6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 09:28
Réforme du collège : la combattre et revendiquer un autre projet

SUD Éducation, comme une majorité de personnels, reste fermement opposé à « la réforme du collège 2016 », car derrière un écran de fumée pédagogique, cette réforme est avant tout structurelle et économique. Face à la volonté du ministère de passer en force après deux grèves en mai et juin dernier, il faut renforcer et élargir la mobilisation pour obtenir l’abrogation de cette réforme.

- Celle-ci renforce « l’autonomie des établissements », qui est en fait celle des chef-fe-s d’établissements, puisque les horaires des matières seront modulables et globalisés par cycle.

- Ce qui sera enseigné variera considérablement d’un établissement à l’autre, accentuant les inégalités sociales et territoriales.

- Le traitement de la difficulté scolaire est renvoyé en dehors de la classe avec des solutions comme l’aide personnalisée qui ont montré leur inefficacité dans le primaire et au lycée.

Contre les récupérations politiciennes, nous nous opposons à celles et ceux qui critiquent cette réforme au nom du refus d’approches pédagogiques des enseignements, d’un collège inégalitaire et élitiste. Dans cette réforme le pédagogique n’est qu’un habillage. Elle est à l’opposé du projet de collège porté par SUD éducation, qui s’inscrit dans la perspective d’une école polytechnique pour toutes et tous, égalitaire et reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.

Statuts, conditions de travail, c’est tou-te-s ensemble qu’il faut lutter !

Pour gagner, il est indispensable d’étendre la mobilisation au-delà du collège et de revendiquer les moyens qui sont un préalable à toute amélioration du système éducatif.

- Cette réforme est liée directement à la modification statutaire du 2nd degré contre laquelle SUD éducation a voté dans les instances en 2014.
Accepter cette réforme, c’est aussi accepter en collège, puis en lycée, une aggravation de la charge de travail des personnels, avec la participation à des conseils collège-école, conseils de cycles, de niveaux...
C’est aussi accepter la division des personnels, avec la mise en place de divers référent-e-s à tous les niveaux, nommé-e-s par l’administration, et qui risquent d’être de véritables petit-e-s chef-fe-s.

- De plus, la « réforme du collège », comme celles des rythmes scolaires et du lycée, va accentuer les inégalités entre établissements, mettre les collègues en concurrence, accentuer les hiérarchies intermédiaires. Ne pas combattre cette réforme, c’est aussi accepter ces réformes précédentes dont nous demandons toujours l’abrogation.

- Le bilan de la réforme des rythmes scolaires est catastrophique tant pour les enseignant-e-s que pour les élèves : remise en cause des statuts, confusion entre périscolaire et scolaire, municipalités intrusives, fatigue, etc. Son abrogation est toujours d’actualité.

- Depuis 5 ans les salaires sont bloqués pour tous les fonctionnaires, dans un contexte d’austérité qui met à mal services publics, droits sociaux et solidarités.

Le 17 septembre doit être l’occasion de se mobiliser dans l’unité pour refuser les contre-reformes et revendiquer les moyens dont nos écoles et établissements ont besoin :

- Une réduction du nombre d’élèves par classe en école, collèges et lycées avec des plafonds nationaux et des créations de postes à la hauteur des besoins.

- Une diminution du temps de travail de tou-te-s et du temps de service devant élèves pour les enseignant-e-s, qui favorise la concertation et le travail en équipe.

- Des mesures spécifiques pour l’éducation prioritaire en matière d’effectifs et de temps de service.

- L’augmentation générale des salaires.

- Un autre projet pour l’école, égalitaire et émancipateur.

Débattons en assemblée générale des suites à donner au 17 septembre !
Nous appelons tous les personnels à lutter ensemble contre toutes ces réformes, pour reprendre la voie des conquêtes sociales.
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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 15:12

Suite aux ouvertures votées en CTSD, 3 collègues qui étaient en surnombre sont nommé-es sur ces postes :

- Le Theil sur Huisne

- Argentan : F. Leger maternelle

- Berd'huis

Le département a, aujourd'hui, un surnombre de 5 postes.

