10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 15:31

Commençons par la moins bonne nouvelle : même si SUD éducation a maintenu ses voix à l'élection du Comité Technique Ministériel (une baisse d'un ½ point), la montée d'un syndicat classé à droite nous a fait perdre notre siège au CTM. SUD éducation a déposé un recours au tribunal administratif en raison des irrégularités constatées. Par contre, nous maintenons notre siège en CAP nationale des certifiés et obtenons pour la 1re fois un siège au Conseil National de l'Enseignement Supérieur. Et notre Union Syndicale Solidaires conforte ses positions dans la Fonction Publique

1ère bonne nouvelle : dans l'académie de Caen, nous maintenons nos positions et gardons tous nos sièges dans les instances (Comité Technique Académique, CAPA des certifiés, CAPA des PLP, CAPA des agrégés, CCP des personnels enseignants, CCP des personnels de surveillance). Nos camarades du Calvados ont progressé en CAPD et deviennent le deuxième syndicat chez les Professeurs des Écoles. Nos camarades de la Manche maintiennent leur siège en CAPD des PE.

2ème bonne nouvelle : dans l'Orne, nous gardons notre siège en CAPD (avec une baisse en pourcentage) et nous maintenons nos deux sièges au Comité Technique Départemental (ce qui nous permettra de continuer notre présence au CDEN et au CHS-CT).

Pourquoi avons-nous perdu des voix chez les PE ?

Une partie de nos électeurs et électrices a quitté le département ou pris sa retraite. D'une part, les nouveaux collègues, sortis de l'IUFM (ou de l'ESPE) ou arrivant d'un autre département connaissent peu (et mal) notre syndicat, et ils sont donc tentés de voter pour des syndicats plus connus. D'autre part, les positions de SUD éducation ne plaisent pas forcément à tout le monde : défense acharnée des personnels précaires, défense intransigeante des collègues soumis au harcèlement de la hiérarchie, dénonciation de la réforme des rythmes... notre syndicat a des convictions et les affirme.

Notre fierté, c'est de défendre les intérêts de l'ensemble des personnels, précaires ou titulaires, et de lutter pas à pas contre la marchandisation de l’Éducation Nationale et la dégradation des conditions de travail de ses personnels.

Nous continuerons de défendre en CAPD les collègues qui feront appel à nous, que ce soit pour les permutations, le mouvement, les départs en stage, ou l'accompagnement en cas de convocation par un IEN ou le DASEN.

Pourquoi avons-nous conforté notre place au Comité Technique Départemental ?

La baisse de voix chez les PE a été compensée par une progression importante des voix dans les autres catégories. Jusqu'à cette dernière rentrée dans l'Orne, SUD éducation était bien connu chez les Professeurs des Écoles, et assez peu connu dans les autres catégories. Depuis quelques mois, nous savons que nous sommes également connus et appréciés dans d'autres catégories, et plus particulièrement chez les personnes contraintes de travailler avec des contrats précaires.

Notre fierté, c'est aussi et surtout de nous battre avec l'ensemble des personnels contre la précarité et d'exiger la titularisation immédiate sans condition de tous ces personnels.

Nos deux sièges en Comité Technique Départemental, notre présence active au CDEN, au CHSCT, au Comité Technique Académique serviront de relais et d'amplificateurs de vos revendications pour la défense de tous les personnels et la transformation de l'école.

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 09:52

Les points essentiels ont été les rythmes scolaires, le règlement type départemental des écoles, le bilan des effectifs, les axes prioritaires pour 2014-2015, ainsi que les questions diverses.

Lire le compte rendu sur le fichier joint.

La déclaration préalable de SUD éducation est également à lire en fichier joint.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 12:10

Beaucoup de direct-rices ont sans doute pensé à la lecture du BO du 6/11 sur les protocoles de simplification des tâches que simplification rimerait donc avec allègement : il n'en est rien.

