20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 16:01

Le 26 janvier 2016 de 11H45-13H00
Rassemblement unitaire Cité administrative à Alençon
Venez avec votre sandwich Prise de parole 12H
30

Les politiques d’austérité imposées par nos gouvernements depuis l’acceptation du Pacte de Stabilité et de Croissance, en 1997, ont produit des effets négatifs sur notre société : la réduction de l’accès aux Services Publics et le gel des salaires.

Recul des Services Publics

Ecoles, postes, perceptions et trésoreries, gares, hôpitaux, secteur social, territoriale … depuis 15 ans les fermetures et restructurations s’accélèrent. Cette politique impose à la population une situation d’abandon avec la création de « déserts » de Services Publics. Des délais d’attente toujours plus longs, pour une consultation, une inscription, un rendez-vous... A chaque emploi d’agent de service public supprimé, ce sont un à deux emplois induits qui disparaissent à leur tour appauvrissant encore plus les territoires.

Gel des salaires, ralentissement de l’avancement...

Le niveau de vie des salariés des services publics régresse avec, pour conséquence, une plus faible participation à la vie économique. Si les personnels de ces services publics sont salués pour leur dévouement et leur réactivité lors d’évènements exceptionnels, ils jouent surtout un rôle majeur au quotidien par les services qu’ils rendent à la population et un rôle d’amortisseur économique par la richesse qu’ils réinvestissent dans le tissu de proximité.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU & SOLIDAIRES de L’Orne estiment que, si la négociation salariale qu’elles réclament depuis plusieurs années est confirmée, elle ne se présente pas dans de bonnes conditions. En faisant adopter une loi de finances et une loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2016 avec quasiment aucune marge de manœuvre pour une augmentation générale des traitements, le gouvernement annonce la couleur: la politique d’austérité continue.... et ce n’est pas la nôtre!

Avec tous les salariés concernés, les organisations syndicales

CGT, FO, FSU & SOLIDAIRES de L’Orne, exigent :

  • Une significative augmentation de la valeur du point d’indice, prenant en compte l’inflation subie depuis plusieurs années et, en particulier, depuis 2010,

  • Des mesures générales permettant de compenser les pertes de pouvoir d’achat,

  • Le développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes, dans les très nombreux secteurs qui en ont besoin,

  • Des moyens financiers à la hauteur des besoins de service public,

  • La défense d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale.

!! Parce qu’il est encore temps au gouvernement de nous souhaiter la « bonne année » mieux qu’il a pu le faire à nos camarades de « Goodyear » !!

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 09:40

Déclaration liminaire de chaque organisation syndicale représentée au CTA, ainsi qu'une déclaration unitaire SUD-FSU (à lire sur notre site).

Le Recteur a répondu sur un certain nombre de points évoqués dans les déclarations :

il souhaite associer les syndicats (et aussi les élus locaux) à la réflexion sur la carte des établissements. Pour ne pas subir les pertes d'effectifs,il faut s'inscrire dans une perspective à moyen terme (entre 5 et 15 ans). Réflexion propre à l'académie pour les écoles et collèges, dans un cadre régional pour les lycées.

Le recteur fixe comme objectif la fermeture des écoles à classe unique, et le regroupement des écoles de deux et trois classes, en privilégiant la création de RPI concentrés.

La réorganisation territoriale et la baisse démographique vont avoir des effets sur l'organisation des services académiques.

Sur les CIO, ce qui compte, dit-il, c'est la valeur des COP, il n'a jamais été dit qu'il y aurait des suppressions de postes, mais d'éventuelles fermetures de CIO si les départements n'assurent plus le financement des CIO départementaux (un par département actuellement).

Etude des points à l'ordre du jour :

Carte cible des postes de chefs de travaux

Malgré une demande syndicale de report de ce point à un prochain CTA, le Recteur maintient le point et consulte les élus du personnel : 8 contre (dont SUD), 2 abstentions.

Préparation de la rentrée dans le 1er Degré :

Le Ministère accorde 5 postes supplémentaires à l'académie, le Recteur propose 2 postes dans la Manche et le Calvados, 1 poste dans l'Orne, avec une priorité sur la diversification de la sensibilisation aux langues vivantes étrangères.

