1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 08:28

Le 22 août 2013, le gouvernement annonçait la création d’un « statut spécial », la reconnaissance « d’un vrai métier » pour les collègues accompagnant les élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire. Ils proclamait alors « la fin de la précarité » pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS)... Si ce coup médiatique a pu susciter une lueur d’espoir chez les personnels concernés et les parents des élèves en situation de handicap, la réalité, une fois l’effet d’annonce passé, s’avère très cruelle :

• Un CDI uniquement pour les AVS qui arrivent au terme de leurs reconductions, donc ayant déjà exercé 6 ans comme AED-AVS. . En 2014-2015, la mesure ne concerne donc que 2 500 postulant-e-s sur 28 000 AED-AVS, soit moins de 10% de ces dernier-e-s...

• Un CDI qui porte sur la « même quotité de temps de travail », leurs salaires restent donc scandaleusement faibles et n’excédent que très rarement les 600-700€ !

• Cette possibilité de « CDIsation » ne concerne pas les accompagnant-e-s en contrat aidé, Contrat Unique d'Insertion. C’est donc plus de 50 000 personnes qui ne sont pas concernées. Que d’inégalités de statuts pour un même travail !

• Une « formation équivalente à celle que reçoivent tous les auxiliaires de vie scolaire leur sera offerte », c’est-à-dire 120 heures en tout ; on appréciera ce « grand plan de formation » !

Nous sommes bien loin d’un métier et de conditions de travail décentes, nous sommes également bien loin des préconisations rendues au printemps dernier par le rapport du groupe de travail interministériel sur la « professionnalisation des AVS » qui a longuement planché sur la question !

► SUD éducation affirme que l’accompagnement des élèves en situation de handicap et les conditions de travail de celles et ceux qui les accompagnent méritent tout autre chose qu’un coup de communication.

► SUD éducation revendique des moyens supplémentaires pour l’aide aux élèves en situation de handicap et l'aide à la direction d'école, et la titularisation sous statut de fonctionnaire, à temps complet, pour toutes celles et tous ceux qui exercent cette mission.

► SUD éducation revendique la mise en place d’une réelle formation, indispensable à l’exercice du métier d’auxiliaire de vie scolaire.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:58
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:47

1. Informations sur le DUER dématérialisé

Utilisé dans le 2nd degré, il donne accès aux différents membres de la DSDEN siégeant en CHSCT. Un accès individuel via le portail Arena en Intranet est prévu pour septembre.

Une formation spécifique des directeurs et directrices du 1er degré est prévue dans les plans de formations continues des circonscriptions.

Les DUER transmis par les écoles sont en cours de lecture. Cela permettra l'élaboration d'un vade-mecum sur les questions récurrentes et des propositions, axes, ou actions à mettre en place dans le plan départemental 2015-2016. Un document de synthèse devrait être mis en ligne prochainement à l'usage des directeurs et des directrices.

Le déploiement du RSST dématérialisé devrait se généraliser rapidement au 1er degré. Les IEN seront les garants de la diffusion de l'information auprès de leurs écoles.

2. Impact du nouveau règlement départemental des écoles sur les conditions de travail des personnels (demande du CTSD).

Les représentants syndicaux soulignent l'importance de mieux accompagner les équipes dans l'élaboration des règlements d'écoles car le vade-mecum reste complexe et flou. Ils s'interrogent aussi sur la formulation « immédiatement » relatif à la nécessité pour le directeur ou la directrice d'informer les familles lors de l'absence non signalée d'un élève.

En effet, la réalité du quotidien des directeurs et des directrices souvent en charge d'une classe avec cette directive semble difficile à mettre en place car cela demande donc aux directeurs et aux directrices de s'absenter et laisser seuls leurs élèves etc. Cependant le DASEN rappelle qu'un enfant se rendant seul à l'école peut faire de mauvaises rencontres, subir des violences et être en danger etc. « Il s'agit d'un devoir moral sur lequel l'intransigeance est de mise ».

Nous demandons s'il ne serait pas possible d'envisager un outil comme dans certains établissements du 2nd degré, un logiciel générateur de SMS ou mails aux familles quand les enfants sont absents ?

L'administration répond que cela pourrait être inscrit dans les axes du DUER et demander aux collectivités d'équiper les écoles d'un portable spécifique par exemple.