L’académie par le biais du service informatique du Rectorat planche actuellement sur un « outil », sorte de « super tableau de bord » commun à toutes les écoles.

Cet « outil » (de fichage ? de flicage?) calqué sur le principe de Base élève mais plus élaboré encore et dont nous dénonçons toujours le principe, regrouperait l'ensemble des informations d'une école par exemple :

Compte-rendus, dates et lieux des réunions et conseils,

règlement d'école,

PPRE,

PAI,

DUER,

PPMS

Équipes éducatives

APC,

Élèves en situation de handicap,

AVS, aides à la direction

Projets d'écoles et avenants,

résultat des évaluations (anglais)

etc.

Plus loin et « abouti » que base élève, les multiples informations contenues dans cette application seraient à tout moment récupérables et consultables par les IEN et la DSDEN, ce serait là l'outil révolutionnaire d'extraction pour toutes les enquêtes habituellement demandées au compte-gouttes.

La DSDEN assure que seuls 20% à 30% de cette « super base » seraient à compléter par les direct-rices elles-mêmes selon un échéancier déterminé. Certaines informations auraient été au préalable récupérées et extraites de Base élève pour pré-remplir et alimenter ce tableau de bord.

Nous ne pouvons que nous inquiéter de cette dérive du tout numérique et la mise à disposition potentielle d'informations sensibles. Sommes-nous si éloigné-es de BIG BROTHER ?

Base élève a été présentée à sa création comme un outil pour les direct-rices mais dans les faits ce n'est pas le cas. En effet, les fonctionnalités ne sont ni pratiques, ni abouties, la convivialité inexistante, l'ergonomie mal pensée.

Base élève demeure un outil de fichage des élèves et la super base TdB en préparation s'inscrit définitivement dans le même esprit.

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 16:37

Communiqué de la Fédération SUD éducation du 4 décembre 2014 à 16h30

Publié le jeudi 4 décembre 2014 sur http://www.sudeducation.org/Vote-electronique-dans-l-education.html

À l’heure où nous publions ce communiqué, quelques minutes avant la clôture du vote, personne ne sait quels seront les résultats des élections professionnelles dans l’Éducation nationale.
On en connaît pourtant déjà les principaux enseignement
s :

  • le vote électronique est une fois de plus un fiasco,
  • son organisation a été calamiteuse,
  • le vote est entaché de nombreuses irrégularités.


C’est un fiasco en matière de participation au vote. Avant le vote électronique, le taux de participation aux élections professionnelles dans l’Éducation nationale était toujours supérieur à 60%. Cette année, comme en 2011 où le « e-vote » a été instauré, il sera inférieur à 40%.

L’organisation des opérations a été calamiteuse pour les personnels comme pour les organisations syndicales. Les personnels ont été saturés par le nombre de messages électroniques reçus simultanément sans possibilité de se désinscrire des listes. La procédure de vote et celle qui a été imposée aux organisations syndicales pour le dépôt des listes et des candidatures étaient d’une grande et inutile complexité.

Le scrutin est entaché de nombreuses irrégularités. Les procédures et les informations manquantes ou contradictoires ont empêché des personnels de voter. Il y a eu rupture d’égalité dans la communication officielle des organisations syndicales. La fraude était facile, comme nous l’avons fait constater par huissier. Des organisations syndicales concurrentes ont eu recours à des moyens douteux voire illégaux pour faire voter pour elles ou voter à la place des personnels en leur demandant des informations personnelles et confidentielles.

La fédération SUD éducation dénonce l’organisation calamiteuse des élections professionnelles par le ministère de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’ensemble discrédite les syndicats. On peut légitimement se demander si c’est uniquement la conséquence de choix mal maîtrisés ou s’il ne s’agit pas plutôt d’un objectif pour le ministère.

