21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:43

A l’occasion de cette séance du Conseil Supérieur de l’Education placée une semaine après les attentats à Paris, nous voulons tout d’abord donner lecture de l’expression publiée par la fédération SUD éducation en réaction :
Contre le fascisme, religieux ou nationaliste, contre le racisme, défendons les libertés publiques et l’égalité.

Une autre école, une autre société

Puisque nous sommes réuni-e-s au sein du Conseil Supérieur de l’Education, nous voudrions ici ajouter à ce communiqué quelques mots sur l’école.
Nous comprenons le fort désir de se retrouver toutes et tous ensemble, au-delà de toutes les différences d’opinion, qui s’est manifesté ces derniers jours face à l’émotion. Cela ne doit pas empêcher le questionnement politique et l’analyse sociale. Ce sont précisément ce questionnement et cette analyse qui nous empêchent de souscrire au « front républicain ».
Le passage à l’acte des assassins interroge les politiques publiques et les institutions dans leur ensemble. Il n’est plus possible d’étouffer les critiques du système carcéral, qui doit être questionné dans son ensemble. Mais l’école doit également être interrogée. Il faut refuser la fausse alternative selon laquelle l’école serait responsable de tout ou ne serait responsable de rien. L’école a sa part de responsabilité dans le climat social actuel, dans les inégalités qui grèvent la société. La transformation de l’école de suffira pas pour résoudre les inégalités sociales, pour mettre fin aux racismes et lutter contre les fanatismes, certes. Mais l’école doit y prendre sa part.
Lorsque les forces réactionnaires s’en prennent à l’école, il faut cesser de céder. Sur le genre, sur les ABCD de l’égalité, nous avons suffisamment interpellé le ministère.

Il ne suffira pas de cours de morale ou d’éducation civique, de minutes de silence ou d’une « Charte de la laïcité ». L’appel aux « valeurs de la République », l’enseignement abstrait d’une morale à l’école ne peuvent qu’entrer en contradiction avec les inégalités de la société et de l’école. L’école doit être profondément, structurellement, transformée. Ce qui fait notamment le jeu des fanatiques, c’est un système inégalitaire et le « deux poids deux mesures ».

Comment, au nom de la laïcité, multiplier les injonctions et interdictions pour les un-e-s tout en continuant pour les autres à financer à coups de milliards d’argent public l’enseignement privé, essentiellement catholique, sans donner le signe d’un traitement discriminatoire ?
Comment affirmer l’égalité sur le territoire tout en laissant se développer des ghettos scolaires, en accentuant ces inégalités par cette réforme des rythmes ?
Comment prétendre agir pour l’égalité tout en annonçant une réforme du collège visant à mettre en place un tronc commun pour mettre fin à « l’uniformité » selon les termes mêmes de la Ministre ? L’introduction de différenciations est notoirement le biais par lequel se réintroduisent des hiérarchisations entre options et parcours, qui favorisent la reproduction des inégalités sociales et culturelles. Un tronc commun, cela veut dire des branches distinctes : il est où, le collège unique ? On est bien loin du projet que nous portons : celui d’une scolarité obligatoire commune jusqu’à 18 ans avec une formation polyvalente et polyculturelle pour toutes et tous. L’ensemble des enquêtes internationales attestent que c’est en gardant le plus longtemps ensemble les élèves que les inégalités sont le mieux combattues.
Comment prétendre lutter contre les inégalités tout en répondant à des logiques comptables libérales plutôt que de partir des besoins sociaux ? Pour l’éducation prioritaire comme pour l’ensemble de l’école publique, la politique des moyens constants n’est pas à la hauteur de ces besoins. Les créations de postes annoncées permettent à peine de faire face à la hausse démographique et au rétablissement d’une année de formation. Plusieurs études récentes viennent encore de le confirmer : pour lutter contre les inégalités, il faut baisser le nombre d’élèves par classe. Comme le rapportait le Café pédagogique encore le 5 janvier : « En novembre 2014, la revue très officielle Education & formations (n°85) a publié une étude d’Olivier Monso qui affirme aussi la supériorité des petites classes. "Les travaux récents sur données françaises consacrés à l’impact de la taille des classes sur la réussite scolaire ont tous abouti, quoiqu’avec des nuances, à ce constat, explique O. Monso. (…) Une réduction du nombre d’élèves par classe bénéficie davantage, dans l’ensemble, aux élèves issus d’un environnement social ou scolaire défavorisé, et notamment à ceux scolarisés dans un établissement en éducation prioritaire". » Voilà pourquoi nous demandons la définition de plafonds nationaux, de maxima d’élèves par classe.