Concernant les professeurs stagiaires de l'an passé, il y a eu deux licenciements, 4 prolongations de scolarité et un renouvellement.

Questions diverses :

Le nouveau site académique est en refonte. Il se partage en 2 zones : Internet qui est plus une vitrine et Intranet plus destiné aux personnels. Cependant l'Intranet n'est pas à jour, le rectorat a pris du retard.

Nous avons demandé à ce que les directeurs et directrices et personnels à temps partiels puissent avoir sur leur boite I-prof les noms des personnes qui les déchargent ou qui font leur complément de service ainsi que les jours, dès le mois de juin. Cela demanderait trop de temps !

La deuxième journée de prérentrée ne peut être pris sur la journée de solidarité. Celle-ci ayant déjà été effectuée.

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:42
Communiqué de l’intersyndicale second degré du 3 septembre 2015

Alors qu’en cette rentrée les conditions de travail des personnels continuent de se dégrader (effectifs alourdis, services partagés, moyens insuffisants…), les organisations syndicales du second degré SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT Educ’action, SNEIP-CGT, SNALC-FGAF, SUNDEP Solidaires, SUD Education, SIES-FAEN, SNCL-FAEN, CNGA CFE-CGC réaffirment leur rejet d’une réforme du collège qui n’apportera aucune amélioration, ni pour les élèves, ni pour les personnels.

Elles constatent que la circulaire d’application publiée le 2 juillet ne fait que confirmer les orientations auxquelles elles s’opposent : mise en concurrence des personnels, des disciplines et des établissements, inégalités accrues entre les élèves et nouvelle aggravation des conditions de travail des personnels.

Les organisations syndicales restent déterminées à combattre cette réforme, à obtenir son abrogation et la réouverture de discussions sur d’autres bases.
Elles appellent les personnels à refuser toute anticipation de la réforme, quelle qu’elle soit.
Elles dénoncent la mise en place d’une formation obligatoire à la réforme, qui ne répond nullement aux demandes des personnels.

Alors que le ministère repousse de mois en mois la publication du bilan du lycée Chatel, elles soulignent le danger d’une nouvelle réforme du lycée s’inspirant de celle du collège et qui ne ferait que renforcer les logiques précédentes.

Les organisations syndicales dénoncent le refus de la ministre de tout dialogue réel, et sa volonté d’imposer sa réforme du collège contre l’avis de la grande majorité des personnels concernés.

La ministre persiste à vouloir passer en force et porte la responsabilité du conflit.
Face à ce blocage les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT Educ’action, SNEIP-CGT, SNALC-FGAF, SUNDEP Solidaires, SUD Education, SIES-FAEN, SNCL-FAEN CNGA CFE-CGC appellent les personnels à la grève nationale le 17 septembre.
Elles les invitent à se réunir en assemblée générale, en heure d’information syndicale pour la préparer et l’organiser ainsi qu’à s’adresser aux parents, notamment en faisant signer la pétition intersyndicale.
A défaut du retrait des textes relatifs à la réforme du collège, l’intersyndicale organisera une manifestation nationale en octobre.

Le 3 septembre 2015

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 09:44

Communiqué de la fédération SUD éducation (15 juillet 2015)

mercredi 15 juillet 2015
mis à jour jeudi 27 août 2015

Du 20 au 24 juillet l’Assemblée nationale a examiné en première lecture le projet de loi relatif « aux droits des étrangers en France ». Le texte sera discuté à l’automne au Sénat, avant un nouveau passage à l’Assemblée nationale. SUD éducation s’oppose à ce projet, qui amplifie la politique anti-immigré-e-s et qui prévoit notamment d’instaurer un dispositif de contrôle permettant aux préfectures, dans le cadre de l’examen des demandes de titre de séjour, d’accéder aux informations détenues entre autres par les établissements scolaires. Le passage devant l’assemblée nationale au milieu de l’été n’est qu’une première étape parlementaire. Il est encore temps de construire la mobilisation pour imposer l’abandon de ce projet de loi, et de créer un rapport de force favorable pour les droits des étranger-e-s.