SUD éducation dénonce toujours le choix du vote électronique et revendique le retour au vote à l’urne. Le choix du vote électronique pose des problèmes de principe sur le contrôle des opérations et sur le secret du vote. L’expérience des deux derniers scrutins nous renforce dans cette opposition. Les syndicats SUD éducation débattront dans leurs instances décisionnelles de l’opportunité de déposer des recours contentieux en annulation de ces élections ; nous prenons toutes les dispositions pour être en mesure de le faire.

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 16:35

Communiqué de la fédération Sud-Education du 04 décembre 2014

Publié le jeudi 4 décembre 2014 sur http://www.sudeducation.org/PE-remplacant-e-s-et-en-postes.html

Au Bulletin officiel n°38 du 16 octobre 2014, le ministère a publié la note de service n°2014-135 du 10-9-2014 pour la mise en œuvre du Décret n° 2014-942 du 20 août 2014 instaurant une récupération horaire pour les professeur-e-s des écoles remplaçant-e-s et en postes fractionnés. SUD éducation dénonce cette nouvelle étape dans la casse des statuts et appelle les personnels à faire valoir leurs droits.
Suite à la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, différenciée selon les écoles, les professeur-e-s des écoles assurant des fonctions de remplacement et sur postes fractionnés peuvent être appelé‑e‑s à assurer plus de 24 heures de classe dans la semaine, en contradiction avec la définition du maximum hebdomadaire de service.
Conséquences néfastes de la désorganisation du temps de l’école provoquée par la réforme des rythmes scolaires, le ministère ouvre une nouvelle brèche dans la déréglementation du service des professeur-e-s des écoles en modifiant le décret relatif à leurs obligations de service et en instaurant « une récupération des heures effectuées en sus de 24h dans la semaine, sous la forme de journées ou de demi-journées non travaillées. »
Une attaque contre le statut des professeur-e-s des écoles
Les professeur-e-s intervenant sur diverses écoles auront un temps de travail fluctuant au gré de leurs affectations avec toutefois deux limitations à l’annualisation totale :
Il n’est pas possible de faire travailler un PE à la fois le mercredi et le samedi ;
Les heures effectuées en sous-service ne seront pas décomptées pour les faire rattraper ensuite par des dépassements horaires ou pour les déduire des heures à récupérer (ce sous-service hebdomadaire étant de la responsabilité de l’employeur).
L’administration s’appuie sur ces deux limites pour nier qu’il s’agisse d’une annualisation.
Des modalités et une mise en œuvre des récupérations inacceptables
Les modalités indiquées dans la note de service demeurent totalement floues et inacceptables !
Aucune règle et modalité définies collectivement. Elles restent sous la seule autorité du DASEN : les CTSD ne seront consultés que pour avis ; des bilans annuels (donc à posteriori) y seront présentés, mais pour quel effet ? ; le ministère ayant refusé la possibilité d’un droit d’appel et de la saisine de la CAPD, il n’y aura aucun contrôle des organismes paritaires, ce qui livre les personnels aux pressions de leur hiérarchie et ouvre la porte au clientélisme.
Aucune obligation pour les DASEN de regrouper les heures à récupérer au-delà de demi-journées.
Aucune obligation pour l’administration d’anticiper un calendrier annuel ou même mensuel des récupérations puisqu’elle doit « au plus tard à la fin de la semaine précédente » faire connaître, à l’enseignant-e concerné-e, ses jours ou sa période de récupération.
Aucun choix possible de la période de récupération pour les personnels, puisque c’est l’intérêt du service qui prime et que doivent être privilégiées les périodes « creuses » de remplacements.
