4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 14:44

Groupe de travail

187 demandes de permutations (164 l'année dernière)

100 pour rapprochement de conjoint, 87 pour d'autres raisons

Calvados : +27% de demandes par rapport à l'an dernier et +41% pour la Manche.

Nouveauté dans le barème : 40 points donnés aux familles monoparentales pour se rapprocher de leur famille.

Les 40 points pour garde alternée ne sont pas cumulables avec les 50 points d'enfant à charge.

Si vous constatez une erreur dans votre barème, vous avez jusqu 'à la fin de la semaine pour vous manifester auprès de l'Inspection Académique, contactez-nous !

Handicap: 4 demandes, 800 points sont accordés si la personne réunit 3 conditions :

  • reconnaissance Travailleur Handicapé pour la personne ou son entourage

  • avis favorable du médecin de prévention

  • preuve que la mutation améliore les qualités de soin

100 points sont accordés systématiquement si la personne est reconnue travailleur handicapé.

1 personne obtient les 800 points.

CAPD

Déclaration de Sud éducation (à lire sur notre blog)

Déclaration du SNUipp

Règlement Intérieur :Adopté à l'unanimité

Commission de réforme (accident de travail, retraite pour invalidité...) :

Mme Hallouard et Mme Blaize titulaires, Mr Lecapitaine et Mme Catoire suppléant-es

Approbation des Procès verbaux : Adoptés à l'unanimité

Questions Diverses

  • Le stage « savoir nager » qui a été annulé l'an dernier, va être reprogrammé

  • Inspections : pas de baisses de notes et 2 maintiens

  • Six enseignant-es ont été convoqué-es par le DASEN, accompagné-es de représentant-es syndicaux.

  • Le calendrier pour le projet d'école sera donné début mars. Les projets devront être plus en lien avec le projet académique.

  • Aucune récupération n'est prévue pour les professeurs stagiaires faisant plus d'heure de présence devant élèves, que le mi-temps initialement prévu.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 08:03

La « réforme » de l’éducation prioritaire est une réforme d’austérité qui ne s’intéresse pas aux be-soins, mais seulement à la façon de développer l’école du socle en sacrifiant un peu plus les classes populaires.

La lutte paie !

Dans un cadre d’austérité générale, des écoles et collèges luttent pour ne pas sortir de la carte de l’éducation prioritaire alors qu’ils remplissent tous les critères, d’autres classés REP luttent pour être classés REP +, et les préfigurateurs REP + dénoncent une réforme sans moyens.

Grâce à la mobilisation de toutes et tous les acteurs-trices de l’école : parents, enseignant-e-s titulaires ou précaires, AED, personnels des collectivités territoriales et de l’animation (CLAE) :
Des écoles ont été réintégrées dans le dispositif d’éducation prioritaire même après la tenue du Comité Technique Ministériel du 17 décembre dernier.
Des établissements se sont vus doter d’une DGH inattendue, mais avec un volant d’ HSE important.

Cependant, cette réforme est menée à moyens constants ce qui signifie qu’il s’agit seulement d’un redéploiement des moyens. Nous ne sommes pas dupes : ce qui est donné à l’un est enlevé à l’autre.
Les conventions proposées par l’administration aux écoles en lutte, comme le volant important d’HSE sont des réponses inacceptables.

SUD éducation revendique
l’attribution immédiate des moyens nécessaires à l’ensemble des actrices/teurs de l’éducation (agents territoriaux, animatrices/teurs CLAE, personnels médicaux sociaux, d’enseignement...) en fonction des besoins réels territoriaux et sociaux.
un renforcement des équipes, avec du personnel statutaire et formé et donc la fin du recours aux précaires.
l’arrêt du « management » du rectorat et des hiérarchies qui veulent diviser les personnels et mettre en concurrence les établissements.

Nous sommes tous et toutes concerné-e-s pour la défense du service public d’éducation de la maternelle à l’université.
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 12:42

Suite à une assemblée générale où étaient présent-es plus d'une dizaine d'AVS et d'enseignant-es, une délégation de SUD éducation a été reçue par l'inspecteur d'académie ( DASEN). La délégation devait comporter une AVS, mais le DASEN a refusé sa présence sous prétexte qu'elle n'était pas élue. A sa place, nous avions désigné un enseignant qui n'est pas élu et ne siège dans aucune commission, et le DASEN a accepté de le recevoir. Comment qualifier cette attitude du DASEN, qui refuse de parler directement avec une AVS ?

