être mis en œuvre pour pallier une période importante de rupture des apprentissages scolaires ». Le redoublement est alors proposé (quel que soit le niveau), par le conseil de classe dans le secondaire ou par l’enseignant-e en élémentaire, mais nécessite toujours la validation du chef d’établissement ou de l’inspecteur de circonscription et l’accord écrit des parents ou de l’élève majeur.

- L’article 16 du décret précise que « pour les élèves des classes de troisième et de seconde, lorsque les parents d’élève ou l’élève majeur n’obtiennent pas satisfaction pour les voies demandées », ils peuvent obtenir « le maintien dans le niveau de classe d’origine ». Ce droit ne s’applique qu’une fois par palier d’orientation, en 3ème ou en 2nde générale ou technologique.

Le décret n° 2015-1351 du 26 octobre 2015 institue le droit au redoublement dans l’établissement d’origine en terminale pendant un an, ainsi que la conservation des notes supérieures ou égales à 10/20 pendant 5 sessions.

Des mesures avant tout comptables

Cet ensemble de mesures s’appuie sur une politique de baisse du nombre de redoublements amorcée depuis déjà une vingtaine d’années. Cette politique s’inscrirait également dans une lutte contre les discriminations liées à l’origine sociale des élèves ; le redoublement étant considéré dans la plupart des cas inefficace, pénalisant et inéquitable.

Mais les véritables motivations de telles mesures sont de faire de considérables économies de postes, car la suppression du redoublement permettrait, selon le CNESCO, de supprimer 20 000 postes d’enseignant-e-s et d’économiser 1,6 milliards d’euros, soit nettement plus que le coût de l’éducation prioritaire !

De nombreux travaux montrent une inefficacité globale du redoublement à long terme, mais aussi un effet positif immédiat car l’année suivante les élèves raccrochent plutôt le niveau moyen de leurs camarades.

Cependant les études sont rarissimes sur le collège et inexistantes sur le lycée où le redoublement est un élément de stratégie dans l’orientation des élèves, pour les familles et les établissements.

Dans notre système de tri scolaire par l’échec, supprimer le redoublement sans mesures alternatives ne va pas faire progresser les élèves en difficulté ! La sélection encore très largement sociale est reportée en fin de collège, puis maintenant globalement en fin de lycée et dans le supérieur. Les familles et les élèves des milieux populaires les plus éloignées du système éducatif risquent d’être les premières victimes.

SUD éducation n’a voté ni la Loi d’orientation ni ces dispositions dans l’instance consultative du Conseil Supérieur de l’Education. Le principe de la mise en place de procédures alternatives au redoublement était annoncé dans la loi mais on n’en voit pas aujourd’hui le début d’une mise en œuvre en dehors des dispositifs insuffisants ou inadéquat existants déjà (PPRE, AP). Ce serait pourtant la moindre des choses et cette carence met en lumière l’objectif purement budgétaire du gouvernement.

Une dégradation des conditions d’apprentissage des élèves et de travail des enseignant-e-s.

L’alibi de la logique de cycle dans le primaire, sans moyen pour mettre en place des dispositifs pédagogiques adaptés permettant aux élèves de progresser à leurs rythmes et sans solution de remédiation repousse à plus tard les apprentissages fondamentaux, ce qui va rendre la scolarité des élèves en difficulté, celle de leurs camarades et le travail des enseignant-e-s encore plus difficiles.

Personne ne peut prédire comment vont réagir les familles et la hiérarchie (IEN et chefs d’établissement) qui restent les maîtres de la décision finale, face à ces nouvelles procédures.

Cependant les orientations par défaut devraient être plus acceptées par les familles des milieux populaires.

Il y a un risque important de dévalorisation des séries technologiques, puis de la série ES, qui sont actuellement un moyen de poursuite de la scolarité, avec un risque accru de sortie de l’école sans diplôme.

Les prévisions des rectorats anticipent des augmentations d’effectifs en 1ère et terminale. Il faudra que les expert-e-s du MEN expliquent aux professeur-e-s comment faire mieux réussir des élèves déjà fragiles dans des classes à 30 ou 35. L’accueil obligatoire des doublant-e-s de terminale dans leur établissement d’origine après un échec à l’examen (Bac, BTS, CAP) part d’un bon principe mais son application sans les créations de classes nécessaires aggravera encore les conditions de préparation des examens, et d’abord pour les élèves en difficulté.