Ce temps de récupération ne peut être reporté sur l’année suivante. Il est prévu pour les remplaçant-e-s de préférence sur leur temps en école de rattachement et pour les collègues en postes fractionnés de préférence en début ou fin d’année scolaire. Mais il ne sera pas possible de tout récupérer en fin d’année ! Ou ce sera sans remplacement et donc au détriment de toutes les équipes !
Faire respecter les droits, faire reculer l’arbitraire
Les administrations locales tentent souvent de mettre en œuvre cette contre-réforme sans même respecter les quelques gardes-fous existant. Nous appelons les personnels à faire respecter leurs droits en lien avec leurs organisations syndicales :
les heures de sous-service ne sont pas déductibles des récupérations, et les personnels n’ont jamais à rattraper des heures « non faites » ;
le calendrier des récupérations doit être défini après « consultation de l’intéressé-e » ;
les modalités de mise en œuvre départementale doivent avoir été soumises à l’avis du CTSD.
Cela peut être l’occasion de créer des rapports de force pour imposer des modalités plus favorables. Il faut en particulier :
refuser que le décompte des heures repose sur les personnels, ce qui leur fait du travail en plus et leur fait porter la responsabilité d’éventuelles erreurs ;
imposer que les périodes de récupération soit le plus largement possible au choix des personnels ;
imposer un calendrier annuel pour les postes fractionnés et des délais de prévenance suffisants pour les remplaçant-e-s, pour que les personnels puissent réellement disposer de leur temps de récupération de manière optimale ;
imposer une limite de dépassement hebdomadaire, mensuelle, annuelle, pour éviter les « burn out » professionnels ;
demander l’avis du CHSCT sur les modalités décidées par le DASEN.
Cette flexibilisation dégrade plus encore les conditions de travail des PE
La fédération SUD Éducation s’oppose fermement à cette attaque contre les statuts des professeur-e-s des écoles, conséquence de la réforme des rythmes que nous combattons.
La seule réponse qui serait conforme aux droits des personnels est que les collègues ne dépassent pas 24 heures. La seule vraie réponse est de toute façon le découplage du temps de classe des PE de celui des élèves.
2028SUD Éducation revendique :
2028 Une toute autre réforme pour l’école et ses personnels, avec l’abrogation de la réforme Peillon-Hamon comme préalable.
2028 La différenciation du temps de service des PE devant élèves du temps d’enseignement pour les élèves.
2028 La réduction du temps de travail de tou-te-s les PE et de leur temps de présence devant les élèves : un service de 18h par semaine devant élèves, et 6h pour les concertations, le travail en équipe, la mutualisation des pratiques, les conseils, les réunions avec les parents...
2028 Le respect des maxima horaires de service, sans dépassement, sans heures supplémentaires, sans « récupér
ation ».
Ce n’est pas le temps de travail de certain-e-s PE qu’il faut augmenter certaines semaines, c’est le temps de travail de tou-te-s les PE qu’il faut diminuer toutes les semaines, et encore plus pour celles et ceux qui ont des contraintes particulières comme tou-te-s les remplaçant-e-s et tous les postes fractionnés, qui doivent avoir une réduction de leur service liées à leurs conditions d’exercice. Pour cela, SUD éducation revendique :
Une prise en compte des contraintes spécifiques de ces postes par une réduction significative de leur temps de travail, et non par une indemnité pécuniaire.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 13:52