Nous rappelons au DASEN qu'il n'existe aucune instance de concertation pour les AVS et qu'il faudrait y remédier car cela correspond à un besoin.

Ci -dessous un compte rendu rapide de nos demandes et des réponses apportées

SUD : nous demandons qu'il n'y ait pas d'embauches de nouvelles personnes sous CUI, il ne faut que des emplois de titulaires, aucun salaire inférieur au SMIC.

Le DASEN fait remonter notre demande au ministère.

SUD : dénonce la modulation du temps de travail des personnels (contrat de 20h pour 25h de travail).

Le DASEN : c'est l'article L5134-26 du code du travail qui permet l'annualisation.

Sur ce point, après avoir interrogé la cellule juridique de SUD éducation, nous pouvons affirmer que ce n'est pas cet article du code du travail qui doit s'appliquer : l'annualisation du temps de travail des CUI est abusive.

SUD : les AVS demande la reconnaissance d'un vrai métier et souhaite plus de considération. Elles se sentent méprisées.

Le DASEN fait remonter au ministère cette demande de reconnaissance d'un vrai métier et affirme que son administration n'éprouve aucun mépris pour ces personnes.

SUD : Volume et qualité des formations "adaptation à l'emploi" et "insertion professionnelle". Pour quelle qualification ?

Le DASEN : le volume de 60 heures réglementaires est proposé, dont une partie sur internet. Cela vient juste de commencer.

SUD : Comment les personnes peuvent-elles accéder à la Validation des Acquis de l'Expérience, sachant que trois ans sont nécessaires?

Le DASEN : C'est aux personnes de faire une demande de validation des acquis de l'expérience. Pour atteindre les trois ans, ils est possible de cumuler avec une expérience précédente.

SUD : Quel temps peut être accordé en dehors du temps de présence des élèves pour préparer les activités, échanger avec les enseignants et enseignantes, participer aux équipes de suivi de la scolarité, conseils d'école...

Le DASEN : Pour les CUI, rien n'est prévu, c'est à faire à l'intérieur des 25h.Pour les AESH, c'est prévu, mais nous n'avons pas les moyens de le faire, préférant consacrer les enveloppes budgétaires à la création de postes.

SUD : Comment les personnes peuvent-elles accéder aux postes d'AESH ?

Le DASEN fait une réponse très vague. On nous répond que pour l'instant ils n'ont pas créé de postes d'AESH en dehors de la transformation des postes d'AED-AVS en postes d'AESH le 1er septembre. Ils n'ont pas réfléchi aux critères en cas de créations de postes d'AESH dans l'Orne.

SUD : Disparités dans le temps de travail des AESH : qu'est-ce qui justifie de telles disparités dans le temps de travail des AESH quand le temps de présence à l'école ou au collège est le même ?

Le DASEN nous répond que c'est la notification MDPH qui justifie l'attribution de 18h (personne n'est en dessous de 18h), 24h ou 36h.

SUD : une AESH dans une école avec une CLIS a un contrat de 18h alors qu'une AESH dans une école avec deux CLIS a un contrat de 36h ; ça n'a rien à voir avec une notification MDPH.

Le DASEN : c'est parce que les élèves de la CLIS n'y sont pas tout le temps et il n'y a donc pas besoin de l'AESH au delà de 18h par semaine.

SUD : nous leur affirmons le contraire. Les AESH accompagnent les élèves dans les classes d'inclusion.

Le DASEN : nous allons regarder de près.

SUD : Modalités de la prise de décision et d'information des personnels en cas de non-renouvellement de contrats .

Le DASEN : C'est vrai que c'est dommage d'avoir prévenu si tardivement du renouvellement des contrats d'aides à la direction (la veille pour le lendemain), mais nous devons assurer les affectations d'AVS en priorité. Il reconnaît qu' « il y a une marge de progression sur le plan humain. »

SUD :Nous vous demandons de prévenir au moins un mois à l'avance à l'avenir.