Les postes économisés par la suppression du redoublement devraient au minimum être affectés à l’aide aux élèves.

Aucun élève ne se développe et n’apprend au même rythme et de la même manière. SUD éducation revendique une école égalitaire et émancipatrice qui respecte le rythme de maturation et de développement des élèves, dans le cadre de pratiques pédagogiques qui permettent les échanges, l’enseignement mutuel, le développement de l’esprit critique, la construction patiente d’une pensée autonome chez les élèves, la conviction et le raisonnement.

Faire progresser tous les élèves à leurs rythmes, c’est d’abord leur en donner les moyens humains et pédagogiques !

C’est pourquoi, nous revendiquons :

- La baisse drastique des effectifs par classe dans le 1er et le 2nd degrés,

- Des Réseaux d’aide complets et en nombre suffisant dans le 1er degré,

- Le retour à des dédoublements nationaux dans le second degré,

- Des actions préventives avec notamment un enseignement plus coopératif,

- Des programmes plus adaptés et réalisés en collaboration avec les enseignant-e-s de terrain,

- Une autre école dans une autre société, coopérative et autogestionnaire !

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 08:50
  • Vérification des barèmes

    Pas de surprise, tous les points de bonification qui devaient être attribués l'ont été, du moins pour les personnes nous ayant envoyé les informations nécessaires à leur contrôle...

  • Cas particuliers : plusieurs cas ont été évoqués, les collègues ayant pris contact avec nous pour nous faire part de leur situation ont été informés de la décision prise.

  • Mouvement : Le 1er juin au matin, se tiendra la CAPD qui valide le mouvement des personnels. Les personnes ayant demandé une disponibilité pour suivre leur conjoint ou pour une reconversion professionnelle auront une réponse à ce moment là.

    Il est encore temps de nous envoyer votre fiche de suivi.

    N'hésitez pas à nous téléphoner à partir de 12H00 pour connaître votre affectation.

    La phase d'ajustement se tiendra le 28 juin.

  • Divers :

    A la rentrée prochaine, l'Orne comptera 44 Professeurs des Écoles Stagiaires + d'éventuelles prolongations. Pour le moment, 39 supports sont définis.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 18:36

Compte rendu du groupe de travail du 24/05/16

  1. Décharge de direction : Le DASEN a décidé d’appliquer dès cette année les mesures pour 2016/2017 afin d’avoir plus d’équité. Quelques aménagements ont été adoptés pour les écoles à 2 sites, à 2 ULIS, en REP+…Les syndicats demandent à ce que soient pris en compte certains critères comme la présence d’une classe externalisée, d’une ULIS ou la présence d’une maison maternelle apportant un grand nombre d’élèves à besoins particuliers…L’administration dit ne pas avoir les moyens. 4 jours de décharge pour les écoles à 1 classe et 10 pour les écoles à 2 ou 3 classes ont été adoptés cette année et seront maintenus.

  1. Tableau de bord : Il s’agit d’un outil récent, outil national allant de la maternelle au supérieur. C’est un gros travail pour les directeurs en début d’année et des mises à jour doivent être faites tout au long de l’année. Les syndicats regrettent qu’il ne soit pas simple à utiliser. Un tutoriel va être élaboré pour en faciliter l’usage. Un pack tutoriel sera envoyé en début d’année à tous les directeurs et sera mis dans l’espace directeur. Une amélioration du planning pour le directeur d’école est demandée.

Par ailleurs, il est difficile de savoir ce qu’il est obligatoire de compléter dans le tableau de bord. Tout ce qui concerne le périscolaire comme TAP, garderie …n’est pas à compléter sauf si le directeur le souhaite.

  1. Espace directeurs : 2 travaux sont en cours :

Tous les documents vont se trouver sur l’espace directeur.

Des outils vont être trouvés pour faciliter l’accès à ces documents.

Les syndicats regrettent la difficulté persistante à s’y retrouver et l’absence de documents pourtant essentiels. Le format des documents posent aussi problème.

  1. Formation et accompagnement : Suite aux remontées des directeurs et des formateurs, l’organisation de la formation a été modifiée : une première phase de 3 semaines se fera en juin puis 3 autres semaines en septembre, janvier et mars. La première phase portera essentiellement sur l’exercice des responsabilités pédagogiques et sur le fonctionnement de l’école. Les 3 semaines suivantes complèteront la formation.