Un collectif d’associations travaillant auprès des étranger-e-s pour défendre leurs droits (ADDE - Anafé - Fasti - Gisti - La Cimade - LDH - MOM - SAF - Syndicat de la magistrature) a produit en mars 2015 une analyse de ce projet de loi. Nous reproduisons ici des extraits de l’introduction de la « Synthèse de l’analyse interassociative du projet de loi relatif aux droits des étrangers en France » :

« [C]e projet de réforme du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) ne marque aucune volonté de rupture avec les réformes précédentes.

Selon le ministère de l’Intérieur, il s’agirait d’un texte « équilibré », visant à stabiliser le séjour des étrangers en France en répondant à certains dysfonctionnements constatés, tout en prévoyant de nouveaux dispositifs pour lutter contre l’immigration dite irrégulière. Mais l’équilibre affiché n’est qu’une façade : l’immigration « autorisée » est maintenue dans une situation administrative précaire qui empêche celles et ceux qu’elle concerne de trouver leur place en France. En conservant l’inversion de la logique d’intégration amorcée depuis 2003 et en créant une nouvelle « usine à gaz » pour la délivrance de titres de séjour pluriannuels à géométrie variable, le projet de loi n’améliore ni la situation des personnes concernées, ni les conditions de leur accueil dans les préfectures. Pire, alors qu’il prétend « stabiliser » la situation des étrangères et des étrangers, il ne prévoit aucune passerelle entre le titre de séjour pluriannuel et le droit au séjour pérenne, permettant, au contraire, à tout moment, la remise en cause et le retrait de ce titre.

De nombreuses dispositions du projet de loi sont consacrées à l’éloignement. Si certaines constituent des réponses au droit de l’Union européenne et à la jurisprudence, la plupart sont au service de l’efficacité des mesures de départ forcé. En effet, la création de procédures accélérées visant à empêcher des catégories ciblées d’exercer efficacement leur droit au recours contre les OQTF, l’instauration d’une interdiction de circulation sur le territoire français pour les ressortissants de l’Union européenne, la mise en place d’un nouveau dispositif d’assignation à résidence qui, sous couvert de faire diminuer le nombre de placements en rétention, vise surtout à améliorer la « productivité » des procédures d’éloignement, le régime spécial maintenu ou aggravé outremer, en dépit des normes européennes et de la jurisprudence, en sont autant d’exemples (…).

On notera enfin, parmi les innovations, que le projet de loi veut mettre en place un dispositif de contrôle jamais imaginé jusqu’alors en dehors du champ du droit des étrangers, qui permettra aux préfectures de requérir auprès des administrations fiscales, des établissements scolaires, des organismes de sécurité sociale ou encore des fournisseurs d’énergie, de télécommunication et d’accès internet, des informations dans le cadre de l’instruction des demandes de titre de séjour, et de consulter les données détenues par ces organismes. Ce dispositif interroge le respect de la vie privée et de la déontologie professionnelle des travailleurs sociaux.

En revanche, le projet de loi est muet sur une série de questions pourtant cruciales : pas une ligne sur les travailleurs sans papiers, ni sur le retour à une régularisation de plein droit pour les personnes ayant passé de nombreuses années (10 ans) en France, ni sur les parents d’enfants malades, les personnes victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle, ni sur les personnes malades, enfermées ou assignées à résidence... Rien non plus sur les taxes exorbitantes dont doivent s’acquitter les personnes étrangères au moment de la délivrance et du renouvellement de leur titre... (…)

Le projet de loi ne modifie rien au dispositif d’entrée sur le territoire et de maintien en zone d’attente, qui permet l’enfermement des mineurs et ne prévoit pas de recours suspensif contre les mesures de refoulement, laisse en l’état le mécanisme d’intervention du juge des libertés et de la détention pour les personnes placées en centre de rétention administrative (…), et ne prend pas suffisamment en considération la situation des personnes étrangères malades ou atteintes d’une maladie professionnelle. Ce projet s’inscrit dès lors dans la continuité d’une politique qui, depuis plus de trente ans, fait prévaloir la suspicion et la répression sur le respect et l’effectivité des droits. »

À voir sur le site du Gisti un dossier sur ce projet de loi, avec notamment l’analyse interassociative dans sa version intégrale et la synthèse à télécharger.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 09:35

Pour nos droits et pour un service public d’éducation égalitaire, dès la rentrée, passons à l’action !