Les appels aux valeurs et aux grands principes ne suffiront pas s’ils ne sont pas accompagnés d’une transformation des structures de l’école contre son fonctionnement inégalitaire et trop souvent discriminatoire. Ils doivent s’accompagner d’une transformation globale de la société, pour une société plus juste et plus solidaire. C’est tout le sens de l’action de SUD éducation. Notre slogan est notre boussole : une autre école, une autre société.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 19:32

Contrats CUI-CAE dans l’éducation nationale - Halte au travail gratuit.

Veuillez trouver ci-joint le tract national de SUD éducation sur cette question.

A diffuser sans modération.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 06:51

Contre le fascisme, religieux ou nationaliste, contre le racisme, défendons les libertés publiques et l’égalité

Communiqué de la fédération SUD éducation du 8 janvier 2015 après les assassinats à Charlie Hebdo

Publié le jeudi 8 janvier 2015 sur http://www.sudeducation.org/Contre-le-fascisme-religieux-ou.html

Nous avons été choqué-e-s par les assassinats qui ont coûté la vie à 12 personnes dans les locaux de Charlie Hebdo et causé de nombreux/ses blessé-e-s. Nous tenons à apporter notre solidarité aux victimes et à leurs proches. Nous condamnons sans réserve ces actes horribles.

Notre émotion est immense. Charb, notamment, avait été présent comme illustrateur à plusieurs congrès de notre fédération et nous utilisions fréquemment ses dessins dans nos publications, ainsi que ceux d’autres victimes.

La liberté d’expression est une liberté publique fondamentale. En s’y attaquant avec cette violence meurtrière, cet attentat relève du fascisme.

Les rassemblements spontanés qui se sont organisés partout en France témoignent de la très forte émotion que cette atrocité a suscitée et d’une grande aspiration à la solidarité.

Nous dénonçons toute tentative d’amalgame, toute instrumentalisation, d’ores et déjà engagées.

L’extrême droite et la droite plus ou moins extrême tentent de surfer sur l’émotion pour en appeler qui à la « guerre totale », qui au rétablissement de la peine de mort, qui à la « libération » d’une parole raciste déjà bien débridée, etc. La solidarité avec les victimes de Charlie Hebdo doit s’accompagner du combat contre tous les fascismes, religieux ou nationalistes, contre tous les racismes.

Dans un contexte où le racisme a déjà le vent en poupe, que les personnes cataloguées « arabes » ou « musulmanes » subissent tout particulièrement, nous devons nous opposer à toute stigmatisation qui pourrait résulter d’une volonté politique d’assimiler à cet acte atroce des personnes sous prétexte de leur culture ou de leur religion, réelles ou supposées. Dès le lendemain du massacre, plusieurs attaques ont eu lieu contre des lieux de culte musulmans, avec grenades et armes à feu. Nous condamnons fermement ces attentats, qui visent à créer eux aussi un climat de terreur et à activer une guerre raciste.

Nous nous opposerons à tous les projets de lois liberticides qui amplifieraient le muselage du mouvement social et la surveillance généralisée de la population. Les libertés publiques, le droit aux communications privées, la liberté d’expression, de manifestation, de grève, ne doivent pas être sacrifiées sur l’autel de la lutte contre le terrorisme.

Le PS et le gouvernement instrumentalisent déjà pour leur part l’attentat contre Charlie Hebdo pour en appeler à « l’unité nationale ». Même Marine Le Pen est invitée à l’Élysée pour discuter de la situation ! Si l’émotion suscite une légitime aspiration au rassemblement, ces appels à « l’unité nationale » ou au « front républicain » sont une impasse pour le mouvement social et démocratique. Ils visent à faire taire la conflictualité sociale et à unir la population derrière les dirigeant-e-s qui mènent des politiques extérieures impérialistes et des politiques intérieures antisociales, de stigmatisation raciste et anti-immigré-e-s, de chasse aux sans-papiers et de harcèlement des Roms. Ces politiques portent une lourde responsabilité dans le climat actuel et dans ses effets délétères. Ce n’est pas en le taisant que nous ferons régresser les fanatismes et les fascismes.