Vote : 6 Contre (dont SUD), 4 Pour

Préparation de la rentrée dans le 2nd Degré :

L'académie doit rendre l'équivalent de 25 postes, et le Recteur propose la répartition suivante:suppressions de 64 postes en collège, création de 19,5 postes en Lycée Général et de 19,5 postes en Lycée Professionnel (il s'agit dans les trois cas d'Equivalents Temps Plein, c'est à dire d'heures).

Les représentants du personnel ayant unanimement voté Contre, le CTA est de nouveau convoqué le lundi 25 janvier sur ce point.

Modification du Réseau des Etablissements

En raison de la décision de fermer le collège de Cabourg à la rentrée 2016, les représentants du personnel votent unanimement Contre : le CTA traitera de nouveau de ce point le lundi 25 janvier.

SUD et la FSU demandent de solliciter l'avis du CHS-CT académique sur l'impact de la réforme du collège sur les conditions de travail des personnels. Cette demande sera étudiée lors du prochain CTA ordinaire.

En fin de séance l'administration a répondu aux questions diverses.

Voici les deux questions posées par SUD et les réponses apportées :

1)Il existe de nouvelles dérogations concernant le renouvellement au delà de 24 mois de certaines personnes éligibles à un CUI : est-ce que toutes les personnes susceptibles de bénéficier l'ont bien été ? Sinon, pour quelles raisons l'administration aurait-elle refusé de prolonger ces personnes ?

L'administration pense que toutes les personnes susceptibles de bénéficier d'un renouvellement l'ont été. A notre remarque que ce n'était pas vrai, il nous a été demandé de contacter directement le ou les départements concernés.

2)les personnels AESH de deux départements de l'académie ont vu leurs horaires de service augmenter sans aucune explication, alors que leur salaire est resté le même. Comment justifier cette dégradation des conditions d'exercice ?

Le rectorat explique que dans deux départements les 200 heures prévues dans le contrat au titre de la formation étaient données systématiquement et que maintenant elles ne sont accordées que si les AESH (comme les AED) apportent la preuve qu'ils sont inscrits dans un processus de formation.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 17:06

Les documents reçus portent sur les dotations académiques des moyens d'enseignement du premier degré et du second degré pour préparer la rentrée 2016.

Force est de constater que les moyens alloués sont largement en deçà des exigences pour permettre à l'école de la République d'assumer son rôle en donnant à chacun les réelles chances de réussite scolaire et de pouvoir s'affirmer en tant que futur citoyen émancipé.

Comment se satisfaire des hausse d' ETP en lycée et lycée professionnel lorsque dans le même temps on supprime 64 ETP dans les collèges. Sans reprendre les propos de la déclaration de l'intersyndicale, SUD dénonce ces suppressions de moyens et s'associe pleinement à l'appel à la grève du 26 janvier pour réclamer l'abrogation immédiate de la réforme du collège.

Nous rappelons ici que les seuils retenus tel que les fixe le décret 2015-544 du 19 mai 2015 sont inacceptables. Comment pouvoir enseigner convenablement avec 28 élèves en 6ème et 30 élèves dans les autres niveaux, comment lutter contre le décrochage scolaire, comment apporter toute l'aide nécessaires notamment aux enfants issus des familles les plus défavorisées avec ces effectifs pléthoriques ?

L'école au sens large mérite mieux que cette gestion à court terme, purement et uniquement matérielle. Nous rappelons que l'école n'est pas une entreprise et que les élèves ne sont pas des marchandises. Sud mettra tout en œuvre pour que cesse cette gestion de l'institution calquée sur le modèle libéral des entreprises.

Dans la même veine, nous nous inquiétons de ce que les très récentes fusions de communes, tout en bouleversant la géographie des écoles, risquent d'aboutir à la mise en place d'entités scolaires plus importantes (10 classes en moyenne) avec ce qui en découle : trajet de ramassage scolaire allongé dans les petites agglomérations rurales, direction d'école dérivant vers un poste à profil, rattaché au collège...l'implication plus forte de ces "regroupements de communes " dans la vie scolaire par les conseils écoles-collèges, par le biais de projets communs entre les différents niveaux de scolarité...