SUD : pourquoi n'y a-t-il pas de prime de Noël pour les personnels ?.

Le DASEN : Ce n'est pas prévu pour les contractuels

SUD : pouvez-vous verser des remboursements de frais de déplacements quand les personnes travaillent dans plus d'un établissement dans deux communes différentes ?

Le DASEN : Nous n'avons pas de moyens pour ça, nous essayons de ne pas créer trop de déplacements. Nous n'avons pas à rembourser de frais quand les personnes travaillent toute la journée dans la même commune. Personne ne change de commune dans une même journée.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 14:10

Non, un enfant de huit ans ne peut pas faire « l’apologie du terrorisme".

Huit ans. C’est l’âge d’un enfant convoqué au commissariat et entendu le 28 janvier par la police niçoise pour « apologie du terrorisme » au titre de propos tenus en classe.

Quels que soient les mots qu’a pu prononcer cet enfant, il est ahurissant de voir que l’institution y répond par une judiciarisation totalement disproportionnée.

Témoignant d’une vision policière de l’éducation, la ministre de l’Éducation nationale elle-même a soutenu publiquement cette manière de faire déclarant : « Je le dis avec force, non seulement cette équipe a bien fait de se comporter ainsi, mais son travail de suivi, et pédagogique et social, est une œuvre utile et je l’en remercie. »

Le 14 janvier, à l’Assemblée nationale, la ministre avait par ailleurs déjà fustigé les « trop nombreux questionnements » et les « questions insupportables » de certains élèves.

Notre conception de l’éducation est à l’opposé de ces postures autoritaires et répressives. Bien sûr que les échanges avec les élèves peuvent être difficiles, mais nous continuons de préférer y répondre par l’échange collectif et coopératif, le développement de l’esprit critique, la construction patiente d’une pensée autonome chez les élèves, la conviction et le raisonnement.

Cette escalade dans l’embrigadement de l’école publique doit maintenant cesser [1]

[1] Voir notre communiqué du 26 janvier 2015, « Après les tueries à Paris, le gouvernement veut embrigader l’école publique » : http://www.sudeducation.org/Apres-les-tueries-a-Paris-le.html

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 14:03

Communiqué de la Fédération SUD éducation du 1er février 2015

Publié le dimanche 1er février 2015 sur http://www.sudeducation.org/Pour-la-reintegration-du.html

Pour la réintégration du professeur de philosophie de Poitiers

La fédération SUD éducation dénonce la suspension du professeur de philosophie de Poitiers et appelle à signer la pétition ci-dessous.

Avec ses signataires, nous demandons la protection et la réintégration immédiate de cet enseignant.

En documents attachés vous trouverez les communiqués de SUD éducation et recherche 86 et de SUD éducation 16.

La pétition à signer

Réintégration du professeur de philosophie de Poitiers

Madame la Ministre,

Nous sommes indignés de la suspension du professeur de philosophie du lycée Victor Hugo à Poitiers. Sur simple dénonciation de parents d’élèves, à partir des propos de leurs enfants, cet enseignant a été suspendu et se trouve maintenant menacé par le recteur, dans la presse, « d’un conseil de discipline ». Il ne sait officiellement pas ce qui lui est reproché et ne peut se défendre. L’enquête des inspecteurs vie scolaire n’a semblé que pure formalité, la suspension était déjà actée. Pourtant cet enseignant n’a fait que ce qui était demandé à tous : amener les élèves à réfléchir et à sortir de la simple émotion, à la suite de l’attentat qui avait frappé le journal Charlie hebdo et atteint la liberté de la presse. Face à cette décision brutale et non motivée, les enseignants de l’académie se sentent abandonnés et en insécurité. Ce n’est pas ainsi que l’Ecole pourra tenir le rôle qui est le sien, dans l’intérêt des élèves et de la société.

Nous demandons, Madame la Ministre, votre protection et la réintégration immédiate de cet enseignant dans ses fonctions.

Pour signer en ligne : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2015N47300

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:17

Après une déclaration solennelle du Recteur sur l'importance de renforcer la laïcité, chaque syndicat représenté a lu une déclaration préalable. Celle de SUD éducation est publiée sur notre site internet.