Tract de la fédération SUD éducation pour la rentrée 2015

mardi 1er septembre 2015

En France et en Europe les politiques d’austérité attaquent les services publics, les droits sociaux et les solidarités. L’austérité, nous la payons au quotidien, avec un budget qui ne suit pas l’augmentation de la démographie scolaire, des effectifs par classe qui s’accroissent, des conditions de travail qui se dégradent. Nous l’annoncions dès 2012, et c’est désormais un secret de polichinelle, les promesses de création de postes ne seront pas tenues.

Les inégalités explosent. Nos salaires sont désormais congelés. Pourtant de l’argent, il y en a : les dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 30% en un an, pour atteindre 56 milliards. Les capitalistes nous coûtent cher !

Les politiques éducatives libérales sont poursuivies et sapent les garanties collectives, augmentent les pressions hiérarchiques et la mise en concurrence. Notre charge de travail ne cesse de s’alourdir, avec la réforme des rythmes scolaires et les différentes réformes statutaires, notamment les nouvelles obligations de service des enseignant-e-s du secondaire. Dernier exemple de la considération du ministère pour les personnels, la mise en œuvre des nouveaux programmes du collège pour tous les niveaux en même temps. Cela va créer des incohérences pour les élèves et imposer une charge de travail colossale pour les enseignant-e-s.

« L’autonomie » (des universités, des lycées, et maintenant des collèges) généralise la concurrence et augmente les inégalités, tout comme la réforme des rythmes scolaires. Le ministère vient d’annoncer que le bilan de la réforme des lycées, qui devait être effectué depuis des mois, est désormais reporté… aux calendes (qu’on n’ose dire grecques). Sans doute que ce bilan n’aurait pas permis de justifier l’extension de l’autonomie des établissements au collège, alors que le ministère veut imposer sa réforme malgré son rejet très large chez les personnels. La mobilisation contre cette réforme du collège doit reprendre et s’amplifier

L’incohérence des politiques ministérielles, entre effets d’annonce et annulations improvisées, balade les personnels sans cesse contraints de s’adapter, au gré des enjeux politiciens et des ajustements budgétaires. Les mesures phares annoncées en grandes pompes, comme les ABCD de l’égalité ou les emplois d’avenir professeur ont ainsi été supprimées, à peine instaurées.

Tous les indicateurs montrent que les personnels rejettent très massivement ces politiques ministérielles. Il s’agit maintenant de transformer ce rejet en luttes. Mobilisons-nous autour de mots d’ordre rassembleurs : Non à l’austérité, oui à la solidarité ! Non à la concurrence, oui à l’égalité ! Non aux pressions, plus d’autogestion !

Organisons-nous dès la rentrée, en nous réunissant sur nos lieux de travail, pour construire la mobilisation autour de revendications unifiantes :
Diminution des effectifs par classe !
Augmentation générale des salaires !
Réduction du temps de travail !
Abrogation des contre-réformes !
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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 11:14

Du 20 au 24 juillet l’Assemblée nationale examine en première lecture le projet de loi relatif « aux droits des étrangers en France ». SUD éducation s’oppose à ce projet, qui amplifie la politique anti-immigré-e-s et qui prévoit notamment d’instaurer un dispositif de contrôle permettant aux préfectures, dans le cadre de l’examen des demandes de titre de séjour, d’accéder aux informations détenues entre autres par les établissements scolaires. Le passage devant l’assemblée nationale au milieu de l’été n’est qu’une première étape parlementaire. Il est encore temps de construire la mobilisation pour imposer l’abandon de ce projet de loi, et de créer un rapport de force favorable pour les droits des étranger-e-s.

Un collectif d’associations travaillant auprès des étranger-e-s pour défendre leurs droits (ADDE - Anafé - Fasti - Gisti - La Cimade - LDH - MOM - SAF - Syndicat de la magistrature) a produit en mars 2015 une analyse de ce projet de loi. Nous reproduisons ici des extraits de l’introduction de la « Synthèse de l’analyse interassociative du projet de loi relatif aux droits des étrangers en France » :

« [C]e projet de réforme du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) ne marque aucune volonté de rupture avec les réformes précédentes.