Nous voyons s'annoncer des modifications substantielles des conditions de travail tant pour les élèves que pour les personnels, qui devront donc être examinées par les CHSCT !

Enfin, un premier groupe de travail s’est réuni ce mardi pour aborder la suppression de 3 CIO dans l’académie à cause d’une logique purement comptable. Le syndicat SUD Education Basse Normandie a assisté à ce groupe de travail et participera au prochain. Par contre il refuse de collaborer à l’élaboration d’un nouveau maillage des CIO en fermant 3 CIO et donc en affaiblissant leur réseau. Après avoir proclamé à grands renforts de communication que l’orientation réussie des élèves était un facteur important de lutte contre le décrochage, l’administration résout le problème en supprimant des CIO. Pourtant, les CIO sont les seules structures publiques et gratuites où l’on puisse trouver des professionnel-les qualifié-es, malheureusement en nombre insuffisant, dans le conseil et l’aide à l’orientation des élèves.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 17:05
 

Nous profitons de ce CTA pour rappeler que la réforme du collège n'est pas une bonne réforme, et demandons immédiatement son abrogation. Notamment elle ne résoudra rien en termes d'inégalités.

Dans notre académie, le verdict des DHG est tombé et confirme nos prévisions. On profite de cette réforme pour supprimer des moyens. En effet ce sont plus de 80 postes qui seront supprimés dans les collèges de notre académie.

La justification de la baisse démographique est inepte et montre à quel point la gestion du ministère est purement et exclusivement matérielle.

Maintenant c'est CLAIR : la réforme proposée se traduira par une augmentation des effectifs par classe et aucun moyen supplémentaire ! Les conditions d’apprentissages des élèves seront dégradées ainsi que les conditions de travail de l'ensemble des personnels.

Les formations l’ont montré : derrière la com’, c’est le grand vide pédagogique, la bureaucratie et la volonté de mettre la profession au pas.

Pour toutes ces raisons l'intersyndicale, SNUEP, SNES, SNEP, SNCL, SNALC , SNETAA, SNFOLC, CGT, et SUD appelle tous les personnels à se mettre en grève le 26 janvier pour réclamer l’abrogation de cette réforme et réclamer une autre réforme du collège au service de la réussite de tous.

Les organisations syndicales réclament entres autres :

un vrai bilan de la réforme du lycée de la réforme du bac pro en 3 ans et des mesures concrètes :

Le rattachement de l’AP aux disciplines

Une grille nationale de dédoublements

Une amélioration des conditions d’enseignement

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 17:36

Appel intersyndical premier degré 26 janvier 2016

jeudi 14 janvier 2016


Les effets sur les services publics d’une politique gouvernementale qui finance, sans réelles contreparties, les aides aux entreprises en diminuant la dépense publique sont désastreux.

Dans ce contexte d’austérité, les écoles ne sont pas épargnées et les conditions de travail des personnels des écoles se sont dégradées ces dernières années, notamment suite à la réforme des rythmes scolaires accentuée par les ingérences grandissantes des municipalités.

Par ailleurs, la question des moyens accordés réellement à l’école reste d’actualité avec des classes toujours aussi chargées, l’absence de soutien, notamment le manque de Rased, et de formation continue.

Concernant les enseignants des écoles, il est plus que temps que le gouvernement reconnaisse leur investissement et leur professionnalisme pour la réussite de leurs élèves et mette fin à leur déclassement salarial qui les place en bas de l’échelle des comparaisons internationales.

Pour la première fois depuis cinq ans, et suite aux mobilisations des agents, un rendez-vous salarial pour les fonctionnaires est prévu en février prochain.
Les enseignants des écoles sont concernés à plusieurs titres.
Il s’agit, d’une part, de revaloriser significativement les salaires « gelés » depuis près de 6 ans, sachant qu’en réalité les salaires nets baissent chaque année en raison de la hausse des cotisations retraite.
L’enjeu est, d’autre part, d’obtenir une ISAE à 1 200 euros par an pour tous les PE et son intégration dans le salaire, ainsi qu’une amélioration significative des carrières.
Les personnels des Écoles doivent peser pour que ce rendez-vous salarial permette d’obtenir des avancées significatives pour l’augmentation de leurs salaires.