Les syndicats remarquent que le 2nd degré dispose d'un maillage humain (CPE, secrétaires, adjoints, surveillants...) permettant de gérer rapidement les absences. Ce n'est pas le cas des directeurs ou directrices surtout si les aides à la direction ne sont pas renouvelées, d'où la nécessité de créer dans chaque école des emplois pérennes.

3. Ciblage des Stratégies de fuite de certains personnels pour assouplir leurs conditions de travail

Des indicateurs avaient déjà été demandés lors du CHSCT d'octobre 2014 du type mutations, départs en stage, arrêts maladies etc.

Ils peuvent faire des statistiques au niveau du mouvement départemental par exemple, si les équipes ne restent jamais stables plusieurs années de suite sur un établissement...

4. Calendrier 2015-2016

Des visites sont prévues sur

- Les conditions de travail des directeurs d'écoles

- L'impact sur les conditions de travail des postes partagés dans le 2nd degré.

- Les conditions de travail des personnels dans les établissements du 1er degré accueillant une importante population allophone.

5. Qu'en est-il de Magistère et de son caractère obligatoire ?

C'est un choix personnel de se former, une responsabilisation libre des enseignants. Il n'y a aucun caractère obligatoire. Les IEN seront informés des positions de la Ministre.

Libre à chacun d'entrer dans le dispositif de cette formation hybride.

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 08:32

Une permanence téléphonique aura lieu à partir de 17h.

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 16:43

Le décret n°2014-940 du 20 août 2014 sur les missions et services des enseignant-e-s dans le second degré, dont le projet avait été adopté le 27 mars 2014 avec les voix de l’UNSA et du SGEN-CFDT et l’abstention des syndicats SNES, SNUIPP et SNEP de la FSU, prendra pleinement effet dès la rentrée de septembre 2015.

SUD éducation a déposé ce 26 juin un recours contre la circulaire d’application de ce décret, car cette circulaire remet en cause certains des maigres droits définis par le décret.

Un décret inique

SUD éducation a voté contre ce décret notamment :

- parce que le principe contestable et inégalitaire de l’indemnité est maintenu et même étendu au détriment des décharges horaires ;

- parce que les nouvelles missions y sont listées sans aucune réduction des obligations de service devant élèves ;

- parce que des décharges sont supprimées ;

- parce que le remplacement de l’heure de première chaire par une pondération implique qu’il faudra désormais effectuer 10 heures dans des classes du cycle terminal pour obtenir une heure de décharge pleine alors qu’il en fallait 6 ;

- parce qu’il rend réglementaires les affectations sur plusieurs communes, qui ne l’étaient pas jusqu’ici ;

- parce qu’il précise que les services des PE spécialisé-e-s en SEGPA, EREA et ULIS sont de 21 heures alors qu’ils devraient être de 18 heures ;

- et parce qu’il crée ou maintient des mesures discriminatoires pour les professeur-e-s de lycée professionnel.

Voir à ce sujet notre communiqué : Statuts : une réforme oui, mais pas celle-là et nos revendications sur la circulaire d’application : Affectations, indemnités, pondérations… Les revendications de SUD éducation

Une circulaire illégale

La circulaire d’application n° 2015-057 du 29-4-2015, Missions et obligations réglementaires de service des enseignants des établissements publics d’enseignement du second degré confirme non seulement que la charge de travail des personnels va augmenter, mais elle comporte en outre de nouvelles règles qui contredisent le décret et viennent remettre en cause des droits qu’il définit :

- elle autorise l’administration à imposer 1,5 heure supplémentaire hebdomadaire alors que le décret maintenait le plafond à 1 heure supplémentaire non refusable ;

- elle exclut les TZR qui ne sont pas affecté-e-s à l’année du bénéfice de la réduction d’une heure de service pour certaines affectations multiples alors que le décret énonçait ce droit pour l’ensemble des enseignant-e-s ;

- elle exclut les heures UNSS des enseignant-e-s d’EPS de la pondération REP+ alors que le décret impliquait qu’elles en bénéficient comme toutes les autres heures d’enseignement

Cette circulaire méconnaît ainsi la hiérarchie des normes, elle crée une contradiction entre une simple circulaire et un décret texte de niveau juridique supérieur à valeur normative, elle est donc entachée d’une erreur de droit de nature à fonder son annulation. C’est la raison pour laquelle la fédération SUD éducation a déposé auprès de la Ministre un recours administratif en vue de l’annulation de cette circulaire illégale.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:45

Déclaration de SUD éducation au Comité Hygiène et Sécurité et Conditions de Travail départemental du 25 juin 2015

En cette fin d'année scolaire tous les personnels font état d'une surcharge de travail importante et de la multiplicité des tâches à accomplir dans l'urgence, comme notamment la formation M@gistère pour les enseignants du 1er degré qui est proposée dans les dernières semaines de classe.