Selon le ministère de l’Intérieur, il s’agirait d’un texte « équilibré », visant à stabiliser le séjour des étrangers en France en répondant à certains dysfonctionnements constatés, tout en prévoyant de nouveaux dispositifs pour lutter contre l’immigration dite irrégulière. Mais l’équilibre affiché n’est qu’une façade : l’immigration « autorisée » est maintenue dans une situation administrative précaire qui empêche celles et ceux qu’elle concerne de trouver leur place en France. En conservant l’inversion de la logique d’intégration amorcée depuis 2003 et en créant une nouvelle « usine à gaz » pour la délivrance de titres de séjour pluriannuels à géométrie variable, le projet de loi n’améliore ni la situation des personnes concernées, ni les conditions de leur accueil dans les préfectures. Pire, alors qu’il prétend « stabiliser » la situation des étrangères et des étrangers, il ne prévoit aucune passerelle entre le titre de séjour pluriannuel et le droit au séjour pérenne, permettant, au contraire, à tout moment, la remise en cause et le retrait de ce titre.

De nombreuses dispositions du projet de loi sont consacrées à l’éloignement. Si certaines constituent des réponses au droit de l’Union européenne et à la jurisprudence, la plupart sont au service de l’efficacité des mesures de départ forcé. En effet, la création de procédures accélérées visant à empêcher des catégories ciblées d’exercer efficacement leur droit au recours contre les OQTF, l’instauration d’une interdiction de circulation sur le territoire français pour les ressortissants de l’Union européenne, la mise en place d’un nouveau dispositif d’assignation à résidence qui, sous couvert de faire diminuer le nombre de placements en rétention, vise surtout à améliorer la « productivité » des procédures d’éloignement, le régime spécial maintenu ou aggravé outremer, en dépit des normes européennes et de la jurisprudence, en sont autant d’exemples.

On notera enfin, parmi les innovations, que le projet de loi veut mettre en place un dispositif de contrôle jamais imaginé jusqu’alors en dehors du champ du droit des étrangers, qui permettra aux préfectures de requérir auprès des administrations fiscales, des établissements scolaires, des organismes de sécurité sociale ou encore des fournisseurs d’énergie, de télécommunication et d’accès internet, des informations dans le cadre de l’instruction des demandes de titre de séjour, et de consulter les données détenues par ces organismes. Ce dispositif interroge le respect de la vie privée et de la déontologie professionnelle des travailleurs sociaux.

En revanche, le projet de loi est muet sur une série de questions pourtant cruciales : pas une ligne sur les travailleurs sans papiers, ni sur le retour à une régularisation de plein droit pour les personnes ayant passé de nombreuses années (10 ans) en France, ni sur les parents d’enfants malades, les personnes victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle, ni sur les personnes malades, enfermées ou assignées à résidence... Rien non plus sur les taxes exorbitantes dont doivent s’acquitter les personnes étrangères au moment de la délivrance et du renouvellement de leur titre...

Le projet de loi ne modifie rien au dispositif d’entrée sur le territoire et de maintien en zone d’attente, qui permet l’enfermement des mineurs et ne prévoit pas de recours suspensif contre les mesures de refoulement, laisse en l’état le mécanisme d’intervention du juge des libertés et de la détention pour les personnes placées en centre de rétention administrative, et ne prend pas suffisamment en considération la situation des personnes étrangères malades ou atteintes d’une maladie professionnelle. Ce projet s’inscrit dès lors dans la continuité d’une politique qui, depuis plus de trente ans, fait prévaloir la suspicion et la répression sur le respect et l’effectivité des droits. »

À voir sur le site du Gisti un dossier sur ce projet de loi, avec notamment l’analyse interassociative dans sa version intégrale et la synthèse à télécharger.