Les organisations syndicales, CGT Educ’action, SNUDI-FO, SUD Education et SNUIPP-FSU, appellent l’ensemble des enseignants et personnels des écoles à se mettre en grève, avec l’ensemble des agents de la Fonction Publique, pour exiger une revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d’indice, le triplement de l’ISAE et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat.

Elles affirment par ailleurs leur solidarité avec les enseignants du 2nd degré et les 15 organisations syndicales qui les appellent à la grève pour l’abrogation de la réforme du collège.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 08:11

Lire les différents communiqués à cette adresse :

http://www.sudeducation.org/26-janvier-toutes-et-tous-en-greve.html

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 18:54

Réforme du collège : appel à la grève le mardi 26 janvier

Malgré 3 journées de grève nationales très suivies dans les collèges, une grande manifestation nationale et de multiples actions dans les établissements notamment à l’occasion des journées de formation, la Ministre persiste dans sa volonté de mettre en œuvre la réforme du collège à la rentrée 2016. De ce fait, elle maintient une situation de blocage qui l’oppose à la majorité des personnels.

Les nombreuses remontées des bilans des journées de « formation à la réforme » qui ont été organisées dans les académies montrent clairement que le refus de cette réforme reste profondément ancré chez les personnels, que les réponses à leurs questions concernant la mise en œuvre concrète sont floues, imprécises ou dilatoires.

Dans le même temps le ministère ouvre des discussions sur « le bilan des réformes du lycée », tout en annonçant qu’elles ne pourraient déboucher que sur d’éventuels ajustements techniques à la marge. Ces réformes ont été conçues selon les mêmes principes que la réforme « collège2016 »

Sans doute est-ce la raison principale pour laquelle le ministère refuse, de fait, d’en faire un bilan sincère et de discuter de modifications profondes, pourtant nécessaires, dans l’organisation du lycée !

L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme et l’ouverture de discussions pour le collège sur d’autres bases. Elle appelle les personnels à amplifier la mobilisation :

- en continuant à s’opposer localement aux formations à la réforme en décidant collectivement de la forme de cette opposition ;

- en poursuivant les modalités d’action : refus de toute anticipation de la mise en œuvre de la réforme sous quelque forme que ce soit, motions, lettres aux parents, adresses aux élu-e-s, distribution de la carte pétition au Président de la république ;

- en faisant, à partir de la réalité des DGH 2015, la vérité dans les établissements sur les DGH 2016 en préparation qui découlent de la réforme afin de défendre les postes, les conditions de travail des personnels et des élèves et de préparer les interventions sur les évolutions de cette dotation que la réforme impliquerait.

L’intersyndicale, (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT de l’enseignement privé, le SNALC, le SNCL, le SIES, la CFE-CGC, le SUNDEP-Solidaires et SUD), pour monter d’un cran dans la mobilisation, appelle à la construction d’une grève nationale majoritaire le mardi 26 janvier 2015.

Elle appelle les personnels à se réunir en assemblées générales, en heures d’information syndicale pour organiser la mobilisation permettant de créer le rapport de force nécessaire pour gagner.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 17:12

8 personnes ont été convoquées pour être interrogées par la police lundi et mardi pour avoir participé le 22 novembre à une initiative de solidarité avec les migrant-e-s et pour le droit au logement pour toutes et tous, alors que la manifestation avait été interdite au nom de l’état d’urgence. D’autres, venues les soutenir lors des convocations, ont été arrêtées et interrogées également. À cause de l’état d’urgence, toutes risquent des peines de prison pouvant aller jusqu’à 6 mois fermes et des amendes très élevées.

Pour la fédération SUD éducation, les terribles tueries du 13 novembre ne doivent pas servir de prétexte à une restriction des libertés publiques. Alors que les spectacles du sport de compétition et les rencontres commerciales sont autorisés, la prolongation de l’état d’urgence, les interdictions de manifester et les restrictions des droits syndicaux sont inacceptables. La répression de celles et ceux qui continuent à utiliser leur droit de manifester ne peut pas rester sans réaction massive de l’ensemble du mouvement social.