Communiqué de la fédération SUD éducation du 27 novembre 2014

Publié le jeudi 27 novembre 2014 sur http://www.sudeducation.org/SUD-education-est-le-pire-ennemi.html

Dans un communiqué publié aujourd’hui (jeudi 27 novembre), jour de l’ouverture des élections professionnelles dans l’éducation, Alain Avello, secrétaire général du Collectif Racine (branche du Front National dans l’éducation), propose d’y « voir plus clair dans l’offre syndicale »... en désignant SUD éducation comme son pire ennemi.

Sans surprise, le Collectif Racine, par la voix de son secrétaire général, considère les syndicats comme détournant la défense des intérêts des personnels « à des fins politiques » et « antinationales ». Il réserve sa principale attaque à notre organisation syndicale, déclarant voir « tout particulièrement en SUD-Education le parangon de ce détournement : aucune voix ne doit se porter sur cette organisation ».

SUD Éducation se déclare honoré d’être ainsi considéré comme son pire ennemi par l’officine du Front national dans notre secteur professionnel.

Nous le réaffirmons : « Heureusement, les valeurs que de nombreux collègues continuent à défendre dans l’école d’aujourd’hui restent la solidarité, l’égalité et l’accès de toutes et tous à l’éducation et non les politiques gouvernementales de compétition, de tri social et d’individualisme sur lesquelles le FN prend appui ». [1]

Les syndicats SUD éducation se battent au quotidien pour défendre les personnels et le service public d’éducation en toute indépendance. Notre projet syndical, élaboré en toute autonomie, repose sur des valeurs opposées à celles que le FN promeut. C’est le sens de notre engagement dans les mobilisations antifascistes actuelles dont la prochaine échéance est la manifestation à Lyon le 29 novembre à l’occasion du congrès du FN dans cette ville. [2]

Il est absolument intolérable que le Front national donne des consignes de vote pour des élections syndicales. Nous appelons l’ensemble des organisations syndicales à dénoncer cette opération, à affirmer leur opposition totale au Front national et à ses valeurs. Aucune ambiguïté, aucun silence ne serait acceptable.

[1] Voir notre communiqué : « Le FN attaque l’école : VIGILANCE contre l’extrême droite »

[2] Voir le tract de notre Union syndicale Solidaires : « L’extrême droite est un danger mortel :
Samedi 29 et dimanche 30 novembre, toutes et tous à Lyon contre le F
N »

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 11:16

Communiqué de la fédération SUD éducation du 24 novembre 2014

lundi 24 novembre 2014

La fédération SUD éducation dénonce l’organisation calamiteuse des élections professionnelles par le ministère de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Le choix du vote électronique pose en lui-même des problèmes de principe sur le contrôle des opérations et sur le secret du vote. SUD éducation dénonce toujours ce choix et revendique le retour au vote à l’urne.
Les modalités mises en place créent de grandes difficultés pour les personnels comme pour les organisations syndicales. Les personnels sont saturés par le nombre de messages électroniques reçus simultanément. La procédure de vote est complexe. La participation s’annonce faible.
L’ensemble discrédite les syndicats. On peut légitimement se demander si c’est uniquement la conséquence de choix mal maîtrisés ou s’il ne s’agit pas plutôt d’un objectif pour le ministère.

Une participation au vote compromise

Les complexités pour pouvoir voter et la saturation des collègues laissent présager une abstention massive. À ce jour, 20% des personnels seulement ont activé leur compte électeur. Et le ministère lui-même est inquiet sur la capacité du serveur à tenir la charge de l’afflux simultané de connexions pendant la période de vote. Alors que le ministère avait trois ans pour préparer ces élections, il n’a en effet pas du tout mis en place l’infrastructure matérielle pour faire face aux opérations. Le serveur a déjà planté pendant les opérations de dépôt des listes à cause de la surcharge liée à l’envoi des messages électroniques à l’ensemble des personnels : elle n’avait pas été anticipée !

Des personnels saturés de courriels

Mises en place par le ministère, les procédures de communication des organisations syndicales par messages électroniques aboutissent à la saturation des messageries. Les collègues sont exaspéré-e-s, à cause de la quantité des messages reçus simultanément et de l’impossibilité de se désinscrire des listes de diffusion, en contradiction avec les engagements du ministère. Nous avons dénoncé cette situation scandaleuse. La possibilité de se désabonner de toutes les listes était pour SUD éducation une condition à notre participation à ce cadre. Le ministère a refusé de répondre à nos demandes. C’est inacceptable.

La fédération SUD éducation a décidé de saisir la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) pour le non-respect des droits et libertés numériques des personnels par le ministère. Nous appelons les personnels à faire eux-mêmes des recours et nous mettrons à disposition un modèle et des indications de procédure.