Les points à l'ordre du jour :

la préparation de la rentrée dans le 1er degré

Nouvelle baisse d'effectifs attendus en Basse-Normandie (1300 élèves en moins en septembre 2015) dans un contexte de hausse en France (23000 élèves supplémentaires), changement de critères fixés par le ministère pour la répartition des postes impliquent, selon les cartes, tableaux et argumentaires technocratiques ,que l'académie de Caen va devoir rendre 29 postes de PE, dont 8 dans l'Orne.

Le recteur insiste sur le fait que cela aurait pu être pire, car les critères de répartition entre académies auraient justifié un retrait de 90 postes.

En réalité ce sont plus de 70 collègues partant à la retraite qui ne seront pas remplacés par des titulaires, l'académie devant accueillir 210 stagiaires à ½ temps.

Si bien qu'un certain nombre de mesures et dispositifs ne sont pas développés, malgré la priorité affichée pour l'enseignement primaire : pas de créations de CLIS, pas de renforcement des RASED, pas de développement de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, pas de nouveaux postes pour le dispositif « plus de maîtres que de classes » (sauf éventuellement dans l'éducation prioritaire).

En définitive, une rentrée sous le signe de la pénurie pour les écoles, avec des difficultés accrues pour changer de département ou changer de poste dans le département.

Sur ces proposition de répartition des postes supprimés, il y a eu 2 abstentions et 8 vote contre (dont celui de SUD éducation).

la préparation de la rentrée dans le 2nd degré

Là, beaucoup de difficultés à venir avec la création des IMP (indemnités de missions particulières) qui vont obliger des collègues à effectuer du travail en plus de leurs de cours (par exemple l'administration du réseau informatique de leur établissement).

Le ministère reprend 10 emplois à l'académie, qui seront tous retirés en collège : 5 retraits dans le Calvados, 3 dans la Manche et 2 dans l'Orne.

Le CTA a voté unanimement contre les mesures annoncés, le CTA se réunira de nouveau lundi prochain 2 février sur ce point.

Carte des CIO : en suivant la demande du Ministère et du Conseil Général du Calvados, le recteur décide de supprimer un des deux CIO de Caen et d'affecter les personnels pour partie dans l'autre CIO de Caen et pour partie dans le CIO d'Hérouville.

4 abstentions et 6 votes contre (dont SUD éducation)

fusion de 3 lycées généraux et technologiques avec 3 lycées professionnels

(dont deux dans l'Orne, à Flers et la Ferté Macé)

10 abstentions

Le recteur annonce que dans les années à venir, il fermera des écoles, des collèges et des lycées.

Réforme de l'éducation prioritaire

6 nouveaux dispositifs en Basse-Normandie et 2 sorties d'éducation prioritaire.

Dans l'Orne, pas de changement, 1 REP+ à Alençon Perseigne et 2 REP (Flers et Vimoutiers)

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 10:24

La ministre de l’Éducation nationale a donné de premières indications concernant la réforme du collège qui devrait être précisée dans les prochaines semaines. SUD éducation rappelle son attachement au collège unique, son opposition à faire de l’école une antichambre de l’entreprise et son scepticisme face à l’importance accordée au numérique et au rôle qu’on veut lui donner.

En effet, l’implication financière et pédagogique de l’État dans le numérique pose question : logiques économique et managériale, flicage des élèves et des personnels, partenariats avec des entreprises privées, appel à des prestataires privés, promotion de logiciels et formats propriétaires au détriment des logiciels et formats libres...

L’ouverture d’un chantier des métiers et le futur « parcours de découverte du monde professionnel » ayant pour but de stimuler « l’esprit d’entreprendre » des élèves, en les plongeant dès le collège dans le monde de concurrence et de compétitivité des entreprises, est pour nous aux antipodes de l’objectif émancipateur de l’école.

SUD éducation revendique une ouverture sur le monde qui ne se limite pas à l’entreprise. La vie ne se réduit pas à l’emploi et les élèves à de futur-e-s travailleuses et travailleurs. Les élèves pourraient en revanche être incités à découvrir d’autres milieux (militant, associatif, syndical, politique...). Nous contestons le statut de stagiaire positionnant les élèves dans une logique d’emploi.