D'ailleurs comme cela a été évoqué au CHSCT-M nous rappelons que le Ministère de l’Education Nationale a choisi de mettre en œuvre ce dispositif de formation à distance sans aucune consultation d’aucun CHSCT à quelque niveau que ce soit et ce en contradiction avec l’article 57 du décret 82-453 modifié.

Par conséquent, compte-tenu des nombreux problèmes posés par cette formation à distance, nous demandons que celle-ci n’ait lieu que sur la base du volontariat et qu’aucune sanction ne soit engagée à l’encontre des collègues qui ne veulent pas entrer dans le dispositif, et qu'à la place une véritable formation soit mise en place.

Ainsi, nombre de collègues adjoints, directeurs, enseignants référents ou membres du RASED sont physiquement et psychologiquement épuisé-es par les exigences et injonctions administratives qui s'accumulent.

C'est pourquoi lors du mouvement ces personnels sont amenés à quitter leurs fonctions submergés par des tâches chronophages et énergivores, ne disposant pas des moyens nécessaires pour exercer leurs missions dans des conditions convenables. Découragés par l'ampleur des tâches à accomplir, les kilomètres à parcourir, les réunions qui se multiplient et dépassent largement le cadre des 108h officielles, ils affirment être au bord de la rupture et de l'épuisement professionnel.

D'autre part, les visites d'établissement mettent toujours en évidence l'absence de formation et surtout d'information des personnels concernant leur santé, l'hygiène et la sécurité au travail. La formation des personnels sur ces registres ne doit pas se résumer aux seuls chefs d'établissement ou directeurs/directrices.

Nous souhaitons que la présence des RSST en version dématérialisée et papier soit généralisée dans tous les collèges, écoles, lycées et qu'un rappel efficient de son obligation soit fait auprès de tous les établissements du département.

Nous souhaitons également que la formation des stagiaires en ESPE porte elle aussi sur la santé, l'hygiène et la sécurité. L'année des stagiaires est une année charnière qui génère beaucoup d'angoisse et d'anxiété pour les enseignant-es concerné-es, qui doivent répondre à des exigences multiples voire contradictoires, dont l'accompagnement est divers et envers lesquel-les la bienveillance n'est pas toujours de mise.

Il en va de même pour la formation des personnels précaires accompagnant des enfants en situation de handicap voire des troubles du comportement sévères. Leur formation doit intégrer l'information sur les outils de prévention. Leurs contrats doivent être pérennes et répondre à la demande croissante d'accompagnement.

Enfin, Sud éducation poursuivra son action au sein de cette instance et sur le terrain afin que les réalités de nos conditions de travail soient inscrites sans restriction dans les RSST et ainsi mettre à jour le malaise croissant du monde enseignant dont les conditions de travail sont sans cesse dégradées par des réformes non abouties. Les conditions d'exercice se révèlent de plus en plus pathogènes et anxiogènes pour tous les personnels qui attendent des actions concrètes. Souffrir par et au travail n'est pas acceptable et doit être dénoncé et pris en charge par le CHSCT.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 15:35

Motion du Conseil Fédéral de la Fédération des syndicats SUD éducation du 19 juin 2015

Ce 18 juin 2015, le rectorat de l’académie de Toulouse confirme la mutation dans l’intérêt du service de cinq collègues du collège Bellefontaine et la possible mutation sanction d’une sixième à l’issue d’une CAPA disciplinaire.

Ces six collègues engagé-e-s comme la grande majorité du personnel du collège dans un mouvement de grève reconductible de trois semaines en décembre dernier, demandaient que les moyens financiers et humains alloués aux établissements REP+ soient réellement attrribués.