SUD éducation appelle à se mobiliser contre tous les fascismes, contre tous les racismes, pour la laïcité, la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de la presse, pour la défense des libertés publiques, pour le droit de manifester et de faire grève, contre toutes les discriminations et toutes les inégalités (sociales, racistes et sexistes), contre les ravages du capitalisme, les politiques libérales et l’austérité qui nourrissent la misère et une colère que des fanatiques instrumentalisent au profit de leurs idéologies mortifères.

Redonnons des perspectives à tout-e-s les travailleurs/euses, précaires, privé-e-s d’emploi, en formation ! Construisons les mobilisations pour une alternative sociale égalitaire et démocratique : c’est la meilleure manière de défaire durablement le fanatisme, le fascisme, le racisme.

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 08:44

Nous appelons les salariés de l'éducation nationale à défendre les principes qui sont au fondement de la laïcité des services publics, de l’état et à condamner sans appel la barbarie.

Nous appelons en outre à se garder de tout amalgame. Le combat de Charlie, de Charb, Cabu, Wolinski, Tignous aux côtés du mouvement social a toujours été celui du refus du racisme, de la xénophobie, celui du respect des libertés fondamentales.

Nous appelons à participer aux initiatives d'hommage aux victimes de Charlie Hebdo dont celle prévue ce jour à 18H30 devant la mairie d' Alençon

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 17:47

Alors que nous nous battons et réclamons de vrais contrats, des salaires décents, de meilleures conditions de travail pour tous les personnels de l'Education Nationale, Madame la ministre vient d'offrir un joli cadeau de Noël aux recteurs : leur prime est augmentée de 10.000€ portant celle-ci à plus de 28.000€ ! Le ministère se justifie en rappelant que les recteurs étaient moins bien « primés » que les DASEN notamment.

Etaitil si fondamental et si urgent de régler très vite une telle injustice salariale lorsque l'on sait que le point d'indice des fonctionnaires est gelé depuis 2010, lésant davantage encore les plus bas salaires …

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 19:19

Pas de grands changements par rapport à l'année dernière :

 

Pas de modification de barème.

 

Les postes fléchés anglais sont amenés à disparaître, puisque tous les enseignant-es sont habilité-es à enseigner l'anglais. Cette question sera revue en Comité Technique. Les postes seraient transformés en adjoints « classiques » et les titulaires garderaient leur poste.

 

Les postes de direction REP et REP+ , les postes de direction des écoles avec une décharge totale, les postes d'enseignant-es en REP+ seront désormais des postes à profil, avec appel à candidature et commission d'entretien. L'administration prétexte qu'il s'agirait de vérifier la motivation des enseignant-es à exercer dans ce type d'établissement. Pour nous, il s'agit pour l'administration de développer les affectations hors barème, incontrôlables par les délégué-es du personnel.

 

Une personne touchée par une mesure de carte scolaire sera désormais la dernière nommée dans l'école, hors poste à profil. Il n'y aura donc plus de distinction entre poste élémentaire, maternel ou poste fléché anglais.

 

Attention toutes ces modifications sont dans le projet de circulaire. Il faut attendre la circulaire définitive pour savoir si le projet qui nous a été présenté sera effectivement appliqué.

 

Calendrier prévisionnel :

15 avril 2015 : diffusion de la circulaire et publication des postes vacants ou susceptibles de l'être

20 avril au 5 mai 2015 : saisie des vœux

19 mai : Groupe de travail « cas particulier » et groupe de travail sur la vérification des barèmes

2 juin 2015 : CAPD phase principale

30 juin 2015 : Groupe de travail phase d'ajustement

4 septembre2015: derniers ajustements

 

Lilie Lebougre, votre élue en CAPD

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 16:50

Personnels et parents contestent la carte de l’éducation prioritaire : amplifions la mobilisation

vendredi 12 décembre 2014

Une réforme sans moyens à la hauteur des besoins pour celles et ceux qui en ont le plus besoin. Une réforme d’austérité et de gestion de la pénurie.