Nous contestons aussi l’argumentation fallacieuse qui conduit à instrumentaliser les problèmes de décrochage et les difficultés scolaires pour justifier l’abandon du principe d’égalité d’accès à l’éducation de toutes et tous.

SUD éducation continue de revendiquer un collège et un lycée uniques avec un enseignement polytechnique pour toutes et tous basé sur des pédagogies coopératives et émancipatrices.

Nous nous opposons donc à toute logique qui conduirait à la mise en place de filières différenciées, induites en creux par la notion de tronc commun partiel, et qui conduirait à une hiérarchisation de fait des formations dès le collège.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 09:39

Dans un contexte d’émotion et dans l’urgence, face à des assassinats terroristes dont le lien avec l’éducation est loin d’être établi, le gouvernement charge l’école laïque d’une responsabilité écrasante qui occulte celle des autres facteurs politiques et sociaux intervenant dans la situation actuelle ; du chômage à la stigmatisation de certaines populations, de la politique de la ville aux cadeaux au patronat, de la réduction des services publics à celle du tissu associatif, des alliances atlantistes aux politiques impérialistes.

SUD éducation défend sans concession une école publique et laïque, mais ici le gouvernement instrumentalise et dévoie la laïcité pour légitimer le développement d’un arsenal de mesures normatives et répressives visant à définir un « comportement citoyen » imposé à tous les niveaux.

On est aux antipodes d’une école telle que voudrait la construire SUD éducation, privilégiant l’éducation par l’échange au sein du collectif qu’est la classe, l’enseignement mutuel, le développement de l’esprit critique, la construction patiente d’une pensée autonome chez les élèves, la conviction et le raisonnement, au lieu d’un formatage aussi vain que peu démocratique par des « rituels » stéréotypés.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 09:35

Choqué-e-s par les assassinats dans les locaux de Charlie Hebdo, dans la rue et dans une supérette casher, nous condamnons sans réserve ces actes horribles.

La liberté d’expression est une liberté publique fondamentale. Ces attentats relèvent du fascisme doublé d’antisémitisme.

Les rassemblements tenus partout en France témoignent d'une très forte émotion et d’une grande aspiration à la solidarité.
Nous dénonçons les amalgames et les instrumentalisations engagés.


La solidarité avec les victimes doit s’accompagner du combat contre tous les fascismes, religieux ou nationalistes, contre tous les racismes.

Dans un contexte où le racisme a déjà le vent en poupe, que les personnes cataloguées « arabes » ou « musulmanes » subissent tout particulièrement, nous nous opposons à la stigmatisation des personnes sous prétexte de leur culture ou de leur religion, réelles ou supposées.


Nous nous opposerons à tous les projets de lois liberticides visant au musèlement du mouvement social et la surveillance généralisée de la population.


Les libertés publiques, les communications privées, la liberté d’expression, de manifestation, de grève, ne doivent pas être sacrifiées sur l’autel de la lutte contre le terrorisme.

SUD éducation appelle à se mobiliser contre tous les fascismes, contre tous les racismes, pour la laïcité, la liberté d'opinion et d'expression, la liberté de la presse, pour la défense des libertés publiques, pour le droit de manifester et de faire grève, contre toutes les discriminations et toutes les inégalités (sociales, racistes et sexistes), contre les ravages du capitalisme qui nourrissent la misère et une colère que ces fanatiques instrumentalisent au profit de leurs idéologies mortifères.


Redonnons des perspectives à tout-e-s les travailleurs/euses, précaires, privé-e-s d’emploi, en formation ! Construisons les mobilisations pour une alternative sociale égalitaire et démocratique : c’est la meilleure manière de défaire durablement le fanatisme, le fascisme, le racisme.

Une autre école, une autre société

Nous voudrions ajouter quelques mots sur l'école en général et les lycées professionnels en particulier.

L'émotion manifestée ces derniers jours ne doit pas empêcher le questionnement politique et l’analyse sociale. Ce sont précisément ce questionnement et cette analyse qui nous empêchent de souscrire au prétendu front républicain.