Ces mutations apparaissent comme des sanctions déguisées. Nous condamnons ces mesures répressives qui vont à l’encontre du droit de grève et de l’action syndicale et s’inscrivent plus largement dans une logique de criminalisation et de judiciarisation des mouvements sociaux.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 09:04

Lettre ouverte pour exiger la titularisation des personnels assurant la scolarisation des élèves atteint-es de handicap et des personnels aidant les directrices et directeurs d'écoles.

Le 22 août 2013, le gouvernement annonçait la création d’un «statut spécial», la reconnaissance «d’un vrai métier» pour les collègues accompagnant les élèves en situation de handicap, scolarisé-es en milieu ordinaire. Ils proclamaient alors «la fin de la précarité» pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS)... Si ce coup médiatique a pu susciter une lueur d’espoir chez les personnels concernés et les parents d’élèves en situation de handicap, la réalité, une fois l’effet d’annonce passé, s’avère très cruelle :

• Un CDI uniquement pour les AVS qui arrivent au terme de leurs reconductions, donc ayant déjà exercé 6 ans comme AED-AVS. En 2014-2015, la mesure ne concerne donc que 2 500 postulant-es sur 28 000 AED-AVS, soit moins de 10% de ces dernier-es...

• Un CDI qui porte sur la «même quotité de temps de travail», leurs salaires restent donc scandaleusement faibles et n’excédent que très rarement les 600 à 700 € !

• Cette possibilité de «CDIsation» ne concerne pas les accompagnant-es en contrat aidé, Contrat Unique d'Insertion. C’est donc plus de 50 000 personnes qui ne sont pas concerné-es. Que d’inégalités de statuts pour un même travail !

• Une «formation équivalente à celle que reçoivent tous les auxiliaires de vie scolaire leur sera offerte», c’est-à-dire 120 heures en tout ; on apprécie ce «grand plan de formation» !

Nous sommes bien loin d’un métier et de conditions de travail décentes, nous sommes également bien loin des préconisations rendues au printemps dernier par le rapport du groupe de travail interministériel sur la «professionnalisation des AVS» qui a longuement planché sur la question !

► SUD éducation affirme que l’accompagnement des élèves en situation de handicap et les conditions de travail de celles et ceux qui les accompagnent méritent tout autre chose qu’un coup de communication.

► SUD éducation revendique des moyens supplémentaires pour l’aide aux élèves en situation de handicap et l'aide à la direction d'école, et la titularisation sous statut de fonctionnaire, à temps complet, pour toutes celles et tous ceux qui exercent cette mission.

► SUD éducation revendique la mise en place d’une réelle formation, indispensable à l’exercice du métier d’auxiliaire de vie scolaire.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 09:53

La création du collectif Stop Tafta 61 se fait dans la continuité de l'appel du Collectif national (voir www.collectifstoptafta.org)

Il ne s'agit pas d'être contre les Etats-Unis ou d'être contre l'Europe et de se diriger vers un repli identitaire, c'est au contraire par ouverture à l'autre, parce que nous croyons en l'humain et à la démocratie que nous nous opposons au traité Tafta;

Il s'agit de refuser que les multinationales décident de nos lois,

il s'agit de refuser que la justice se fasse via des tribunaux privés supérieurs aux Pays,

Il s'agit de défendre le fait que nos Etats puissent mettre en place des politiques en faveur de leurs populations,

Il s'agit de se battre pour que les normes et les règles en matière d'environnement, de santé publique, de droits des travailleurs, d'éducation, de culture soient préservés.

Nous,

Artisans du monde Alençon

Attac Alençon

Bio Sur Orne

Colibris de l'Orne

Collectif Citoyen d'Athis : le nucléaire et ses déchets non merci!

Confédération Paysanne de l'Orne

Ensemble 14-61

Environnement et Vie en pays de Briouze

Parti communiste français d'Argentan

Parti de gauche

Solidaires de l'Orne

Sud Education

Sud santé sociaux

Nous,

Citoyens, Citoyennes, signataires du collectif Stop Tafta 61,

demandons aux institutions de l'Union européenne et à ses pays membres d'arrêter les négociations avec les Etats-Unis autour du Grand marché transatlantique, appelé TAFTA ou TTIP, et nous les appelons également à ne pas ratifier l'Accord Economique et Commercial Global (CETA) avec le Canada ainsi que les les Accords de Partenariats Economiques (APE) avec l'Afrique de l'Est d'une part et l'Afrique de l'Ouest d'autre part.