Des moyens en-deçà des besoins

« La refondation de l’éducation prioritaire est avant tout pédagogique ». On connaît la chanson, ce ne serait pas une question quantitative mais qualitative.
Le nombre de réseaux d’éducation prioritaire ne change pas : une fois de plus, on ne part pas des besoins, mais d’une enveloppe bloquée. De nouveaux établissements et de nouvelles écoles entrent dans le dispositif, et il était temps de leur reconnaître ce besoin, mais quid de ceux qui sortent ? Pour beaucoup, c’est l’incompréhension. Dans un contexte d’accroissement des inégalités, ce sont encore les plus fragiles qui trinquent. Les quelques moyens qui permettaient de maintenir les équipes à peu près à flot vont disparaître et fragiliser le travail mis en place depuis des années auprès des élèves de ces zones en grande difficulté sociale, dans les quartiers et les zones rurales.
Dans les établissements qui sortent de l’éducation prioritaire, que vont devenir les effectifs par classe ou les DHG (dotation horaire globale annuelle) dans des structures souvent fragiles qui quitteront l’éducation prioritaire ? Quid de la dégradation des conditions de travail et d’étude dans ces écoles et établissements ?

Une logique de réseau qui ignore la réalité

Le classement des collèges dans l’éducation prioritaire en REP et REP+ impose le classement des écoles en dépit de leur réalité. C’est une logique de réseau qui est à l’œuvre : les écoles qui dépendent d’un collège qui sort de l’éducation prioritaire sortent automatiquement, même si leur situation correspondrait à d’autres écoles classées REP+ et qui le sont vraiment parce que le collège de secteur est dans la liste… Cela va à l’encontre de la logique de mixité sociale nécessaire !

Des listes établies dans la plus grande confusion

Le Ministère a choisi quatre critères pour établir la liste des établissements de l’éducation prioritaire. Ces informations, contestables, pas toujours très fiables ni actualisées, ont été plus ou moins prises en compte par les rectorats qui ont parfois utilisé d’autres critères sans les communiquer aux équipes et aux organisations syndicales. Ce manque de clarté dans le choix des établissements classés ou sortis de l’éducation prioritaire questionne. La fin de non-recevoir apportée par les directions académiques aux contestations est insupportable.
Aucune discussion n’a réellement lieu, et les listes académiques remontent au Ministère sans que des Comités Techniques n’aient été réunis. La liste définitive sera présentée au Comité Technique Ministériel du mercredi 17 décembre sans qu’aucun vote n’ait eu lieu !

Déjà des dysfonctionnements dans les réseaux REP+ préfigurateurs

Dans les établissements préfigurateurs de la réforme, le constat est clair : les promesses en matière de moyens supplémentaires pour ces établissements « prioritaires parmi les prioritaires » ne sont globalement pas tenues, ou a minima et sur la base du redéploiement. Dans le second degré, où sont les personnels santé-sociaux supplémentaires promis ? Où sont les postes permettant l’encadrement des 6e jusqu’à 16h30 ? Dans le premier degré, les ouvertures des classes de moins de 3 ans se font au compte-gouttes. Pour masquer des RASED incomplets, on agrandit, du moins sur le papier, les zones d’intervention des psychologues et maitres-ses spécialisé-e-s pour couvrir les REP+. Par ailleurs, toujours dans le premier degré, les départs en formation se font dans des conditions de désorganisation totale pour les élèves et pour les équipes enseignantes. Depuis la rentrée, de nombreux remplacements ne sont plus assurés dans certains départements. Enfin, une hiérarchie intrusive se renforce, venant distribuer la bonne parole : des IEN et IPR font déjà la tournée des écoles et établissements REP + pour expliquer aux collègues comment faire leur travail correctement !

La contestation gronde : de nombreux établissements et écoles sont déjà fortement mobilisés

Des collègues et des parents sont mobilisés pour que la réalité de terrain soit reconnue et que leurs établissements restent dans l’éducation prioritaire ou soient classés REP+, dans de nombreuses académies : Toulouse, Aix-Marseille, Créteil, Versailles, Paris, .... Certains établissements sont bloqués depuis plus de 2 semaines comme en Seine-saint-Denis.