Ces assassinats interrogent les politiques publiques et les institutions dans leur ensemble.


S'il n’est plus possible d’étouffer les critiques du système carcéral, l’école doit également être interrogée. Refusons la fausse alternative selon laquelle l’école serait responsable de tout, ou de rien. L'institution scolaire joue un rôle dans le climat social et les inégalités actuelles. La transformation de l’école ne suffira pas pour résoudre les inégalités, mettre fin aux racismes et lutter contre les fanatismes, certes. Mais l’école doit y prendre sa part. Lorsque les forces réactionnaires s’en prennent à l’école, il faut résister!. Sur le genre, sur les ABCD de l’égalité, nous avons suffisamment interpellé le ministère.


Ce qui fait notamment le jeu des fanatiques, c’est un système inégalitaire et le « deux poids deux mesures ». Il ne suffira pas de cours de morale ou d’éducation civique, de minutes de silence ou d’une « Charte de la laïcité », de l’appel aux « valeurs de la République », de l’enseignement abstrait d’une morale à l’école, qui doit être profondément, structurellement, transformée dans le sens de l'égalité des droits.


Comment, au nom de la laïcité, multiplier les injonctions et interdictions pour les un-e-s tout en finançant à coups de milliards d’argent public l’enseignement privé, essentiellement catholique, sans donner le signe d’un traitement discriminatoire ?


Comment affirmer l’égalité sur le territoire tout en laissant se développer des ghettos scolaires, en accentuant ces inégalités par cette réforme des rythmes ?


Comment prétendre agir pour l’égalité tout en annonçant une réforme du collège visant à mettre en place un tronc commun pour mettre fin à « l’uniformité » selon les termes mêmes de la Ministre ? L’introduction de différenciations est le biais par lequel se réintroduisent des hiérarchisations entre options et parcours, qui favorisent la reproduction des inégalités sociales et culturelles. Un tronc commun, cela veut dire des branches distinctes : où est passé le collège unique ? On est bien loin du projet que nous portons : celui d’une scolarité obligatoire commune jusqu’à 18 ans avec une formation polyvalente et polyculturelle pour toutes et tous. L’ensemble des enquêtes internationales atteste que c’est en gardant le plus longtemps ensemble les élèves que les inégalités sont le mieux combattues.


Comment prétendre lutter contre les inégalités tout en répondant à des logiques comptables libérales? Pour l’éducation prioritaire comme pour l’ensemble de l’école publique, la politique des moyens constants n’est pas à la hauteur de ces besoins. Les créations de postes annoncées permettent à peine de faire face à la hausse démographique et au rétablissement d’une année de formation.


Comment prétendre valoriser l’enseignement professionnel sans cesser de remplacer des formations initiales sous statut scolaire par des formations sous statut d’apprenti-e-s. Seule la formation initiale sous statut scolaire est garante d’une formation non seulement professionnelle qui se veut émancipatrice pour les jeunes et libérée des intérêts limités de l'économie capitaliste.


Les appels aux valeurs et aux grands principes ne vaudront qu' accompagnés d’une transformation des structures de l’école contre son fonctionnement inégalitaire et trop souvent discriminatoire.


Ces appels doivent s’accompagner d’une transformation globale de la société, pour une société plus juste et plus solidaire. C’est tout le sens de l’action de SUD éducation. Notre slogan est notre boussole : une autre école, une autre société.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 09:31

Le ministère a présenté la répartition académique des 2511 postes supplémentaires programmés dans les écoles pour la rentrée 2015. Les créations de postes restent bien insuffisantes au regard des besoins de l’école primaire. Notre académie perd des postes (29), tout comme les académies de Besançon, Nancy-Metz, Dijon, Paris ou la Guadeloupe, alors même que ces dernières sont très loin d'avoir retrouvé les moyens nécessaires à un fonctionnement respectant nos conditions de travail et celles des élèves.