Par ailleurs, chaque nouveau directeur bénéficiera d’un tuteur. La mise en place se fera en juin.

½ journée de formation sera proposée aux tuteurs en septembre. Ce sont les IEN qui prennent en charge l’organisation des tutorats. Enfin, une cellule d’assistance aux directeurs est mise en place. Une adresse mail a été créée et va être communiquée aux directeurs. Une réponse sera normalement apportée dans la journée.

  1. Divers

Attribution des EVS à la rentrée : la priorité sera donnée à l’accompagnement des élèves en situation de handicap ; s’il reste des moyens, des EVS seront attribués.

Décision de proposer plus de formation pour l’aide à la direction et de faire participer plus souvent des directeurs au recrutement pour éviter des difficultés d’adaptation aux postes proposés.

Mails : l’administration s’engage à veiller à éviter les doublons. Il faudrait aussi préciser l’objet des mails.

Fluidité des parcours : le document base élèves est inutile car il ne correspond pas au décret. Il ne faut pas l’utiliser.

Maintien en maternelle proscrit : il ne s’agit plus de maintien mais d’aménagement du parcours. Pour permettre à un enfant de rester une année supplémentaire en maternelle, il faut demander une dérogation pour aménager le parcours de l’enfant. Une soixantaine d’élèves par an reste une année de plus en maternelle actuellement dans l’Orne.

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 05:48

Lors de la grande messe d’auto célébration des bienfaits de la refondation de l’école organisée les 2 et 3 mai , le premier ministre a annoncé l’augmentation de la prime annuelle d’ISAE.

800 euros de plus pour les professeur-es des écoles afin d’aligner cette prime sur la prime d’ISOE des professeur-es du second degré. L’ISAE passe donc de 400 euros à 1200 euros par an. Elle sera versée à partir de la rentrée 2017 et répartie mensuellement.

Cette augmentation va certes améliorer le revenu mensuel des professeurs des écoles mais elle ne rattrapera pas les pertes de salaires subies depuis 2000 estimées à plusieurs centaines d’euros par mois.

De plus il ne s’agit pas d’une augmentation de salaire mais de l’augmentation d’une prime qui ne sera pas prise en compte dans le calcul des indemnités pour la retraite.

Le gouvernement l’inscrit dans le cadre des mesures dites « de priorité au premier degré » et la présente comme une reconnaissance du travail et des compétences des professeur-es des écoles.

Une reconnaissance qui tombe à pic, en plein mouvement de protestation contre la loi travail et un an avant les élections présidentielles.

Il est heureux qu’au bout de 4 ans de mandature, ce gouvernement se décide à reconnaître les compétences des enseignant-es du 1er degré.

La ficelle est néanmoins un peu grosse, et on peut noter, qu’il a été beaucoup plus prompt à reconnaître celles de la hiérarchie, en attribuant à ces différents échelons de multiples primes faramineuses et autres revalorisations salariales et ce dès le début de son mandat.

Elle masque aussi difficilement les choix anti sociaux de ce gouvernement qui a d’abord choisi de renforcer la hiérarchie en l’achetant à coup de primes au rendement et au mérite contre les revendications des personnels.

Cette augmentation ne fera pas oublier aux personnels le manque de moyens et les conditions de travail toujours plus difficiles et toujours plus dégradées dans lesquelles ils et elles exercent.

Cette prime n’allégera pas non plus les missions des personnels toujours plus nombreuses et ne fera pas taire l’opposition aux contre réformes avec en tête la réforme des rythmes scolaires et la territorialisation de l’école.

Si cette prime augmente, la politique d’austérité salariale n’en demeure pas moins et il aura fallu attendre 10 ans pour que les salaires des fonctionnaires soient dégelés avec une pitoyable augmentation du point d’indice de 1,2 %, effective de surcroît en deux fois.

Pour SUD éducation, la dégradation des conditions de travail et les régressions sociales ne se monnaient pas !

La reconnaissance des conditions de travail et d’exercice des enseignant-es du 1er degré passe par la baisse de leur temps de service hebdomadaire avec 18h devant élèves plus 6h pour les concertations.

SUD éducation revendique :

Augmentation générale des salaires de tous les personnels

l’intégration des primes et indemnités générales aux salaires

Réduction des écarts salariaux

Aucun salaire au-dessous de 1 700 euros net

Fédération SUD Education

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