SUD éducation soutient toutes les mobilisations en cours, appelle à l’auto-organisation, à l’élargissement et à la coordination de ce mouvement de lutte.
SUD éducation invite les collègues à discuter en assemblée générale de leur vision de l’éducation prioritaire et à formuler leurs revendications.


Pour une véritable politique de justice sociale dans l’éducation prioritaire : diminution du temps de travail, temps de concertation pour les équipes, baisse des effectifs par classe, refus du tri social.

SUD éducation revendique :

1 - Une baisse des effectifs par classe :
20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA.
2 - Une baisse du temps de travail :
Un temps de service global pour l’ensemble des enseignant-e-s du 2nd degré de 14 h cours/élèves + 3 h de concertation/travail en équipes & 18 heures devant élèves + 6 heures de travail en équipe dans le premier degré
1/9e de minoration de services pour tous les personnels de l’éducation prioritaire
3 – Une vie scolaire renforcée pour les élèves
1 CPE pour 120 élèves dans les collèges ordinaires et 1 pour 100 en éducation prioritaire.
1 personnel de vie scolaire pour 50 élèves en collège ordinaire et 2 pour 50 en éducation prioritaire.
4 - Des dispositifs d’aide et de prévention complets
1 RASED complet par groupe scolaire et 1 enseignant-e supplémentaire
pour cinq classes (pour le 1er degré).
Un recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue)
5 - Des mesures permettant la stabilisation des équipes
La formation et la titularisation de tou-te-s les contractuel-le-s ainsi que le financement des études pour permettre aux jeunes de l’académie d’accéder aux
métiers de l’enseignement.

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 16:48

Affectations, indemnités, pondérations… Les revendications de SUD éducation

mardi 16 décembre 2014

Le ministère met en chantier les textes d’application du décret n°2014-940 du 20 août 2014 sur les missions et services des enseignant-e-s dans le second degré, dont le projet a été adopté le 27 mars 2014 avec les voix de l’UNSA et du SGEN-CFDT et l’abstention des syndicats SNES, SNUIPP et SNEP de la FSU.

La nouvelle réglementation prendra pleinement effet dès la rentrée de septembre 2015.

Nous entendons porter nos revendications sur les textes d’application qui vont préciser comment le nouveau décret va se mettre en place.

Sur beaucoup de questions, ces précisions vont être déterminantes pour les conditions de vie et de travail des enseignant-e-s.


SUD éducation a voté contre ce décret notamment :

parce que le principe contestable et inégalitaire de l’indemnité est maintenu et même étendu au détriment des décharges horaires ;
parce que les nouvelles missions y sont listées sans aucune réduction des obligations de service devant élèves ;
parce que des décharges sont supprimées ;
parce que le remplacement de l’heure de première chaire par une pondération implique qu’il faudra désormais effectuer 10 heures dans des classes du cycle terminal pour obtenir une heure de décharge pleine alors qu’il en fallait 6 ;
parce qu’il rend règlementaires les affectations sur plusieurs communes, qui ne l’étaient pas jusqu’ici ;
parce qu’il précise que les services des PE spécialisé-e-s en SEGPA, EREA et ULIS sont de 21 heures alors qu’ils devraient être de 18 heures ;
et parce qu’il crée ou maintient des mesures discriminatoires pour les professeur-e-s de lycée professionnel.

Voir à ce sujet notre communiqué : Statuts : une réforme oui, mais pas celle-là.

Affectations

EN OPPOSITION À CE QUE STIPULE LE NOUVEAU DÉCRET [ARTICLE 4], SUD ÉDUCATION COMBAT LA POSSIBILITÉ D’AFFECTATIONS SUR PLUSIEURS COMMUNES OU SUR PLUS DE DEUX ÉTABLISSEMENTS, MÊME POUR LES TZR. NOUS REVENDIQUONS TOUS LES ENCADREMENTS POSSIBLES POUR LIMITER LES POSSIBILITÉS D’AFFECTATIONS MULTIPLES ET EN PARTICULIER :

que les affectations sur deux établissements situés dans des communes différentes ou dans trois établissements ne puissent se décider qu’avec l’accord explicite de l’enseignant-e ;

qu’un-e enseignant-e ne puisse pas être affecté-e sur un deuxième établissement si des heures supplémentaires (HSA) sont attribuées à d’autres enseignant-e-s de sa discipline dans son établissement d’affectation.
Lorsque nous avons porté cette revendication avant la publication du décret, le ministère s’était engagé à traduire cette exigence dans les textes d’application.
Nous en attendons la confirmation.