Dans une période où le rôle de l’école et ses missions ne cessent d’être mis en avant, les suppressions de postes vont à rebours de ce que nous devrions attendre : comment toujours demander davantage aux enseignant-es alors même que les moyens pour exercer leur métier dans des conditions appropriées ne sont toujours pas mis en place ? De la même façon, la défense de la laïcité ne cessant d’être invoquée, comment ne pas condamner les réformes qui favorisent la scolarisation des élèves dans des établissements confessionnels, pas réellement tenus par le principe de laïcité ? Ces réformes font le jeu des suppressions de postes puisque votre principal argument pour justifier ces suppressions est justement la baisse des effectifs, aussi minime soit-elle. Vous admettez vous-même que la baisse des effectifs est due à la fuite d’élèves vers l’enseignement privé. Comment assurer un enseignement de qualité dans ces conditions et comment encore parler d'une refondation de l'école, pourtant promise à de très nombreuses reprises ?

Dans le 1er degré, l'alourdissement des classes par le biais de fermetures d'écoles aggrave la détérioration constante des conditions de travail des personnels. Ces classes surchargées, y compris quand elles sont à multiples niveaux, deviennent la norme, avec des exigences croissantes, abusivement sous-entendues comme réglementaires. Les programmes, dont la conception même est remise en question, trop chargés et mal répartis, favorisent le mal-être des professeurs des écoles, qui, confronté-es à la réalité quotidienne du terrain, ne peuvent atteindre à la vision idéale et culpabilisante de l'enseignement telle que nous la renvoient l'administration et les supérieurs hiérarchiques. Ce sont tous les jours les élèves, leurs maîtresses, leurs maîtres, leurs accompagnant-es qui font les frais de la politique de resserrement des budgets imposée à l'Education Nationale.

Nous nous saisissons également de ce CTA pour vous faire part de notre profond désaccord quant au report des opérations de carte scolaire dans le premier degré. En ajournant ainsi le comité technique départemental et le comité départemental de l’Education nationale (CDEN), toutes les opérations de préparation de la rentrée et d'affectation des enseignant-es vont être retardées de près de deux mois par rapport au calendrier habituel. Ce n’est pas acceptable.

Pour le secondaire, même constat. Les 2550 créations de poste sont largement insuffisantes et ne permettront pas aux personnels d’assurer leur mission et aux élèves d’étudier dans de bonne conditions

Dans notre académie, la baisse des effectifs dans les collèges qui pourraient pour une fois soulager les collègues et améliorer leurs conditions de travail est accompagnée d’une baisse de 10 postes. La baisse des effectifs en 6ème et 5ème est due à un transfert vers l’enseignement confessionnel privé comme vous l’admettez vous même. Votre annonce, Monsieur Le Recteur, lors du dernier CAEN, de la fermeture de collèges de moins de 300 élèves en milieu rural accentuera ce flux.

Dans les Lycées Professionnels, le Rectorat et la Région ne cachent plus leurs intentions : la politique du développement à outrance de l’apprentissage, des parcours mixés et de la mixité des publics. Non Monsieur Le Recteur nous ne serons pas « mixophile » comme vous l’avez déclaré en C.A.E.N. Nous répétons que seule la formation initiale sous statut scolaire est garante d’une formation professionnelle qui se veut émancipatrice pour les jeunes et libérée des intérêts limités de l'économie capitaliste.

Au sujet des indemnités pour mission particulière, SUD Education Basse Normandie soutient la pétition du collectif des administrateurs réseaux et toutes leurs revendications. La seule action convenable aurait été d’augmenter leur temps de décharge. Ils auraient enfin pu avoir un temps suffisant pour pouvoir gérer le réseau informatique pédagogique. Or, vous proposez qu’ils effectuent ce lourd et chronophage travail en plus de leur temps devant élève. Cette mesure est complètement absurde. Comment peut-on croire que les collègues feront tout ce travail en plus de leur temps devant élève ?

SUD Éducation dénonce une fois de plus l’indigence des moyens, alors que les demandes de l'ensemble des personnels sont fortes pour enfin travailler dans de meilleures conditions, avec pour objectif la plus grande réussite des élèves : aujourd'hui ce ne sont que frustration et colère qui sont générées par ces mesures !

SUD Éducation alerte l’administration sur la détérioration des conditions de travail évoquée dans cette déclaration et appellera à une mobilisation la plus large et la plus unitaire possible afin que nos revendications en termes de créations de postes notamment soient satisfaites.

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