La fédération SUD éducation :

Exige l’abandon immédiat des procédures contre les 58 personnes mises en cause suite au 22 novembre ainsi que contre leurs soutiens

Refuse la stratégie mise en œuvre suite aux attentats du 13 novembre pour imposer des restrictions des droits et libertés publiques

Réaffirme sa volonté de continuer à se mobiliser, à manifester et à faire grève pour la justice sociale, l’égalité et les libertés publiques

Appelle les personnels de l’éducation nationale à participer massivement aux mobilisations pour mettre un terme à la répression et aux régressions démocratiques.

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 08:53

Avec ce projet, Le Ministère de l'EN décide d’augmenter purement et simplement dans un même temps contraint les obligations de service et les missions des enseignant-es du 1er degré déjà pléthoriques, pour avant tout pouvoir mettre en œuvre ses contre réformes en accentuant le contrôle et les pressions hiérarchiques sur les personnels.

Le ministère a décidé de modifier le décret qui régit les obligations de service des enseignant-es du 1er degré inscrites actuellement dans le décret du 30 juillet 2008.

Un cadrage encore plus restrictif des 108H

Dans ce projet de décret, les obligations de service et les missions des enseignant-es se confondent, ce qui restreint la très relative et très insuffisante liberté d’utilisation des 108 h annualisées dont disposaient jusqu’à présent les enseignant-es du 1er degré.

Le projet de décret maintient les 60h dédiées aux APC (aides pédagogiques complémentaires) -dont nous demandons toujours l’abrogation- comme dans la circulaire en vigueur actuellement, mais il donne une définition encore plus limitative des 36 h devant les élèves et un cadrage strict des 24 h consacrées aux concertations dont l’utilisation ne serait plus forfaitaire.

Cette disparition d’utilisation forfaitaire concerne également les autres 24 h consacrées aux travaux d’équipe pédagogique, dans lesquelles sont encore ajoutées des obligations alors que ce volant d’heures est déjà insuffisant pour y assumer l’ensemble des missions consacrées au fonctionnement des écoles et à la scolarité des élèves.

Un reniement du MEN sur ses engagements

Cette suppression de l’utilisation forfaitaire des deux fois 24h est une remise en cause des engagements pris par le ministère auprès des représentant-es des personnels, en 2013, lors des concertations sur les rythmes scolaires et la modification des obligations de service des enseignant-es du 1er degré.

Ce reniement du MEN montre ce que valent ses engagements à géométrie variable et la réalité de ce que sont le dialogue social et autres négociations qui ne sont que des mascarades et des manœuvres auxquelles la fédération SUD éducation a toujours refusé de participer.

Même temps de concertation et plus de choses à faire !

Avec ce projet, Le MEN décide d’augmenter purement et simplement dans un même temps contraint les obligations de service et les missions des enseignant-es du 1er degré déjà pléthoriques, pour avant tout pouvoir mettre en œuvre ses contre réformes en accentuant le contrôle et les pressions hiérarchiques sur les personnels.

C’est le nombre de choses à faire dans les 108h qui augmente : plus de missions dans le même temps contraint.

Le ministère en profite aussi au passage pour augmenter de 6h le temps de travail des enseignant-es qui exercent en prison.

En échange de cette dégradation des conditions de travail, le MEN évoque une hypothétique augmentation de la prime de ISAE, qui ne seraient que quelques miettes en échange de cette régression (1).

Nous exigeons que ce projet de décret soit retiré !

Ce projet n’est qu’une illustration supplémentaire de la dérive managériale dans laquelle s’inscrit le MEN et de sa volonté d’augmenter toujours plus les prérogatives de la hiérarchie. Il est, à ce titre, en adéquation avec les attaques du ministre des finances, contre le statut et pour les rémunérations de fonctionnaires au mérite.

Nous refusons l’augmentation de la charge de travail des enseignant-es !

Pour SUD éducation, à l’inverse du management et de l’autoritarisme, nous portons un projet d’autogestion des établissements scolaires avec une diminution du temps de travail de toutes et tous, une diminution du temps de service devant élèves pour dégager du temps pour la concertation et le travail en équipe.

C’est pourquoi nous revendiquons :

-La suppression des APC

-La diminution du temps de travail hebdomadaire des enseignant-es : 18 h devant les élèves et 6 h de concertation.