Nous revendiquons également :

qu’une heure de réduction de service soit appliquée pour toute affectation multiple ;
qu’une pause méridienne d’au moins une heure, hors temps de déplacement, soit respectée ;
qu’il n’y ait pas de déplacements multiples dans la même journée (pas d’aller-retour entre les deux établissements) ;
qu’il y ait un nombre maximum de déplacements hebdomadaires entre les établissements d’affectation ;
que les frais de déplacement entre les établissements donnent lieu à remboursement ;
que les affectations multiples donnent lieu à une saisine obligatoire du CHSCT sur le sujet.

Indemnités

NOUS DÉNONÇONS LE « TOUT INDEMNITAIRE » DU DÉCRET [ARTICLE 3]. LE MINISTÈRE VEUT CRÉER DES INDEMNITÉS, PAR-FOIS EN REMPLACEMENT DE DÉCHARGES EXISTANTES : POUR 6 HEURES DANS DES CLASSES DU CYCLE TERMINAL DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL, POUR LES MISSIONS PARTICULIÈRES SUR DÉSIGNATION PAR LE CHEF D’ÉTABLISSEMENT (COORDONNATEUR/TRICE, RÉFÉRENT-E, TUTEUR/TRICE), POUR LES EFFECTIFS PLÉTHORIQUES SUPÉRIEURS À 35 ÉLÈVES (EN REMPLACEMENT DE LA RÉDUCTION D’UNE HEURE DE SERVICE).

La fédération SUD éducation revendique l’intégration des indemnités générales (de type ISOE part fixe) au traitement.

Il faut se placer sur le terrain des conditions de travail et non sur celui du saupoudrage indemnitaire. Nous revendiquons des mécanismes compensatoires alternatifs : réductions de service, baisse du nombre d’élèves, dédoublements... Nous revendiquons la compensation des tâches supplémentaires par des décharges de services amenant une réduction du temps d’enseignement.

Le ministère développant une logique indemnitaire, nous refusons de laisser les décisions d’attribution des indemnités à l’arbitraire des rectorats ou des chefs d’établissements et revendiquons la définition de règles générales nationales définissant les situations donnant lieu à indemnités.

Les compensations (horaires ou, à défaut, indemnitaires) doivent être attribuées non pour des rôles, mais pour des charges de travail supplémentaires ou des conditions de travail particulièrement difficiles. Nous refusons les indemnités qui cherchent à hiérarchiser les personnels du type « préfet des études » ou « membre du Conseil pédagogique » et nous nous opposerons à tout texte qui en instituerait.

Nous condamnons la mesure inégalitaire qui exclut la voie professionnelle de la pondération à 1,1 des heures effectuées dans le cycle terminal [article 6]. Nous dénonçons également la proposition de remplacement de l’indemnité de Contrôles en Cours de Formation (CCF) par une indemnité forfaitaire pour les enseignant-e-s qui effectuent au moins 6 heures en première ou terminale bac pro ou en seconde ou terminale CAP, qui vise des économies budgétaire. D’une part, celle-ci exclurait de fait des enseignant-e-s qui effectuent moins de 6 heures dans ces niveaux, en créant un effet de seuil. D’autre part, elle créerait une nouvelle injustice puisqu’elle abolirait toute compensation pour ceux et celles des enseignant-e-s qui doivent assurer des CCF et ne tiendrait pas compte de la différence de charge de travail.

En compensation temporaire de l’exclusion de la pondération, nous revendiquons que l’équivalent de 0,1 HSA soit attribué aux enseignant-e-s pour chaque heure effectuée en première ou terminale BAC PRO et dans les deux années de CAP.