Des procédures inutilement contraignantes

La procédure imposée aux organisations syndicales pour le dépôt des listes et des candidatures est d’une extrême complexité. Les équipes syndicales ont dû perdre un temps considérable uniquement pour être en conformité avec des exigences tatillonnes, changeantes et sans fondement. Les outils ont été fermés de manière impromptue et sans préavis. Les formats imposés, variables selon les documents, demandent une technicité complètement inutile. Il a fallu que nous insistions fortement pour que des formulaires soient à mis à disposition sous des formats ouverts accessibles à tou-te-s.

Les personnels de l’administration chargés du suivi des opérations ont été débordés, beaucoup n’avaient pas reçu de formation suffisante, nous avons même assisté au burn-out en direct de personnels excédés par la quantité du travail demandé et des procédures aberrantes.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 06:10

Précaires en grève : occupation de la DGRH de l’Education Nationale à Paris

Dans le cadre de la journée nationale de grève des personnels précaires de l’Education Nationale ( AVS/EVS/AESH), des salariéEs soutenus par AC ! Ile de France et SUD Education sont allés rendre une visite collective à la Direction Générale des Ressources Humaines de l’Education Nationale, porte d’Ivry.

« Comme nous nous y attendions, on a commencé par nous dire que nous n’étions pas " au bon endroit". C’est tout simple, à l’Education Nationale, il n’y a pas de "bon endroit " pour faire valoir ses droits quand on est précaire. »

Un retard de salaire pour la troisième fois depuis le début du contrat ? Le collège employeur vous renvoie vers le lycée payeur qui vous informe que c’est l’Etat qui n’a pas versé l’argent.

Des conditions de travail dégradées, des emplois du temps tordus qui changent une fois par mois, un travail à effectuer sur plusieurs établissements éloignés les uns des autres ? C’est "normal", il n’y a pas assez de moyens, les budgets sont restreints, alors aux précaires de s’épuiser à combler les manques.

Une situation de handicap nécessitant un aménagement de poste ? Les médecins du travail n’ont déjà pas le temps pour les titulaires alors pour les précaires....On n’avait qu’à pas prendre ce boulot si on n’était pas "capables" nous répond la hiérarchie.

Pour l’Education Nationale, que nous soyons en CUI-CAE ou en contrat de droit public, de toute façon, nous sommes des intrus de passage. On destine la majorité des CUI-CAE à retourner au Pôle Emploi après deux ans, et la minorité qui se verra reconduite en AESH devra se voir renouveler six contrats d’un an avant de pouvoir espérer...un CDI à temps partiel avec annualisation du temps de travail. Bref qu’on reste un an ou dix, de toute façon, le salaire reste en dessous du seuil de pauvreté.

« "Bon endroit " ou pas, nous avons rapidement été reçus par le Secrétaire Général Adjoint de la Direction des Ressources Humaines de l’Education Nationale, qui a du écouter nos colères et nos revendications. »

Preuve que la lutte paye et que nos mobilisations font parler au Ministère, il était parfaitement au courant de nos précédentes mobilisations (voir : les services du Premier Ministre mais aussi à la Direction Générale du Travail.

Nous l’avons chargé d’un message pour Mme la Ministre de l’Education : puisque nous n’avons pas d’interlocuteur au quotidien, puisque nos droits sont bafoués et que nous sommes méprisés et ignorés dans nos revendications par les rectorats, nous continuerons à alerter partout sur notre sort.

L’Education Nationale ne veut pas nous écouter, faisons-nous entendre par la lutte.

Salut solidaire à tous les grévistes et mobilisés d’aujourd’hui partout en France

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 14:00

Communiqué de la fédération SUD éducation du 23 novembre 2014

Publié le dimanche 23 novembre 2014 sur www.sudeducation.org/Mobilisations-contre-la-precarite.html

Le 25 novembre, les AVS-AESH seront en grève dans plusieurs villes et départements pour protester contre leurs conditions de travail, leurs salaires de misère et le mépris dont ils font l’objet de la part de l’administration. Les annonces du ministère sur la reconnaissance du métier d’accompagnant-e des élèves en situation de handicap étaient de la poudre aux yeux. Seul un nombre très restreint d’AVS est CDIsé, à temps partiel. Pour les autres, il leur faudra d’abord 6 ans de CDD, et tous les personnels AVS sous contrat CAE-CUI sont carrément exclu-e-s de la CDIsation. Pour tou-tes, ce sont des temps partiels imposés et des salaires en-dessous du seuil de pauvreté.