-Des heures de concertation pour le travail en équipe autogérées par les équipes pédagogiques.

Un autre projet pour l’école, égalitaire et émancipateur

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 07:07

Face à une terreur de type fasciste, agissons pour la démocratie, le progrès social et l’internationalisme ! Non à la restriction des libertés publiques !

mardi 17 novembre 2015

Des attentats terribles au nom d’un projet de type fasciste

Dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 novembre, de terribles attentats ont eu lieu dans les Xe et XIe arrondissements de Paris ainsi qu’aux abords du Stade de France à Saint-Denis, faisant plus de 130 morts et plusieurs centaines de blessé-es. Notre émotion est immense. Nous sommes frappé-e-s de tristesse, choqué-e-s, révolté-e-s. Nous exprimons notre plus grande solidarité humaine aux blessé-e-s et aux proches des victimes.

Les attentats meurtriers de janvier 2014 étaient dirigés contre les personnels de Charlie Hebdo parce que ce journal avait publié des caricatures, contre un hypermarché casher pour tuer des juifs, contre des policiers pour tuer des représentant-e-s de l’Etat. En ce mois de novembre, les terroristes ont commis des massacres dans des lieux de divertissement et de rencontre grand public. Ces tueries ont pour objectif d’instiller la peur, de fragmenter la société en frappant de manière spectaculaire et violente la population civile.

Nous condamnons de toutes nos forces ces attaques, leurs instigateurs et ceux qui revendiquent ces attentats. “DAECH”, “l’Etat islamiste”, est une organisation djihadiste salafiste fanatique. Son projet politique, au nom d’un fondamentalisme islamiste, vise à instaurer dans l’ensemble du monde dit “arabo-musulman” un état totalitaire qui s’apparente au fascisme : instauration d’un gouvernement dictatorial régnant par la peur et la contrainte, mise à mort des opposant-e-s et dissident-es, suppression des libertés publiques, antisémitisme. Les populations civiles de ces régions sont victimes de cette politique meurtrière. Nous dénonçons et combattons cette politique et cette idéologie. Tout, dans ce projet et dans cette organisation, est en opposition complète aux valeurs qui animent notre action syndicale : la raison, la solidarité, la justice, la démocratie. Ce sont ces valeurs qui doivent continuer à guider notre action dans ces circonstances si difficiles.

Contre les récupérations et instrumentalisations

Déjà, les attentats sont l’objet de multiples récupérations et instrumentalisations, il faut les refuser et les dénoncer.

Les tentatives pour justifier une politique encore plus répressive contre les migrant-e-s sont indignes et inacceptables. Les amalgames de l’extrême droite doivent être combattus, et nous devons refuser que l’émotion soit utilisée pour développer le racisme. Alors que les attentats visent à diviser la population, les salarié-e-s et la jeunesse doivent refuser ce piège qui fait le jeu des fanatiques et de l’extrême droite.

Dans un contexte où le racisme a déjà le vent en poupe, que les personnes cataloguées « arabes » ou « musulmanes » subissent tout particulièrement, nous devons nous opposer à toute stigmatisation qui pourrait résulter d’une volonté politique d’assimiler à cet acte atroce des personnes sous prétexte de leur culture ou de leur religion, réelles ou supposées, alors que des réactionnaires rendent les musulman-e-s collectivement responsables des tueries. Nous nous proposons de travailler, comme professionnels de l’éducation, en dialoguant avec nos élèves, à déconstruire toutes les idéologies racistes et tous les fanatismes religieux.

Le Président de la République et le gouvernement instrumentalisent encore une fois les attentats pour en appeler à « l’unité nationale ». C’est une impasse pour le mouvement social et démocratique, cela vise à faire taire la conflictualité sociale et à unir la population derrière les dirigeant-e-s qui mènent des politiques extérieures impérialistes et des politiques intérieures antisociales, de stigmatisation raciste et anti-immigré-e-s, de chasse aux sans-papiers et de harcèlement des Roms. Ces politiques portent une lourde responsabilité dans le climat actuel et dans ses effets délétères. Ce n’est pas en le taisant que nous ferons régresser les fanatismes et les fascismes.