Nous condamnons le mode d’évaluation des examens par CCF qui repose uniquement sur l’enseignant-e (conception, organisation, convocation, correction, notation). Nous réclamons le retour aux épreuves ponctuelles nationales. Tant que des CCF sont maintenus et qu’ils ne donnent pas lieu à décharges horaires spécifiques, nous revendiquons que les indemnités de CCF soient maintenues et augmentées, qu’elles soient versées intégralement à chaque enseignant-e pour chaque épreuve et sous-épreuve, en tenant compte du nombre d’élèves concernés.

Pondérations

LE DÉCRET PRÉVOIT UNE PONDÉRATION À 1,1 DES HEURES DE CLASSE EFFECTUÉES DANS L’ÉDUCATION PRIORITAIRE EN REP+ [ARTICLE 8] ET DANS LES CLASSES DU CYCLE TERMINAL DES SÉRIES GÉNÉRALES ET TECHNOLOGIQUES [ARTICLE 6]. SA MISE EN ŒUVRE CETTE ANNÉE DANS LES REP+ SUSCITE DE GRANDES CRAINTES. DANS BEAUCOUP DE CAS, FAUTE DE CRÉATION DE POSTES, CETTE PONDÉRATION N’A PAS DONNÉ LIEU À UNE RÉDUCTION DE SERVICE, MAIS À DES (FRACTIONS) D’HEURES SUPPLÉMENTAIRES.

Pourtant, le choix d’une pondération plutôt que d’une indemnité est fondé sur l’idée que la charge de travail supplémentaire en cycle terminal ou les conditions de travail dans l’éducation prioritaire doivent donner lieu à une diminution du service devant élèves. Pour SUD éducation, les textes d’application doivent préciser que la mise en place des pondérations en REP+ et en cycle terminal a pour objectif qu’elles se traduisent par des réductions effectives des services devant élèves pour l’ensemble des enseignant-e-s concernés, stagiaires compris-es.

Il faut rappeler que les sous services ne sont pas interdits, et qu’ils ne sont pas de la responsabilité des personnels, qui ne doivent pas en pâtir. Et il faut également rappeler que le décret maintient les maxima hebdomadaires de service pour les certifié-e-s, agrégé-e-s et PLP [article 2] et aussi qu’on ne peut pas imposer plus d’une heure supplémentaire annuelle (HSA) [article 4].

Les textes d’application doivent expliquer que les pondérations sont prises en compte pour le calcul des heures de service et des HSA, et ainsi que les heures de service ne peuvent pas dépasser de plus d’une heure les maxima réglementaires sans l’accord de l’intéressé-e, même si le dépassement supplémentaire est d’une fraction d’heure. Par exemple, il n’est pas possible d’imposer 16 heures de cours dans des classes de seconde à un-e certifié-e à temps plein qui aurait également 3 heures à assurer en cycle terminal. Son service serait en effet alors de 19,3 heures [(3x1,1)+16]. Le maxima de service des certifié-e-s étant de 18 heures, cela reviendrait à lui imposer 1,3 HSA, soit plus que l’unique HSA imposable.

Les collègues doivent être en capacité de refuser ces HSA en dépassement. Il est de la responsabilité du ministère de faire en sorte que les personnels soient informés, que les chefs d’établissement et les rectorats ne fassent pas pression sur les collègues, et que les postes soient pourvus en nombre suffisant pour que les réductions de service soient respectées.

Pour améliorer réellement nos conditions de vie et de travail, c’est par nos luttes qu’il faudra imposer :

La baisse du nombre d’élèves par classe, et la définition des plafonds nationaux

Des augmentations de salaires

La compensation par des réductions de service des tâches supplémentaires et conditions difficiles

Une baisse du temps de travail et 3h de concertation intégrées dans le service des enseignant-e-s

Une réforme de l’éducation prioritaire avec une décharge pour tous les personnels

Un corps unique basé sur la situation la plus favorable

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 08:49

Vendredi 19 décembre 2014, de 18h30 à 23h30, Halle aux Toiles Alençon

 

Au programme :

Repas festif autour d'un couscous avec débat, vidéos, expositions, la participation d'une militante RESF/Paris sur la question des MIE et peut-être de Monseigneur Gaillot.

 

Participation de 15€, 10€ (tarif réduit) et 5€ pour les enfants, avec couscous, une boisson, un dessert. L'apéritif vin blanc ou rouge ou poiré à la mure ou au cassis offert. L'argent est destiné à l'accueil de ces jeunes. Préciser si vous venez ou si vous soutenez uniquement.