Le 6 décembre aura lieu la 12e édition de la manifestation contre le chômage et la précarité et pour la justice sociale. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation des chômeurs/euses, des précaires, des salarié-e-s et de la majorité de la population est loin de s’améliorer, bien au contraire. Chaque mois, de plus en plus de chômeurs/euses, malgré l’explosion des radiations, des mesures contraignantes dont le but est de renforcer et multiplier les contrôles. La nouvelle convention d’assurance chômage défavorable aux chômeurs/euses ; une allocation dont le plafond baisse de 57,4 % à 57 % des derniers salaires ; des droits rechargeables, dont la mise en oeœuvre encore floue laisse craindre une pérennisation de la précarité. Stigmatiser et culpabiliser les victimes du choix des profits contre les hommes et les femmes et n’offrir comme avenir à la jeunesse que le chômage et la précarité ! Les attaques contre les chômeurs/euses sont des attaques contre toutes et tous ! L’appel unitaire des syndicats et associations de chômeurs/euses (soutenu par l’Union syndicale Solidaires, d’autres syndicats, des associations et des organisations politiques) revendique :

"Un emploi correctement rémunéré, librement choisi, socialement utile.
L’indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarité avec le SMIC réévalué comme référence.
L’arrêt des contrôles et des sanctions contre les chômeurs et précaires.
La gratuité des transports publics pour les chômeurs, les précaires et leurs familles.
L’application du droit au logement pour toutes
et tous."

Le 11 décembre est une journée de mobilisation nationale unitaire pour l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) incluant la lutte contre la précarité qui ne cesse de se développer dans les universités suite au désengagement budgétaire de l’État et à l’autonomie libérale-concurrentielle des établissements. Cette question de la précarité est une dimension importante de la mobilisation pour l’indépendance de la recherche, contre la dégradation continue des conditions de fonctionnement de l’ESR, qu’il s’agisse des étudiant-e-s, des personnels techniques et administratifs des universités et des organismes, des enseignant-e-s-chercheurs/euses et des chercheurs/euses, touché-e-s par la précarité des jeunes et moins jeunes collègues, des budgets insuffisants et inappropriés, des carrières bloquées, des conditions de travail, d’études et de vie dégradées.

La mobilisation pour un plan d’urgence pour l’école en Seine-Saint-Denis (93) met également la précarité au coeœur du combat. Faute de créations de postes de titulaires en nombre suffisant, l’administration préfère recruter sans arrêt davantage de personnels précaires pour assurer l’ensemble des missions du service public.

La fédération SUD éducation soutient toutes les mobilisations contre la précarité, appelle à les renforcer et à les généraliser.
La précarisation est au centre du processus de destruction des droits de tou-te-s les salarié-e-s, des services publics et des solidarités.
Mobilisons-nous toutes et tous pour faire reconnaître les métiers, faire respecter les droits existants, améliorer les conditions de travail et de rémunération, mettre fin à la précarité et obtenir la titularisation sans condition de concours ni de nationalité de tou-te-s les précaires.

Fédération SUD Éducation

17, Bld de la Libération, 93200 St Denis

Tél. : 01 42 43 90 09

Fax : 09 85 94 77 60

Mél : fede@sudeducation.org

Site : www.sudeducation.org

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 12:52

Voici la cinquième vidéo de SUD éducation, qui dénonce le néo-management par les outils technologiques, la casse des statuts, l’annualisation du temps de travail et la déréglementation au sein de l’Éducation nationale.

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