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 11:08

Le gouvernement grec vient de céder aux injonctions de l’Union européenne et du FMI, en dépit du rejet massif exprimé dans les urnes une semaine auparavant, trahissant l’espoir d’une démocratie possible en Grèce mais aussi plus généralement en Europe. La menace de sortir la Grèce de la zone euro a eu raison des engagements électoraux et des tentatives de remises en cause de l’austérité faites jusque là en Grèce. Le retour de la tutelle de la Troïka sur tout projet de loi est un déni de la démocratie populaire grecque.

Ce n’est pas un bon accord :

- Il va renforcer l’austérité par les mesures budgétaires et l’augmentation de la TVA dans un pays déjà dévasté

- Il va renforcer la privatisation de la Grèce avec le secteur de l’énergie en particulier

- Il annonce une nouvelle réforme des retraites par l’allongement de la durée du travail et une réforme du marché du travail alors qu’il y avait un enjeu majeur sur le rétablissement des conventions collective.

Rien sur la dette :

Les demandes de rééchelonnement et de restructuration d’une dette qui n’est ni juste, ni soutenable n’ont pas été prises en compte.

Et un plan d’investissement en partie virtuel ne saurait rééquilibrer l’ensemble de ces éléments négatifs, et n’amènera aucune croissance.

Nous connaissons ce régime, c’est celui qui est appliqué en Grèce depuis 2010 et dans d’autres pays, et en particulier en France dans une moindre mesure, créant chômage, misère et inégalités.

La confédération syndicale du public Adedy ne s’y est pas trompée et appelle à une grève dans la fonction publique ce 15 juillet, jour où le parlement doit ratifier l’accord.

Le gouvernement grec n’a pas voulu faire le choix de la sortie de l’euro, considérant sans doute que le mal serait pire.

Mais pour les travailleur-euses, les chômeur-euses, les classes populaires, c’est l’assurance de jours toujours plus difficiles et l’échec d’une tentative démocratique de remise en cause de l’intérieur des politiques européennes.

Pour l’Union syndicale Solidaires, engagée depuis longtemps, la solidarité doit se renforcer avec ceux et celles qui luttent sur place dans les formes qu’ils décideront.

L’expression démocratique au moment du référendum, la vigilance des classes populaires, les grèves et manifestations, l’existence de nombreuses structures de mobilisation, de solidarité et d’entraide à la base trouveront les moyens de peser sur la situation, nous en sommes certain-es.

De notre côté, nous, syndicalistes des autres pays d’Europe, devons, au delà de la solidarité engager résolument les mobilisations nécessaires pour changer cette Europe austéritaire et anti-démocratique si nous ne voulons pas de l’austérité comme seul horizon mortifère en Europe ni de la montée de la gangrène nationaliste et fasciste.

Soutien aux travailleurs, travailleuses et classes populaires contre l’austérité et les mémorandums !

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 11:03

SUD éducation a pris connaissance du bilan de la session 2015 des concours réservés, en ce qui concerne les enseignant-e-s. Ce bilan montre que le dispositif est dans sa globalité inacceptable, et que sa mise en œuvre est calamiteuse.

Rappelons que les concours réservés ont été institués par la loi du 12 mars 2012 relative à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agent-e-s contractuel-le-s dans la fonction publique, dite loi Sauvadet. Cette loi instaurait un concours réservé aux agent-e-s contractuel-le-s ayant exercé quatre années en équivalent temps plein au 31 mars 2011 ou quatre années en équivalent temps plein à la date d’inscription au concours, dont deux effectuées avant le 31 mars 2011. Concrètement, le concours réservé consiste pour les personnels enseignants en deux étapes : l’envoi d’un dossier RAEP (Reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle), composé d’un CV et d’une séance pédagogique, autour de décembre, puis un oral de présentation du dossier RAEP, autour de février.

À l’époque, notre Union syndicale Solidaires avait voté contre la loi Sauvadet, jugeant les conditions trop restrictives. Aujourd’hui, son bilan en ce qui concerne les enseignant-e-s confirme ces inquiétudes.

SUD éducation l’affirme : il s’agit bien d’un dispositif de tri des enseignant-e-s contractuel-le-s et non de titularisation progressive d’un « stock » de personnels au vu de leur ancienneté, ainsi que le prétend le ministère.