 

Vous pouvez d'ores et déjà réserver par téléphone au 02.33.29.22.46 ou à Groupe Local Cimade Orne 26, place Bonet 61000 Alençon (préciser soirée "19 décembre MIE" au dos du chèque, les chèques déposer à l'avance vont permettre d'assurer les frais liés à cette soirée Merci)

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 17:31

Communiqué de la fédération Sud éducation du 11 décembre 2014

jeudi 11 décembre 2014

Plan d’action égalité filles/garçons

Pour faire passer la pilule de l’abandon des ABCD de l’égalité, nous était promis, à grands renforts d’interventions médiatiques, un ambitieux « plan d’action pour l’égalité filles/garçons à l’école ». Après des mois d’attente, pendant lesquels n’en doutons pas, le Ministère de l’Education Nationale a œuvré avec sérieux et détermination à son élaboration, il nous est enfin dévoilé, en particulier à travers un site internet dédié. Et c’est peu dire que la montagne accouche d’une souris…
Les annonces sur la formation laissent clairement présager que cette question passera à la trappe. Pour la formation continue, ce sont d’abord les IEN et les IA-IPR qui seront formés aux questions de l’égalité filles/garçons pour sensément former ensuite les personnels. Nous le redisons : dans un contexte d’austérité où les moyens de formation et le temps des animations pédagogiques sont restreints, bien peu d’enseignant-e-s auront accès à des formations sur ces thèmes. Pour la formation initiale, les modules annoncés existent déjà dans les ESPE, et l’autonomie de chacune rend très variable la prise en compte de ces thématiques.
Pour pallier ce déficit annoncé de formation en présentiel, une solution miracle : le numérique !
Le dispositif M@gistère, outil de formation continue à distance informatisé, est présenté comme un recours utile. Rien ne remplace pourtant le contact direct, le partage des expériences entre enseignant-e-s pour permettre la réflexion et l’élaboration collectives de nouvelles pratiques pédagogiques. Ces dispositifs de pseudo-formation dédouanent à peu de frais notre institution de son obligation à former véritablement ses personnels, et instaurent des modes de management fondés sur l’individualisme, l’infantilisation et le flicage.

La fameuse « mallette pédagogique » devait également être un outil magique. Que voit-on dans cet onglet du site dédié ? Une vidéo de 6mn nous permettant d’écouter la bonne parole de Mme Robine, qui présente les inégalités filles/garçons comme un « handicap démocratique » mais aussi comme un « handicap économique » (d’ailleurs les partenariats présentés ne concernent que le monde de l’entreprise !). Pour le gouvernement le grand scandale du sexisme n’est donc pas dans les rapports de domination qu’il induit, pas dans l’oppression étouffant épanouissement et émancipation des un-e-s et des autres…non, il est dans le « handicap économique » qu’il engendrerait. Triste signe, un de plus, de l’allégeance de ce gouvernement aux prérogatives du libéralisme, et de son absence de considération pour un projet de société émancipateur.
Par ailleurs, cette mallette n’a bien de pédagogique que le nom : les pistes pédagogiques sont purement et simplement indigentes. Quelques lignes pour chaque chapitre de programme, aucun document, aucune séquence-type, aucune biblio ou sitographie…
La liste des partenaires agréés renvoie au site du MEN, avec une liste de toutes les associations, dans tous les domaines : aucune visibilité sur les associations de défense des droits des femmes et des LGBT, noyées dans ce grand fourre-tout.
Le renvoi à la campagne contre le harcèlement ne porte pas sur les thématiques spécifiquement sexistes et LGBTphobes.
La lutte contre les stéréotypes de genre, qui sont le fondement des discriminations, n’est pas évoquée. De même que ne sont pas évoquées les LGBTphobies, qui pourtant ont des effets dévastateurs sur les jeunes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans dans les établissements scolaires.

Au regard des enjeux essentiels que recouvre la lutte contre le sexisme et les LGBTphobies en milieu scolaire, tant d’indigence et de travail bâclé ne peuvent que susciter notre colère et renforcer notre détermination à porter notre projet d’une autre école et d’une autre société.

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Published by SUD 61