Des responsabilités politiques

Sans que cela ne remette en rien en cause notre condamnation des responsables et des commanditaires des attentats, il n’est pas possible de passer sous silence les responsabilités politiques des gouvernements français, européens et américains dans la situation actuelle.

Le djihadisme salafiste est l’enfant des monarchies du golfe, alliées de la France, il se nourrit d’une politique guerrière et impériale qui a toujours apporté son support aux dictatures au lieu de soutenir les oppositions laïques et démocratiques.

C’est en nous unissant avec les mouvements progressistes du monde entier que nous ferons reculer DAESH et ses acolytes. Les Kurdes qui luttent au Rojava ont besoin de notre solidarité.

Le fanatisme se nourrit ici de la politique de l’abandon des banlieues, des services publics, de l’école, de relégation des populations issues de l’immigration et de l’austérité, qui depuis des dizaines d’années engendrent la désespérance sociale et constituent un terreau favorable aux idéologies réactionnaires radicales, nationalistes ou religieuses.

Notre action syndicale doit se poursuivre pour donner des perspectives à tout-e-s les travailleurs/euses, précaires, privé-e-s d’emploi, en formation, pour une alternative sociale égalitaire et démocratique : c’est la meilleure manière de défaire durablement le fanatisme, le fascisme, le racisme.

Non à l’Etat d’urgence, non aux restrictions des libertés publiques !

Suite à ces attentats, le chef de l’État et le gouvernement mettent en œuvre une mobilisation nationale va-t-en-guerre qui se traduit par une intensification des interventions militaires et par l’instauration de l’état d’urgence, une mesure d’exception conférant notamment aux autorités civiles des pouvoirs de police exceptionnels et permettant de restreindre drastiquement les libertés publiques. Cet état d’urgence risque aujourd’hui d’être prorogé pendant trois mois. Le Président de la République entend également modifier la Constitution, la procédure pénale, les règles de la nationalité, etc., dans une logique toujours plus sécuritaire.

Dans l’Éducation nationale, une circulaire ministérielle « annule toute sortie scolaire (cinéma, musée, …) » et « tout déplacement en transport en commun public » pour la semaine (comme si la question pouvait être réglée la semaine prochaine). SUD éducation dénonce ces mesures anxiogènes pour les enseignant-e-s et plus encore pour les enfants.

Les terroristes s’en sont pris à des personnes dans des lieux de culture parce qu’ils haïssent l’émancipation dont elle est porteuse. Parce qu’écoles, cinémas et musées sont la meilleure réponse au fanatisme, ces lieux d’éducation et de culture doivent rester accessibles.

Déjà des rectorats et autres autorités académiques empêchent des réunions d’instances et des formations syndicales. Nous le dénonçons. Au nom de la nécessité d’être auprès des élèves dans le contexte actuel, l’institution fait pression sur les personnels pour qu’ils renoncent à leurs droits syndicaux et se saisit de ce prétexte pour entraver l’action collective. Les attentats ne doivent pas servir de justification à une restriction des libertés individuelles et collectives. Les droits de réunion et de manifestation doivent être garantis dans l’éducation comme ailleurs. Leurs restrictions seraient la victoire des tueurs.

Face à la haine et à la peur, solidarité et action collective

Partout en France, dans les rassemblements de solidarité en hommage aux victimes, des gens ont exprimé ce week-end leur refus de céder à la peur. Céder serait une fuite en avant qui mettrait à mal les valeurs de notre démocratie et offrirait ainsi aux assassins la victoire dont ils rêvent.

C’est pourquoi nous voulons le maintien et la réussite des manifestations prévues :

le 21 novembre contre les violences faites aux femmes,
le 22 novembre pour la solidarité avec les migrantes et les migrants,
le 24 novembre pour la mobilisation des retraité-e-s contre la baisse de leur niveau de vie,
le 29 novembre pour la justice sociale et climatique.

SUD éducation continuera à œuvrer pour l’émancipation et la justice sociale, contre une société qui produit de l’exclusion, de la précarité, de la misère et de la violence. Notre place est au côté des forces du mouvement social et des peuples qui luttent pour leur liberté et le progrès social dans le monde.

Notre combat pour la justice sociale est légitime et doit être poursuivi quelles que soient les circonstances. À la haine et à la peur, opposons la solidarité et l’action collective.

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