- D’une part, le nombre d’éligibles au concours est très insuffisant. Ainsi, 7356 enseignant-e-s contractuel-le-s du second degré étaient éligibles au concours réservé 2015 sur 34700 enseignant-e-s contractuel-le-s dans le second degré en tout – soit seulement 21 % des personnels concernés.

- D’autre part, de nombreux personnels qui auraient pu être concerné-e-s n’ont pas passé les épreuves. Cette déperdition s’effectue à différentes étapes. À l’inscription au concours tout d’abord : seuls les trois quarts des éligibles s’inscrivent effectivement au concours. Pour l’envoi du dossier ensuite : dans le premier degré par exemple, l’administration n’a reçu qu’un tiers des dossiers des collègues inscrit-e-s. Cette déperdition est le signe d’une désorganisation manifeste, mais aussi d’une faible attractivité du concours. En effet, une fois titularisés, de nombreux personnels sont affectés en dehors de leur académie (autour de 20%), et plus encore en dehors de leur département ce qui, pour des collègues ayant souvent beaucoup d’ancienneté, est largement rebutant.

- Mais l’essentiel du tri se fait une fois le dossier RAEP reçu par l’administration. À cette étape, près de 60% des dossiers de collègues du second degré sont rejetés. Et enfin, les épreuves orales permettent d’exclure encore de nombreux collègues de la titularisation, puisque près de 40% des admissibles sont écarté-e-s lors des épreuves d’admission.

Au terme de ce parcours de combattant-e, seul-e-s 18,5 % des éligibles au concours 2015 ont été titularisé-e-s. Ces 1365 élu-e-s ne représentent que 4 % des contractuel-le-s actuellement en exercice !

Précisons que les collègues ayant été refusé-e-s par les jurys de titularisation… restent contractuel-le-s et continuent d’exercer pour leurs rectorats respectifs ! Autrement dit, l’Éducation nationale juge certaines personnes, en dépit de leur ancienneté, indignes d’être fonctionnaires, mais profite néanmoins de leur force de travail, moins coûteuse que celle des titulaires qu’elle refuse d’embaucher. Cette maltraitance des personnels, auxquels on fait passer le concours une fois, deux fois, trois fois, avant de leur refuser la titularisation bien qu’ils soient en exercice devant les élèves, est scandaleuse. Cyniquement, le ministère justifie les échecs au concours réservé par le manque d’implication et de sérieux des candidat-e-s, accentuant la culpabilisation qui est déjà leur lot quotidien. Le concours réservé se révèle bien être un dispositif de tri des agent-e-s contractuel-le-s, et non un plan de titularisation progressif lié à l’ancienneté, ce qui est pourtant le discours ministériel.

Les plans de titularisation, comme le montrent les bilans successifs des concours réservés, sont insuffisants. La seule solution sérieuse pour mettre un terme à ces situations scandaleuses, c’est l’arrêt du recours aux non-titulaires et la titularisation sans aucune discrimination des personnels en exercice : titularisation sans condition de concours, d’examen professionnel ni de nationalité de toutes et tous les précaires !

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 15:15

En France et en Europe les politiques d’austérité attaquent les services publics, les droits sociaux et les solidarités. L’austérité, nous la payons au quotidien, avec un budget qui ne suit pas l’augmentation de la démographie scolaire, des effectifs par classe qui s’accroissent, des conditions de travail qui se dégradent. Nous l’annoncions dès 2012, et c’est désormais un secret de polichinelle, les promesses de création de postes ne seront pas tenues.

Les inégalités explosent. Nos salaires sont désormais congelés. Pourtant de l’argent, il y en a : les dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 30% en un an, pour atteindre 56 milliards. Les capitalistes nous coûtent cher !

Les politiques éducatives libérales sont poursuivies et sapent les garanties collectives, augmentent les pressions hiérarchiques et la mise en concurrence. Notre charge de travail ne cesse de s’alourdir, avec la réforme des rythmes scolaires et les différentes réformes statutaires, notamment les nouvelles obligations de service des enseignant-e-s du secondaire. Dernier exemple de la considération du ministère pour les personnels, la mise en œuvre des nouveaux programmes du collège pour tous les niveaux en même temps. Cela va créer des incohérences pour les élèves et imposer une charge de travail colossale pour les enseignant-e-s.