Que ceux qui veulent nous rejoindre soient les bienvenus! - contact mail : stoptafta61@gmail.com

​​Création Collectif Stop Tafta 61
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 06:03

L’ordre du jour du CTA concerne la mise en place dans notre académie des IMP. A cette occasion nous tenons à rappeler que :

SUD éducation s’oppose à la logique comptable à l’origine de la multiplication de ces outils de management qui divisent les personnels et développent la souffrance au travail et dénonce le fait que les décisions d’attribution des indemnités soient laissées à l’arbitraire des rectorats ou des chefs d’établissement.

SUD éducation s’oppose au saupoudrage indemnitaire et revendique la compensation des tâches supplémentaires par des décharges de service amenant une réduction du temps d’enseignement.

SUD éducation revendique des moyens à hauteur des besoins, des dotations aux établissements permettant une baisse importante du nombre d’élèves par classe, et dénonce le fait que les IMP soient financées en prélevant sur une enveloppe globale déjà largement insuffisante.


Dans le même souci de défense des conditions de travail des personnels des établissements et des services administratifs rectoraux, nous nous saisissons de ce CTA pour vous interroger sur la fusion envisagée des académies de Caen et de Rouen.

Nous nous opposons à cette fusion, mise en place uniquement pour des raisons budgétaires. Comment gérer convenablement les personnels des établissements scolaires, notamment sur une zone géographique qui irait du nord de la Manche au sud du département de l’Eure, soit une distance de 350 km ? Les personnels qui travaillent, aujourd'hui, dans de grandes régions ou de grands rectorats, comme celui de Bordeaux ou de Toulouse, connaissent des conditions de travail dégradées, par exemple en termes d'affectation pour les enseignant-es remplaçant-es, que les personnels des académies de Caen et Rouen risqueraient de connaître si les deux rectorats normands fusionnaient. Quelles sont les projections faites pour la réorganisation des bureaux administratifs ? Quelle réaffectation serait proposée aux personnels administratifs qui verraient leurs postes fusionnés ? Combien de foyers seraient affectés par ces contraintes géographiques ?

Si ce regroupement devait se faire, les conditions de travail des personnels seraient modifiées de manière substantielle et la réunion du CHSCT académique serait de rigueur. Comme le stipule l’article 57 du décret D82-453 de mai 1982, le CHSCT est consulté : « Sur les projets d'aménagement importants modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail, et notamment avant toute transformation importante des postes de travail découlant de [...] l'organisation du travail ».

La réunion du CHSCT, qui est au cœur des démarches d’identification, d’évaluation et de prévention des risques professionnels est nécessaire pour établir un plan de prévention en identifiant les facteurs de risques qui découleraient de cette nouvelle organisation du travail.

Un diagnostic doit donc être fait et il doit reposer sur une démarche participative qui intègre l’ensemble des agents et agentes que cette fusion concernerait.

Le DUERP, document unique d’évaluation des risques professionnels devra donc être mis à jour par les autorités académiques et répertorier l’ensemble des risques professionnels inhérents à cette fusion pressentie des académies.


Enfin, concernant l’actualité du moment, la Réforme du collège, Sud Education appelle à participer à la grève de demain jeudi 11 juin. En effet, la publication au Journal Officiel des textes de la réforme du collège au lendemain d’une grève importante (mardi 19 mai) confirme la volonté du ministère de passer en force et son refus d’entendre les personnels.

Nous revendiquons des moyens à la hauteur des besoins et nous luttons pour un collège égalitaire avec un enseignement polytechnique qui garantisse à tous les élèves l’exploration de tous les types de savoirs, qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques, reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.

Ce n’est pas la direction de la réforme ministérielle. Dans un contexte d’austérité, cette réforme démontre la priorité que le gouvernement donne aux orientations dictées par les dirigeants des marchés financiers, sur l'amélioration des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage pour les élèves. Elle remet en cause le collège unique, accentue encore et délibérément les inégalités, augmente l’autonomie des chefs d’établissements, induisant une concurrence toujours plus grande entre collègues de l'éducation, équipes, disciplines, établissements et élèves tout en multipliant des hiérarchies intermédiaires, dans la continuité des réformes statutaires sur les « missions et services ». Cette réforme modifie l’organisation des enseignements et des disciplines, selon des modalités qui ont été imposées aux personnels.

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