« L’autonomie » (des universités, des lycées, et maintenant des collèges) généralise la concurrence et augmente les inégalités, tout comme la réforme des rythmes scolaires. Le ministère vient d’annoncer que le bilan de la réforme des lycées, qui devait être effectué depuis des mois, est désormais reporté… aux calendes (qu’on n’ose dire grecques). Sans doute que ce bilan n’aurait pas permis de justifier l’extension de l’autonomie des établissements au collège, alors que le ministère veut imposer sa réforme malgré son rejet très large chez les personnels. La mobilisation contre cette réforme du collège doit reprendre et s’amplifier

L’incohérence des politiques ministérielles, entre effets d’annonce et annulations improvisées, balade les personnels sans cesse contraints de s’adapter, au gré des enjeux politiciens et des ajustements budgétaires. Les mesures phares annoncées en grandes pompes, comme les ABCD de l’égalité ou les emplois d’avenir professeur ont ainsi été supprimées, à peine instaurées.

Tous les indicateurs montrent que les personnels rejettent très massivement ces politiques ministérielles. Il s’agit maintenant de transformer ce rejet en luttes. Mobilisons-nous autour de mots d’ordre rassembleurs : Non à l’austérité, oui à la solidarité ! Non à la concurrence, oui à l’égalité ! Non aux pressions, plus d’autogestion !

Organisons-nous dès la rentrée, en nous réunissant sur nos lieux de travail, pour construire la mobilisation autour de revendications unifiantes :

- Diminution des effectifs par classe !

- Augmentation générale des salaires !

- Réduction du temps de travail !

- Abrogation des contre-réformes !

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 09:20

Ineat/Exeat :

4 Ineat accordés à des collègues qui avaient obtenu leur Exeat (Guadeloupe, 2 Haute Seine et Yvelines), 2 ou 3 sont encore à l'étude.

Pas d'Exeat supplémentaire d'accordé pour l'instant.

Phase d’ajustement du mouvement :

106 collègues participaient à la phase d’ajustement.

6 collègues obtiennent un poste par l’appel à candidatures (4 directions et 2 SEGPA).

32 sont affectés par voie informatique.

45 sont affectés manuellement.

2 collègues adjoints en SEGPA vont faire fonction de directeurs de SEGPA à Alençon et Flers.

3 postes à profil restent vacants : enseignant-e référent-e Mortagne, CPC L’Aigle, CPC Argentan.

5 stagiaires doivent effectuer une prolongation de stage.

PE stagiaires :

Ils et elles seront 48 à la rentrée. Il manque encore deux supports. Un support est ajouté : décharge de direction de Briouze. Les stagiaires qui possèdent déjà leur master seront à l’ESPE les jeudis et vendredis, les autres y seront les lundis et mardis.

Temps partiels et incompatibilité de poste

8 collègues brigades seront convoqué-es le 6 juillet et se verront proposer des postes composites.

Pré-rentrée

Le DASEN refuse qu'une 2nde journée de pré-rentrée soit prise fin août, sur le temps de concertation, car il veut que l’on utilise ces 6 heures pour s’approprier les nouveaux programmes.

Nomination des sans-postes :

Les 21 T1 sans-poste ainsi que les 4 collègues intégrant le département par Ineat seront affecté-es « au fil de l’eau » en juillet. C'est à dire au fur et à mesure que des postes se libéreront.

Hors-classe :

40 collègues sont promue-s :

A noter que 2 collègues n'ont pas été promu-es, sur proposition du DASEN. Alors que ces personnes remplissaient les conditions requises. Sud Éducation s'y est opposé.

Il s'agit donc d'un refus scandaleux de permettre à ces collègues de toucher l'augmentation de salaire prévue par les textes.

Ces textes, vous savez que nous sommes en désaccord à leur sujet et que nous revendiquons la transformation de la hors-classe en un douzième échelon accessible à toutes et à tous. A lire dans notre déclaration préalable.

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Published by SUD 61 - dans comptes rendus CAPD